Archives mensuelles : juillet 2014

Mon ami Frédéric

Je ne sais pas ce qui m’a attiré vers ce titre exactement. L’instinct sans doute. Des que je l’ai vu j’ai voulu en savoir plus. Suivant aveuglement les conseils de Blandine et mon instinct, je l’ai acheté sans pousser plus avant mes recherches, dans le but de l’offrir à mon neveux, grand dévoreur de livres. Mais j’étais tellement attiré par ce titre que je n’ai pas résisté à la tentation de le lire avant de lui offrir !

Je vous parlait récemment de ces livres qui vous appellent, et bien Mon ami Frédéric est un de ceux là.

L’histoire :

Le narrateur est un petit allemand né entre les deux guerres. A une semaine d’intervalle est né Frédéric son voisin, un petit allemand juif. Les deux enfants se lient d’amitié. Mais cette amitié sera mise à rude épreuve par leur époque et l’Allemagne nazi.

Le roman est écrit à la première personne, c’est l’enfant qui parle et il nous raconte la montée du nazisme vue pas les yeux d’un enfant, avec les choses qu’il ne comprends pas ou qu’il comprends par instinct mais qu’il ne peut pas expliquer. Le narrateur nous parle du nazisme, de l’antisémitisme mais aussi de ses jeux avec son camarade, de ses sorties en famille, des difficultés à joindre les deux bout de ses parents… A travers les yeux du narrateur on découvre une époque où il ne faisait pas bon vivre mais où les enfants savent rire et jouer, toujours et malgré tout.

J’ai trouvé ce petit roman superbe. Il raconte simplement cette Allemagne des années 30-40, avec un vocabulaire qui permettra au jeune lecteurs de suivre. Le texte est simple mais pas simpliste. Il est simple mais il est beau.

Les deux enfants sont touchants et vrai. Tout est très réaliste. Et si l’histoire qui nous est conté est horrible, l’auteur sait doser la douceur de la vie d’un enfant avec la dureté de l’Histoire qui le dépasse. Il sait raconter l’atrocité avec des mots justes sans tomber dans l’exagération ou dans le pathos. Il sait aussi raconter cette atrocité aux enfants, en douceur pour ne pas trop les choquer mais pour qu’il sachent, qu’il comprenne et, espérons-le, pour qu’il ne commettent pas les mêmes erreurs. Il sait aussi raconter ce qu’était l’Allemagne de l’époque sans manichéisme. Il y a pas d’un côté les bons de l’autre les méchants. Il y a surtout une majorité de gens ordinaires qui savant pas comment s’en sortir, qui font ce qu’il peuvent et qui ne prennent pas forcement les bonnes décisions.

Un très beau roman qui m’a beaucoup touché par son fond mais que j’ai trouvé également agréable dans la forme. S’il s’adresse aux enfants à partir de 10 ans. Moi qui en ai bien plus je me suis régalé.

Le protectorat de l’ombrelle ~ by Yomu-chan

Saluuuuuut !

Aujourd’hui on se retrouve pour parler des aventures d’Alexia Tarabotti ! Et bien que l’oeuvre originale soit un roman signé par Gail Carriger moi c’est de la version « manga » que j’ai lu et sur la quelle je vais vous donner mon avis. Si je met le mot « manga » entre guillemets c’est parce que le terme plus approprié pour cette oeuvre serait « roman graphique » ou encore « global manga », mais vu que je suis pas compliquée et que le tome se présente sous la forme d’une bande-dessinée japonaise alors on va pas tergiverser et on va dire manga !

Donc voilà voilà, place au synopsis 😉  L’histoire se déroule dans un Londres aux allures victoriennes. Mais avec quelques détail en plus, à savoir, des vampires, des loup-garous et des fantômes. Et  parmi toutes ces créatures surnaturels il existe notre héroïne, la belle Alexia, une paranaturel. Une quoi ? Et bien une humaine qui rien qu’en le touchant peut rendre n’importe quel surnaturel en tout ce qui à de plus naturel et de mortel.  De là, Alexia se retrouvera embarquée dans des intrigues aux enjeux mortels aux côté de lord Maccon, un beeeauuu loup-garou alfa, et de lord Adelkama, un sympathique vampire gay.

