le Recueil des faits improbables de Ryoko Yakushiji

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Si comme moi, vous recherché des animes courtes et sympa, celle-ci est pour vous : seulement 13 épisodes.

Titre original : 薬師寺涼子の怪奇事件簿 (Yakushiji Ryōko no Kaiki Jikenbo)

Avant tout un light novel de Yoshiki Tanaka paru de 1996 à 2010. Yakushiji Ryōko no Kaiki Jikenbo est adapté en manga par Narumi Kakinachi en 2004 et en anime en 2008.
L’anime est réalisé par Iwasaki Tarô, aux studio Dogakobo, avec au chara-design Taniguci Junichirô.

Synonpsis :

Izumida est l’assistant du commissaire Ryoko Yukushiji, une femme très belle au sal caractère. Égocentrisme et capricieuse, elle n’en est pas moins une excellente enquêtrice. Elle tyrannise le pauvre Izumida, qui la suit fidèlement dans des enquêtes qui touchent toujours au surnaturel.

Critique :

Des bons personnages, un bon rythme, Yakushiji Ryōko no Kaiki Jikenbo est vraiment sympa. Plus que les intrigues en elles mêmes, c’est l’ambiance générale qui fait l’intérêt de cet anime.

J’ai beaucoup aimé le chara-design et le personnage de Izumida, si naïf et beau gosse… J’aimerais bien le tyranniser aussi ^^ Y a pas à dire, Ryoko à bon goût XD

Petit détail amusant : certains personnages parlent français avec un joli accent japonais 🙂

Et de la bonne musique aussi : de KATSU du groupe Angela et Rio Koyama

opening : « Thème principal » et oui, le titre est en français ^^

site officiel : link

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Le koto

Petite présentation sans prétention du koto : instrument traditionnel japonais.

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Le koto est un instrument à cordes pincées. sorte de cithare à 13 cordes. Originaire de Chine, il s’apparente à l’actuel zheng chinois.
Il fut introduit au Japon durant l’époque Nara (710-794). Initialement il n’était joué qu’à la cours impériale. Puis il s’est peu à peu démocratisé sous
l’influence de plusieurs grands musiciens.
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Musicienne au koto de Suzuki Harunobu (1725-1770)

L’instrument :
Le koto est fabriqué en bois de paulownia et mesure environ 1,80m. Il a une forme légèrement recourbé.
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Les chevalets amovibles (柱/ji) sont traditionnellement en ivoire. On accorde l’instrument en les déplaçant.
Koto (sou)-ryubiLes cordes étaient
traditionnellement fabriqué en fil de soie.
Aujourd’hui on utilise différents matériaux synthétiques qui permettent de mieux tendres les cordes.
On les les pince avec les doigts ou à l’aide de grattoirs, en ivoire ou en plastique.
koto détail
Si le koto traditionnel compte 13 cordes, Au XX siècle de nouveaux koto furent crée avec plus de cordes :
  • le jûshichigen : 17 cordes, crée en 1921 par Miyagi Michio, devenu depuis assez populaire.
  • le nijûgen : littéralement le nom signifie 20 cordes, mais en réalité il en compte 21. Il est très utilisé en musique contemporaine.
  • le nijûgogen : 25 cordes
  • le sanjûgen : 30 cordes
  • le sanjûnigen : 32 cordes.

Duo Kokohana : elles interprétent des morceaux contemporains sur koto
à 25 cordes
Miyagi Michio créa également un koto a 80 cordes, mais aujourd’hui cet instrument n’est plus joué. Il n’en existe qu’un seul exemplaire.

La musique :
Le gagaku:

Comme nous l’avons vu, à son arrivé au Japon, le koto n’était utilisé qu’à la court impériale. Accompagné d’autres instruments à cordes, à vents et de percussion il était utilisé dans le gagaku (雅楽). Littéralement ce terme signifie musique élégante, raffinée, il désigne la musique de la court impériale.

Voici une vidéo pour ce faire une idée de ce que le gagaku est. Franchement, faut aimer. On dirait… un animal à l’agonie 😀

Enfin, pour les courageux, voici 12 minutes de torture :

 

Yatsuhashi Kengyo (1614-1685) :
Yatsuhashi Kengyo (八橋 検校) sort le koto de la court impériale pour le faire découvrir à un plus large public.
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Joueur de shamisen, il appris le koto avec un musicien de la court. Il crée un nouveau style, utilisant de gammes différentes de celle utilisée dans le gagaku. Il adapte le style Soukyoku, à l’origine un style de musique ovale, pour être joué au koto, tout comme ce style est à l’ogigine du shamisen jiuta ». Cela donnera naissence à la musique de koto encore joué de nos jours. En effet Yatsuhashi est considéré comme le père du koto oderne.
Il composa de très beau solo, parmi lesquels « Rokudan no Shirabe », morceau composé de 6 variations, très conue :

Après Yatsuhashi Kengyo, la musique de koto est principalement transmise au sein d’une guilde de musiciens aveugles : Toudouza (当道座). La Toudou est reconnue par le gouvernement du Shogun. Ses musicien, outre le koto, jouent également du Heiki Biwa (sorte de lute japonais), du shamisen « Jiuta ». La guilde Toudou, qui avait vu le jour à la période Muromachi, sera dissoute durant la restauration Meiji. Tout comme la musique de shamisen, le koto se libérera de la Toudou à partir de la période Meiji (voir Nitaboh ).

Miyagi Michio (1894-1956) :

Miyagi Michi (宮城 道雄) fut le premier à intégrer les sonorité de la musique occidentale dans la musique de koto traditionnel, créant un nouveau style.Michio-Miyagi.png

Alors que le Japon est en pleine occidentalisation, Miyagi contribue à faire renaître un intérêt pour le koto. Il contribua également à faire connaître le koto hors du Japon.

compositeur prolifique, il laissa plus de 300 compositions. Il inventa également le koto à 17 cordes ainsi qu’un koto de 80 codes.

