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Petit panier de manga #23

Bonjour, tout le monde. On se retrouve aujourd’hui pour un nouveau petit panier de manga. J’avais commencé l’année avec très peu de lectures manga, mais en mars j’ai mis les bouchés doubles ! Entre les nouveautés, les titres empruntés et ceux sortis de ma PAL poussiéreuse, je vous propose une petite balade aux goûts variés : de la fantasy avec de la sorcellerie et du suspens avec un thrilleur psychologique dérangeant.

Les tisserands de la Vérité, tome 1

Manga - Tisserands de la vérité (les)Shonen fantastique de Sakura Sato (scénario) et Hiro Inuduka (dessin)  tout juste sorti aux éditions Komikku (25/03/2021).

résumé :

Au pays de Lavarta, il ne fait pas bon être sorcier. Ces derniers sont au plus bas de l’échelle sociale. C’est dans ce contexte que Leon, un sorcier aux faibles pouvoirs et professeur de magie, se voit confier un jeune garçon par la “forteresse de fer”. Zechs, de son prénom, possède en effet d’extraordinaires pouvoirs, mais se refuse à étudier pour une raison inconnue… Leon pourra-t-il raisonner son nouvel élève réticent ? (source : Komikku)

Mon avis :

Avec cette nouvelle série nous embarquons dans un nouvel univers fantasy : sorciers, magie et chevaliers sont au rendez-vous. Rien de bien nouveau jusque là. Et pourtant, j’ai été très agréablement surpris par ce premier tome que j’ai trouvé très agréable. Si les ingrédients de base utilisés pour concocter cette série ne sont pas nouveaux, ils sont savoureusement assemblés pour nous servir un manga efficace dont j’ai aimé l’ambiance et les personnages.

Nous avons au centre de l’histoire un maître et son disciple. Le jeune Zechs a des pouvoirs extraordinaires qu’il ne maitrise pas. Tout le monde le craint. Jusque là rien de très original. La surprise vient de son maître. Leon, à qui on confie l’enfant en dernier espoir, n’est pas un grand sorcier. C’est même tout le contraire. Ces pouvoirs sont très faibles, un soccer de quatrième zone. Mais son pouvoir faiblard il le compense par une très grande maîtrise, une bonne connaissance des sorts et surtout un talent inné pour l’enseignement. C’est donc sa faiblesse de sorcier qui fait sa force d’enseignant. Voilà un duo qui devrait faire des étincelles.

Le premier tome pose le cadre. Un univers très librement inspiré du Moyen Âge européen, avec un royaume défendu par des chevaliers, avec des nobles aux pouvoirs, des villageois et des paysans peu avenants qui détestent les sorciers. Car oui, les sorciers ont très mauvaise réputation. Bien qu’ils servent le pays en travaillant pour l’armée, ils sont détestés et rejetés par la population qui, dernière sa haine, dissimule la peur que les pouvoirs magiques inspirent.

Nous avons donc une société où certaines personnes naissent avec un organe leur permettant de pratiquer la magie, leurs pouvoirs sont bien supérieurs à ceux des humains ordinaires, pourtant ils sont considérés comme des créatures inférieures, ils sont rejetés et ne peuvent travailler que dans des conditions bien particulières. Un paradoxe que les auteurs arrivent à plutôt bien gérer.

Si j’ai trouvé le personnage de Zechs un peu cliché (super pouvoir, regard qui tue, caractère de m… pas facile), j’ai beaucoup aimé le personnage de Leon que je trouve profondément humain. Il est très généreux, attentif aux autres, mais il a aussi des doutes, des peurs, des frustrations… Je le trouve très touchant dans son rôle de maître.

Dans ce premier volet, on découvre l’univers, on fait la rencontre de Leon, on le voit apprivoiser son nouveau disciple. Une mise en place agréable à lire, qui se termine par de belles promesses d’aventure. Une mise en bouche qui donne envie de poursuivre la série.

lire un extrait sur Manga News

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c’est aussi ma proposition pour la BD de la semaine

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The Wize Wize Beasts of the Wizarding Wizdoms

Couverture The Wize Wize Beasts of the Wizarding Wizdomsyaoi de Nagabe en un seul tome, publié aux éditions Komikku (2020)

résumé :

Il y a bien longtemps, un très puissant sorcier du nom de “Wizdoms” a transmis aux bêtes le savoir et la possibilité de prendre forme humaine. Les Thérianthropes étaient nés. Devant cette soif de connaissance, cette nouvelle race anthropomorphe a bâti des écoles. La plus prestigieuse d’entre elles porte le nom de “Wizdoms”. C’est en son sein que sont formés les plus grands sorciers. Les élèves y étudient, vivent et découvrent même l’amour sous toutes ses formes et bien au-delà des genres ! (source : Manga News)

Mon avis :

J’ai eu envie de découvrir cet étrange boy’s love à cause de son auteur : Nagabe. J’adore son coup de crayon. J’ai découvert Nagabe avec le très énigmatique manga l’enfant et le Maudit (Komikku, série en cours 9 tomes parus).

