Archives du mot-clé littérature jeunesse

Les fantômes zen – Jon J Muth

Me revoici avec un nouvel album que les éditions Fei me font découvrir : Les fantôme zen de Jon J Muth.

Plusieurs point ont attiré mon attention sur la couverture de cet album : le nom de l’auteur (j’avais beaucoup aimé son interprétation du conte de la soupe au caillou), la présence d’un panda (love panda for ever <3 ) et le mot zen. C’est donc avec beaucoup de curiosité que j’ai abordé cet album à la couverture sombre, invitant au songe et à la contemplation.

Le secret de la cascade, Minorités, jeunesse, les éditions fei, bande dessinée chinoise

L’histoire qui nous y attend commence un soir d’Halloween. Nous ne sommes pas vraiment dans ce que j’appellerais un ambiance zen ! Les déguisements, les enfants qui grouillent de partout, l’excès de sucre et d’excitation… Mais rien ne perturbe la tranquillité de Source-Tranquille, ce gros panda que nous avons pu apercevoir en couverture. Il garde toute sa nonchalance et son air de douce peluche géante. Après la course aux bonbons, Source -Tranquille invite ses trois amis, Michael, Karl et Addy, à écouter une histoire de fantômes. Pour cela ils vont s’isoler dans une maison ou un panda en tout point semblable à Source-Tranquille se met à conter l’histoire de Ochu et Senju, deux jeunes gens qui s’aiment depuis l’enfance et que l’on va séparer par un mariage arrangé. Je ne vous raconterais pas la suite pour laisser la magie de la découverte. C’est une jolie histoire qui m’a surprise tout en étant très classique.

Et pou cause, tout comme dans La soupe au caillou l’auteur reprenait un conte classique, ici c’est dans le recueil La Barrière sans porte écrit par le moine bouddhiste Wumen Huikai (1183-1260) que Jon J Muth pioche cette histoire de fantôme. Des explications à la fin de l’album nous en apprennent plus sur l’origine de l’histoire. A la lecture de celles-ci, le récit prends une autre mesure, bien plus philosophique et c’est encore plus beau.

Jon J Muth nous offre une histoire de fantôme qui ne fait pas peur pour une ambiance Halloween adapté à tous les âges et tous les tempéraments. Mais aussi un moment de méditation et d’interrogation. Les dessins sont très doux et apaisants, ce qui font de cet album une lecture du soir idéale.

Un joli livre aussi pour les fan de panda.


Merci aux éditions Fei pour cette lecture.

Le secret de la cascade, Minorités, jeunesse, les éditions fei, bande dessinée chinoiseLes fantômes Zen
Auteur/illustrateur : Jon J Muth
sorti le : 09/09/2016
Prix public : 14,9€
Pagination : 40 pages, couleurs
Format : 24 cm x 25 cm cartonné
ISBN : 978-2-35966-257-3

sur le site de l’éditeur 


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Ma petite bibliothèque chinoise

C’est un recueil de 3 petits albums des éditions Fei que je vais vous présenter aujourd’hui. Les 3 album sont regroupé dans un joli étui en carton :

Je vais vous les présenter dans notre ordre de lectures, choisit par Mimiko qui a sauté de joie en voyant le contenu de notre colis :

 Les têtards cherchent leur maman

illustration de Chen Quicao

texte de Lu Bing

Mais qui est la maman des petits têtards ? Le poisson rouge avec ses gros yeux ? Le crabe avec son ventre blanc ? Ou peut-être la tortue avec ses quatre pattes ?

Deux braves souris

illustrations de Zhu Yanling

texte de Lu Bing

C’était l’histoire de deux souris. L’une s’appelait Ronde Oreilles et l’autre, Queue Pointue. Elle se disaient toutes les deux : « C’est moi, c’est moi, la plus brave des braves ! « 

Les enfants sages

Illustrations de Tian Yuan

texte de Lu Bing

recueil de petites comptines à conter ou à chanter aux enfants sages et moins sages…

 

Bien que Mimiko ai passé l’age de se genre d’album à bientôt 9 ans, elle reste une passionné de livres et de la lecture avec maman. C’est trois petits livres l’ont tout de suite séduite par leur graphisme (3 titres, trois illustrateurs au trait très différent mais tous très plaisant) et par le titre du recueil : Ma petite bibliothèque chinoise. Depuis longtemps Mimiko est attiré par la culture chinoise.

Le premier, Les têtards cherchent leur maman, nous a beaucoup plus. J’ai beaucoup aimé les illustrations rappelant la peinture traditionnelle, terrain de prédilection de Chen Qiucao. Quant à l’histoire sous forme de recherche avec à chaque étape une nouvelle rencontre et une nouvelle piste pour trouver la maman fonctionne très bien, surtout pour les plus petit qui adorent la répétition.

La répétition est encore plus présente dans Deux braves souris où les petites souris surenchérisses à coup « la plus brave des braves des braves… » en inventant des situations bien peu crédibles pour montrer leur grand courage. Très classique dans sa forme cette petite histoire fonctionne très bien, avec une jolie petite chute (attendue pour les grand mais rigolote). Le dessin est très agréable avec une petite touche de nostalgie qui me rappelle les livres de mon enfance tout en ayant un style bien à lui.

Quant au dernier album il n’a pas trouvé grâce aux yeux de Mimiko. Le format une page un comptine de quelques lignes ne lui convenait pas. Elle se demandait où était l’histoire. Il y en a pas lui ai-je répondu et elle m’a planté là avec le livre dans la main. Celui-ci s’adresse à un public bien plus jeune, ou alors est-ce moi qui n’ai pas su rendre la musicalité des comptine pour l’intéresser assez ? C’est fort possible. J’ai en effet eu beaucoup de mal à les lire à haute voie, ne comprenant pas toujours moi même la musicalité de la phrase à première vue. Comme Mimiko j’ai moins accroché sur cet album qui n’offre pas de continuité d’une page à l’autre. En revanche j’ai trouvé les illustrations adorables, et sans le lire, je le trouve très beau à regarder.

