Archives du mot-clé littérature jeunesse

Fleur de Géant – Nicolas Poupon

C’est sur le Stand des éditions Scutella, lors du dernier Festival d’Angoulême que j’ai découvert cet album, en présence de l’auteur : Nicolas Poupon. J’aimais bien la couverture et j’en ai profité pour remmener une belle dédicace. Et je n’ai pas été déçue. Un très joli album.

Couverture Fleur de géant

Toute petite déjà, Fleur était…

toute petite.

Plus tard, en grandissant, Fleur resta…

toute petite.

Grandir si peu ce n’est pas grandir, disaient les gens.

A cause de sa toute petite taille Fleur est rejeté par les habitants de la ville et un jour où elle en a assez d’être regardée de travers, elle décide de partir. C’est ainsi, qu’après avoir longtemps marché, Fleure rentre dans un géant. Le géant, fort gentil, l’invite à devenir sa souffleuse, car tout géant qui se respecte cache dans son oreille un souffleur. Le souffleur à la lourde tâche de lire pour le géant, parce que les livres sont bien trop petits pour que les géants puissent les lire seuls. C’est ainsi qu’une nouvelle vie commence pour Fleur qui trouve ça place dans l’oreille du géant, rempli de livre.

Un joli conte poétique et amusant, où chacun trouve ça place et son bonheur. Trop grand ou trop petit, quand on s’ouvre à l’autre la vie est bien plus jolie. Grâce à sa souffleuse le géant retrouve confiance en lui et grâce au géant Fleur trouve sa place.

Avec une jolie dédicasse de #nicolaspoupon rapportée d’Angoulême #festivaldelabd #fibd #albumjeunesse

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 chut les enfants lisent

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La Leçon

Aujourd’hui, je vous reviens avec un nouvel album des éditions Frimoüsse : La leçon.

Son austère et inquiétante couverture a titillé ma curiosité. Quelle leçon un si terrifiant loup va-t-il nous donner ?

C’est l’histoire d’un homme qui vit dans la forêt. La bête a encore dévoré ses poules. Il est furieux. Il sort son fusil, des pièges… Il est bien décidé à se débarrasser de la bête une bonne fois pour toutes. Mais, tout à sa colère, il ne voit pas le piège se refermer sur sa jambe. Le voici pris à son propre piège, au sens littéral du terme. Gisant dans une mare de sang. Il voit la bête l’observer. Ça y est son heure est venue. Mais la bête ne le dévore pas.

-pourquoi ne m’as-tu pas dévoré ? Pourquoi me venir en aide ?

-si je te tue, je mourrai aussi, dit la bête. Sans tes poules, je ne survivrai pas à l’hiver.

L’homme sera alors confronté à un choix : sauver sa peau ou tuer la bête. Quelle décision va-t-il prendre ? À vous d’interpréter.

J’ai trouvé cet album très sombre, et assez inquiétant. Mais j’ai été touché par sa morale. Au lieu de se battre contre la nature pour la domestiquer, l’homme doit apprendre à composer avec. L’homme n’a pas tort de vouloir protéger ses poules, mais tuer la bête est-ce la bonne solution ? La bête n’a-t-elle pas le droit de vivre dans cette forêt, elle aussi ?

J’étais, je l’avoue, un peu inquiète par la noirceur du récit. Les images, à l’instar du texte sont tout sauf gaie. Mais ce fut finalement une très belle surprise. Pour moi comme pour Mimiko, qui se croyait trop grande pour ce livre. Je l’ai lu à haute voix et la première surprise fut d’y trouver un texte très facile à déclamer, fluide, simple et poétique à la fois. C’est important pour moi qui ai souvent des difficultés à lire à haute voix. La seconde surprise fut de voir Mimiko qui, dans un premier temps, faisait mine de ne pas s’intéresser au livre, s’approcher puis se pencher au-dessus des pages. Elle a été comme happée par ce récit dont la tension est vraiment palpable. Le texte est très court, mais en peu de mots l’auteur arrive à faire monter le suspens. Mimiko écoutait, inquiète.

La fin est ouverte. J’avoue ne pas totalement comprendre ce choix. Pourquoi laisser cette fin ouverte, surtout après un récit ayant ainsi fait monter la pression. Les jeunes lecteurs aiment se rassurer à la fin d’un récit. Surtout un récit qui fait un peu peur. Ici l’auteur ne dit pas clairement le choix que l’homme va faire et j’ai senti que je devais moi-même finir l’histoire pour rassurer Mimiko. En voyant la dernière image cela me semblait, à moi, évident, mais pour elle ce n’était pas assez clair et ne pas savoir l’inquiétait.