« Haru no Umi » est une des ses compositions les plus connues. Ici interprété par Yoko Hiroaka au koto et Kaoru Kakizakai au shakuhachi :

Autre très belle interprétation de « Haru no umi » à la guitare et à la flûte traversière par le Duo Piazzolla : link

« Tegoto » interprété par Kaori kimoto :

« London no ame » interprété par Mieko Mliyazaki :

Le koto aujourd’hui :

Le koto est actuellement l’instrument traditionnel le plus joué au Japon.

Dans les années soixante, période de développement de la musique moderne, de nombreuses pièces pour koto à 17 cordes sont composé. Les koto de 21 cordes et plus
sont crée.

Avec le boom de la musique du monde dans les années 90, la musique traditionnelle japonaise fusionne avec la pop, une nouvelle ère commence pour le koto. Aujourd’hui le koto est associé à de nombreux instruments et utilisé dans les styles très varié allant du jazz fusion à l’électro-acoustique.

De nombreux musicien s’intéressent aux sonorité du koto. On peut par exemple entendre du koto dans « Moss Garden » de David Bowie, extrait de l’album Heroes :

Quelques artistes contemporains :

Mieko Miyazaki :

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Artiste japonaise, installé en France depuis 2005, elle joue et compose sur un koto traditionnel (13 cordes). Avec Miyazaki la fusion prends tout son sens. Elle marie le koto a toutes sortes de musiques et d’instruments.En France elle fonde le groupe Trio Miyazaki, koto violon et accordéon. elle participe également à de nombreux projets avec d’autres musiciens d’horizons très divers.

J’apprécie énormément cette musicienne, j’aimerais lui consacrer un article ultérieurement.Son site : link

 

Les deux artistes qui vont suivre jouent du koto à 17 cordes dans des compositions contemporaines, mariant le koto à la musique jazz et électro-acoustique. Leur musique est assez spéciale, beaucoup moins abordable, je trouve. Cela reste néanmoins intéressant et mérite d’être cité.

 

Masaoka Miya :

masaoka_koto_hands_sh.jpgAméricaine d’origine japonaise

son site : link

sa page sur MySpace : link

Michiyo Yagi :

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Artiste japonaise

sa page MySpace : link

Performance de Michio Yagi et Miya Masaoka, Live à Shinjuku en 2010 :

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Angel Heart

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Titre original : エンジェル・ハート
Auteur : Tsukasa Hôjô (北条 司)
Genre : seinen
Paru au Japon entre 2001 et 2010.
Pré-publié dans Comic Brunch
Éditeur Japonais : Shinchôsha
Éditeur Français : Panini manga

Résumé :
A Shinjuku, la tueuse à gage Glass Heart se suicide, ne supportant plus le poids de la culpabilité. L’organisation pour qui elle travaille va lui transplanter un cœur pour l’empêcher de mourir.

Le hasard à voulu que le cœur qu’on a volé pour elle soit celui de Kaori, la compagne du célèbre nettoyeur de Shinjuku Ryô Saeba, décédé le jour de leur mariage.
La mémoire du cœur de Kaori va alors influences la jeune tueuse à gage. Kaori (ou plutôt son cœur) va lui redonner goût à la vie et la guidera jusqu’à Shinjuku, à la recherche de Ryô.
En découvrant que Kaori vit toujours à l’intérieur de la jeune femme, Ryô décide de la prendre sous son aile et de devenir son père adoptif. Il donnera un nouveau nom a la jeune fille : Glass Heart devient Xiang Ying.
C’est aidé de la jeune femme qu’il reprendra le travaille de nettoyeur.
Ceux qui connaissent les manga de Tsukasa Hôjô auront sans doute reconnu les principaux personnages de sa série City Hunter : Ryô et Kaori. Bien que Angel Heart ressemble fortement à une suite, l’auteur s’en défend, en prétendant qu’il ne s’agit pas d’une suite à la première série mais d’une histoire alternative.
… M’ouai, enfin, ça fait suite quand même, quoi qu’il en dise ^^
angel heart
Mon avis :
Si vous avez aimé City Hunter vous aimerais Angel Heart. On y retrouve Ryô et son boulot de nettoyeur, de l’action, des belles femmes, de l’humour et… plein de « mokkori » XD
Mais l’esprit est diffèrent. Angel Heart se veut plus mûr, plus réfléchi. Non tant par la profondeur de son scénario qui reste assez basique et je dirais même un peu… tiré par les cheveux. Surtout en ce qui concerne l’intrigue principale qui tourne au tour de Xiang Ying, ce n’est pas toujours très plausible. Non, là où Angel Heart se veut plus mature c’est surtout sur la morale. L’accent est mis sur le bien et le mal, surtout pas le biais des interventions du coeur de Kaori.
Un peu trop d’ailleurs ! J’avais parfois le sentiment que tout ça dégoulinait de bon sentiments et de morale à deux balles. Et oui, j’ai pas trouvé ça si profond que ça, en réalité.
Mais cette surenchère de bon sentiments n’enlève en rien à la qualité de l’ensemble; Hôjô sais comment nous tenir en haleine. Et bien qu’à chaque nouvelle aventure je me disais que c’était assez simple  et facile, je n’ai pas décroché avant d’avoir terminé les 22 tomes que mon gentil voisin m’a prêté.
Merci ! gentil voisin 😉
Je les ai enchaîné les uns après les autres sans m’arrêter ! Enfin si, un peu, pour dormir ^^
Les dessins sont d’une très grande qualité et le scénario, s’il est assez basique, il est néanmoins très bien construit. Ce qui fait qu’on veut toujours savoir ce qui va se passer en suite.  Une fois plongé dans la série, vous ne pourrais plus en sortir ! Moi qui ne suis pas trop friande des séries longues, arrivé au tome 22 j’ai crié « Nooon !! Pas déjà fini ! »   En plus, le tome 22 se termine en plein milieu d’une nouvelle intrigue. J’étais dégoûtée. (T_T)
Bon, gentil voisin, c’est quand que t’achète la suite ?! non parce que moi j’aimerais bien finir la série ;D
Un très bon manga. Très bien rythmé, bien construit et aussi très drôle. Je vous le conseille.
La série a été adapté en anime. Je ne l’ai pas encore vu. J’en parlerais plus tard.
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Another

