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A l’origine des contes – Blanche-neige

J’avais découvert la série A l’Origine des contes il y a quelques temps, un titre dédié à Barbe bleu avait attiré mon attention mais j’avais pas donné suite. C’est au moment de faire mes recherches pour la thématique de ce mois d’octobre que je suis tombé sur Blanche Neige. Tout de suite j’ai eu le coup de cœur pour sa couverture. Ni une ni deux je l’achetais. Et bien, je ne regrette pas !

Chaque conte a son origine, ce serait un livre qui aurait inspiré aux frères Grimm le conte de Blanche Neige. Et ce livre raconte l’histoire de la petite Otilie et de sa méchante marâtre. La belle Zita travaille dans un cirque quand elle rencontre le comte, elle le séduit, l’épouse et se débarrasse des tous les témoins gênants qui pourrait se mettre en travers de son chemin. Otilie, la fille du compte, ne serait-elle pas un obstacle sur son chemin ?

L’histoire s’inspire très librement du conte, pour créer une ambiance bien moins féerique et plus “réaliste”. L’histoire d’Otilie aurait pu être vraie… J’ai aimé l’ambiance, la façon dans le conte y est présenté et transformé. Et surtout, j’ai aimé le dessin et la couleur ! Moi qui ne lis presque que du manga depuis quelques années, j’ai du mal à me remettre à la bd couleur. Souvent je les trouve trop agressive, trop surchargées… Ici la couleur est, je trouve, très belle, douce, apaisante. Ce qui contraste avec l’histoire qui elle est cruelle, crue, et sanglante.

J’ai beaucoup aimé cette bd et j’ai bien envie de découvrir les autres albums de la série A l’origine des Contes.

A l’origine des contes -Blanche Neige

Scénariste : Philippe Bonifay

Dessin : Fabrice Meddour

Glénat

la BD sur le site de l’éditeur

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La traversée du fleuve

Pays Somba, Benin Rolf Weijburg 1992

Trois hommes marchaient dans la brousse, il allaient vers le fleuve qu’il voulaient traverser avant la nuit. Le premier homme portait un sabre, le deuxième un arc et des flèche. Quant au troisième, il n’avait pas d’arme, juste un très long turban blanc.

Quand ils arrivèrent sur les rives du fleuve, ils furent surpris par sa largeur.

– Comment allons-nous traverser ? Se demanda le premier homme

– Que chacun fasse de son mieux. Dit le deuxième.

Alors le premier homme sorti son épée et donna un grand coup, frappant l’eau de toutes ses forces. L’eau se fendit en deux et il pu passer en courant tandis que l’eau se refermait derrière lui.

Arrivé de l’autre côté du fleuve, il regarda en direction de ses compagnons et leur dit :

– Faites comme moi !

Alors le deuxième homme prix son arc et tira une flèche qui alla se planter sur un arbre sur l’autre rive. Puis il décocha toutes les flèches contenues dans son carquois. Elle se plantèrent les unes dans les autres formant ainsi un pont fragile. Il traversa d’un pas rapide le pont qui se détruisait sous ses pas.

Arrivé de l’autres côté il regarda en direction du troisième homme, reste de l’autre côté, et lui dit :

– Fait comme nous.

Le troisième homme, qui n’avait pas d’épée, ni arc et flèches, déroula son long turban. A l’une des extrémité il fit un grand nœud. Puis lança le tourbant de toutes ses forces de l’autre côté du fleuve. Le nœud se pris dans les branche d’un arbre qui se trouvait sur l’autre rive et c’est ainsi qu’il pu traverser à son tour la rivière.

Enfin réunis de l’autres côté de la rivière les trois homme se sourirent puis se séparèrent, chacun reprenant son chemin.

La vie n’est-elle pas comme un fleuve que chacun traverse à sa façon ?


2014-09-29 22.01.39Ce conte est tiré du recueil 20 contes du Niger de Jean Muzi et illustré par Rolf Weijburg, paru chez Castor poche.  (La couverture est de Daniel Pudles)

Je l’ai ici raconté à ma façon. J’espère qu’il vous a plu. C’est un de mes contes préféré de ce joli recueil que je vous conseille vivement.

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Grimms manga

Je ne pouvais pas parler de contes ici sans intéresser ne serais-ce qu’un instant à Grimms manga de Kei Ishiyama. Après tout, sur Ma petite Médiathèque le manga occupe une place très importante ! Mais j’hésitais. Du coup, avant de m’acheter l’intégral, je décidais d’emprunter le tome 2 à la bibliothèque (le tome 1 n’y étant pas…). Mais comme chaque histoire (1 ou 2 chapitres) raconte un nouveau conte, les deux tomes peuvent être lu indépendamment et ce n’est pas très gênant.

Le tome deux s’ouvre sur l’adaptation du célébrissime Blanche Neige. Un version très courte, proche de la version originale mais avec des nains tout mignons. Et là, franchement, même si je les trouve craquant, les petits nains de Kei Ishiyama, je trouvais ça trop bizarre. Pour moi les nains c’est laid… Ce n’est qu’un détails, mais disons que la version que l’auteur propose est trop brève, trop mièvre et j’ai vraiment pas aimé. Après avoir lu son Blanche Neige, ma première réaction à été de me dire “j’ai bien fait de pas l’acheter !” Mais puisque je l’avais entre les mains et que j’étais condamnée à rester encore quelques temps face au parque de jeux… Autant lire la suite.