Avec Dino lune, que je vous avais présenté la semaine dernière, nous avions un album simple et gai, coloré et absurde. Ici, c’est tout le contraire, des couleurs sombres, une histoire inquiétante et une morale à méditer. Bien que diamétralement opposé, j’ai trouvé les deux albums très réussis.

La leçon s’adressant à des enfants plus grands, plus grand même que la brièveté du texte ne le laisse supposé, puisque, j’ai pu le constater moi-même, Mimiko du haut de ses 9 ans a été captivé par cette histoire. Et nous avons pu discuter un peu de la morale.


La leçon 

Michaël Escoffier

Kris Di Giacomo

Frimoüsse

collection la Question (l’Album philo)

2017


 

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Ma petite lanterne

Aujourd’hui je vous présente Ma petite lanterne de Gan Dayong qui vient de sortir aux éditions Fei

Petit renard, Minorités, jeunesse, les éditions fei, bande dessinée chinoise

Dans ce petit conte, on suit une petite fille qui traverse un paysage encore sombre avec sa petite lanterne. Cette petite lanterne lui donne du courage, avec elle la petite fille n’a peur de rien. Chemin faisant, elle rencontre de nombreux animaux, tous ont peur dans le noir, mais elle les rassure grâce à sa petite lanterne. Finalement, elle tombe sur un drôle de monstre qui tente de lui arracher sa lanterne. Heureusement tout est bien qui finit bien.

Bien sûr que les monstres n’existent pas, je le savais bien…

Vite, vite, l’école va commencer !

C’est une histoire à répétition qui marche bien avec les jeunes enfants. De plus, cette histoire permettra d’aborder la peur du noir qui concerne de nombreux enfants.

J’ai apprécié également les illustrations dont les couleurs et les coups de pinceau rappellent un peu la peinture chinoise tout en gardant un aspect espiègle et enfantin de l’illustration jeunesse.

C’est un joli album qui s’adresse à des enfants de 5/6 ans. Mimiko l’a feuilleté avec curiosité mais elle a préféré la soupe aux cailloux qui, dans la même collection, offre une histoire plus complexe qui plaira aussi aux plus grand. Ici, on est vraiment dans la comptine à répétition pour les petits.

Lire un extrait sur le site de l’éditeur

Merci aux éditions Fei pour cette lecture


avec cette lecture je participe à

 

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Allons à Is

Connaissez vous la ville de Is ? (Aussi écrit Ys) Aujourd’hui nous allons partir ensemble à sa rencontre. Découvrons la légende et quelques livres qui en parlent.

La légende

Comme pour de nombreuses légendes il existe plusieurs variantes de la légende de la ville de Is et du destin de la princesse qui la gouverne. Je distinguerais deux courants dans toutes les versions que j’ai pu lire, la pro-celte et la pro-chrétienne.

Dans la version pro-celte, Dahud, la fille du roi Gradlon est victime d’une machination qui la mènera à sa perte. Jeune femme, libre et indépendante, fait de sa ville Is (ou Ys) un bastion de résistance face à la christianisation qui gagne toute la Bretagne. Gwennolé, qui a converti Gradlon veut faire tomber la ville de Ys et envoie un homme la séduire pour quelle vole les clés de la ville. L’homme ouvrira les portes de la ville à marrée haute et la ville sera engloutie sous les flots. Gradlon parvient à s’enfuir avec Dahud, mais pour sauver sa peau, en suivant les conseils de Gwennolé, il abandonnera sa fille qui de chagrin se transformera en marie-morgane, mi-femme mi-poisson qui prendra le nom de Ahes. Depuis ce jour elle hante la mer et se venge en noyant les marins qui succombent à sa beauté.

Dans la version pro-chrétienne on retrouve exactement la même structure du récit à un détail pré : Dahud n’est plus une victime mais une horrible créature ayant mérité son triste sort. On raconte que chaque nuit la princesse prend un nouvel amant et qu’au petit matin elle le jette par la fenêtre de sa tour. Un jour elle est séduite par le diable qui lui demande les clés des la ville. La suite de l’histoire vous la connaissez. Saint Gwennolé sauve le bon roi en le persuadant d’abandonner sa mauvaise fille et celle-ci se transforme en créature de malheur qui séduit les pauvres marins innocents…

Pas la peine de vous dire pour laquelle des deux versions j’ai un penchant, si ?

