Une ourse à Angoulême

Janvier, c’est le mois du grand rendez-vous. Le rendez-vous de la bd, le rendrez-vous des copains et des copines, le rendez-vous du champagne de la sncf. Des retards sncf aussi, parce que ça aussi, il y en a toujours un au rendez-vous ! Bref, j’étais à Angoulême pour le Festival International de la BD.

Arrivée dès le mercredi soir, j’ai pris possession des clés de l’antre et là, douche froide. Oh ! qu’on va être bien… pièces trop petites, meubles trop grand, MAIS le frigo plein de friandises. Voilà un homme qui sait parler à mon estomac, me dis-je. J’aime, je pardonne.

Courir chercher le passe et poser des questions auxquelles on ne sait pas répondre, l’ourse est dans la place ! ça y est, j’y suis.

Angoulême by night

Direction l’inauguration de l’expo au musée et avoir un coup de cœur pour les bd lycéenne. Ces gamins ont du talent ! Retrouver Steph, y revoir Jordan et rencontrer Bruno (et l’aimer déjà). Découvrir l’expo Will Eisner, boire du vin chaud trop épicé et du jus de pomme chaud (étonnant mais agréable) puis retour à la casa et découvrir les joies du chauffe-eau qui pleure (et des voisins qui teuffent). Le premier jour s’achève sur une note d’insomnie.

Le jeudi, on profite du calme pour faire quelques expos avec Steph : Herman pour bien commencer la journée et Loo Hui Phang pour être troublée. Kazuo Kamimura et son esthétique impeccable, Knock outsider Komiks et son manque d’esthétique troublant (il fait tellement tout ce qu’il ne faut pas faire qu’il en dévient génial. Moi, je ne suis pas convaincue). Entre deux expos, quelques bières et des bulles. Le nouveau monde beaucoup, les grands éditeurs un peu.

Jeudi soir, ou l’épique épopée de deux mouettes contre la sncf. Elles arriveront enfin, Framboise et Julia. Et pour fêter en beauté leur arrivé l’équipe de curling et Eddy Mitchel sont là !

Deuxième nuit d’insomnie.

au bout du chemin, l’antre

Après je ne sais plus. Était-ce le vendredi ? Était-ce le samedi ? Des rencontres, des bulles et des retrouvailles. Lunch et Nico, Julien et Christelle, des bières et des hamburgers, la joie et la bonne humeur. Que c’est bon de se retrouver au rendez-vous des illuminés passionnés de bd (ça rime aussi).

Rencontrer pour la première fois Moka (compagne, l’espace d’un festival, du chauffe-eau qui pleure et de nos nuits sans sommeil) et de Jérôme, le chouchou de ces dames (qui ne dit rien, mais n’en pense pas moins !). Puis l’arrivée tardive de Noukette que j’ai raté (tentant en vain de récupérer un peu de sommeil). Je ne la découvrirais qu’au réveil.

L’expo à la maison des peuples, et pour la première fois assister au vernissage en présence des auteurs, goûter leur pineau, écouter l’histoire de ce lieu… Soirée sncf, devenu notre rendez-vous incontournable, avec séance photo déguisé.

Découvrir le hall 2, et l’espace Asie qui ne porte plus son nom. Des performances graphiques. Découvrir delitoon ou le manhwa sur tablette.

Toujours des bulles et encore des bulles. Craquer encore et encore, se croire raisonnable et revenir plus tard craquer un peu plus. Récolter de belles dédicaces inattendues, ne pas réussir à obtenir les dédicaces voulues. Des bières et des resto entre potes. Des histoires de cul et de culottes. « J’ai superman ! » Des rires, beaucoup de rires. Des nuits sans sommeil et une ourse esseulée. J’aime pas le mojito, et j’aime pas la musique. Diantre ! Mais ce n’est pas une ourse, c’est Schtroumpfs Grognon !

Autres nuits sans sommeil. Enfin dimanche.

Retrouver Lunch, Nico et voir enfin Badelel et les petits schtroumps. Se séparer trop vite. Retrouver la serveuse-qui-vous-met-du-baume-au-cœur au St Martial. Café et tête dans le c** (celui-là alors ! il est de toutes les parties !)

