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Il était une fois Ludwig, le prince nécrophile

 

Il était une fois, dans un pays lointain, une très beau prince du nom de “Ludwig”. Ses traits étaient tellement fins qu’on aurait dit une chanteur de “visual rock”. Il était aussi très vaniteux et très coureur…

Le roi, qui se faisait du souci pour Ludwig, le mit à la porte, en le sommant de ne pas revenir avant d’avoir trouvé une princesse digne de devenir son épouse.

Ainsi commence Ludwig révolution de Kaori Yuki. Un conte à la fois “traditionnel” et complètement disjoncté. Traditionnel par son entré en matière : un prince en âge de se marier quitte le château du roi, son père, pour aller chercher une épouse. Plus traditionnel encore par la suite puisque Ludwig n’est que le messager qui permettra à Kaori Yuki d’explorer l’univers des contes des frères Grimm. Dans sa quête d’épouse, Ludwig va rencontrer toutes les princesses issues de nos contes traditionnels. Pourtant… c’est princesses n’ont rien de traditionnel !

 

Déjà avec l’introduction on comprends la tournure disjoncté que va prendre le récit. Ludwig est certes prince, mais il se caractérise surtout par son allure de chanteur visual kei et son caractère sadique. Pire! Il est nécrophile ! Dans sa cave il collectionne les jolies princesses endormies (du plus profond des sommeil !).

Les autres personnages n’ont rien à envier à Ludwig, puisque à chaque étape de son voyage on entre de plein fouet dans un conte qui, en quatre coups de crayon, est complètement détourné et perverti. Oui, perverti ! Les contes traditionnels, bien que loin des versions guimauve de Walt Disney, sont tout de même là pour inculquer une morale, apprendre aux jeunes gens comment se comporter dans la vie. Il défendent des valeurs tel que le courage et la bravoure, la patience, l’intelligence, la gentillesse…. bref, les héros et héroïnes y sont mis à rudes épreuve mais grâce aux merveilleuses vertus de leur cœur, ils s’en sortent toujours. Kaori Yuki dépouille tous les contes de leur vertu et les remplace par des vices bien plus grand encore : la vanité, la luxure, l’obsession, le mensonge… tout les coups sont permis dans ce vil monde où notre beau prince nécrophile fini par avoir l’air d’un saint.

J’aurais voulu vous parler de la série complète, qui s’achève en 4 tomes, à l’occasion de sa mise à l’honneur sur k.bd en ce mois dédié aux contes traditionnels. Mais… je me suis laissé déborder par le temps et je n’ai pas eu le temps de me procurer le tome 3 (dont le prix s’est envolé comme feuilles au vent) celui-ci étant en cours de réédition. Selon le libraire il devrait être à nouveau disponible en novembre (alors ceux qui mettent leur vieux tome en vente à des prix prohibitifs ils se feront du flous sur le dos de quelqu’un d’autre !!). Moi j’ai assez à dire avec les 2 tomes en ma possession ! Na ! 😛

J’avais déjà brièvement parlé du tome 1 dans le petit panier n°7, je voulais vous en dire un peu plus long sur ce manga qui sied si bien à notre thème du mois.

Le manga en lui même n’est pas original, en disant cela je pense à ceux qui n’aiment pas les manga ou seulement les manga d’auteur affranchi de tous les codes du genre (mais à qui est-ce que je pense ? le Champi là au fond de la salle. Oui, oui, c’est bien à toi que je pense 😉 ). Kaori Yuki exploite tous les codes du shôjo, elle les surexploite même ! Elle en fait des tonnes. Son dessin est très typé, pas particulièrement original. Tout comme ses personnages qui sont toujours dans l’exagération. Mais ici cette exagération est pleinement assumée et tournée en dérision. Et c’est justement cette dérision qui m’a interpellé dans Ludwig révolution. Avec ce titre Kaori tourne en dérision à la fois nos contes traditionnels avec leur morale et le shôjo manga avec ses canons. A chaque situation dramatique vient s’ajouter un détail faisant basculer la scène dans le ridicule. Rien n’est prix au sérieux. Sans faire de ce manga un chef d’oeuvre, je trouve que l’exercice est intéressant, d’autant qu’il touche à des référence que nous connaissons très bien contrairement à d’autres manga très ancré dans la culture nippone.

