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Le voleur d’estampe démasqué ?

Je vous ai parlé il y a quelques temps déjà du global manga Le voleur d’estampe de Camille Moulin-Dupré. Dans cet oeuvre atypique, Camille Moulin-Dupré se sert des estampes japonaises comme matériel de départ, s’inspirant de nombreuses estampes pour créer sont propre univers nous plongeant dans un Japon de la fin de l’époque Edo imaginaire.

Lors de ma chronique sur le premier tome de la série (la suite n’est pas encore sortie) je m’étais amusée à mettre à jour quelques unes des inspirations possible.

Pourquoi revenir aujourd’hui sur ce manga ? Parce que je crois que je tient une nouvelle piste pour démasquer le voleur d’estampe ! L’une des planches du manga dégageait une ambiance qui m’était très familière.

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J’avais tout d’abord pensé à l’une des cent vue d’Edo de Hiroshige.

Mais aujourd’hui, en feuilletant justement mon livre Hiroshige Cent Vues célèbres d’Edo de chez Taschen, je suis tombé sur une estampe et tout de suite j’ai repensé à cette fameuse planche du voleur des estampes. Tiendrais-je la un indice ?

C’est une vue du quartier Suruga de Hasegawa Settan (1778-1843). Cette planche est extraite de son Edo meisho zue, guide illustré de la ville d’Edo publié entre 1834 et 1836. Il est composé de 20 volumes. Il est illustré par Hesagawa Settan, mais aussi par son fils et probablement d’autres artistes. Le Edo meisho zue influença Hiroshige en son temps, notamment pour ces Cent vues célèbres d’Edo, comme vous pouvez le voir en comparant les deux vues de Suruga.

Je trouve que la perspective de la planche de Camille Moulin-Dupré correspondent d’avantage à la vue de Hasegawa qu’à celle de Hiroshige. Cette dernière est beaucoup plus verticale.

Alors, est-ce que je tiens un bon indice ? La chasse aux estampes volées continue 😉

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Cassandra

Aucun texte alternatif disponible.

Que pensez-vous de cette couverture ? Franchement moi j’adore.

Bon, j’aime le rouge et ici je suis servie, surtout que c’est un beau rouge. Mais il se dégage quelques chose d’intrigant de cette couverture, une atmosphère pesante avec cette pointe de mystère qui donne envie de découvrir ce qui se cache derrière cette illustration.

Et ce qui se cache derrière la couverture c’est un polar dessiné par Marco Caselli et scénarisé par Leonardo Valenti. Le duo d’italien nous offre une adaptation d’une nouvelle éponyme de Giancarlo de Cataldo, un auteur de roman policier tout aussi italien. La version française nous est proposé par les éditions Asiatika.

Vous l’avez compris, ça sent l’Italie à plein né et pourtant son éditeur français classe cette bd dans son catalogue manga. Oui, oui. Pourquoi ? Ben au fait j’en sais rien, je suis assez surprise car en dehors d’un format poche et d’un dessin noir et blanc je ne vois pas trop le lien entre ce titre et le terme de manga. Les auteurs ont-il voulu faire du « manga italien » comme certains font du « manga français » ? Est-ce un choix purement commercial ? Je vous avoue ne pas avoir mené d’enquête sur la question. Pour ma part je ne retrouve rien du manga dans ce titre mais cela n’enlève en rien au plaisir que j’ai eu à le découvrir. Manga, bd, graphic novel... finalement peu importe l’étiquette tant que le plaisir de la lecture est là.

Cassandra commence dans les bas fonds d’une Rome qui n’a rien de la terre promise que Feisal était venu chercher.

Le pays est l’Italie, mais ce n’est pas l’Italie. La ville est Rome, mais ce n’est pas Rome…

C’est sur cette phrase énigmatique que s’ouvre le récit. Feisal n’aura guère le temps de s’attarder sur ses réflexions. Il sera victime d’un meurtre particulièrement violent. Un meurtre et un bar louche. Un jeune homme qui fait toujours le même rêve ou sa propre tête roule à ses pieds. Une femme sublime qui cache quelques chose…

Voici les images par lesquelles commence ce récit. Je ne veux pas trop en dire pour ne pas gâcher la surprise. En 154 pages on découvrira qui a tué Feisal, ce que cache cette femme et pourquoi le jeune homme fait toujours ce rêve mais finalement ce que l’on découvre n’est pas ce qu’il y a de plus important. Le véritable personnage de cette histoire c’est peut-être Rome et cette ambiance pesante, pleine de haine et de contradictions qui nous suit tout au long du récit.

J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce titre sans trop savoir vous dire pourquoi. En décortiquant chaque élément j’ai trouvé plusieurs défauts mais l’ensemble dégage un quelques chose qui m’a tenu en haleine qui m’a plongé dans le récit.

J’ai aimé les 2 personnages principaux que l’on voit sur la couverture. Je les trouve attachant bien que la rapidité du récit ne permette pas d’entrer assez dans leur intimité.

Quand au dessin il est étrangement inégal d’une planche à l’autre mais à l’instar du récit il a réussi à me captiver et me charmer faisant oublier ses défauts. J’aime le style (qui d’ailleurs me fait plus penser à des influences américaines que japonaises). La mise en page est dynamique et fonctionne très bien.

J’ai bien aimé ce jeu de puzzle par lequel commence l’histoire. Le récit prend peu à peu forme et devient finalement limpide. Si l’enquête n’a en elle même rien de palpitant, elle m’a paru surtout être un prétexte pour amener ces personnages à se rencontrer. Des personnages à la dérive qui se cherchent sans vraiment parvenir a s’accrocher l’un à l’autre.

Que dire de plus ? Une chouette découverte qui me fait à la fois découvrir l’éditeur et les auteurs. Un polar noir plutôt réussi.

Merci aux édition Asiatika pour cette découverte

Aucun texte alternatif disponible.

