Archives du mot-clé éditions Fei

Kushi tome 2 – La tanière du loup

Nous avions aimé le premier tome de Kushi, la nouvelle série qui réunit Patrick Marty (au scénario) et Golo Zhao (au dessin).

Dans le deuxième tome, on retrouve notre petite aventurière des steppes. Elle se cache avec sa chienne, mais les hommes de Bold ont réussi à retrouver sa trace. Plein de bonnes intentions mais aussi de maladresse, Tilik, le meilleur ami de Kushi vient à sa rescousse. Enfin,ça c’était son intention, parce qu’en réalité il ralenti sa fuite et les met ainsi tous en danger. Bold cache quelques chose, et Kushi est en train de se diriger là où il ne faut pas. Bold ne veut aucun témoin. Réussiront-ils à échapper aux griffes de cet odieux personnage ?

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On retrouve le trait de Golo Zhao qui fait le charme du premier tome. C’est doux, c’est rond et plein d’espièglerie dans les visages de ses deux enfants, réunis pour le meilleur et pour le pire dans une aventure qui se révèle bien plus dangereuse qu’on aurais pu espérer. Bold se montre encore plus cruel dans se deuxième tome. Et les villageois encore plus stupides et cupides. Seuls les parents de Tilik, le vétérinaire et et la grand-mère de Kushi semblent avoir un cœur.

Ce contraste est, d’ailleurs, un peu trop marqué à mon goût, si cela permet de faire ressortir certains personnages (comme le vétérinaire, par exemple) je trouve que ça manque un peu de subtilité. Tout le monde à l’air idiots et du coup c’est un peu trop grotesque et caricatural. Ils sont cupides, soit, mais Bold est ostentatoirement hostile, cela devrait mettre la puce à l’oreille des villageois. Ils devraient sentir le coup foiré qu’il est en train de leur jouer. Or, seul le père de Tilik semble avoir un peu de recul.

Enfin, n’oublions pas que nous somme dans une bd jeunesse, et que cette exagération vient amener un côté cartoonesque à l’histoire. Des villageois très idiots, une grand-mère complètement loufoque, une héroïque téméraire, sans oublier Tilik , l’amoureux transit et maladroit. Le tout fonctionne, c’est agréable à lire, joli, rythmé, avec des personnages attachant (et d’autres détestables). Finalement le défaut de cet album, c’est de finir trop vite ! Vivement le tome 3, plus longtemps à attendre, sa sortie est prévue pour le 29 septembre 😉

L’avis de Mimiko : « C’est trop bien »

Kushi tome 2 sur le site des éditions Fei

à lire aussi l’avis de Mes échappées livresques


Merci aux éditions Fei pour cette lecture


chut les enfants lisent

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Petite Balade et Grande Muraille

un voyage en Chine en images ça vous tente ? Les éditions Fei vous proposent de faire partie de l’aventure en participant au cofinancement du roman graphique de Maïté Verjux

Petite balade et Grande Muraille, ce n’est pas vraiment un carnet de voyage, ni une bande dessinée autobiographique, mais plutôt un condensé de petites tranches de vie, souvent absurdes et un peu honteuses. Celles qu’on partage volontiers à des proches bienveillants, qui n’oseront (généralement) pas se moquer trop fort.

C’est aussi le fruit d’une envie de voir ce qu’il se passe chez l’autre, tout en ayant conscience qu’on ne comprendra sans doute rien de ce qu’il nous mettra sous les yeux.

C’est 3 mois à Pékin et à Shanghai, entourée de plein de colocataires, et un sentiment persistant d’être totalement à côté de la plaque.

Envie d’en savoir plus ? cliquez ICI 

 

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Ma petite lanterne

Aujourd’hui je vous présente Ma petite lanterne de Gan Dayong qui vient de sortir aux éditions Fei

Petit renard, Minorités, jeunesse, les éditions fei, bande dessinée chinoise

Dans ce petit conte, on suit une petite fille qui traverse un paysage encore sombre avec sa petite lanterne. Cette petite lanterne lui donne du courage, avec elle la petite fille n’a peur de rien. Chemin faisant, elle rencontre de nombreux animaux, tous ont peur dans le noir, mais elle les rassure grâce à sa petite lanterne. Finalement, elle tombe sur un drôle de monstre qui tente de lui arracher sa lanterne. Heureusement tout est bien qui finit bien.