Another est avant tout un roman d’horreur écrit par Yokito Ayatsuji en 2009. Il est adapté en manga en 2011, avec les dessins de Hiro Kiyohara.
Mais ce qui m’intéresse aujourd’hui, c’est son adaptation en Anime des studio P. A. Works, 13 épisodes, sortie début 2012.
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Synopsis:
Kôichi Sakakibara est transféré dans un nouveau lycée. A son arrivé il est surpris par l’atmosphère pesante et mystérieuse qui règne dans sa classe. Ses camarades semblent effrayé par quelque chose. Par ailleurs il est intrigué par une étrange jeune fille portant un bandeau sur un œil et que tout le monde semble ignorer. Est-il le seul à la voir? Pourquoi personne ne lui adresse la parole? Et que lui cachent ses camarades ?
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Mon avis : 
Le graphisme et l’animation sont d’une très bonne qualité, quoi que d’un style très classique. Le chara design est assez ordinaire, tout comme la personnalité des personnages, faut l’avouer.
L’intrigue, quant à elle, est assez bien mené, et bien qu’on ai à plusieurs reprises des indices qui nous permettent de comprendre, on se laisse porter par le mystère et ce n’est qu’à la fin qu’on se dit « mais oui! bien sûr! pourquoi j’y ai pas pensé tout de suite? »
En revanche j’ai trouvé que l’histoire est un peu trop longue à ce mettre en place, l’anime pourtant ne fait que 13 épisodes. Une entrée en la matière plus rapide aurais pu être envisagé. Or ça traîne, on sait que quelque chose cloche. À chaque épisode on espère qu’un des camarades de Kôichi aille enfin lui cracher le morceau… mais non ! Remarquez, ça fait monter le suspens et on est obligé d’enchaîner les épisodes pour enfin savoir ce qui se passe, parce que franchement, impossible de laisser ça à demain. Mais quand même ! Au bout d’un moment ça commençait vraiment à m’énerver. Et le héros, tellement zen… Je te les aurais fait cracher le morceau, moi !
Non, je m’énerve pas ! C’est l’atmosphère angoissante de l’anime qui m’a contaminé XD
En revanche, sur la fin, tout ce précipite, et… je vais pas vous dire ce qui se passe bien sur 😉 Mais je tiens à noter l’étrange déséquilibre entre un début très lent et une fin très dynamique.
En conclusion, je dirais que c’est un bon anime d’horreur. Ce qui n’est pas mon genre favori, je dois l’avouer, mais j’ai apprécié Another et son mélange horreur-graphisme kawaii, l’ambiance oppressante qui règne tout au long de la série et la fin.
Oui, j’ai aimé la fin, et cela mérite qu’on le dise parce que s’il y a une chose qui pêche souvent dans les animes c’est justement la fin, entre les fins qui n’en sont pas, les fins qui sont des commencement et les fins bâclées… Ici on a une vrai fin et elle est pas mal.
Petit plus (et pas des moindres) : un super opening !
Opening interprété par le groupe Ali project :

Liens :

site officiel : link

Fansub en streaming sur Manga Passion
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Avatar, le dernier maître de l’air

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Série d’animation américaine créé et produite par Michael Dante DiMartino et Brayan Konietzko pour la chaîne Nickelodeon. L’animation à été réalisé dans des studio de Corée du sud. La première saison est diffusé sur la chaîne Nickelodeon en 2005.

Titre original : Avatar: The Last Airbender

Synopsis :

Le monde est divisé en 4 nations qui vivaient en paix : les nomades de l’air, le royaume de la terre, la tribu de l’eau et la nation du feu. Au sein de chaque peuple il existe des personnes ayant la maîtrise d’un élément. L’avatar est l’unique qui puisse maîtriser les 4 éléments à la fois. Il est le garant de l’équilibre entre les 4 nations, la passerelle entre le monde des humains et celui des esprits.

Mais un jour l’avatar disparaît. Le seigneur du feu profite de sa disparition pour mettre à exécution son plan d’invasion des autres nations. L’avatar suivant un cycle de réincarnation précis, le Seigneur du feu décide d’exterminer tous les nomades de l’air, peuple chez qui aurais du naître le dernier avatar.

La guerre dure depuis 100 ans. Mais l’avatar n’est jamais réapparu. C’est au Pôle Sud que deux jeunes membres de la tribu de l’Eau découvrent un enfant de 12 ans enfermé dans un iceberg. C’est enfant n’est autre que l’avatar, dernier maître de l’air encore en vie et dernier espoir pour repousser le seigneur du Feu et rétablir la paix.

Mais le jeune Aang ne pense qu’à s’amuser. Accompagné de Katara et Sokka il va commencer un voyage initiatique. Il devra d’abord apprendre à maîtriser les 4 éléments pour enfin accomplir son destin et rétablir l’équilibre. Arrivera-t-il a maîtriser les 4 éléments avant que le seigneur du feu ne le retrouve?