Cassandra
Leonardo Valenti – Marco Caselli
éditions Asiatika
prix : 8€
sorti en septembre 2015
Dimensions : 21 x 14,8
Nombre de pages 156
ISBN 9791095224044


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Le voleur d’estampes

ImageSi vous fréquentez ce blog vous l’aurez sans doute remarqué, j’ai un faible pour la culture japonais, le manga et l’ukiyo-e. Quand on m’a proposé Le voleur d’estampes de Camille Moulin-Dupré j’ai sauté sur l’occasion avec beaucoup d’enthousiasme. Ce titre réunissais à lui seul plusieurs de mes centres d’intérêt. Il ne pouvait que me plaire ! Et je n’ai pas été déçue : mon premier coup de cœur bd/manga de l’année ! Merci aux édition Glénat de m’avoir fait découvrir ce titre.

Mais alors pourquoi avoir mis autant de temps à publier mon avis ? C’est simple, quand j’aime beaucoup un livre j’éprouve toujours des difficultés à en parler. Je ne veux pas me montrer trop enthousiaste de peur de fausser les avis de ceux qui liraient ma chronique avant le livre (moi j’ai tendance à être extrêmement critique vis à vis des livres ayant reçu de trop bonne critiques, mon esprit de contradiction sans doute).

Le voleur d’estampes est une courte série terminé en deux tomes dont le premier volet est paru en janvier dernier chez Glénat Manga dans sa collection seinen (la date de sortie du deuxième tome n’est pas encore annoncé). Pourtant son auteur, Camille Moulin Dupré est français. On pourrais donc classer cet ouvrage dans le global manga, ces bandes dessinées type manga produite hors Japon. Cependant le voleur d’estampes est si original dans sa forme que cette classification pourrait être assez réductrice. En effet, graphiquement, le voleur d’estampe ne ressemble pas du tout à un manga. Encore moins à une BD franco-belge. L’inspiration vient du monde de l’ukiyo-e, images du monde flottant, les estampes japonaises. Et oui, ce livre ressemble à un recueils d’estampes qui prendrais vie pour nous raconter une histoire romantico-fantastique dans le Japon de la fin de l’ère Edo (XIX siècle). On pense notamment aux livres illustrés de cette époque qui avait un grand succès et que l’on cite souvent comme l’un des ancêtres du manga moderne (Hokusai a illustré de nombreux ouvrages, mais ça c’est une autre histoire).

Kinkin Sensei Eiga no Yume Painted by Koikawa Harumachi 1775

C’est précisément ce graphisme très original qui m’a séduite. Mais le voleur d’estampes n’est pas qu’un exercice de style graphique. Il nous raconte aussi une histoire :

Nous sommes au Japon, l’ère Edo touche à sa fin. Le monde politique japonais est en crise. Alors qu’un général écarté du pouvoir revient en province avec sa fille, jeune aristocrate opiomane que tout ennuie, pour rasseoir son pouvoir sur ses terres avant de repartir à la conquête de la capitale, il se retrouve confronté à un voleur espiègle qui se moque de lui et de son armé dérobant des objets d’art dans les belles demeures des quartiers aisés. Le voleur qui n’était qu’un petit problème, devient le centre d’intérêt du général qui voit dans ses vols un insulte personnelle. Sa fille en revanche y voit une distraction et éprouve tout de suite une attirance pour ce voleur énigmatique. Mais qui est-il ? C’est un jeune homme qui ne se résout pas à quitter cette ville qui ne lui offre pas beaucoup d’opportunités, qui travaille le jour dans le restaurant de son père et qui la nuit devient un fantôme que personne n’arrête, lui aussi pour tromper l’ennui, car ce n’est pas la richesse qui l’intéresse, mais le plaisir de voler sans se faire prendre.

Le voleur d'estampes - détail
Le voleur d’estampes – détail

Deux jeunes gens qui s’ennuient et qui refusent ce que le destin leur réserve, un monde en crise qui perd ses repères… sous l’habit d’une lointaine époque c’est finalement une histoire très moderne que nous raconte Camille Moulin-Dupré. Une histoire intemporelle. Un classique aussi avec la rencontre de deux jeunes gens qui appartiennent à deux classes sociales que tout oppose mais qui pourtant partage de points communs à commencer par le fait de ne pas accepter leur réalité.

Manga de Hokusai – détail du tome 6

L’histoire à ce quelque chose de classique qui fait qu’elle ne surprend pas. Mais pour moi l’intérêt de ce titre ne réside pas tant dans ce qu’il raconte mais dans la forme que prend le récit. Le parti pris de dessiner comme sur une estampe est très surprenant, original et, je trouve, très bien réussi. On reconnait certaines estampes (ou morceaux d’estampes), on y retrouve toute l’ambiance qui se dégage des images du monde flottant et je me suis plu à scruter les détails des planches, la façon dont le poisson est posé sur l’étalage, comment les figurants sont disposé dans le décor, comment le décor est mis en scène, la perspective, cet oiseau dans cette position, un peigne, un poulpe… j’ai regardé chaque planche comme j’aurais regardé un recueil d’estampe prêtant presque plus d’attention aux détails qu’à l’histoire elle même qui dans ma lecture servait plus de liant que d’ingrédient principal. J’ai aimé retrouver quelques références, me dire « ah ça me rappelle telle estampe ». Malheureusement ma connaissance de l’estampe japonaise est insuffisant pour que ces références soit claires et transparentes à mes yeux mais il y avait un quelques chose de déjà vu très agréable, comme un jeu de piste.

Le voleur d'estampes - détail
Le voleur d’estampes – détail
Femme se poudrant le cou, Kitagawa UTAMARO (1753-1806)

En dehors de ce soucis du détails rappelant l’ambiance de l’ukiyo-e, l’ensemble est harmonieux et fonctionne assez bien avec un découpage des pages très varié allant de la double page silencieuse à la multiplications de cases disposées en spirale tel un jeu de l’oie. Cela donne un rythme très particulier au récit, parfois très lent, dans la contemplation, puis rapide et saccadé.