Kei Ishiyama adapte, dans ce tome, deux autres contes : Le chat botté, tout aussi célèbre, et La-fauvette-qui-chante-et-qui-sautille. Ces deux contes sont un peu plus développés et comptent deux chapitres chacun.

Je n’ai pas vraiment été convaincue par son chat botté. Je ne sais pas si c’est à cuase de mon esprit mal tourné, mais la relation entre le chat et son maître… ça a l’allure d’un boy’s love mélodramatique (enfin un shonen-ai très subtile) même si à la fin c’est la princesse que le héros épouse… Je sais pas, il y a dans le traitement de leur amitié un peu trop d’intensité. Et toujours un côté un peu mièvre que l’on ne retrouve pas dans les contes originaux. On a un peu la la mièvrerie à la Disney mélangé au kawaii nippon. ça fait un drôle de mélange !

C’est finalement le dernier compte qui m’a conquis : La-fauvette-qui-chante-et-qui-sautille. On a toujours un dessin très typée et une ambiance mielleuse, mais j’ai aimé ces derniers chapitres pour la simple et bonne raison qu’ils m’ont fait découvrir un conte que je ne connaissez pas encore ! La version que nous offre Kei Ishiyame est un peut trop manga classique. Je veux dire par là que son style est très stéréotypé, qu’il n’y a aucune originalité, ni dans le dessin, ni dans la façon de raconter les choses. Mais il ne faut pas oublier que le manga s’adresse avant tout à des enfants et que après avoir proposé la version manga, on peut y lire le conte original à la fin. Ce que je trouve très sympa. ça permet d’abord apprivoiser le conte par une version dessiné, puis de se l’approprier pleinement en lisant le texte original. Cela permet aussi de voir qu’il n’y a pas un conte, mais autant de contes que de conteurs. Et finalement après avoir intégralement lu le tome 2, j’en ressors plutôt satisfaite et j’ai bien envie de l’offrir à la petite Mimiko qui ne cesse de me réclamer des manga qu’elle a le droit de lire (je viens tout juste de lui interdire Naruto, c’est encore un peu trop tôt…).

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La Reine des Neiges

Mimiko possède deux dessins animés inspiré du même conte de Andersen : La Reine des Neiges de Disney (2013) et La Reine des Neiges de Vlad Barbe et Maxim Sveshnikov, un film d’animation russe de 2012. Les deux films racontes des histoires tellement différentes l’une de l’autre que j’ai voulu en savoir plus sur la version originale : le conte écrit par Hans Andersen en 1844.


La reine de Neige à la sauce Disney :

Que les choses soit bien claires : je DÉTESTE ce film !!! Je ne peux pas le supporter et Mimiko adore, c’est vous dire le cauchemar. Pourtant je suis plutôt bon public, j’aime presque tous les dessins animés que j’ai vu. Je suis pas du genre élitiste à n’aimer que le cinéma d’auteur (au contraire !) ni du genre branché à n’aimer que les films du soleil levant. J’aime un peu près tout du moment que c’est bien fait, qu’il y a de l’humour et un bon rythme… Je suis une grande fan de Kung fu panda, j’adore le roi lion, je trouve Sherck très drôle et j’ai bien ris en regardant les Croods… c’est dire si j’apprécie le film d’animation mainstream. Mais là, non ! Vraiment c’est épidermique. Dès le premier quart d’heur j’étais dépitée. Quand je pense que ce film à eu un oscar, je comprends pas. Le jury n’avait jamais vu un bon film d’animation ? Ils ont touché un pot de vin ?

Mais là je commence par vous dire à quel point je déteste ce film sans même pas vous le présenter. Remédions à ça immédiatement :

Il était une fois un roi et une reine qui avaient 2 filles. L’aînée était doté d’un étrange pouvoir : celui de créer de la glace. Après un triste accident où le pouvoir de l’aînée blesse la cadette, des sortes de trolls disent au roi et à la reine que leur jeune fille doit apprendre à maîtriser son pouvoir et que le plus grand danger c’est  la peur de ce pouvoir. Du coup, que font-ils ? Il enferment la princesse dans sa chambre, ferment le château, il l’isolent du monde et lui inculquent la peur d’elle-même. Vive le roi ! Bon, heureusement le roi et son épouse meurent prématurément dans un terrible accident. Quel soulagement ! Le temps passe, les princesses chantent encore et toujours (à Arendelle on ne parle pas, on chante). Et puis vient le jour du couronnement d’Elsa, l’aîné. Anna, la cadette, qui a hérité de l’intelligence de ses parents, décide de se marier avec un prince venu des îles du sud et… tout juste rencontré. Du coup sa sœur, qui semble un peu moins simplette, s’y oppose. Une dispute s’en suit. Elsa perd le contrôle et son pouvoir se manifeste. Panique à bord. L’hivers s’installe en pleine été, et là… on dirait la France quand il y a 2 cm de neige : c’est la panique ! Au bout d’à peine 24 heures c’est déjà la fin du monde (dans un pays où il neige tous les hivers, précisons-le). Passons sur les détails logistiques et revenons à nos jolies princesses. Anna part à la recherche de sa sœur qui s’est enfuie. Elle rencontre en route un bon gars,un reine et un bonhomme de neige (les seuls personnages sympa de l’histoire) et, enfin, arrête de chanter. Tout ne se passe pas comme prévu, elle est trahie par le beau prince, qu’à cela ne tienne et le remplace du revers de la main par le bouseux. L’important c’est l’Amour, pas le mec… Mais tout est bien qui fini bien, les deux princesses sont sauvées, le véritable amour est révélé, les princesses sont toujours aussi niaises mais dans la joie et la bonne humeur. Fin.

