Les Raisins sauvages, un joli conte aux éditions Fei

A peine arrivé à la maison, le livre à trouvé preneur ! Nous nous somme installé avec Mimiko et avons savoure ce très bel album des éditions Fei avec beaucoup de plaisir.

Il n’aura pas échappé à l’œil averti de la petite Mimiko une couverture originale avec une texture rugueuse. ça change un peu des couvertures lisses et brillantes. J’aime beaucoup l’effet que ça fait. Le rendu mat et artisanal s’accordent parfaitement aux couleurs et à l’ambiance des magnifiques illustrations de Wu Jinglu.

Tout en douceur et en rondeur, aux couleurs bleutées et délicates, les illustrations de Wu Jinglu (dont la première version date de 1985, ici c’est le dessin repris par l’illustrateur lui-même en 2012) ont un côté très vintage qui donne à l’album un léger parfum de nostalgie qui touchera surtout les parents. Mimiko en a aussi pleinement apprécié la beauté simple et touchante. Pour vous elle a choisir cette page qu’elle a tout particulièrement aimé.

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Très joliment illustré ce conte, Les Raisins sauvages, a été écrit par Ge Cuilin en 1956, puis revu et corrigé pour la nouvelle édition de 2012 (édition qui est traduite en français par les éditions Fei).

C’est l’histoire d’une petite fille qui a la mort de ses parents voit sa méchante tante s’accaparer la ferme familiale. La petite fille devient alors la gardeuse d’oies. Mais la beauté des yeux de la petite fille attise la haine de la tante qui a mis au monde une petite fille aveugle. Folle de rage la tante brûle les yeux de la petite gardeuse d’oie qui part dans la montagne chercher le raisin sauvage capable de redonner la vue.

Là elle rencontre le dieu de la montagne qui attendri par son histoire lui offre de rester auprès de lui mais la petite fille, aussi bonne que courageuse, préfère rentrer chez elle et partager le raisin sauvage avec d’autres aveugles.

Une jolie histoire avec une morale simple mais juste, la générosité et l’altruisme de la petite fille seront récompensé de la plus belle des façon. Et là Mimiko a été surprise ! La tante qui était si méchante change grâce à la bonté de la petite gardeuse d’oie. « Mais d’habitude les méchant on les chasse ou ils meurent » me dit-elle, habituée aux contes traditionnels. C’est vrai que la méchante marâtre de blanche neige meure (dans d’atroces souffrances selon certaines version). Mais ici point de châtiment, ce que nous offre Ge Cuilin c’est une rédemption. Touché par la bonté de sa nièce, la tante se métamorphose. Et c’est un message peut-être un peu naïf mais en tout cas très positif que nous est transmis. Soyons bons, soyons généreux et peut-être le monde changera autour de nous.

Bref c’est un très jolis conte, simple et efficace, au texte assez court, magnifiquement illustré par un dessin classique et doux. Un album très charmant qui trouvera une place de choix dans notre étagère de contes et légendes.

en librairie depuis le 6 mai

album jeunesse à partir de 4 ans

lire un extrait sur le site de l’éditeur

Milles merci aux éditions Fei pour cette lecture.


9/20
9/20
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8 réflexions au sujet de « Les Raisins sauvages, un joli conte aux éditions Fei »

  1. J’étais passé à coté de cet article mais les dessins sont très beaux ! Ça donne vraiment envie de découvrir ce côté tout en rondeur mais quand je lis ta critique sur l’histoire, dis donc c’est dur ! Ça doit être poétique j’aimerai bien mettre la main dessus ne serait-ce que pour voir, tu m’as donné envie là 😀

    1. moi qui ai l’habitude des contes traditionnels depuis mon plus jeune âge je ne l’ai pas trouvé dur du tout, au contraire ! ça fini bien pour tout le monde, même pour la méchante tante (alors qu’on peu pas en dire autant pour la marâtre de blanche neige qu’on oblige à danser avec des soulier en fer ardent jusqu’à ce que mort s’en suive…)
      Un très joli album, si tu tombe dessus ça vaut le coup d’œil 😉

  2. Ah un livre avec une fin bien différente des histoires traditionnelles européennes avec les méchants contre les gentils et les méchants qui meurent. C’est vrai que ça change et c’est pas plus mal. Finalement c’est ce côté novateur qui n’est pas dans la culture française qui plait beaucoup.
    Enfin personnellement ce livre m’attire encore plus en sachant cette fin métamorphose 🙂 En plus des images qui ont l’air sublimes.

    1. oui, cette fin ça nous change des contes où le méchant meurt immanquablement à la fin 🙂 mais du coup j’ai trouvé ça un peu naïf, en tout cas c’est très positif comme vision 🙂

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