Le voleur d'estampe - ce détail occupe une page entière
Le voleur d’estampe – ce détail occupe une page entière
Small Bird on a Branch of Kaidozakura – Hiroshige – 1844

Une touche fantastique s’invite dans le récit faisant appel à la figure mythique du tengu. Est-ce du fantastique ou du fantasme ? Est-ce que le voleur cache quelques chose de mystérieux ou est-ce l’abus d’opium qui fait faire de drôles de rêves à la jeune femme ? Un doute persiste ce qui rajoute au côté mystérieux de l’intrusion du tengu.

Armor with the features of a tengu (tengu tōsei gusoku) Late Edo period, 1854
Le voleur d’estampes – quatrième de couverture

Un premier tome réussi, à mon humble avis. J’ai pris beaucoup de plaisir à le lire. J’ai trouvé ça original et rafraîchissant. Très poétique. Ça change. Sans être passionnant par l’intrigue, il sort son épingle du jeu par une approche graphique peu ordinaire, à la fois plaisant (je trouve le dessin très joli, même s’il peut paraître peu expressif pour un manga) et instructive (faire découvrir l’ukiyo-e). Si l’amateur d’estampe y trouvera un clin d’œil sympa, celui qui ne s’est pas encore intéressé à cette forme d’art japonaise aura peut-être envie d’aller voir dans quel univers Camille Moulin-Dupré trouve son inspiration. Quand à moi, j’ai hâte de découvrir le deuxième et dernier tome.

Girl jumps form Kiyomizu-dera – Suzuki Harunobu (1750)
Le voleur d'estampes - détail
Le voleur d’estampes – détail

J’espère vous avoir donné envie de découvrir cet étonnant global manga. En tout cas je le conseille vivement à tous les amateurs d’estampes.

Feuilletez des milliers de bandes dessinées gratuitement sur Sequencity

 

Pour en savoir plus :

Camille Moulin-Dupré

Le voleur d’estampe est son premier livre. Avant il a travaillé dans l’animation et le jeu vidéo. Son court métrage Allons-y Alonzo réalisé en 2009 en hommage à Belmondo  a été sélectionné dans plusieurs festivals.

⇒ à lire : rencontre avec Camille Moulin-Dupré sur Animeland

⇒ son blog, sur twitter, sur facebook, sur vimeo

Le voleur et l’estampe from Camille Moulin-Dupré on Vimeo.

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Les Torches d’Arkylon ~ tome 1

Voilà un titres que je ne m’attendais pas à lire, mais quand Sequencity en collaboration avec Babelio ont organisé une masse critique bd numérique, je me suis dit pourquoi pas essayer (je profite toujours des masses critiques pour m’écarter de mes sentiers battus). Et comme je suis une fille chanceuse, j’ai remporté ce titre.

J’aurais voulu vous faire moi-même le résumé, mais je trouve celui proposé sur le site d’Akata tellement bien que je me vois pas faire mieux ! Du coup, ben… je cite 😉

« C’est une période de crise en Arkylon. L’Empereur ne se préoccupe plus de son peuple et ne joue plus son rôle de dirigeant… Résultat, les guildes de mercenaires se multiplient et font d’énormes bénéfices ! C’est dans ce contexte que Sombrelune, un elfe noir un peu dragueur et Arkaïs, un chevalier dragon végétarien, sont engagés pour retrouver un paladin disparu depuis peu… Leur périple commencera à Mechaab, une cité aéroportuaire marchande. C’est là qu’ils retrouveront l’homme qu’ils recherchent… Ils seront alors mêlés bien malgré eux à un complot qui dure depuis bien des siècles ! Mais avec un artefact surpuissant sur les bras, une sorcière rancunière et un inquisiteur aux trousses, nos héros devront apprendre à dépasser leurs préjugés, combiner leurs talents et affûter leurs armes ! Car la quête qui les attend sera pleine de batailles, de poursuites, de pièges et de trahisons… La quête des Torches d’Arkylon ! »

Sauf que tout ceci n’est en réalité qu’un récit imaginaire ! Plus précisément celui d’une série de bandes dessinées – Les Torches d’Arkylon – que lit une jeune mère à son fils malade… Un enfant dans le coma qui ne réagit plus aux traitements des médecins, seulement aux aventures de ses héros de papier… Mais est-ce vraiment la magie de cette BD qui rejaillit sur le monde réel et soigne l’enfant ?

Deux mondes, deux histoires, liés par la vie d’un enfant, vont s’entrechoquer !! Une seule fin possible…

[source : Akata]

les torches d'Akylon - Sombrelune et ArkaïsAu départ, je me suis mise à lire sans trop de conviction cette bd (global manga ?). Un récit fantastico-médiévale comme on en a vu tant, me disais-je.

Puis, petit à petit, je me suis prise au jeu. Le duo Sombrelune/Arkaïs est très classique tant dans sa physionomie que dans la dynamique de « couple » (le sérieux vs la grande gueule, magie vs gros bras, les prises de bec à tout bout de champs…) mais il fonctionne assez bien. Ils sont drôle sans être lourd. Le chevalier bagarreur végétarien, j’ai adoré 😀

Que ce soit par les dégaines ou leur dynamique les personnages m’ont fait un peu penser à Saiyuki de Kazuya Minekura.

Quand à l’aventure épique elle n’est pas inintéressante. Au départ les deux mercenaires (Arkaïs et Sombrelune) semblent mener une énième mission sans grand intérêt qu’eux même mènent sans conviction. Mais ce qui ne devait être qu’une enquête de routine devient un sauvetage contre les complots politiques et religieux.

