Archives de catégorie : littérature jeunesse

T’choupi va à l’école

Cet article fait écho à la chronique que Hérisson nous proposait dans le Challenge Je lis aussi des albums 2013. Avec Tchoupi et Herisson, il était question de chiffres et de lettres. Les Tchoupi de Mimi-chan tournant autour du thème de la rentrée à l’école.

Tchoupi rentre à l'école  Tchoupi à l'école

 Tchupi est grand maintenant et il va aller à l’école. Au début, il a un peu peur mais on fait tellement de choses intéressantes qu’il ne voit pas le temps passer.

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 Mimi-chan a reçu ces deux albums dans une petite mallette alors qu’elle entrait à peine à l’école maternelle. Un cadeau de sa tata qui lui aura bien fait plaisir. Un an plus tard on les lit encore régulièrement.

l’un des albums, Tchoupi à l’école, intègre des images au texte ce qui permet aux petits de faire semblant de lire avec papa ou maman, et de comprendre le mécanisme de la lecture. Depuis, Mimi-chan me demande de montrer du doigt les mots que je prononce. Et si j’oublie de mettre en marche le « curseur », gare à moi ! Elle suit attentivement mon doigt qui défile sous les mots et j’ai pas intérêt à en oublier un.

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Quant à moi, pour être tout à fait honnête, je déteste lire Tchupi. Je trouve ça inintéressant au possible et je n’aime pas vraiment le dessin, qui d’ailleurs est assez différents d’un album à un autre. Cela parle du quotidien des enfants et ils aiment retrouver tout ce qui leur est familier. Pour moi ça manque de fantaisie et je m’ennuie. Mais force est de constater que Mimi-chan adore. Et puis ça se lit super vite, alors c’est idéal pour les soir où on n’est pas vraiment motivé.

logoalbums2  Challenge Je lis aussi des albums 2013

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L’autre bout du monde

On retourne au Japon avec ce nouvel album jeunesse qui n’est pas pour autant japonais. L’autre bout du monde était un album tout désigné pour Mimi-chan.

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Au moment de se coucher, Victoire demande à sa maman de lui raconter une histoire. Celle-ci va lui parler d’un petit garçon qui habite

 A l’autre bout du monde, de l’autre côté de la Terre
qui est toute ronde […] dans un joli pays qui a pour nom le Japon.

 Au fil des pages, la maman compare les scènes du quotidien d’un pays et de l’autre : le bain, le couché, le repas…

Ah ! La page du repas ! Celle-là, c’est la préféré de Mimi-chan, qui, immanquablement frémit de joie et d’inquiétude. Pourquoi le petit garçon n’est pas sur une chaise, comme Victoire (l’héroïne)et Mimi-chan ? C’est ainsi que l’on mange au Japon, assis sur un coussin devant une table basse. « Moi aussi, je veux manger comme ça ! » s’exclame, enthousiaste, la petite Mimi.

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Ah! Si seulement, ma chérie… Moi aussi je rêve secrètement de supprimer chaise et table haute de ma salle à manger… Les chat ne font pas de chien, c’est là une certitude.

L’autre bout du monde est un joli album qui permet aux enfants de découvrir un mode de vie différent du leur, leur ouvre les yeux sur le monde et plus particulièrement sur le Japon. Les illustrations de Ye Xin sont très jolie et douces avec leurs couleurs pastel. Et, même si ça fait un peu vieillot (publié en 1987), c’est très agréable à regarder. Le texte de Michèle Kahn, en revanche, est parfois drôlement tourné et pas très fluide. Les phrases sont simples mais l’ensemble n’est pas toujours très clair. Les différents tableaux (repas, bain…) n’étant pas relié entre eux, on se sent un peu perdu.

logoalbums2  Challenge lecture sur Délivrer des livres

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Le chat aux millions de vies

Aujourd’hui c’est d’un album jeunesse japonais que je vais vous parler : Le chat aux millions de vies de Sano Yôko.