Les albums jeunesse :

Ker-Is ~ Jean-Pierre Kerloc’h et Jérémy Moncheaux

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Reprenant une version pro-celte de la légende, cet album présente la belle Dahud comme une victime. Et Gwennolé y fait vraiment peur avec sa tête de constipé ! Le prêtre déteste la jeune femme car elle est libre et indépendante, et parce qu’elle ne reconnais pas le Dieu unique de Gwennolé, contrairement à son père.

Gradlon est pourtant ici présenté comme un brave homme aimant sa fille plus que tout. Alors que dans certaines vessions de la légende Gradelon pousse sa fille pour sauver sa propre vie, ici Dahud tombe du cheval et malgré ses efforts le père n’arrive pas à la sauver. Si j’ai trouvé que cette vision édulcore un peu l’histoire, pour un album jeunesse c’est bien mieux. L’enfant aura une vision positive du père qui n’est jamais remis en question dans la chute de la ville de Is et la mort de sa fille. Celle-ci, recueillie par la mer se transforme en morgane (créature marine semblable aux sirènes).

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Les illustrations de Jérémy Moncheaux sont très belles et le texte de Jean-Pierre Kerloc’h est agréable. Cet album est paru chez Albin Michel jeunesse.

La fiche de l’éditeur c’est par ICI.


Bande Annonce KER-IS par grmone

Vous pouvez également lire l’avis d’Herisson

Découvrez le blog de l’illustrateur ici et une interview sur La mare aux mots.

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Les Mari Morgans et autres légendes de la mer

Je me suis offert cet album lors d’une excursion à Nantes. Ado cette ville était un des endroits que j’aimais le plus visiter. J’adorais flâner dans les rues aux alentours du château. C’est dans une petite boutique aux allures fantastiques que j’ai déniché ce bouquin qui depuis m’a suivi dans tous mes déménagements. Après avoir passé quelques années dans des cartons il a enfin retrouvé sa place sur mes étagères. J’ai retrouvé tout le plaisir de mes années de jeunesse en feuilletant ce livre. J’aime beaucoup les illustrations de Pascal Moguérou. Ce livre recueille plusieurs histoires des créatures marines peuplant les légendes Bretonnes. Parmi les diverses créatures et histoires on retrouve la ville de Is et la belle Ahès.

Ahès, heman Mari Morgan
E skeud al loar, dan noz, a gan

Ahès, maintenant Mary Morgane,
Au reflet de la lune, dans la nuit, chante

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La Bande Dessinée :

Ys la légende ~ Jean-Luc Istin et Dejan Nenadov

Sorti chez Soleil en 2011. Scénario de Jean-Luc Istin, dessin de Dejan Nanadov (couleurs de Alex Gonzalbo et couverture de Esad Ribic)

résumé : Les Highlands… Ve siècle. Gradlon est un jeune Picte destiné à devenir le chef guerrier de son clan. Il subit dès son enfance une initiation hors du commun, bravant les grands froids, bravant la douleur, bravant les dieux eux-mêmes. Gradlon rencontre alors Scathach l’immortelle, sorcière des îles de Skye, celle qui fut le maître des plus grands guerriers de Bretagne. À l’issue de son enseignement, il devient un Berzerker. L’ultime guerrier dénué de toute peur ! Mais c’est la trahison de son frère et de tout son clan qui va faire de lui un héros légendaire, celui qui régnera sur YS, l’île-cité. (source : BD Sanctuary)

Mon humble avis : à l’heure où je vous parle je n’ai lu que le premier tome et j’ai bien aimé. La couverture est superbe et même si j’ai été surprise d’apprendre en l’ouvrant qu’elle n’était pas du même dessinateur que le reste, j’ai aussi aimé le dessin et la couleur de cette bande dessinée (pourtant je suis plus très bd en couleur depuis que je me suis mise au manga). Ici je suis très vite entrée dans l’ambiance et même si je trouve qu’il y a quelques défauts  du genre comme la nana à moitié nue avec une robe hyper échancrée pour… marcher dans la neige…. Je trouve que les auteurs ont fait un bon travail. Il y a de la tension, du rebondissement et du super-héro sauce fantasy, j’ai nommé Gradlon. Dans ce premier tome il n’est pas encore question de la ville de Ys, on y découvre les origines de Gradlon, le picte. On suit son apprentissage et le tome se termine avec la naissance de sa fille Ahès.