Bien sûr que les monstres n’existent pas, je le savais bien…

Vite, vite, l’école va commencer !

C’est une histoire à répétition qui marche bien avec les jeunes enfants. De plus, cette histoire permettra d’aborder la peur du noir qui concerne de nombreux enfants.

J’ai apprécié également les illustrations dont les couleurs et les coups de pinceau rappellent un peu la peinture chinoise tout en gardant un aspect espiègle et enfantin de l’illustration jeunesse.

C’est un joli album qui s’adresse à des enfants de 5/6 ans. Mimiko l’a feuilleté avec curiosité mais elle a préféré la soupe aux cailloux qui, dans la même collection, offre une histoire plus complexe qui plaira aussi aux plus grand. Ici, on est vraiment dans la comptine à répétition pour les petits.

Lire un extrait sur le site de l’éditeur

Merci aux éditions Fei pour cette lecture


avec cette lecture je participe à

 

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Kushi, une aventure dans la steppe mongole

Kushi, est la petite dernière du catalogue bd des éditions Fei. Dans le même petit format que La balade de Yaya (13x18cm) et avec toujours Golo Zhao au dessin Kushi nous amène aussi en Chine mais cette fois dans les steppe mongole des années 80. Au scénario Patrick Marty.

Kushi est une petite mongole qui vit avec la vieille chamane du village. Elle  est brillante mais très indépendante et s’attire les foudres d’un homme d’affaire véreux qui la voit comme une menasse. En effet Kushi est toujours là pour défendre la steppe et sa nature quand le bandit tente de piller ses ressources. Malgré son attachement à la steppe et le bien fondé de ses mots, Kushi n’est pas soutenue par les villageois qui voit en elle une petite sauvageonne. Ils préfèrent écouter le chef qui pourtant magouille lui aussi avec le bandit. Heureusement Kushi peut compter sur quelques alliés.

Dans ce premier tome on fait connaissance avec la jeune fille et son entourage avant de la voir partir à l’aventure. Le tome se termine par le début d’une grande aventure qui mènera Kushi à traverser la steppe fleurie en compagnie de sa chienne fidèle.

Une jolie bd qui nous parle de l’importance de sauvegarder les traditions et l’environnement, un combat qui se heurte à des gens sans scrupules qui ne cherchent que le profit et qui au nom du progrès nuisent à leur propre environnement.

Mais c’est aussi un conte d’aventure qui fera rêver le petit lecteur lui fessant découvrir les paysages somptueux de la steppe mongole.

Niveau dessin on retrouve la rondeur et la douceur de Golo Zhao mais je le trouve un peu trop lisse, trop propre. Je préféré l’aspect un peu brouillon de Yaya. J’aime bien son petit format à l’italienne (où plutôt à la chinoise)

le petit mot de Mimiko : J’ai aimé la fille et sa chienne. Et j’ai aimé l’histoire. J’ai envie de lire la suite. Moi je préfère le dessin de Kushi à celui de Yaya.

BD jeunesse pour les 9-12 ans (et plus si affinité)

sur le site de l’éditeur

à lire aussi les avis de Mo et Johanne

Merci aux éditions Fei pour cette lecture.


avec devine qui vient bloguer
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Les fantômes zen – Jon J Muth

Me revoici avec un nouvel album que les éditions Fei me font découvrir : Les fantôme zen de Jon J Muth.

Plusieurs point ont attiré mon attention sur la couverture de cet album : le nom de l’auteur (j’avais beaucoup aimé son interprétation du conte de la soupe au caillou), la présence d’un panda (love panda for ever <3 ) et le mot zen. C’est donc avec beaucoup de curiosité que j’ai abordé cet album à la couverture sombre, invitant au songe et à la contemplation.

Le secret de la cascade, Minorités, jeunesse, les éditions fei, bande dessinée chinoise

L’histoire qui nous y attend commence un soir d’Halloween. Nous ne sommes pas vraiment dans ce que j’appellerais un ambiance zen ! Les déguisements, les enfants qui grouillent de partout, l’excès de sucre et d’excitation… Mais rien ne perturbe la tranquillité de Source-Tranquille, ce gros panda que nous avons pu apercevoir en couverture. Il garde toute sa nonchalance et son air de douce peluche géante. Après la course aux bonbons, Source -Tranquille invite ses trois amis, Michael, Karl et Addy, à écouter une histoire de fantômes. Pour cela ils vont s’isoler dans une maison ou un panda en tout point semblable à Source-Tranquille se met à conter l’histoire de Ochu et Senju, deux jeunes gens qui s’aiment depuis l’enfance et que l’on va séparer par un mariage arrangé. Je ne vous raconterais pas la suite pour laisser la magie de la découverte. C’est une jolie histoire qui m’a surprise tout en étant très classique.

