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Auteur à l’honneur #1 – Conceição Evaristo

Pour ce premier rendez-vous mensuel initié par Nina, je profite que l’on soit encore au mois de mars pour vous présenter une auteure brésilienne que j’ai découvert l’année dernière : Conceição Evaristo.

Conceicao Evaristo (Conceição Evaristo) - Ecrivain Brésilien - 24 Mars 2015 - Paris

J’ai eu un véritable coup de cœur pour son Banzo, mémoires de favelas, publié en 2016 par les éditions Anacaona. Le roman avait été publié au Brésil en 2006. Un seul autre des ses roman est disponible en français, toujours aux éditions Anacaona, L’histoire de Poncia écrit en 2003 et publié en France en 2015. J’aurais aimé avoir le temps de le lire aussi avant de faire cette article mais je suis prise de court. Étrange, me direz-vous, de mettre à l’honneur un auteur dont on n’a lu qu’un seul livre. Oui, peut-être. Mais ce livre m’a tellement marqué que je soute sur cette opportunité pour en parler et la faire connaitre autour de moi.

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Conceição est née en 1946 dans une favelas de Belle Horizonte dans le Minas Gerais au sud du Brésil. (Je vous ai brièvement parlé du Minas Gerais avec la légende de Chico Rei la semaine dernière).

Elle est la deuxième d’une fratrie de 9 enfants. Dès son jeune âge elle travaille comme domestique pour aider sa famille. Malgré la situation difficile de la famille Conceição, comme ses frères et sœurs, fréquente l’école publique où elle apprend à lire et se découvre très tôt des prédisposition pour l’écriture. Dans sa famille il n’y a pas de livre mais on est conteur, ces aux milieux des histoires contées par les anciens qu’elle  grandi en gardant un goût pour la mémoire et l’héritage, thème que l’on retrouve dans son oeuvre.

En 1973 elle réussi le concours d’enseignant et part s’installer à Rio de Janeiro où elle travaille comme institutrice dans des écoles publiques avant de reprendre ses études de lettre a 40 ans.. En 2011 elle obtient son doctorat en littérature comparée.

Ses premiers écrits sont publié dans les années 1990 dans Cadernos negros, revue brésilienne spécialisée dans la culture afro-brésilienne.

Conceição Evaristo n’est pas seulement écrivaine, elle s’engage également pour lutter contre le racisme et l’exclusion sociale des afro-brésilien. La discrimination raciale et l’histoire des esclaves noirs au brésil sont au cœur de son oeuvre.

Son style très particulier mélange souvenir personnel et mémoire collective faisant ce qu’elle appelle l’écrit-vie.

Conseição Evaristo sur le site de son éditeur français

Pour les lusophone j’ai trouvé cette émission très intéressante :

Ah ! J’adore cette langue !!! Que ça me manque.


Retrouvez tous les auteurs à l’honneur du mois de Mars : Le Rest’o littéraire


Auteur

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La légende de Chico Rei ~ album-cd

Aujourd’hui je vous présente un album franco-brésilien que j’ai découvert à la médiathèque et que j’aime beaucoup.

L’album nous raconte la légende de Chico Rei, un roi africain fait esclave avec tout son peuple et vendu pour travailler dans les mines du Minas Gerais, à Vila Rica, devenue depuis Ouro Preto (or noir).

Ce roi entreprends de regagner la liberté de son peuple non par les armes mais par le travaille, l’entraide et la solidarité. Tous vont travailler et mettre de côté l’argent permettant de racheter tous les membres du clan.

C’est une belle légende pour un héros mythique de l’histoire du Brésil. Mais cet album ne fait pas que nous raconter sa légende. Il nous emmène dans un véritable voyage.

L’album et le cd proposent à la fois le texte en français et en brésilien.

Dans un premier temps on découvre la légende de Chico Rei puis l’auteur nous parle du samba, des écoles de Samba et de leur importance dans la vie de ses membres (Ecole de samba. Une école de la vie), enfin nous découvrons un Petit cahier de souvenir de l’auteur illustré par des croquis réalisé en 1950.

Un ouvrage complet qui nous fait découvrir un pan de la culture populaire brésilienne. Et quel plaisir d’écouter le disque nous raconter cette histoire d’abord en français puis en portugais.

Retrouvez l’album sur le site de l’éditeur


Béatrice Tanaka

D’origine roumaine, Béatrice Tanaka, quitte son pays en 1944 pour fuir la guerre et gagne le Brésil en 1947. Elle se partagera entre Brésil et France (pays où elle fait ses études). Dans ses livres elle partage son amour pour le Brésil et sa culture populaire. La première version de son adaptation de la légende de Chico Rei est publié en 1973 dans recueil de contes brésiliens. La version de cet album-cd reprends les illustration qu’elle créa pour l’édition de 1989 (livre-k7).

Ouro Preto


 

 

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projet 52-2016 #semaine 44 – Pont

Une fois n’est pas coutume, ma participation au projet 52-2016 paraîtra samedi et non dimanche comme d’habitude. Parce que demain c’est dimanche déconnecté (où comme soigner une famille de geek…).