Heu… minutes, c’est pas Dahud le nom de sa fille ? Ben si mais bon après sa devient Ahès et c’est trop compliqué à expliquer. Ahès dès la naissance c’est plus facile à retenir et puis c’est plus joli comme nom :p

Allez ne soyons point tatillon on est pas à un détails près. Dans cette version Ahès est la fille d’une reine picte que Gradlon arrache aux griffes de son maléfique frère et du mari de la belle, un salop. Sauf que tout fini mal pour qui veut devenir héros et du coup… ben faut lire la BD pour le savoir.

En tout cas j’ai apprécié la lecture et je vais sans doute me procurer la suite

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La ville d’Ys ~ Rodolfe et Alzate

Sorti chez Dagaud en 2013, la série est toujours en cour avec 2 tomes pour le moment. Scénario de Rodolphe, dessin de Raquel Alzate

Résumé : Dahud, belle comme un astre et noire comme l’Enfer, est la fille de Gradlon, roi légendaire de Cornouailles. Afin de satisfaire la folie de sa fille, le roi fait construire Ys, la plus belle cité du monde. Cette ville entourée par la mer est protégée des flots par des enceintes immenses. Un système complexe mais ingénieux permet, selon les marées, d’en ouvrir les portes.

Mon humble avis : Comme dans la précédente bd, c’est Gradlon qui est ici au centre de l’histoire, mais celle-ci commence quand Gradlon est déjà roi. Il attaque une cité sans succès et se retrouve seul. Il rencontre alors Magdalen, la reine de la cité qui le séduit. Une femme étrange et inquiétante à qui il donnera une fille

Voilà ta fille, Gradlon. Prends grand soin d’elle.

Tu l’appellera Dahud

Ici la fille de Gradlon à gardé son nom 😉 En revanche la légende comporte un élément étrange : en partant avec Magdalen, Gradlon quitte notre espace temps et quand il revient en Bretagne 40 ans ont passé depuis son départ alors que lui n’a pas pris une ride. Je vous laisse imaginer le choc.

On rencontre également dans ce tome Gwenolé, un des personnages clé de la légende de Ys.

J’ai un peu moins accroché qu’avec l’autre titre. Le dessin est intéressant mais le côté un peu flou m’a perturbé. Quand au récit ça manquait, pour le coup, de tension. J’ai quand même envie de lire la suite 🙂

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Merlin – tome 1 : La colère d’Ahès ~  Istin et Lambert

Cette série est également sortie chez Soleil dès 2003 pour le premier tome, toujours avec un scénario de Jean-Luc Istin mais avec Eric Lambert au dessin (et Stambecco aux couleurs).

résumé :  Lentement, l’ancienne tradition liée aux Dieux celtes s’éteint… Le peuple l’oublie au profit du Dieu Unique. Mais c’est sans compter la déesse Ahès !
Aidée de son plus fidèle elfe, elle échafaude un plan afin de regagner l’estime de ses anciens fidèles, en créant un sauveur entièrement dévoué à l’ancienne tradition.
Elle ordonne alors à Elaüm, un esprit des airs, de se lier à une vierge… Mais ses plans se dérouleront-ils comme prévus ? (souce : BD Sanctuary)

Mon humble avis : Pour le coup j’ai été super déçue ! Je n’avais pas lu le résumé au même temps… J’ai vu Ahès j’ai foncé. Mais ici les auteurs récupèrent ce nom pour en faire tout autre chose. Ahès est une sirène, ici elle devient déesse. Son job c’est de noyer les marins, ici elle veut rétablir la gloire des dieux anciens… Bon ok. Dahud, avant de devenir Ahès a résisté pour préserver les rites celtes et a combattu la foi en un dieux unique, mais c’était une princesse, pas une déesse et puis cela l’a mené à sa perte.

