Archives mensuelles : novembre 2014

le récap de fin de mois

ça y est ! le mois de novembre s’achève. Ce mois-ci a été plutôt tranquille sur le blog. Faut dire qu’on octobre j’avais eu un rythme tellement effréné entre blog et déménagement…  Ce mois-ci la pression retombe et je me suis posée un peu. Profiter de la maison, défaire les cartons, dormir et encore dormir, voilà mon programme de novembre 🙂

Mais si les chroniques était moins nombreuses, on n’a pas chaumé pour autant ! 11 billets au total.

On a parlé de quoi ?

Peu de manga mais du bon choix ! 🙂

Moi j’ai choisi le premier tome 10 Count, le dernier yaoi de Rihito Takarai publié par Taïfu Comics. J’aime beaucoup cette auteure qui me séduit avant tout par son dessin très doux et ses personnages mélancolique. Un bon premier tome tout en douceur pour les amateur de romance.

Le deuxième manga c’est Timboy qui l’a choisi. Timboy est notre toute dernière recrue, petit chroniqueur en herbe de 10 ans, il a choisi pour sa premier mini-chronique un shonen : Dragon Quest. Bravo Timboy ! On attend avec impatience tes prochaine mini-chroniques 😉

 

Le temps d’un mois j’ai un peu délaissé le monde du manga pour la littérature.

Haruki Murakami était à l’honneur avec deux romans : Balade de l’impossible et L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage. J’ai tout particulièrement aimé ce dernier roman sorti en cette rentrée 2014 chez Belfond. C’est mon coup de cœur roman de cette rentrée littéraire.

Une autre lecture m’a particulièrement marqué ce mois-ci : Ishiwara l’homme qui déclencha la guerre, un très bon livre d’histoire qui, en passant par Ishiwara, un officier de l’armée japonaise, nous éclaire sur le Japon des années 30. Un très bon livre.

Côté littérature jeunesse, un très joli album -cd avec Les Fées : 2 contes de Charles Perrault raconté par Maureen Dor et illustré par Anne Defréville découvert grâce aux masses critiques de Babelio.

Jeunesse toujours, côté bande dessinée avec une très beau titre québécois : Jane, le renard et moi de Fanny Britt et Isabelle Arsenault. Une Lecture que je partage avec l’équipe de K.BD.

Il y avait aussi 2 images pour le plaisir des yeux : Ono Natsume et Le petit prince


Un peu de stats :

Un petit mois avec un peu plus de 1000 visiteurs et un peu plus de 2000 pages vues.

Les 3 articles ayant attiré le plus de visiteurs sont :

  1. Liebster Award
  2. La Reine des neiges
  3. Le maître des livres – le tome 1

Novembre c’est fini, je vous dis à très bientôt.

Une surprise est en préparation pour fin décembre 😉

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L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage

Je n’ai pas l’habitude d’acheter les romans dès leur sortie, généralement j’attend de les voir en format poche. Je préfères. Mais là, challenge 1% aidant, je n’ai pas pu résister au tout nouveau Haruki Murakami. Si ma première rencontre avec cet auteur à été un peu ardue (je n’ai jamais fini le premier tome de 19Q4), les deux romans que j’ai lu après (La ballade de l’impossible, Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil) m’ont procuré beaucoup de plaisir. Ceci dit, j’ai un rapport étrange avec ses livres. J’aimais l’histoire de 19Q4 mais je n’ai pas réussi à le finir. Je n’aimais ni l’histoire, ni les personnages de ces deux autres romans pourtant je les ai dévorés. Il y a dans sa façon d’écrire quelque chose qui me captive et qui fait que je continue à lire malgré l’antipathie que j’éprouve pour les personnages.

Fort de cette expérience étrange, j’étais très curieuse de découvrir ce nouveau roman et de savoir quel effet il aurait sur moi.

Avant d’aller plus loin, quelques mots sur l’histoire de L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage.

Tsukuru Tazaki s’était lié d’une très forte amitié avec 4 autres jeunes lycéens. Durant leurs années de lycée, les 5 amis étaient inséparables, formant un groupe très harmonieux. Mais alors qu’après le lycée il quitte sa ville natale pour aller étudier à Tokyo, ses amis décident brusquement, et sans préavis, de couper les ponts avec lui. Il ne veulent plus ni le voir, ni lui parler. Le choc est brutal. Tsukuru sombre dans la dépression et fricote avec la mort. Mais la vie continue. Et il reprend le dessus, même si au fond de lui la blessure est toujours ouverte. Il a 38 ans quand il rencontre Sara. Pour la première fois de sa vie il pense être amoureux. Sara veut qu’il fasse le ménage dans son passé et qu’il retrouve ses amis pour comprendre ce qui a pu se passer.