Et voilà en gros le décors dans lequel prennent racines les aventures de la belle Alexia !

J’ai, pour ma part lu les deux premiers tomes, sans âme et sans forme ( et en fait les deux seul sortit en France) et je suis tombée sous le charme de cette série ! Alors pas de panique, si en lisant mon résumé vous avez l’impression de vous retrouver face à face avec un scénario de roman de jeune fille totalement niaise comme twilight ou de je sais pas quoi (désolé pour les fan de ce genre d’ouvrage) bref laissez moi vous dire que vous faites fausse route. En effet Sans âme offre une histoire intéressante, sans trop de dentelle et de boutons de rose. Avec une héroïne adulte et mature, qui sait réfléchir et réagir. Et puis même si malgré tout il nous faut bien une histoire d’amour, celle-ci est juste comme il le fallait, un peu romantique mais pas assez pour pouvoir vomir des arc-en-ciel, et puis pas de chichi sur la nudité ou les baiser langoureux.

Bref, que des bons point pour ma part. Le dessin est joli et colle bien à l’histoire et aux personnages. Personnages qui d’ailleurs sont plein de couleurs et de relief, très attachants pour la plupart. Un univers, agréable qui utilise vampires et loup-garous tout en restant un peu original. Et puis une chouette ambiance qui nous donne envie de d’en savoir plus et donc d’en lire plus ! Un 9/10 pour moi ! A voir si la suite continuera sur la même lancé. En tout cas, je suis très très pressée que le prochain tome sorte parce que vu comment se fini Sans forme … Mon excitation est à son apogée !  Mais je n’en dit pas plus et je vous laisse découvrir comme des grands :p


Global manga

aventurecomédiefantastique,SFVampir

REM 

Gail CARRIGER 


Le Sauvage

Il y a parfois des livres qui vous appellent. Le sauvage est l’un ce ceux là. Il était enfuis dans la pile des retour que les bibliothécaires n’avaient pas encore eu le temps de ranger. Moi j’étais en train d’enregistrer les emprunts de la semaine quand je l’ai vu. Du coin bleu-vert de sa couverture qui dépassait de la pile il m’a appelé. « Regarde-moi ! » J’ai donc demandé si je pouvais y jeter un œil et la bibliothécaires me l’a tenu tout en me disant le grand bien qu’elle en pensait. Puis, jetant un regard vers Mimiko qui se tenait à mes côté, elle a ajouter “ce n’est pas pour les jeunes enfants”. Bon, ben tant pis, je l’emprunterais pour moi toute seule, alors. Je ne pouvais pas résister aux couleurs de la couverture.

Le sauvage c’est l’histoire d’une enfants qui perd son père et qui, pour se décharger du trop plein d’émotions qui l’assaillent, se met à écrire. Il écrit l’histoire du “sauvage” un sauvageon qui vit dans une grotte, qui grogne, qui chasse, qui les épie…

Ce livre m’a appelé, pourtant ma première réaction a été le rejet. Comme toujours dans ce genre d’histoire. Mon rejet n’est pas du à la qualité du livre, mais à la trop grande résonance de son histoire avec la mienne. “Il a perdu son père, et alors ! Moi j’en ai perdu 2, est-ce qu’en fait tout une histoire !” avais-je envie de crier, tel un enfant encore en proie à sa rage. Mais ma conscience a pris le dessus, cesse de te lamenter, écoute l’histoire de Blue. Alors j’ai écouté ma conscience. Et j’ai écouté l’histoire de Blue. Et j’ai laissé le flot de souvenir, de vieilles émotions désormais digérée remonter à la surface. Oui, moi aussi j’en ai fait tout une histoire, j’en ai fait des histoires. Tout comme Blue j’ai écrit pour sortir ses histoires de moi. Je n’ai pas écrit Le sauvage. Mais j’ai été le sauvage !