Je suis déçu parce que je n’ai retrouvé absolument aucun élément de la légende que je cherchais. Sinon la bd est agréable. Ironie du sort dans ce premier tome (je n’ai encore une fois lu que le premier) on assiste également à la naissance d’un personnage mythologique, mais ici ce n’est pas Ahès/Dahud qui naît, mais Merlin le futur enchanteur. Une autre légende qu’il me faudra explorer 🙂

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La cathédrale engloutie

C’est avec cette bd de 1987 que j’ai découvert la légende d’Ahes. Comme quoi une bd acheté au puce peut avoir de lourdes conséquences (private joke 😉 )

résumé : Cuscute Le Pouete, fils et petit-fils de marins bretons, peut voir les créatures des contes, invisible à l’oeil des simples mortels. Avec ses deux amis, il voyagent à bord de la maison volée à Baba Yaga. En Bretagne pour une visite familiale, il partent à la rencontre de Ahes, la marie-morgane qui a enlevé Houarn, un marin du village.

Mon humble avis : Je l’ai lu il y a une éternité et j’ai un attachement affectif particulier avec cette bd. Je ne suis pas sûre de pouvoir donner un avis impartial. Je garde un très bon souvenir. Une joli histoire, des personnages très pittoresque, beaucoup d’humour et surtout très peu de prétention.

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La musique :

Ahès ~ Nolwen Leroy

Comme je ne parle pas breton, j’ai cherché la traduction et je l’ai trouvé ICI. Voici ce que disent les paroles :

Dans les plis de sa robe
Où luit la couleur de la nuit
Je noie mon chagrin
Je te pleure…

Du haut de la falaise,
Dans le secret de la pénombre
Je lave ma faute
M’entends-tu ?

Refrain :
De Basse-Bretagne à la mer d‘Irlande
Je me nomme Ahès
Et, je t’attends…
Je pleure le jour, je chante dans la nuit
Et je t’attends, je t’attends…

Le froid m’inonde
Héritage de la perdition
De ma vie délurée
Je m’approche de toi…

Le regret me tenaille
Complainte de mes sujets
Damnés dans la Cité d’Ys
Je suis si près de toi…

Des ailes blanches
Une rumeur gronde sur le rivage
Âme déchainée
Je viens vers toi

Sur le pas de la porte
Des bras froids et humides
Dans la chaleur du foyer
Son cœur s’ouvre…

Cette chanson est extraite de l’album Ô fille de l’eau sorti en novembre 2012.

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Les fantômes zen – Jon J Muth

Me revoici avec un nouvel album que les éditions Fei me font découvrir : Les fantôme zen de Jon J Muth.

Plusieurs point ont attiré mon attention sur la couverture de cet album : le nom de l’auteur (j’avais beaucoup aimé son interprétation du conte de la soupe au caillou), la présence d’un panda (love panda for ever <3 ) et le mot zen. C’est donc avec beaucoup de curiosité que j’ai abordé cet album à la couverture sombre, invitant au songe et à la contemplation.

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L’histoire qui nous y attend commence un soir d’Halloween. Nous ne sommes pas vraiment dans ce que j’appellerais un ambiance zen ! Les déguisements, les enfants qui grouillent de partout, l’excès de sucre et d’excitation… Mais rien ne perturbe la tranquillité de Source-Tranquille, ce gros panda que nous avons pu apercevoir en couverture. Il garde toute sa nonchalance et son air de douce peluche géante. Après la course aux bonbons, Source -Tranquille invite ses trois amis, Michael, Karl et Addy, à écouter une histoire de fantômes. Pour cela ils vont s’isoler dans une maison ou un panda en tout point semblable à Source-Tranquille se met à conter l’histoire de Ochu et Senju, deux jeunes gens qui s’aiment depuis l’enfance et que l’on va séparer par un mariage arrangé. Je ne vous raconterais pas la suite pour laisser la magie de la découverte. C’est une jolie histoire qui m’a surprise tout en étant très classique.

Et pou cause, tout comme dans La soupe au caillou l’auteur reprenait un conte classique, ici c’est dans le recueil La Barrière sans porte écrit par le moine bouddhiste Wumen Huikai (1183-1260) que Jon J Muth pioche cette histoire de fantôme. Des explications à la fin de l’album nous en apprennent plus sur l’origine de l’histoire. A la lecture de celles-ci, le récit prends une autre mesure, bien plus philosophique et c’est encore plus beau.