Et pou cause, tout comme dans La soupe au caillou l’auteur reprenait un conte classique, ici c’est dans le recueil La Barrière sans porte écrit par le moine bouddhiste Wumen Huikai (1183-1260) que Jon J Muth pioche cette histoire de fantôme. Des explications à la fin de l’album nous en apprennent plus sur l’origine de l’histoire. A la lecture de celles-ci, le récit prends une autre mesure, bien plus philosophique et c’est encore plus beau.

Jon J Muth nous offre une histoire de fantôme qui ne fait pas peur pour une ambiance Halloween adapté à tous les âges et tous les tempéraments. Mais aussi un moment de méditation et d’interrogation. Les dessins sont très doux et apaisants, ce qui font de cet album une lecture du soir idéale.

Un joli livre aussi pour les fan de panda.


Merci aux éditions Fei pour cette lecture.

Le secret de la cascade, Minorités, jeunesse, les éditions fei, bande dessinée chinoiseLes fantômes Zen
Auteur/illustrateur : Jon J Muth
sorti le : 09/09/2016
Prix public : 14,9€
Pagination : 40 pages, couleurs
Format : 24 cm x 25 cm cartonné
ISBN : 978-2-35966-257-3

sur le site de l’éditeur 


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5 ans ça se fête #concours 1

Comme promis lors du petit billet publié hier, nous ouvrons la session concours anniversaire avec un bel album proposé par les éditions Fei : Plume

Petit renard, Minorités, jeunesse, les éditions fei, bande dessinée chinoise

présentation de l’éditeur :

La petite plume se demande,  » Mais à quel oiseau puis-je bien appartenir ?  »

Au martin-pêcheur sans doute, ou au coucou, à moins que ce ne soit au héron ? Ou, à l’aigle, si puissant, si fort, et si libre ! Et si cette petite plume venait tout simplement… du poulet ?

Une très belle histoire, poétique et humoristique, magnifiquement illustrée par le brésilien Roger Mello.

Mon avis à lire ici

Comment participer ?

C’est très simple, laissez ici un commentaire en répondant à la question suivante : dans le catalogue Fei quel titre vous inspire le plus ? Un gagnant parmi les participant sera tiré au sort.

Pour avoir une chance supplémentaire aimer la page facebook de Ma petite Médiathèque et des éditions Fei (indiquez votre pseudo facebook dans le commentaire, même si vous aimez la page depuis longtemps)

Le concours est ouvert à toute l’Europe

Vous pouvez participer jusqu’au 5 janvier minuit. Découvrez l’heureux élu sur le blog le 6 janvier.

/!\ j’ai été bombardé de spam.

Il se peut que certaines participations aient été supprimée avec les spam, si c’est le cas de la votre je m’en excuse.

Tous les messages n’ayant pas fait préuve d’un minimum de politesse ont été supprimé

Seul les message auxquels j’ai répondu « participation validé » sont prix en compte. 

Merci de votre compréhension

⇒ les résultats

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Plume

C’est un joli album des éditions Fei, écrit par Cao Wenxuan et illustré par Roger Mello que je vais vous présenter aujourd’hui : Plume.

Petit renard, Minorités, jeunesse, les éditions fei, bande dessinée chinoise

J’avoue que dans un premier temps, sa couverture bleu profond et son drôle d’oiseaux n’avaient pas vraiment attiré mon attention. C’est parce que les éditions Fei me l’ont proposé que je me suis plongé dans cet album. Et je les remercie. C’est finalement un très bel album que j’ai découvert avec un texte poétique nous invitant au voyage et à l’introspection et de belles illustrations aux couleurs sombres et profondes, dans un style original qui m’a vraiment charmé.