Comme à son habitude, Murakami ne suit pas un fil chronologique. On passe d’une période de la vie de Tsukuru à une autre. Du passé au présent. D’un passé lointain à un passé plus récent. Si au début on peut se sentir un peu perdu dans ces bonds temporels, très vite on s’habitue. Et dès les premières phrases du chapitre on comprend dans quelle période on se situe. Murakami arrive à très bien maîtrises ces allées-retours dans la vie de son personnage. Et si j’en ai quelque fois éprouvé de la frustration (on veut savoir ce qui va se passer après telle conversation, et nous voilà propulsé des années en arrière, bien loin de la conversation qui a eu lieu au chapitre précédent), cette distorsion temporelle permet d’éviter l’ennui. Car la vie de Tsukuru n’est pas vraiment palpitante. Traumatisante pour lui certes, mais très banale dans son déroulement. Il se lève, il mange, il travaille… Il vit. Ou plutôt il survit dans un monde hostile. Seul. Presque. Ce qui sauve Tsuzuku, c’est son caractère mais aussi ses rencontres. Il n’est finalement pas aussi solitaire qu’il le crois. L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage nous compte comment un homme profondément blessé, continue de vivre.

Si l’amour joue toujours ici un rôle important, contrairement à La balade de l’impossible et Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil l’amour n’est pas le personnage principal du récit. Ce qui fait que ce roman a eu plus d’impacte sur moi que les précédents. Dans les deux autres livres, j’avais aimé le style mais détesté les personnages, ici j’ai aimé Tsukuru.

Pourquoi ? Peut-être parce que Tsukuru Tazaki c’est moi. Je me suis beaucoup identifié à ce personnage au point de parfois perdre le fil du recit et me retrouver dans celui de ma propres vie. Il m’a fallu quelques chapitre pour vraiment entrer dans la vie de Tsukuru et oublier à quel point il me ressemble. C’est sans doute cette ressemblance qui m’a permis de tout de suite ressentir de l’empathie pour Tsukuru. Je voulais le connaitre. En cela, j’aime tout particulièrement l’écriture de Murakami qui nous fait pénétrer au plus profond de l’intimité de ses personnages. C’est cette intimité qui se crée au fil du récit entre le personnage et le lecteur qui me rend accro à ses livres. Mais dans les précédents romans j’éprouvais une certaine antipathie pour les personnages principaux, peut-être à cause de leur excès de romantisme. Tout comme Tsukuru, les personnages des 2 autres romans cités plus haut avancent dans les brouillard, entre la vie et la mort, entre le rêve et la réalité. Il sont comme en marge de la vie, en marge de la société dont le rythme ou la strucutre ne leur convient pas. Cette vision border-line me fait entrer en empathie avec eux, mais l’Amour est trop présent, trop oppressant. Dans L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage, l’amour est là, et il est salvateur. Mais il est plus discret. Tsukuru est un solitaire, du moins c’est ce dont il s’est persuadé. Alors l’amour c’est pas pour lui. Mais finalement il se laisse apprivoiser par ce sentiment nouveau. Ce cheminement progressif vers l’amour m’a touché, bien plus que l’amour dévorant et dévastateur des précédents romans.

Bref j’ai adoré ce roman, j’ai éprouvé beaucoup d’affection pour son personnage. Et, contrairement aux deux autres j’ai trouvé ce livre très positif. Il y a de la tristesse et de la solitude, mais il y a une force positive qui pousse à aller de l’avant, à garder les yeux ouvert et à se laisser apprivoiser par l’amour. Est-ce ce roman, ou moi qui devient plus romantique ? Je ne pourrais pas trancher. En tout cas ce roman est indéniablement un coup de cœur de cette rentrée littéraire 2014, que je ne regrette pas un instant. 

LIRE UN EXTRAIT


Le coin des curieux :

Ah! mais ça fait une éternité que j’ai pas fait un petit coin pour les curieux 😉

Comme je l’exprimais dans la chronique sur La balade de l’impossible, une détail qui m’a tout de suite marqué chez Murakami, c’est l’omniprésence de la musique dans ses récit. Celle-ci venant même s’immiscer dans les titres de ses romans. C’est le cas ici, les années de pèlerinage fait référence aux Années de pèlerinage de Liszt. Un disque que Tsukuru écoute à plusieurs reprises dans le livre.

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Ishiwara, l’homme qui déclencha la guerre

Il y a déjà longtemps j’avais publié une chronique sur Senkou no night raid, un anime très intéressant ambianté dans la Chine des années 30, mettant en scène des agents des services secret nippon doté de pouvoirs particuliers. Au delà de l’aspect fantastique, cette série est très intéressante pour son aspect historique. Intéressante oui, mais obscure pour celui qui ne connais rien à l’histoire de l’Extrême-Orient du début du XX siècle. Ce qui justement était mon cas. Soucieuse de mieux appréhender les événements historiques cités dans la série et de distinguer le vrai du faux, je me lançais dans quelques recherches. Malheureusement les livres d’histoire japonaise contemporaine que j’avais à ma disposition ne donnaient que très peu d’informations sur l’expansionnisme japonais en Chine. J’étais obligé de me contenter des informations collecté sur Wikipedia (formidable outil, pour débuter une recherche mais…. limité).