Vous vous demandez peut-être pourquoi je n’aime pas ce si beau conte ? Par où commencer ? Prenons les chansons, le début du film est littéralement noyé sous les chansons ! Des chansons pour rien dire tous les 3 minutes. Si la première passe encore, au bout d’un moment ça devient carrément agaçant. Et je vous dit pas la chanson phare (au milieu du film) que toutes les petites filles chantent donnant ainsi des envie meurtrières à leur pauvres parents… Bref si la bande sonore de Spirit était très bien, si le hakuna matata du Roi lion me fait toujours sourire. Le « libérée, délivrée » d’Elsa me donne des boutons !

Ce n’est là qu’un détail me dirais vous. Plus qu’un détail, je dirais que c’est la goutte qui fait déborder le vase ! Le scénario est mauvais. Si dans les grandes lignes passe encore, l’équipe à l’origine de ce film n’a vraiment pas le sens du détail. Et quand on a vu le film 50 fois, c’est très énervant. C’est grossier ! Tout comme les personnages, princesses en tête, qui sont insipides, stupides, agaçants… Ce n’est pas les adjectifs qui manquent pour les qualifier. Heureusement que le bonhomme de neige est là pour apporter une touche d’humour salvatrice. Mais sa présence ne suffit pas à faire oublier les dialogues et le scénario mal ficelé. Sans parler de la morale ! On nous parle d’amour véritable, et là, on a juste envie de pleurer.

C’est sans conteste le pire film de Disney qu’il m’ai été donné de voir. Et les pires personnages féminin que nos chères têtes blondes et brunes pouvait prendre pour icone. Un désastre !


La Reine des Neiges russe :

Passons au film russe. Tout d’abord quelques mots sur l’histoire, qui comme je vous l’ai dit ne ressemble en rien à celle de Disney.

Tout commence par une nuit d’hiver. La Reine des neiges vient pour tuer un homme et une femme dont le pouvoir la dérange. Les parents réussissent grâce à un miroir magique à protéger leur enfants (scène qui me fait beaucoup penser à Harry Potter…). Depuis, l’hiver éternel s’est installé rendant tout gris et laid. Un enfant, pourtant, ne se laisse pas abattre par la froidure de l’hiver. Kay aime dessiner et ses dessins redonne de la couleur au monde. La Reine des neige ne peut le supporter et envoie un troll le capturer. Gerda, le rencontre à l’orphelinat et découvre, oh surprise, “tu es mon frère”… Bref, le troll arrive, tente d’amener Kay. Gerda s’y oppose et est importée par une bourrasque. Gerda, le troll et la belette de Gerda se retrouvent un plein milieu de nulle part et partent à la recherche du pauvre Kay. En chemin Gerda rencontre une magicienne qui a un jardin enchanté et qui veux la garder avec elle, puis un roi et ses deux enfants capricieux, des pirates, une chamane et enfin arrive au château de la Reine des neiges. Là elle doit se battre contre elle pour sauver son frère. Grâce à son bon cœur elle sauve Kay mais aussi la Reine des neiges qui était en réalité une petite fille aux pouvoirs surprenant devenue méchante après avoir été rejeté par les siens. Fini l’hiver éternel. Happy end.

Si ce film n’est pas un chef d’oeuvre de l’animation, le scénario y est déjà mieux construit que chez Disney. Il tiens la route, il est cohérent et on y retrouve l’ambiance traditionnel du conte de fée initiatique avec quête et rencontres. Le film dans son ensemble n’est pas désagréable, mais pas spécialement marquant non plus. Déjà en cela il dépasse la grosse machine Disney, qui, à utiliser toujours les même ingrédients, fini par gâter son plat.


Le conte de Andersen :

Mais qu’en est-il de la Reine des Neiges d’Andersen ? Avec deux histoires si différentes, difficile de croire que l’on s’inspire du même conte, non ? Il n’es fallait pas plus pour titiller ma curiosité ! Depuis le temps que je voulais en avoir le cœur net, j’ai profité de ce mois dédié au contes de fée pour m’acheter La Reine de Neige de Andersen disponible chez Librio.

Le conte de Andersen se divise en sept histoires :

Première histoire : qui traite du miroir et de ses morceaux

Où l’on nous parle d’un miroir magique, crée par un diable et pourvu du pouvoir de déformer toutes chose pour en effacer la beauté et n’en laisser voir que la laideur.

Deuxième histoire : Un petit garçon et une petite fille

Où l’on nous parle du petit Kay et de la petite Gerda, deux voisins liés par une très profonde amitié. Où Kay est touché par un débris du miroir magique et voit son cœur glacer, attirant à lui La Reine des Neige qui l’emporte.