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Il était une fois un chat qui vécut

des millions de vies.

Il était mort des millions de fois

et avait revécu des millions de fois.

C’était un magnifique chat tigré.

Des millions de personnes avaient aimé ce chat

et des millions de personnes avaient pleuré

chaque fois qu’il était mort.

Le chat, lui, n’avait jamais pleuré.

C’est ainsi que commence le livre. Tout de suite on est dans une drôle d’ambiance. Il est question ici de mort et même de plusieurs mort. Car ce chat renaît, encore et encore, mais dans aucune de ses vies il ne connais le bonheur. Il a été le chat d’un roi, mais il n’aimait pas le roi ; le chat d’un marin, mais il n’aimait pas la mer ; le chat d’un cirque mais il n’aimait pas le cirque…

Une autre fois, le chat ne fut le chat de personne.

C’était un chat de gouttière.

Pour la première fois, le chat était son propre maître.

Le chat s’aimait beaucoup.

C’est là qu’il rencontre une belle chatte blanche et, pour la première fois, il va aimer. Ensemble il fondent une famille. Dans cette vie le magnifique chat tigré va connaître l’amour, le bonheur et le deuil. Pour la première fois il va pleurer. Et pour la dernière fois il va mourir.

Certains trouveront cette histoire morbide, triste, étrange… moi j’aime beaucoup. Je la trouve un peu triste mais aussi très belle. Et puis la mort cela fait partie de la vie et c’est une façon comme une autre d’aborder le thème. On retrouve dans cette histoire pour enfant une philosophie toute bouddhiste qui ne conviendra pas à tout le monde. Ceux qu’y sont sensibles aimeront ce livre.

Le texte est accompagné de très jolies aquarelles de l’auteur.

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Titre VO : 100万回生きたねこHyakumankai ikita neko

Auteur : Sano Yôko (佐野 洋子)

Traduction : Mina Ozawa et Corinne Quentin

Édition Philippe Picquier, dans la collection Picquier Jeunesse (link)

1ère parution : 1977 aux édition Kodansha

Version française édité en 2009



Je me suis procurée le texte de la version originale.

Si vous êtes intéressé, laissez-moi un commentaire, je la posterais dans un article distinct pour ne pas surcharger celui-ci.

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Vrrr…

Mais qu’est-ce que c’est que ce titre ?!

Et ben, c’est le titre de l’album jeunesse que je vais vous présenter aujourd’hui : Vrrr… De Christian Bruel et Nicole Claveloux, au Éditions Être, collection Alter ego (2001).

vrrr...

Comment vous raconter un livre dont le texte se résume à « vrrr… », « GHHh » et autres onomatopée ? Et oui, c’est un album sans texte mais ce n’est pas pour autant qu’il n’y a rien à raconter, chacun pouvant l’interpréter à sa façon.

Un bébé pingouin (enfin, une sorte de bête noir qui me fait penser aux pingouins) est attaché par une corde qui relie son nombril à celui de sa mère. Quand elle est trop loin, il crie et elle appuie sur un bouton qui enroule la corde et ça fait « vrrr… », quand il veut jouer, il tire sur la corde, celle-ci se rallonge et il peut s’éloigner. Mais pas trop, parce que sinon maman, inquiète, appuie sur le bouton et « vrrr… ». De « vrrr… » en « vrrr… » on roule et déroule ce substitut de cordon ombilical jusqu’à ce qu’il n’y en aie plus besoin.

Apu… vrrr.

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Je ne me souviens plus des circonstances qui m’ont amené à acheter ce livre il y a des années quant A-chan était encore un ‘tit bout de chou. Tout ce que je peux vous dire c’est que j’adore. Ce livre me parle et beaucoup. L’histoire se passe de mots. les dessins sont amusant. Je le lis régulièrement à Mimi-chan qui en a hérité de sa soeur, et elle aime beaucoup. Le preoblème c’est trouver les mots justes pour racconter ce que les images raccontent et s’en souvenir pour la prochaine fois. Ces bout de chou n’aime pas qu’on racconte n’importe quoi, enfin si, mais à condition que ce soit toujours le même n’importe quoi ^^

En tout cas l’histoire fait toujours rire Mimi-chan, je sais pas trop pourquoi.