Ce récit est touchant de vérité. Il nous raconte le chemin d’un enfant sur la route difficile du deuil. Il nous la raconte sans pathos, sans mélodrame, avec justesse. Les mots sont parfois durs et violents, mais comment faire le deuil de son père sans exprimer de la rage ?

Les dessins blue-vert accompagnent parfaitement ce récit, exprimant à la fois cette rage par les expression des visages et un je-ne-sais-quoi d’apaisante par sa couleur. Le bleu et le vert, la couleur du calme et de la paix retrouvé. Enfin, pour moi en tout cas.

Un très beau roman graphique pour adolescent mais aussi pour les grandes personnes qui ont encore un enfant intérieur à consoler. A moins que ce ne soit l’inverse. En lisant ce livre j’ai eu le sentiment que celui qui cherchait à me consoler c’était mon enfant intérieur. Un peu comme s’il me disait “tu voix, tu n’a pas besoin d’oublier”. Quant un livre vous appelle, il faut l’écouter.

Le sauvage (The savage)

texte de David Almond

illustrations de Davis McKean

traduction de Cécile Dutheil de la Rochère

Gallimard jeuensse

2010


à lire aussi les avis de Sarah et Mo’


logoalbums2014
14/20

Une histoire d’homme

Si j’ai eu envie de lire cette BD c’est par pure et simple curiosité. Je n’ai même pas lu le pitch. Je connaissais le nom de Zep (qui ne connais pas Zep ?) à travers Titeuf. Et, autant vous le dire de suite, je ne suis pas particulièrement fan de Titeuf. J’en ai d’ailleurs jamais lu. Je me suis contentée d’y jeter un œil discret à l’époque où ma fille aimait bien. Rien de plus. Ma curiosité était attisée par le fait que l’auteur, spécialisé dans la BD jeune publique, sorte avec ce titre un album qui s’adresse aux adultes et qui soit sérieux (il suffit de regarder les tronches que tirent les mecs sur la couverture pour s’en rendre compte). On est là dans un univers très différents de celui de Titeuf et j’étais intéressée par cette démarche. Allait-il réussir avec autant de talent qu’il a eu pour séduire les têtes blondes ? C’est ce que nous allons voir.

L’histoire :

Trois vieux amis se vont ensemble en Angleterre pour rendre visite au quatrième membre de leur ancien groupe de rock. Des 4, celui-ci est le seul à avoir continué dans la musique. Il est même devenu une rock-star. Si deux membres du groupe ont refait leur vie loin de la musique et qu’il n’en sont pas malheureux, Yvan a passé les 20 dernières années à vivre dans la rancœur et le regret, n’étant plus que l’ombre de ce qu’il avait été.

Mais pourquoi l’ancien leader du groupe à décidé de les réunir tous les trois en cette date si particulière : l’anniversaire de la mort de son fils ?

Mon avis :

Franchement, j’ai trouvé la lecture agréable mais je n’ai pas été emballé. Au niveau du dessin, j’ai pas trouvé ça super, il y a même quelques raté, notamment le visage de Béa dans les premières planches. Je me demandais si elle était entrain de faire la grimasse ou si il y avait un problème dans la symétrie du dessin, j’y suis revenue plusieurs fois pour essayer de trancher, et j’ai pas la réponse…

La coloration n’est pas très gaie non plus, mais bon, l’histoire non plus, alors on peut dire que cela s’accorde plutôt bien avec le reste.

Le scénario est plutôt bien construit, mais sans surprises. Et… sans grand intérêt. Je n’ai éprouvé aucune empathie pour les personnages et leur histoire est passé sur moi comme une brise légère par un jour chaud d’été : agréable mais vite oublié.

site officiel (vous pouvez y lire un extrait)

L’histoire de la petite fourmi qui voulait déplacer des montagnes

Et bien que dire si ce n’est que les grands esprits se rencontrent ! Quand Mimiko m’a tendu ce livre j’ai toute de suite repensé à tous le bien qu’en disait lasardine dans La ronde des post-it ! Ce n’est pas la première fois que je remarque que Mimiko et lasardine partagent les même goût 🙂

L’histoire :

Une petite fille demande une histoire à sa mère, celle -ci fatiguée, refuse dans un premier temps, mais au bout du troisième « s’il te plaît ! » elle craque. elle commence alors l’histoire de la petite fourmi qui voulais déplacer des montagne. Sauf que la petite fille ne va pas la laisser raconter son histoire, elle a de bien meilleures idées peuplées  de méchants dragons, féroces crocodiles et ptérodactyles.