Ce sabotage systématique des contes de fée fonctionne très bien, mais ne risque-t-il pas de devenir lassant au bout que plusieurs tomes ? Je ne serait vous dire, puisque sur les 4, je n’en ai lu que deux pour le moment. Ayant lu les deux à plusieurs mois d’intervalle, je n’ai éprouvé aucune lassitude. Si certains cœurs romantiques ont préféré l’histoire de la princesse ronce, c’est pour ma part celle que j’aime le moins parce que justement c’est celle qui est le moins tourné en ridicule. Le ton y devient plus sérieux et plus typiquement shôjo mélodramatique. Moi j’ai préféré une Blanche neige perfide et lubrique ou un petit chaperon meurtrier. Des personnages tellement décalé que pas un instant on ne peut les prendre au sérieux.

 

Dès le deuxième tome on voit poindre en arrière plan une histoire de complot touchant directement le prince Ludwig, si je comprend l’apparition de ce fil rouge pour séduire et fidéliser les jeunes lectrices dans un système de publication par épisode en magazine, j’avoue que personnellement ce fil rouge ne m’intéresse guère car je ne cherche pas ici le mélodrame mais la dérision. Kaori réussira-t-elle à marier ces deux aspect contradictoires du récit sans un délaisser un au profit des autres ? La réponse vous l’aurez en lisant Ludwig révolution (ou dès que j’aurais réussi à mettre la main sur les deux tomes suivants).

En attendant je conclurais en disant que ce manga vaut le détour et mérite d’être cité par son approche originale du conte de fée. Mais que le titre s’adresse à un public de mangaphiles amateur de shôjo. Je ne conseillerais pas ce titres à ceux qui ne lisent pas de manga au risque de les choquer ou pire les dégoûter. Après, tout les goût sont dans la nature, il se peut que certains ai le coup de foudre pour ce titre alors même qu’il n’ont ouvert aucun autre manga. Personnellement je pense que si on m’avais donné ce titre à lire il y a 10 ans, j’aurais fui 🙂

Et pour me faire pardonner de n’avoir lu que les deux premier tomes avant d’écrire cet article, je vous ai dégoté ce joli AMV de Nilettee, enjoy !

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Octobre est là ! Et si on s’offrait un mois à thème ?

Une fois n’est pas coutume, pour ce mois d’octobre j’ai envie de travailler sur le thème du conte. L’idée n’est pas de moi. Oui, je pique éhontément le thème de k.bd. Ouais, je suis comme ça moi ! Un problème ? Non ? Bien parce que, rassurez-vous ! je vais pas du tout faire la même chose qu’eux (heu… que nous… j’ai pas encore l’habitude) On va juste partager un thème et quelques titres pour un petit mois. Parce que ce thème je l’adore ! J’aime les contes. J’ai grandi au son des contes traditionnels. Non, je ne vous parle pas des film de Walt Disney que nous avons tous vu, je vous parle de ces contes qu’on se transmet oralement, de génération en génération et qui sont arrivé jusqu’à moi par ce chemin là. Chaque soir nous avions droit à notre conte, et quand les contes étaient épuisé à trop être répété, on piochait dans un des nombreux recueils des contes sur les étagères. Et quand on n’avait pas de livres sous la main, et bien, on inventait nos contes à nous. Bref, j’était un enfant sans TV mais avec des contes comme compagnons de jeu. Du coup, vous comprendrez bien que ce thème me tend ses bras !