Finalement un très joli recueil qui s’adresse à des enfants jeune mais pas trop, puisque les pages ne sont pas cartonnée et qu’elle devront être manipulé avec douceur. De belle illustrations aux styles variés et des histoires classiques qui fonctionnent bien. Si j’ai un reproche à faire à ces 3 albums c’est le choix de la typographie. J’aurais aimé quelques chose de plus typé dans le style des titres.

Merci aux éditions Fei pour cette découverte

Le secret de la cascade, Minorités, jeunesse, les éditions fei, bande dessinée chinoiseTitre : Ma petite bibliothèque chinoise
Auteur : Lu Bing
Illustrateur : Chen Qiucao, Tian Yuan, Zhu Yanling
sorti le : 14/10/2016
Prix public : 15€
Pagination : 3 volumes de 32 pages, couleurs
Format : 137 x 140 mm cartonné
ISBN : 978-2-235966-254-2

sur le site de l’éditeur

Les 3 albums sont aussi vendu séparément


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Un fil rouge pour le Père Noël

L’album de Noël que je vais vous présenter pour le challenge Christmas Time nous vient de la Réunion.

Un fil rouge pour le Père Noël, paru aux éditions océan jeunesse, écrit par Joëlle Ecormier et illustré par Floàfleurs, nous raconte un Noël sous les tropiques.

Les parents d’Edouard ont décidé d’aller vivre dans une île, loin, à l’envers du monde, dans l’autre hémisphère, de l’autre côté de la Terre, là où il n’y a pas d’hiver.

C’est ainsi que commence cette aventure qui amènera Edouard à découvrir et apprivoiser un Noël loin des cliché qu’on s’en fait. Pour le petit Edouard Noël c’est la neige, le froid, les sapins… Il a peur que là-bas, de l’autre côté de la terre, il n’y ai pas de Noël et que le père Noël ne trouve pas le chemin jusqu’à sa nouvelle maison.

Ce sera un Noël rouge, tu verra, lui dit-on.

C’est ainsi que le petit Edouard par à la recherche de tout ce qui est rouge sur l’île pour créer un fil rouge qui aidera le Père Noël à retrouver sa maison. C’est parti pour la découverte : flamboyant, cardinal(un petit oiseau rouge), volcan, piment, litchi, langoustes et pétard viennent compléter cette guirlande rouge. Cela suffira-t-il a faire venir le Père Noël ?

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Un joli album en noir, blanc et rouge qui nous fait voyager pour un Noël sans neige. L’histoire et rigolote et les dessin sont mignon, ça marche très bien. Un joli voyage qui l’espace de quelques pages nous fait découvrir l’île de la Réunion. A la fin de l’album une petite explication replace les éléments découverts par Edouard dans la tradition de Noël de l’île.

à lire aussi l’avis de Blandine


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lecture 18 sur 20


Le coin de curieux :

J’avais envie de savoir à quoi rassemble un cardinal en vrai, le voici :

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Pour voir plus de photo je vous invite à aller voir cet article de Yabalex

Mais revenons à notre livre, j’ai découvert cette émission sur France inter où Joëlle Ecormier y est interviewé avec un autre romancier de la Réunion.

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DanMachi La légende des Familias -tome 1

Je reviens avec un nouveau light-novel, premier de la nouvelle collection LN des éditions Ofelbes. J’étais curieuse de découvrir la nouvelle collection au format plus petit et au tome simple (contrairement au titres des éditions Ofelbes que nous avons déjà présenté qui sont en tome double : SAO, Log Horizon, Spice and Wolf).

Je vais être honnète avec vous, je n’ai pas vraiment accroché avec DanMachi. Non pas qu’il soit mal écrit, il est plutôt pas mal dans son genre. Mais c’est justement avec le genre que j’ai eu du mal. Je ne me suis pas sentie concernée par l’univers proposé

résumé de l’éditeur : 

Bienvenue à Orario, la Cité-Labyrinthe où cohabitent dieux et humains. Sous cette ville, les aventuriers, bénis des dieux, partent en quête de gloire et de fortune dans le Donjon ; un dédale mystérieux infesté de monstres.

C’est là que nous rencontrons Bell Cranel, un jeune provincial de 14 ans, qui malgré son manque d’expérience part à la conquête du Donjon sous la protection d’Hestia, une déesse impopulaire. Le hasard faisant mal les choses, il tombe sur un terrible Minotaure. Il est alors sauvé par Aiz Wallenstein, une belle épéiste, dont il tombe immédiatement amoureux. Galvanisé par ce nouveau sentiment, il repart à l’assaut du mystérieux labyrinthe.

Était-ce une erreur de vouloir suivre les pas de cette fille ? Le chemin qui mènera notre jeune héros vers son âme sœur risque en tout cas d’être semé d’embûches…

Faut dire que le pitch de départ de DanMachi me laissait prévoir notre probable incompatibilité de caractère… mais je misais sur l’humour. Or ça n’a pas fait mouche, je pense que le côté humoristique s’adresse à ceux qui adhèrent déjà au concept du harem. Comprendre un héros un peu loser qui se retrouve entouré de femmes plus belles les unes que les autres et qui pour des raisons inexplicables craquent toutes pour lui. Un grand classique du shonen (on retrouve l’inverse dans le shôjo), dont on a ici la version roman. Que ce soit côté shonen (un jeune homme et son harem de jolies prétendantes) ou sa version shôjo (une fille et son troupeau de beaux gosses) le concept du harem à toujours eu tendance à m’agacer. Je m’attendais à de la dérision avec ce titre dont le côté humoristique est mis en avant mais j’ai trouvé ça très premier degré.