Mimiko avait le même à priori que moi, j’ai du un peu insister pour qu’elle accepte de lire cet album avec moi et elle ne s’y est plié qu’après avoir lu tous les autres albums que contenait le paquet. Pourtant, une fois la lecture commencée j’ai l’ai vue peu à peu se concentrer sur les récit, se pencher en avant pour voir les images et en quelques pages elle était captivé par l’histoire de cette plume qui, tombée au sol se demande à qui elle peut appartenir. Elle parcourt ciel et terre demandant à chaque oiseau qu’elle croise « suis-je une de vos plumes ? « 

La plume rencontre toute sorte d’oiseau, des hautains, des sympathiques, de concentrés, des distraits, mais elle peine à trouver l’oiseau à qui elle  appartient. Étrangement il se dégage beaucoup d’émotion et on éprouve de l’empathie pour cette plume un peu perdue.

Quant aux illustrations, d’un premier abord très épuré, elles sont finalement très poétiques et se marient parfaitement au texte.

Un bel album qui cache sa douceur et sa poésie sous un aspect faussement austère. Une très belle découverte.

« Pour moi, un album jeunesse doit être philosophique. Le voyage emprunté par le vent est le cheminement d’une réflexion » nous dit en préambule l’auteur, Cao Wenxuan. Et bien, il a réussi son pari, car sous ces air de comptine à répétition c’est en effet une réflexion sur l’identité que raconte cette histoire.

Cao Wenxuan, professeur de littérature à l’Université de Pékin, a écrit plusieurs livres pour enfant. En France on peut lire Bronze et Tournesol sorti chez Picquier. Cet album m’a donné envie d’en savoir plus sur lui et je crois bien que je vais chercher ce roman. Roger Mello que je découvre également avec cet album est un auteur/illustrateur qui nous vient du Brésil. Cet album nous fait voyager aussi par les origines de leur auteur qui apportent chacun une touche de leur culture pour un résultat très universel.

Petit renard, Minorités, jeunesse, les éditions fei, bande dessinée chinoise

Plume
Les éditions Fei
Auteur : Cao Wenxuan
Illustrateur : Roger Mello
Prix public : 14,9€
Pagination : 40 pages, couleurs
Format : 29,2 cm x 16,5cm cartonné

sur le site de l’éditeur

 Envie de découvrir cet album ? Revenez sur Ma petite Médiathèque la semaine prochaine pour tenter d’en gagner un exemplaire 😉


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challenge lecture aux couleurs du brésil

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Le sixième dalaï-lama – tome 1

Après la Soupe aux cailloux c’est à une autre nouveauté des éditions Fei de faire la une : Le sixième dalaï-lama de Guo Qiang (scénario) et Zhao Ze (illustrations).

La couverture est magnifique. Le trait de Zhao Ze tendre et délicat donne envie de découvrir cette histoire, surtout qu’il s’agit de la vie du sixième dalaï-lama, Tsangyang Gyatso, ayant réellement existé à la fin du XVII.

L’histoire commence en 1694 à Tawang, au sud du Tibet de l’époque. Lobsang Rinchen vit avec ses parents, paysans-esclaves. Il y mène une vie paisible. Il fait la connaissance de la fille du chef du village, Makye Ame, et de sa servante. Les trois jeunes gens se lient d’amitié et peu à peu les sentiments de Lobsang et Makye évoluent. Pendant ce temps, l’empire de Chine, qui tient le Tibet sous sa coupe, découvre la mort du 5ème Dalaï-lama, celui-ci doit être au plus vite remplacé par sa réincarnation sous peine de voir un conflit armé éclater. C’est ainsi que Depa Sangyé Gyatso, régent du Tibet ayant assuré le pouvoir depuis la mort du dalaï-lama survenue il y a déjà 15 ans, part à sa recherche vers le sud. Il tombe sur Lobsang qu’il identifie comme étant la réincarnation du précédent dalaï-lama. La vie des trois jeunes gens va s’en trouver bouleversée. Mais l’aventure ne fait que commencer, Lobsang ne sait encore rien des épreuves qu’il aura a affronter.

Ce premier tome prends le temps de planter le décor, on voit l’amitié liant Lobsang et Makye naître et évoluer tandis que loin de leur village l’équilibre politique du Tibet s’ébranle. On comprend à travers les différentes planches le système complexe où le pouvoir spirituel et administratif de Lhassa doit composer avec le pouvoir militaire du Khan, roi du Tibet mongol,  et l’influence de l’empire de Chine (pour mieux se repérer une carte est proposé).