Troisième histoire : Le jardin de la femme qui savait faire des enchantements

Où la petite Gerda part à la recherche de son ami et en chemin rencontre une gentille vieille dame qui veut la garder au près d’elle dans un beau jardin enchanté.

Quatrième histoire : Prince et princesse

Où Gerda croit retrouver Kay et rencontre une belle princesse et un beau prince.

Cinquième histoire : La petite fille des brigands

Où Gerda se fait capturer par des brigands et devient le jouet d’une méchante petite fille qui fini par l’aider.

Sixième histoire : La lapponne et la finnoise

Où Gerda rencontre deux vielles femmes qui l’aideront à trouver le palais de la Reine des Neiges

Septième histoire : Le palais de la Reine des Neaiges

Où Gerda retrouve son bienaimé Kay et le sauve.

La Reine des Neiges par Anne Cresci

Avant de parler du texte de Andersen, j’aimerais revenir rapidement sur les deux film précédemment cités. Dès le résumé on se rend bien compte que non seulement l’équipe des studio Disney n’a pas été capable de faire un beau film, mais aucun de ses membres ne semble avoir lu le conte d’Andersen à qui ils empruntent le titre. Pourquoi ce titre, alors ? Il aurais pu l’appeler « la reine de glace » ou « les sœurs givrées ». Mais non il prennent un des titre d’Andersen les plus connu et… il racontent une histoire qui n’a rien à voir ! Le seul point commun c’est la neige. Avouez que cela ne fait pas beaucoup !

Quant au film russe, Vlad Barbe et Maxim Sveshnikov ont pris des libertés mais il ont au moins lu le conte et gardé les grandes lignes de celui-ci. Si chaque épisode à été changé (Kay et Gerda deviennent frère et sœur, la magicienne aux fleurs devient malveillante, le troll n’existe pas dans la version originale, et la Reine des Neiges n’y est pas une petite fille rejeté mais seulement la Reine de la neige qui vit dans le grand nord, là ou la neige est perpétuelle…) il gardent les mêmes étapes du voyage initiatique de Gerda : le jardin enchanté, le prince et la princesse, les brigands, et les chamanes (une seule dans le film). Une raison de plus pour préférer la version russe, certes imparfaite, mais plus intéressante que la comédie musicale à deux balle de Disney. Je m’arrête là avec Disney… après tout ce film ne mérite pas  qu’on s’y attarde d’avantage.

Revenons donc au conte de Andersen. C’est un jolis conte. Je n’ai pas été transporté mais c’est plaisant. J’y retrouve toute l’ambiance des contes qui ont bercé mon enfance.  Ce qui m’a très agréablement surpris, c’est le niveau de langue. Je ne sais pas si c’est le style d’Andersen ou celui des traducteurs (David Soldi, Ernest Grégoire et Luis Moland), mais je m’attendais à quelque chose de beaucoup plus lourd, plus alambiqué et difficile à lire. Il n’en est rien. Le langage est fluide et simple. Si certaines tournures sonnent un peu désuètes, on comprends très facilement et le texte est accessible pour les enfants. J’ai pris plaisir à lire ce recueil et maintenant je suis prête pour le lire à la petite Mimiko, j’espère qu’elle l’aimera, même si ça ne ressemble pas à son film préféré 🙂

La Reine des Neiges par Vladyslav Yerko

Dans le petit recueil Librio on peut lire, après la Reine des Neiges, quatre autres contes de Andersen : La Petite Poucette, Les Fleurs de la petite Ida, La Cloche et Les cygnes sauvages.

J’ai bien aimé découvrir la version originale de ses contes très connus. J’aimerai maintenant découvrir la version originale de La petite Sirène.

Cette lecture participe au challenge Union Européenne

étape danoises
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Contes, légendes et récits, la collection Castor poche

Cela fait un petits moment que j’avais envie de vous parler de cette collection que j’affectionne particulièrement. Mimiko l’aime également et en compte plusieurs dans sa bibliothèque. J’aurais voulu vous présentes tous ceux que nous avons… malheureusement je suis en perpétuel déménagement depuis un an et certains sont encore enfermé dans les cartons. Les deux qui restent encore à porté de main vont bientôt allé rejoindre leur camarade pour la dernière ligne droite du déménagement (le mois prochain nous devrions être dans notre nouvelle maison et cette fois on va y rester un petit moment, suffisamment pour sortir tous les livre de leur cartons). Dans ce premier volet je ne vais donc vous présenter que deux recueils de contes : 20 contes du Niger et 15 contes d’Amérique latine.

Tout d’abord 2 mots sur la collection : ces recueils sont petit et les histoires, courtes, se lisent rapidement. C’est ce qu’aime Mimiko. Son attention reste capté jusqu’à la fin de l’histoire et le langage y est simple (sans être pour autant simpliste) ce qui lui permet de comprendre sans trop d’explication annexes, contrairement à d’autre recueil de contes plus vieux que j’ai glané au puces. Si les histoires y sont intéressantes, le langage y est souvent trop chiadé, à tel point que j’ai parfois du mal à lire. Avec la collection Castor poche je n’ai jamais rencontré ce problème. Les histoires sont courtes, les phrases brèves et le vocabulaire à la porté des enfants. Parfois des notes explicatives aident pour les termes spécifiques tel que la nourriture, un type d’habitat particulier, etc. Bref c’est idéal pour les histoires du soir ! Et ça ouvre au monde et aux autres cultures.