Jon J Muth nous offre une histoire de fantôme qui ne fait pas peur pour une ambiance Halloween adapté à tous les âges et tous les tempéraments. Mais aussi un moment de méditation et d’interrogation. Les dessins sont très doux et apaisants, ce qui font de cet album une lecture du soir idéale.

Un joli livre aussi pour les fan de panda.


Merci aux éditions Fei pour cette lecture.

Le secret de la cascade, Minorités, jeunesse, les éditions fei, bande dessinée chinoiseLes fantômes Zen
Auteur/illustrateur : Jon J Muth
sorti le : 09/09/2016
Prix public : 14,9€
Pagination : 40 pages, couleurs
Format : 24 cm x 25 cm cartonné
ISBN : 978-2-35966-257-3

sur le site de l’éditeur 


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Ma petite bibliothèque chinoise

C’est un recueil de 3 petits albums des éditions Fei que je vais vous présenter aujourd’hui. Les 3 album sont regroupé dans un joli étui en carton :

Je vais vous les présenter dans notre ordre de lectures, choisit par Mimiko qui a sauté de joie en voyant le contenu de notre colis :

 Les têtards cherchent leur maman

illustration de Chen Quicao

texte de Lu Bing

Mais qui est la maman des petits têtards ? Le poisson rouge avec ses gros yeux ? Le crabe avec son ventre blanc ? Ou peut-être la tortue avec ses quatre pattes ?

Deux braves souris

illustrations de Zhu Yanling

texte de Lu Bing

C’était l’histoire de deux souris. L’une s’appelait Ronde Oreilles et l’autre, Queue Pointue. Elle se disaient toutes les deux : « C’est moi, c’est moi, la plus brave des braves ! « 

Les enfants sages

Illustrations de Tian Yuan

texte de Lu Bing

recueil de petites comptines à conter ou à chanter aux enfants sages et moins sages…

 

Bien que Mimiko ai passé l’age de se genre d’album à bientôt 9 ans, elle reste une passionné de livres et de la lecture avec maman. C’est trois petits livres l’ont tout de suite séduite par leur graphisme (3 titres, trois illustrateurs au trait très différent mais tous très plaisant) et par le titre du recueil : Ma petite bibliothèque chinoise. Depuis longtemps Mimiko est attiré par la culture chinoise.

Le premier, Les têtards cherchent leur maman, nous a beaucoup plus. J’ai beaucoup aimé les illustrations rappelant la peinture traditionnelle, terrain de prédilection de Chen Qiucao. Quant à l’histoire sous forme de recherche avec à chaque étape une nouvelle rencontre et une nouvelle piste pour trouver la maman fonctionne très bien, surtout pour les plus petit qui adorent la répétition.

La répétition est encore plus présente dans Deux braves souris où les petites souris surenchérisses à coup « la plus brave des braves des braves… » en inventant des situations bien peu crédibles pour montrer leur grand courage. Très classique dans sa forme cette petite histoire fonctionne très bien, avec une jolie petite chute (attendue pour les grand mais rigolote). Le dessin est très agréable avec une petite touche de nostalgie qui me rappelle les livres de mon enfance tout en ayant un style bien à lui.

Quant au dernier album il n’a pas trouvé grâce aux yeux de Mimiko. Le format une page un comptine de quelques lignes ne lui convenait pas. Elle se demandait où était l’histoire. Il y en a pas lui ai-je répondu et elle m’a planté là avec le livre dans la main. Celui-ci s’adresse à un public bien plus jeune, ou alors est-ce moi qui n’ai pas su rendre la musicalité des comptine pour l’intéresser assez ? C’est fort possible. J’ai en effet eu beaucoup de mal à les lire à haute voie, ne comprenant pas toujours moi même la musicalité de la phrase à première vue. Comme Mimiko j’ai moins accroché sur cet album qui n’offre pas de continuité d’une page à l’autre. En revanche j’ai trouvé les illustrations adorables, et sans le lire, je le trouve très beau à regarder.

Finalement un très joli recueil qui s’adresse à des enfants jeune mais pas trop, puisque les pages ne sont pas cartonnée et qu’elle devront être manipulé avec douceur. De belle illustrations aux styles variés et des histoires classiques qui fonctionnent bien. Si j’ai un reproche à faire à ces 3 albums c’est le choix de la typographie. J’aurais aimé quelques chose de plus typé dans le style des titres.