Dans la première version de cet article je faisais part de l’implication supposé de Ishiwara, un jeune officier de l’armée impériale japonaise en poste en Mandchourie, dans un attentat perpétré à Moukden en 1931. Attentat qui fut utilisé par l’armée japonaise comme prétexte pour occuper la Mandchourie. Mes sources indiquaient qu’une discorde subsistait quand à l’implication d’Ishiwara dans cet indicent.

Quelques temps après avoir publié ma chronique, je recevais un mail de Bruno Birolli qui m’expliquait que l’implication d’Ishiwara dans l’attentat de Moukden avait été démontré et que justement lui-même avait écrit un livre à ce sujet : Ishiwara l’homme qui déclencha la guerre. J’aurais aimé voir ce mail accompagné d’une copie du livre…. mais peu importe. Je me promettais de le lire un jour, dès que l’occasion se présenterait. Et voilà que l’occasion s’est présentée 2 ans plus tard, alors que je n’y pensais plus !

L’homme qui déclencha la guerre :

Afin de mieux comprendre ce qui poussa Ishiwara à orchestrer l’attentat de Moukden le 18 septembre 1931 et à forcer la marche du Japon vers la guerre, Birolli revient sur la vie de cet homme, symptomatique de son époque.

Issu d’une famille de samouraï, déchue de tous ses privilèges lors de la Restauration Meiji, le jeune Ishiwara est envoyé, bien malgré lui, dès l’âge de 12 ans dans une académie militaires où échouent tous les fils d’anciens samouraï désargenté. Dans cette académie à l’enseignement sommaire, il est endoctriné et formé pour devenir un futur officier. Avide de spiritualité, le jeune Ishiwara sera séduit tout d’abord par le nouveau culte de l’empereur, puis ensuite par le Nichirénisme de Chigaku, une secte bouddhiste intégriste prônant la violence, populaire chez les militaires du début du XX siècle.

Partisan du panasiatisme, Ishiwara voit l’intervention militaire du Japon en Chine comme une mission salvatrice pour la purifier de l’oppression des occidentaux. Fort des ses influences spirituelles et nationalistes, il prêche en faveur de la guerre. Mais cette guerre il ne la souhaite pas que pour le “bien” de la Chine, il la souhaite surtout pour le bien du Japon, qui, selon lui, en occupant la Mandchourie se doterait d’une position stratégique en Asie, ainsi que de terres riches en matières premières faisant défaut dans l’archipel  nippon.

Sauver la Chine, qui n’a pas connu la paix, est la mission du Japon, une mission qui, dans le même temps, est le seul moyen de sauver le Japon lui-même. (p.118)

Si la fugue de la jeunesse et son empressement à faire la guerre le poussent à orchestrer l’attentat de Moukden, puis à envahir la Mandchourie contre les ordres donnés de maintenir la paix. Avec l’âge il devient plus posé, plus réfléchi et s’essaye aux manipulations politiques dans le but d’imposer une dictature militaire sur un modèle nazi. Mais son inspiration ne lui vient pas que du nazisme ou du fascisme, il étudie également avec beaucoup d’intérêt la planification quinquennale de l’URSS.

Seulement Ishiwara n’est pas a l’aise en politique. L’exemple d’indiscipline qu’il a donné en Mandchourie inspire de nombreux jeunes officiers qui à leur tour se révoltent. Par ailleurs l’armées est divisées, des conflits internes parfois très violents opposent différentes factions. Si tous désirent engager le Japon dans une guerre totale, les chemins que chacun suit pour mener à la guerre divergent. Des luttes de pouvoir et d’influence opposent les généraux désireux de se retrouver à la tête d’une nouvelle organisation sociale : la dictature militaire.

Dans ces conflits Ishiwara penche pour un processus d’industrialisation militaire de masse pour permettre au Japon de se doter d’un armement suffisant pour écraser ses ennemis. Alors que d’autres veulent attaquer immédiatement et si un ennemi est trop fort (URSS) alors il suffit de se tourner vers un ennemis plus faible (envahir les îles du Pacifique et le sud-est asiatique).

A cause de ses idées et de son caractère peu apte au compromis, Ishiwara, après avoir été l’un des principaux instigateur de ma montée du militarisme au Japon, est peu à peu écarté du pouvoir militaire. Lors du procès de Tokyo en 1949, il sera entendu comme témoins par les forces d’occupation mais ne sera pas jugé. Il finira sa vie dans une sorte de communauté religieuse qu’il dirigera jusqu’à sa mort.

Le livre :

Je ne fait ici que résumer les grandes lignes, le sujet étant suffisamment complexe pour mériter un livre tout entier. Mais, pour ceux qui ne connaîtrais pas cet homme je tenais à donner quelques détails sur lui et son parcours. Pour en savoir plus je vous invite à lire le livre de Birolli que, franchement, j’ai trouvé très agréable à lire.