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De mauvais poil !

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Voici un album cartonné vraiment sympa. Le blaireau s’est réveillé de mauvaise humeur. Alors que ses amis cherchent à lui parler, il les renvoie tous sur les roses. Après avoir bien grommelé, bien râlé, le blaireau rentre chez lui et se met à jardiner. Son potager est si beau que cela lui redonne la bonne humeur. Mais voilà que, quand il rends visite a ses amis, ils sont tous de mauvaise humeur. Mais que faire contre cette mauvaise humeur contagieuse ? C’est le merle qui a une idée : organiser la fête des grognons. Le blaireau et le merle réussiront-ils à redonner la bonne humeur à tous les habitants de la forêt ?

Une histoire amusante, un dessin très mignon avec une très jolie coloration. Je suis tout de suite tombée sous le charme de cet album que j’ai offerts à Mimi-chan, une reine des grognon et des mauvaises humeurs. est-ce parce que cela lui ressemble bien? Je ne serais pas vous le dire, mais étrangement Mimi-chan n’a jamais accroché à cet album que je lui propose régulièrement sans succès

de mauvais poil ! p1-2

Côté technique :

Auteur : Moritz petz

Illustratrice : Amélie Jackowski

Édition NordSud

collection Tout carton

2010

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cliquer sur le logo pour en savoir plus 😉

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Je mangerais bien un enfant

Voici la première chronique du Challenge Je lis aussi des albums 2013. Pour cette occasion j’ai choisi un des albums préférés de Mimi-chan. Il y a quelques temps déjà elle a eu sa période crocodiles. Elle regardais les reportages animalier, livres d’illustration et tout ce qui avait, de loin ou de près, un lien avec des crocodiles. Alors pour son anniversaire j’ai voulu lui offrir un livre (encore un !). Je me rends dans une librairie spécialisé dans la littérature jeunesse, sous les arcades, à La Rochelle, avec en tête l’idée de lui prendre un livre sur les vrai crocodiles (sa sœur raffolait des livres sur les félins). Je demande conseil à la libraire mais, déception, elle n’a rien à me proposer. Face à mon mécontentement, la libraire rebondit et me propose ce petit album dont le héros est un petit crocodile. Nous somme à dix mille lieues de mon idée initiale. Mais, faut
avouer que le petit croco de la couverture avec son air pas très content est vraiment craquant. Que faire ? Ben, j’ai craqué évidemment. Et voici comment Mimi-chan recevait pour son anniversaire Je mangerais bien un enfant.

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Sur le coup, ben… comme d’habitude : on ouvre le paquet et… « oh ! super… un livre… ». Jette dans un coin et passe aux paquets offert par des gens plus sympa.

Avec mon album j’avais l’air d’un c**

C’est pas grave. Le livre va rejoindre la jolie collection d’albums léguée par la sœur aînée sur l’étagère et… il y passera un moment dans la solitude. Puis un soir :

« tu veux que je te lise une histoire ? »

« Oui »

« Yeees!! » (cris intérieur de la mère qui, enfin, va partager avec son bout de chou sa passion des livres d’enfant).

On cherche, on choisit. Et ça sera Je mangerais bien un enfant. Ainsi commence une longue histoire d’amour qui me vaudra de lire et relire, soir après soir, les mésaventures d’Achille, le petit crocodile qui voulait manger un enfant.

Le texte est court (pour le soir c’est bien) et drôle. L’histoire est amusante et interpelle la curiosité de Mimi-chan. Achille, petit crocodile que sa mère nourrit à la banane (?_?), se réveille un jour avec une drôle d’idée : « aujourd’hui, il aimerais mieux manger un enfant ! » Sa maman et son papa vont redoubler d’ingéniosité pour le faire changer d’avis. Mais rien n’y fait. Achille veux manger un enfant. Et… ben, non ! Je vais quand même pas vous raconter la fin ! z’avez qu’à lire le livre , nah!