Du coup j’ai pas profité de cette lecture qui par ailleurs ne partage pas les défauts du titre précédemment cité. On reprochait beaucoup à Log Horizon des longueurs et trop d’explications. Fujino Omori, l’auteur de DanMachi, a une écriture beaucoup plus fluide, les explications y sont distillées tout au long du récit. La lecture est donc plus rapide, plus plaisante aussi. Il y a du rythme, ça ne retombe pas. Son écriture et très cinématographique, si j’ose dire, en lisant on visualise parfaitement la scène et les personnages sans qu’il y ai de longues description, il arrive en quelques mots à planter son décor et a le rendre réel.

Je trouve ça mieux écrit (ou mieux traduit) que LH mais je ne me reconnais pas dans le public ciblé. Je me suis sentie beaucoup trop vieille tout au long de la lecture. Je ne suis pas entrée dans le délire. J’ai pas réussi à accrocher malgré un rythme bien maîtrisé. J’ai cependant apprécié la narration dont le point de vue change d’un chapitre à l’autre. Si celui du héros, qui parle à la première personne, prédomine on a aussi le point de vue de sa déesse, d’autres personnages secondaire voir même d’un narrateur omniscient. Cela donne un bonne dynamique à l’ensemble.

Si techniquement j’ai trouvé ça bien maîtrisé, c’est avec l’histoire et les personnages eux même que j’ai eu du mal. Comme je disais, je n’ai pas adhéré au concept, je ne suis pas entrée dans l’univers, il y avait donc une trop grande distance entre moi et le héros pour que j’éprouve une quelconque empathie pour ses aventures. C’est sans doute un peu trop premier degré à mon goût.

SAO et Log Horizon proposent également des personnages très caricaturés mais l’univers et construit de façon a proposer une première lecture “action” et une deuxième “réflexion”. Par ailleurs ces deux univers en relation avec le monde du jeu vidéo (et plus précisément MMO fantasy avec combat épiques contre créatures magiques) fonctionne bien dans la mesure où les personnages viennent du même monde que nous mais sont projeté dans une autre réalité (virtuelle, parallèle ou que sais-je) du coup il est plus facile de s’identifier aux personnages et d’accepter que le monde décrit soit régit par des règles de jeu vidéo. Dans Dan Machi nous somme dans un autre univers n’ayant aucun lien avec le notre. Un univers où l’on croise des monstres et des aventuriers qui les combattent, jusque là pourquoi pas, pas difficile de s’y projeter avec un peu imagination. Là où moi j’ai décroché et que j’ai pas réussi à me laisser imprégner par l’ambiance c’est en découvrant que les aventuriers y sont soumis à un système d’évolution proche de celui des personnages d’un jeu vidéo (statut qui s’affiche et progresse au fur et à mesure des combat). Pour moi des vrais gens s’améliorent (ou pas) mais que vient faire là un statut avec point d’action, de défense etc. puisque ce n’est pas un jeu. Je suis resté très perplexe devant cet univers hybride.

C’est donc un étrange sentiment que m’a laissé ce premier tome de Dan Machi. D’un côté il y a une narration parfaitement maîtrisée qui sait varier les points de vue, alterner moments d’action et de pauses permettant de créer une plus grande intimité avec les personnages. De l’autre un univers hybride trop inspiré du jeu vidéo et à la fois trop éloigné de celui-ci, des personnages et une intrigue un peu trop puérile à mon goût.

Pour ma part j’en resterai là sur cette série, mais je vais passer ce premier tome à mon neveu de 12 ans qui, je pense, pourra y trouver un bon moment de détente. L’humour y étant plus adapté au jeune public qu’aux vieilles biques comme moi.

Quand à cette nouvelle collection que je découvre avec DanMachi, elle est pas mal, les tomes plus petits se glissent facilement dans un sac. Plus grand qu’un format poche, il a une jolie couverture coloré et beaucoup d’illustrations (couleurs au début et à la fin, noir et blanc à l’intérieur), les rabats de la jaquette font un excellent marque page. Bref une jolie édition.

Je ne vous ai rien dit sur les illustrations de Suzuhito Yasuda. C’est parce que elle sont à l’instar du contenu du livre : je ne suis de toute évidence pas la cible 😀

Avez-vous lu ce roman ? qu’en avez-vous pensé ?

Envie d’aller voir de plus près ? Rendez-vous sur le site de l’éditeur. Vous pouvez aussi lire un extrait ICI

Le tome 2 est disponible depuis le 15 septembre

Danmachi

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à dada en bibliothèque

Pour les vacances d’été notre bibliothèque municipale a eu une super idée : un paquet surprise sur un thème, on ne sais pas ce qu’on va découvrir dedans. Mimiko a choisi un paquet destiné au 5-8 ans sur le thème « dada ». Voici ce qu’elle y a découvert :

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Je ne commenterai pas le dvd au quel je n’ai jeté qu’un œil distrait. Les vieilles séries de ce genre c’est pas mon truc. Mimiko en revanche a bien accroché.

Nous avons lu les 3 albums ensemble

Le cheval blanc de Suho

Le cheval blanc de Suho

un conte populaire mongol raconté par Yûzo Ôtsuka, illustré par Suekichi Akaba, paru dans la collection Aux couleurs du temps (BnF/Centre national de la littérature pour la jeunesse)

Les dessins sont très stylisés et pas trop a mon goût mais nous avons pris beaucoup de plaisir à le lire ensemble. Mimiko a beaucoup aimé cette histoire même si elle est assez triste.