Pour l’occasion j’ai donc décidé de changer quelque peu les habitudes du blog, le mois d’octobre se fera sous le signe du conte. Mais il gardera la même tenue de route : manga, albums jeunesse, roman, anime… tout y sera pelle-mêle, vous n’aurais qu’à faire votre choix 🙂

Le tout maintenant va être de trouver les titres à vous présenter, ressortir de vieux livres déjà lu maintes fois, en découvrir des nouveaux… et pourquoi pas vous raconter une de ses histoires qui ont bercé mon enfance ?Je sais pas encore tout à fait quelle forme va prendre ce thème, on va improviser 🙂 Surtout qu’étant en plein déménagement, la plupart de mes bouquin sont déjà dans les cartons :'(

J’espère que ça vous plaira. N’hésitez pas à laisser conseils et suggestions 😉 Et si ça se passe bien, j’ai déjà un autre thème en tête à explorer plus tard (celui là je l’ai piqué à personne :p )

Le petit chaperon rouge – Gustave Doré 1867
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Les petits Chevaux du vent – Anne-Catherine De Boel

Encore un livre emprunté à la médiathèque par le petite Mimiko. C’est drôle parce qu’elle emprunte tous les livres qui racontent des histoires de chevaux, de steppe, et d’Asie centrale.

Dans cet album j’ai beaucoup apprécié les illustrations ou matières, couleurs et simples esquisses crayonnées se mêlent pour offrir un univers très riche. L’histoire aussi permet de découvrit une autre civilisation, un autre religion.

Dolma, dont la mère est malade, décide de partir en haut de la montagne pour envoyer des prières. Dans son voyage et rencontrera des animaux qui l’aiderons dans son voyage, un méchant monstre qui veut la dévorer et un bouddha qui lui indiquera le bon chemin.

Une jolie histoire qui nous amène loin en Asie centrale, un joli conte et de belles illustration.

Mimiko a également apprécié cet album.

logoalbums2014 11/20

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Gulistan – Tales of Ancient Persia

Au départ, quand le rendez-vous du mois de juin à été donné, avec comme thème l’anglais, j’avais tout autre chose en tête. Mais impossible de remettre la main sur le livre que je cherchais ! Ce sera pour un autre rendez-vous…

Cependant, les livres en anglais ne manquent pas à la maison, il me restait plus qu’à en trouver un qui entre dans la cadre du challenge “Je lis aussi des album” et c’est là que je me suis souvenue de cet album de contes persans que j’avais récupéré il y a quelques mois.

Alors bon, le livre parle de contes venu de Perse, et il est écrit et illustré par Karl Thylmann (un allemand). Mais voilà, le livre que je possède est une traduction anglaise (de Marion Faber) publié en 1977 par Shambhala. Le thème ici ne sera pas du tout la littérature anglaise mais un livre qui se trouve être en anglais, et voilà tout le lien qu’il peut avoir avec le thème du mois de juin 🙂 J’espère néanmoins que ce livre vous intéressera.

Ce qui m’a tout de suite attiré dans ce livre découvert dans la bibliothèque della nonna* ce sont les illustrations noires et blanc très riches en détails qui en un instant nous amènent dans le monde des contes de fée. Fairy tales !

Toute mon enfance j’ai été bercé par les contes de fée, de contes qui nous étaient transmis oralement, génération après génération, d’autres contes puisé dans les livres et même des contes à la radio. Bref, les contes faisaient tellement partie de ma vie que très vite j’ai commencé à inventer mes propres histoires. Pas étonnant que ce livre m’ai appelé !

Les illustrations sont très belles, mais un autres point m’intéressait dans cet album : origine des contes qui y sont rapporté, la Perse. Si je connais beaucoup de contes, tous sont originaires d’Europe. J’adore découvrir les contes venu d’autres horizons et accumule les recueils des contes d’ailleurs sur les étagères des enfants.