Si l’histoire est drôle, ce que j’aime c’est surtout son dessin. Très stylisé, mais très expressif. Achille est trop craquant. Chaque soir, lire cette histoire était un plaisir (était, parce que depuis on a changé de livre) et Mimi-chan c’est bien amusé en compagnie d’Achille.

Ce petit album nous est proposé par l’école des loisirs, dans la collection Lutin poche. La première édition date de 2004. L’histoire est de Sylviane Donnio, qui signe ici son premier livre pour enfant et les illustrations de Dorothée de Monfreid que vous pouvez retrouver sur son blog Super Sauvages.

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1/10  Challenge Je lis aussi des Album 2013

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Quant d’heure nostalgie avec Pandi

Cette foi, la chronique livre jeunesse ne sera pas dédiée à un livre que je découvre, mais à une oeuvre qui me renvoie en enfance.

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j’ai emprunté un des albums de Pandi à la bibliothèque pour Mimi-chan. Depuis bientôt deux semaine elle me le réclame chaque soir. Et moi, qui généralement déteste le genre de livre enfant simpliste à l’instar de L’âne Trotro, T’chupi, Petit ours brun (alors lui vraiment j’ai jamais pu le piffrer!)… avec Pandi je suis ravie.

Tout d’abourd j’aime beaucoup le dessin, c’est « cro mi’non » comme dirait Mimi-chan. Et puis c’est ma madeleine à moi. Je me souviens avoir possédé plusieurs de ses albums quand j’étais toutes petite. Déjà à l’époque la bouille du petit panda m’avais fait craquer et depuis j’ai un faible pour ces petites bêtes.

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Et finalement, l’histoire n’est pas si simpliste que ça. Contrairement à T’choupi où l’on ne raconte le quotidien d’une journée ordinaire, Pandi fait appel à l’imagination. Et contrairement à Trotro qui ne fait que des bêtise, Pandi invente des jeux amusant et pas stupides, comme par exemple partir à l’aventure dans la maison un jour de pluie en jouant les explorateurs. Le vocabulaire y est aussi plus recherché, tout en ayant des phrases simples. Mimi-chan y a appris des tas de nouveau mots :

« maman, c’est quoi l’aventure? »

« maman, c’est quoi un explorateur? »

« maman, c’est quoi un oasis ? »

« maman, ça veut dire quoi ascension ? »

Cela implique que je passe du temps à essayer de trouver des explications qu’elle puisse comprendre. Comment expliquer ce qu’est l’aventure ? Mais c’est plus stimulant que « à la cantine il y a du poisson pané et des petits pois » ou « T’choupi enlève son manteau ».

Non seulement l’histoire est un chouia plus complexe, plus imaginative, mais en plus on y trouve le deuxième degré : alors que Pandi prétend avoir trouvé un oasis, l’image montre le frigo. L’enfant doit alors comprendre ce qu’est une oasis et pourquoi Pandi prétend que le frigo en est une. Cela stimule son imagination et donne de bonne idée de jeux.

Et moi, je savoure ma madeleine sur le lit de mon enfant (^-^)

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Malheureusement les albums de Pandi ne sont plus commercialisé, mais on peut encore en trouver d’occaz.

Quant à l’auteur, Oda Taro, je n’ai pas trouvé beaucoup d’infos sur lui, si ce n’est qu’il est italien, de son vrai nom Antonio Lupatelli. Il a travaillé en France sous le pseudonyme Tony Wolf, puis en Italie sous le nom de Oda Taro comme illustrateur pour livres d’enfants.

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Light novel (en France)

En regardant mes statistiques hier matin, j’ai vu qu’un (ou une) internaute avait été conduit jusqu’au blog par la recherche suivante « liste de tous les light novel licenciés en France ». J’étais surprise. Il est vrai que j’ai cité le terme à plusieurs reprises et que j’en donne la définition dans le lexique. Mais ça s’arrête là.