Le problème avec les livres d’histoire, quand ils sont écrit pas des historiens, c’est qu’il sont souvent indigestes. Et ce n’est qu’à coup de migraines qu’on arrive à en venir à bout. Or Birolli, s’il maîtrise son sujet, est reporter de son état, ce qui lui confère une capacité à intéresser le lecteur. Son écriture est fluide, jolie même et il traite ses personnages historiques comme des personnages de roman. Non pas qu’il embellisse la réalité par des faits non historiques, mais parce qu’il raconte l’Histoire (celle qui à un grand H) comme on raconterait une histoire… Chaque personnage est présenté avec une description digne d’un roman, on a des jolies descriptions de paysages et il s’efforce de deviner et retranscrire l’état d’esprit d’Ishiwara tout au long de sa vie (et ce grâce aux nombreux documents laissé par ce dernier qui écrivait notamment un journal). Bref, on est captivé par cet homme et par l’histoire du pays, on veut savoir ce qui va se passer et comment le Japon va glisser peu à peu vers la guerre et la dictature militaire.

Un très bon livre sur l’histoire contemporaine du Japon qui, à travers le personnages d’Ishiwara, nous fait mieux appréhender le Japon du début du XX siècle. J’ai pourtant un petit reproche à faire à ce livre, j’aurais aimé le voir agrémenté de plus de documents. On a une photo d’Ishiwara en couverture et une carte de la Mandchourie en introduction, c’est tout. Alors qu’on nous donne des descriptions très détaillés sur de nombreux personnages et différentes informations géopolitiques, j’aurais aimé un petit carnet annexe de photos et de cartes illustrant les propos du livre et m’évitant ainsi de devoir me lancer dans de nombreuses recherches complémentaires. Comme je l’ai dit plus haut, je ne connais pas grand chose à l’histoire de l’Extrême-Orient, je ne sais donc pas qui sont toutes les personnes cités, où se situent les différentes villes, etc. Autre petit reproche, survoler les définitions de certains concepts comme le panasiatisme ou le nichirenisme. Si on connait l’histoire de Japon du début du XX siècle on sait sans doute déjà de quoi il s’agit. Mais si comme moi on est un parfait ignorant de la chose, un petit encart explicatifs aurait été le bienvenu.

Pour contrecarrer les critiques que je viens de faire, sachez que le livre est accompagné d’un documentaire Arte. Je n’ai pas encore eu la chance de voir ce documentaire mais je ne doute pas y trouver les réponses à toutes les questions que je me suis posé (et voir les têtes de tous ces messieurs !). Il est disponible en VOD ici.

Alors si vous vous intéressez à l’histoire contemporaine du Japon et de l’Asie, je vous conseille Ishiwara l’homme qui déclencha la guerre, il ne suffira pas à lui seul a étancher votre soif de savoir mais ils vous apportera des informations très intéressantes, le tout écrit dans un style agréable et fluide. Finalement j’ai tellement aimé ce livre, qu’après l’avoir emprunté à la bibliothèque, j’ai envie de me l’acheter pour l’étudier plus en détail (j’adore prendre des notes sur mes livres) 🙂


Tout ça m’a donné envie de me replonger dans Senkou no Night raid ! Je suis sûre que maintenant je comprendrais bien mieux 😀

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Jane, le renard & moi

Pour cette nouvelle lecture, que je partage avec l’équipe K.BD, je part outre-atlantique, au Québec.

/!\ Spoiler /!\ attention, si vous ne l'avez pas lu et que vous n'aimez pas qu'on vous en dise trop à l'avance... Allez vite lire cette BD et revenez ici après ! J'en ai pensé beaucoup de bien, mais je n'ai pas su comment le dire sans spoiler 🙂

Jane, le renard et moi c’est l’histoire d’une jeune fille qui se trouve trouve trop grosse, ou plutôt que ses camarades trouvent trop grosse. Chaque jour est pour elle un enfer où elle doit faire fasse aux brimades incessantes de ses camarade. Pour faire face elle se réfugie dans la lecture. Plus précisément dans la lecture de Jane Eyre. Quand au renard, c’est un petit renard aperçu à l’orée des bois tout à côté de la « tente des esseulées » lors d’un voyage scolaire. Un voyage qui est d’abord perçu comme un cauchemar par la jeune fille et qui finalement se révélera salvateur par sa rencontre avec une gentille fille aux yeux bleus.

Je me suis jetée dans cette lecture les yeux fermée, je ne connaissez pas les auteurs (Isabelle Arsenault au dessin et Fanny Britt au scénario), ni le thème, ni le résumé, pas même la maison d’édition. On m’a passé le livre et je me suis engagé à le lire. Ce n’est qu’au moment de le lire que je tout découvert. Je dois dire qu’à la lecture des premières pages le dessin naïf noir et blanc m’a un peu piqué les yeux. Il ne me faisait pas vraiment envie… J’ai toute de même poussé la lecture quelques pages plus loin et très vite j’ai éprouvé de l’empathie pour cette petite héroïne rejeté de tous qui fait face avec dignité et en silence. De tout façon que dire ? Y a-t-il seulement quelqu’un pour entendre ?

Les auteurs arrivent à très bien décrire l’état d’esprit d’Hélène, que ce soit par les mots ou par le dessin terriblement gris et triste, comme le quotidien de la petite fille.