Ce qui m’a plu dans ce titre ce n’est pas tant l’aventure épique, qui tout en étant bien menée reste assez classique, mais le fait que tout cela ne soit en réalité qu’un récit dans le récit. Sombrelune et Arkaïs sont les héro d’une BD lue par une mère à son fils malade. Cette mise en abyme apporte une autre dimension au récit et le rend à la fois plus intriguant – pourquoi l’auteur a-t-il choisit de raconter cette histoire comme étant la fiction d’une autre histoire ? – et plus original. Ce n’est certainement pas la première fois que je vois/lis ce genre de récit mêlant une dimension fantastique au réel (je pense notamment à l’Histoire sans fin qui a marqué ma jeunesse), mais je trouve qu’ici cela apporte un véritable plus à l’ensemble. En tout cas ça a vraiment piqué ma curiosité. Bien plus que la quête épique en elle même. Et c’est précisément cette double lecture qui à la fin de ce premier tome me donne envie de découvrir la suite.

Je n’irais pas jusqu’à dire qu’il faut absolument découvrir cette bd mais cela a été une très agréable surprise. C’est divertissant, agréable et on se laisse vite prendre par l’histoire les histoires.

Graphiquement j’ai trouvé ça plutôt agréables, sans plus. Contrairement à certains « manga » made in France je trouve que ça ne fait pas trop à la manière de. Michaël Almodovar a son propre style, son propre coup de crayon, empruntant au manga la mise en page avec une découpe de cases aux formes et au nombre variable, la mise en scène de l’action peut-être aussi avec les effet de mouvement, ainsi que l’exagération des expressions (les prises de bec entre Sombrelune et Arkaïs sont très manguesques) mais ça va au delà de ça et ça propose un travail personnel qui pourrait tout aussi bien être présenté en grand format comme bd franco-belge, d’ailleurs les premières pages en couleurs fonctionnent très bien et pour le coup ne font pas du tout manga. J’ai apprécié aussi la subtile différence graphique entre l’univers d’Arkylon et la « réalité » qui se remarque surtout après le premier chapitre. Alors que le dessin d’Akylon est plus anguleux, plus tranchant et légèrement brouillon, celui représentant la réalité est de plus en plus lisse, rond et doux (voire l’image ci-dessous ou l’on voit le visage de la mère et de l’infirmier). Cependant le dessin et le style demande encore à être affiné, Les Torches d’Arkylon étant sa première oeuvre, je ne doute pas de la progression dans les tomes à venir. En tout cas je trouve ce premier tomes plutôt prometteur.

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Que dire de Sequencity ?

Je vous ai parlé en long et en large de la bd, je vais vous retenir encore quelques minutes pour vous parler de mon expérience sur Sequencity. Au début j’ai pas bien compris le fonctionnement et je me suis retrouvé à lire des double pages toutes petites et pixelisée et j’étais plutôt dégoûté. Déjà que j’aime pas lire sur un écran ! Si en plus c’est tout flou… Heureusement pour moi (et pour Sequencity que je m’apprêtais à insulter) j’ai accidentellement double-cliqué sur une page et surprise ! Elle s’affiche en grand, super qualité et tout et tout -_-‘ oui je sais, je sous un boulet…

Bref me voilà avec des pages en haute qualité mais pour le coup, l’image est trop grande et je dois jouer de la souries pour faire défiles la page de haut en bas, ce qui n’est généralement pas très gênant sauf quand il y a une case coupé dans le sens de la hauteur ! Du coup on décent, puis on remonte, etc… pas très pratique quoi. Pas pratique non plus pour avoir une vue d’ensemble. Bref y a pas à dire, je préfère, et de loin, le bon vieux papier. Mais ça je le savais déjà. Cependant, en lisant Les Torches d’Arkylon que je n’aurais jamais acheté en version papier je me suis dit que cet outil, loin de pouvoir un jour remplacer à mes yeux la bande dessiné imprimé à l’ancienne, peut être un très bon complément, notamment pour y découvrir a de plus petit prix des bd qu’on est pas sur d’aimer, quitte à acheter une version papier pour sa collection plus tard. En effet, devant le nombre important de sortie on est contrait de faire des choix parfois drastiques et on passe à côté de quelques titres qui avaient titillé notre curiosité mais pas assez (par exemple une histoire d’homme est actuellement dispo en promo à 0.99€).

Par contre, je trouve que pour vraiment fonctionner la bd numérique doit être conçue pour ce support. La découpe des cases par exemple, elle doit être calibré pour une lecture en ligne fluide, sans qu’on ressente la frustration de ne pas avoir la version papier en main.

Et vous, que pensez-vous de bd numériques ?

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Angélique ~by Yomu-Chan & Bidib

By Yomu-chan

Les éditions Casterman ont contacté « le grand patron » de Ma petite Médiathèque pour nous proposer de lire en avant-première le premier tome de Angélique et d’en écrire une chronique.

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Angélique est une adaptation par Olivier Milhaud et Dara en global manga des romans (apparemment très connus , merde je ne les ai pas lu..) de Anne Golon. Auteur qui au moment d’écrire ses livres avait pour projet de créer un personnage féminin qui incarnerait à la fois la femme du XVII° siècle et la femme dite moderne. Voyons comment cela a été traduit en manga.

Mais avant tout un petit synopsis s’impose:

L’histoire commence en 1646 dans une pièce éclairé par le feu de cheminée où l’on fait connaissance avec Angélique, tous ses frères et  sœurs et sa nourrice . Cette dernière est en train de leur raconter la terrible histoire de Gilles de Retz. Puis on commence à suivre le quotidien de cette petite Angélique, fille de baron insouciante et pleine de courage.

Que dire de ce manga ? … Je viens juste d’en finir la lecture et je reste perplexe. Je ne saurais dire si j’ai aimé ou non. Le dessin est sympa, bien que un peu trop « rondouillard » des fois, en effet le graphisme des personnages est parfois en décalage avec la situation, mais cela reste agréable à regarder dans l’ensemble. J’aime beaucoup le design de Angélique lorsqu’elle est petite, cela la rend encore plus attachante.

