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Darnand, le bourreau français 2/3

Aujourd’hui je vous propose une bd historique avec le second tome de Darnand, le bourreau français, bd historique de Patrice Perna et Fabien Bedouel, publié chez Rue de Sèvres.

J’avais été déçue par le premier tome de cette trilogie parce que je n’avais pas eu ce que j’attendais. De ce second tome je n’attendais donc rien de particulier et je l’ai mieux apprécié que le précédent.

Dans ce deuxième volet la Première Guerre est désormais loin derrière. La Deuxième Guerre bat son plein. Nous sommes en 1943 et la France est divisé en deux, d’un côté il y a la France occupée de l’autre la France libre. D’un côté il y a la France de De Gaule et la résistance, de l’autre il y a la France de Pétain et la collaboration.

Ange est recruté par la résistance pour s’infiltrer auprès de Darnand, chef de la milice française. Son premier objectif : le « retourner », mais quand il devient clair que Darnand ne changera pas de camps, Ange est chargé de l’éliminer.

Espionnage et contre espionnage sont au menu d’un second tome que j’ai trouvé plus intrigant et intéressant que le premier. Est-ce parce que le scénario est mieux mené ou juste parce que je n’avais pas d’attente particulière ? Je ne serais le dire, mais je dois avouer avoir lu ce deuxième volet d’une traite et je l’avoir trouvé intéressant. Il y a beaucoup de tension, pas forcement de suspens, mais de la tension dans les personnages, parce que tous semblent animés de nobles intentions, tous pensent faire ce qu’il y a de mieux pour leur patrie qu’ils aiment et pourtant ils empruntent des chemins très différents les uns des autres. Comme quoi avoir de bonnes intentions ne suffit pas.

Et puis nous sommes sous l’occupation, la France se déchire entre deux camps, comme je le disais récemment à propos d’une autre lecture (ou bien était-ce à propos de cette lecture-ci dans la chronique que j’étais pourtant sure d’avoir déjà écrite ?) les guerres civiles m’interpellent tout particulièrement parce qu’elles n’opposent pas deux pays étrangers, mais des membres d’une même famille ou d’anciens camarades comme ici Ange et Darnand. Les sentiments que ce genre de conflit fait ressentir sont bien différents que ceux que l’on éprouve face à un ennemi qu’on ne connaît pas vraiment. On retrouve dans ce tome cette tension particulière chez Ange qui d’un côté doit la vie à Darnand, mais qui ne peut accepter le chemin que ce dernier emprunte.

Un deuxième tome réussi qui donne envie de lire le troisième et dernier volet de cette histoire

sur le site de Rue de Sèvres

 ou sur Amazon et Decitre


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Top Ten Tuesday #40 Les romans qui parlent de guerres, de terrorismes et d’attentats

Rendez-vous hebdomadaire, créé par The Broke and the Bookish et repris par  Frogzine. Chaque semaine, un top ten sur un thème imposé.

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Les 10 romans qui parlent de guerres, de terrorismes et d’attentats

Pour ce top ten je me suis concentré sur les vraies guerres (pas forcément de vraies histoires, mais en tout cas de vrais événements historiques). Je me rends compte qu’ils se concentrent tous sur des faits historiques récents. Est-ce un hasard ou l’histoire récente m’intéresse plus ? J’aurais tendance à répondre que c’est le hasard de la disposition de mes lectures sur la bibliothèque virtuelle que j’utilise pour préparer mes top ten (livraddict/babelio), mais je suis tout de même frappé par cette coïncidence. Je remarque aussi que je n’ai lu aucun livre parlant de terrorisme ou d’attentats.

Voici les 10 premiers livres correspondant au thème : des lectures très variées du manga au roman en passant par la bd, des témoignages, des fictions, des œuvres légères et des bouleversantes…  Les première et seconde guerres mondiales y occupent une place importante, mais d’autres conflits se sont glissés dans mes lectures.