Jane, le renard et moi

Les mots sont justes, vraie. Il montrent toute la méchanceté qui peut exister au sein d’un groupe d’enfant et le regard que cela pousse à avoir sur soi. Tous se moquent d’Hélène parce qu’elle est grosse, mais nous lecteur ne voyons qu’une gamine ordinaire, pas particulièrement grosse, ni mince. Une petite fille tout ce qu’il y a de plus normal qui fini par détester son corps non pas pour ce qu’il est mais pour ceux que les autres prétendent qu’ils soit. On sent sur elle le regard lourd et accusateur de ses camarades. J’ai eu de la peine pour Hélène. Heureusement que Géraldine et ses jolis yeux bleus apportent dans le monde d’Hélène des mots et des couleurs brisant sa prison de silence.

Jane, le renard et moi fin

Graphiquement, si je n’ai pas été séduite au premier regard, j’ai finalement trouvé l’ensemble agréable et le jeu entre les planches grises  du quotidien d’Hélène et les planche aux couleurs vives où l’on voit Jane Eyre très intéressant. Un peu comme confronter une triste réalité et la fuite vers un imaginaire plus vif, plus coloré, porteur d’espoir.

Des mots justes pour parler d’une réalité difficile que vivent beaucoup d’enfant et qui, de plus, se fini bien. De quoi donner de l’espoir (ou des faux espoirs ?) aux petite Hélène du monde entier.

Merci Mo’ pour cette découverte, et merci aux éditions La Pastèque (petite fiche Jane, le renard et moi sur le site de l’éditeur). J’ai réellement apprécié cette lecture surtout que je ne m’y attendais pas.

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Les mini chroniques de Timboy ~ Dragon Quest

Roulement de tambour ! Tan ta ta tan ! Aujourd’hui est un grand jour : Timboy fait son entrée dans Ma petite Médiathèque ! Le plus jeune de nos chroniqueurs après Mimiko, Timboy est un dévoreur de livres (je vous l’ai dit, c’est une maladie génétique dans la famille :D) de 10 ans. Amateur de romans et… de manga ! (otak’tata a encore frappé 😈 hihihi manga power !) Trêve de bavardages, place à la mini-chronique !

logo dragon quest

C’est un livre bien. C’est un petit garçon sur une île de monstres gentils avec son grand-père adoptif monstre. Il est le seul humain sur l’île. Il veut devenir héro et il fait  fait une bataille contre le roi du mal.

Dragon Quest – La quête du Dai

dessin : Inada Kôji

scénario : Sanjô Riku

1990

type : shônen

genre : aventure, fantastique

éditeur VF : Tnkam

nombre de volumes : 37 (terminé)

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Les Fées suivi des Souhaits ridicules

Ce n’est pas moi qui ai choisi ce livre, c’est lui qui m’a choisi !

C’était le mois d’octobre, j’étais toute à mon déménagement et à mon exploration des contes de fées quand Babelio a organisé une masse critique (un livre contre une critique). Moi, recevoir des livres en cadeau j’adore ça, alors je suis allée voir. Surtout que c’était une session spéciale littérature jeunesse ! Bref, j’étais fatiguée et je parcourrais distraitement la liste des livres proposés quand la couverture aux couleurs vivres de cet albums m’a attiré. Comme j’y vois pas grand chose je me suis approchée de l’écran, « elle ma l’air drôlement jolie cette couverture, ça parle de fées, Mimiko adore ça… c’est décidé, c’est celui-là ». Je jetais un œil  encore plus distrait au descriptif et validais ma participation. Une semaine plus tard je recevais un message qui m’annonçais que j’avais remporté le livre, j’en était fort contente. Mais à vrai dire je ne gardais qu’un vague souvenir des jolies couleurs de la couverture, qu’il y était question de fées… Pour le reste, je n’avais aucune idée de ce qui m’attendais. La surprise n’en fut que plus agréable !

En recevant le livre chez moi, je constatais tout d’abord que la couverture était vraiment très jolie :

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 Et… surprise ! un CD accompagne le livre ! Maureen Dor nous lit, de sa jolie voix pleine de vie, deux contes de Charles Perrault : Les Fées et Les Souhaits ridicules.

Les Fées et Les Souhaits ridicules… moi ça me dit rien, je connais pas… Mimiko s’empresse de mettre en route le CD. L’histoire commence.

