Archives mensuelles : avril 2016

Japan Expo Awards 2016

Je viens de découvrir le palmarès des Japan Expo Awards 2016. Un palmarès qui ne me ressemble pas du tout ! Et vous, vous retrouvez-vous dans ce prix ?


 

Daruma d’or (Prix du Jury) : Last Hero Inuyashiki de Hiroya Oku (Ki-oon)

Le premier tome de cette série m’avait enchanté, en revanche le second fut une très grande déception. Depuis j’ai pas osé lire le troisième tome préférant mettre mon argent ailleurs (mon avis à lire ici). Qu’avez-vous pensez de cette série ?

Daruma du meilleur seinen (Prix du public) : Ajin de Gamon Sakurai (Glénat Manga)

J’ai pas lu, je peux pas juger mais ça me tente vraiment pas (surtout après en avoir lu quelques critiques). Et niveau sorties seinen 2015 il y a eu des titres bien plus intéressants, non ? Moins mainstream sans doute.

Daruma du meilleur Shonen (Prix du public) Tokyo Ghoul de Sui Ishida (Glénat Manga)

Là pourquoi pas, je ne l’ai pas lu mais ça se tente. Vous avez essayé ?

Daruma du meilleur Shojo (Prix du public) : Blue Spring Ride de Io Sakisaka (Kana)

Très belles couvertures mais pour le reste, je suis pas tenté par les romances lycéennes de base et le pitch à l’air simplet. Vous l’avez lu ?


Voilà comment écrire un article pour le rien dire XD

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Utena, la fille révolutionnaire

Je ne sais plus où j’ai entendu parler de se manga pour la première fois, c’était au détour d’un clic sur internet. Je ne sais pas trop pourquoi le titre m’était resté en tête. Quelques jours plus tard je tombe par hasard sur la série complète pour une bouchée de pain alors je n’ai pas hésité (j’ai quand même failli perdre le tome 2 que j’avais oublié d’acheter la première fois mais qui était, ouf! toujours là à mon deuxième passage au magasin). Et voilà un achat que je ne regrette pas ! J’ai dévoré cette courte série.

Utena est une jeune fille au caractère bien trempé. Elle vit seule avec sa tente depuis la mort de ses parents. Enfant, alors qu’elle venais de comprendre que ces parents ne reviendrais plus, elle manque de mourir noyée. Un prince lui apparaît et lui offre une bague ainsi que la « noblesse et grandeur d’âme ». Tous les ans elle reçoit une carte du mystérieux prince.

Depuis elle a grandi et alors qu’elle s’en va sur ses 16 ans elle reçoit une carte annonçant la rencontre proche avec son mystérieux prince. C’est ainsi qu’elle intègre une nouvelle école où le conseil des étudiants semble jouir d’étrange privilège. Bien malgré elle elle se retrouve mêlée à un engrenage de duels pour gagner l’épées de Dios et la fiancé des roses.

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La forte personnalité d’Utena, sa « noblesse et grandeur d’âme » font qu’aussi fort soit le désir de retrouver son prince, celui d’être elle même un prince volant au secoure de son amie l’amène à pleinement s’engager dans le processus de duels. Pour être un prince, pour sauver son amie, peut-être aussi pour se montrer fidèle à elle-même.

J’ai beaucoup aimé la personnalité de l’héroïne qui malgré tout hésite, vacille entre le désir d’être forte et celui d’être protégé. Utena est décidément une femme très moderne et ce genre d’héroïne dans un shôjo mettant en scène des lycéenne me plait beaucoup. Même si elle a ses moments de faiblesse, si elle tombe amoureuse et que ça lui fait perdre son discernement, Utena n’est vraiment pas une cruche. Non seulement elle est très courageuse, mais elle fait preuve d’une grande gentillesse et d’une grande empathie pour ses proches. Peut-être peut-on reprocher à la série de passer assez vite sur certains sentiments ne laissant pas assez de temps à l’intrigue pour bien asseoir les sentiments que l’héroïne éprouve. Non seulement la série ne fait que 5 tomes, mais ceux-ci sont très courts. Mais au moins on a pas le temps de s’ennuyer. Il ne nous reste qu’à broder autour de la ligne que nous donne l’auteur.

Quand à l’histoire je l’ai trouvé plutôt pas mal. Le côté mystique ce développe peu à peu, nous donnant diverses fausse pistes, on se laisse surprendre pas un dénuement assez énigmatique et très ouvert. Attention si vous aimez les vraies fins, vous risquez d’être frustré !

En tout cas moi j’ai beaucoup apprécié la lecture de se manga que j’ai dévoré en une nuit. Je me suis laissée prendre au jeu, je me suis laissée séduire par Utena qui fait un très bon prince. J’ai beaucoup moins accroché à son alter-ego, la fiancée des roses qui est trop distante et trop étrange pour qu’on s’y attache vraiment. La fin, bien que frustrante était bien tournée.

Quand au dessin avec son style années ’90 m’a plus. Romantique à souhait, contrastant avec le caractère de l’héroïne pour faire un ensemble plutôt bien équilibré.

Bref c’est la bonne découverte de ce début de printemps ! Publié par Pika, la commercialisation de la série a été stoppée mais si vous tombé dessu je vous conseille vivement.

Le manga a été adapté en anime (39 épisodes) (licencié chez Kazé) ainsi qu’en long métrage (licencié chez Dybex). Je n’ai vu aucun des deux

challenge shôjo 1/10
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C’est lundi, que lisez-vous ? #33

Rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading?par One Person’s Journey Through a World of Book et repris par Galleane.

En quoi consiste ce rendez-vous ? C’est très simple il suffit de répondre à 3 questions :

  1. Qu’avez-vous lu la semaine passée ?
  2. Qu’êtes-vous en train de lire ?
  3. Que allez-vous  lire ensuite ?

J’étais en vacances. J’aurais pu en profiter pour beaucoup lire mais j’ai préféré des activités de plein d’air  🙂 à cette saison le jardin me réclame 😀

J’ai lu :

J’ai continué la série Le pacte de Yôkai et plus j’avance plus je prends plaisir à la lire.

J’ai fini le premier tome de Utena, la fille révolutionnaire et j’ai trouvé ça pas mal du tout. Fort heureusement je suis retournée là où j’avais acheté la série et j’ai trouvé le tome 2 que j’avais oublié de prendre la dernière fois. J’ai eu la série complète pour moins de 10€

J’ai également lu le premier tome de Secret Service Maison Ayakashi que Yomu-chan m’a prêté pour compléter mon article sur les yôkai. Beaucoup de fan-service et peu d’autre chose mais ça se lit bien.

Enfin j’ai lu un tome des aventures de Spirou et Fantasio, le 15 : Z comme Zorglub en vue d’un spécial Franquin organisé par K.bd. Je n’ai pas vraiment réussi à retrouver mon âme d’enfant.

Je lis en ce moment :

Toujours pour le spécial Franquin j’ai commencé Idées noires. Le truc c’est que je vois pas ce qu’il y a de drôle…

Je viens de commencer le tome 2 de Utena.

J’avais fait une pause dans ma lecture de Max durant les vacances, il est temps de le reprendre et de le terminer.

Je lirais ensuite :

Je pousuivrait mon exploration de l’univers Franquin avec un deuxième tome des aventures de Spirou et Fantasio

J’avais également prévu de lire un roman mais… j’ai aucune idée d’où j’ai bien pu le poser T_T


C’est lundi on fait le point

la semaine dernière sur le blog :

le top 10 :

  1. In These Words – le tueur, le psychiatre et le sexe
  2. C’est lundi que lisez-vous ? #32
  3. Romarine ~ des contes d’Italo Calvino
  4. Sword Art Online vs Log Horizon
  5. La Reine des Neiges
  6. Sous la grande vague d’Hokusai avec un regard d’enfant
  7. Des yôkai et des manga
  8. La Violence dans le Manga / Dissertation ~by Yomu-chan
  9. Pas mon genre
  10. Sword Art Online ~ by Yomu-chan

les années passées nous parlions de

2015

 

2014

 

2013

 

2012

 

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Des yôkai et des anime

Hier je présentais plus en détails les manga ayant servi à illustrer mon article sur les yôkai, aujourd’hui je vais reprendre la liste des anime et films d’animation cité dans cet article. Bien d’autres film et séries auraient pu me servir à illustrer mon propos, n’hésitez pas à enrichir cette liste par d’autre références en me laissant un commentaire 😉

Séries :

Natsume yuujinchou

2008

3 saisons de 13 épisodes + OAV

studio Brain’s base

site officiel

réalisateur : Takahiro OMORI

adaptation du manga Le pacte des yôkai de Yuki Midorikawa

non disponible en France

résumé : Natsume, adolescent orphelin et solitaire, est capable de voir les yôkai (créatures surnaturelles du folklore traditionnel japonais) depuis son enfance, un don qu’il n’apprécie guère. Un jour qu’il est poursuivi par un yôkai, il libère un drôle de chat scellé dans un temple. Ce dernier lui apprend que sa grand-mère, grâce à un carnet, a obtenu le noms de nombreux yôkai, lui octroyant le pouvoir de les faire obéir à ses ordres (et même de les tuer). Natsume a hérité de ce précieux carnet qui attise bien des convoitises… Il en apprendra plus sur sa grand mère et sur les yôkai et, contre toute attente, il va se lier d’amitié avec de drôles de créatures toutes aussi effrayantes qu’attendrissantes. (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? Pour le même raison que le manga (présenté hier) : le titre et les nombreux yôkai qu’on y croise. J’ai découvert cette série d’abord par l’adaptation animé puis le manga que j’ai lu cette semaine 🙂

sur Ma petite Médiathèque : Un bol de douceur avec Natsume yuujinchou


Mononoke

2007

12 épisodes

studio : Toei animation

réalisateur : Kenji NAKAMURA

site officiel

spin-off de Aykashi : Japanese Classic Horror

non disponible en France

résumé : Mononoke est la suite de l’histoire du héros de l’arc « Bakeneko » de la série « Ayakashi – Samurai Horror Tales ». Cette série retrace les aventures d’un apothicaire-vagabond qui utilise sa connaissance du surnaturel pour combattre les Mononoké, créatures pouvant être nuisibles, en les poussant à révéler leur véritable forme ainsi que les raisons qui les poussent à agir… (source : Nautiljon)