Merci aux éditions Fei pour cette découverte

Le secret de la cascade, Minorités, jeunesse, les éditions fei, bande dessinée chinoiseTitre : Ma petite bibliothèque chinoise
Auteur : Lu Bing
Illustrateur : Chen Qiucao, Tian Yuan, Zhu Yanling
sorti le : 14/10/2016
Prix public : 15€
Pagination : 3 volumes de 32 pages, couleurs
Format : 137 x 140 mm cartonné
ISBN : 978-2-235966-254-2

sur le site de l’éditeur

Les 3 albums sont aussi vendu séparément


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Un fil rouge pour le Père Noël

L’album de Noël que je vais vous présenter pour le challenge Christmas Time nous vient de la Réunion.

Un fil rouge pour le Père Noël, paru aux éditions océan jeunesse, écrit par Joëlle Ecormier et illustré par Floàfleurs, nous raconte un Noël sous les tropiques.

Les parents d’Edouard ont décidé d’aller vivre dans une île, loin, à l’envers du monde, dans l’autre hémisphère, de l’autre côté de la Terre, là où il n’y a pas d’hiver.

C’est ainsi que commence cette aventure qui amènera Edouard à découvrir et apprivoiser un Noël loin des cliché qu’on s’en fait. Pour le petit Edouard Noël c’est la neige, le froid, les sapins… Il a peur que là-bas, de l’autre côté de la terre, il n’y ai pas de Noël et que le père Noël ne trouve pas le chemin jusqu’à sa nouvelle maison.

Ce sera un Noël rouge, tu verra, lui dit-on.

C’est ainsi que le petit Edouard par à la recherche de tout ce qui est rouge sur l’île pour créer un fil rouge qui aidera le Père Noël à retrouver sa maison. C’est parti pour la découverte : flamboyant, cardinal(un petit oiseau rouge), volcan, piment, litchi, langoustes et pétard viennent compléter cette guirlande rouge. Cela suffira-t-il a faire venir le Père Noël ?

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Un joli album en noir, blanc et rouge qui nous fait voyager pour un Noël sans neige. L’histoire et rigolote et les dessin sont mignon, ça marche très bien. Un joli voyage qui l’espace de quelques pages nous fait découvrir l’île de la Réunion. A la fin de l’album une petite explication replace les éléments découverts par Edouard dans la tradition de Noël de l’île.

à lire aussi l’avis de Blandine


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lecture 18 sur 20


Le coin de curieux :

J’avais envie de savoir à quoi rassemble un cardinal en vrai, le voici :

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Pour voir plus de photo je vous invite à aller voir cet article de Yabalex

Mais revenons à notre livre, j’ai découvert cette émission sur France inter où Joëlle Ecormier y est interviewé avec un autre romancier de la Réunion.

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DanMachi La légende des Familias -tome 1

Je reviens avec un nouveau light-novel, premier de la nouvelle collection LN des éditions Ofelbes. J’étais curieuse de découvrir la nouvelle collection au format plus petit et au tome simple (contrairement au titres des éditions Ofelbes que nous avons déjà présenté qui sont en tome double : SAO, Log Horizon, Spice and Wolf).

Je vais être honnète avec vous, je n’ai pas vraiment accroché avec DanMachi. Non pas qu’il soit mal écrit, il est plutôt pas mal dans son genre. Mais c’est justement avec le genre que j’ai eu du mal. Je ne me suis pas sentie concernée par l’univers proposé

résumé de l’éditeur : 

Bienvenue à Orario, la Cité-Labyrinthe où cohabitent dieux et humains. Sous cette ville, les aventuriers, bénis des dieux, partent en quête de gloire et de fortune dans le Donjon ; un dédale mystérieux infesté de monstres.

C’est là que nous rencontrons Bell Cranel, un jeune provincial de 14 ans, qui malgré son manque d’expérience part à la conquête du Donjon sous la protection d’Hestia, une déesse impopulaire. Le hasard faisant mal les choses, il tombe sur un terrible Minotaure. Il est alors sauvé par Aiz Wallenstein, une belle épéiste, dont il tombe immédiatement amoureux. Galvanisé par ce nouveau sentiment, il repart à l’assaut du mystérieux labyrinthe.