C’est un très bon premier tome qui nous permet de découvrir la société de l’époque et de s’attacher aux personnages. C’est une mise en bouche magnifiquement illustrée qui donne envie de connaitre la suite. Alors que l’album se termine avec le départ de Lobsang, on se demande ce qui l’attend a Lhassa. Comment réagira le khan ? Et l’empereur de Chine ?

J’aime les lectures qui joignent l’agréable à l’utile. Avec cette bande dessinée on prend du plaisir, c’est beau et léger. L’histoire de ce premier tome n’est en soi pas particulièrement palpitante mais tout ce qu’elle nous apprend sur le Tibet du XVII siècle est intéressant. Une lecture qui plaira aux jeunes (une histoire d’amour contrarié et des menaces qui pèsent sur le jeune héro) mais aussi aux plus vieux qui pourront en apprendre plus sur la structure politique de l’époque tout en profitant des illustrations de Zhao Ze qui propose de très belle planche et une superbe coloration. De quoi bien commencer votre rentrée 2016 😉

Un mot sur le format : couverture cartonnée, 19 x 27 cm, nous sommes dans un format BD et non manga, ce qui permet de bien profiter des couleurs. J’aime particulièrement les paysages.


Un grand merci aux éditions Fei qui nous ont permis de découvrir ce beau manhua qui a ravis toute la famille. Je le conseille au jeunes et moins jeunes lecteurs intéressés par l’extrême-orient, les aventures épiques et les beau paysages. Je le conseille également aux bibliothèques et CDI pour son caractère instructif.

⇒ sur le site de l’éditeur vous pouvez lire un extrait

Et si vous en avez l’occasion, faites un tour à l’exposition Le sixième Dalaï-lama de Zhao Ze qui se tiendra à la librairie-galerie Fei du 3 novembre au 6 décembre 2016 (1, rue Frédéric Sauton, 75005 Paris). Vernissage en présence de l’auteur le 3 novembre.


lecture 2 sur 6

Le coin des curieux :

Tsangyang Gyatso

Si ce premier tome est très agréable à lire il m’apparaissait évident que Guo Qiang livre une version très romancée de la  vie du 6ème Dalaï-lama. J’ai eu envie d’en savoir plus sur ce personnage historique et je suis allée chercher un livre très intéressant : Histoire des Dalaï-lama Quatorze reflets sur le Lac des Visions de Roland Barraux pour y lire la vraie histoire de Rigdzin Tsangyang Gyatso (1683-1706).

[ne pas lire la suite si vous voulez garder tout le suspens de la série

risque de spoiler]

Sangyé Gyatso est nommé régent du Tibet par le 5ème Dalaï-lama en 1679. A la mort de ce dernier Sangyé Gyatso envoie plusieurs troupes rechercher l’incarnation du dalaï-lama mais garde la mort de ce dernier secrète.

C’est en 1685 que l’un de ces groupes rapporte la naissance surnaturelle d’un enfant dans une famille influente du sud du Tibet, dans le pays de Moeun (actuellement en Inde). L’enfant est alors âgé de 3 ans et après avoir passé avec succès les épreuves d’identification est envoyé avec sa mère dans le plus grand secret dans le monastère de Tsöna où il reste 12 ans. L’éducation religieuse qu’il y reçoit est assez médiocre notamment à cause du grand secret dans laquelle elle doit se faire.

C’est en 1697, alors que le jeune dalaï-lama a 15 ans, que son existence est officiellement révélée et qu’il prononce ses vœux de premier degré (getsul). Il reçoit le nom religieux de Lobsang Rigdzin Tsangyang Gyatso.

Dès son intronisation en tant que 6ème dalaï-lama le jeune Lobsang se désintéresse des enseignements religieux et du pouvoir temporel, leur préférant la poésie et la musique. Ses poèmes sont les plus populaires de l’anthologie tibétaine et il est le premier auteur de poésies amoureuses.

La pluie délave
Les chants d’amour
Ecrit à l’encre noire ;
Mais l’amour dans le cœur
Sans nulle trace d’écriture
Reste à jamais gravé

Plusieurs de ses chants font allusion à une jeune fille de son pays natal, c’est sans doute dans ces chants que Guo Qiang puise l’inspiration pour créer le personnage de Makye Ame.