Mais parlons un peu plus en détails des histoires que l’ont trouve dans le Gulistan. Au début j’ai été un peu étonnée et un peu déçue car plus que des histoires, ce livre regroupe les introductions aux livres de contes. Je m’explique : comment commence les milles et une nuit ? Avec l’histoire de Shaharazad qui chaque nuit raconte une nouvelle histoire. Le conte de Shaharazad sert à introduire les contes des milles et une nuit. Et Bien Gulistan tales of Ancient Persia est principalement composé de ce genre de conte. On y retrouve d’ailleurs Shaharazad. La structure est toujours la même, un ou des personnages manquent de sagesse (le rois trahi et haineux dans Shaharazad, mais aussi, des enfants indisciplinés, une jeune princesse qui refuse de se marier, une épouse volage…), un autres personnage plein de sagesse va venir et raconter chaque soir un nouveau conte durant une certaines période déterminé mais qui varie d’un conte à l’autre. Le personnage manquant de sagesse se laisse piéger par sa curiosité et écoute chaque soir une nouvelle histoire, et au bout de la période donné, il a changé. Les contes lui ont apporté un enseignement, la sagesse qui lui manquait.

Pourquoi ai-je été déçue ? Ben… c’est parce que chacun de ces contes introductifs donnent envie d’écouter toutes les histoires !! Je voudrais m’asseoir avec les enfants du rois écouter tous les histoire de Hitopadesha, the Book of Good Counsel, écouter avec Farruchnas tous les contes de Hezaryk-Ruz, One Thousand and One Days ou encore les contes de Tuti-Nameh, The Parrot Book… Bref, je voulais plus d’histoires!

Mais après avoir refermé le livre, je ressens une quiétude et aussi une envie de savoir et une envie de transmettre, envie de découvrir et redécouvrir les contes que je connais déjà et ceux que je ne connais pas encore.

On pourrais résumer la moral de Gulistan par la phrase suivante : pour devenir plus sage, lisez les contes de fées. Et bien je vais pouvoir étudier la question puisque justement je viens d’entamer une cure intensive de contes pour Mimiko. Cette cure lui a été préconisé par sa nonna. La petite est toute angoissé. Ne sachant plus quoi faire pour la rassurer j’ai fait ce que je fait toujours dans ces cas là : “allô, maman?” Et c’est ainsi que je me retrouve avec ce drôle de conseil : cure intensive de contes de fée, des bien truculents avec monstres, ogres et méchantes sorcières. Sur le coup j’étais un peu sceptique, mais à la réflexion, et après avoir lu tous les contes du Gulistan, je me dit que c’est un très bon (et beau) conseil, exactement le même que donnent les vieux sages du Gulistan ! Est-ce que ça va vraiment marcher ? Est-ce que ça nous rendra plus sage ? Est-ce que cela aidera Mimiko à surmonter ses peurs ? Je n’en sais rien, je vous dirais ça dans mille et une nuit.

logoalbums201410/20


*nonna : grand-mère en italien

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Jumong ~le voyage en Corée continue

Nous continuons notre exploration des album jeunesse venue des terres coréennes. Aujourd’hui c’est un conte que nous vous proposons.

Jumong

Kim Hyang-Keum (texte)

Kim Dong-Seong (illustrations)

traduit par Lim Yeon-hee et Françoise Nagel

C’est le conte fondateur du royaume de Koguryô que nous raconte ce livre très joliment illustré. Le royaume de Koguryô est un des royaume antique de la péninsule coréenne et Jumong est son fondateur.

Le dieux du soleil, Hoemosou, séduit par la beauté de la fille ainée du dieu de la rivière, s’unit avec elle. Mais il repart dans les cieux laissant Yuhwa derrière lui. Le père de Yuhwa la chasse. Celle-ci trouve refuge auprès du roi de Dong-Pouyeo. Un jour, un rayon de soleil illumine Yuhwa qui tombe enceinte. Neuf mois plus tard elle accouche d’un oeuf. Croyant à un mauvais augure le roi tente de se débarrasser de cet oeuf mais sans succès. Neuf mois plus tard un enfant sort de l’oeuf. C’est Jumong.