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Je trouve que dans son ensemble le manga est trop « flou ». Que ce soit dû à la mise en page avec le découpage des cases ou aux dialogues, j’ai une vague sensation de « pas fini ». Ce que je veux dire c’est que l’on sent que l’histoire part d’un univers très riche mais qu’ici seulement une infime partie nous est montrée. Je me suis d’abord dit que c’est le passage roman/manga qui veut ça, seulement je n’ai pas lu les romans alors pourquoi aurais-je l’impression qu’il manque quelque chose ? Les personnages me paraissent trop superficiel ou alors ils sont trop « profonds » et on ne comprend plus ce que veulent dire leurs expressions et quel est le message que veulent nous faire passer les auteurs.

Et puis il me reste quand même ce sentiment dérangeant d’attente. C’est quelque chose que je déteste particulièrement quand je lis ou regarde un film : l’attente. L’attente du début de l’histoire, quand est-ce que l’action commence, quel est l’objectif du bouquin ?! Là, tout au long du livre j’ai attendu que « ça commence ». Les situations initiales c’est bien, oui il nous faut des scènes d’expositions mais bon… Je ne ferait pas plus de reproche parce que ce genre de défaut est un des « syndrome du tome 1 ». C’est vrai on peut avoir des séries avec des premiers tomes passionnants et pleins d’adrénaline mais dont la suite s’épuise très vite. Et à l’inverse des premiers tomes longs au démarrage mais dont la suite envoie du lourd. C’est pour cela que je reste indécise, j’attends de voir ce que nous réservent les prochains tomes avant de me prononcer .

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 Le mot du « grand patron » :

Quand j’ai été contactée pour lire ce « manga français » j’ai été bien évidemment flattée, mais je me suis tout d’abord demandée s’il correspondait à mes lectures, s’il était susceptible de me plaire. Angélique  je connaissais de nom, j’avoue n’avoir lu aucun des romans, ni vu aucune des nombreuses adaptations. L’idée que je m’en faisais était quelque chose de très romantique, trop pour me plaire peut-être. Finalement, après avoir lu la fiche de présentation de cet album, j’ai pensé qu’il pourrait plaire à Yomu-chan, friande de shôjo d’aventure fantastique et épique tel que La Fleur du Millénaire mettant en scène des héroïnes fortes (ou pas) dans un univers inspiré du moyen-âge. Alors pourquoi pas une héroïne française dans un décor renaissance ? Je lui ai donc proposé une lecture commune.

Et puis aussi ce qui m’a donné très envie de découvrir cet album, c’est le nom du scénariste, Olivier Milhaud, dont j’avais adoré Le Viandier de Polpette.

En commençant la lecture d’Angélique  je m’attendais donc à une aventure épique dont le héros serait une jeune femme. Finalement ce n’est pas du tout ce que j’ai lu. Ce premier tome me fait plus l’impression d’une tranche-de-vie au XVII siècle dans une famille noble désargentée. Il n’y a pas le côté aventure auquel je m’attendais. Si cela semble avoir frustré Yomu-chan qui durant tout le premier tome attendait de voir l’histoire démarrer, j’ai été moins gênée. Dans ce premier tome il ne se passe pas grand chose. On découvre Angélique et sa famille, son univers, son mode de vie. Ce qui m’a plu c’est le fait de côtoyer un personnage très français. De plus la scène se déroule dans ma région et c’est amusant de voir nommer des lieux que je connais bien, tout comme des faits historiques dont je ne garde que de vagues souvenirs des cours d’histoire du collège.

Comme Yomu-chan j’ai parfois trouvé que les personnages étaient traités trop à la légère, peut-être que les chapitres sont trop courts ou pas toujours en relations les uns avec les autres. On peut en effet se demander où les auteurs veulent en venir en regardant l’ensemble, certains personnages semblent important à leur apparition et disparaissent du récit aussi tôt (c’est le cas d’un peu près tout les garçons qui tournent autour de la petite Angélique). Mais j’ai plutôt lu chaque chapitre indépendamment des autres, comme des petits instantanés de l’enfance d’Angélique nous permettant de faire connaissance avec elle et son univers.

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Le dessin n’est pas désagréable, même si moi aussi je le trouve un peu trop rond. Il rend les personnages touchants et représente bien le côté « enfance » de ce premier tome. Ce qui m’a amusé c’est aussi ce contraste entre un design très manga et une histoire très française qui marche assez bien.

En conclusion j’ai trouvé ce premier tome agréable sans pour autant être emballé par l’histoire. Je me demande si la suite gardera cet aspect tranche-de-vie où s’il y aura plus d’action et plus d’unité entre les chapitres.

Un joli premier tome qui a eu le mérite de ma faire connaître Angélique. Il ne me reste plus qu’à découvrir le roman 🙂

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Angélique

d’après le roman de Anne Golon

Scénario Olivier Milhaud

Dessin Dara

Casterman

sortie prévue 8 avril 2015

Merci aux éditions Casterman pour cette lecture

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Petit panier de manga #14

Le retour du petit panier !! J’ai lu pas mal de manga ces derniers temps mais… j’ai oublié de vous en parler 🙂

Je vais essayer de me rattraper avec un petit panier bien garni.

Et vous, qu’avez-vous lu dernièrement ?


Moyasimon – tome 1 :

Résumé :

Sawaki et son meilleurs amis font leur rentrée dans une université agricole, sous les conseils du grand-père il rentrent en contact avec un professeur très excentrique spécialiste de la fermentation. Le professeur Itsuki veux Sawaki dans son équipe pour pouvoir profiter de son étrange pouvoir : voire les microbes à l’œil nu.

Mon avis :

Il y a quelques années j’avais vu les premiers épisodes de l’adaptation animé de ce manga. Même si je n’avais pas donné suite, l’idée de départ m’avait beaucoup amusé. J’ai eu envie de découvrir sa version originale.