Voici les 5 premières minutes de l’épisode 1 pour ce mettre dans l’ambiance :

La série compte au total 61 épisodes (chapitres). Elle s’organise à la façon d’une trilogie, chaque saison est un « livre » qui conte la quête du jeune Aang vers un des éléments qu’il doit apprendre à maîtriser :

  • Livre 1 : l’Eau : Katara et Sokka découvrent Aang dans un iceberg. Après l’avoir libéré ils décident de partir avec lui au Pôle Nord à la recherche d’un maître qui pourra enseigner la maîtrise de l’eau au jeune avatar. Mais avant d’arriver au Pôle Nord, les 3 héros feront de nombreuses escales au royaume de la terre et la nation du feu.
  • Livre 2 : La Terre : Devenu un bon maître de l’Eau, Aang part à la recherche d’un maître au royaume de la terre. C’est ainsi que le trio va faire la connaissance de Toph, une jeune fille aveugle qui va se joindre au groupe de l’avatar. Mais la Terre est l’élément opposé de l’air, ce qui rendra l’apprentissage de Aang bien plus difficile.
  • Livre 3 : Le Feu : Il est temps pour Aang de se trouver un maître du feu qui acceptera de lui enseigner la maîtrise. Mais comment en trouver un alors que la nation du Feu est leur ennemi ? Aang trouvera un allié auquel il n’avait pas pensé. Arrivera-t-il, grâce à son aide, à surpasser sa peur de la maîtrise du Feu? Pourront-ils, ensemble, affronter Ozaï, le terrible Seigneur du Feu.

La maîtrise des éléments :

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Comme nous l’avons vu, le monde de Avatar est divisé en 4 peuples auxquels est associé un élément. Au seins de chaque peuple il existe des personnes ayant des dons leur permettant de maîtriser cet élément. Grâce a un entraînement martial, ces personnes peuvent devenir des maîtres.

Les différentes techniques de maîtrises s’inspirent de divers arts martiaux chinois. La gestuelle est très étudié et donne une véritable impression de combat entre maîtres d’art martiaux, les éléments en plus

Les maîtres de l’Eau (水) : La maîtrise de l’eau s’inspire du Taichi, art martial interne basé sur la circulation des énergies, la souplesse et la fluidité des mouvements.

Les maîtres de l’eau peuvent lui faire changer d’état, passant de la glace au brouillard en un instant. Dans leurs mains, un filet d’eau peut devenir une lame tranchante ou un redoutable fouet. Leur pouvoir leur vient de la lune. Les jours de plaine lune, ils sont plus forts.

Les maîtres de la Terre () : Cette maîtrise s’inspire de la gestuelle du Hung-gar, art martial du sud de la Chine. Il est basé sur une position basse est stable, de puissantes attaque faites avec les membres supérieurs et des blocages. Toph utilise une techniques particulière, dérivé du style Chu Gar de la Mante Religieuse du Sud.

Les maîtres de la terre peuvent déplacer d’énormes rocher ou les réduire en miette. Entre leurs mains la terre devient de la pâte à modeler. Il peuvent faire jaillir des rocher pour se crée des remparts ou au contraire y ouvrir des brèches. Ils utilisent des pierres comme projectiles. Ce sont des combattants résistants et courageux.

Les maîtres du Feu () : Le style de combat des maîtres du feu s’inspire de la gestuelle Kung fu du nord (ou Shaolin) au postures larges et déplacements amples. Je trouve que c’est le plus beau à voir. Les démonstrations d’Azula sont particulièrement impressionnantes. Très souple et vive, elle ne laisse aucun répit à ses adversaires qui sont vite submergés par sa supériorité technique et son sang froid durant le combat.

Les maîtres du feu tirent leur force du soleil. A chaque attaque de terribles flammes jaillissent de leur membres. Les maîtres du feu très puissants peuvent créer des éclaires, on appelle cette technique la maîtrise du feu au sang froid.

Les maîtres de l’Air () : Les maîtres de l’air étaient des moines et des nonnes, apprenant la maîtrise dans différents temples. Aang est originaire du Temple de l’Air du Sud. Leur technique de maîtrise s’inspire du Baguazhang, art martial interne qui utilise une gestuelle fluide et décontracté et des déplacements circulaires.

Grâce à leur maîtrise de l’air, les maîtres peuvent créer des tornades, des boucliers, de puissant courant d’air balayant tout sur leur passage, ou encore s’élancer dans les airs à l’aide de leur « bâton volant » qui leur permet de voler en utilisant les courant ascendants et descendent.

Personnages principaux :

Avatar-Aang.pngAang : Anang n’a que 12 ans quand il découvre qu’il est le nouvel avatar, c’est bien trop de pression pour lui. D’une nature insouciante et amicale, il pense avant tout à s’amuser et se faire de nouveaux amis. Bien que joueur, il fait également preuve d’une grande sagesse, il est remplis de compassion et cherche toujours une issue pacifique aux conflits. Après tout, c’est un moine ! C’est malgré lui qu’il est obligé de prendre son rôle d’avatar au sérieux, il aimerais parfois ne pas être celui sur qui reposent tous les espoirs de paix, mais, détestant la guerre, il est décidé à y mettre un terme. Les encouragement de Katara lui seront d’une grande aide dans ses moments de faiblesse et de doute.

katara.jpgKatara : Jeune maître de l’eau de la tribus de l’eau du pôle sud. Elle est le dernier maître de l’eau des tribus du sud. Alors qu’elle n’était encore qu’un enfant, sa mère se sacrifie pour la sauver, cet événement la marquera profondément. Elle vit dans un petit village du pôle sud avec sa grand-mère et son grand frère Sokka. Leur père a quitté le village depuis des années pour aller se battre contre la nation du feu, avec tous les hommes du village. Elle est la première a voir en Aang un nouvel espoir et n’aura de cesse de le soutenir, le réconforter et lui donner du courage tout au long de leur aventures. Altruiste et généreuse, elle est toujours prête à venir en aide à tous ceux qui sont dans le besoin. Son côté mature et maternelle la rends parfois agaçante. Mais elle sait sortir ses griffes quand il faut se battre.