20 contes du Niger

2014-09-29 22.01.39J’ai été très surprise en lisant ce recueil de voir à quel point certain de ces contes me rappellent les histoires qu’on me racontait dans mon enfance. Plus que l’histoire tout entière, on retrouve des détails dont la ressemblance est vraiment frappante, tel par exemple les fourmis qui aident le héros du conte les animaux reconnaissants à trier les grain de mil des grain de sable. Je n’arrive pas à me souvenir où j’ai vu cette scène mais je suis sûre de l’avoir déjà trouvé dans un autre conte. Cela m’amuse toujours de constater ces ressemblance entre les contes venu de pays bien différents.

En dehors de ces ressemblances, il y a des contes qui m’ont vraiment plus dans ce recueil. D’autant plus que l’auteur à su garder un aspect authentique, dépourvu de mièvrerie, défaut qu’on retrouve dans nombreux recueil de contes récents dont les versions ont été trop édulcorée pour ne pas choquer les âmes sensibles. Je n’aime pas cela. Le conte est la pour apprendre à l’enfant à s’en sortir dans la vie, même face à l’adversité. Ici on retrouve le ton du conte qu’on raconte au quoi du feu et j’aime ça.

Une particularité amusante de plusieurs contes de ce recueil est de présenter plusieurs personnages partageant le même défaut : Les menteuses, les poltrons, les sots. Après nous avoir montré à quel point les personnages sont sots, menteur ou peureux on nous intéroge : “lesquel des trois est le plus sot ?” C’est amusant, d’autant plus que les personnages sont pire les uns que les autres.

Bref j’ai beaucoup apprécié ce recueil que je vous conseille vivement. Je vous conterais bientôt une histoire qui en est tiré. Repassez dans le coin, un soir, alors que le soleil se couche et que les enfants se réunissent près du feu…


15 contes d’Amérique latine

Ce recueil est aussi très joli. Il a de belles histoires. Bien que j’ai préféré la langue de Jean Muzi, plus fluide, plus spontanée à celle de Osvaldo Torres (ou plutôt de sa traductrice Anna Buresi), cela ce lit facilement, même à haute voix (exercice compliqué pour la maman dyslexique que je suis…). Il y a de nombreux termes propres aux langues amérindiennes mais un petit lexique à la fin est la pour nous aider. Moi j’aurais préféré des notes en bas de page, ça évite les allés-retours. Si je devait vraiment faire un reproche à ce recueil, c’est concernant la morale que j’ai trouvé bien souvent trop ostentatoire. J’aime quand la morale des contes se cache derrière les mots et ne laisse rien paraître. Je n’aime pas qu’on me dise clairement ce que je dois penser. Nombreux contes exposé ici sont trop directes, il ne nous laissent pas comprendre ce qui est bien ou ce qui est mal, ils nous le dise. Et bien distinctement, trop !

En dehors de cet aspect moralisateur, j’ai apprécié les histoires très varié qu’y sont conté. Beaucoup d’histoires d’animaux, mais pas seulement. S’il y a des hommes, des femmes et même de la magie, point de princesses ! J’ai d’ailleurs été amusée de constates que les contes d’Afrique lu dans le précédent recueil sont beaucoup plus proches des contes de mon enfance que ceux venu d’Amérique latine.

Plus que des contes, nombreux récits appartiennent au monde des légendes. Des légendes qui nous racontent l’apparition de tel au tel animal, ou d’une coutume. Mon préféré c’est Aquehuahuen ou comment sont apparu les pingouins. Une belle histoire d’amour…. Je ne vous en dit pas plus ! (en tout cas pas aujourd’hui).

Connaissez-vous cette collection ?

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Château l’Attente

On (re)plonge dans l’univers des contes de fée avec cette BD venue d’Amérique. Tout commence avec La malédiction de la murailles d’épines, soit la belle au bois dormant revue par Linda Medley. Loin des versions édulcorée à la Walt Disney, l’auteur nous propose une version assez crue, avec des personnages savoureux. Mais ceci n’est que l’introduction. L’histoire commence vraiment quand la belle, réveillée par le prince charmant, se casse en plantant là, au milieu des ruines et des ronces, tous les châtelains endormis avec elle pour une longue nuit de 100 ans. D’abord déboussolés, les habitants du château en feront un refuge où toutes les âmes perdues pourront venir y trouver la paix : c’est le château l’Attente. On suit d’abord Jaine qui traverse de nombreuses contrée pour s’y rendre. Puis on passe avec elle du bon temps au château, on rencontre ses différents habitants, surtout sœur Paix qui va nous conter sa jeunesse.

Si la première partie reste très proche du conte traditionnel, le récit se détache peu à peu des contes pour en garder l’ambiance et l’inspiration mais nous raconter tout à fait autre chose. Dans une ambiance médiévale, remplie de châteaux et de personnages sorti de contes de fée, on passe un joyeux moment avec une bande très originale ! Femmes à barbe, homme-cheval, cigognes, bébé-monstres, diablotins, esprit des rivières… tout y est jeté pelle mêle et on se régale.