Pourquoi ? Le titre qui est un synonyme de yôkai. Et le contenu : un exemple de ayakashi correspondant à la définition trouvée sur wikipedia : apparaissant sur un plan d’eau. Plus exactement j’ai utilisé l’exemple du umibozo. La série contiens bien d’autre yôkai. C’est un indispensable pour les amateur de folklore (et d’anime originales)

sur Ma petite Médiathèque : Mononoke, un ovni au royaume de l’anime japonais


Aykashi : Japanese Classic Horror

2006

11 épisodes

Toei Animation

réalisateur : IMAZAWA Tetsuo (arc 1), Hidehiko Kadota (arc 2), Kenji Nakamura (arc 3)

site officiel

licencié par Kazé

résumé : 3 histoires d’horreur issues du folklore japonais

pourquoi ? Je me suis servie de cette série (dont je ne connais que le spin-off Mononoke précédemment cité) pour en extraire un exemple de bakeneko (démon chat)


Naruto

2002

série en 220 épisodes + films + OVA

studio Pierrot

réalisateur : Hayato Date

licencié chez Kana

site officiel

adaptation du manga de Masashi Kishimoto

résumé : Naruto Uzumaki est un jeune garçon rejeté par tout le monde dans son village Konoha, parce que l’actuel Hokage (= grand maître du village) lui a donné naissance en scellant dans son corps un monstre renard très puissant à 9 queues. Son rêve est de devenir le futur Hokage du village, à condition qu’il obtienne d’abord le titre de ninja, ce qui ne sera pas aisé pour Naruto qui accumule les bêtises et qui désespère tout le monde. (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? Pour le kyûbi bien sûr !


Gintama

2006

316 épisodes + OVA

studio : Sunrise

site officiel

licencié par Crunchyroll

adaptation du manga de  Hideaki Sorachi.

résumé : Cette anime nous plonge dans la ville d’Edo assaillie soudainement d’extraterrestres, les Amanto. C’est aussi l’époque où l’on décide d’abolir l’utilisation des épées, ce qui a pour résultat de faire disparaître les samouraïs. Gintama Sakata n’a pourtant pas renoncé à l’esprit du Bushido. Il se promène avec un sabre et même si celui-ci n’est qu’en bois, il lui attire des problèmes. Il est accompagné de son apprenti Shinpachi et d’une jeune fille nommé Kagura avec lesquels il mène de petites enquêtes. (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? C’est la faute à Yomu-chan 😉 Elle m’en a parlé pour son personnage rappelant le kappa


La filles des enfenrs

2005

26 épisodes

stutio Deen

réalisateur : Takehiro Oumori

site officiel

licencié par Kaze

résumé :  Trahis et maltraités par les personnes envers qui ils avaient confiance, des hommes et des femmes de tous ages contactent la mystérieuse Fille des Enfers pour qu’elle les libère de leurs tortionnaires. Mais le prix à payer est lourd : à la fin de sa vie, le commanditaire doit rejoindre sa victime en Enfer et subir en sa compagnie les affres des tourments éternels. Et tous se retrouvent devant un choix difficile : vendre leur âme au diable en échange d’un nouveau départ ou subir l’Enfer sur Terre jusqu’à la fin de leurs jours… (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? encore une fois c’est Yomu-chan qui m’y a fait penser pour illustrer un exemple de wanyûdô.


Films :

Lettre à Momo

2012

réalisateur : Hiroyuki Okiura

studio : Production I.G.

licencié chez Arte éditions

résumé :  Trois gouttes d’eau tombent du ciel et rebondissent sur l’épaule de Momo qui tient dans sa main une lettre inachevée écrite par son père, océanographe, disparu en mer. Cette lettre, qui commence par « Chère Momo », est restée blanche. Après ce décès, Ikuko, la mère de Momo, décide de quitter Tokyo avec sa fille et de rejoindre son île natale, l’île de Shio, située dans la mer intérieure de Seto. (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? 3 yôkai sont au centre de cette histoire, des yôkai bienveillants pour changer. Un très beau film.


Princesse Mononoke

1997

réalisateur Hayao Miyazaki

Studio Ghibli

distribué par Buena Vista

résumé : Blessé par un sanglier rendu par les démons, le jeune guerrier ASHITEKA doit quitter les siens et partir à la recherche du Dieu-cerf qui, seul, pourra défaire le sortilège. Au cours de son voyage, ASHITAKA rencontre Lady EBOSHI, une sacrée femme à la tête d’une communauté de forgerons, qui doit se défendre contre ceux qui lui reprochent de détruire la forêt pour alimenter ses forges. (source : Manga News)

pourquoi ? pour son titre où l’on retrouve le mot mononoke, synonyme de yôkai. Je vous avoue que je n’ai vu ce film qu’une seule fois et que c’était il y a très longtemps. Je ne m’en souviens plus du tout.


Pompoko

1994

réalisateur : Isao Takahata

studio Ghibli

distribué par Buena Vista

résumé : A la fin des années 60, la ville de Tokyo commence à s’étendre dans la zone de Tama, qui est habitée par de nombreux Tanuki (chien viverrin). Ceux-ci s’affrontent tout d’abord pour le territoire, puis décident de s’associer pour chasser les humains. Mais la tâche s’avère très difficile, et les talents de transformistes de nos joyeux fêtards devront se développer pour faire face aux envahisseurs des chantiers de construction… (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? Un titre indispensable pour illustrer le cas du tanuki et, un de mes Ghibli préféré. J’adore ce film.


Yobi le renard à 5 queues

2007

réalisateur : Sung-gang Lee

studio : Sunwoo Entertainmant

licencié par Editions Montparnasse

résumé : Yobi est un renard à cinq queues qui vit dans la colline depuis des millénaires. Au fur et à mesure, la ville s’est développée au pied de la colline. Cependant les humains sont effrayés par les renards à cinq queues qui peuvent dérober leur âme pour devenir humains. Pour les approcher, Yobi met à profit son aptitude à se transformer en jeune fille. Elle se lit d’amitié avec le jeune Geum-Ye lorsqu’un chasseur de renards fait son apparition… (source : Manga News)

pourquoi ? autre exemple de yôkai renard venu cette fois-ci de Corée et non du Japon


Le royaume des chats

2002

réalisateur : Hiroyuki Morita

Studio Ghibli

distribué par buena Vista

résumé : Haru est une jeune fille de 17 ans qui n’a aucune volonté dans la vie. Un jour, elle mets sa vie en péril pour sauver un chat d’un accident de la route. Elle ne sait pas encore qu’elle vient de sauver la vie du fils du roi des chats et que cette rencontre va lui faire découvrir un monde parallèle dont elle ne pourra plus sortir… (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? dans ce film il n’y est pas vraiment question de yôkai mais de chat qui parlent, ces chats ont bien des choses en commun avec les bakeneko même s’il ne sont pas aussi malveillants.


Mon voisin Totoro

1988

réalisateur : Hayao Miyazaki

studio Ghibli

distribué par Buena Vista

résumé : Deux petites filles viennent s’installer avec leur père dans une grande maison à la campagne afin de se rapprocher de l’hôpital ou séjourne leur mère. Elles vont découvrir l’existence de créatures merveilleuses, mais très discrètes, les totoros. Le totoro est une créature rare et fascinante, un esprit de la forêt. Il se nourrit de glands et de noix. Il dort le jour, mais les nuits de pleine lune, il aime jouer avec des ocarinas magiques. Il peut voler et est invisible aux yeux des humains. (source : Manga News)

pourquoi ? J’ai utilisé le chat-bus du film pour illustrer les bakeneko mais en réalité c’était une excuse pour pouvoir caser le film quelque part. En dehors du chat-bus, dans ce très joli film on voit comment les croyances shintô persistent dans le Japon contemporains.


Un été avec Coo

2009

réalisateur : Keiichi Hara

 studio : Shochiku films

licencié par Kaze

résumé : Kôichi, jeune écolier en quatrième année de primaire, découvre une pierre bien étrange dans le lit asséché d’une rivière et la rapporte à la maison. Alors qu’il décide de laver ce précieux trophée, un étrange animal en sort. Surprise, c’est un kappa, un esprit de l’eau. La famille de Kôichi appelle ce kappa Coo et décide d’en prendre soin. Toutefois, la rumeur de la présence de Coo ne tarde pas à se propager et toute la ville ne parle plus que de lui. Coo, inquiet d’ennuyer la famille de Kôichi, décide de partir. L’aventure de Coo à la recherche d’autres kappa commence. (source : Manga News)

pourquoi ? comme vous pouvez le deviner à la jaquette, pour parler du kappa.


⇒ retrouvez les bandes d’annonce dans Yôkai, ces créatures sorties du folklore japonais qui peuplent les manga


Et voilà c’est fini pour aujourd’hui. J’espère que vous aurez aimé cette petite série d’article dédié aux yôkai. Dans les semaine qui vont suivre je présenterais sans doute quelques uns des manga et des film dans des articles dédiés.

Sore jaa, mata !

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Des yôkai et des manga

Hier je vous proposais une « petite » présentation des yôkai, ces créatures étranges qui peuplent le folklore japonais. J’illustrais mon propos avec de nombreux exemples issus de manga et animes, je vais les reprendre ici les manga utilisés pour vous les présenter avec plus de détails.

Le pacte des yôkai

Yuki Midorikawa

2005

shôjo

éditions Delcourt

série toujours en cours au Japon – 16 tomes sur 20 paru en France

résumé :  Natsume, adolescent orphelin et solitaire, est traqué depuis son enfance par les yôkai, ces êtres surnaturels du folklore japonais qui ont pour passe-temps de taquiner ou d’effrayer les humains.Héritier d’un carnet qui lui donne droit de vie et de mort sur ces créatures étranges, Natsume est soumis aux persécutions de la communauté des yôkai, prête à tout pour récupérer l’objet ! Il décide alors de s’associer à un chat magique pour se défendre des ruses de ces derniers. Contre toute attente il va se lier d’amitié avec de drôles de créatures toutes aussi effrayantes qu’attendrissantes. (source : Manga Sactuary)

Pourquoi ? Le titre du manga fourni la réponse à lui tout seul. Dans ce manga on découvre de nombreux yôkai mais on ne nous donne aucune explication folklorique. On ne peut pas faire la distinction entre yôkai populaires et yôkai inventé de toute pièce, néanmoins on perçoit la nature du yôkai dans la tradition japonaise.