Couverture Zéro pour l'éternité, tome 1Couverture La combe aux loupsCouverture Mon père est parti à la guerreCouverture Darnand le bourreau français, tome 1Couverture Le Joueur d'échecs / Nouvelles du jeu d'échecs

Couverture Golden Kamui, tome 01Couverture La rédactionLe printemps d'Oan par WantiezCouverture Les larmes interditesCouverture Max

Zéro pour l’éternité est un manga en 5 tomes qui parle des kamikazes, ces aviateurs japonais qui pendant la Deuxième Guerre mondiale se faisaient exploser avec l’avion.  J’ai trouvé ce manga très bien fait et intéressant, même si je n’ai lu que les deux premiers tomes (à l’époque je n’arrivais pas à mettre la main sur le tome 3, relire ma chronique m’a donné envie de reprendre cette lecture). Si l’histoire japonaise et la Deuxième Guerre mondiale vous intéressent, je vous conseille cette série.

La combe aux loups est en revanche une lecture récente qui m’a laissé un sentiment mitigé. Le début est très lent et je n’ai véritablement apprécié que le dernier tiers du roman. Il est encore question de la Deuxième Guerre mondiale (ainsi que de la première par les séquelles qu’elle a laissées), mais de loin. De très loin même puisque l’histoire se déroule dans la campagne américaine, loin des champs de bataille. La guerre est présente surtout dans l’esprit des gens et les influences de façon parfois irrationnelle.

Mon père est parti à la guerre est un roman jeunesse historique qui nous fait découvrir le quotidien d’un enfant londonien pendant la Première Guerre mondiale. Pédagogiquement, je l’ai trouvé très intéressant, mais je me suis un peu ennuyé.

Je viens tout juste de lire le deuxième tome de Darnand. Ici je vous ai mis la couverture du premier tome qui nous présente le héros de la Première Guerre mondiale. J’avais été un peu déçue par ce premier tome parce que j’attendais autre chose. Sachant à quoi m’attendre, le deuxième tome ne m’a pas fait le même effet et j’ai trouvé ça intéressant parce que j’y ai appris des choses.

Le joueur d’échec, ce livre m’aura pris une éternité. Je ne m’attendais vraiment pas à mettre autant de temps à lire un si petit roman. Je pense que je m’attendais à autre chose. Il n’est reste pas moins intéressant à sa manière. Il est ici question de guerre psychologique et de nazi.

Golden Kamui est un manga plutôt léger. C’est une fiction pure et dure, mais le conflit qui lui sert de décor a bel et bien existé. Et le manga n’est pas sans intérêt pédagogique puisqu’on y apprend plein de choses sur l’aïnou, ethnie habitant le nord du Japon qui a été largement écrasée par la colonisation japonaise. Il y est aussi question de la guerre entre le Japon et les Russes.

La rédaction est un album jeunesse qui parle de la dictature militaire au Chili. Je ne sais pas vraiment s’il est légitime d’en parler ici. Une dictature militaire, ce n’est pas vraiment la guerre. Mais je voulais glisser dans cette sélection quelques albums jeunesse. Celui-ci a une solide réputation, mais moi je ne l’ai pas vraiment aimé.

Le printemps d’Oan est en revanche magnifique. Il est question de la Première Guerre mondiale et des tranchées, c’est triste à mourir et j’ai fait l’erreur de le lire trop tôt à Mimiko qui en a été très troublée (j’ai été obligée de cacher le livre tant le simple fait de le voir dans la bibliothèque la mettait dans tous ses états, un peu comme le tombeau des lucioles pour sa sœur… mauvaise mère que je suis !).

Les larmes interdites m’aura tiré toutes les larmes de mon cœur. Une histoire vraie, une histoire terrible et terriblement bien écrite. J’ai pleuré, j’ai eu mal au ventre, j’ai même été obligé de m’imposer des horaires de lecture pour ne pas en faire des cauchemars. Mais j’ai aussi appris des choses (et détesté l’humanité). À ne pas mettre entre toutes les mains, âmes sensibles s’abstenir.

Je finis cette sélection avec un autre livre qui m’a arraché toutes les larmes de mon corps : Max, un roman jeunesse qui prend pour cadre les lebensborn, des centres mis en place par le régime nazi pour créer un race pure. J’avais acheté ce livre dans l’idée de l’offrir à mon neveux, finalement j’ai été si bouleversé à la lecture que je me suis abstenu de lui offrir.