Pourtant cette recherche a piqué ma curiosité. Moi aussi j’aimerais en savoir plus sur les light novels et, pourquoi pas en lire un ou deux afin de me faire une idée (^-^)

Mais, au fait, un light novel c’est quoi?

Le light novel est un style de roman japonais qui vise un public jeune (ado et/ou jeunes adultes). Il s’agit plus d’un divertissement que de littérature à proprement parler. Les textes plus simples que ceux des romans habituels : prédominance des dialogues, paragraphes et phrases courtes, furigana* donnant la lecture des kanji difficiles… Généralement un light novel ne dépasse pas les 50.000 idéogrammes. Les textes sont accompagnés d’illustrations. L’histoire peut se dérouler sur plusieurs tomes. Avant de paraître en format poche, ils sont généralement prépubliés dans des revues spécialisées, comme le manga.

n°6Après avoir vu et beaucoup aimé la version animé de No.6, j’ai trouvé le light novel écrit par Atsuko Asano et Momomi Machida traduit en français, aux Éditions du Rocher. Si je ne l’ai toujours pas acheté, c’est que sur les 9 tomes de la série originale, les Éditions du Rocher n’en ont publié que 5. Et j’ai bien peur que les traductions aient été stoppées, puisque le dernier tome est paru en 2009 et depuis… rien. J’ai pas très envie de commencer une série si je ne peux pas en lire la fin ! D’autant plus que c’est justement la fin de l’histoire qui est un peu trop vite bâcle dans l’anime.

Finalement, j’ai décidé de faire quelques recherches sur le net pour savoir quels autres light novels sont licenciés en France. C’est là que je suis tombé sur un petit article qui disait que très peu de light novel sont traduits pour le marché francophone. De plus, l’article déplore la façon dont ceux-ci sont commercialisés citant en mauvais exemple La Mélancolie de Haruhi Suzumiya de Naguru Tanigawa publié chez Hachette jeunesse. L’éditeur a, en effet, supprimé les illustrations originales de Noizi Ito et modifié la couverture.

La caractéristique du light novel, outre un style d’écriture très abordable, c’est justement d’être accompagné d’image. Pourquoi l’éditeur a-t-il fait ce choix ? Pas étonnant que la publication de la série Suzumiya Haruhi a été stoppée dès ce premier tome.

Tout comme l’auteur de l’article, je pense que la cible du light novel c’est avant tout les fans de manga et anime. Quel fan, après avoir flashé sur un anime, n’a pas eu envie de lire la version manga pour y découvrir quelques détails supplémentaires, mieux connaître les personnages ou tout simplement partager un peu plus leur univers. De même, après avoir lu un manga, c’est avec plaisir qu’on se laisse aller à en visionner la version animé. Pourquoi ne pas joindre le light novel à ce media mix, comme ça se fait au Japon, d’ailleurs.  Bien sûr, si le manga et le light novel sont publiés par deux éditeurs différents c’est pas évident à mettre en place.

Je pense néanmoins qu’il serait plus intéressant de mettre l’accent sur la corrélation anime/manga/light novel et pourquoi pas jeu vidéo, figurines, et autres goodies

L’article, qui date de 2010, annonçait l’intention de Glénat de publier des light novel. Ci tôt dit, ci tôt fait. J’ai filé sur le site de l’éditeur. En voilà un éditeur intelligent ! Glénat a ajouté les light novels au catalogue de Glénat manga, regroupé dans la collection Roman.  En 3 clics j’ai pu visionner leur offre, qui, pour l’instant, se compose de 5 séries :

  • D. Gray-man Reverse de Katsura Hoshino et Kaya Kizuki (1 tome, en cours)
  • L’épée de l’empereur de Baku Yumemakura (2 tomes, en cours)
  • Library wars de Hiro Arikawa (3 tomes, en cours)
  • Roman One Piece de Eichiro Oda (1 tome, terminé)
  • The sky crawlers de Mori Hiroshi (2 tomes, en cours)