Onmiyôji – celui qui parlait au démons

Reiko Okano

1994

josei

éditions Delcourt

8 tomes sur 13 traduits en français (série terminée au Japon)

résumé : Faut-il croire aux anciennes légendes, aux récits mythiques, aux personnages fantastiques ? Encore enfant, Abe-no-Seimei fait ses premiers pas en compagnie de son maître Kamo Tadayuki sur les chemins fréquentés par les esprits malins et les âmes courroucées des ténèbres aux mille sortilèges. Seimei ayant senti approcher une entité maléfique avant tous, Tadayuki reconnaît en lui un don exceptionnel pour les pratiques du Yin et du Yang. De ce jour, il en fait son principal disciple et lui enseigne tous ses secrets. (source : Manga News)

Pourquoi ? Abe no Semei est un onmyôji, maître du yin et du yang, cosmologue ésotérique de l’époque Heian ayant réellement existé. Ce manga reprend ce personnage devenu légende et lui attribue des pouvoirs magiques lui permettant de battre les yôkai venu tourmenter la capitale. Grâce et ce très beau manga, on en apprends plus sur le folklore japonais mais aussi sur l’époque Heian (794 – 1185), la cour impériale et ses coutumes. Une période historique du Japon bien moins exploité par le manga que l’époque Edo, plus récente.

sur Ma Petite Médiathèque : mon avis sur les tome 1 à 3 dans le petite panier de manga – spécial shôjo


Mokke

Takatoshi Kumakura

2002

seinen

éditions Pika

terminé en 9 tomes

résumé : Mizuki et Shizuru sont deux sœurs qui possèdent respectivement le don d’attirer les yôkai et celui de les voir. Elles sont envoyées chez leur grand-père, expert en exorcisme, vivant à la campagne. Cependant, leurs talents particuliers n’ont pas que des avantages. Non seulement elles ont l’interdiction de parler à leurs camarades de leurs pouvoirs, mais elles sont aussi confrontées à de nombreux phénomènes surnaturels… (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi : Tout comme dans les deux précédents manga, les yôkai sont au centre de l’intrigue de Mokke. Contrairement au Pacte de Yokai, on trouve de nombreuses information folkloriques dans Mokke, rendant peut-être la lecture moins fluide mais très intéressante pour les amoureux de folklore.

sur Ma petite Médiathèque : mon avis sur le tome 1 dans le petit panier de manga # 11


Cortège des cent démons

Ichiko Ima

1995

shôjo

éditions Doki Doki

malheureusement stoppée après 6 tomes, toujours en cours au Japon

résumé : Élevé par son grand-père écrivain fasciné par l’occulte et le fantastique, Ritsu a la faculté de percevoir les êtres surnaturels qui peuplent notre quotidien sans que le commun des mortels n’en soupçonne l’existence. (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? les yôkai de toute sorte sont au centre de l’intrigue de se très bon manga qui ne méritait surement pas d’être interrompu après 6 tomes seulement . Le titre du manga n’est pas sans rappeler celui d’un recueil d’estampes de Toriyama Sekien : Cortège nocturne des cents démons


Mon copain le kappa

Shigeru Mizuki

1980

shonen

éditions Cornelius

terminé en 3 tomes

résumé : Le kappa est un yôkai japonais assez dangereux et qui vit dans l’eau. Il a un crâne creux rempli d’eau, ce qui lui confère des pouvoirs magiques. Dans la légende, les kappas attiraient les jeunes filles et les enfants dans les rivières pour les violer et les tuer au fond de l’eau…
Un monstre pas très sympathique donc…
Sanpeï est un petit garçon qui vit à la campagne et qui ressemble étrangement à un jeune kappa. Un jour, ces derniers le prennent pour un des leurs et l’entraînent dans leur monde…
Mais, soucieux de revenir dans le monde des humains et aidé de jeunes camarades kappas, Sanpeï parvient à s’échapper.
Secondé de ses nouveaux amis, le jeune garçon qui est un piètre nageur parvient à gagner moultes compétitions ! Jusqu’au championnat national de Tokyo où le garçon bat tous les records devant les yeux de l’empereur du Japon, rien que ça ! Bien sûr, une telle réussite n’est pas sans embûches et les kappas, peu habitués à un tel choc culturel, ne cessent de faire des bêtises… (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? Tout d’abord parce qu’il a un kappa pour personnage principal et que le kappa et l’un des yôkai les plus connu, puis parce que c’est l’un des manga de Shigeru Mizuki, mangaka connu et reconnu pour son travail autour des yôkai. Il est entre autre l’auteur d’un encyclopédie des yôkai traduite en français


Le clan des Tengu

Iô Kuroda

1994

seinen

éditions Casterman

terminé en 4 tomes

résumé : Sous son apparence ordinaire, Shinobu n’en est pas moins un Tengu, une créature fabuleuse dotée de pouvoirs magiques. Évoluant dans le Japon contemporain, la jeune femme et son Maître côtoient d’autres Tengu, dont la collégienne Yukina, où tous vivent en marginaux… Une fable fantastique née de l’imaginaire fécond de Iô KURODA, le talentueux auteur d’un Eté andalou et autres aubergines, qui revisite la mythique figure japonaise du Tengu.

Pourquoi ? Parce que les personnages principaux sont des tengu, autre yôkai très connu.

sur Ma petite Médiathèque : Le clan des Tengu


Kabuto Le Dieu Corbeau

Buichi Terasawa

1986

shonen

éditions Taïfu Comics

terminé en 3 tomes

résumé : Il y a 500 ans au Japon, lors de l’ère Tensho, un homme est apparu, accompagné des dieux du Bien, pour déjouer les plans d’un démon, Kuroyasha Dôki. Le nom de cet homme était Kabuto. Malheureusement le terrible démon de la Nuit Noire s’est échappé de sa prison en enfer et est réapparu sur terre pour se venger de la lignée des Kabuto. Les dieux du Nord, de l’Est, de l’Ouest et du Sud décident alors de se regrouper afin d’aider Kabuto, 2ème du nom, ce dernier ayant désormais pour arme Hiryû, une épée
diabolique douée de parole, forgée par son père. (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? le personnage principal est un tengu

sur Ma petite Médiathèque : mon avis à lire dans petit panier de manga # 1


Black Bird

Kanoko Sakurakouji

2007

shôjo

éditions Pika

terminé en 18 tomes

résumé : Pas facile de vivre comme les autres quand on possède la capacité de voir les esprits et que ces derniers ont décidé de s’amuser à vos dépens. Misao Harada a appris à supporter cet étrange quotidien en se remémorant Kyô, un petit garçon qui voilà dix ans la protégeait de ces créatures. Un premier amour qui réapparaît dans sa vie sans crier gare le jour de ses 16 ans avec une révélation pour le moins surprenante : le sang de la jeune fille accroît la longévité des monstres tandis que sa chair leur octroie la jeunesse éternelle! Afin d’échapper aux créatures prêtes à tout pour la dévorer, une seule solution s’offre à Misao : épouser Kyô! Le jeune Tengu (démon corbeau), quelque peu possessif, tentera par tous les moyens de convaincre la jeune fille, allant même jusqu’à devenir le nouveau professeur de mathématiques de sa classe… (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? pour donner une version shôjo du tengu et contrebalancer le trop plein de testostérone de Kabuto XD

sur Ma petite Médiathèque : mon avis sur le tome 1 dans le petit panier de manga #8


Le voleur d’estampes

Camille Moulin-Duprès

2016

global manga

éditions Glénat

série en cours, prévue en 2 tomes

résumé : Japon, fin du XIXe siècle. Dans une société en crise, le Voleur mène une double vie. Le jour, il œuvre dans le restaurant portuaire de son père. La nuit, il dévalise la colline aux palais. Ce qui le guide : le frisson de l’aventure, la sensation de liberté, le sentiment que le monde lui appartient. Jusqu’au jour où il cambriole le gouverneur. Jusqu’au jour où sa fille découvre son visage. Entre l’héritière, promise à un destin qu’elle refuse, et le Voleur, piqué dans son orgueil, se noue alors un étrange chassé-croisé…
Inclassable, poétique et artistique, Le Voleur d’estampes saura vous inviter au voyage dans une histoire dessinée et racontée comme un recueil d’estampes japonaises… (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? toujours le tengu

sur Ma petite Médiathèque : Le voleur d’estampes


Naturo

Masashi Kishimoto

1999

shonen

éditions Kana

70 tomes sur 72 (terminé au Japon)

résumé : Naruto est un garçon un peu spécial. Solitaire au caractère fougueux, il n’est pas des plus appréciés dans son village. Malgré cela, il garde au fond de lui une ambition: celle de devenir un « maître Hokage », la plus haute distinction dans l’ordre des ninjas, et ainsi obtenir la reconnaissance de ses pairs mais cela ne sera pas de tout repos… Suivez l’éternel farceur dans sa quête du secret de sa naissance et de la conquête des fruits de son ambition! (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? A cause du kyûbi, le renard à 9 queues et aussi parce que c’est un manga très populaire qui touche un très large lectorat, pas seulement les adeptes du folklore et de l’occulte.


La fille des enfers

Miyuki Eto

2008

shojo

éditions Pika

terminé en 9 tomes

résumé : Le  » Courrier des Enfers « . un site Internet accessible quand sonnent les douze coups de minuit. Si on y entre le nom d’une personne que l’on déteste, la Fille des Enfers vient la punir… C’est la dernière légende urbaine à s’être répandue dans les collèges et lycées. Mais la rumeur disait vrai. (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? j’y ai puisé un exemple de wanyûdô. La série mélange occulte à l’occidentale et à la japonaise avec légendes urbaines moderne.