Suho, un jeune mongol qui aimait chanter, rencontre un jour un poulain blanc. Ils grandissent ensemble dans la steppe jusqu’au jour où Soho participe avec son cheval blanc à une course. Le seigneur, jaloux de la beauté de son cheval, s’en empare par la force. Mais le beau cheval veut retrouver Suho, il arrive a s’enfuir mais une fois arrivé il meurt épuisé. Sohu récupère alors sa peau,  ses os et son crin pour créer un morin-tehour, une viole à tête de cheval. Grâce à cet instrument le cheval sera pour toujours auprès de son maître.

Un joli conte. Qui donne envie d’écouter un morceau de musique autour d’un feu de camps.

Dada

Dada

De Germano Zullo et Albertine, éditions La Joie de lire

Un album très drôle qui nous aura bien fait rire 🙂

Roger Canasson et Dada sont des champions de saut d’obstacles. Ils sont presque invincibles, car ils forment une paire parfaite. On pourrait croire qu’ils ne constituent qu’une seule et même personne.

Mais un jour plus rien ne va. Roger cherche a savoir pourquoi Dada n’arrive plus à sauter. Et c’est bien drôle. Un album léger qui fait rire ou sourire, parfait pour s’endormir de bonne humeur (et en plus ça ce lit très vite, parfait pour les soir pressé).

Pégase et Bellérophon

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de Christine Palluy et Elodie Nouhen, aux édition Milan jeunesse.

Personnellement je ne suis pas séduite par les illustrations d’Elodie Nouhen, mais j’ai bien aimé cet album et je ne connaissez pas cette légende grecque. Mimiko était déçue parce que l’histoire se termine mal. Mais ce n’est pas comme si le héros ne l’avait pas cherché !


Une très jolie initiative de la bibliothèque qui nous a fait découvrir de joli livres, très différents les uns des autres.


11 et 12 et 13/20
11 et 12 et 13/20
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Log Horizon ~ Le couronnement du roi Gobelin

J’ai déjà parlé de Log Horizon à plusieurs reprises : pour vous présenter le premier tome et pour faire une comparaison avec un autre roman de l’éditeur, SAO. Aujourd’hui je reviens sur ce light-novel (type de roman jeunesse japonais, lire cet article pour en savoir plus sur le genre) de Mamare Touno publié par Ofelbe, jeune maison d’édition spécialisée dans le genre.

Dans le premier tome on faisait la connaissance de Shiroe, jeune homme autour duquel évoluaient d’autres personnages. Shiroe et ses compagnons de jeu se voient projetés physiquement dans l’univers de leur jeu vidéo qui, tout en respectant les règles du MMO, prend une toute autre dimension en devenant une nouvelle réalité à la quelle nos héros doivent se frotter en chair et en os. La première partie prenait le temps de bien expliquer le contexte avant de se lancer, avec la deuxième partie, dans une drôle d’aventure où l’on joue plus avec la stratégie et la manipulation des masses qu’avec des épées et de la magie. Quête dont le but était d’établir un nouvel ordre parmi les joueurs. Avant de pouvoir sortir du jeu, faut-il encore pouvoir y survivre.

Les aventures qui se déroulent dans ce deuxième tome commencent quelques mois après la fin du précédent livre. La vie des aventuriers s’organise dans la ville Akiba. Les joueurs vivent dans une certaines tranquillité, plus inquiet de l’organisation de leur quotidien que des quêtes épiques que le jeu proposait avant  la Catastrophe, nom que les joueurs donnent au jour où ils se retrouvent coincés à Elder Tale. C’est dans ce contexte qu’un groupe de jeunes joueurs inexpérimentés part en camp d’entrainement au bord de la mer, sous la tutelle de Marielle, chef de la guilde de l’Union du Croissant de Lune ; tandis que Shiroe, Crusty et Michitaka accompagnés de quelques autres camarades partent représenter les joueurs auprès des nobles continentaux (PNJ = personnages non joueurs).

On se prépare à d’intenses négociations économico-politiques quand des armées de gobelins viennent troubler l’apparente tranquillité de ces derniers mois. Les aventuriers vont devoir renouer avec leur rôle dans le jeu et partir pour d’épiques combats.

couverture du tome 4 japonais

Cela fait plus de 6 mois que j’ai lu le premier tome. J’avais encore les grandes lignes du récit et de l’univers en tête, mais j’avoue que pendant les 100 premières pages de ce deuxième tome je n’ai pas pu m’empêcher de sourire sarcastiquement à chaque fois qu’un personnage était décrit, tant on est dans la caricature et le cliché du personnage type anime/manga. Ce style de personnages très caricaturaux, autant dans leur aspect physique que dans leur caractère et attitudes souvent exagérées, ne me dérangent pas trop dans un anime, cela fait partie du jeu. En revanche mes habitudes de lecture font que j’ai tendance à espérer plus de subtilité d’un roman. Or ici point de subtilité ! On y va avec des gros sabots : des filles à gros seins, des beaux ténébreux à lunettes et j’en passe. Aucun personnage ne fait preuve d’un tant soit peu de subtilité et de réalisme. Au début c’est un peu déstabilisant et j’estime que le lecteur non initié se doit d’être averti au risque de tomber dans la déception en découvrant ce style. On lit Log Horizon comme on lirait un shonen (manga pour ado) sans images. Finalement une fois qu’on est habitué à l’ambiance, ce n’est plus dérangeant. ça me fait sourire mais ça va avec l’ambiance générale et dans ma tête les dessins de Kazuhiro Hara (jolis mais extrêmement classiques dans le genre) s’animent aux mots de Mamare et je regarde ce livre plus que je ne le lit. Je le regarde oui, parce que je me prends au jeu et je vois devant moi défiler ces personnages de dessin animé qui agissent comme un dessin animé et non comme de vrais personnes.