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Si Glénat l’a fait, les autres aussi, non ? Naïve que je suis, bien sûr que non ! Les gens intelligents, finalement ça ne court pas les rues. Mais non, je ne suis pas méchante, c’est juste que trouver des light novel en français est un véritable parcours du combattant. Faut être motivé ! Mais je ne baisse pas les bras, je  poursuis mes recherches sur le net, et découvre la série Les 12 Royaumes de Fuyumi Ono et Akihiro Yamada publiée par Milan jeunesse. Je file sur le site de l’éditeur et j’y passe 3 plombes pour… rien !!

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Si les éditions Milan ont le mérite d’avoir publié le light novel au même format que l’original, c’est hors collection. Impossible de savoir s’il y en a d’autres ou pas, à moins de se taper tout le catalogue… et encore. Pour dire les choses poliment : je n’ai pas du tout aimé leur site. C’est finalement en allant sur Amazon que j’ai découvert que Milan avait publié un deuxième light novel : La Chasseuse de bête de Nahoko Uehashi. Après ça, j’ai encore fouillé, mais je n’ai rien trouvé. J’ai fini par jeter l’éponge.

Résultat de l’expérience ? Si vous cherchez des light novels, armez-vous de courage !!

Moi, j’en ai eu assez de chercher, mais si vous connaissez d’autres titres et/ou d’autres éditeurs proposant des light novels traduits en français, laissez un petit com 😉


Edit :

Voici quelques autres light novel publiés en français :

  • Blood, la nuit des prédateurs. Momoru Oshii. Panini manga
  • Le chevalier d’Eon. Ubukata Tô. Calmann-Levy
  • Les chroniques d’Arslan . Tanaka Yoshiki. Calmann-Levy
  • Chroniques de la guerre de Lodoss. Mizuno Ryû. calmann-Levy
  • Deth note. Nisio Isin. Kana
  • Dragon ball. Toriyama Akira. Hachette
  • Dragon Brothers. Tanaka Yoshiki. Hachette
  • Fullmetal alchimiste. Inoue Makoto. Fleuve noir
  • Gardien de l’esprit sacré. Uehashi Nahoko. Milan
  • Guin saga. Kaoru Kurimoto. Fleuve noir
  • Love & Destroy. Hamasaki. Tonkam
  • Shaman king. Mitsuhi Hideki. Hachette
  • Trinity Blood. Yoshida Sunao. Hachette
  • Vampire knight. Fujisaki Ayuna. Panini manga
  • Video Girl. Tomita Sukehiro. Tonkam
  • Zetman. Katsura Masakuzu. Tonkam

 

Je ne suis pas sûre que tous les livres cités puissent être considérés comme des light novel, mais comme les éditeurs français ne spécifient jamais s’il s’agit d’un light novel ou d’un autre genre de littérature, il est assez difficile d’être catégorique.

Certains d’entre vous auront reconnu les titres de manga ou animes. Il s’agit parfois de roman adapté en anime/manga, parfois de l’inverse. Certain manga/anime à succès sont novélisé. Soit le light novel reprend l’histoire du manga en détaillant certains passages obscurs, soit le roman traite de personnages secondaires ou de nouvelles intrigues originales reprenant les héros du manga.

Si vous connaissez d’autres titres, merci de me les communiquer 🙂


Edit 2 :

Les light-novel critiqués sur Ma petite Médiathèque :


Edit 3 :

Light-novel ~ les éditions françaises


 

Edit 4 :

Envie d’en savoir plus sur le light novel ? articles à lire ailleurs :

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Ouanji

Magnifique album jeunesse de Adrien Chapuis publié par les éditions du Rocher dans la collection Lo Païs d’Enfance (2005).

