Roujin Z

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OAV (80 min) de Hiroyuki Kitakubo (北久保 弘之), réalisé en 1991 aux Studios APPP. Le scénario est de  Katsuhiro Otomo (大友 克洋), surtout connu pour son manga/film Akira. La musique est de Bun Itakura et le chara-design de Hisashi Eguchi, Art-design Satoshi Kon.

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Disponible en DVD chez Kazé  →  link

Bande annonce :

Synopsis :

Dans un futur proche, la société japonaise se trouve confronté au problème du vieillissement de sa population. A fin de résoudre ce problème, le ministère de la santé propose une solution : un robot capable de prodiguer tous les soins nécessaires, le Z-001. M. Takazawa est contraint de devenir le premier cobaye de cette expérience. Le robot muni d’une intelligence artificielle est capable d’évoluer, l’expérience tourne mal. Haruko l’infirmière qui s’occupait de M. Takazawa comme bénévole veut l’aider à le sortir de là après que le robot ai réussi à lui faire savoir qu’il souffre. Le robot, aidé de jeunes étudiants infirmiers et de vieux hackers tente de soustraire le vieux Takazawa aux griffes du ministère de la santé.

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Mon avis :

Pour les nostalgiques, ambiance cyberpunk années 90 assuré ! Moi je l’ai trouvé un peu vieillot, autant dans son design que dans ses couleurs. Les visages anguleux des personnages m’ont rappelé ceux de Tokyo Godfathers de Satoshi Kon.

Si je n’ai pas trop apprécié l’esthétique de ce film, l’histoire est, elle, très intéressante dans la mesure ou elle touche un sujet sensible : le vieillissement de la population. D’une part ce thème est peu abordé, ce qui en fait de cet OAV une oeuvre originale. Par ailleurs le film permet de se poser des questions sur un problème qui touche désormais tous les pays développés, le nombre de plus en plus important de personnes âgées et la façon dont ceux-ci sont traités. Quels solutions apporter ? Les solutions les plus pratiques, sont-elle les plus humaines ?

Bien que le thème soit très intéressant et plutôt bien traité dans ce film, je déplore un peu le manque d’humour du film. Si je continue ma comparaison avec Tokyo Godfathers, qui traite également un problème sociologique grave : les sans-abris, le film est très drôle et fait passer le message par le rire. Ici, il y a des scènes qui sont censées faire rire, mais moi je ne les ai pas trouvé très amusantes. Par exemple, le personnages du jeune étudiant maladroit, qui se lance dans l’aventure pour séduire la jolie Haruko et qui se fait à chaque fois arrêter, il est plus grotesque que drôle.

Pour conclure je dirais donc que le thème est intéressant, mais que le film ne m’a pas convaincue.

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