Un coup de cœur pour lasardine. Mimiko adore. Et moi ? Et ben moi j’ai été charmé par les dessins imitant le trait d’une enfant, j’ai aimé cette petite fille pétillante de vie, avec une bouche plus grande qu’elle et qui ne se tait jamais ! J’ai aimé la fin, tendre et drôle. Et surtout j’ai aimé cette histoire à la fois courte, drôle et très réaliste. Oui réaliste ! Ok les ptérodactyles qui attaquent des docteurs ça n’existe pas, mais les petites filles avec les idées folles plein la tête il y en a plein et celle de cette histoire sonne drôlement vraie.

Un très jolie lecture, rapide et agréable. Merci Mimiko. Merci lasardine. 🙂

L’album est en grand forma, les pages sont épaisses et résistante pour contrer les attaques des petites mains pressées.

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13/20

Selection musicale de Mimiko #4

Nouvelle sélection musicale de Mimiko. Je vous jure j’y suis pour rien ! Enfin sauf pour Mano Solo que je lui ai fait découvrir ce soir 🙂


 

Mimiko : Cette chanson est bien parce que la guitare qu’on entend est très jolie. Le monsieur chante très bien et les gens aussi.


Mimiko : Cette musique elle est jolie, elle est extra, extra… extra… J’adore.


Mimiko : C’est trop bien, c’est magnifique. La fille jolie qui danse pas, qui chante pas, qui est très jolie.

King’s Game ~By Yomu-chan

Ohayooo Mina !

Me voici, me voilà, yomu-chan sur les pages de ma petite médiathèque ! Peut-être que vous avez déjà lu un de mes articles ( dispo sur mon blog : les lectures de yomu-chan ) mais faute de temps, et de motivation (T_T) j’ai stoppé mon activité. Mais bon, je trouvais ça dommage et de temps en temps l’envie d’écrire quelques chronique me reprend, alors je saisi avec joie la proposition de Bidib qui me permet en tant qu’auteur à part entière de publier sur ma petite médiathèque ! A présent reste à savoir si mes articles plairons au grand maître suprême : Bidib-la-puissante ! (ou devrais-je dire tyrannique…)

Breeeeeef ! Amies, amis, rentrons dans le vif du sujet !


 

Aujourd’hui je vais vous donner mon avis sur les deux premiers tomes d’une série manga du nom de King’s Game. 

King’s Game se déroule dans un lycée japonais, qui semblait plutôt ordinaire. (oui oui je sais superbe entrée en matière ^^’ …) Bref ! Dans une classe de 32 élèves un jeu sordide commence à prendre forme. Tout les jours à minuit un inconnu qui s’auto proclame « le Roi » envoie un sms à tout les élèves, ce sms contient un ordre. Ordre absolu. Tout cela commence par de petit gages anodins mais très vite ils se rendent compte que si ils désobéissent ils seront exécutés.

Tintintiiinnn ! Et alors voilà c’est partit ! Qui est le soi-disant Roi ? Comment fait-il pour tuer à n’importe quel moment et n’importe où, n’importe comment ? Qui va mourir ? Qui va survivre ?

Bon alors qu’ai-je pensé de ces deux premiers tomes ? 

Et bien j’avoue que j’ai plutôt aimé. J’ai rapidement été prise dans l’histoire et après avoir fini le tome 1  je suis retournée à la librairie acheter le tome II  :3. Mais j’avais plus d’argent pour la suite 🙁  enfin trêve de tergiversation et tentons de rédiger un avis constructif.