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Darnand, le bourreau français 1/3

Couverture Darnand le bourreau français 1/3

ce que nous dit l’éditeur :

« Sous-officier d’élite, d’une bravoure hors pair, le sous-officier Darnand a été, en tout point, un serviteur  modèle et un de nos artisans de notre victoire finale. C’est un beau brave » Voici la phrase qui accompagne la croix de la légion d’honneur qui sera remise à Joseph Darnand en avril 1927, pour ses faits de bravoure pendant la première guerre mondiale. Reims, 1918. On annonce l’attaque la plus brutale de l’armée allemande dans les prochains jours. L’état-major confie une mission suicide à un groupe de volontaires : aller chercher des informations derrière les lignes ennemies, dans l’espoir de sauver les régiments présents dans les tranchées visées. Un jeune sergent prend la tête du commando, mène sa mission haut la main et se met en danger pour sauver l’un de ses soldats. C’est Joseph Darnand. Quelques années plus tard, à partir de 1941, à Vichy, il sera le plus zélé des collaborateurs. Voici la sombre trajectoire d’un homme qui, de héros de guerre, est devenu bourreau.

J’avoue avoir été très intriguée par le sujet de ce triptyque. D’autant plus qu’il s’agit d’une histoire vrai. Ce qui m’intéressait avant tout était de voir la transformation du personnage, comment un « héros » devient un « bourreau ». Dans mon inconscient j’envisageais évidemment le mot « héros » comme quelque chose d’extrêmement positif. Je m’attendais donc à lire l’histoire d’un « homme bien » qui devient un « homme mauvais ». J’étais naïve et du coup je ne sais pas trop quoi penser ce ce premier tome qui me laisse assez dubitative.

Car finalement le « héros » que Bedouel et Perna nous montrent n’a absolument rien de positif du début à la fin. On ne voit aucune transformation s’opérer. Ce que j’ai vu moi, c’est un salop que l’heureux hasard de la guerre a promu au rang de « héros de guerre » et qui par la suite ne fait que révéler son vrais visage. Ou plutôt que le malheureux hasard du gagnant fait de lui un bourreau car si la guerre, la seconde cette fois, avait eu un autre dénuent je doute qu’on l’aurait qualifié de bourreau.

Je ne suis pas sûre d’arriver à expliquer clairement ma pensée. Ce que je veux dire c’est que Darnand est Darnand et c’est clairement pas un type bien, du moins tel que nous le dépeint cette bande dessinée. Mais le contexte historique fait qu’il reçoit des médailles pour s’être distingué sur le champ de bataille. Ce qui en soit ne fait pas de vous quelqu’un de bien. Il n’y a donc pas de transformation, on ne voit pas un type passer du mauvais côté de la force, on voit un type et la force qui change de côté, si j’ose dire.

Du coup je n’ai pas pu m’empêcher d’être un peu déçue, non pas parce que la bd est décevante, mais parce que je m’attendais à quelques chose de différent.

En revanche j’ai trouvais ça intéressant à lire, puisque c’est une page de l’histoire que je ne connaissais pas. Je n’avais jamais entendu le nom de Darnand avant ce jour (ou alors j’ai oublié).

Cependant je pense qu’il serait plus intéressant de lire le triptyque d’un coup car ce premier tome ne se suffit pas vraiment à lui seul et on reste un peu frustré, ne comprenant pas vraiment où on veut en venir avec ce début de portrait qui finalement passe très vite sur la première guerre mondiale et les fait de guerre qui ont valu à Darnand le nom de « héros ».

sur le site de Rue de Sèvre


 challenge WWI

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Une jeunesse au temps de la Shoah

Après la mort de Simone Veil, son visage était partout, sur toutes les unes. Si son nom ne m’était inconnu j’avoue que je ne savais rien de cette grande dame. J’ai donc voulu en savoir plus et j’ai commencé par un hors série que Marianne lui a dédié. Très complet, bien fait et plaisant à lire.

Après l’avoir lu j’étais encore plus intriguée. J’ai eu envie d’en savoir plus mais je me sentais pas la patience de lire Une Vie. 340 pages tout de même ! Avec tous les livres que j’ai abandonné cet été, j’étais sûre de ne pas y arriver. C’est là que je suis tombé sur un extrait publié par Le Livre de Poche : Une jeunesse au temps de la Shoah. Cette éditions réuni les chapitres qui racontent la jeunesse de Simone Veil, depuis l’enfance joyeuse sous le soleil de Nice au camps de concentration et le retour à la vie. On quitte Simone alors qu’elle se lance dans la vie active.

J’avais vingt-sept ans, des diplômes, un mari, trois enfants, un travail. J’étais enfin entrée dans la vie.