Pour cette quarante quatrième semaine, le thème est Pont. J’ai hésité à mettre une photo du pont de Saint Généroux, finalement j’ai opté pour un vieux souvenir du Brésil ou nous avions passé 3 mois il y a quelques années. Nous habitions Florianópolis, capitale de l’état Santa Catarina. La ville est a cheval entre le continent et une île. Un vieux pont se retrouve sur nombreuses de ces cartes postales. Le voici :

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D’autres ponts à découvrir chez Ma

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Saudade ~ Jean-Paul Delfino

Ce roman nous amène dans le Brésil du XIX. L’ambiantation est bien détaillé, très détaillé. Trop détaillé ! Je dois l’avouer, finir ce livre m’ a coûté. Parfois les trop longues descriptions et la langue ampoulé me donnaient envie de le refermer, définitivement ! Mais, obstinément, j’ai tourné les pages et en le refermant après avoir lu sa dernière page je n’avais pas de regret. Il n’y a pas à dire, ce livre est trop long et bien des passages auraient pu être éliminé, mais j’ai pris du plaisir à sa lecture.

Abstraction faite de ces longues envolées descriptives où plus de deux pages sont nécessaires pour décrire le bruit de la rue, où les description architecturales tombent sur une scène d’action comme un cheveu sur la soupe, j’ai aimé le fond. J’ai aimé les personnages et découvrir l’Histoire du pays à travers leurs destins croisés. Je me suis vite attaché à Marina et Chico Zumbi, à la grosse Rosa, à Don Pedro II, dernier empereur du Brésil. Je me suis attaché à ce Brésil du XIX siècle en pleine métamorphose.

Pour conclure, un livre intéressant, avec de bon personnages, mais qui aurait mérité d’être délesté d’une bonne centaine de pages.

challenge lecture aux couleurs du brésil
catégorie : livre qui nous parle du Brésil

Jean-Paule Delfino, Saudade, Le Passage, 2014

tous les livres sur Babelio.com
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Challenge lecture : aux couleurs du Brésil

Aujourd’hui j’ai envie de vous proposer un nouveau challenge lecture avec pour thème le Brésil. 

Autant vous le dire de suite, ce challenge n’a rien à voir avec la coupe du mande de foot qui se déroule en ce moment au Brésil ! C’est un pur hasard, je vous assure. Non, ce qui m’a donné envie de crée ce challenge, c’est le roman que je suis entrain de lire : Saudade de Jean-Paule Delfino.

Et puis, après des années passées à user mes pantalons sur les bancs de la fac à étudier le brésilien et la culture brésilienne, je n’ai plus l’occasion de m’intéresser au Brésil. Et là, je suis soudainement prise de saudade*. Le moment est venu pour moi de revenir vers ce pays et sa culture.

Aux couleurs du Brésil

Comme j’aime être libre, c’est un challenge sans contraintes que je vous propose. Vous vous inscrivez quand vous voulez, pour autant de livres que le cœur vous en dit 🙂 Le but étant de simplement partager le plaisir de la lecture.

Sont acceptés toutes forme de livre : album jeunesse, roman, BD, essai, livres d’histoires, poésie, photos.. faites vous plaisir et faite nous découvrir.

Seule contrainte, le livre que vous choisirez doit entrer dans l’une des deux catégories suivantes :

  • Livres venus du Brésil (en VO ou traduit)
  • Livres qui nous parlent du Brésil (quel qu’elle soit l’origine de l’auteur)

Pour participer, rien de plus simple ! Il vous suffit de me laisser un commentaire. Publier vos billets avec le petite logo ci-dessous et me laisser un commentaire sur n’importe quel article du blog avec le titre, le nom de l’auteur ainsi que le lien vers votre article.

challenge lecture aux couleurs du brésil

Les participants se verront décerner des titres en fonction du nombre de livres chroniqués, juste pour le fun 🙂 il y a rien à gagner :p

Doutor : plus de 50 livres

Especialista : de 31 à 50 livres

Conhecedor : de 21 à 30 livres

Amador : de 10 à 20 livre

Curioso : moins de 10 livres

Et pour fêter ça, je vous quitte sur un peu de musique… aux couleurs du Brésil 😉

Tiens d’ailleurs je me demande, pourquoi ne pas étendre ce challenge pour parler aussi musique, cinéma, art… il n’y a pas que les livres dans la vie ! Qu’en pensez-vous ?


Les escapades brésilienne sur Ma petite Médiathèque :

Lecture :

Littérature jeunesse :

Musique :

Cinéma :


Saudade : sentiment doux et mélancolique que l’on éprouve en pensant à une personne absente, un lieu vers lequel on aimerait revenir, sorte de nostalgie.

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La rubrique album jeunesse part en voyage !

Direction le Brésil !