Pour ça prenons les choses dans l’ordre.  Les personnages : Et bien je trouve les perso principaux plutôt pas mal. Non pas qu’il aient des personnalités hors du commun ou un charisme à couper le souffle, ils sont plutôt simple, mais bien fait, réaliste.  Un peu pleurnichards certes, mais bon en tant que lycéen en situation extrême ont peut pas leur en vouloir.  Et puis il y a un truc qui, je dois avouer, m’a bien plût : c’est le fait que le héro est une copine. Rien d’original me diriez vous, mais après les tas de « Oh mon dieux nous marchons à côté dans la rue on va nous prendre pour un couple c’est tellement gênant kyaaaa  >o< !!  » ou encore « Nous allons passer 48 tomes à rougir dès que nous nous adressons la parole parce que c’est tellement KAWAIIIII !  » et bha un héro avec une petite amie dès le début de l’histoire, petite amie qui va dormir chez lui sans qu’il y ai besoin de 15 chapitre pour en parler, ça fait chaud au cœur ! Ce genre de couple dans un manga c’est suffisamment rare pour être relevé ! A part ça, il est encore trop tôt pour dire que je me suis vraiment attaché aux personnages, mais ils font preuve de certaines déterminations qui me plaisent bien. A voir comment ils vont évoluer.

L’ambiance : Globalement l’ambiance est plutôt bien maîtrisée. Disons qu’il n’y a rien d’extraordinaire, pas de tension intenable mais l’univers fonctionne bien. Les réactions sont souvent réalistes, et plutôt juste si on se place de point de vue de lycéens banals. Et à chaque fin de tome on à très très envie de connaitre la suite alors je dirais que c’est une réussite !

Le scénario : Bon.. là je peux pas encore donner un avis complet parce que l’histoire commence juste à se lancer pour de bon. Et étant loin du final je peux pas juger le taux de ça-tient-pas-debout. Donc je me réserve ce commentaire pour quand j’aurais un peu plus avancé dans la série.

Le dessin : Agréable et joli sans être transcendant. Le tout colle bien avec l’histoire, c’est  plutôt un bon point ! Le chara design me fait un peu penser au dessin de Obata Takeshi (qui à signé les célébrissimes Death note et Bakuman)

Ma conclusion : Et bha pour faire simple, je suis un peu tombée amoureuse de ce début de série, et je pense que je vais me lancer dans la suite. Et quand j’aurais fini je vous direz quel sera mon jugement final ! Pardonnez-moi mon manque d’argument pour ce premier article mais King’s Game est un tout nouveaux coup de cœur, de cet après-midi même ! Alors de gros bisous et à bientôt pour la suite 😉 !


 

Un peu plus d’infos utiles : (empruntées à Manga news )

Et pour vous procurer le premier tome :  King’s Game T.I

  Yomu-chan ! 

anime manga aggregator sama Sama It!

Sky Hawk

Après le western bol de riz, c’est au tour du western sushi ! Et oui, aujourd’hui je vous parle d’une manga western de Jiro Tanguchi : Sky Hwak.

Résumé :

Hiko et Manzo sont deux samouraï du clan Aizu ayant fuit le Japon après la défaite de leur clan lors de la restauration Meiji. Il cherchent asile aux Etats-Unis où ils espéraient faire une nouvelle vie. Mais les choses ne se sont pas passé comme ils l’espéraient. Manzo est blessé et ils trouvent refuge dans une cabane perdue en territoire indien. Alors qu’il rentre de la chasse, Hiko trouve une femme indienne seule qui vient de mettre au monde une petite fille. Elle est à bout de force et ne pourra pas se défendre contre les prédateurs attirés par le sang. Il décide alors de l’amener dans leur cabane. En décidant de protéger cette femme et son enfants, Hiko et Manzo viennent de changer le cour de leur histoire. Ils seront accueilli par une tribu Sioux. Les deux samouraï décident de rester auprès des indiens pour les aider dans leur guerre contre les blancs qui tentent de leur voler leur terres. Ce ne seront pas quelques chercheurs d’or qui leur feront face, mais l’armée du gouvernement américain, bien décidé à se débarrasser des indiens. Une guerre qui malgré tout le courage et la détermination dont feront preuve les valeureux guerriers indiens ne peut être gagne.