avatra-soka.jpgSokka : Grand frère de Katara, il décide d’accompagner sa sœur et Aang lors de leur voyage. Il n’a aucun pouvoir, il est maladroit et passe souvent pour l’idiot du groupe. Pourtant il est le meneur de la troupe. C’est toujours vers lui qu’on se tourne pour trouver un plan, une stratégie. Sous ses airs de nigaud, il est un bon guerrier et un fin stratège. Admirant son père pour ses qualités de guerrier, il cherchera a devenir toujours plus fort, sans pour autant cesser de nous faire rire avec ses jeux de mots vaseux et ses maladresses.

toph.jpgToph : Jeune fille de bonne famille, surprotégée par ses parents car aveugle, Toph a, en réalité, un sacré caractère. Apprenant seule auprès des taupes géantes, maîtres originel de l’élément terre, elle devient un très grand maître de décide de fuir ses parents et accompagner l’avatar pour lui apprendre la maîtrise de la terre. Par son éducation et son caractère égoïste, elle aura du mal à s’adapter aux habitudes du groupe et à créer des liens avec les autres membre. Mais une fois dépasse ce stade elle gagnera en force et deviendra l’un des plus puissant maître de la terre.

zuko.jpgZuko : prince héritier de la nation du feu, il est banni pour avoir osé s’opposer à son père lors d’un conseil de guerre. A fin de retrouver son honneur et sa place au côté de son père, le seigneur du Feu, il parcourt le monde accompagné de son oncle à la recherche de l’avatar. Rongé par la colère et la frustration, il poursuit l’avatar convaincu que cela lui permettra de retrouver la paix. Pourtant, s’il a été banni c’est qu’il ne partage pas la vision de son père. Pourra-t-il retrouver une place à ses côté?

iroh.pngIroh : Ancien général de la nation du feu, surnommé le Dragon de l’Ouest, fils héritier du Seigneur du feu, il perdra sa place de prétendant au trône à la mort de son fils. Son frère cadet Ozaï, le père de Zuko et Azula, profitera de ce moment de faiblesse pour prendre sa place et devenir le futur Seigneur du feu. Iroh décide d’accompagner son neveu Zuko après son bannissement. Il est très attaché à son neveu, qu’il traite comme un fils. Homme très sage, il tentera de guider Zuko vers son véritable destin. C’est mon personnage préféré.

azula.pngAzula : soeur cadette de Zuko, comme son père elle est impitoyable. Redoutable guerrière, stratège hors paire, elle réussi là où de nombreux généraux ont capitulé. Elle a une parfaite maîtrise du feu.

 

Mon avis :

J’adore ! Et oui, je suis fan ^^ J’ai déjà vu la série complète 2 fois et pourtant je ne m’en lasse pas. Et heureusement ! Parce qu’à la maison je ne suis pas la seule à aimer. La petite dernière est complètement accro. On vient de finir la série qu’elle demande déjà à la recommencer. En ce moment c’est Avatar en boucle à la maison 😀

La série est très bien réalisé. Le scénario est intéressant et tient bien la route. Même si dès le départ on se doute du dénuement, la dynamique de chaque épisode nous donne envie de poursuivre l’aventure et voir comment les auteurs vont arriver au dénuement que l’on attend.

Au cours des 3 saisons on voit les personnages mûrir, évoluer et embrasser leur destin. Les Personnages sont très sympa, on s’attache facilement à eux. Leurs caractères, tout comme leurs éléments, se complètent et rendent la troupe toujours intéressante. On rencontre également de nombreux personnages secondaires dignes d’intérêt.

La balance entre moments très drôle et scènes dramatique, quart d’heure émotion est bien équilibré.

De l’humour, de l’action mais aussi une belle morale. Ok, bon, il y a rien d’original à cette morale : « on est tous frères, faut vivre en paix, etc… » Mais je trouve que cet anime a une très jolie façon de nous la faire passer, sans jamais en faire des tonnes.

J’aime également le côté très martial de cette série. Je m’explique : ok, l’avatar a un un don naturel qui lui permet de maîtriser les 4 éléments. Mais ça ne lui tombe pas tout cuit dans l’assiette. Pour maîtriser les différents éléments il doit d’abord s’entraîner. Les scènes d’entraînement, tout comme les scènes de combat, sont très bien réalisées et on reconnais facilement des vraie postures d’art martial, l’élément en plus. J’aime ce côté réaliste que l’on a donné à la maîtrise des éléments. Le côté martial on le retrouve également dans les différentes stratégies de guerre, car il n’y a pas que des duels et des combat entre héros, il y a des guerres, des armées, des espions, différentes tactiques… et tout ça est bien tourné.

T-T-T-T-T

Le film live :

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Malheureusement, oui, je dit bien malheureusement quelqu’un à eu la mauvaise idée de faire une adaptation live de cet anime. Bon, je m’attends toujours à être déçue par une adaptation live, mais là!! C’est la pire que je n’ai jamais vu ! Une horreur !!

Le film est mal réalisé, la 3D mal maîtrise, mais ce n’est pas ce qu’il y a de pire. Quelqu’un qui n’a jamais vu l’anime pourrait aimer le film, 3D en moins puisque c’est vraiment mal exploité, ce qui est dommage parce qu’il y avait de quoi faire. Ce qui, moi, m’a déçu c’est surtout le non respect de l’esprit de l’anime. En dehors de l’histoire de fond, qui reste la même, on ne retrouve pas du tout la même ambiance que dans l’anime.