Aujourd’hui je vais vous parler d’un petit album que j’ai ramené dans mes bagages en rentrant du Brésil, où j’ai vécu quelques mois. Il s’agit d’un petit livre bien sympa, accompagné d’un disque pour prolonger le plaisir : Grandes Pequeninos, écrit par Mariana Caltabiano et illustré par Eduardo Jardim, accompagné d’un CD de Jair Oliveira e Tania Khalill, publié par Ediouro en 2009.

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Querido diàrio, meu nome é Isabela e moro numa barriga.

« Cher journal, mon nom est Isabelle et j’habite dans un ventre » Ainsi commence cette petite histoire où l’on suit la vie Isabela, un bébé pas encore né. Elle goûte aux saveur des aliments que mange sa mère, écoute le chant de son père, toute sa maison dance avec sa mère… Et puis le grand jour arrive : c’est sa naissance, elle va rencontre ses parents.

C’est une petite histoire drôle et tendre, parfaite pour expliquer d’où viennent les enfants. Les illustrations sont très colorées, simples et mignonnes.

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Une fois le livre fini, il nous reste le CD ! Contrairement à beaucoup de livre avec CD celui-ci n’est pas là pour raconter l’histoire à notre place, c’est un vrai CD de samba pour les tout petit. Les textes sont amusant, le rythme et la joie qui s’en dégage font danser nos petites têtes blondes et brunes.

J’adore ce livre, un vrai petit bijoux ! ça serai génial de le voir publié en France.

Du CD est né également un spectacle pour enfants.

Voici une des mes chansons préférée interprété par Jair Oliveira

Pour écouter d’autres extraits, allez faire un tour sur le site www.grandespequeninos.com.br

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Oriundi, une histoire de rêve américain (du sud)

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Oriundi est film brésilien de 2000 réalisé par Ricardo Bravo.

Romance fantastique, il met en scène une famille d’italo-brésiliens au bord de la rupture. Le grand-père, Giuseppe Padani, a immigré au Brésil avec sa femme Caterina pour y fonder une petite entreprise de pâtes. Caterina est morte des années. Giuseppe a 93 ans, l’entreprise a prospéré et elle est maintenant au mains du petit-fils Renato. Celui-ci veut vendre alors que son fils, qui finit à peine ses études, aimerais un jour en hériter. La fille quant à elle, elle suit des études de droit mais rêve de devenir actrice.  C’est dans ce contexte que arrive Sofia, une nièce d’une branche éloigné qui prétends faire des recherches sur les immigrants italiens et cherche a se rapprocher de la famille. Giuseppe est convaincu qu’il s’agit de Catarina, mort dans un accident d’avion encore jeune, des années plus tôt.

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Mon avis :

Si je me suis intéressé à ce film, ce n’est pas tant pour son intérêt artistiques. Je ne peux pas dire qu’il soit mauvais, mais il est assez quelconque. Les acteurs sont plutôt pas mal, mais l’ensemble avec ses élans mélodramatique rappelle un peu trop les telenovelas brésiliennes. J’ai néanmoins aimé le rôle du grand-père Giuseppe, surtout au début du film.

Ce qui m’intéressait, c’est l’histoire des Oriundi. Le mot oriundo désigne un émigrant italien vivant hors d’Italie ainsi que ces descendent. Tout le monde connait, à travers de nombreux films sur la mafia notamment, l’histoire des Italiens émigré aux États-Unis. À cette même époque, nombreux furent les Italiens qui quittèrent leur patrie pour l’Amérique du Sud. C’est plus particulièrement aux Italiens partis au Brésil que je m’intéressait.

C’est lors de mes recherches sur le sujet que je suis tombé sur ce film. Je dois avouer que j’ai été plutôt déçue. En dehors du côté romantico-fantastique de l’histoire, j’espérais une fresque réaliste de ce qu’avait été la vie des immigrants italiens. Il est vrai que certains immigrants italiens construisirent les premières fabriques de São Paulo et autres villes du Sud du Brésil. Mais je pense que dans la masse d’immigrés italiens, ceux qui sont parvenu à devenir de riches industriels sont plutôt rares. Et c’est justement cette catégorie là que le réalisateur utilise comme cadre de son histoire.

Pourquoi pas. Une riches famille avec terres, avions et somptueuses demeures c’est bien plus glamour comme cadre pour des histoire d’amour. Mais alors pourquoi intituler le film Oriundi ? Cela laisse a entendre que le film, à travers une famille va nous raconter l’histoire de tous les oriundi ou du moins la grande majorité. Heu… C’est plutôt l’inverse qui se passe. Il prend comme cadre pour son histoire le stéréotype du rêve américain, version brésilienne.

Le film en lui-même n’est pas désagréable, mais on n’apprends rien sur l’histoire des vrais immigrés Italiens. Ceux qui, séduit par les récit de rêves américains ont fuit la pauvreté et se sont retrouvé à travailler dans les plantations de café comme des quasi-esclaves, ceux à qui on avait promit des terres et qui se sont retrouvé à défricher un bout de forêt ou rien ne pousse…


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