Très tôt l’enfant montre des prédisposition étonnantes pour le tire à l’arc. En grandissant, son talent rend jaloux les fils du rois qui influencent le rois pour que celui-ci se débarasse de lui. Le roi, ne pouvant le tuer sans raison l’envoi aux équries s’occuper des chevaux. Jumong insatisfait décide de partir. Grâce à un stratagème de Yuhwa, sa mère, le rois lui offre son meilleur cheval. Jumong décide alors de quitter le royaume de Dong-Pouye en compagnie de ces trois plus fidèles amis. Le rois envois à leur poursuite une armée. Malgré leur avance sur les soldat du rois, Jumong et ses amis se retrouvent bloqué par une rivière. Jumong invoque alors l’aide des dieux des rivières. Les poissons et tortues s’agglutinent les uns aux autres pour former un pont qui permet à Jumong et les sien de s’enfuir. Dès que les soldats tentent d’emprunter le pont, les poissons et tortues se dispersent envoyant par le fond une bonne partie des soldats.

De l’autre côté de la rivière, Jumong trouve une terre fertile ou il fonde son nouveau royaume : Koguryô. Un royaume qui fut prospère pendant plus de 600 ans.

Si le précèdent livre de Kim Hyang-keum que j’ai lu, Terre coréenne, ne m’avait pas vraiment plus, tout d’abord à cause de ses illustrations un peu simplette et puis aussi par son contenu d’avoisinant plus du cours de géographie que de l’album jeunesse. Ici nous somme dans tout autre chose ! J’ai été séduite par l’histoire relevant du conte épique et du mythe fondateur, ainsi que par les magnifiques illustration de Kim Dong-seong. Les illustrations à elles seules valent le détour et font de ce livre un très bel objet. Le récit épique est intéressant, cependant il est assez difficile. Le vocabulaire n’est pas toujours simple et les tournure de phrases sont complexes. Ce qui rend la lecture un peu ardue pour un très jeune enfant (et pour moi si je dois lire à haute voix). Néanmoins Mimiko a prix plaisir à écouter ce récit et suivre les aventures de Jumong.

Un beau livre que je conseille à tous ceux qui s’intéressent à la Corée (et pas seulement aux enfants)

logoalbums2014 5/20

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Frère Lune et Sœur Soleil

C’est avec un conte coréen que l’on commence cette nouvelle année d’album jeunesse.

Frère Lune et Sœur Soleil c’est l’histoire de deux enfants que leur mère laisse chaque jour seuls à la maison pour aller travailler. Ils ne doivent ouvrir à personne. Mais un jour, un tigre croise le chemin de la mère et… la dévore. Le tigre se fait alors passer pour la mère dans l’intention de les manger à leur tour. Les enfants, malins, s’échappent en grippant à un arbre mais le tigre les suit. Ils implorent alors le ciel :

– Ciel, ô Ciel, si tu veux nous sauver, envoie-nous une corde solide, et si tu veux nous perdre, envoie-nous une corde pourrie !

Une corde descend du ciel et les emmène. Le petit frère devient la lune et la sœur devient le soleil.

Ce conte me rappelle vaguement une histoire qui a bercé mon enfance, celle des huit chevraux. La aussi la mère part travailler laissant ses enfants seuls et ces dernier se font attaquer par un prédateur (chez nous c’est le loup) qui se fait passer pour la mère en enduisant ses main de farine blanche.

La ressemblance s’arrête là puisque la version coréenne est, si j’ose dire, beaucoup plus gore. Déjà la mère se fait dévorer. Définitivement. Et puis les enfants montent au ciel… pour devenir le soleil et la lune. En gros, il sont mort aussi, non ? Mais les méchant ne sont pas épargné puisque le tigre aussi y passe. Bref c’est une hécatombe. Là ou nos contes laissent toujours une échappatoire (le petit dernier qui a réussi à s’échapper) ici l’histoire prend une tournure plus dramatique, plus drastique aussi. Cela me ferais penser à ces version du petit chaperon rouge ou l’histoire se fini quand tout le monde est dévoré.

Pour revenir au contenu du livre, cette histoire, par son côté trop dramatique n’a pas beaucoup plu à Mimiko. En revanche, les dessins, tout en rondeur, sont jolis et agréables. Un livre pour les amateur de contes traditionnels.