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L’histoire :

Ouanji, un petit panda, vit seul dans une clairière abandonnée. Souffrant de solitude, il rêve de pouvoir voler comme les oiseaux qu’il voit passer. Un jour il décide de s’envoler. Mais, il a beau essayer, il tombe toujours avec fracas. La situation risque de devenir dangereuse. Brizcoli, le colibri, part d’avertir le Grand Conseil des Sages. Celui-ci décide d’envoyer Lonkou le héron voir ce qui se passe. Ouanji va alors jouer de la flute au héron qui, transporté par la musique, va comprendre les sentiments du panda et décider le lui faire connaître l’expérience du vol.

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J’ai complètement craqué pour ce petit panda !! Les dessins sont magnifiques. Différentes textures, trames et couleurs se mélanges harmonieusement pour nous offrir de superbes illustrations. Ce que je préfère ce sont les croquis du panda tellement kawaii ! ! (oups! pardon, tellement mignon ^-^)

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Plus d’image sur le site de l’auteur, ici : link

L’histoire, bien qu’elle ne soit pas particulièrement originale, est jolie et très agréable. Elle complète parfaitement les illustrations qui, à elles seules, valent le détour. Un superbe album à mettre entre les main de tout les petits, et leur aîné fan de panda, comme moi (^_^)

En tout cas, moi, je me régale à chaque fois. Je regrette même que Mimi ne le choisisse pas plus souvent.

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Le Chaman et la mère de l’océan, une légende inuit

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Voici ma dernière acquisition. Alors que j’étais à « la grande ville » j’en profitais pour faire du shopping (comprendre « faire le tour des librairies » ). je cherchais un cadeau pour ma plus jeune sœur…

Dans une librairie ?!

Ben… c’est que… c’est chouette les livres, non ? Je finirais bien par en trouver un qu’elle lira (à force)

Donc, je flânais quand je suis tombé sur ce magnifique album. A ma sœur j’ai pris un très joli livre sur les chevaux (sa passion) mais je n’ai pas pu résister à la tentation d’acheter Le chaman et la mère de l’océan pour ma petite dernière.

Mais…  Mimi-chan n’a que 4 ans !!

Hein… quoi… oui, bon, c’est écrit à partir de 8 ans… mais je peux quand-même pas dire que j’ai acheté ce livre pour moi !

Revenons-en au livre : Les dessins sont magnifiques, surtout le portait du chaman en couverture. J’avoue que c’est ce qui m’a séduite de suite.

L’histoire raconte une aventure vécue par « grand-père du père de la mère » du narrateur, un homme « mi-prêtre, mi-sorcier, un grand chaman ». Cette année là, le gibier et les poissons se sont fait très rares. Chasseurs et pêcheurs, le ventre vide, viennent rendre visite au chaman pour qu’il les aide. Pour ce faire, le chaman part « en rêve au pays des esprits ». Accompagné de ses esprits tutélaires, il part à la rencontre de « la déesse Sedna, Mère des animaux. Celle qui vit en bas au plus profond des flots. » Celle-ci est en colère car les mauvaises actions des humains salissent ça maison. Le chaman réussi à calmer la déesse qui fait revenir gibier et poissons. Mais elle demande en retour que, malgré l’abondance d’animaux, les chasseurs ne se contentes que d’un phoque
par jour pendant 3 jours.

Une très jolie légende qui nous apprend le respect de la nature, le mérite de se modérer, tel les chasseurs qui ne doivent prélever que ce dont ils ont besoin, sans chercher à s’enrichir au dépend de la nature. Faudrait faire lire ce livre à pas mal d’adultes…. Mais là, c’est un autre débat.

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Il est vrai que le vocabulaire est un peu trop élaboré pour Mimi, néanmoins elle m’a écouté jusqu’au bout, demandent parfois que je lui reexplique les images avec des mots plus simple. Ayant vu (et revu)  L’enfant qui voulait être un ours dernièrement, elle a aimé retrouver dans ce livre l’ambiance de la banquise.

Publié aux Editions du Sorbier (2007) : link

Texte de Chantal Nguyen

Illustration de Pierre Droal

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