Secret Service Maison de Ayakashi

Cocoa Fujiwara

2009

shonen

éditions Kurokawa

série terminé en 11 tomes

résumé : Ririchiyo Shirakiin a un gros défaut : elle ne peut pas ouvrir la bouche sans dire des choses désagréables aux gens. Sous ses airs revêches, la jeune lycéenne a pourtant un cœur en or, mais après des années passées à n’exister qu’à travers son statut d’héritière d’une riche famille, elle s’est construit une carapace qui l’étouffe. Bien décidée à changer de vie, Ririchiyo vient d’emménager dans la « Maison de Ayakashi », une résidence réservée aux descendants de créatures surnaturelles et d’humains. Avec ses étranges voisins, la jeune fille n’est pas au bout de ses surprises… surtout lorsqu’elle découvre que son mystérieux garde du corps a le pouvoir de se transformer en renard démoniaque ! (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? Pour le titre où l’on retrouve le terme ayakashi, synonyme de yôkai ainsi que pour son renard à 9 queues assurément plus charmant que le kyûbi de Naruto.


Furari 

Jiro Taniguchi

2010

seinen

éditions Casterman

résumé : Dans un esprit très proche de L’Homme qui marche, Furari retrace les déambulations d’un cartographe humaniste dans le Japon de l’époque d’Edo. Son personnage, Tadataka Inô, célèbre géomètre, établit au début du XIXe siècle la première carte du Japon en utilisant des techniques et instruments de mesure modernes. On le suit ici au hasard de ses intuitions et de sa curiosité lorsqu’il arpente les différents quartiers d’Edo, l’ancien Tôkyô, mesure, prend des notes, dessine, tout en laissant libre cours à son goût pour la poésie et à son inépuisable capacité d’émerveillement. (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? Pour la référence à l’estampe d’Hiroshige représentant le feu du renard, une de mes estampes préférées. Et aussi parce que c’est un très beau manga où le réel et l’immatériel se trouvent parfois mêlé comme souvent dans la culture japonaise

sur Ma petite Médiathèque : Furari, le cartographe qui marche


Kanojo wa rokurokubi

Nieki Zei

2015

shonen

pas disponible sur le marché français

résumé : histoire d’amour d’une rokurokubi au lycée

pourquoi ? j’ai trouvé l’idée assez amusant pour être citée même s’il n’est pas disponible en français, les hors-la-lois pourront le trouver en scan 😉


J’aurais aussi pu citer Nura Le Seigneur des Yokai, Blue Exorcist, Docteur Yôkai, Kitaro le repoussant, le dictionaire des yôkai de Mizuki et bien d’autres manga. N’hésitez pas à citer d’autres titres, je les regrouperais tous dans une future petite liste 😉


Rendez-vous demain pour retrouver les anime cités dans Yôkai, ces créatures sorties du folklore japonais qui peuplent les manga

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Yôkai, ces créatures sorties du folklore japonais qui peuplent les manga

Aujourd’hui j’avais envie de faire un petit article pour parler des Yôkai, ces créatures étranges qui peuplent le folklore japonais et que l’on retrouve régulièrement dans les manga et les anime. Si l’envie d’en parler est présente, ma connaissance du sujet est loin d’être parfaite, alors n’hésitez pas à apporter votre pierre à l’édifice 😉 Je vous propose ici un petit aperçu, une entrée en matière qui ne demandera qu’à être complétée par plus de lectures 🙂

 Des yôkai et des mots :

The Heavy Baske (1892) de Tsukioka Yoshitoshi

Yôkai s’écrit 妖怪, le kanji signifie « attractif », « séduisant » tandis que le kanji  signifie « apparition ». Sous ce terme générique on nomme toutes sortes de créatures surnaturelles diverses. Certaines issues d’anciennes légendes, d’autres plus modernes crées de toutes pièces par des artistes de l’époque Edo (1600-1868) ou encore par des mangaka contemporains tel que Mizuki Shigeru. Sous ce terme on peut aussi trouver des créatures issues du folklore occidental. Il existe des yôkai bienveillants et d’autres très dangereux, entre les deux une multitude de yôkai s’amusent à jouer de mauvais tours aux humains.

rassemblement de yôkai dans Natsume Yuujinchou

On retrouve des yôkai dans nombreux manga et anime qu’ils en soit les personnages principaux ou de simples figurants. Par exemple dans le film d’animation Lettre a Momo ils jouent un rôle principal et sont bienveillant.

D’autres mots désignent ces créatures surnaturelles : ayakashi, mononoke ou mamono.

Ayakashi (妖) semblerais désigner des yôkai ayant la particularité d’apparaître sur une surface d’eau (lu sur wikipedia…). On retrouve en effet un ayakashi dans l’épisode Umibozo de la série Mononoke (si vous ne l’avez pas vu faut absolument vous la procurer c’est génial !). Dans cet épisode  l’apothicaire est sur un bateau et c’est en mer que l’ayakashi apparaît. Cet ayakashi est le fruit de la rancune éprouvée par une humaine en mourant (caractéristique que l’on retrouve chez de nombreux yôkai, mais nous y reviendrons plus tard).

ayakashi (umibozo) dans la série Mononoke

Pour la petite histoire Umibozo (海坊主) est le nom d’un yôkai marin naufrageur. Son nom signifie « moine de la mer ». Son aspect varie selon les sources. Il est tantôt représenté comme une énorme silhouette noire avec de grand yeux, tantôt comme un vieil homme.

le marin Tokuso rencontrant un umibōzu, par Utagawa Kuniyoshi

Si l’ayakashi de la série Mononoke semble correspondre à la définition de wikipedia, dans d’autres séries le terme ayakashi est utilisé pour désigner des apparitions qui se matérialisent aussi bien sur terre que sur l’eau. Je pense notamment à Noragami (manga anime) où ce nom est employé pour désigner toutes les créatures nées des amertumes, tristesses et autres émotions négatives humaines. Dans cette série Yato, un dieu mineur, utilise des armes spirituelles pour détruire les dits ayakashi et ainsi libérer les humains de leur emprise.

ayakashi dans la série Noragami

A noter que la série Mononoke est un spin-off d’une série intitulée Ayakashi : Japanese Classic Horror, série animée composé de 3 arcs indépendants réalisés par 3 réalisateurs différents et mettant en scène des histoires de fantômes (si vous savez pas quoi m’offrir pour mon anniversaire… 😛 ).

On trouve encore le mot ayakashi dans le titre du manga Secret Service Maison de Ayakashi de Cocoa Fujiwara où les personnages principaux sont mi-humain mi-yôkai.

Secret Service
Secret Service

Les yôkai sont encore appelés mononoke (物の怪), autre terme générique utilisé pour parler de monstres ou esprits.  signifie « chose », « objet » et on retrouve le kanji 怪 de yôkai qui signifie « apparition », « mystère ».

Ce terme donne son nom à la série dont je vous parlait plus haut (Mononoke – モノノ怪) mais aussi à l’un des film de Miyazaki : Princesse Mononoke (もののけ姫)

Je n’ai pour ma part jamais rencontré appellation mamono mais on pourrait ici citer le terme yurei (幽霊) qui désigne lui les fantômes en général à ne pas confondre avec les yôkai qui seraient plutôt des monstres. Les yurei sont les âmes des défunts qui n’ont pas trouvé le repos après leur mort à cause d’une rancune ou autre.

Yūrei par Sawaki Sūshi (1737)

Des yôkai et des formes

Les yôkai sont de formes et de natures très variées, animaux magiques, humains ayant perdu leur humanité à cause d’émotions négatives, objets prenant vie… il n’y a aucune limite à la yôkai’attitude !

des animaux à vous faire peur

Nombreux sont les animaux magiques que l’on pourrait trouver sous le terme de yôkai. Je ne vais pas m’amuser à tous les reprendre, je n’en citerai que quelques uns des plus connus.

Tanuki

Commençons avec le tanuki. Tanuki est le terme désignant en japonais le chien viverrin, petit canidé originaire de l’Asie de l’est. Ce terme est utilisé en occident pour désigner le bake danuki (化け狸) esprit de la forêt ayant la forme d’un tanuki. Il est souvent représenté avec un chapeau de paille et une gourde de sake. Il a le ventre bien rebondi et de gros testicules. Il est généralement considéré comme un symbole de bonne fortune. Les tanuki (tous comme les renards) sont des o-bake (お化け – aussi appelé bakemono 化け物 du kanji 化 « se transformer », « se métamorphoser ») soit des esprit métamorphes. Ils peuvent changer de forme à loisir et prendre une apparence humaine. Mais la caractéristique la plus étonnante du tanuki est ce qu’il fait de ses testicules ! Il peut les grossir et les utiliser à des fins diverses.

On ne peut pas parler de tanuki sans mentionner Pompoko (j’adore ce film !) de Isao Takahata (studio Ghibli). Dans le film on les voit se métamorphoser de plus belles.

J’avais été surprise dans le film de voir les transformations faites avec des testicules. J’ai découvert plus tard que ce n’était pas une invention de Takahata mais un fait reconnu de cet animal dans le folklore japonais.

estampe de Kutagawa Kuniyoshi

Kitsune

Au côté du tanuki on trouve le kitsune, le renard. Ici c’est le même terme qui est employé à la fois pour désigner l’animal réel et la créature légendaire : 狐. Tout comme le tanuki, le renard est un yôkai métamorphe et peut prendre forme humaine.

Les renards peuvent être bienveillants, ils sont alors associés au dieu Inari (dieu des céréales et du commerce… tiens ça me fait penser à une certaine Holo qui n’est pas une renarde mais une louve mais partage avec le renard sa malice et son pouvoir métamorphe, lire Spice and Wolf).

Les kitsune peuvent être malveillant. Ils jouent des farces aux humains et peuvent  même les posséder (Kitsunetsuki), la victime est toujours une jeune femme qui prends alors des trait rappelant ceux du renard.

On retrouve également des renards dans Pompoko, ils y sont particulièrement espiègles et opportunistes par opposition aux tanuki qui sont bon enfant.

On représente souvent les renards avec plusieurs queues, le nombre de queues augmente avec l’âge et la puissance de l’esprit renard. Le plus célèbre renard dans le manga est sans doute le kyûbi de Naruto, ce renard à neuf queues qui est scellé dans son corps.