Cette éditions est complété par diverses annexes : photos, discours…

Que dire de ce livre. C’est difficile d’en parler. Simone Veil écrit très bien, on lit facilement et avec plaisir cette autobiographie. Il n’y a pas de logeurs. L’émotion est là, tout en retenue.

Mais l’intérêt de se livre n’est pas tant là façon dont il raconte mais ce qu’il raconte. L’horreur vécu par des million de juif en France et partout en Europe pendant la deuxième guerre mondiale. On y découvre comment Simone, ses parents et ses frères et sœurs, juifs laïcs ont été déporté. Tout au long du texte, Simone Veil raconte son histoire, telle qu’elle l’a vécu à l’époque mais elle y ajoute ses réflexions, fruits d’une longue vie bien remplie, riche en rencontres. Et ce double regard : l’adolescente qui vit l’horreur et l’adulte qui cherche un sens à tout ça est très intéressant. D’autant plus que Simone Veil semble faire preuve d’une extrême sagesse, elle ne tombe pas dans la haine qu’on aurais pourtant pu lui pardonner après une telle aventure. Elle parle toujours avec bienveillance mais aussi fermeté. N’hésitant pas à contredire ses collègues intellectuels quand leur point de vue lui semble erroné.

C’est un texte dur, parce qu’il montre l’humanité dans ce qu’elle a de plus laid, mais il n’est pas difficile à lire car c’est toujours avec beaucoup de pudeur et de retenue que Simone Veil livre ses souvenirs. Il peut donc être lu par un public jeune. Enfin, pas des enfants non plus, mais je pense au collégiens ou lycéens qui étudient cette période historique en cours. Ce court extrait donnera une dimension plus réelle à ce que disent les manuels d’histoire. En revanche je ne suis pas sûre que le jeune public apprécie les digressions politiques et sociologiques.

Ce que je retiens de ce livre c’est que malgré cette très douloureuse expérience Simone Veil à su rester profondément humaniste, ouverte et attentive aux autres. On ressort de cette lecture, troublé mais grandi. Si Larmes interdites m’avais mis dans un état terrible, je n’ai pas eu ici le même sentiment car il y a beaucoup d’espoir dans les paroles de Simone Veil.

Couverture Une jeunesse au temps de la Shoah , extrait d'Une vie


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Hiroshima et le manga

Le thème d’aujourd’hui du challenge Un mois au Japon est Hiroshima, J’ai choisi d’en parler à travers le manga.

Dès que l’on pense à Hiroshima c’est la bombe atomique qui nous vient tout de suite à l’esprit. J’aurais pu aborder un tout autre aspect de la ville, parler de ses artistes, de la ville aujourd’hui, etc. Mais j’ai opté pour la vision historique et la tragédie à laquelle on associe cette ville.

Parmi les manga qui parlent de Hiroshima, le premier qui me vient à l’esprit c’est Le pays des cerises de Fumiyo Kouno publié chez Kana.

Ce manga ne met pas en scène le moment où la ville est frappé par la bombe mais, plusieurs années après que la guerre soit finie. La bombe a laissé des traces, des cicatrices et même des blessures ouverte dans les esprit et dans le corps des habitant qui doivent apprendre à vivre avec ce lourd fardeau. Le tome regroupe plusieurs histoires qui peuvent être lu indépendamment les unes des autres mais qui se trouvent relié par des liens familiaux qui unissent les personnages d’une histoire à l’autre.

C’est avec beaucoup de subtilité et de douceurs que Kouno aborde des sujets difficiles : la blessure de ceux qui ont connu l’horreur mais aussi le rejet de ceux-ci par les autres, ceux qui ont été épargné. Ce manga m’avait beaucoup fait penser à un film que j’avais vu à l’époque : Pluie Noire de Shôhei Imamura. Un film qui aurait mérité que je le présente ici, mais j’étais tellement bouleversée que je n’ai pas su trouver les mots.

Gen d'Hiroshima, Tome 2 : Le deuxième titre qui me vient tout de suite à l’esprit c’est Gen d’Hiroshima, un shônen mettant un scène un enfant espiègle qui vit le drame de plein fouet. Épargné par le souffle de la bombe il perd les membre de sa famille les un après les autres. Très courageux et volontaire il se bat pour survivre et aider à survivre ceux qui l’accompagnent. C’est certes un shônen mais surement pas un manga à mettre entre les mains des plus jeunes ou des plus sensibles ! Il y a des scènes très explicites où l’on voit les effet de la bombe que ce soit ses effets immédiats où la maladie qui en découle, il y a des images très chocantes. L’histoire est elle même terrible. Je n’ai lu que les premiers tomes et malgré mon âge (ou peut-être à cause de mon âge) ça ma vraiment remué, j’en étais malade tellement ça prends au tripes.