Mon avis :

S’agissant d’un manga de Taniguchi, j’avais peut de chance d’être déçue. J’aime son travail, et quelque soit le sujet qu’il aborde, je m’y retrouve toujours.

J’ai aimé sa version du western. Le parti est franchement prix pour les amérindiens, qui sont idéalisé, alors que le méchant blanc n’a rien d’humain. La vision qu’il nous offre est bien trop manichéenne mais cela ne gâche pas le plaisir de la lecture.

D’un côté on voit Hiko et Manzo évoluer, se muer de samouraï japonais et guerrier sioux. De l’autre, l’histoire du pays et des indiens que le gouvernement américain cherche à renfermer dans des réserves. C’est intéressant. ça m’a donné envie d’en savoir plus sur ce volet de l’histoire américaine (si vous avez des bon livres sur le sujet à me conseiller, je suis preneuse).

Sans être le manga du siècle, une bonne lecture.

anime manga aggregator sama Sama It!

sur une île… il y a du manga

Le Club de lecture de juillet 2014 propose le thème « sur une île… »

Sur une île… Club de lecture juillet 2014

J’hésite encore à participer par manque de temps et de nouveaux livres sous la main, néanmoins j’ai eu envie de proposer une petite liste de manga (au sens large) dont l’histoire se déroule justement sur une île 😀

Si connaissez d’autres titres, laissez-nous un commentaire 🙂

  • Battle royale – Taguchi Masayuki – série en 15 tomes – Soleil
  • Bloody maiden – Hanao Sutarô et Taida Kikuhiko – série en 2 tomes – Panini
  • Btooom ! – Inoue Junya – 12/14 (toujours en cours au Japon) – Glénat
  • Débout l’humanité – Tezuka Osamu – one-shot – FLBLB
  • Hijanjima – Matsumoto Kôji – série terminé au Japon 25/33 – Soleil
  • Island – Yang Kyung-Il et Youn In-Wan – série en 7 tomes (commercialisation stopée) – Panini
  • La nouvelle île au trésor – Tezuka Osamu – one-shot – Isan manga
  • Le nouveau Tom Sawyer – UME – série en cour (1/3) – Komikku édition
  • L’île des téméraires – Satô Shuho – série en cours 3/6 – Kana
  • L’île d’Hozuki – Sanabe Kei – série en 4 tomes – Ki-oon
  • L’île infernale – Ochiai Yûsuke – série en 3 tomes – Komikku éditions
  • L’île Panorama – Maruo Suehiro – one-shot – Casyerman
  • Les îles du vent – Koeger Elodie et Poullet Hector – série en 3 tomes – Caraïbédition
  • One piece – Oda Eiichirô – 71/74 (toujours en cours au Japon) – Glénat
  • Suicide Island – Mri Kôji – série en cours (9/11) – Kaze manga
  • Survivant – Saitô Takao – série en 11 tomes (commercialisation stoppé) – Milan

Légendes de la Garde – Automne 1152

Dès la première fois que j’ai entendu parler de ce titre j’étais intriguée. Quand j’ai vu la couverture j’étais charmée. Quand l’équipe K.BD à proposé cette lecture commune, j’ai sauté sur l’occasion et aussitôt je l’ai réservé à la bibliothèque. Et je n’ai pas été la seule à tomber sous le charmes de ces petites souris ! Quand Mimiko a aperçu le tome 1 négligemment posé sur mon bureau, elle m’a harcelé de questions jusqu’à ce que je lui propose : « tu veux qu’on la lise ensemble ? »

Voici donc notre avis à toutes les deux 🙂

L’histoire :

La garde, troupes d’élites chez les souris, assure la sécurité du territoire. Ils surveillent les chemins pour les marchants, défendent les villes, protègent la population contre les prédateur qui, quand on est une souris, sont nombreux… Mais, en cet automne 1115, la garde est menacé ! La menace vient cette fois de l’intérieur, Lockhaven, le quartier générale de la garde, est en péril. Qui est le traître ? Comment a-t-il pu se procurer la carte détaillé de Lockhaven ? C’est ce que vont tenter de découvrir Kenzi, Liam et Saxon, trois valeureux membres de la garde dont le courage n’a d’égal que leur détermination.