Ce premier tome plante le décor : la fac, ses champs, ses labos et surtout ces profs et ses étudiants ! On a une belle brochette de personnages plus caricaturaux les uns que les autres, une ambiance drôle et détendu et… tout plein de bactéries au design kawaii . C’est marrant et instructif. Sans être extraordinaire, ce premier tome m’a donné envie de poursuivre l’aventure.

Moyasimon

Ishikawa Masayuki

2004

type : seinen

genre : tranche de vie, comédie, science et agriculture

éditeur VF : Glénat

nombre de tomes : 3 sur 13 (terminée au Japon)


Rudolf Turkey – tome 1 :

Résumé :

Rudolf Turkey est le jeune adjoint au mère d’une ville fictive des Etats Unis des années 50. Dans une ambiance très Las Vegas, mafia, casino et pognon a profusion. Un titre disjoncté plein d’action et d’humour.

Mon avis :

Rien n’est sérieux dans ce premier tome. Tout est dérision et fan service ! Des personnages plus caricaturaux les un que les autres, des pin up au formes voluptueuses, le l’action complètement loufoque… Tout est là pour un agréable moment de détente. Parfait pour ne plus réfléchir à rien et se marrer. C’est pas sérieux pour deux sous mais très efficace. Le dessin est très beau, classique mais avec ce petit plus qui le fait ressortir du lot. Et il y en a pour tout les goût : des beaux gosses, des filles dévêtues, des poitrines plus que volumineuses…. Je me suis vraiment amusée avec ce premier tome. La suite prendra-t-elle un ton plus dramatique ou gardera-t-elle se même ton de dérision ?

Rudolf Turkey

Nagakura Hiroko

2012

type : seinen

genre : humour, action

édition VF : Komikku

nombre de tomes : 2/3 toujours en cours


Blessures nocturnes – tome 1 :

Résumé :

Le professeur Mizutani donne des cours dans un lycée du soir et s’occupe d’enfants en difficulté. Après la mort d’un des enfants dont il s’occupe, il décide de démissionner et de ses dédier complétement à l’aide des enfants en détresse.

Les enfants qui errent dans les villes de la nuit… rejetés par le monde du jour, blessés… Sans jamais recevoir d’amour… Ces enfants qui n’arrivent pas à s’endormir, la nuit… […] J’ai passé des nuits sans nombre auprès de ces enfants, je les ai regardés, pris dans mes bras, j’ai pleuré avec eux, sans pouvoir rien faire d’autre… les gens m’appellent “le veilleur”

Mon avis :

C’est Yomu-chan qui m’a offert ce premier tome pour mon anniversaire. J’en avais entendu parler mais je ne connaissez pas encore la série. Si vous avez envie de vous détendre, de ne plus penser à rien et rire un bon coup… passez votre chemin ! Cette série ne vous aidera pas à faire de beaux rêves. Âmes sensibles s’abstenir. Enfin… je dis ça mais j’ai une âme plus que sensible et j’ai bien aimé. C’est intéressant et ça fait réfléchir à la jeunesse, à comment les adultes gèrent les enfants à la dérive, à comment les autres enfants peuvent être une source de douleur pour ces jeunes gens… Bref ça fait beaucoup réfléchir ! Et ça me fait aussi pleurer ! A chaque fois, je lutte pour ne pas laisser mes larmes couler. C’est dur, on a beau être dans un manga, c’est pas le happy end qui nous attends à chaque fois. C’est dur mais c’est la réalité qui est dure. Ce manga, est adapté du roman Yomawari Sensei de Osamu Mizutani. Si les histoires qui y sont racontées sont fictives elle s’inspirent de la dure réalité et les expériences de Mizutani qui depuis de nombreuses années s’occupe de problèmes de drogues et de délinquance juvénile.

Il y a beaucoup de violence dans ces récits illustrés de façon très réaliste par Seiki Tsuchida, mais aussi beaucoup d’espoir. Si Mizutani ne peut rien faire d’autre que pleurer avec ces enfants, parfois ça suffit. Parfois seulement.

A ne pas lire si on est déprimé !

Blessures nocturnes

Tsuchida Seiki

d’après le roman de Mizutani Osamu

2005

type : seinen

genre : drame, social

éditeur VF : Casterman – Sakka

nombre de tomes : 10, série terminé


Banana fish – tome 1 :

Résumé :

Un photographe japonais et son assistant se rendent aux Etats Unis pour faire un reportage sur les gang de jeunes. C’est par l’intermédiaire de l’inspecteur Chalie et du jeune Skip qu’il rentrent en contact avec Ash un jeune chef de bande. Ash se retrouve mêlé à une dangereuse et mystérieuse histoire de drogue, les choses dérapent et voila que Eiji, le jeune assistant photographe se retrouve pris en otage par la mafia.

Mon avis :

Je veux la suite !!! ça fait deux fois que je relis le premier tome et à chaque fois je suis prise dans l’intrigue. Je veux savoir, je veux la suite ! Voilà bien la preuve que shojo ne veut pas forcement dire histoires à l’eau de rose. Ce manga m’avait été plusieurs fois conseillé quand je cherchais du shojo qui sorte de l’ordinaire. Quand j’ai trouvé le tome un d’occasion j’ai voulu voir s’il était à la hauteur de sa réputation. Et bien, je suis pas déçue ! Ce premier tome plante le décour et nous voilà déjà en pleine action, avec des instrigues qui se croisent. Et pas une seule midinette ! Pas de lycée, pas de romance… Mais de l’action, du suspens, du mystère, des meurtres… Un très bon premier tome.

Quant au dessin il est très simple, mais efficace. Le truc que j’ai trouvé étrange c’est qu’il soit imprimé sur du papier jaune ! Mais finalement on s’habitue vite.