Dès que j’ai appris que les éditions Kumikku allaient publier deux yaoi de cet auteur, j’ai tout de suite eu envie de les découvrir. Mais… je suis un peu lente à la détente. Le patron est une copine, paru en 2019, est toujours dans ma PAL et ce n’est que ce mois-ci que j’ai enfin pris le temps de découvrir The Wize Wize Beasts of The Wizarding Wizardoms.

J’ai profité du British Mysteries Month pour me donner un excellent prétexte d’enfin découvrir ce titre. L’ambiance de pensionnat dans une école de magie très clairement inspiré de l’univers Harry Potter était le clin d’œil idéal pour me lancer.

Dans ce manga nous suivons les émois amoureux d’apprentis sorciers très particuliers : créatures anthropomorphes dotées de parole et de conscience, tels des humains, mais vivant séparés d’eux (il y a aussi des humains dans cet univers, mais les deux communautés habitent dans des zones différentes).

Mais il est où le rapport avec Harry Potter, me demanderez-vous ? Et bien, il est dans le décor. L’école de sorcellerie et son allure de château hanté, tout comme les tenues des pensionnaires nous font de suite penser à Harry Potter et l’école de Poudlard. Et au cas où nous ne l’aurions pas compris tout de suite, une petite aventure avec la fameuse cape d’invisibilité vient nous le rappeler.

Si le cadre m’a donc tout de suite ramené à Poudlard, l’histoire elle s’en éloigne tout de même beaucoup. Chaque chapitre présente une petite histoire différente mettant en scène divers personnages éprouvant de l’attirance l’un pour l’autre. Le tout est très soft, quelques baisers dérobés, à la portée des lecteurs les plus prudes. De petites tranches de vies amoureuses et fantastiques, croquées avec humour. L’originalité du titre vient du caractère étrange et fantastique de ses personnages anthropomorphes. L’auteur s’amuse à jouer avec leurs caractéristiques animales, comme le chat espiègle, le loup qui rêve de croquer l’adorable petit mouton, le lézard qui aime se blottir dans la fourrure de son compagnon de chambre pour surmonter l’hiver… Une lecture mignonne, servie par un très joli dessin. On en redemanderait !

lire un extrait sur Manga News

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→ à lire aussi l’avis de Tachan

Avec cette lecture je participe au British Mysteries Month (si, si, j’insiste ! :P) ainsi qu’au challenge de l’imaginaire et objectif PAL

Les Liens du sang, tome 3 à 6

Couverture Les Liens du sang, tome 03Couverture Les Liens du sang, tome 04Couverture Les Liens du sang, tome 05Couverture Les Liens du sang, tome 06

seinen de Shuzo Oshimi publié chez Ki-oon (2019- 2020)

mon avis sur les deux premiers tomes

résumé :

Vue de l’extérieur, la famille du jeune Seiichi est des plus banales : un père salarié, une mère au foyer, une maison dans une ville de province… L’adolescent va à l’école, joue avec ses amis, est troublé quand il pose les yeux sur la jolie fille de la classe. Tout est normal… ou presque. Il ne s’en rend pas compte lui-même, mais sa mère le couve beaucoup trop.
Seiko traite encore son fils comme un bébé et, avec un mari toujours absent, son monde est d’autant plus centré autour de Seiichi. Ce dernier est incapable de résister : il se laisse lentement emprisonner dans le cocon. Trop jeune, il ne décèle pas la folie cachée derrière l’amour maternel. Jusqu’à ce qu’il soit trop tard… (source : Manga News)

Mon avis :

Le premier tome m’avait vraiment laissé perplexe par le traitement de la mère et de sa relation avec le fils. Très vite on comprend qu’il y a un problème, mais on le comprend parce qu’on nous le dit. Rien ou presque dans le comportement montré de la mère ne semble dérangeant. Les autres personnages du récit, la tante, le cousin et même le père, disent qu’elle est trop protectrice avec son fils. Et s’il est vrai qu’elle se montre très affectueuse envers lui, il n’y a rien de dérangeant en soi, mis à part un étrange rêve fait par le héros, quelques sourires en coins et le drame final. Ce n’est qu’avec le drame à la fin du premier tome que la mère se révèle sous un jour pervers. D’un côté je me dis que c’est intéressant parce que les personnes manipulatrices peuvent effectivement avoir l’air tout à fait normal vues de l’extérieur, d’un autre côté j’étais mal à l’aise par rapport à l’amalgame qu’un jeune lecteur peut faire entre ce qui est dit et ce qui est montré. Une mère affectueuse est décrite comme un monstre. Or on peut être une mère très affectueuse et tactile, même avec un enfant ado, tout en étant une personne parfaitement équilibrée. Vouloir câliner son fils collégien n’est pas une preuve de perversion. Cet amalgame entre la tendresse et la perversion m’a beaucoup dérangé à la lecture du premier tome.