Kurama le « kyûbi no kitsune » (renard à 9 queues) de Naruto

Autre renard autre style, on retrouve ce yôkai dans le film d’animation coréen Yobi, le renard à 5 queues. Ici le renard s’amuse à prendre forme humaine pour rejoindre un camp d’enfants.

(« une oeuvre de la même veine que celle de Miyazaki » si Miyazaki avait fumé un gros pétard mais… malgré le côté wtf du film Mimiko a beaucoup aimé)

On retrouve en effets des légendes de renards à plusieurs queues aussi dans la mythologie chinoise et coréenne.

Je me souviens également d’un renard dans Natsume Yuujinchou (Le pacte des Yôkai dans la version manga en français).

Un tout petit renard qui se prends d’affection pour Natsume.

Je ne me souviens plus dans quel épisode il apparaît.

Rien à voir avec le Kyûbi de Naruto ! XD

renard à 9 queues dans Secret Service
renard à 9 queues dans Secret Service

L’esprit renard prend souvent la forme d’une femme-renard qui séduit les hommes. Elle peut parfois se révéler être une bonne épouse. Selon la légende, Abe no Semei était le fils d’une femme-renarde (Kuzunoha) qui lui aurait légué une part de ses pouvoirs. Pour savoir qui est Abe no Semei je vous conseille la lecture de Onmiyôji, un manga de Okano Reiko. On y rencontre d’ailleurs pas mal de yôkai.

Kuzunoha quittant son enfant par Yoshitoshi

Autre yôkai lié au renard le kitsunebi (狐火) « feu du renard » magnifiquement représenté par Hiroshige. On retrouve cette estampe dans Furari, un manga de Taniguchi.

Hiroshige – New Year’s Eve Foxfires at the Changing Tree, Ōji (1857)

bakeneko

Autre animal réputé pour ses pouvoirs magiques (chez nous aussi !) le chat. Appelé bakeneko (化け猫) « monstre chat », on retrouve le kanji 化 de la métamorphose. Tout comme le tanuki et le kitsune c’est un bakemono.

bakeneko par Hiroshige

Le bakeneko n’est pas une créature charmante, il peut dévorer son maître pour prendre ça place ou faire revenir les morts à la vie. On retrouve ces chats monstrueux dans de nombreuses légendes notamment dans La danse des chats, un joli conte dont j’ai déjà parlé.

« Ume no Haru Gojūsantsugi » (梅初春五十三駅) by Utagawa Kuniyoshi

On retrouve un bakeneko vengeur dans le dernier épisode de Mononoke ainsi que dans le dernier  arc de la série Ayakashi.

bakeneko dans Ayakashi – Japanese classic horror

Autre yôkai chat, le nekomata se caractérise par une double queue :

Nekomata par Gojin Ishihara
nekomata dans Naruto

Mais il n’y a pas que des chats malfaisants, il y a aussi le chat porte-bonheur : le maneki-neko (招き猫), ce chat à la patte levé qui vous invite à entrer.

J’ai découvert récemment la légende à l’origine du maneki-neko sur Vivre livre, je n’ai pas encore lu l’album qui la raconte mais en attendant je vous invite à faire un tour chez Blandine pour en apprendre plus sur ce charmant chat.

Les références aux maneki-neko dans les manga et anime sont nombreuses. Je citerais avant tout Natsume Yuujinchou où Madara, un puissant yôkai, se voit affublé la forme d’un maneki-neko après avoir été scellé dans une statuette.

Natsume Yujinchou

On retrouve des chats peu ordinaires dans un autre film de Ghibli : Le royaume des chats

J’allais oublier le chat-bus de Totoro

 Okuri-inu

Après les chats, les chiens, avec le okuri-inu (送り犬) « le chien qui accompagne », aussi appelé okuri-ôkami (le loup qui accompagne). Il peut être bienveillant, il suit le voyageur pour le protéger d’autres yôkai ; ou malveillant, attendant que le voyageur chute pour le dévorer. Le mot okuri-ôkami serait aussi utilisé pour désigner un homme malintentionné qui propose de raccompagner les jeunes fille pour les agresser.

okuri-ôkami par Mathiew Meyer

On trouve la version agressive de ce yôkai dans le manga Mokke de Takatoshi Kumakura.

okuri-ôkami dans Mokke
okuri-ôkami dans Mokke

Kappa

kappa – Toriyama Sekien

Le kappa (河童), ce yôkai très connu ressemble beaucoup à une tortue anthropomorphe. Le haut de son crâne est creux et plein d’eau.

Le kappa vit près de l’eau et attire les humains pour leur jouer de mauvais tours. Ils raffolent de concombre. Pour leur échapper on doit s’incliner pour qu’en vous saluant en retour l’eau au sommet de son crâne se vide et qu’ils perdent ainsi ses pouvoirs.

Les kappa sont très populaires et on en trouve dans de nombreux manga/anime. On en croise d’ailleurs  dans Le pacte des Yokai, mais si je ne devais citer qu’un seul manga je parlerais de Mon copain le kappa de Mizuki Shigeru.  Dans ce manga un jeune garçon qui ressemble à s’y méprendre aux kappa est enlevé par 2 d’entre eux avant de revenir chez lui avec un jeune kappa.

Il y a aussi le très joli (mais un peu long) film Un été avec Coo

Dans Gintama aussi on rencontre une sorte de kappa :

Gintama

Tengu

Autre yôkai aux formes d’un animal anthropomorphe très connu, le Tengu à l’allure d’un rapace. Pourtant le nom tengu (天狗) signifie « chien céleste ». Initialement représenté avec un bec, cette caractéristique a été peu à peu remplacée par un très long nez. Dangereux guerrier, démons ou protecteurs de la forêt, il  y a de très nombreuses variantes du tengu. On dit même que c’est au près d’eux que les yamabushi, sorte de moines guerrier des montagnes, tireraient leur savoir.

Tengu par Hokusai
An elephant catching a flying tengu, by Utagawa Kuniyoshi

Ce yôkai est au centre du manga le clan des Tengu de Iô Kuroda où des tengu ayant pris forme humaine tentent de rétablir leur ancienne puissance. Un manga assez étrange mais très intéressant.

le clan de Tengu de Iô Kuroda

Les tengu sont aussi au centre de l’intrigue de Kabuto Le Dieu Corbeau de Buichi Terasama.

Kabuto Le Dieu Corbeau
Kabuto Le Dieu Corbeau

Dans un tout autre style on retrouve les tengu au centre de l’intrigue de Black Bird, un shôjo où l’héroïne est éprise du maître des tengu, un beau et ténébreux jeune homme revenu dans sa vie après une longue absence.

On rencontre un tengu aussi dans le global-manga de Camille Moulin-Duprès Le voleur d’estampes (si vous aimez comme moi les estampes japonaises je vous conseille vivement ce manga très atypique qui m’a séduit surtout pour son esthétique)

Le voleur d’estampes – Camille Moulin-Duprès

Oni

Les oni (鬼) sont des yôkai à l’allure de démons qui vivent dans les montagnes. Ils ont habituellement la peau rouge, bleu, marron ou noire et sont armés de grosses massues. Je pense tout de suite au conte Momotaro où le jeune Momotaro va se battre contre des oni.

oni par Hokusai

On aperçois des oni dans le premier tome du très bon manga de Ima Ichiko : Le cortège des cents démons.

Le cortège des cents démons
Le cortège des cents démons

Tsukumonogami

Les tsukumonogami (付喪神) sont des yôkai ayant la forme d’un objet. Ceux-ci prennent vie à leur centième anniversaire. Toutes sortes d’objet peuvent devenir des yôkai. Certains d’entre eux sont particulièrement connu.

Kasa-obake

Le kasa-obake (傘おばけ) est un yôkai parapluie très populaire. Il est également appelé karakasa-obake (から傘おばけ) et karakasa kozō (唐傘小僧).

Kasa-obake par Utagawa Yoshikazu

Je l’ai rencontré plusieurs fois. Le plus connu est sans doute celui de Mizuki que vous avez du déjà apercevoir.

kasa-obake par Shigeru Mizuki

Dans le pacte des yôkai on en croise 2 différents dans le même tome. L’un d’eux est accompagné d’une kameosa (vieille jarre à sake) autre tsukumonogami.

2 kasa-obake dans Le pacte des Yôkai
2 kasa-obake dans Le pacte des Yôkai

Biwa-bokuboku

Biwa-bokuboku in Toriyama Sekien’s Hyakki Tsurezure Bukuro

Le biwa (琵琶) est un instrument de musique japonais utilisé depuis le VIII° siècle, dérivé du pipa chinois. Le biwa-bokuboku (琵琶牧々) serait un biwa ayant pris vie.

Tout de suite je pense au biwa farceur présent dans Onmiyôji de Reiko Okano.

extrait de onmiyôji

Chôchin-obake

Le chôchin-obake (提灯お化け) est un yôkai lanterne en papier. Je le connais surtout pour les nombreuses estampes le représentant à commencer par celle d’Hokusai que vous avez sans doute déjà vu.

Chôchin-obake, série Hyaku monogatari de Hokusai

Chôchin-obake ou fantôme vengeur d’Oiwa, ces lanternes font vraiment peur !

Portrait d’Oiwa selon Utagawa Kuniyoshi

Des humains devenus yôkai

Après les animaux magiques, les créatures légendaires, les objets qui prennent vie, il y a une autre sorte de yôkai, ceux qui étaient humains avant de se transformer en horribles monstres à cause de leur trop fortes émotions négatives (à ne pas confondre avec les humains qui deviennent des fantôme à leur mort).

Les oni hannya sont par exemple des femmes devenues démons à cause de leur trop grande jalousie.