 Banana fish

Yoshida Akimi

1987

type : shojo

genre : action, suspens

éditeur VF : Panini Manga

nombre de tomes : 18 commercialisation stoppée


Sans honte – le troisième volet du Protectorat de l’Ombrelle

Résumé :

Comment résumer un tome 3 sans spoiler pour ceux qui non pas encore lu les deux précédents ? Difficile, difficile ! Je me contenterais donc de vous dire que la sulfureuse Alexia va vivre de nouvelles aventures qui la mèneront jusqu’en Italie à la rencontre des Templier. Robes à froufrou, loup-garous, vampires et ombrelles dans un cocktail toujours aussi drôle et efficace.

Mon avis :

Ce troisième tome conclue l’adaptation en bd de la série de romans de Gail Carriger mais aucunement l’histoire ! L’aventure Alexia ne fait que commencer. C’est absolument frustrant de penser qu’il n’y aura pas de suite !

Ce troisième tome m’a plu pour les même raison que les précédents la recette de base fonctionne très bien. Il y a beaucoup d’humour, j’adore les dialogues.

“ Attendez, ne pourrions-nous pas discuter tranquillement comme des gens civilisés ?

Ils pourraient au moins répondre “non, il n’y a que le meurtre qui nous intéresse dans le cas présent, mais merci tout de même pour votre généreuse proposition”.

Toujours aussi drôle et agréable à l’œil mais tout de même une petite déception concernant l’intrigue qui, je trouve, n’avance pas assez vite, où de façon trop floue. Je n’ai maintenant qu’une hâte, lire la suite ! Mais il y a pas de suite T_T il ne me reste plus qu’à lire les romans, la série fait déjà 5 tomes.


Sans Honte – Le protectorat de l’Ombrelle

REM

d’après le roman de Carriger Gail

2012

type : global manga (USA)

genre : fantastique, aventure

éditeur VF : Pika

nombre de tomes : 3


Barakamon – tome 3 :

Résumé :

Dans ce troisième volet, Seishû reçois de la visite : son meilleur ami accompagné d’un jeune homme à la personnalité assez particulière viennent perturber sa quête de paix à la campagne. Enfin si on peut qualifier ce séjour à la campagne de “quête de paix” ! Avec Naru dans les parages, difficile d’avoir la paix.

Mon avis :

Toujours plaisant et détendu. Seishû évolue, mûri au contacte de la petite Naru et de toute la joyeuse bande de l’île. Les amis citadins offrent quelques situations cocasses et toujours drôles. Un bon troisième tome.

Barakamon

Yoshino Satsuki

2009

type : shonen

genre : comédie, tranche de vie

éditeur VF : Ki-oon

nombre de tomes : 9/10 toujours en cours au Japon

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Le protectorat de l’ombrelle ~ by Yomu-chan

Saluuuuuut !

Aujourd’hui on se retrouve pour parler des aventures d’Alexia Tarabotti ! Et bien que l’oeuvre originale soit un roman signé par Gail Carriger moi c’est de la version « manga » que j’ai lu et sur la quelle je vais vous donner mon avis. Si je met le mot « manga » entre guillemets c’est parce que le terme plus approprié pour cette oeuvre serait « roman graphique » ou encore « global manga », mais vu que je suis pas compliquée et que le tome se présente sous la forme d’une bande-dessinée japonaise alors on va pas tergiverser et on va dire manga !

Donc voilà voilà, place au synopsis 😉  L’histoire se déroule dans un Londres aux allures victoriennes. Mais avec quelques détail en plus, à savoir, des vampires, des loup-garous et des fantômes. Et  parmi toutes ces créatures surnaturels il existe notre héroïne, la belle Alexia, une paranaturel. Une quoi ? Et bien une humaine qui rien qu’en le touchant peut rendre n’importe quel surnaturel en tout ce qui à de plus naturel et de mortel.  De là, Alexia se retrouvera embarquée dans des intrigues aux enjeux mortels aux côté de lord Maccon, un beeeauuu loup-garou alfa, et de lord Adelkama, un sympathique vampire gay.

Et voilà en gros le décors dans lequel prennent racines les aventures de la belle Alexia !

J’ai, pour ma part lu les deux premiers tomes, sans âme et sans forme ( et en fait les deux seul sortit en France) et je suis tombée sous le charme de cette série ! Alors pas de panique, si en lisant mon résumé vous avez l’impression de vous retrouver face à face avec un scénario de roman de jeune fille totalement niaise comme twilight ou de je sais pas quoi (désolé pour les fan de ce genre d’ouvrage) bref laissez moi vous dire que vous faites fausse route. En effet Sans âme offre une histoire intéressante, sans trop de dentelle et de boutons de rose. Avec une héroïne adulte et mature, qui sait réfléchir et réagir. Et puis même si malgré tout il nous faut bien une histoire d’amour, celle-ci est juste comme il le fallait, un peu romantique mais pas assez pour pouvoir vomir des arc-en-ciel, et puis pas de chichi sur la nudité ou les baiser langoureux.

Bref, que des bons point pour ma part. Le dessin est joli et colle bien à l’histoire et aux personnages. Personnages qui d’ailleurs sont plein de couleurs et de relief, très attachants pour la plupart. Un univers, agréable qui utilise vampires et loup-garous tout en restant un peu original. Et puis une chouette ambiance qui nous donne envie de d’en savoir plus et donc d’en lire plus ! Un 9/10 pour moi ! A voir si la suite continuera sur la même lancé. En tout cas, je suis très très pressée que le prochain tome sorte parce que vu comment se fini Sans forme … Mon excitation est à son apogée !  Mais je n’en dit pas plus et je vous laisse découvrir comme des grands :p


Global manga

aventurecomédiefantastique,SFVampir

REM 

Gail CARRIGER 


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Pink Diary, un shôjo français

Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui je vais vous parler d’un shôjo. Et pour cette première chronique shôjo je n’ai pas choisi n’importe lequel ! Ce dont je vais parler aujourd’hui c’est d’un shôjo français. Et oui, français.