La série, crée en 1973 par Keiji Nakazawa, compte 10 tomes. La version française a été publié par Vertige Graphic. L’auteur s’inspire de sa propre expérience pour nous décrire la vie de cette famille de 1945 a 1953. En effet Nakazawa a perdu son père sa sœur et son frère dans le bombardement.

Dans ce manga il montre l’horreur de la bombe et des conséquences des radiation pendant les années qui suivent le bombardement, mais il fait aussi une âpre critique de a société japonaise. Tout d’abord une critique de la politique militaire et impérialiste de la période de guerre. Puis il critique la façon dont la société japonaise gère cet événement, le rejet que doivent subir les victimes, déjà fortement traumatisé par la bombe. Il est également question de ce rejet dans le manga de Konou Fimiyo.

J’étais persuadé de pouvoir trouver d’autres manga sur ce sujet, finalement j’ai manqué de temps et je n’ai donc que ces deux titres à vous proposer. Si vous avez quelques références à me conseiller, laissez moi un commentaire je les ajouterais ici.


à lire aussi :


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Journal d’un lycéen sous l’occupation

C’est par hasard que j’ai découvert cet album à la bibliothèque. Mis en avant sur une étagère que je ne fréquente pas tellement, Mimiko étant trop jeune, la couverture m’a tout de suite frappé. Je l’ai pris pour le feuilleter et son format m’a de suite donné envie de le lire.

A gauche un carnet ou l’on retrouve des page du journal fictif de Victor Rivière, un lycéen qui nous raconte son vécu dorant l’occupation. Le journal commence le 15 mars 1940, Victor fête ses 15 ans mais les esprit ne sont pas à la fête. Tous pensent à la guerre. Le journal se termine se 8 mai 1945, dans Paris résonnent les cloches de la victoire. En 47 pages Jean-Michel Dequeker-Fergon nous fait revivre un période importante de l’histoire contemporaine française (et mondiale). Les bribes du journal de Victor sont complété par de nombreuses photos et illustrations expliquées. Les images du carnet sont enrichies par des reproduction de documents d’époque que l’on peu découvrir à l’intérieur de la pochette de droite. Ticket de raisonnement, cartes, affiches de propagande, courrier officiels… autant de documents qui donnent une dimension d’autant plus réelle aux éventement qui nous sont conté.

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Bien que l’ouvrage s’adresse à un jeune public (en particulier des collégiens et des lycéen qui ont justement la deuxième guerre mondiale au programme d’histoire) j’ai pris beaucoup de plaisir à le lire. J’ai trouvé ça très intéressant. L’école étant loin derrière moi, c’était une façon ludique et rapide de faire quelques révision d’histoire.

Je le conseille à tous ceux qui veulent en savoir plus sur la seconde guerre mondiale et l’occupation en France, que ce soit pour réviser ses cours d’histoire ou juste pour le plaisir de découvrir un bel album.


lecture 17/20
lecture 17 sur 20
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Max, le livre qu’ « on adore détester »

Cela fait plusieurs semaines que j’ai fini ce roman mais je n’arrivais pas a en parler. Je ne suis pas sure de trouver les mots juste et je serais assez brève mais je pense que ce livre mérite que j’y consacre quelques lignes.

Je l’ai acheté après l’avoir aperçu dans plusieurs c’est lundi que lisez-vous à droite et à gauche. Tout le monde semblait enthousiaste et je cherchait un roman pour mon neveu. Mais avant de lui offrir j’ai voulu le lire et… je ne lui ai jamais donné.