Les réalisateurs ont même changé les peuples qui ont servi d’inspiration aux différentes nations. Si les moines de l’air ressemblent toujours à  des moines bouddhistes, ils ont fait du peuple de l’eau des blancs (dans l’anime ils sont les plus bronzé), les méchants bien sûr on l’air… très arabe. ça surfe peut-être plus sur les angoisse américaines du moment. Mais moi, personnellement ce choix m’a vraiment choqué. Pourquoi faire de la nation du feu un peuple arabe? Quel est l’intérêt? Dans l’anime c’est un peuple visiblement asiatique. ça me fait penser aux vieux James Bond où le méchant est toujours russe. Et moi qui croyez qu’on avait dépassé cette vision simpliste du monde… quelle déception.

Autre point de détail mais qui m’a marqué : l’oncle !! Dans l’anime c’est personnage extra, un de mes préférés. D’une grande sagesse, mais aussi très drôle. Bien portant, il aime avant tout le thé, la bonne nourriture et les jolies filles. Dans le film? C’est le seul acteur séduisant du casting !! Bon ok, j’ai prix bien du plaisir à le regarder, mais pourquoi faire de l’oncle Iroh le seul mec séduisant du film !! Franchement !

Vous l’aurez compris, j’ai pas aimé le film. Peut-être parce que j’ai trop aimé la série animé.

Mais si le film vous tente, voici la bande annonce:

Titre : Le dernier maître de l’air

Titre original : The last Airbender

Réalisateur : M. Night Shyamalan

sorti au cinéma le 2 juillet 2010 (USA)

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Hana saku iroha

Anime en 26 épisodes produit par les studio P. A. Works en 2011.
Réalisateur : Masahiro Ando
Scénario : Mari Okada
Chara design : Mel Kishida
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Synopsis :

Ohana Matsumae, jeune lycéenne de 16 ans, vit à Tokyo avec sa mère. Désabusée, elle se cherche un avenir. C’est alors que sa mère lui annonce son mariage et voyage de noce. Ohana devra aller vivre chez sa grand-mère maternelle, propriétaire d’un hôtel source thermale, le Kissuisô. Ohana n’a encore jamais rencontré sa grand-mère et elle va être surprise ! Bien que petite fille de la patronne, Ohana devra travailler à l’hôtel comme femme de chambre à mi-temps pour payer ses frais d’hébergement. Elle rencontrera les autres employés de l’hôtel parmi lesquels deux jeunes filles de son âge : Minko, jeune fille au caractère bien trompé qui travaille comme apprentie aux cuisines, et Nao, jeune femme de chambre timide.
C’est dans cet hôtel que Ohana trouvera une motivation et donnera un sens à sa vie. Débordante d’énergie, elle va tout donner pour l’hôtel et ses employés. Grâce à son caractère et son énergie elle réussira à séduire tout le monde.

Mon avis :

C’est un très bon anime. Non tant par son histoire, qui est certes bien menée, mais où en réalité il ne se passe pas grand chose. On est ici dans le genre tranche de vie, on suit le quotidien de nos héros au lycée et, surtout, à l’hôtel. On le voit travailler, se chamailler, s’entraider… Ce qui fait la force de cet anime c’est l’énergie de son personnage principale, la jeune Ohana qui met toujours son nez partout, ne tient jamais en place et se démène toujours pour les autres, même quand on ne lui a rien demandé. Franchement, de la voir, ça donne envie de travailler ! Même à moi, qui suis une grande feignante XD
Les personnages sont très attachants et on s’amuse beaucoup en leur compagnie. Arrivé au bout des 26 épisodes on s’ennuie déjà d’eux, on voudrais que ça dure encore un peu plus longtemps. J’espère qu’une saison 2 verra bientôt le jour.
Si on rit beaucoup, il y a quand même un  peu trop de larmes durant les premiers épisodes. Ohana ne fait que pleurer et c’est un peu agaçant. Mais elle fini par ce calmer et les moment larmoyant se font de plus en plus rares.
Côté graphisme et animation, rien de bien nouveau, mais un ensemble très agréable. Les garçons apprécierons les scènes coquettes disséminé avec parcimonie, ici et là, rien de bien choquant, je vous rassure.
Les 2 openings de la séries sont interprété par  Nano Ripe

 

La série animé a été précédé par une adaptation en manga dessiné par Eito Chida en 2 volumes dont la pré-publication a commencé en décembre 2010.

 

Un spin-off manga illustré par Jun Sasameyuki intitulé Hanasaku no Iroha : green girls graffiti est paru en 2011, Minko Tsurugi y est le personnage principal.

 

Un long métrage, Hanasaku no Iroha : Home sweet home, est prévu pour 2012, j’ignore s’il est déjà sorti.

Links :

La série n’est pas encore licenciée en France, en attendant vous pouvez trouver des fansub sur le net, notamment sur Manga Passion : link
Site officiel de l’anime (jp) : link
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L’immeuble d’en face

Après une première version de 80 pages auto-produite, L’immeuble d’en face est publié par La Boite à Bulle en 3 tomes dans la collection contre-jour.

l'immeuble d'en face

Tome 1 paru en 2004, sélectionné pour le Festival International de la Bande-dessinée d’Angoulême en 2005

Tome 2 paru en 2007

Tome 3 paru en 2010

Résumé :

Tout au long de ses trois tomes ont apprend à connaître les locataires de cet immeuble de Lille. On les suit dans leurs tribulations du quotidien : promenade du chien, tasse de thé, rencontres sur le palier, querelles d’amoureux… la vie aussi vraie que nature. Au rez-de-chaussé vit une mère célibataire enceinte, au premier un couple d’âge mûr avec leur gros chien et au dernier étage un jeune couple d’étudiants.