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Des chevaux, en Amérique

La dernière fois, nous étions partis, avec la rubrique album jeunesse, à la rencontre des peuples et des chevaux des Steppes. Aujourd’hui encore nous alors parler chevaux avec La fille qui aimait les chevaux sauvages de Paul Goble (Le Genérvrier éditions, 2011).

 

Ce joli livre nous raconte une légende amérindienne où une jeune fille qui aime vivre dans la nature, part vivre avec un troupeau de chevaux sauvages.

Les illustrations sont très stylisées et colorées, toujours sur une page à fond blanc ce qui les fait ressortir d’avantage. Le texte est agréable à lire. Un très joli livre qui a enchanté la petite Mimiko.

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Le prince Eclipse et le prince Eclat

Les joies de l’informatique… ce texte aurais du être publié hier soir, mais…. au moment de faire la synchronisation des mes documents : pouf! tout a disparu. Je me suis pas laissé abattre, je recommence. Pourvu que ça fonctionne !

Aujourd’hui je vais inaugurer une nouvelle rubrique dédié aux contes.

Enfant j’ai été bercée par les contes traditionnel. Ma mère, mon grand-père ou ma grand-mère, il y avais toujours qualqu’un pour nous en raconter. Le soir avant de se coucher, pour qu’on se tienne tranquilles en voiture ou pour rendre le travail des champs plus agréables, les occasions ne manquaient pas pour que notre mère nous raconte des histoires. Et nous, qui n’avions pas de télé, adorions ces moments là ! Tant et si bien que aujourd’hui encore j’adore les conte.

J’aimerais retranscrire les contes qui ont bercé mon enfance mais pour cela, j’attends de pouvoir me réunir avec ma mère autour d’un feu et lui demander de me raconter des histoires comme elle le faisait jadis, histoire de rafraîchir ma mémoire.

En attendant de retrouver les contes de mon enfance, je vais vous raconter les histoirse puisées ici et là qui m’ont plu. Aujourd’hui ce sera un conte du Japon (étonnant, non? ^w^)

Le Prince Eclipse et le prince Éclat :

Le prince Éclat avait une passion pour la pêche, et il était très chanceux, chaque jour il attrapait des paissons. Des grand, des petit, sa pêche était toujours fructueuse. Son jeune frère, le prince Eclipse, excellait à la chasse. Pas un jour il ne revenais sans avoir attrapé quelques gibiers. Un jour le prince Eclipse vint voir son frère et lui proposa d’échanger leur passions pour un jour. Le prince Éclat refusa mais, devant l’insistance de son frère cadet il fini par céder. Le Prince Éclat parti donc à la chasse, alors que le prince Eclipse alla à la pêche. Mais le prince Eclipse n’eu aucune fortune et n’attrapa aucun poisson, il perdit même l’hameçon de son frère. De retour, alors que le prince Éclat lui réclamait sa canne à pêche, le prince Eclipse s’excusa d’avoir perdu l’hameçon au fond de la mer. Devant la colère de son frère, le prince Eclipse sorti le sabre qu’il avait à la ceinture, le cassa et en fit forger 50 hameçon qu’il apporta à son frère le priant de le pardonner. Mais celui-ci refusa. Le prince Eclipse fit alors forger cent autre hameçons, mais le prince Éclat refusa. “Je veux que tu retrouve mon hameçon” dit-il avec colère.