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Si le mot manga sert simplement à désigner la bande-dessiné au Japon. Par sa particularité, le manga est un style à part entière qui attire de plus en plus d’auteurs dans le monde. Bien sûr nous avons vu l’influence du manga sur le manhwa coréen, dont certains auteurs se contentent d’en copier le style pour répondre à la demande du marché. Mais aujourd’hui, le manga attire également des jeunes auteurs occidentaux. Dans certaines bandes dessinées française on sent la forte l’influence du manga, comme par exemple dans Nanami, ou encore l’immeuble d’en face. Si sur le site de l’éditeur, ce dernier est présenté comme un manga français, je ne partage pas cet avis, cela reste différent. Mais le titre dont je vais parler aujourd’hui est un authentique Manga français. Alors, sans plus attende, entrons dans le vis du sujet.

Résumé :

Kiyoko, lycéenne de 16 ans, ne parle plus à Tommy, un amis d’enfance, depuis 4 ans car il a déçu tous les espoirs qu’elle fondait sur leur relation. Mais voilà que Tommy et sa petite amie vont étudier dans le même lycée que Kiyoko et son frère jumeau. Alors que Tommy rêve de reformer le trio de choc du passé. Kiyoko s’entête, Sashiko devient la victime de harcellement dont seul Keinji, frère de Kiyoko, semble s’apercevoir. Et ce n’est que le début des problèmes ! S’en suivront complications sur complications.

Ce que j’en pense :

Avant tout commentaire je me dois de préciser que le shôjo et moi… c’est pas vraiment le grand amour. Les histoires à l’eau de rose, ne m’attirent pas vraiment, je ne suis pas fleur bleu, pas romantique pour un clou… et par conséquence je n’en lis que très rarement. Disons quand le hasard (ma fille) en pose devant moi, ma curiosité me pousse à les lire. J’en ai donc lu assez peu.
J’ai vu pas mal d’anime type shôjo mais, ça fait longtemps que je m’en abstient, sauf rares exceptions (Natsume Yuujinchou) car franchement les « je t’aime, moi non plus », j’en ai vite marre.

Alors pourquoi parler d’un shôjo ? Pour en dire du mal ? Ben non, justement ! Le titre et la couverture rose avec des petit cœurs me donnerais presque la nausée, mais bon, il était posé juste devant moi. Et puis je savais que l’auteure était française, du coup j’ai pas résisté à la tentation d’y jeter un œil.

numérisation0038Je dois dire que ce premier tome ne m’a pas franchement donné matière à abandonner mes à priori sur le genre. Une héroïne qui fait d’une petite déception amoureuse de l’enfance, la fin du monde… franchement j’ai passé l’âge (à vrai dire, je ne l’ai jamais eu, mais ça c’est une autre histoire…). Mais le dessin m’a plus, très épuré. Sans tous ces surplus typiques du shôjo avec étoiles, bulles, roses et autre fleurs à profusion. Le dessin me ferais d’ailleurs plus penser à un shônen qu’à un shôjo. Plus clair, plus simple, plus dynamique. Puis les petites caricatures des personnages de Jenny sont à croquer. Du coup l’histoire m’a laissé complètement insensible, mais la dynamique de l’ensemble : dessin, cadrage, scénario, ont fait que fini le premier tome j’ai machinalement commencé le deuxième, sans même m’en rendre compte.

Et, en avançant dans la lecture, j’ai commencé à vraiment aimer ce que j’étais en train de lire. L’intrigue devient moins basique, moins niaise aussi. On est plus sur le « petit chagrin d’amour qui est une fin du monde », mais des problèmes de plus en plus graves se greffent sur l’histoire de départ : harcèlement, blessures psychologiques profondes, anorexie, et même tentative de suicide. Du tragique en veux-tu en voilà. Mais bien que le scénario devienne de plus en plus tragique (voire même un peu trop, l’auteur s’acharne sur ses pauvres personnages !) le traitement n’est jamais tragique. Je dirais même que les petits problèmes du départ sont traité de façon plus grave que les gros problèmes qui s’en suivent.

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Il y a un bel effort de traitement psychologique des personnages, même si on peu se demander si tous les tarés de la ville ne se sont pas donné rendez-vous dans le même lycée, tant il y a d’ados à GROS problèmes. Entre la petite Sashiko au lourd passé qui devient victime de harcèlement. Akemi son bourreau, jeune fille tyrannique et dangereuse, d’une cruauté peu vraisemblable, Yuki fidèle bras droit pas très bien dans sa tête non plus (je vous dis pas pourquoi, sinon, il y a plus de suspens ^-^) il y a une belle brochette de personnages déséquilibrés. Finalement, le trio de départ se relève le plus normal, aussi peut-être le plus mur, capable de prendre du recul et de chercher des solutions.

Tout au long de l’histoire les personnages évoluent énormément et si Jenny à un talent, outre celui de nous offrir un joli dessin très agréable à regarder, c’est de nous maintenir en haleine. Le scénario, objectivement et à posteriori ne casse pas vraiment des baraques, mais une fois le nez dedans, on reste scotché et on enchaîne les volumes les uns après les autres, jusqu’au dernier. « Quoi ? Déjà fini? » se dit-on après avoir refermé le huitième et dernier tome.

numérisation0039Alors oui, j’ai aimé un shôjo. Peut-être est-ce justement parce que l’auteure est française qui cela m’a paru plus mature. Enfin, mature n’ai pas vraiment le mot. je dirais moins mièvre, moins fleur bleu. On en est plus au stade du premier baiser (même s’il y en a, c’est un shôjo, tout de même). L’auteure n’hésite pas à aborder des sujet graves tel que l’anorexie, tout un gardant un esprit optimiste de fond.

J’ai trouvé que c’était un bon manga. Pas hyper profond, ni un chef d’oeuvre. Mais franchement un très bon manga qu’on lit avec beaucoup de plaisir. Même si à la fin il n’en reste pas grand chose d’autre que le fait d’avoir passé un bon moment.

Fiche technique :

Auteur : Jenny

Éditeur : Delcourt

Volumes : 8 (terminé)

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