J’ai déjà longuement parlé de cet aspect de Log Horizon dans mon précédent article. Ici on garde le même ton, le même style. Pas de surprise de ce côté là.

Mon cœur d’enfant s’est pourtant réjouit à cette lecture qui l’espace de quelques heures nous amène loin de notre quotidien et de nos soucis bien terrestres pour nous faire vivre dans un monde de dessin animé japonais à la sauce héroic-fantasy.

Il y a de l’action et un bon rythme dans ce deuxième volume. L’intrigue se déroule sur 2 fronts qu’on suit simultanément passant de l’un à l’autre, d’un chapitre à l’autre. On ne s’ennui jamais. Les personnages font sourire dans leur forme mais n’en sont pas moins attachant. On trépigne en se demandant quand Minori va enfin casser sa coquille de timidité et tirer son groupe d’une impasse, on s’amuse de voir Crusty jouer avec la belle et nonchalante  Leynessia, on se demande ce que nous mijote Shiroe… On passe un bon moment, on se détend, pas de prise de tête et ça fait du bien.

J’ai trouvé ce deuxième tome beaucoup plus rythmé que le précèdent, j’ai d’ailleurs mis beaucoup moins de temps à le lire.

Si la série de Mamare n’est pas remarquable pour le son style littéraire (soyons honnêtes il y a quelques tournures de phrase qui font grincer des dents) il sait néanmoins nous amuser et garder la tension nécessaire tout au long du récit pour qu’on ai envie de continuer ce gros volume qui se termine même un peu trop vite.

Shiroe passe ici un peu au second plan. Il en est de même pour les autres personnages qui jouaient sur le haut de la scène dans le premier volume. Ils sont toujours présent mais se sont de nouveaux personnages et d’autres à peine rencontrés dans le précédent tome qui leur volent la vedette. Ce qui rends ce deuxième tome d’autant plus réussi : en découvrant de nouveaux personnages on évite la lassitude mais en même temps il y a une petite pointe de frustration à ne pas avoir plus profité de ceux que l’on connaissait déjà. Cela ne peut que donner envie de lire la suite.

Bref ce deuxième tome renforce ma sympathie pour cette série. J’ai passé un agréable moment à Elder Tale et attends avec impatience d’y faire un nouveau voyage.

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Log Horizon sur le site de l’éditeur

Extrait du tome 2

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Le singe de Cali et Foli

Aujourd’hui je vais brièvement vous présenter un album jeunesse que je trouve très beau : Le singe de Davide Cali et Gianluca Folí (adapté de l’italien par Alain Serres), paru aux éditions Rue du Monde (2013).

Son très grand format (haut de plus de 35 cm) permet de pleinement profiter des magnifiques illustrations de Gianluca Folí, même si je trouve ça moins pratique à manier par les petites mains.

Bruno vit dans un zoo avec sa famille de singes. Quand ils voit les visiteurs du zoo, il aimerait bien être comme eux, porter des vêtements, avoir des chaussures, conduire des voitures… A force des les observer Bruno commence à comprendre les humains. Puis il se met à faire de la musique et les gens le remarquent. Son rêve va devenir réalité. Il va pouvoir quitter sa cage, s’habiller et devenir un musicien. Mais jamais il ne pourra devenir un homme. Pour les humains il sera toujours un singe. Mais en rendant visite à ses parents il se rend compte que s’il n’est pas devenu un homme il n’est plus un singe non plus. Bruno se sent seul, terriblement seul jusqu’au jour où il rencontre Elise, une fille singe qui comme lui à quitté sa famille singe pour devenir musicienne. Ensemble ils seront heureux, ils seront eux-mêmes.

C’est une jolie histoire sur la différence et l’acceptation de soi. Mais ce qui m’a le plus marqué dans cet album ses sont les illustrations très douces et poétiques, vraiment très belles.

Je découvre avec cet album cet illustrateur et son style me touche beaucoup. Pour en savoir un peut plus sur Folí voici une petite vidéo :

Gianluca Folì : A little short documentary from Gianluca Folì on Vimeo.


10/20
10/20
littérature jeunesse
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coup de cœur 2016
coup de cœur 2016
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Blood the last vampire ~ la nuit des prédateurs

Préambule :

Une fois n’est pas coutume, je vais me permettre un petit préambule avant de me lancer dans le vif du sujet. Un petit coup de gueule suite à une récente mésaventure.

Aujourd’hui je vais récidiver et parler light-novel. Mais attention, je vous préviens : cet article ne s’adresse en aucun cas aux fans hystériques du genre. Pour eux il existe tout un tas de sites très bien fait où ils trouveront ce qu’ils cherchent. Non, moi je suis pas une fan et encore moins une lectrice hystérique. J’aime lire un peu de tout et ma curiosité incurable fait que je me suis intéressé au phénomène du light-novel. Loin de me prétendre une exporte en la matière, je lis ça avec mon bagage culturel et ma façon de voir les choses. J’aime en discuter et j’accepte de bon cœur qu’on ne soit pas d’accord avec moi. Si j’écris dans un blog c’est avant tout que j’aime écrire (même si je n’écris pas très bien) et aussi pour le plaisir d’échanger autour de lecture communes. Mais où est-ce que je veux en venir avec ce préambule ? Je veux juste dire que si vous trouvez mon blog à chier et ma façon de parler du light-novel inadapté, ben vous n’avez qu’à pas lire mes articles, le monde de la blogosphère est assez vaste pour qu’il y est un espace pour chacun. De plus je demanderais aux plus hystériques des fans de s’abstenir de m’insulter à travers les filtres de la toile. Ce n’est pas parce que nous sommes chacun dernière un ordinateur que les mots en sont moins vexant.