Warai Hannya de la série Hyaku monogatari – Hokusai

Autres yôkai d’origine humaine le rokurokubi (ろくろ首), est yôkai pouvant allonger le cou.

manga de Hokusai

J’ai même trouvé un manga dont le personnage principal est une rokurokubi : Kanojo wa rokurokubi, mais ne l’ayant pas lu je ne peux pas vous en dire grand chose.

kanojo wa rokurokubi
Le pacte de Yôkai
Le pacte de Yôkai

wanyûdô

Le wanyûdô est un yôkai en forme de roue de char à bœuf avec un visage entouré de flammes. Selon la légende c’est l’âme d’un daimyo tyrannique qui se serait transformé en yôkai.

wanyûdô par Toriyama Sekien

On retrouve ce yôkai dans le manga/anime La filles des Enfers

wanyûdô dans la fille des enfers

yôkai interdit aux moins de 16 ans

Bon, jeunes puceaux et pucelles vous aurez été avertis, je décline toute responsabilité pour les images qui vont suivre XD

Mais c’est trop drôle ! Je peux pas faire l’impasse : je vous présente tête de gland

par Utagawa Kuniyoshi

Il existe bien d’autres yôkai, je ne pourrais pas tous les citer mais si vous en connaissez un qui vous a particulièrement marqué et que je ne présente pas, n’hésitez pas à me donner quelques infos, je l’ajouterais à cette présentation avec plaisir 🙂

Je voulais reprendre plus en détails tous les manga cités dans cet article mais je pense que ce sera un peu trop long. J’opte donc pour un deuxième article que vous pourrais lire sur Ma petite Médiathèque dès demain.

Sore jaa, mata 


annexe 1 : Des Yôkai et des manga

annexe 2 : Des Yôkai et des anime

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Gisèle, « le combat c’est vivre ! » ~by Yomu-Chan

Bonjour, bonjour,

Je m’attaque une fois de plus à une pièce de théâtre. D’ailleurs les copains, je vous encourage à aller au théâtre, ou même à rechercher la compagnie de tout spectacle vivant, c’est une nourriture culturelle qui selon moi est indispensable à l’épanouissement intellectuel de chacun d’entre nous ! Bref entrons dans le vif du sujet !

gisèle le combat c'est vivre affiche

Gisèle, « le combat c’est vivre » est un spectacle du collectif Or Normes ; le texte, l’interprétation et la mise en scène sont de Christelle Derré, la direction d’acteur de Laurence Andreini, la musique originale de David Couturier et l’installation multimédia de Martin Rossi. Ces deux hommes interviennent aussi sur scène à plusieurs reprises, comme figurants pour illustrer les propos du personnage et comme musiciens et chanteur. Le texte et le message de Gisèle, « le combat c’est vivre » sont tirés de deux interviews menée par Christelle Derré, la première rencontre se fait avec Gisèle S. une vielle femme de plus de 80 ans, une activiste humaniste qui aura passé sa vie à défendre de multiples causes humanitaires et notamment l’égalité Homme/Femme. Le deuxième entretien se construit autour de Wassim un ami syrien de la metteur en scène. Ces deux témoignages sont alors retravaillés par cette-dernière pour devenir le monologue de Gisèle, une franco-syrienne, qui nous livre sa vie à travers des souvenirs et des réflexions sur l’humain, sur la France et le monde. C’est un récit très touchant et percutant qui pousse le public à la réflexion. C’est un de ces spectacles qui bannissent la passivité intellectuelle et contraignent au retour sur soi et aux questionnements.

L’exercice ici me semble difficile mais je vais tenter d’analyser les éléments de ce spectacle pour tenter d’en extirper du sens.

Parlons d’abord du décor. Celui-ci est assez succinct puisqu’il réside en deux fils tendus en travers du plateau sur lesquels Gisèle et les deux hommes viendront étendre des linges blancs, tantôt de fines bandelettes et tantôt de grand draps. Cette image qui m’a d’abord parue vide de sens peut en fait rappeler l’expression « laver son linge sale en famille ». En effet Gisèle vient partager son amour de l’Humain et de la vie mais en profite aussi pour déverser son amertume et ses déceptions, comme pour mettre à plat ses sentiments et partager ce qu’elle gardait en elle depuis des années, comme pour régler ses comptes. Ainsi cette image des tissues étendues prend de la consistance. De plus ces étoffes blanches vont aussi servir d’écran pour plusieurs projections vidéo.

gisèle décor 2

Abordons maintenant la question des costumes. Gisèle porte une combinaison bustier rouge. Elle a également les lèvres et les ongles peint en rouge. Cette couleur sied très bien au personnage, à la fois sensuel et violent le rouge cerne bien la personnalité et les problématiques de Gisèle. En effet le rouge est la couleur de l’amour, mais il est aussi la couleur du feu, du feu qui peut symboliser la passion dévorante, qui peut symboliser la révolte et la lutte pour des convictions.

gisèle costume blancEn revanche les deux hommes, qui joueront tantôt les rôles des pères, puis de l’amant, parfois d’une allégorie, sont habillés en blanc. L’un porte un costume très européen, l’autre une djellaba. Cette couleur, le blanc, peut être interprétée de différentes façons. La première idée que l’on associe au blanc c’est la pureté, qui ici deviendrait un corps lavé des préjugés, tolérant et prêt à être un Homme (avec un grand H). Ici le blanc serait alors un étendard de l’Universalité. On peut aussi y voir une « page blanche », c’est à dire l’opportunité d’écrire un nouveau monde, un nouveau départ.

Je voudrais maintenant dire un mot sur le jeu d’actrice. Ici Christelle Derré a un phrasé assez particulier avec des voyelles très ouvertes, cela donne au personnage une dimension un peu étrange, comme si elle planait dans la vapeur.. C’est pas très imagé mais c’est cette métaphore qui me vient à l’esprit pour décrire la façon de jouer de la comédienne. Elle nous offre une Gisèle ambivalente à la fois très encré dans la réalité qu’elle analyse et critique, et à la fois comme élevée dans un onirisme utopique fait de souvenirs et de fantasmes. Christelle Derré a une tenue de corps très ferme qui fini d’affirmer la présence de Gisèle dans le monde mais un port de tête et une intonation vocale qui la font planer au-dessus de tout ça et lui donne le recul nécessaire pour transmettre un espoir au public. Enfin cet effet de style ne se fait pas sentir tout au long de la pièce. Très souvent Gisèle aborde des sujets durs et s’emporte. Christelle Derré a alors tendance à hausser la voix et à crier certaines syllabes ou mots comme le ferait un enfant en colère. Seulement, ces élévations de la voix ne se font pas toujours sur les phrases attendues, elle accentue certains mots comme s’ils étaient source de colère mais le choix de ceux-ci ou la manière de le faire apparaissent parfois comme dissonant. Comme si elle ne s’énervait pas au bon moment dans sa phrase. Mais cela, encore une fois, épaissit la personnalité de Gisèle et la présente comme une femme incandescente, à fleur de peau et déroutante. Ce côté un peu agressif, un peu « boule de feu » la rend en fait plus fragile, on aperçoit peut-être une femme blessée.

Cette analyse de la voix qui crie me pousse à parler de l’utilisation à plusieurs reprises d’un micro. 3 fois exactement : Quand Gisèle prononce son discours humaniste, quand elle dénonce les pratiques machistes barbares à travers le monde, et quand l’un des hommes chante, mais cette dernière utilisation je la met à part. La sonorisation, quand elle est un outils pour les messages de Gisèle, apparaît comme une colère qui résonne et qui écrase à la fois Gisèle et son public. En effet le son est particulièrement fort pour accabler nos oreilles de la détresse et de la déception du personnage, mais aussi pour symboliser une prise de parole comme on en voit dans les manifestations ou les mouvements de revendication. L’utilisation du micro met en valeur la culpabilité de chacun mais offre un espoir ou du moins une volonté de changement.

gisèle baiser

Qui dit son dit aussi musique, et d’ailleurs je l’ai dit, dans ce spectacle ça chante. En effet on retrouve plusieurs codes musicaux lourds de sens. D’abord « Ne me quitte pas » de Jacques Brel, une première fois chanté sur scène par Christelle Derré, ou devrais-je dire par Gisèle, et une deuxième fois en audio enregistré en arabe par Mariem Labidi. La double interprétation de ce chant dans deux langues différentes renforce l’idée d’un amour universel. En effet l’idée ici est d’appliqué un parfum d’ailleurs et de ici à cette mélodie devenue hymne de l’amour pour un public francophone.

Le deuxième chant est une interprétation masculine de l’hymne des femmes du MLF. Cette chanson qui proclame la liberté des femmes offre un message d’autant plus percutant quand elle est chanté par un homme ; elle appelle à la réconciliation des sexes et non à la souveraineté féminine, elle prône un véritable humanisme.

Que ce soit « Ne me quitte pas » de Labidi ou l’hymne féminin d’un homme, ces deux passages chanté sont deux moments de douceur, de tendresse et d’intimité dans le spectacle ; et ces deux moment sont violemment interrompu par du rock à un volume puissant. Le rock est utilisé comme un symbole de révolution, et les moment de douceur sont des démonstrations de sensibilité. Mais alors ces deux rupture assez brutales seraient comme un gisèle musiquecri de révolte appelant à mettre de côté la sensibilité qui ne suffit plus, à cesser de pleurer sur l’injustice et à rétablir l’ordre pour de bon. Ou alors ne voyons pas cela comme une rupture mais comme un puisant alliage entre sensibilité et révolte. Cela nous montre qu’il est encore possible de vivre dans les deux, que les activistes engagés malgré leur amertume ne sont pas dépourvu d’amour, et que les sentimentalistes ne sont pas forcément éloignés des combats de l’humanité. Puisque le combat c’est vivre. Et vivre ne peut se résumer à une seule couleur.

Nous avons parlé musique, parlons maintenant Lumière et vidéo. J’évoquais tout à l’heure des écrans en tissue sur lesquels étaient projetées plusieurs vidéos. On distingue deux types de projections. Celles qui apparaissent comme les images d’une Gisèle qui se souvient et qui pense, ce sont donc des souvenirs ou la matérialisation en images de ses états d’esprit, dans ce cas on verra des débris flotter dans le noir, des étoiles, ou le drapeau français. Et il y a celles qui sont des constats, des observations du monde qui l’entour. Les vidéos apparaissent comme des fenêtres sur l’extérieur, pour voir comment ça se passe, pour illustrer les propos de Gisèle, ici on verra des manifestations ou une femme voilée lisant un bout de la déclaration des droits de l’Homme.