C’est l’histoire d’une jeune femme, belle et gentille, qui a une méchante mère et une méchante grande sœur. Un jour la mère, qui traite la plus jeunes des filles comme une servante, envoie celle-ci chercher de l’eau à la fontaine. Quand la jeune femme arrive à la fontaine une vielle dame lui demande à boire. La gentille fille s’exécute et la vieille dame pour la remercier lui fait un don : « à chaque fois que tu parlera des fleurs et des pierres précieuses sortiront de ta bouche ». En rentrant chez elle, la mère découvre ce prodige et envoie tout de suite son aînée à la fontaine. « Si une vieille femme te demande à boire, donne lui ». Mais quand l’aînée arrive à la fontaine c’est une belle princesse qui lui demande de l’eau. L’aînée l’envoie balader et la fée (la même qui avait plutôt pris l’apparence d’une vieille femme) pour la remercier de sa méchanceté lui fait également un don : « à chaque fois que tu ouvrira la bouche, sortirons de ta bouche des vipères et des crapauds ».Les-fees-11

Minute ! Minute ! Mais ce conte je le connais !!! J’y pensais justement il y a quelques temps, ma mère me l’avais raconté quand j’étais enfant, j’avais envie de la relire depuis longtemps mais je n’avais aucune idée de son titre ! Quand je vous dit que c’est le livre qui m’a choisi ! 😀 I’m happy

La deuxième histoire, Les souhaits ridicules, je ne la connaissais vraiment pas. Et je l’ai trouvé très drôle.

Les-fees-3

Revenons au livre. Les deux contes n’ont pas été adaptées. Elle sont seulement traduite en français moderne pour pouvoir être accessibles aux plus jeunes enfants. J’ai apprécié cette initiative de l’éditeur, on peut ainsi retrouver l’esprit original du conte, tel que Perrault a souhaité le transmettre. Les illustrations de Anne Defréville sont très jolies, couleurs vives, traits tendres et pleins d’humour. Elles nous mettent tout de suite de bonne humeur. Cet album est un vrai plaisir et nous l’écoutons/lisons souvent le soir, avant l’heure du coucher. Une belle très découverte.

Merci à Babelio et aux éditions Clochette a qui je dois d’avoir retrouvé un conte qui m’avait marquée enfant et d’avoir découvert la collection Les Classimots qui compte 3 autres albums proposant des contes de classiques traduits en français moderne, lu par Maureen Dor. J’ai bien envie de nous offrir ces autres albums 🙂

19/20
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Liebster award

J’ai reçu, il y a quelques temps déjà le Liebster award. Celui-ci m’a été décerné par Blandine de Vivre livre. J’en ai été très touchée et je la remercie. J’espère qu’elle me pardonnera d’avoir tant tardé à lui répondre.

Le principe de Liebster awards (j’arrive pas à m’y faire à ce mot !!) est simple : il permet de faire découvrir des blogs qu’on aime et qui ne sont pas encore « très populaires » (les critères de la dite popularité étant très subjectifs).

Plus qu’un award, j’appellerais ça un tag, puisque il faut à son tour désigner d’autres « gagnats » : une fois désigné pour le Liebster award, on doit (si on le souhaite évidament) publier un petit billet, y dire 11 choses sur soi, répondre aux 11 questions posées par celui qui nous à désigné. Composer 11 nouvelles questions et remettre les Liebster award à 11 blogs que l’on aime et qui ne sont « pas très populaire », soit ayant moins de 200 like sur leur page facebook ou un autre truc que je connais pas du tout et que j’ai pas retenu (et pour les blog qui n’ont pas de page facebook ? Tant pis, il n’est pas interdit de tricher un peu 😉 ).

Alors 11 choses sur moi… Je ne serais pas trop quoi dire

je suis une sorcière !
  1. Je suis une sorcière ! Nah, même pas vrai ! Mais j’aurais bien aimé 🙂
  2. Je suis dys… lexique, lalique, calculique… Me v’là bien :’(
  3. J’aime pas le sport !
  4. J’adore les plantes vertes et les poissons rouges ! Mon projet : transformer ma maison en une jungle 😀
  5. J’aime regarder des films débiles avec mon chèri et lui dévoiler l’intrigue à l’avance.
  6. Je suis une feignasse ! Reine de la procrastination.
  7. Je suis polyglotte… et ça me sert à rien (ah ! si à lire Colorfull en espagnol ! Super bouquin !) 🙂
  8. Je me suis lancé dans l’apprentissage du japonais, histoire de rajouter une langue très utile à la liste ^_^ (à quand le light-novel en VO ?)
  9. J’adore les dessins animé.
  10. Je pleure comme une madeleine devant les dessins animé le plus nunuches.
  11. Je vais toujours visiter les lieux d’aisance quand arrive la scène d’amour (sexe) dans les films. Dommage que je puisse pas faire pareil avec les roman 😀

 

Et voici les 11 question que me pose Blandine :

Pourquoi ce nom de blog ? Parce que j’étais en manque d’inspiration et que je voulais parler d’anime, mais aussi de cinéma, de livres, de musiques… Et comme je suis un rat de médiathèque, le nom m’a semblé approprié. Ce serait ici ma petite médiathèque personnelle, où je parlerais de tout ce qui me plaît (ou pas) et où on trouve de tout comme dans une médiathèque.

Depuis quand blogues-tu et combien de temps y consacres-tu? J’ai commencé en décembre 2011 avec un premier billet sur un album jeunesse que j’avais justement emprunté à la bibliothèque. En décembre le blog aura donc 3 ans. Et aura déménagé une fois depuis sa création. J’y consacre énormément de temps. Plus ou moins selon les périodes, mais un peu tous les jours. Et quand j’écris pas, je pense à ce que je vais écrire, à ce que je vais lire… Dans la rue, au supermarché, au travail…. Ma petite Médiathèque est toujours avec moi. Un peu trop même ! J’ai parfois l’impression de lire pour le blog et plus pour moi-même. Quand c’est comme ça je me pose un peu et je prend du recul (2-3 jours quoi).