La taille du livre imposante (avec jolie couverture cartonnée et ruban rouge pour marquer les pages) me faisait un peu redouter une longue lecture. Finalement, si j’ai prix mon temps, j’ai savouré chaque page avec plaisir. Il y a beaucoup d’humour et le dessin, en noir et blanc est très agréable, empruntant à la fois au livres d’images et à la caricature. Je découvre la patte de Linda Medley et pourtant son univers m’est, étrangement, très familier.

Une bonne lecture que je dois aux bons conseils de l’équipe k.bd. Je savais bien que grâce à eux je découvrirais des trésors là où j’irais jamais chercher. Et moi qui me suis présenté en disant « attention j’aime pas le comics » et j’ose me moquer de ceux qui disent ne pas aimer le manga. tss tss tss !

à lire aussi les avis de Lunch et Badelel, Mo’ et Yvan

Roaarrr challenge – Will Eisner Award – Meilleure nouvelle série 1998
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Il était une fois Ludwig, le prince nécrophile

 

Il était une fois, dans un pays lointain, une très beau prince du nom de “Ludwig”. Ses traits étaient tellement fins qu’on aurait dit une chanteur de “visual rock”. Il était aussi très vaniteux et très coureur…

Le roi, qui se faisait du souci pour Ludwig, le mit à la porte, en le sommant de ne pas revenir avant d’avoir trouvé une princesse digne de devenir son épouse.

Ainsi commence Ludwig révolution de Kaori Yuki. Un conte à la fois “traditionnel” et complètement disjoncté. Traditionnel par son entré en matière : un prince en âge de se marier quitte le château du roi, son père, pour aller chercher une épouse. Plus traditionnel encore par la suite puisque Ludwig n’est que le messager qui permettra à Kaori Yuki d’explorer l’univers des contes des frères Grimm. Dans sa quête d’épouse, Ludwig va rencontrer toutes les princesses issues de nos contes traditionnels. Pourtant… c’est princesses n’ont rien de traditionnel !

 

Déjà avec l’introduction on comprends la tournure disjoncté que va prendre le récit. Ludwig est certes prince, mais il se caractérise surtout par son allure de chanteur visual kei et son caractère sadique. Pire! Il est nécrophile ! Dans sa cave il collectionne les jolies princesses endormies (du plus profond des sommeil !).

Les autres personnages n’ont rien à envier à Ludwig, puisque à chaque étape de son voyage on entre de plein fouet dans un conte qui, en quatre coups de crayon, est complètement détourné et perverti. Oui, perverti ! Les contes traditionnels, bien que loin des versions guimauve de Walt Disney, sont tout de même là pour inculquer une morale, apprendre aux jeunes gens comment se comporter dans la vie. Il défendent des valeurs tel que le courage et la bravoure, la patience, l’intelligence, la gentillesse…. bref, les héros et héroïnes y sont mis à rudes épreuve mais grâce aux merveilleuses vertus de leur cœur, ils s’en sortent toujours. Kaori Yuki dépouille tous les contes de leur vertu et les remplace par des vices bien plus grand encore : la vanité, la luxure, l’obsession, le mensonge… tout les coups sont permis dans ce vil monde où notre beau prince nécrophile fini par avoir l’air d’un saint.

J’aurais voulu vous parler de la série complète, qui s’achève en 4 tomes, à l’occasion de sa mise à l’honneur sur k.bd en ce mois dédié aux contes traditionnels. Mais… je me suis laissé déborder par le temps et je n’ai pas eu le temps de me procurer le tome 3 (dont le prix s’est envolé comme feuilles au vent) celui-ci étant en cours de réédition. Selon le libraire il devrait être à nouveau disponible en novembre (alors ceux qui mettent leur vieux tome en vente à des prix prohibitifs ils se feront du flous sur le dos de quelqu’un d’autre !!). Moi j’ai assez à dire avec les 2 tomes en ma possession ! Na ! 😛

J’avais déjà brièvement parlé du tome 1 dans le petit panier n°7, je voulais vous en dire un peu plus long sur ce manga qui sied si bien à notre thème du mois.

Le manga en lui même n’est pas original, en disant cela je pense à ceux qui n’aiment pas les manga ou seulement les manga d’auteur affranchi de tous les codes du genre (mais à qui est-ce que je pense ? le Champi là au fond de la salle. Oui, oui, c’est bien à toi que je pense 😉 ). Kaori Yuki exploite tous les codes du shôjo, elle les surexploite même ! Elle en fait des tonnes. Son dessin est très typé, pas particulièrement original. Tout comme ses personnages qui sont toujours dans l’exagération. Mais ici cette exagération est pleinement assumée et tournée en dérision. Et c’est justement cette dérision qui m’a interpellé dans Ludwig révolution. Avec ce titre Kaori tourne en dérision à la fois nos contes traditionnels avec leur morale et le shôjo manga avec ses canons. A chaque situation dramatique vient s’ajouter un détail faisant basculer la scène dans le ridicule. Rien n’est prix au sérieux. Sans faire de ce manga un chef d’oeuvre, je trouve que l’exercice est intéressant, d’autant qu’il touche à des référence que nous connaissons très bien contrairement à d’autres manga très ancré dans la culture nippone.