Pourquoi je dit tout ça ? Tout simplement parce que mon dernier article sur le light-novel m’a valu quelques remarques désobligeante, voir instantes (sur facebook bien sûr, ces charmantes personnes n’ayant pas pris la peine de m’exposer leur point de vu directement) alors que j’ai juste écris sur 2 bouquins que j’ai lu et que j’ai donné mon humble avis sur la question. Mon avis n’est pas plus stupide qu’un autre, c’est le mien, c’est tout. Que vous le partagiez ou pas, je vous invite à laisser de gentils commentaires expliquant votre point de vue.

Voilà c’est dit, il fallait que ça sorte ! Pour ceux qui sont encore là, bonne lecture 😉

Un light-novel et des vampires :

Il y a fort longtemps j’avais regardé un anime pas mal du tout : Blood + où une jeune lycéenne nommée Saya se bat contre des créatures vampiriques. Je ne pourrais pas vous en dire d’avantage sur cette série, je ne me souviens pas de grand chose si ce n’est que j’avais bien aimé. Quand je suis tombée sur le roman Blood the last vampire de Mamoru Oshii j’ai cru, à tort, qu’il s’agissait du light-novel à l’origine de la série. J’ai été bien surprise de ne retrouver que Saya, la jeune lycéenne au sabre, de ce que je gardait en mémoire de l’anime. J’ai donc fait quelques recherches et l’historique de la saga Blood the last vampire est bien différent de ce que je croyais.

A l’origine (si j’ai bien compris) de la saga il y a un film : Blood : The Last Vampire, réalisé par Hiroyuki Kitakubo (studios Production I.G.) en 2000.

Le concept aurait ensuite été décliné en light-novel (3 romans écrits par 3 auteurs différents dont La Nuit des prédateurs écrit en 2000 par Mamoru Oshii et publié en France par Panini Books), un manga dessiné par Tamaoki Benkyo (disponible en français chez Panini manga), plusieurs séries TV dont Blood +, mais aussi Blood-C, OVA, film live et même jeux vidéo. Bref, le concept de Blood The Last Vempire a été cuisiné à toutes les sauces !

Moi ce dont je vais parler aujourd’hui c’est du light-novel de Mamoru Oshii, auteurs aux multiples casquettes : écrivain, scénariste, réalisateur, producteur…

La nuit des Prédateurs

Nous somme en avril 1969 et le Japon est secoué par les manifestations étudiantes. Rei un jeune lycéen engagé dans les mouvements de protestation se retrouve par un fâcheux hasard témoins d’une véritable scène d’horreur. Alors qu’il tente de fuir les forces de l’ordre qui répriment la manifestation à laquelle il a assisté, le jeune Rei se retrouve dans une ruelle sombre devant une jeune lycéenne armée d’un sabre et d’un regard de prédateur. derrière elle une mare de sang et un cadavre que l’on emballe. Assommé puis incarcéré comme témoin douteux avant d’être relâché et assigné à résidence par ses parents, Rei a du mal a oublier ce qu’il a vu, à croire ce qu’il a vu. Il tente en vain d’oublier quand un homme prétendant être un inspecteur de police menant secrètement une enquête sur la disparition récente de plusieurs lycéens appartenant tous au même groupuscule d’activistes se pointe chez lui. Habile manipulateur, l’inspecteur Gotoba, arrive à convaincre Rei et ses camarades activistes de collaborer avec lui pour enquêter sur ces disparitions et morts suspectes qui menaceraient un de leur camarades et qui impliqueraient une nouvelle étudiante de leur lycée répondant au nom de Saya qui n’est autre que la fille aperçue cette nuit là par Rei. Mais Rei n’a pas tout dit sur ce qu’il a vu. Qui est vraiment cette fille ? Quelle menace pèse sur leur camarade ? Quel est le mobile ? Voilà des questions auxquelles tentes de répondre les étudiant au tours de plusieurs bières plus en palabrant qu’en agissant.

illustration de couverture Katsuya Terada

Bon, quand on lit un roman sur les vampires, on s’attends à du sang, de l’action, voir du sexe. Bref e la chaire et de la passion ! On veut vibrer et avoir peur. On veux… STOP ! On arrête tout ! Pas de vampire super sexy si ce n’est un jeune femme au charme inquiétant qu’on entre-aperçoit à peine. Pas tellement de sang non plus et pour l’action… d’abord une bonne bière.

Et oui, si vous aimez que ça bouge, que ça saute et sa découpe de tout les côté. Si vous rêvé d’héros beaux et ténébreux, d’héroïnes sexy ou de je ne sais quel autre cliché que l’on peut associer aux vampires, ce roman n’est pas pour vous !

Comme quoi c’est pas parce qu’on écris du light-novel qu’on fait forcement dans le cliché et le fan service. Ici le héro est attachant mais pas particulièrement charismatique. Rei est un lycéen ordinaire avec des idées révolutionnaires, mais plutôt pacifiste. Il n’est ni particulièrement brillant, ni particulièrement beau, pas spécialement fort. Bref c’est un lycéen tout ce qu’il y a de plus normal. Et c’est justement ce qui le rend attachant. Il a conscience de ce qu’il est, mais il n’a de cesse de se battre contre lui-même pour tenter d’avoir un comportement à la hauteur de ses idées. Il fait preuve de beaucoup de courage même si cela ne sert pas à grand chose. Ces camarades sont comme lui, des lycéens lambda embarqués dans une drôle d’histoire. Quand à la belle et ténébreuse Saya, je l’ai dit, on la voit à peine et on ne l’entends jamais. Les scènes d’horreurs sont rares et brèves. Ce n’est pas pour elle qu’il faut lire ce roman au risque de s’ennuyer grave.