Quel est ton métier? Rares sont ceux qui ont la chance de faire le métier de leurs rêves ou tout simplement un métier en accord avec leurs aspirations. Moi je ne fait pas parti de ceux là. D’ailleurs je ne serais même pas quel métier j’aimerais vraiment faire. Si je pouvais choisir, je retournerais sans hésiter sur les banc de la fac. Il y a tellement de choses que j’aimerais étudier… Il m’arrive parfois de me demander ce que je ferais quand je serais grande. J’ai bien peur de devenir vieille sans être adulte ! (et pas besoin de talent)

Quelles sont tes origines et influences ? Je suis italo-franco-belge ou belgo-italo-française, mais c’est un peu moche dans ce sens là 🙂 De la Belgique je ne garde pas grand chose, j’ai à peine connu ce pays et je ne connais rien de sa culture si ce n’est ce que ma mère en à retenu (que du bon, puisque elle a décidé d’y retourner 30 ans plus tard !). De l’Italie je garde un parfum de cuisine, un goût immodéré pour l’huile d’olive, un léger accent et la voix qui s’envole dès que je me met à parler italien (impossible de parler italien à voix basse !). Je garde aussi le sang chaud et une tendance à m’importer facilement. De la culture italienne… je ne sais pas. De ce que m’a transmis ma famille ritale beaucoup de choses à commencer pas le goût du livre (comme dit mon oncle : « c’est une maladie génétique dans notre famille »), la curiosité et l’amour des contes et des légendes.

Un livre ou un auteur qui t’ait marqué(e) ? Si je ne devait en citer qu’un ce serai Saint Exupéry. Quand j’ai lu le Petit prince à l’âge de 14 ans ça été un choc. J’écris depuis que j’ai appris à écrire et là j’avais trouvé mon maître : quand je serais grande j’aimerais pouvoir écrire comme lui ! Mais… je n’ai n’y le talent, ni la patience. D’autres livres m’ont marqué mais je retiens rarement le nom des auteurs…

Que t’inspire la combinaison cuisine et lecture ? J’avoue avoir un faible pour les livres de cuisine. J’en achète souvent et pourtant je n’en consulte pratiquement jamais. J’aime regarder les recettes avec les photos, ça donne envie, ça fait saliver… et puis j’y pique toujours des idées pour ma cuisine à moi, toujours improvisé. Mais livres et cuisine ce n’est pas que livres de recettes. J’aime quand la cuisine s’invite dans un roman, une bd ou un manga.

Que t’inspire la combinaison lecture et jeunesse ? (une référence peut-être ?) Aucune référence. Enfin, si ! Saint Exupéry mais bon, c’est pas ce qui me vient à l’esprit quand je parle de littérature jeunesse. Non, ce à quoi je pense quand je combine ces deux mots ce sont surtout les albums illustrés. J’adore les albums illustrés depuis toujours et je noie littéralement mes enfants sous les livres. Et comme ce n’est jamais assez je les amène aussi à la bibliothèque pour en découvrir d’autres. Surtout que nous aimons pas toujours les mêmes ^^

Une valeur, une histoire, une recette, que tu aimerais transmettre à tes enfants ? Ou rien ? Ah ! Beaucoup de choses ! Mais je ne suis pas sûre d’en être capable, surtout pour ce qui est des valeurs… Côté recette, s’il ne devait en retenir qu’une j’aimerais que ce soit un plat italien (les lasagnes ou le tiramisu pour les gourmands) mais je crois qu’elles préfèrent la cuisine japonaise…

#Manga. Mimiko en lisant "Silver spoon" : "maman, c est quand qu'on va manger ça ? C'est trop bon !"

« maman, je veux manger ça »

Quel mot t’inspire le végétarisme ? Que m’inspire le végétarisme ? Ben… rien du tout ! Mais je consulte toujours avec grand intérêt les livres de recettes végétarienne afin de trouver des alternatives au typique repas carné. Je suis omnivore mais pas très viandarde, j’aime à petite doses. Le concept du végétarisme, en revanche, ne m’intéresse pas. Surtout quand il s’agit de l’argument souvent avancé : ne pas manger de viande par respect de la vie. Pour moi la vie d’un lapin n’a pas plus de valeur que celle d’une salade. Ou plutôt devrais-je dire : pour moi la vie d’une salade a autant de valeur que celle du lapin. Si je suis prête à sacrifier la vie de la salade alors je peux aussi sacrifier celle du lapin. Ce que je n’aime pas c’est sacrifier en vain. Le gaspillage me fend le cœur.

Salé ou sucré ? salé !!

Un pays/une région/une ville où tu aimerais vivre ou visiter ? J’aimerais beaucoup visiter le Japon mais surtout pas y vivre. Pour vivre, la France. Ou le Portugal, j’y ai passé 3 mois et j’ai beaucoup aimé. Depuis je rêve d’y retourner mais pas pour des vacances. J’aimerais y rester quelques temps et y travailler.