Par la suite cela devient beaucoup plus clair. C’est clair parce qu’on sait de quoi la mère est capable et on voit donc son comportement sous un autre angle. Mais c’est aussi plus clair parce que l’auteur donne une nuance tout de suite plus dérangeante au comportement de la mère. Elle n’est plus montrée comme simplement affectueuse et protectrice. Son comportement est clairement dérangeant. Du coup il m’a beaucoup moins dérangé. Vous me suivez ? Finalement, plus la mère est clairement montrée comme une personne malsaine, moins je me suis sentie mal à l’aise. Les choses sont plus lisibles. On sait où on va et où est le problème. La mère a un comportement déviant, dangereux et inquiétant, son fils se retrouve pris au piège dans cette relation toxique. D’un côté il sait que quelque chose cloche, mais il éprouve de l’affection et de la loyauté pour sa mère, cherchant à nier ce qu’il perçoit de dérangeant en elle. Un mécanisme tout à fait réaliste.

À partir de là, j’ai profité de cette lecture qui a un côté très addictif, se lisant comme un thriller. On est tenu en haleine, on se demande si le gosse va réussir à se sortir de la toile que sa mère tisse autour de lui, si le père va comprendre que quelque chose cloche. Mais le piège se referme de plus en plus. Fermé un tome, on enchaine sur le suivant sans même y penser. La tension monte d’un tome à l’autre.

Une histoire dérangeante, forcément : une mère abusive ce n’est pas un sujet facile. Une mise en place un peu laborieuse pour enfin nous entrainer dans un thriller psychologique très prenant.

sur le site des éditions Ki-oon

→ sur Amazon (tome 3, tome 4, tome 5, tome 6), BD Fugue ou chez votre libraire préféré

→ avec cette lecture, je participe au challenge Polars et Thrillers


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Commentaires

31 mars 2021 à 08:18

La couveture de “The Wize Wize Beasts of the Wizarding Wizdoms” est très jolie, ça fait envie. Mais les Yaoi, c’est pas trop mon truc ^^



31 mars 2021 à 09:28

Le dernier titre m’attire autant qu’il me rebute.
La découverte des deux autres par tes mots me convient bien.



31 mars 2021 à 10:00

Je suis inculte en manga. Je vais essayer de m’y ouvrir cette année



    31 mars 2021 à 10:02

    ça fait un petit moment que l’idée d’écrire un billet de conseils manga pour ceux qui n’en lisent pas me trotte dans la tête. Faudrait que je trouve le temps de m’y mettre





31 mars 2021 à 14:29

J’ai encore du mal avec les mangas. Pour l’instant, je n’ai succombé qu’avec Beastars. Mais c’est intéressant de voir des titres car comme cela on peut aussi découvrir d’autres choses.



31 mars 2021 à 18:25

Oh oui, L’enfant et le maudit, quelle belle série ! Je ne savais pas que Nagabe avait fait un boy- love, comme il faut une BD ou un manga érotique pour le challenge BD (catégorie 31) dont je t’ai parlé sur FB (mon lien ci-dessous), je note ! (mais je ne suis pas sûre de lire ce titre, il faut que je le trouve à la bibliothèque).
https://pativore.wordpress.com/2021/03/31/challenge-bd-des-histoires-et-des-bulles-avec-noctenbule/





1 avril 2021 à 12:14

Très tentant, mais je vais attendre un peu de savoir combien il y aura de tomes !



2 avril 2021 à 22:41

Pas forcément tentée par des mangas en ce moment, pourtant j’en ai emprunté quelques uns pour ce mois d’avril bouleversé, donc on verra bien…



5 avril 2021 à 08:08

je passe mon tour, je ne suis pas fan de manga (j’ai du en lire 2 dans ma vie hihihi)



5 avril 2021 à 20:44

Comme Mylène, j’ai du lire deux Mangas dans ma vie et cela remonte à des années… Depuis je n’en lis plus et cela ne me manque pas



6 avril 2021 à 12:00

Tu as parfaitement mis le doigt sur ce qui me dérange dans Les liens du sang et qui fait que je n’ai pas continué la série depuis un moment. Pourquoi faut-il encore que ce soit la mère, donc un perso féminin qui soit dérangé dans un titre d’Oshimi… ça devient un peu trop récurrent pour moi ^^!

Sinon Les tisserands de la vérité me tente bien au-delà de leur côté classique, du coup je note !

Et merci pour le lien pour le Nagabe, je suis ravie qu’il t’ait plu aussi 🙂



    6 avril 2021 à 17:55

    je n’ai pas lu les autres œuvres d’Oshimi du coup je n’ai pas se sentiment de répétition mais le premier tome m’a vraiment dérangé. Pour ce qui est des femmes dérangé, en soit ça ne me dérange pas vraiment . Au contraire. On a tendance à faire beaucoup de fiction sur les hommes dérangés mais moins sur les femmes. En tout cas moi je suis moins souvent tombé sur ce genre d’histoires. C’est l’amalgame qui est fait entre un comportement affectueux et un comportement pervers qui me gène surtout.



7 avril 2021 à 16:55

Bon je sais que si j’ai besoin d’un conseil manga, c’est auprès de toi que je trouverai des pistes.



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