Mais alors s’il n’y a pas d’action, il y a quoi dans ce roman ? C’est quand même une histoire de vampires non ? Oui, il y a bien des vampires, enfin des créatures vampiriques qui s’apparentes à l’être humain et appartiennent à la famille des primates mais qui n’ont rien à voir avec la version romantique du vampire façon Dracula. Ici les « vampires » n’ont jamais été humain, il s’agit de deux espèces différentes qui cohabitent depuis la nuit des temps et tout ça on nous l’explique à grand coup de théories évolutionnistes. Et oui on nous cite Darwin mais aussi tout un tas d’autres naturalistes et philosophes, certains très connu d’autres… jamais entendu parler avant. Faut dire que je suis pas vraiment calé en la matière. Toutes ces longues discussions sur l’origine de l’homme (et par la même du vampire) mais aussi sur le carnivorisme de l’homme ou sa peur de la mort occupent bien 70% du livre. Faut lire ce bouquin comme on assisterais à une soirée philo ou la réalité et le fantastique seraient mêlé.

J’ai beaucoup aimé le début du livre qui décrit les mouvement étudiants du Japon de la fin des années 60. Un Japon que finalement j’ai vu assez peu que ce soit dans les manga ou dans les rares romans japonais que j’ai lu jusqu’à présent. Cette première partie est assez dynamique. On suit Rei dans la manif puis dans son face à face avec Saya et là on se dit que l’aventure va démarrer. Mais c’est bien le contraire qui se passe. Avec l’arrivé de Gotoba et le début de l’enquête dans laquelle il entraîne une bande de lycéens, on commence avec les discussions interminables. D’abord celle qui oppose Gotoba aux groupe e lycéens dans un resto autour d’une bière (enfin plusieurs bières). Au lieux de simplement énoncer les fait et déterminer une stratégie à adopter, le groupe se lance dans un débat sur le carnivorisme de l’humain et de ses conséquences morales, sur la mort et la peur qu’elle a toujours inspiré à l’homme, le tout en s’empiffrant de viande pas chère.

Plus tard Gotoba et Rei se retrouvent dans une autre situation propice à la parlotte. Et là, les interminables discussions qui ont eu lieu au restaurant font office d’une légère mise en bouche. Installez-vous confortablement et prenez un peu de café si vous ne voulez pas décrocher. On revient sur l’évolution, l’origine de l’homme, la visions que les philosophes des divers époques ont eu de l’homme et de sa nature profonde. Les lumières, les romantiques… même l’église catholique y passe. ça papote et ça papote. On enchaîne cigarettes et verres de vins. Et pendant ce temps la les vampires vivent leur vie car il est même pas question de trouver une stratégie face à eux. Non, tout ce blabla c’est pour nous expliquer ce que sont réellement ces créatures (et peut-être nous faire réviser au passages les cours de philo).

En lisant ce roman j’ai beaucoup repensé aux critiques qui ont été faites aux light-novel récemment sorti chez Ofelbe : Spice & Wolf et Log Horizon. Moi-même j’ai trouvais qu’il y avait dans ces 2 romans de long intermèdes explicatifs, si je n’ai pas été trop génée par cette façon d’écrire, j’ai lu beaucoup de critiques négatives où justement on reprochait à ces deux romans d’expliquer trop au détriment de l’action. Dans la nuit des prédateurs on observe exactement le même processus, l’histoire semble plus servir de prétexte à l’envie de parler de certaines choses plutôt que d’être le but même du roman. Là ou La nuit des prédateur se sert de vampires pour nous faire réfléchir sur l’évolution de l’espèce humaine, Spice & Wolf profite d’un décor médiévale-fantastique pour nous parler commerce et Log Horizon utilise le jeux vidéo pour parler de sociologie. Les trois romans n’ont pas le même style ni la même profondeur dans leur argumentation (je ne sais pas si c’est le terme « profondeur » est le plus approprié) mais ils ont ce point commun. Et je me demande si ce n’est pas une caractéristique récurrente de ce genre de roman. Bien sûr toute histoire de science-fiction a pour but plus ou moins caché de critiquer la société, mais disons que dans le style américain il y a beaucoup d’action et qu’il faut lire la critique entre les lignes (certains n’y verrons que du feu et se contenteront du premier niveau de lecture) alors que dans La nuit des prédateurs et Spice & Wolf (moins dans Log Horizon) on nous explique plus qu’on ne montre. Cette approche peut étonner certains lecteurs habitués à moins de blabla et plus d’action. Nombreux sont ceux qui ont trouvé Spice & Wolf assez ennuyeux à cause de ses longues explications qui cassent le rythme du récit. Le roman de Mamoru Oshii est construit de la même façon et risque donc d’ennuyer un certains nombre de lecteurs. A la différences près que La nuit des prédateur est un one-shot de 252 pages seulement alors que Spice & Wolf est une longue série. Autre différences, Mamoru Oshii argument ses explications à grand coup de citations et semble maîtriser son sujet (je dis « semble » car moi je ne le maîtrise pas du tout et je ne peux donc pas en juger). Je ne veux pas dire par la que Isuna Hasekura, l’auteur de Spice & Wolf ne maîtrise pas le sien, mais il ne cite aucun économiste pour asseoir ses explications.

Ces longues pauses philosophiques donnent au roman un rythme assez particulier mais bien maîtrisé ce qui fait que même si parfois j’avais l’impression de décrocher, je ne me suis jamais ennuyée. J’ai été surprise car je m’attendais à autre chose, mais j’ai aimé le style de Mamoru Oshii.