 

11 Blog que je nomme à mon tour :

En vrac 11 blogs au quel je pense, même si je triche un peu pour certains 🙂

11 questions aux blogueurs :

1 – qu’est-ce que vous a donné envie d’écrire un blog ?

2 –  pour quoi avoir choisit une telle thématique pour votre blog? (tout le monde n’ayant pas choisit de parler de la même chose, je n’arrive pas à mieux formuler ma question 😕 )

3 – un livre que vous conseillez souvent ?

4 – celui dont vous ne vous débarrasserais jamais ?

5 – votre film préféré ? Pourquoi ?

6 – un titre qui vous a marqué enfant ?

7 – vous êtes plutôt travailleur solitaire ou en équipe ?

8 – parlez-vous (dans vos blog) aussi de ce qui ne vous a pas plu ? Pourquoi ?

9 – dans la rue et sur internet, c’est la même chose pour vous ou faite vous bien la distinction entre ces deux univers ?

10 – une anecdote à nous raconter ?

11 – une blague, un dicton ou le mot de la fin ?

Merci à Blandine pour avoir pensé à Ma petite Médiathèque 🙂

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La ballade de l’impossible en musique

La ballade de l'impossibleLa balade de l’impossible est le troisième roman de Haruki Murakami que je lis. Dès le premier j’étais frappé par l’omniprésence de la musique dans ces récits. Ici encore, Murakami nous offre une riche bande sonore. L’idée m’est alors venue de relever les références musicales et de refaire avec vous cette balade en musique.

Quelques mots sur l’histoire :

Le meilleurs ami de Watanabe se suicide subitement alors qu’ils étaient encore au lycée. Ce deuil va le marquer très profondement. Mais celle qui en sera le plus lourdement marqué c’est sa petite amie, qui sombre alors dans la dépression. Watanabe retrouve la petite amie de son amis, quelques années plus tard à Tokyo, ville où tout deux suivent leur études. La fragilité de la jeune femme et le deuil qu’ils partagent vont créer des liens très étroits entre les deux. Mais l’amour de Watanabe peut-il être plus fort que la dépression ? Malgré tout la vie continue, avec son lot de souffrances, de bonheurs et de rencontres.

Embarquons pour un tour en musique !

Cette balade musicale commence dès la première page avec Norwegian Wood des Beatles. Cette chanson revient plusieurs fois tout au long du livre. Dans l’introduction cette chanson est le déclencheur qui ramène le héros à ses souvenir de jeunesse.

Cette chanson doit beaucoup plaire à l’auteur puisque, non seulement elle revient ici à plusieurs reprises tout au long du récit, mais Murakami a également écrit un roman qui porte le même titre.

Plus loin, alors que Watanabe évoque le foyer d’étudiant où il vécu quelques temps, il nous parle de l’hymne national japonais au son duquel, chaque matin, le chef de l’aile est hissait le drapeau. J’ai choisit ici une version interprété par Gackt (il est plutôt beau gosse, non ?)

Voici les paroles de la chanson :

Kimi ga yo wa

Chiyo ni yachiyo ni

Sazare ishi no

Iwa o to narite

Koke no musu made

 

Mais continuons notre ballade. Watanabe achète pour sa belle un disque de Henry Mancini contenant la chanson Dear Heart.

 

On change d’ambiance musicale avec la Quatrième Symphonie de Brahms :

 

Alors que Watanabe et Naoko partagent une soirée, celui-ci passe en revue les  disques qu’elle possède. Parmis ceux-ci il trouve : Sergent Pepper’s Lonely Heart Club Band des Beatles (encore) et Waltz for Debby de Bill Evans en font partie.

Plus loin, dans une gare, on entend une chanson de Ayumi Ishida. Le titre n’est pas précisé, alors j’en ai choisie une au hasard. Chanteuse populaire des années 70, elle chante de la variété :

 

Avec Midori on écoute du folk-songs. Elle joue et chante :

 

 

Guitare encore, mais nouveau personnage, avec Reiko on commence avec une fugue de Bach avant de retrouver les Beatles pour plusieurs chansons

Après, prise par le fils de l’histoire, j’ai manqué quelques références… Ce que j’ai trouvais amusant c’est d’avoir autant de musique dans un roman !

Quant au livre, cela fait un petit moment que j’ai achevé sa lecture (cette chronique est dans mes brouillons depuis des mois et là j’ai eu envie de la publier même si elle n’était pas complète). Cependant je grade un agréable souvenir de ce roman. Les personnages sont tous très torturés et malgré leur blessures et leur difficultés à s’intégrer à la société, ils essayent de continuer à vivre. Ils sont parfois attachants, parfois agaçants, mais il ne laissent pas indifférents. Encore une fois Murakami aura réussi à me captiver avec un thème qui ne m’intéresse pas.

Un roman que je conseille.

A très bientôt pour un autre Murakami que je viens tout juste de lire !

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