Ce sabotage systématique des contes de fée fonctionne très bien, mais ne risque-t-il pas de devenir lassant au bout que plusieurs tomes ? Je ne serait vous dire, puisque sur les 4, je n’en ai lu que deux pour le moment. Ayant lu les deux à plusieurs mois d’intervalle, je n’ai éprouvé aucune lassitude. Si certains cœurs romantiques ont préféré l’histoire de la princesse ronce, c’est pour ma part celle que j’aime le moins parce que justement c’est celle qui est le moins tourné en ridicule. Le ton y devient plus sérieux et plus typiquement shôjo mélodramatique. Moi j’ai préféré une Blanche neige perfide et lubrique ou un petit chaperon meurtrier. Des personnages tellement décalé que pas un instant on ne peut les prendre au sérieux.

 

Dès le deuxième tome on voit poindre en arrière plan une histoire de complot touchant directement le prince Ludwig, si je comprend l’apparition de ce fil rouge pour séduire et fidéliser les jeunes lectrices dans un système de publication par épisode en magazine, j’avoue que personnellement ce fil rouge ne m’intéresse guère car je ne cherche pas ici le mélodrame mais la dérision. Kaori réussira-t-elle à marier ces deux aspect contradictoires du récit sans un délaisser un au profit des autres ? La réponse vous l’aurez en lisant Ludwig révolution (ou dès que j’aurais réussi à mettre la main sur les deux tomes suivants).

En attendant je conclurais en disant que ce manga vaut le détour et mérite d’être cité par son approche originale du conte de fée. Mais que le titre s’adresse à un public de mangaphiles amateur de shôjo. Je ne conseillerais pas ce titres à ceux qui ne lisent pas de manga au risque de les choquer ou pire les dégoûter. Après, tout les goût sont dans la nature, il se peut que certains ai le coup de foudre pour ce titre alors même qu’il n’ont ouvert aucun autre manga. Personnellement je pense que si on m’avais donné ce titre à lire il y a 10 ans, j’aurais fui 🙂

Et pour me faire pardonner de n’avoir lu que les deux premier tomes avant d’écrire cet article, je vous ai dégoté ce joli AMV de Nilettee, enjoy !

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Octobre est là ! Et si on s’offrait un mois à thème ?

Une fois n’est pas coutume, pour ce mois d’octobre j’ai envie de travailler sur le thème du conte. L’idée n’est pas de moi. Oui, je pique éhontément le thème de k.bd. Ouais, je suis comme ça moi ! Un problème ? Non ? Bien parce que, rassurez-vous ! je vais pas du tout faire la même chose qu’eux (heu… que nous… j’ai pas encore l’habitude) On va juste partager un thème et quelques titres pour un petit mois. Parce que ce thème je l’adore ! J’aime les contes. J’ai grandi au son des contes traditionnels. Non, je ne vous parle pas des film de Walt Disney que nous avons tous vu, je vous parle de ces contes qu’on se transmet oralement, de génération en génération et qui sont arrivé jusqu’à moi par ce chemin là. Chaque soir nous avions droit à notre conte, et quand les contes étaient épuisé à trop être répété, on piochait dans un des nombreux recueils des contes sur les étagères. Et quand on n’avait pas de livres sous la main, et bien, on inventait nos contes à nous. Bref, j’était un enfant sans TV mais avec des contes comme compagnons de jeu. Du coup, vous comprendrez bien que ce thème me tend ses bras !

Pour l’occasion j’ai donc décidé de changer quelque peu les habitudes du blog, le mois d’octobre se fera sous le signe du conte. Mais il gardera la même tenue de route : manga, albums jeunesse, roman, anime… tout y sera pelle-mêle, vous n’aurais qu’à faire votre choix 🙂

Le tout maintenant va être de trouver les titres à vous présenter, ressortir de vieux livres déjà lu maintes fois, en découvrir des nouveaux… et pourquoi pas vous raconter une de ses histoires qui ont bercé mon enfance ?Je sais pas encore tout à fait quelle forme va prendre ce thème, on va improviser 🙂 Surtout qu’étant en plein déménagement, la plupart de mes bouquin sont déjà dans les cartons :'(

J’espère que ça vous plaira. N’hésitez pas à laisser conseils et suggestions 😉 Et si ça se passe bien, j’ai déjà un autre thème en tête à explorer plus tard (celui là je l’ai piqué à personne :p )

Le petit chaperon rouge – Gustave Doré 1867
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Les petits Chevaux du vent – Anne-Catherine De Boel

Encore un livre emprunté à la médiathèque par le petite Mimiko. C’est drôle parce qu’elle emprunte tous les livres qui racontent des histoires de chevaux, de steppe, et d’Asie centrale.

Dans cet album j’ai beaucoup apprécié les illustrations ou matières, couleurs et simples esquisses crayonnées se mêlent pour offrir un univers très riche. L’histoire aussi permet de découvrit une autre civilisation, un autre religion.