Mon avis :

L’éditeur présente le premier tome de la série comme un « manga à la française qui devrait séduire les amateur aussi bien de shojo que de roman graphique« . Moi je trouve que le travail de Vanyda est bien plus qu’un « manga à la française« . Elle a su créer son propre style à mi chemin entre le manga et la BD franco-belge.   Son coup de crayon est tout de suite reconnaissable. Dessin noir et blanc au trait fin, simple et expressif. Si on retrouve parfois quelques mimique et une mise en page qui rappellent le manga, le dessins est très loin des standards du shojo. On sent plus l’influence des manga dans les dialogues que dans le dessin. Si je devait comparer cette BD à un manga j’aurais plutôt parlé de seinen dans le genre tranche de vie, car il y a aucun ingrédient du shojo. Pas de romance, mais la vrai vie de couple avec leur interrogation, leur haut et leur bas.

Les personnages ont une belle profondeur et sont très attachants. Le jeune couple prédomine, avec leur amis par le nombre de pages qui leurs sont accordé, sans doute dû à l’âge de l’auteur. Les scènes de la vie quotidiennes sont touchante de vérité .

Raconté comme ça, on pourrait s’attendre à quelque chose de plutôt ennuyeux, mais pas du tout ! Il y a peut-être pas de grande aventure, d’énigme à résoudre ou d’intrigue amoureuse tordue. Mais on se prends d’affection pour ces personnages, on a envie de les suivre, de les voir évoluer, grandir, vieillir… On enchaîne les trois tomes et à la fin on se dit « oh non, déjà fini! », on aurais voulu rester dans cet immeuble encore un peu plus longtemps.

Une très bonne BD, un auteur à retenir.

-_-_-_-_-_-

Du même auteur :

Trilogie Celle que … publiée chez Dargaud.

On suit Valentine, une jeune ado qui se cherche. Un univers peut-être un peu plus shojo, puisque on se retrouve au collège, puis au lycée. Une très bonne BD aussi. L’influence du manga y est beaucoup plus présente, surtout par de nombreuses références. Les personnages sont très bien traité et même si j’ai quitté le lycée depuis… longtemps ^^, j’ai pris beaucoup de plaisir à lire cette trilogie que je vous conseille également.

Vanyda a également collaboré avec F. Duprat sur L’année du dragon. Comme je ne l’ai pas lu, je n’en dirais pas plus.

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Moi, 20 ans, diplômée, Motivée… EXPLOITEE

Je suis tombée sur cette BD en flânant au rayon BD adulte de la Médiathèque. La couverture avec « jeune maso en solde » m’a fait rire alors je l’ai pris… et j’ai pas été déçue

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Yatuu (alias Cindy Barbero), l’auteur, est une jeune diplômée en Art et Communication, fière de sa réussite elle part à la recherche d’un emplois et trouve… un stage. L’énième stage ! Cette fois dans une agence de pub dont la spécialité semble être l’exploitation du jeune stagiaire motivé.

Dès les premières pages j’étais pliée en deux !! Et oui, j’avais l’impression de me revoir à la fin de mon stage, il y a deux ans. À choisir entre rire et pleurer… j’ai choisit d’en rire. Et Yatuu à l’art et la manière d’illustrer ce que nous avons tous ressenti, jeunes diplômés, à la fin de nos stages (sauf les quelques rares chanceux qui, eux, ont été embauchés T_T).

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Petit message à l’intention des lecteurs, jeunes diplômés qui ont encore 20 ans (ce qui n’est plus mon cas) : L’avenir idéal (p. 52-53) ce n’est pas qu’un cauchemar !! C’est la réalité !!! Sigh !! Sob !! T_T

Vous avez un diplôme en poche, vous cherchez ou avez cherchez un taf ? Alors vous ne pourrez que vous reconnaître dans les mésaventures de Yatuu.

Un dessin simple, sympathique et très expressif qui va droit au but. De l’humour à revendre. J’ai adoré cette BD. C’est hilarant et ça défoule.

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L’aventure de Yatuu en BD a commencé sur son blog, crée en décembre 2009. En juin 2011, les déboires de la jeune stagiaire sortent en version papier avec jolie couverture cartonnée chez 12BIS pour notre plus grand plaisir !

En 2012 elle sort une nouvelle BD : Génération mal logé. Je vais l’ajouter à ma liste de cadeaux (^_^)

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Le promeneur

Manga de Jirô Taniguchi (dessin) et Masayuki Kusumi (scénario), publié par Casterman en 2008.

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Résumé :

Uenohara, employé dans une petite entreprise de Tokyo, aime se perdre et se promener dans les différents quartiers de Tokyo, laissant le hasard guider ses pas. Au fil de ses promenades improvisées il fait d’étonnantes petites découvertes : magasins insolites, rue à l’allure d’autre fois, de vieux amis, ou encore une excellente échoppe de ramen. Comme nous le dit M. Uenohara lui même :

« Même en marchant au hasard, je tombe toujours sur des endroits intéressants »

« l’idéal c’est de se promener avec nonchalence »

Chaque chapitre est une nouvelle promenade, une nouvelle découverte.

  • Première promenade : L’Ampoule Edison
  • Deuxième promenade : Les Socques de Shinagawa
  • Troisième promenade : Le Bouquiniste
  • Quatrième promenade : La Fête des hippies
  • Cinquième promenade : Les concombres amers au milieu de la nuit
  • Sixième promenade : Le Chien t la balle
  • Septième promenade : Le Quartier de l’Harmonica
  • Huitième promenade : Les Gâteaux de Mejiro

Avec une interview de Jirô Taniguchi qui conclu l’album.

