Log Horizon, entrez dans la partie !

Aujourd’hui je vous amène dans un univers parallèle avec le dernier light novel des éditions Ofelbe : Log Horizon.

Je vous avais parlé de Spice & Wolf et de son univers moyenâgeux, Yomu-chan vous a parlé de Sword Art Online et son univers jeux vidéo, avec Log Horizon on fait un mix des deux et on part vers de nouvelles aventures chevaleresques.

Couverture Log Horizon (roman), tome 1

Tout commence avec une bataille mené par un enchanteur, un gardien et un assassin contre d’étranges créatures : plantes carnivores, fouines sournoises et autres mousses vénéneuses. Où sommes nous ? Que se passe-t-il ?

Nous sommes à Elder Tale, un MMO. Enfin ça c’était avant ! Depuis le jour de la Catastrophe de nombreux joueurs se retrouvent piégé à l’intérieur du jeu. Comment sont-ils arrivés là ? Personne ne le sait. Lors de la dernière mise à jour du jeu les joueurs qui étaient connectés se sont réveillé dans le décor de leur jeu préféré. Est-ce juste un décor ? Une mauvaise plaisanterie ? Une illusion ? Leur corps est-il resté dans la réalité ? Comment sortir du jeu ? Tout le monde se pose beaucoup de questions, mais les réponses ne viennent pas. Pour combien de temps seront-ils ainsi piégés ? Peu importe, le fait est que depuis la Catastrophe ils sont bien là. Et si leur corps est un mix de leur avatar et de leur véritable apparence, fort est de constater qu’il sentent vraiment le vent souffler, la faim les tourmenter, la peur les glacer… Ce nouveau corps est bien réel, tout comme ce décor tout droit sorti de Elder Tale et les monstres qui les attaquent. Tout cela est bien réel mais ce n’est pas pour autant la réalité. Du moins pas la réalité qu’ils ont connu jusque là. Ce nouveau monde semble être régi par les mêmes règles que celles du jeu. Un aventurier peu combattre tel que l’aurait fait son avatar (tant est qu’il ne se laisse pas paraliser par la peur), il peut consulter son menu, visualiser l’état de ses PV, de ses PM ou encore contacter mentalement ses camarades comme ils l’auraient fait avant via la chat-box. S’il se fait tuer il se ré-matérialise dans la cathédrale et c’est reparti pour un tour. Ils sont piégé dans un jeu plus vrai que nature et ils n’ont aucune idée du moyen d’en sortir.

Shiroe

C’est dans cet étrange univers que Shiroe s’est révéillé. Jeune étudiant et joueur vétéran d’Elder Tale, il est de nature solitaire. Il n’appartient à aucune guilde mais ses étonnantes capacités de stratège en ont fait un compagnon de jeu apprécié et recherché. Le binoclard surnois, comme le surnomment certains, a des amis et certains sont pris au piège ici avec lui. Faut dire que l’annonce de la dernière mise à jour avait attiré beaucoup de monde sur les serveurs du jeu ce jour là. Même Naotsugu qui pourtant ne jouait plus depuis un moment. C’est justement vers Naotsugu que Shiroe s’est tourné pour ne pas complètement perdre la tête le jour de la Catastrophe. Ensemble ils vont se soutenir et chercher a comprendre ce qui leur arrive. Très vite il comprennent que dans cette univers étrange ils peuvent utiliser les capacités de leur avatar et décident de se concentrer sur l’entrainement. Leur chemin les mène à rencontrer Akatsuki, un assassin (ou plutôt une assassine) qui va se joindre à eux pour former un petit groupe informel.

Naotsugu

Dans la première partie du tome, intitulée Premiers pas dans un autre monde, l’univers se met en place. On fait la connaissance de Shiroe, personnage principal, et avec lui on découvre cet étrange monde. Puis à travers lui, on rencontre d’autres personnages : ses 2 compagnons d’infortune mais aussi Marielle et sa guilde de l’Union du croissant de lune, avant de partir pour une première quête de sauvetage qui menera Shiroe et ses deux compagnons d’Akiba, leur port d’attache, à Susukino, une plus petite ville à plusieurs semaines de là.

Cette première quête va ouvrir l’esprit de Shiroe, qui jusque là s’était contenté de rester en retrait. Il n’a pas réussi à comprendre leur présence dans ce monde mais les réponses qu’il trouve en chemin vont le convaincre qu’il est temps pour lui de prendre les choses en main. Effrayés et apathiques les joueurs piégés se sont laissés renfermer dans une ambiance de plus en plus pesante et les abus de pouvoir sont fréquents. Shiroe veut changer les choses. Sa décision est prise. En grand stratège il place ses pions pour amorcer la métamorphose d’Akiba. C’est cette partie d’échec qui va se jouer dans la deuxième partie du tome intitulée Les chevaliers de Camelot.