Des fois Gisèle interagit avec ces projections, des fois elle les voit, elle les regarde, les prend à témoin. Et des fois elles sont là, en arrière plan, comme pour nous donner un aperçu de ce que Gisèle voit dans sa tête.

gisèle projection

La lumière contribue elle aussi à créer cette dimension intimiste qui nous plonge dans l’intérieur de Gisèle. En effet elle propose un espace immatériel qui rappelle l’onirisme dont je parlais plus haut. Tantôt le plateau est plongé dans le noir, des fois avec la mise en lumière (et donc en valeur) d’un seul élément, tantôt plateau et public sont éclairés ; l’espace, le lieu n’est jamais définit. Ils utilisent aussi de la fumée au début de la pièce, qui symbolise à la fois les bombardements et la vapeur qui règne autour du personnage et de son univers.

Voilà je pense avoir fait le tour des éléments que je suis capable d’analyser. Pour conclure je dirais que Gisèle, « le combat c’est vivre » est un des spectacles qui m’a le plus remué, de part sa violence et sa poésie. Le spectacle vivant reste un outils non négligeable pour réfléchir et partager sur notre monde et les idées qui le traversent. Sur le fond comme la forme (voulue choc) cette pièce de théâtre est percutante. Et si le spectacle tourne près de chez vous je vous encourage à aller y jeter un œil ou deux 😉

gisèle décor

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C’est lundi que lisez-vous ? #32

Rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading?par One Person’s Journey Through a World of Book et repris par Galleane.

En quoi consiste ce rendez-vous ? C’est très simple il suffit de répondre à 3 questions :

  1. Qu’avez-vous lu la semaine passée ?
  2. Qu’êtes-vous en train de lire ?
  3. Que allez-vous  lire ensuite ?

J’ai un peu zappé se rendez-vous ! Le dernier date du 28 mars 😀 3 semaine de lecture à récapituler ! ça va aller vite, j’ai pas lu grand chose

Qu’ais-je lu ?

Numéro très intéressant. Moi qui n’y connais rien en égyptologie j’ai pris beaucoup de plaisir à lire le dossier consacré à Toutankhamon. J’ai beaucoup apris et le magasin et vraiment agréable à lire

Je viens de commencer la série Le Pacte des Yokai de Yuki Midorikawa. Un premier tome très agréable. Pas de surprises puisque je suis fan de la série animé mais le plaisir de retrouver Natsume et le douceur du dessin de Midorikawa que je ne connaissez pas encore.

Que suis-je en train de lire ?

Toujours pas fini depuis 3 semaine que je suis dessus. Je suis pas vraiment emballée pas cette lecture. La première partie m’a carrément ennuyée. Après le départ de Max de son lieux de naissance j’ai trouvé ça plus vivant moins soporifique, j’ai même versé une petite larme mais… je m’interroge sur la concertina d’un tel roman. Je l’ai acheté pour mon neveux mais là j’ai plus trop envie de lui offrir.

Un peu de douceur pour faire passer la pilule Max qui reste un peu en travers de la gorge.

Je suis tombé sur 4 tomes d’Utena pour une bouché de pain du coup j’ai craqué…. et puis je me suis rendue compte qu’il me manque le tome 2 T_T

Un peu de lecture pour la mise en place d’un potager de poche dans mon petit jardin de ville (pour ceux qui aiment les jardin j’ai mis plein de photo sur mon compte instagram ^^ )

Que lirais-je ensuite ?

Heu un des nombreux manga acheté et toujours pas lu ? Un de nombreux roman entassé dans ma PAL ? Un craquage de dernière minute ? On verra bien, c’est pas les livres qui manquent dans ma PAL ou ma wishlist 😉


C’est lundi on fait le point

Ces dernières semaines sur le blog :

pas grand chose !! Depuis le 28 mars c’est plutôt le calme plat

le top 10

  1. In These Words – le tueur, le psychiatre et le sexe
  2. La Violence dans le Manga / Dissertation ~by Yomu-chan
  3. La Reine des Neiges
  4. Sword Art Online vs Log Horizon
  5. Sword Art Online ~ by Yomu-chan
  6. C’est lundi que lisez-vous ? #30
  7. Romarine ~ des contes d’Italo Calvino
  8. C’est lundi (de pâque) que lisez-vous ? #31
  9. Le maître des livres ~ le tome 1
  10. Sous la grande vague d’Hokusai avec un regard d’enfant

Les années passées sur Ma petite Médiathèque

(cliquez sur les images pour voir les articles)

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Novecento, la version d’André Dussolier ~by Yomu-chan

Comme promis voici une autre petite analyse de spectacle ! Je vais vous parler aujourd’hui de Novecento, pianiste, C’est un texte que m’a fait découvrir Pica, et qui m’a beaucoup touché.

Novecento c’est d’abord un texte écrit par Alessandro Baricco en italien puis traduit en français par Françoise Brun. Publié en 1994 pour être lu par un comédien ( Eugénio Allegri) et accompagné en musique.

Ce texte assez cours nous envoie sur un paquebot d’avant guerre où Tim Tooney, un ancien trompettiste, nous raconte l’histoire de son meilleur ami : Dany TD lemon Novecento. Novecento est né sur ce bateau et n’en descendra jamais ; il passera sa vie à y jouer du piano, il y joue une musique extraordinaire « qui n’existe pas » et devient une véritable légende dans les ports d’Amérique et d’ailleurs. C’est cet étrange récit, comique et poétique, que j’ai découvert il y a quelques mois et qu’André Dussolier décide de s’approprier pour l’adapter au théâtre.

Parlons un peu de cette mise en scène de Dussolier. Il joue d’ailleurs lui-même l’unique rôle du Tim Tooney, le trompettiste narrateur. Sur scène il est parfois accompagné par des musiciens : un pianiste, évidemment, (Elio Di Tanna), un trompettiste (Sylvain Gontard), un contre-bassiste (Olivier Andrès) et un batteur (Michel Bocchi).

Mais faisons les choses clairement et abordons les aspects du spectacle un à un.

D’abord le jeu de comédien. André Dussolier a 70 ans et pourtant quelle pêche il a !! Ah il envoie. Pour tenir un monologue d’1h10 il faut être doué et dynamique sinon l’ennui s’installe vite. Et pourtant là, ça marche. André a un jeu très généreux, il donne de sa personne, et ça fait plaisir. Mais pour conserver cette énergie il a été obligé de faire quelques petits sacrifices. En effet, il fait des coupes dans le texte, rien de plus normal me direz-vous, mais en plus de ça il débite son texte à une vitesse assez incroyable. Alors belle performance, oui, mais du coup le texte n’est pas toujours bien entendu, quelques phrases pourtant touchantes passent un peu à la trappe. Et c’est frustrant ; en tout cas quand on connais le texte, parce qu’on va au théâtre pour l’écouter et on en loupe une petite partie. D’ailleurs, amoureuse du texte que je suis, j’aurais une autre petite critique à faire. Au début de la pièce, quand le trompettiste se met dans la peau du capitaine pour présenter le bateau, Dussolier opère quelques modifications douteuses sur le texte. Il ajoute quelques jeux de mots, recherchés certes mais sur ce passage il écoute un peu trop le public rire… Enfin disons qu’un ou deux jeux de mot auraient été sympathiques mais il aurait fallu qu’il s’arrête là. Il sait jouer avec la langue française on a compris !

Mais bon ce moment n’est pas très long et après, la pièce nous emporte très bien, loin dans son monde.

A côté de cela Dussolier maîtrise bien son propos, il a des adresses au public très judicieuses que l’on n’a pas à la lecture mais qui fonctionnent bien sur scène. De plus comme le texte de Novecento propose un personnage qui parle seul et s’amuse à rapporter des propos qui ne sont pas les siens ou a reconstituer des conversations, et il est intéressant de voir comment une fois parlées ces paroles peuvent prendre un tout autre sens que celui que l’on a lu ; certaines phrases, qu’à ma lecture j’avais approprié à Novecento, Dussolier les a attribuées au trompettiste.

Parlons maintenant du décor. Quand on entre dans la salle on observe sur scène la coque d’un paquebot légèrement rouillé, quand la pièce commence le Tim Tooney prend place devant et entame son récit et au bout de quelques minutes, alors que les musiciens font leur apparition, l’éclairage nous fait prendre conscience qu’en fait cette coque de bateau n’était qu’une toile. L’illusion fonctionne bien. Quand l’aventure à bord commence, la toile est tirée et disparaît.

Nous avons alors un écran blanc en fond de scène sur lequel seront projetées différentes images, éléments à part entière du décor. A cour on a le piano et c’est là que viennent jouer les musiciens. Toujours à cour mais plus en avant, on observe une caisse en bois (caisse de dynamite en réalité) qui restera là, immobile, durant tout le spectacle. Par opposition, sur la même ligne mais à jardin il y un escalier mobile que le comédien va déplacer au gré de ses mots et des situations qu’il a à jouer. Cette image offre une contradiction mobile/immobile très intéressante qui sert à merveille le propos de la pièce. Cela illustre très bien l’état d’esprit de Novecento, qui ne quitte pas son navire et qui pourtant voyage plus que tous, à la fois statique et dans le mouvement.

L’autre élément prépondérant du décor c’est l’écran et les projections dont on a parlé plus haut. On observe tantôt des images très réaliste de couchés de soleil ou de ports et tantôt des images floutées de ce qu’aurait été l’intérieur du bateau. Je me suis un moment interrogée sur le choix de ces images floues, et j’en suis arrivée à faire un rapprochement entre ce manque de netteté et le fait que l’histoire qu’on nous livre n’est qu’un souvenir du trompettiste. Le fait de visualiser cet intérieur tremblant nous projette au cœur même de l’esprit nostalgique du personnage.

Cet écran se prête aussi à de beau tableau en ombres chinoises, notamment à un moment où l’on voit en transparence les musiciens qui jouent un air mélancolique, c’est une matérialisation intéressante de la poésie du texte.

Il y a maintenant un autre point de toute importance que l’on se doit d’aborder. La musique. En effet Novecento met en scène l’histoire d’un pianiste virtuose, et autant la lecture de l’œuvre peut avoir un aspect frustrant puisque l’on doit se contenter d’imaginer cette musique extraordinaire ; mais aller en voir une adaptation au théâtre a aussi un côté stressant car on ne cesse de se demander si l’interprétation faite sera à la hauteur de ce que notre imaginaire avait supposé.