Dolma, dont la mère est malade, décide de partir en haut de la montagne pour envoyer des prières. Dans son voyage et rencontrera des animaux qui l’aiderons dans son voyage, un méchant monstre qui veut la dévorer et un bouddha qui lui indiquera le bon chemin.

Une jolie histoire qui nous amène loin en Asie centrale, un joli conte et de belles illustration.

Mimiko a également apprécié cet album.

logoalbums2014 11/20

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Gulistan – Tales of Ancient Persia

Au départ, quand le rendez-vous du mois de juin à été donné, avec comme thème l’anglais, j’avais tout autre chose en tête. Mais impossible de remettre la main sur le livre que je cherchais ! Ce sera pour un autre rendez-vous…

Cependant, les livres en anglais ne manquent pas à la maison, il me restait plus qu’à en trouver un qui entre dans la cadre du challenge “Je lis aussi des album” et c’est là que je me suis souvenue de cet album de contes persans que j’avais récupéré il y a quelques mois.

Alors bon, le livre parle de contes venu de Perse, et il est écrit et illustré par Karl Thylmann (un allemand). Mais voilà, le livre que je possède est une traduction anglaise (de Marion Faber) publié en 1977 par Shambhala. Le thème ici ne sera pas du tout la littérature anglaise mais un livre qui se trouve être en anglais, et voilà tout le lien qu’il peut avoir avec le thème du mois de juin 🙂 J’espère néanmoins que ce livre vous intéressera.

Ce qui m’a tout de suite attiré dans ce livre découvert dans la bibliothèque della nonna* ce sont les illustrations noires et blanc très riches en détails qui en un instant nous amènent dans le monde des contes de fée. Fairy tales !

Toute mon enfance j’ai été bercé par les contes de fée, de contes qui nous étaient transmis oralement, génération après génération, d’autres contes puisé dans les livres et même des contes à la radio. Bref, les contes faisaient tellement partie de ma vie que très vite j’ai commencé à inventer mes propres histoires. Pas étonnant que ce livre m’ai appelé !

Les illustrations sont très belles, mais un autres point m’intéressait dans cet album : origine des contes qui y sont rapporté, la Perse. Si je connais beaucoup de contes, tous sont originaires d’Europe. J’adore découvrir les contes venu d’autres horizons et accumule les recueils des contes d’ailleurs sur les étagères des enfants.

Mais parlons un peu plus en détails des histoires que l’ont trouve dans le Gulistan. Au début j’ai été un peu étonnée et un peu déçue car plus que des histoires, ce livre regroupe les introductions aux livres de contes. Je m’explique : comment commence les milles et une nuit ? Avec l’histoire de Shaharazad qui chaque nuit raconte une nouvelle histoire. Le conte de Shaharazad sert à introduire les contes des milles et une nuit. Et Bien Gulistan tales of Ancient Persia est principalement composé de ce genre de conte. On y retrouve d’ailleurs Shaharazad. La structure est toujours la même, un ou des personnages manquent de sagesse (le rois trahi et haineux dans Shaharazad, mais aussi, des enfants indisciplinés, une jeune princesse qui refuse de se marier, une épouse volage…), un autres personnage plein de sagesse va venir et raconter chaque soir un nouveau conte durant une certaines période déterminé mais qui varie d’un conte à l’autre. Le personnage manquant de sagesse se laisse piéger par sa curiosité et écoute chaque soir une nouvelle histoire, et au bout de la période donné, il a changé. Les contes lui ont apporté un enseignement, la sagesse qui lui manquait.

Pourquoi ai-je été déçue ? Ben… c’est parce que chacun de ces contes introductifs donnent envie d’écouter toutes les histoires !! Je voudrais m’asseoir avec les enfants du rois écouter tous les histoire de Hitopadesha, the Book of Good Counsel, écouter avec Farruchnas tous les contes de Hezaryk-Ruz, One Thousand and One Days ou encore les contes de Tuti-Nameh, The Parrot Book… Bref, je voulais plus d’histoires!

Mais après avoir refermé le livre, je ressens une quiétude et aussi une envie de savoir et une envie de transmettre, envie de découvrir et redécouvrir les contes que je connais déjà et ceux que je ne connais pas encore.

On pourrais résumer la moral de Gulistan par la phrase suivante : pour devenir plus sage, lisez les contes de fées. Et bien je vais pouvoir étudier la question puisque justement je viens d’entamer une cure intensive de contes pour Mimiko. Cette cure lui a été préconisé par sa nonna. La petite est toute angoissé. Ne sachant plus quoi faire pour la rassurer j’ai fait ce que je fait toujours dans ces cas là : “allô, maman?” Et c’est ainsi que je me retrouve avec ce drôle de conseil : cure intensive de contes de fée, des bien truculents avec monstres, ogres et méchantes sorcières. Sur le coup j’étais un peu sceptique, mais à la réflexion, et après avoir lu tous les contes du Gulistan, je me dit que c’est un très bon (et beau) conseil, exactement le même que donnent les vieux sages du Gulistan ! Est-ce que ça va vraiment marcher ? Est-ce que ça nous rendra plus sage ? Est-ce que cela aidera Mimiko à surmonter ses peurs ? Je n’en sais rien, je vous dirais ça dans mille et une nuit.

logoalbums201410/20


*nonna : grand-mère en italien

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