Notre avis :

Voilà un pitch bien sérieux pour une histoire de petites souris toutes mignonnes ! Et c’est justement le contraste entre une histoire épique et le dessin de la couverture qui m’a attiré vers cette BD (enfin, devrais-je dire ce comics, puisque le titre nous viens des Etats-Unis). Le dessin de ces souris, avec leur petits yeux noirs, me rappelle certains des albums pour enfants que je lisait enfant, je ne me souviens plus des titres mais on y retrouvais ce design à la fois réaliste et doux dans la représentation des animaux. Je dis réaliste parce que contrairement à beaucoup de livre représentant des animaux humanisé, ici les souris ont de petits yeux noir et de petites pattes aux doigts griffu. Ce sont de vraies souries, rien à voir avec Mickey !

Bien que le dessin me fasse penser à mes albums jeunesse, dès que l’on ouvre les pages, le ton y est des plus sérieux : des batailles sanglantes y sont livrés, il y a des morts et du sang. Bien sûr, le titre s’adressant tout de même aux enfants, on ne fait pas dans le gore, la mort, elle se devine plus qu’elle ne se voit. Mais un coup d’épée fait gicler du sang. Les héros souffrent, les héros saignent, suent et pleurent.

légende de la garde -couverture US

L’histoire est sérieuse. Il faut trouver le traître, il en va de la sécurité de Lockhaven ! Et c’est avec une certaines excitation, que Mmiko, suspendue à mes lèvres, écoute ces petites souris évoluer. (En me faisant, au passage, le reproche de ne pas faire une voix différente pour chaque personnages ^^’) Le deux tiers de l’histoire l’ont captivé. Elle était impressionné par le côté épique de l’aventure, voire le sang et savoir que des personnages étaient mort faisait monter le suspens et elle me regardait un peu inquiète et impatiente de découvrir la suite. Mais, elle n’a que 6 ans et demi et moi… je sais pas très bien lire à haute voix -_-‘ Du coût elle a fini par décrocher et la dernière partie je l’ai lue plus pour moi-même que pour elle. Néanmoins je pense que le titre lui a plus, que l’histoire l’a captivé.

De mon côté, j’ai trouvé ce titre très bien fait. Les dessins sont superbes et le contraste entre mignon (oui, je trouve ça trop mignon♥) et sérieux fonctionne très bien. Le cadrage m’a également beaucoup impressionné. Il est très cinématographique. L’auteur n’hésite pas à enchaîner les cases silencieuses où seuls quelques détails changent et rendent le déroulement de la scène. Comme par exemple dans cette case ci-dessus, où le marchant s’assoupis contre un arbre et est tiré de son repos par un bruit inquiétant.

La mise en scène est toute aussi bien réussies, le style imite à la perfection le conte épique, alternant phases explicatives et action, sachant laisser monter le suspens. Chaque chapitre est introduit par un petit texte pressentant la situation et citant quelques bribes des percepts des gardes. Cette introduction ajoute plus de gravité encore à l’histoire.

Bref un premier tome excellent, à conseiller à tous les jeunes amateur de BD mais aussi aux adultes qui comme moi, pourront apprécier un retour en enfance sans mièvrerie. Une oeuvre à la croisée des chemins où petits et grand pourront se retrouver.


Légendes de la Garde

David Petersen

3 tomes (en cours)

Gallimard jeunesse

petite fiche sur BDGest’

J’ai hâte de découvrir la suite. En attendant que je vous livre ici mes impressions, vous pouvez lire les avis de David sur IDDB

Légendes de la Garde – Hivers 1152

Légendes de la Garde – La Hache Noire


Will Eisner Award 2009 - meilleur album Will Eisner Award 2011 - meilleure anthologie
Will Eisner Award 2008 – meilleur album
Will Eisner Award 2011 – meilleure anthologie