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Mon avis :

Cet album est publié à la mode européenne : sens de lecture occidental, grand format, couverture cartonnée afin de séduire les amateur de BD qui ne se sont pas encore laisser tenter par le manga. Si j’aime les manga en format original, il faut dire que l’oeuvre de Taniguchi s’accommode très bien du format à l’occidental. On dit, d’ailleurs, de lui qu’il est le plus européen de mangaka. Chez Taniguchi par de sortie de case, de coupes transversales et autres mises en page fantaisistes communes dans les manga. Ici les cases sont bien ordonnées, le dessin et propre et « sage ». On ne trouve pas non plus onomatopée exagérée chez Taniguchi, mais un texte proprement installé dans les petites bulles. La mise en page rappelle celle des BD franco-belge, exception faite du dessin noir et blanc.

Côté graphisme, le dessin de Taniguchi est très propre, réaliste et agréable. Seule critique que je pourrais lui faire c’est que ses personnages se ressemblent tous un peu, ils ne sont pas assez identifiés. On a parfois l’impression de se retrouver face au même personnage, alors qu’il s’agit de 2 personnes différents, loin d’avoir le même age.

Côté scénario, ce manga est un hommage à la contemplation. On savoure avec plaisir les flânerie du héros. Le manque d’action ne rend pas cet album ennuyeux, loin de là. Cet univers contemplatif est bien loin des scénario explosif si répandu dans le manga et ça fait du bien, ça change. Ici on marche, assis sur notre fauteuil, dans les rue de Tokyo et on s’émerveille au côté du héros devant une simple paire de socque ou un vieux puits toujours en fonction.

Après avoir lu Le promeneur, on a envie d’aller se balader, « marcher au hasard » et se laisser séduire par le décor et les petit plaisir du quotidien. Je suis une grande marcheuse. Dès que les distances me le permettent, je ne me déplace que à pieds. Mais contrairement à M. Uenohara, je marche dans un but précis avec une destination et un temps défini, ce qui ne m’empêche pas de profiter du paysage. Mais, après avoir lu le promeneur, j’ai une autre image de la promenade sans but. Cet album me donne envie de sortir et marche, tout simplement .

Excellent album a mettre entre toutes les mains

Idéal pour s’initier à la lecture du manga

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L’envolée sauvage

L’envolée sauvage, BD publié par Bamboo éditions, collection Grand Angle en 2006 (T1) et 2007 (T2)

Scénario : Laurent Galandon

Dessin et couleurs : Arno Monin

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T1 : La Dame Blanche
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T2 : Les Autours des palombes

Résumé :

Simon est orphelin et juifs. Passionné par les oiseaux, il vit avec d’autres enfants chez un prêtre dans la campagne française. Mais nous somme en 1941 et l’antisémitisme fait rage, venant s’immiscer jusque dans son quotidien. Menacé il devra quitter la campagne pour Paris, où il se cachera quelques temps. Quand les rafles commencent, il décide de quitter Paris avec un groupe d’enfants juifs. Mais c’est seul qu’il trouvera refuge chez une femme aveugle qui vit seule avec son fils handicapé, dans la montagne. Découvert par la milice, il devra encore fuir. Cette fois il décide de rejoindre la résistance, mais se fera arrêter après avoir tué plusieurs miliciens. Déporté, il rencontrera la jeune Ada, dans le train qui les mène au camp de concentration.

Mon avis :

C’est par hasard, en flânant au rayon BD de l’espace jeunesse de notre médiathèque municipale que je suis tombée sur le tome 1. J’ai été attirée par la couverture et le dessin de Monin. J’ai feuilleté quelques page et l’histoire m’a paru intéressante, alors j’ai décidé de l’emprunter. Je n’ai pas été déçue !

Le premier tome tiens ses promesses. Le dessin est intéressant et agréable, le scénario captivant. Simon, le personnage principal, est très attachant. Il ne sera pas épargné par son époque, victime de l’antisémitisme il rencontrera pourtant des personnes de bon cœur qui l’aideront et le soutiendrons. L’histoire de Simon permet au jeunes lecteurs (et aux moins jeunes aussi) d’en apprendre plus sur cette époque sombre de l’histoire de France et de ce qui ça impliquait pour une partie de la population. Ce n’est pas tellement qu’on apprends des choses. Les auteurs ne donnent pas beaucoup de données historiques, mais on vit la vie du petit Simon et on se rends compte de ce qu’on du vivre bon nombre de juifs français pendant cette période.

En dehors du sort des juifs on voit aussi une France divisée. Il y a ceux qui haïssent les juifs et collaborent avec les allemands et ceux qui résiste, de façon plus ou moins forte contre ce mouvement. Sans entrer dans le récit historique, l’envolée sauvage nous donne matière à réflexion.

Le deuxième tome m’a paru un peu bâclé par rapport au premier. Peut-être l’histoire aurais mérité d’être un peu plus travaillé. Peut-être que le public visé étant jeune, les auteurs n’ont pas voulu trop en faire sur les camps de concentration. Je ne serais dire, mais personnellement j’ai trouvé ce deuxième tome un peu moins intéressant et la fin un peu énigmatique. Mais il garde les qualités du premier tome, autant du point de vue du dessin, que de celui de faire réfléchir sur l’histoire, ici sur les camps de concentration et leur atrocité.

J’ai beaucoup apprécié l’univers de ces deux auteurs. Une BD qui vaut le détour.


Edit :  j’ai écrit cette chronique en 2012, à l’époque je pensait que la série ne compté que deux tomes d’où ma perpléxité concernant la fin. Normal, la série fait 4 tomes ! Je n’ai pas encore eu l’occasion de lire la suite mais je vais m’y intéresser bientôt


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BD Boum – Prix du Conseil Général (2007) Mention spéciale du Jury Œcuménique de la BD (2014)
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blog d'une dyslexique amoureuse des livres