Tout comme c’était le cas de Spice & Wolf et SAO, l’édition française proposé par Ofelbe réuni en un seul volume deux tomes japonais. Chaque partie correspond donc à un volume distinct au Japon.

couverture du deuxième tome japonais : Les chevalier de Camelot

Un autre monde

Avec Log Horizon on plonge dans un MMO. Ou RPG, ou MMORPG ou RGPOMENFN… hein ? ce dernier n’existe pas ? Faut dire que moi en matière de MMO j’y connais rien du tout ! J’avais d’ailleurs un peu peur de me sentir perdue, moi qui n’ai jamais joué à ce genre de jeux vidéos (et presque pas aux jeux vidéo en général) allais-je trouver un intérêt à lire ce roman ?

Si les amateurs de RPG seront vire plongé dans une ambiance qui leur est familière, l’auteur à pensé à ceux qui n’y conaissent rien comme moi. Dans la première partie il prends vraiment le temps de nous présenter son univers. Le décor d’Elder Tale nous est très bien décrit, mais également la façon dont les personnages peuvent faire telle ou telle action. L’auteur insiste également sur les différences parfois énorme et parfois subtiles qu’il y a entre le jeu Elder Tale tel qu’il était joué dans notre réalité et ce nouveau monde qui semble s’en être inspiré. Tout cela est un peu long et dure une bonne moitié de la première partie. A un moment je me suis bien demandé s’il allait se passer quelque chose mais finalement je me dit que toute cette mise en place était nécessaire pour que je m’imprègne bien de l’ambiance et que je comprenne en quoi consiste ce type de jeu. J’en avais déjà vu puisque mon petit frère est un grand amateur de ce genre de jeux, mais mon expérience se limitait à l’écouter poliment durant ses longues explications obscures et passionnées et à décliner moins poliment toutes ses tentatives d’embrigadement. Entre les explications détaillées de Touno Mamare, les illustrations de Hara Kazuhiro (chaque chapitre s’ouvre sur une présentation illustrée d’un personnage avec détails d’item et diverses info typiques des RPG), et les souvenir de mes discussions avec le frérot, je ne me suis finalement pas sentie perdue comme je le craignais. Au contraire, cela me donnerais presque envie de jouer. Je dis presque ! Parce que moi les combats… c’est pas mon truc.

Et puis, l’univers dans lequel évoluent les personnages étant sorti d’un jeu vidéo, cela permet une plus grande liberté à l’auteur puisque cela n’a pas à être particulièrement vraisemblable ou cohérent. L’ambiance qu’il crée tient la route et on s’y sent très vite chez soi.

En quête de stéréotype :

 Si l’univers créé par Touno est agréable et bien présenté, il n’est pas pour autant une révolution dans l’univers fantasy. Je dirais même qu’on y trouve une ambiance typique de l’univers anime fantastique. Oui, n’ayant jamais joué à un RPG je n’ai aucune base de comparaison, mais j’ai suffisamment vu d’anime pour y voir tout de suite une affiliation directe. L’ambiance est là et tous ces stéréotypes aussi.

Les personnages que nous propose l’auteur sont fort sympathiques mais sorti d’un moule déjà éprouvé. On a le binoclard sournois, le costaud à l’humour douteux, la petites fille mignonne et féroce comme un tigre, la belle et plantureuse chef de guilde, la secrétaire sérieuse à lunette… Bref ils sont tous là, nos personnages habituels. Pour chacun d’entre eux j’ai pu trouver des équivalents dans divers animes. Ce côté très, trop peut-être, typique du manga/anime (et maintenant light novel) mainstream m’a parfois fait sourire. Disons que cela rends leurs diverses réactions attendues. Nous ne somme pas vraiment surpris mais cela n’est pas réellement un problème.

Tout comme j’aime aussi lire et voir des manga/ anime mainstream, lire ce genre de roman c’est aussi sympa. C’est drôle, léger et pas prise de tête. On s’amuse. Je pense que l’autreur ne se prends pas trop au sérieux et malgré le côté entendu de certaines situations, il arrive à créer un univers qui tient la route, des personnages sympas et une histoire qui, petit à petit à su me séduire, voir me captiver. Bref c’est une recette connue, un plat traditionnel mais qui ne manque pas de saveur.