Bon. Je suis loin d’être une spécialiste en musique mais… sans trop savoir ce que j’aurais voulu à la place j’ai trouvé que les morceaux choisit étaient un peu trop « répertoriés » pour pouvoir représenter Novecento. En revanche Dussolier fait un choix de mise en scène très pertinent lors du duel musical qui oppose Novecento et Jerry Roll Morton. Alors que le pianiste, Elio Di Tanna, se doit d’interpréter les performances des deux personnages, il nous offre un morceau spectaculaire pour la deuxième intervention de Morton, puis quand vient le tour de Novecento (qui doit alors jouer une musique incroyable, sortie d’une autre dimension et qui transcende tout le public) Dussolier nous offre un long et profond silence. Et ça marche très très très bien ! Il n’aurait pas pu faire meilleur choix. Car pour un simple mortel il est impossible de jouer la musique de Novecento et même si cette réalité est frustrante, le fait de l’entretenir nourrit le mythe et notre imaginaire. En plus le public a très bien joué le jeu, il y avait une très belle écoute dans la salle et ce silence magnifique a été assumé jusqu’au bout.

Voilà voilà, je finis ma petite analyse. En conclusion je dirais que le spectacle a commencé en me décevant mais que très vite il m’a rattrapée et a su m’emporter sur l’océan, aux côté de ce mythe que devient Novecento. Dussolier a réussi à m’arracher quelques larmes sur la fin et je ressors très émue et contente de cette expérience. Je lui préfère quand même le texte d’origine.

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Nouveautés manga #13 ~ Avril 2016

Ce mois-ci il y a pas mal de titres qui ont attiré mon attention même si je sais qu’il faudra ensuite refaire un tris et un choix (trop de série à finir avant de me lancer dans de nouvelles)

Nouveautés manga :

Résumé :

Le célèbre mangaka Rohan Kishibe habite la ville de Morio. Curieux et avide de réalisme dans ses créations, il parcourt les quatre coins du monde pour se documenter. Au cours de ses périples, il vit lui-même des histoires à donner froid dans le dos… En réalité, il utilise son Stand sur des gens pour lire dans leur esprit puis s’inspirer de leur vie pour écrire ses œuvres. (sources : Manga Santuary)

Pourquoi ?

J’entends depuis si longtemps parler de Hirihiko Araki, célèbre pour sa série fleuve Jojo’s Bizarre Adventure, que ce one-shot m’a semblé une opportunité intéressante pour découvrir l’auteur et son style particulier avant de se lancer (ou pas) dans Jojo.

Quand : sorti chez Tonkam depuis le 6 avril.

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Résumé : 

Mitsuki Yakushiji, 16 ans, a tout pour être heureux. Sauf qu’il traîne avec lui un lourd fardeau : il souffre d’hémorroïdes. Personne n’est au courant, bien sûr, jusqu’à ce qu’une de ses camarades de classe le démasque. Frappée du même mal que lui, Shiori Miura connaît tout de cette maladie et elle est bien décidée à aider Yakushiji à la combattre, même contre son gré… (sources : Manga Sanctuary)

Pourquoi ?

Le sujet est tellement, comment dire… étrange, inhabituel et le titre incongru que ma curiosité est piquée au vif 🙂 Série complète en 2 tomes

Quand : le premier tome c’est pour le 14 avril chez Kurokawa

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Résumé :

Pour son apprentissage professionnel, la jeune Nanami doit réaliser un stage en entreprise. C’est au sein de la société Protect qu’elle va avoir la chance de pouvoir s’immerger dans le monde du travail… Cette boîte de consulting en médias numériques est dirigée par un véritable génie de l’informatique : un certain Jingorô Yamada ! Consultant aussi extravagant que visionnaire, il va ouvrir la lycéenne à de nouveaux horizons… Et sa première mission sera de remettre sur les rails un mangaka dont la carrière est au point mort. Et si le numérique était la clé pour créer de nouveaux business models dans le monde de la culture et du droit d’auteur ? (souces : Manga Sanctuary)

Pourquoi ?

Le thème : la bd et le numérique, un sujet d’actualité qui revient régulièrement dans quasiment toutes les conversation concernant le livre, l’avenir du livre est-il numérique ?

Quand : prévu chez Akata le 14 avril

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Résumé :

Hanabi a douze ans, l’âge où l’on n’est plus une enfant, mais pas encore une adulte, où l’on se rend compte avec embarras qu’on n’a pas encore embrassé un garçon quand on surprend deux de ses professeurs à s’embrasser en cachette, et l’âge où notre amie nous apprend qu’elle a ses règles alors qu’on attend toujours. De son côté, Yui, la meilleure amie d’Hanabi, jeune fi lle sérieuse et un peu effacée, tombe amoureuse d’un garçon de sa classe qui n’arrête pourtant pas de l’embêter… (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ?

Quand j’ai vu ce titre j’ai tout de suite pensé à ma petite nièce qui n’a pas encore 12 ans mais qui se trouve dans cet âge d’entre deux : plus tout à fait un enfant mais pas encore une ado. J’ai pensé à elle mais… elle ne lis pas de manga T_T

Quand : le 20 avril chez Glénat

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Résumé :

La vie de Gen, chef d’entreprise quadragénaire, est retombée comme un soufflé raté.
Gen a la dalle, mais il est réduit à pêcher sa pitance dans les eaux bourbeuses d’une rivière.
Sa rencontre avec Hyos va changer le menu. La jeune fille est dotée d’un curieux coup de fourchette (ou de baguettes) : elle est capable d’avaler tout et n’importe quoi et de le régurgiter pêle-mêle, donnant vie à des créatures aussi monstrueuses que grotesques… Là où n’importe qui ferait la fine bouche, Gen voit en l’apparition d’Hyos une chance d’ajouter une étoile au guide de son existence. Mais il découvre très vite qu’en cuisine, une terrible menace plane sur la Terre… Bon appétit, Gen. (source : Manga News)

Pourquoi ?

La couverture, l’auteur (Hiroaki Samura) et le fait que la série se termine en 2 tomes (j’aime pas trop les séries longues)

Quand : le 27 avril chez Casterman

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Résumé :

Le matin de son entrée au lycée, Asakura se réveille difficilement d’un cauchemar dans lequel il revit la fin tragique d’une belle amitié. Alors sa surprise est immense lorsqu’il découvre que son nouveau camarade d’internat n’est autre que Tachibana, précisément l’ami qu’il s’était juré de ne plus revoir ! Mais avec leurs retrouvailles ressurgissent par bribes d’autres sentiments que chacun se refusait à avouer… (souces : Manga Sanctuary)

Pourquoi ?

La couverture ! Elle est très belle, très douce

Quand : prévu le 27 avril chez IDP

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Résumé :

Hiroshima 1945, un petit garçon et sa famille tente de survivre dans le Japon en guerre, où famine et désolation sont le lot quotidien des pauvres gens. Puis le 6 août, explose La bombe. (sources : Manga Sanctuary)

Pourquoi ?

C’est un classique qu’il faut avoir et je ne l’ai pas encore ! Cette nouvelle édition c’est l’occasion de me l’offrir

Quand : le 28 avril chez Vertige Graphique


Nouveautés Light Novel :

Résumé :

Collège de Yomiyama-Nord, 1972.

Lorsque Misaki, élève de 3e-3, trouve la mort, les autres élèves de la classe refusent de l’accepter, et font « comme si Misaki était toujours en vie ». Tant et si bien que leur camarade apparaît, pâle mais avec le sourire, sur la photo de classe de fin d’année ! Depuis, la « classe maudite » est le théâtre d’accidents en série, terrifiant élèves aussi bien que professeurs. Et si la 3e-3 était devenue l’antichambre de la mort… ? (sources : Manga Sanctuary)

Pourquoi ?

J’ai aimé l’anime à l’époque et la couverture est superbe, et puis je suis toujours intéressées par les nouveaux light novel 🙂

Quand : le 13 avril chez Pika


Nouveautés animes :

Résumé :

Autre monde, autre temps. Un village recueille un homme grièvement blessé. Erurû et sa grand-mère, guérisseuses depuis des générations, lui offrent l’hospitalité et prennent soin de lui. Mais la venue de cet étranger soulève bien des interrogations : nul ne connaît son nom car l’homme est devenu amnésique suite à ses blessures et nul ne connaît son visage étant donné qu’il porte un masque que lui-même ne peut enlever.

Le mystère va en s’épaississant, puisque son apparition s’accompagne d’une série de malheurs qui s’abat sur le village.

La colère de l’esprit de la forêt gronde et le seigneur du royaume tombe dans le despotisme.

Qui est cet homme ? Quelles forces mystérieuses le protègent ? Pourquoi est-il ici ? (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? 

J’en sais trop rien, ça m’intrigue et ça fait longtemps que je n’ai pas regardé d’anime.

Quand : réédition intégrale en DVD prévue pour le 26 avril chez Kazé

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Résumé :

Machi est une collégienne de 14 ans et une miko servant dans un sanctuaire reculé en montagne dans la région du nord du Japon, le Tôhoku. Le gardien et ami d’enfance de Machi n’est autre qu’un ours du nom de Natsu. Un jour, la jeune fille exprime son envie d’aller étudier en ville. Commence alors l’entrainement physique et psychologique concocté par Natsu pour préparer Machi à sa future vie en milieu urbain ! (source : adn)

Pourquoi ? ça l’air marrant 🙂

Quand : tous les mercredi à partir du 27 avril en streaming sur adn

Source : Kumamiko Bande-annonce en VOSTFR sur ADN

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Résumé :

On suit ici Jinta, un hikikomori qui reste cloitré chez à cause de son échec à son examen d’entrée au lycée. Lors de l’été il va faire d’étranges retrouvailles, en effet il va revoir Menma (Honma Meiko) une fille de son groupe d’amis qui est morte lors de son enfance.
À partir de là il va tenter d’exaucer le souhait de la Meiko enfant…  (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ?

Parce que Yomu-chan en a dit beaucoup de bien

Quand ? à partir du jeudi 14 avril en Streaming/téléchargement sur Wakanim


Mon planning :

Parmi mes séries en cours je note la sortie de ces 3 albums

  

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