S’éloignant de plus en plus des enseignements religieux, Lobsang s’adonne à la débauche dans les tavernes de Lhassa où il boit en compagnie de ses amis et rencontre de nombreuses maîtresses

Si la servante vit à jamais
Le flot de vin ne s’épuisera.
La taverne est mon refuge,
Avec du vin je suis content.

Le régent fait pression sur Lobsang pour qu’il  prononce ses vœux définitifs (gelong) mais celui-ci refuse et revient même sur ses premiers vœux, redevenant ainsi un laïc. Malgré la renonciation aux vœux monastiques, Lobsang n’en reste pas moins la réincarnation du dalaï-lama. Il continue de vivre au Potala.

palais du Potala

Le 6ème dalaï-lama se désintéressant du pouvoir politique, c’est toujours Sangyé Gyatso qui dirige le Tibet. Ses manœuvres politiques déplaisent à Lhabsang Khan qui le fait prisonnier puis le fait décapiter en 1706. Après s’être débarrassé du régent le khan cherche à évincer le dalaï-lama. Il tente de le destituer mais sa première tentative échoue. Il réussi à le faire prisonnier pour le conduire en Chine sous ordre de l’empereur de Chine, mais alors qu’il quitte Lhassa escorté par les soldats mongoles, les moines et les laïques qui l’escortent se révoltent et s’enferment dans le monastère. Le monastère est assiégé et Lobsang conscient de l’inégalité du combat décide de se rendre. Cette fois il part vers la Chine sans opposer de résistance et disparaît au bord du lac Gunganor, au sud du Kokonor. Si on ne retrouve plus de traces écrites de lui après le 14 novembre 1706, les légendes prennent le relais. Certains prétendent qu’il aurait succombé à la maladie, d’autres qu’il aurait été assassiné. Enfin d’autres espèrent que sa vie aurait longtemps continuée, qu’après une vie de débauche à Lhassa il se soit racheté en amenant la bonne parole bouddhique en Inde et au Népal et qu’il ne soit mort qu’en 1746.

Lobsang fut le seul dalaï-lama a avoir renoncé aux vœux monastiques et à ne pas recevoir de sépulture. Il a laissé son emprunte dans le cœur des tibétains notamment grâce à sa poésie qui est toujours chanté de nos jours.

Barraux conclue son chapitre sur  Rigdzin Tsangyang Gyatso en rapportant une légende qui dit qu’en quittant sa région natale Lobsang aurait planté 3 santals en disant que le jour où les 3 arbres auraient la même taille il reviendrait dans son pays. En 1959 les habitants de la régions remarquèrent que les 3 arbres avaient la même taille et une forme identique. Les trois arbres prirent feu et peu après les habitants apprirent les troubles qui agitaient le Tibet. Le dalaï-lama revint dans la région en la personne de Tenzin Gyatso, quatorzième dalaï-lama en route pour son exil en Inde.

Bien que la version de Guo Qiang soit beaucoup plus romantique que ce que j’ai pu lire dans Histoire des Dalaï-lama, je suis curieuse de savoir comment l’auteur va mettre en scène la suite de la vie de ce personnage à la fois historique et mythique. Et j’ai hâte de retrouver les somptueux paysages de Zhao Ze.

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La soupe aux cailloux de Fou, Lou et Shou

J’ai enfin trouvé le temps de découvrir avec Mimiko ce nouvel album des éditions Fei (sorti le 19 août).

Comme le précédent album de cette maison d’édition dont je vous ai parlé, Les Raisins sauvages, ce nouveau conte a une très jolie couverture aux couleurs pour le moins lumineuses ! Avec les raisin sauvages nous avions des tons bleus et verts apaisant, ici c’est un jaune intense qui nous réveille. Et réveiller c’est ce que vont faire Fou, Lou et Shou avec le petit village de montagne qu’ils vont visiter.

Peut-être connaissez-vous déjà l’histoire de la soupe aux cailloux ? Il s’agit en effet d’un conte traditionnel européen. Pour ma part, si le titre m’était familier, je n’avais que de très vague souvenir et j’ai été ravie de découvrir cette version de Jon Muth. L’auteur a adapté le conte et le transposant en Chine, où trois moines Zen vont ramener la joie dans un village de montagne. Grâce aux trois moines et leur soupe aux cailloux les villageois retrouveront le bonheur du partage.