Le prince Eclipse, désespéré, s’assit au bord de la mer et pleura. Quand un vieil homme de la mer le trouva ainsi, il s’en inquiéta. “Qu’est-ce qui vous chagrine ainsi, mon prince”. Le prince Eclipse lui raconta sa mésaventure et le hameçon perdu. Le vieil homme construisit un petit bateau, y fit monter le prince Eclipse et lui dit :

“Vous aller naviguer jusqu’à ce que vous trouviez le château du roi de la mer fait d’écailles. Là vous descendrez du bateau. Il y a, au dessus d’un puits un acacia. Vous vous hisserez en haut de l’arbre et suivrez mes instruction”

Il poussa le bateau à la mer. Et le prince Eclipse vogua jusqu’à apercevoir le château fait d’écailles. Il descendit, trouva l’arbre, s’y percha et attendu. Trois servantes vinrent pour puiser de l’eau avec des cruches en or. Alors qu’elle se penchaient pour puiser l’eau, une lumière descendue de l’arbre les attira, elle regardèrent et virent le beau prince perché dans l’acacia. Celui-ci leur demanda à boire. Elle lui tendirent une tasse en or remplie d’eau, mais, au lieu de boire, le prince pris un bijou, l’embrassa et le déposa au fond de la tasse. Elles eurent beau tirer sur le bijou, celui-ci ne se décolla pas du fond de la tasse. Tout de suite elle apportèrent le bol avec le bijou à la princesse et lui parlèrent du beau jeune homme perché dans l’arbre au dessus du puits. La princesse accouru et quand elle vit le prince elle le trouva très beau. Mais au lieu de lui parler. Elle couru appeler son père. Le roi de la mer, apercevant le prince dans l’arbre l’invita dans la maison et lui offrit un très bon accueil. Tout le monde était si gentil avec le prince que celui-ci décida  de rester au château et fini par épouser la princesse.

Trois ans passèrent, le prince était heureux auprès de son épouse. Mais un jour, le prince Eclipse repensa à son frère et poussa un profond soupir. La princesse, qui ne l’avait jamais vu soupirer ainsi avant, alla trouver son père pour lui faire part de son inquiétude. Le roi fit appeler le prince et lui demanda ce qui le préoccupait. Le prince Eclipse raconta au rois l’histoire du hameçon qu’il avait perdu et la colère de son frère. Alors le roi fit appeler tous les poissons et leur demanda si aucun d’eux n’avait avalé l’hameçon du prince Éclat. Le poisson Tan avait au fond de la gorge quelque chose qui le gênait à chaque fois qu’il avalait. On regarda et on y trouva le hameçon que le prince Eclipse avait perdu.

Le roi fit alors venir un crocodile capable amener le prince Eclipse et revenir au château de la mer en un jour. Mais avant de laisser partir le prince, il lui remis deux bijoux et lui dit :

“Une fois chez toi, tu harcèlera ton frère de la sorte : quand il plantera du riz dans la vallée, tu le plantera sur la colline, quand il plantera du riz sur la colline, tu le plantera dans la vallée. Moi je commanderais à l’eau pour qu’elle te soit toujours favorable et désastreuse pour ton frère. Si ton frère dans sa colère s’en prend à toi et cherche à te tuer, tu sortira le bijou appelé marée montante, les flots monteront et le noieront. S’il éprouve des remords et implore ton pardon, tu sortira le bijou marée descendante. La mer se retirera alors, et ton frère aura la vie sauve.

Le prince Eclipse revint chez lui, restitua l’hameçon au prince Éclat et agit tel que le lui avait recommandé le roi de la mer. Le récoltes du prince Éclat étaient si mauvaise, que sa rancœur envers son frère fortunée grandi jusqu’au jour où il tenta de l’assassiner. Voyant que son frère voulait le tuer, le prince Eclipse sorti le bijou marée montante. La mer monta et manqua de noyer le prince Éclat qui implora le pardon de son jeune frère. Le prince Eclipse sorti alors le bijou marée descendante et la mer se retira laissant ainsi la vie sauve au prince Éclat. Reconnaissant, le prince Éclat promit à son frère de devenir son garde et de toujours le protéger. A la cours on se souvient encore du prince Éclat qui, depuis se jour, fit tout son possible pour ne jamais se noyer.

Sources :

J’ai lu ce conte dans un petit livre publié par les éditions Picquier en 1993 et intitulé tout simplement Contes du Japon 3 – Le Prince Éclat et le Prince Eclipse. Un très joli livre avec de belle illustrations dans le style peinture japonaise ancienne.