Enfin mon panda est là ! Et oui, les ourses enfantent parfois de panda. Mon gros panda est vénère, je t’ai appelé 10 mille fois ! Oups, j’ai pas mis la sonnerie ^^’ Se retrouver malgré tout avec joie. Et filer au pas de courses. Trop de choses à voir, peu de temps pour en profiter. La yourte des éditions Fei pour ramener une dédicace pour Mimiko (encore une). Se délester de quelques beaux cadeaux. C’est pour toi, c’est toi qui portesLa French Touch et Kamimura . Voir Loo Hui Phang mais zapper Herman. On a oublié de manger. Pas le temps. S’engouffrer dans le nouveau monde et être alpagué par les Belges drôles et talentueux de l’Atelier 24. Le Belge et drôle, mais le Belge est lent. Je reste scotché pour la dédicace. Yomu-chan fera la bulle sans moi.

Séparés, mais heureux, les bras chargés de découvertes. On se quitte là. L’appel de la sncf n’attends pas. Course poursuite avec Lunch et Nico. Les fesses dans le tgv, enfin. Home sweet home au bout. Chéri et Mimiko à la gare pour moi. Vous m’avez manqué ! Tu fais voir les livres ?

le soleil était de la partie

à lire aussi les compte rendu de Steph, Moka, Framboise et Julia

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18 réflexions au sujet de « Une ourse à Angoulême »

  1. Je me retrouve dans ton épopée. Moi aussi, j’ai des images du début du séjour très nette puis passé le jeudi soir… tout est un peu flou. Ce n’est pas tant les souvenirs mais l’ordre dans lequel tout ça s’est passé 😀
    Ravie ravie comme toi, c’était bien hein. On refera ??
    Merci à toi 😉 <3

  2. J’ai été ravie de faire ta connaissance (et quel privilège pour toi de découvrir Nouk au réveil…)
    Ce fut mon premier Angoulême et assurément pas le dernier…
    Merci encore pour ta gestion magistrale de toute l’organisation de ces jours de folie douce.

  3. Merci à toi pour cette belle rétrospective, et merci à toi ô reine de l’organisation !
    Des ourses, des pandas, des lions, un éléphant, un caniche abricot…. j’adore cette ville !
    Vivement l’année prochaine (avec ce que tu sais… indice… Superman….) !!
    🙂

  4. Je n’y suis allé que le samedi (manque de temps et d’argent). C’était sympa mais je ressort quelque peu déçu de ce festival. Entre le fait qu’il faille jouer des coudes sans cesse, faire la queue, se prendre la pluie, être pris à partie par certains vigiles mal lunés… au final pas vraiment le temps de voir grand chose, de s’arrêter et de profiter pleinement tellement tout est contraignant. J’ai quand même réussi à avoir une dédicace de Tagame et trouver quelques petites choses intéressantes.
    J’étais en train de penser que l’espace « manga » portait très mal son nom puisqu’il n’y en avait justement pas. C’était surtout une vitrine pour les nouveautés technologiques et le mode de lecture en numérique.
    Bref, avec mes amis ont s’est dit que c’était de moins en moins un plaisir d’aller à Angoulême en période de festival. Nous y étions un mois avant, il faisait -8000 mais on respirait mieux dans les rues.

    1. Le samedi est sûrement le pire jour, surtout si on n’à qu’une journée pour tout faire. Moi en 4 jours je n’ai pas tout vu. J’ai préféré prendre mon temps.Moi je trouve ça super sympa mais côté manga-suki@live.fr c’est très chiche

      1. Je sais bien que le samedi n’est pas vraiment le jour idéal, malheureusement nous ne pouvions pas faire autrement 🙁
        Si je dois y retourner j’espère pouvoir le faire un autre jour, plus calme cette fois…

  5. Franchement, je n’imagine pas un Angoulême sans toi…! Tellement hâte d’être à l’année prochaine, camping ou palace je m’en fiche tant qu’on est ensemble ! Et vive Superman ! <3

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