Une très belle histoire racontée par de très jolies illustrations. Le texte est court mais il ne manque pas de poésie. Il se lit facilement à haute voix (j’ai presque pas cafouillé ce qui pour moi est un exploit ^^’). C’est beau et plein d’humour.

Mimiko a beaucoup aimé les trois moines. Et a écouté attentivement les explications qui, à la fin de l’histoire, viennent donner quelques clés de lecture supplémentaires. On y apprend que les noms des moines sont ceux de 3 divinités chinoises, ce que signifient les 3 cailloux empilés où encore la raison du choix de la couleur jaune. Des informations qui donnent envie de relire l’album en regardant de près les détails qui se glissent ça et là dans les dessins.

Les illustrations, des aquarelles très douces et chaleureuses, nous ont séduites toute les deux. Mimiko en a choisi quelques unes pour vous (il s’en ai fallu de peu qu’elle ne me fasse photographier l’album en entier 😀 ) :

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Retrouvez la soupe aux cailloux sur le site de l’éditeur et découvrez-y un extrait de l’album.

Jon Muth est un auteur/illustrateur américain spécialisé dans le livre pour enfants depuis 1999. On lui doit également Petits contes Zen et  Nouveaux contes Zen que je vous laisse découvrir chez mon amie Blandine (en lisant cet album j’ai tout de suite pensée à elle et je ne me suis pas trompée puisque elle avait déjà chroniqué une précédente édition)


Un grand merci aux éditions Fei qui nous ont fait découvrir ce joli livre qui aura su séduire la mère comme la fille. Je le conseille à tous les amateurs de contes, d’ambiance zen ou tout simplement de jolis albums illustrés.


lecture 15 sur 20
lecture 1 sur 6

 

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L’ombre de Shanghai a besoin de vous !

J’aurais voulu vous en parler plus tôt mais ces derniers temps je ne suis presque jamais sur mon ordi et s’occuper d’un blog sur tablette… c’est pas vraiment ça ! Bref, comme on dit, mieux vaut tard que jamais ! Je viens relayer ici l’appel à contribution des éditions Fei sur ulule.

Envie de devenir mécène ? C’est l’occasion de participer à la publication de la suite et fin du « global manhua » franco-chinois L’ombre de Shanghai et soutenir une maison d’édition indépendante (même si vous avez un tout petit budget ! on peut investir à partir de 5€)

Le petit mot de l’éditrice :

Une petite maison d’édition indépendante comme les éditions Fei n’a pas toujours les moyens de porter les projets et de leur donner la visibilité qu’ils méritent.

Reste pour cette série un peu hors norme de trouver sa place en librairie ! ULULE est pour nous le moyen idéal de parvenir à cela en convoquant nos lecteurs, les fans qui suivent les éditions Fei depuis sa création, et les nouveaux venus, les curieux, les découvreurs, en leur donnant la possibilité de nous accompagner dans cette aventure éditoriale commencée il y a plus de cinq ans… déjà !

La série :

Shanghai des années 30. Une jeune chinoise ayant grandi dans une riche famille bourgeoise de colon, éprise de leur fils, doit faire face à la discrimination et à un étrange pouvoir qui s’empare d’elle.

Mon avis :

Vous pouvez le lire en détail dans mon article L’ombre de Shanghai. En quelques mots : une jolie bd jeunesse avec un beau dessin, de l’action et des sentiments et surtout le Shanghai des années 30 !

La maison d’édition :

Créées en 2009 par XU Ge Fei, une jeune Chinoise passionnée par la culture de son pays d’origine et celle de la France, les Éditions Fei ont pour but de faire découvrir aux lecteurs occidentaux les créateurs de bandes dessinées chinoises trop longtemps méconnus par le public.

Conscientes que la principale gageure du passage d’une culture à l’autre réside dans la qualité de la traduction et de l’adaptation, les Éditions Fei privilégient une étroite collaboration entre scénaristes et graphistes chinois et occidentaux en amont de la création.

Les Éditions Fei proposent des œuvres originales et inédites dans le respect et le soutien aux artistes chinois qui peuvent exprimer leur talent, tout en franchissant plus aisément la barrière culturelle. Juge Bao est la première série publiée par les Éditions Fei.

(source : Editions Fei)

Envie de participer ?

C’est très simple : rendez-vous sur ulule et choisissez la contribution qui correspond à vos envies (des petites contributions sont prévue à hauteur du don) et voilà !

Il ne reste plus que 16 jours !!

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