Pourquoi ? Parce que je l’ai trouvé beaucoup trop dur ! La vie est déjà assez compliquée comme ça sans qu’on vienne leur faire perdre tout espoir en l’espèce humaine avant même qu’il aient pu quitter le nid. Pourtant il s’agit d’un très beau roman.

l’histoire :

L’histoires nous est racontée à la première personne par un enfant née dans un lebensborn, sorte de maternité crées par les nazi où on met au monde des enfants soumis à une sélection raciale drastique pour crées les élites de demain. L’histoire commence à quelques heures de l’accouchement, le héros nous raconte comment il est venu au monde, comment il a passé avec sucés toutes les sélections raciales, ses premiers mois de vie auprès de sa mère, puis auprès des nourrices avant être envoyé en Pologne pour une nouvelle mission : recruter des enfants polonais répondant aux critères raciaux afin d’être arraché à leur familles et germanisé dans des écoles spéciales.

Endoctriné dès le berceau, le héros est tiraillé toute son enfance durant entre les sentiments humains qu’il éprouve et la croyance en une idéologie inhumaine. La rencontre avec un jeune polonais va bouleverser sa vie.

Pourquoi je n’offrirais pas ce roman à mon neveu ?

Au début je n’ai pas trop accroché au récit. Toutes la partie se déroulant au lebensborn était assez ennuyeuse et j’ai du me forcer pour continuer. Puis le récit s’intensifie et devient de plus en plus passionnant avec le départ de Konrad pour la Pologne. Là j’étais prise par le roman mais je ne cessais de me poser une question : pourquoi écrire ça ?

Le récit est terrible. C’est dur. Ce roman ne m’a pas seulement arraché des larmes il m’a donné la nausée. Et si j’ai trouve, en le refermant, qu’il était très bien écrit je n’ai pas envie de donner la nausée à mon neveu. Je m’interroge sur le but et l’utilité d’un tel roman. C’est douloureux à lire et assez désespérant. Je comprends la nécessité de ne pas oublier les atrocités commises par le parti nazi, mais là j’ai trouvé le récit tellement dur que l’humanité parait monstrueuse et il y a peu de place pour l’espoir. C’est à vous faire regretter d’appartenir à l’espèce humaine. Je souviens enfant avoir pris conscience de ce qu’il y a de pire en l’être humain et avoir pleuré parce que j’en était un moi-même. Ce livre m’a replongé dans cet état d’esprit et ce n’est pas une chose que je souhaite communiquer à mes enfants, neveux et nièces. Je veux leur transmettre de l’espoir, leur faire croire que tout est possible, qu’il peuvent être les acteurs d’un monde meilleur. En leur faisant lire ce livre j’aurais l’impression de leur dire « regarde à quelle espèce immonde tu appartient ».

Ce livre m’a vraiment mis très mal à l’aise. Et c’est là aussi sa force. Dans la quatrième de couverture on peut lire « on adore détester Max et on ne déteste pas l’adorer ». Après les premiers chapitres je ne comprenais pas. Après avoir fini le roman non seulement je comprends, mais j’adhère complètement. C’est un très beau livre, très bien écris qui vous bouleverse mais qui raconte des choses détestable qu’on préférerais ne pas entendre.

J’ai donc décidé de ne pas l’offrir à mon neveu qui n’a que 12 ans mais je vais le laisser là dans mon étagère roman jeunesse mis à leur disposition pour que, le jour où il le désire, il puisse le lire.

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Kersten médecin d’Himmler

C’est avant tout le thème de cette courte série en 2 tomes qui m’a attiré quand le titre a été proposé comme lecture commune par l’un de mes camarades kbdéens. Mo’ m’ayant généreusement offert le premier tome, il n’y avait plus aucune raison de me retenir. Et pourtant j’ai pas réussi à m’y plonger avant mercredi dernier. Là encore je me suis fait violence, deadline oblige. En ouvrant  et feuilletant le premier tome, j’avais pas envie. Le style graphique ne me correspond pas vraiment. Et c’est justement ce que j’aime avec K.BD !! C’est que je fini par lire des choses que je n’aurais pas choisi par moi-même et que je fais des belles découvertes. Kesten médecin d’Himmler c’en est est une.

Cette série raconte l’histoire de Kersten, un médecin finlandais qui travaille à Berlin sous le IIIème Reich. Kersten se voit contraint de devenir le médecin personnel d’Himmler qui souffre d’atroces douleurs d’estomac. Kersten est le seul à pouvoir le soulager. Il gagne ainsi la confiance d’Himmler. Grâce à sa position privilégiée au côté de cet obscur personnage Kersten tente de sauver le plus de vies possibles. Pourtant après guerre son rôle est passé sous silence et la Suède refuse de le naturaliser, le traitant en collabo. Un homme enquêtera pour rétablir la vérité sur les réels agissement de Kersten pendant la guerre et lui permettra d’enfin obtenir son passeport suédois en 1953.