A chaque conteur sa version du conte. Ici je n’ai pas fait une retranscription du livre, mais l’ayant lu hier, j’en suis restée très proche. J’espère que ce conte vous aura plu. à bientôt pour d’autres histoires

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Drôle de princesse

Aujourd’hui c’est dans la bibliothèque de Mimiko que je trouve mon inspiration. Et c’est un conte pas ordinaire que j’ai choisis.

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Drôle de princesse nous raconte les aventure de Rosemonde, une princesse qui n’a pas froid aux yeux, et qui, dans sa quête du prince charmant, affronte mauvaises sorcières, dragons et gros vers de terre. Un seul prince trouvera grâce à ces yeux, bagarreur, celui-ci n’a rien de très charmant.

La mauvaise fée vint trouver la princesse Rosemonde qui ramassait des jonquilles dans la clairière. « Ha-ha ! » ricana-t-elle.
« Je suis la mauvaise fée
et je viens te jeter un sort.
Pendant sept ans tu dormiras,
Et puis un jour, ton prince viendra… »
PAF ! la princesse Rosemonde assomma la mauvaise fée d’un coup de poing bien envoyé, fit sauter son dentier et pulvérisa ses lunette.

 Pourquoi j’aime ce livre ?

Parce qu’il apprends à nous filles (et nos garçon aussi) qu’être une fille n’implique pas forcement d’être un être fragile qui ne peut rien faire d’autre que d’attendre le prince charmant.

un jour mon prince viendra…

Non ! Rosemonde n’est pas du genre à se laisser jeter des sorts et attendre qu’on la sauve. S’il lui faut un prince, elle le trouvera à sa manière. Et ça manière c’est : partir à l’aventure, affronter de terrible danger, délivrer des princes prisonniers et enfin embrasser le beaux au bois dormant .

La fin est un peu trop violente à mon goût. Pas besoin de se bagarrer tous les jours non plus, même pour une femme moderne.

Ils vécurent heureux et se bagarrèrent chaque jour davantage.

Mais le texte, prenant à contre pieds les contes classique, est très drôle et vivant. Les illustrations ne sont pas vraiment à mon goût mais collent bien au récit et à son côté décalé. Rosemonde est aux antipodes des princesse Disney. Et ça fait le plus grand bien à nos petites  !

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Herakles

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Auteur : Edouard Cour

Edition : Akiléos

2012

C’est quelques mois après avoir lu plusieurs critiques, notamment les avis de Lunch et Badelel sur Ben Dis… ! ainsi que la synthèse d’opinions rédigée par Badelel (faut croire qu’elle aime vraiment) pour K.bd (super concept, si vous voulez mon avis) que je suis tombé sur la BD à la Médiathèque. Étant donnée tout le bien qu’on en dit, je ne pouvais pas passer à côté d’une telle occasion. Et je n’ai pas été déçue !

L’histoire ?

L’histoire c’est celle du mythe. Tout le monde la connaît ou du moins devrait. Personnellement, j’ai eu ma période mythologie gréco-romaine à l’adolescence, mais je ne garde que des souvenir assez flou et je serais bien incapable de citer les 12 travaux d’Herakles (Hercule pour les latiniste).

Le fait que nous sachions déjà, plus ou moins l’histoire, ne gâche en rien le plaisir de la lecture. L’auteur nous donne une version toute personnelle de mythe avec un Herakles pataud et stupide. Tout en muscle (et gras) rien en cervelle. Un homme de cœur à qui on s’attache facilement et qui nous fait bien rire.

Mais encore ?

Si j’ai aimé la façon d’aborder le mythe, j’ai surtout un coup de cœur pour le graphisme. Un dessin crayonné saisissant et vif, de belles couleurs ocres, une lecture très dynamique… Bref, cette BD a tout pour plaire. J’ai bien fait de me laisser convaincre par les éloges qu’on font mes collègues, qui en parlent bien mieux que moi, je vous laisse aller vérifier par vous même 😉

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