Pour le coup j’ai trouvé que Isuna Hasekura maîtrise moins bien le rythme et que même si ces explications sont intéressant, je ressentais parfois un besoin d’accélérer le processus. Certains trouverons qu’il est incongru de comparer deux romans qui n’ont rien d’autre en commun que d’être des light-novel, mais j’ai trouve la similitude des procédés d’écriture était assez frappante. J’aurais tout aussi bien pu le comparer au Gardien de l’esprit sacré qui aussi incorpore à son récit de longs épisodes explicatifs. C’est quelques chose que je n’ai pas remarqué dans les romans jeunesse français ou américains que j’ai lu.

Avez-vous lu la Nuit des prédateurs ? Je serais curieuse de connaitre votre ressenti sur ce roman.

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Les Raisins sauvages, un joli conte aux éditions Fei

A peine arrivé à la maison, le livre à trouvé preneur ! Nous nous somme installé avec Mimiko et avons savoure ce très bel album des éditions Fei avec beaucoup de plaisir.

Il n’aura pas échappé à l’œil averti de la petite Mimiko une couverture originale avec une texture rugueuse. ça change un peu des couvertures lisses et brillantes. J’aime beaucoup l’effet que ça fait. Le rendu mat et artisanal s’accordent parfaitement aux couleurs et à l’ambiance des magnifiques illustrations de Wu Jinglu.

Tout en douceur et en rondeur, aux couleurs bleutées et délicates, les illustrations de Wu Jinglu (dont la première version date de 1985, ici c’est le dessin repris par l’illustrateur lui-même en 2012) ont un côté très vintage qui donne à l’album un léger parfum de nostalgie qui touchera surtout les parents. Mimiko en a aussi pleinement apprécié la beauté simple et touchante. Pour vous elle a choisir cette page qu’elle a tout particulièrement aimé.

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Très joliment illustré ce conte, Les Raisins sauvages, a été écrit par Ge Cuilin en 1956, puis revu et corrigé pour la nouvelle édition de 2012 (édition qui est traduite en français par les éditions Fei).

C’est l’histoire d’une petite fille qui a la mort de ses parents voit sa méchante tante s’accaparer la ferme familiale. La petite fille devient alors la gardeuse d’oies. Mais la beauté des yeux de la petite fille attise la haine de la tante qui a mis au monde une petite fille aveugle. Folle de rage la tante brûle les yeux de la petite gardeuse d’oie qui part dans la montagne chercher le raisin sauvage capable de redonner la vue.

Là elle rencontre le dieu de la montagne qui attendri par son histoire lui offre de rester auprès de lui mais la petite fille, aussi bonne que courageuse, préfère rentrer chez elle et partager le raisin sauvage avec d’autres aveugles.

Une jolie histoire avec une morale simple mais juste, la générosité et l’altruisme de la petite fille seront récompensé de la plus belle des façon. Et là Mimiko a été surprise ! La tante qui était si méchante change grâce à la bonté de la petite gardeuse d’oie. « Mais d’habitude les méchant on les chasse ou ils meurent » me dit-elle, habituée aux contes traditionnels. C’est vrai que la méchante marâtre de blanche neige meure (dans d’atroces souffrances selon certaines version). Mais ici point de châtiment, ce que nous offre Ge Cuilin c’est une rédemption. Touché par la bonté de sa nièce, la tante se métamorphose. Et c’est un message peut-être un peu naïf mais en tout cas très positif que nous est transmis. Soyons bons, soyons généreux et peut-être le monde changera autour de nous.

Bref c’est un très jolis conte, simple et efficace, au texte assez court, magnifiquement illustré par un dessin classique et doux. Un album très charmant qui trouvera une place de choix dans notre étagère de contes et légendes.

en librairie depuis le 6 mai

album jeunesse à partir de 4 ans

lire un extrait sur le site de l’éditeur

Milles merci aux éditions Fei pour cette lecture.


9/20
9/20
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Mon premier coup de cœur livresque : Animali nelle favole

Pour ce mois d’avril, le thème proposé pour le viaggio italien de Eimelle était la littérature jeunesse. J’ai pensé que c’était une bonne occasion de fouiller dans mes étagères à la recherche de mes livres d’enfant et je suis tombé sur Animali nelle Favole -Esopo, un livre que je n’ai pas arrêté de lire et relire dans ma jeunesse. Je l’adorais pour ses dessins très simples et mignons, pour son texte imprimé très gros (en tant que dyslexique j’avais beaucoup de mal à lire les livres ordinaires) mais aussi pour le contenu de ses histoires : les fables d’Esope. Sans doute mon premier coup de cœur livresque 🙂

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Mon édition (Giunti Marzocco) date de 1984, la première édition étant de 1976. Les dessins sont de Attilo Cassinelli et la traduction des fables de Tiziano Loschi. Le recueil regroupe 45 fables.

Même maintenant que je suis adulte, j’ai un faible pour les illustrations d’Attilo Cassinelli. Je les trouve très douces, mignonnes et pleines d’humour. Leur simplicité ne les rend pas moins expressives. J’aime leur côté minimaliste.

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La volpe scodata

Una volpe cadde in una tagliola e perse la coda. Aveva tanta vergogna che la vita le appariva insopportabile. Così pensò di indurre tutte le altre volpi a privarsi della coda : la propria deformità sarebbe stata dissimulata. Le convocò tutte, le invitò a tagliarsi la coda, facendo notare che questa appendice era non solo indecorosa, ma constituiva anche un peso superfluo. Una delle volpi, però, le rispose con prontezza : -Ehi, amica ! Certamente questa mutilazione è utile a te, altrimenti non ce la consiglieresti.

Questa favola ci avverte che alcuni danno consigli al prossimo, non per benevolezza, ma per il loro interesse personale

le site d’Attilio Cassinelli 

le site des éditions Giunti

J’ai fait quelques recherches pour voir si ce livre était toujours publié mais je n’ai rien trouvé du coup, s’il vous intéresse… tant pis pour vous 😛

littérature jeunesse
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