Je pourrais dire la même chose des illustrations de Kazuhiro Hara qui bien que classiques ne manquent pas de charme. J’ai aimé surtout la couverture et sa couleur verte. Le livre est richement illustré ce qui rends la lecture d’autant plus agréable et légère. Un plus non négligeable pour les amateurs de ce style d’illustrations, ils ne devraient pas être frustrés.

Henrietta

Partons à l’aventure !

 Le début peut paraître assez long. Comme je le disais plus haut, l’auteur prends son temps pour poser le décor. Mais une fois lancé dans l’action le rythme s’accélère ! Alors que la lecture de la première partie m’a pris un certains temps, j’ai dévoré la seconde partie que j’ai trouvé beaucoup plus passionnante.

Après avoir bien pris soin d’explorer les possibilités de cet univers, Shiroe et sa bande vont partir à Susukino délivrer une donzelle en détresse (et oui, je vous avez dit qu’il y avait du stéréotype…) cette quête est assez rapide et devient surtout intéressante avec l’arrivée de Nyanta, un nouveau compagnon d’aventure dont j’ai apprécié la présence (peut-être parce que c’est un vieux comme moi XD). A partir de là, Shiroe change. Ou plutôt il se révèle. Et ce n’est pas du tout un personnage inintéressant (abstraction faite de quelques clichés). Pas sûr de lui, se considérant comme un solitaire, il se révèle non seulement être un stratège mais aussi un véritable  leader. Il a un cœur pur mais n’hésite pas à se salir les main pour arriver à ses fins. Il ferait presque peur.  Le combat que mène Shiroe dans cette deuxième partie est d’autant plus fascinant qu’il le mène sans armes. Tout est dans la psychologie et la manipulation d’information. J’ai trouvé ça très marrant à lire et je ne me suis pas ennuyée une seconde. J’ai hâte de voir ce que nous réserve la suite des aventures, seront-elle aussi subtile que Les Chevaliers de Camlot ?

Nyanta

Log Horizon en cuisine

Le mois dernier j’ai organisé un événement interblog intitulé Des livres en cuisine, il s’agissait de présenter des livres où la cuisine joue une rôle central. C’est amusant de voir que j’aurais pu y présenter Log Horizon. En effet ici la nourriture joue un rôle très important. Dans ce nouveau monde la nourriture est abondante et pourtant tout semble avoir le même goût : celui d’un crackers mouillé ! Imaginez, vous qui avait l’habitude d’avoir une alimentation riche et varié, vous qui aimez les steak saignants, les crèmes au soja ou les baigné aux pommes, non seulement on vous projette dans un univers parallèle carrément flippant mais en plus vous n’avez plus que du crackers mouillé à vous mettre sous la dent ! Il y a vraiment de quoi céder au désespoir ! Et si justement la clé était dans l’assiette ? Je ne vous en dis pas plus 😉

Et c’est pas fini !

Presque ! Juste encore quelques mots pour vous dire que Log Horizon est adapté en anime et en manga. Les deux sont disponibles chez nous. L’anime est distribué en streaming légal chez ADN tandis que le manga est disponible chez Kana.

Pour en savoir plus sur le roman, allez faire un tour sur le site de l’éditeur où vous pourrez lire un extrait.

A lire aussi les avis de Mei-Amadis et Shao

le manga
l’anime

Merci aux éditions Ofelbe pour cette nouvelle collaboration.

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7 réflexions au sujet de « Log Horizon, entrez dans la partie ! »

  1. Comme toujours, un article hyper complet et très intéressant à lire ! C’est vrai que les personnages sont stéréotypés mais ce n’est pas dans le mauvais sens du terme donc ça ne m’a pas gêné plus que ça dans ma lecture.

    Je te rejoins également quand tu dis que Log Horizon est un mélange entre SAO (pour l’univers) et Spice & Wolf (pour le côté réflexif). Ah et tout ce qui touche à la nourriture m’a aussi beaucoup fait rire… même si à la place des héros, j’aurais eu la même déconvenue lol.

    1. Merci ça fait toujours plaisir ^_^
      C’est vrai que ce n’est pas particulièrement gênant pour la lecture parce que c’est bien dosé et bien géré. Mais il me semblait important de le préciser pour que l’on ne soit pas déçu. Il ne faut pas s’attendre à quelques chose de nouveau, malgré tout si certaines recettes marchent si bien, c’est qu’il y a une bonne raison et je trouve qu’ici l’auteur s’en sort très bien. Il y a un bon équilibre entre le stéréotype et l’originalité de l’intrigue (j’ai trouvé ça intéressant par exemple que la deuxième quête ne passe pas par le combat comme on aurait pu s’y attendre étant donné le contexte).
      Pour ce qui est de la nourriture, moi je pense que j’aurais été du genre Nyanta 😉

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