Le récit alterne les phase d’enquête d’après-guerre avec le travail de Kersten au côté d’Himmler. cette alternance rends le récit plus intéressant et moins monotone.

Comme j’ai dis en introduction, ma première impression était plutôt négative. Le dessin et les couleurs ne me faisaient pas du tout envie, mais bon, je m’était engagée à le lire alors… Très vite j’étais plongée dans le récit que j’ai trouvé très intéressant. Je ne connaissez pas du tout l’histoire de Kersten et j’ai trouvé cela particulièrement intéressant car cela met en lumière la difficultés de prendre position dans ce genre de situation. Tenter de fuir et se mettre à l’abris ? Profiter de la confiance qu’un abjecte personnage vous accorde pour tenter de protéger le plus de personnes possible quitte à mettre sa propre vie en danger ? Une décision très difficile à prendre surtout quand vous devez pactiser avec le diable qui vous prend pour son ami. J’ai trouvé le personnage de Kersten fascinant et après avoir fini le premier tome j’ai filé à la librairie me procurer le tome 2 que j’ai lu avec autant d’intérêt.

Je ne dirais pas qu’il s’agit d’une oeuvre remarquable car artistiquement elle ne correspond pas forcement à mes goût, je ne suis toujours pas fan du dessin. Cependant j’ai trouvé cette bande-dessinées très intéressante. Je trouve que les auteurs on fait un bon travail puisque malgré mes à priori j’ai été happé par le scénario.

Je conseille cette bd à tous les amoureux de l’Histoire, surtout à ceux qui s’intéressent à la deuxième guerre mondiale. Outre le témoignage sur la vie de Kersten cette bd fait réfléchir à la difficulté de distinguer les véritables collaborateurs des gens ayant agis sous couverture pendant la guerre. Cela me fait penser à un film qui m’avait beaucoup marqué il y a quelques années et qui racontait l’histoire d’un officier nazi ayant fait tous son possible pour sauver des juifs et qui fut exécuté par les allié après la guerre. Le film m’avait beaucoup marqué mais… j’arrive pas à me souvenir du titre.

→ à lire aussi les avis de Mo’ et Yvan (tome 1 et 2)

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La Balade de Yaya

Pour conclure cette balade historique en BD (cf. Zéro pour l’éternité et Garduno en temps de paix) nous partons en Asie avec un global manhua dessiné Golo Zhao et scénarisé par Jean-Marie Omont : La balade de Yaya, aux éditions Fei.

Nous somme en 1937, les japonais envahissent la Chine et bombardent Shanghai. Yaya, petite fille de riche, écervelée mais néanmoins courageuse et déterminée va croiser le chemin de Tuduo, jeune acrobate de rue qui cherche à échapper à l’emprise de son cruel maître. Les bombardement ont séparé Yaya de ses parents. Tuduo, chevaleresque, décide d’aider Yaya à rejoindre Hong Kong. Mais le voyage ne sera pas si simple.

Le dessin de Golo Zhao me fait beaucoup penser au chara design des studio Ghibli. Tout comme les personnages de cette aventure : petits mais pleins de courage et de détermination… Yaya et Tuduo me font penser au tandem du Château dans le ciel. Même si nous ne somme pas dans un voyage fantastique et que nous traversons la Chine en guerre de la fin des années 30.

L’aspect historique, sans être édulcoré, est simplifié au maximum centrant le récit sur les deux personnages principaux. Si Yaya par son côté petite fille gâtée à qui on pardonne tout m’a quelque peu agacé, l’ensemble est plutôt agréable. Joli dessin, jolies couleurs, lecture fluide et rapide avec ce qu’il faut de rebondissement pour donner envie de lire la suite.

La balade de Yaya s’adresse surtout aux enfants, mais j’ai pris plaisir à le lire. Et je ne suis pas la seule à avoir apprécié ! Aussitôt rentrée de la bibliothèque, je me suis fait dépouiller de mon butin (les 4 premiers tomes de la série). Pendant plusieurs jours, ils ont été retenus en otage par Mimiko qui a refusé mon aide pour le lire avec elle, préférant le feuilleter et le refeuilleter seule. Je ne sais pas ce qu’elle a compris de l’histoire, en tout cas elle a aimé la bd.

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