Était-ce une erreur de vouloir suivre les pas de cette fille ? Le chemin qui mènera notre jeune héros vers son âme sœur risque en tout cas d’être semé d’embûches…

Faut dire que le pitch de départ de DanMachi me laissait prévoir notre probable incompatibilité de caractère… mais je misais sur l’humour. Or ça n’a pas fait mouche, je pense que le côté humoristique s’adresse à ceux qui adhèrent déjà au concept du harem. Comprendre un héros un peu loser qui se retrouve entouré de femmes plus belles les unes que les autres et qui pour des raisons inexplicables craquent toutes pour lui. Un grand classique du shonen (on retrouve l’inverse dans le shôjo), dont on a ici la version roman. Que ce soit côté shonen (un jeune homme et son harem de jolies prétendantes) ou sa version shôjo (une fille et son troupeau de beaux gosses) le concept du harem à toujours eu tendance à m’agacer. Je m’attendais à de la dérision avec ce titre dont le côté humoristique est mis en avant mais j’ai trouvé ça très premier degré.

Du coup j’ai pas profité de cette lecture qui par ailleurs ne partage pas les défauts du titre précédemment cité. On reprochait beaucoup à Log Horizon des longueurs et trop d’explications. Fujino Omori, l’auteur de DanMachi, a une écriture beaucoup plus fluide, les explications y sont distillées tout au long du récit. La lecture est donc plus rapide, plus plaisante aussi. Il y a du rythme, ça ne retombe pas. Son écriture et très cinématographique, si j’ose dire, en lisant on visualise parfaitement la scène et les personnages sans qu’il y ai de longues description, il arrive en quelques mots à planter son décor et a le rendre réel.

Je trouve ça mieux écrit (ou mieux traduit) que LH mais je ne me reconnais pas dans le public ciblé. Je me suis sentie beaucoup trop vieille tout au long de la lecture. Je ne suis pas entrée dans le délire. J’ai pas réussi à accrocher malgré un rythme bien maîtrisé. J’ai cependant apprécié la narration dont le point de vue change d’un chapitre à l’autre. Si celui du héros, qui parle à la première personne, prédomine on a aussi le point de vue de sa déesse, d’autres personnages secondaire voir même d’un narrateur omniscient. Cela donne un bonne dynamique à l’ensemble.

Si techniquement j’ai trouvé ça bien maîtrisé, c’est avec l’histoire et les personnages eux même que j’ai eu du mal. Comme je disais, je n’ai pas adhéré au concept, je ne suis pas entrée dans l’univers, il y avait donc une trop grande distance entre moi et le héros pour que j’éprouve une quelconque empathie pour ses aventures. C’est sans doute un peu trop premier degré à mon goût.

SAO et Log Horizon proposent également des personnages très caricaturés mais l’univers et construit de façon a proposer une première lecture “action” et une deuxième “réflexion”. Par ailleurs ces deux univers en relation avec le monde du jeu vidéo (et plus précisément MMO fantasy avec combat épiques contre créatures magiques) fonctionne bien dans la mesure où les personnages viennent du même monde que nous mais sont projeté dans une autre réalité (virtuelle, parallèle ou que sais-je) du coup il est plus facile de s’identifier aux personnages et d’accepter que le monde décrit soit régit par des règles de jeu vidéo. Dans Dan Machi nous somme dans un autre univers n’ayant aucun lien avec le notre. Un univers où l’on croise des monstres et des aventuriers qui les combattent, jusque là pourquoi pas, pas difficile de s’y projeter avec un peu imagination. Là où moi j’ai décroché et que j’ai pas réussi à me laisser imprégner par l’ambiance c’est en découvrant que les aventuriers y sont soumis à un système d’évolution proche de celui des personnages d’un jeu vidéo (statut qui s’affiche et progresse au fur et à mesure des combat). Pour moi des vrais gens s’améliorent (ou pas) mais que vient faire là un statut avec point d’action, de défense etc. puisque ce n’est pas un jeu. Je suis resté très perplexe devant cet univers hybride.

C’est donc un étrange sentiment que m’a laissé ce premier tome de Dan Machi. D’un côté il y a une narration parfaitement maîtrisée qui sait varier les points de vue, alterner moments d’action et de pauses permettant de créer une plus grande intimité avec les personnages. De l’autre un univers hybride trop inspiré du jeu vidéo et à la fois trop éloigné de celui-ci, des personnages et une intrigue un peu trop puérile à mon goût.

Pour ma part j’en resterai là sur cette série, mais je vais passer ce premier tome à mon neveu de 12 ans qui, je pense, pourra y trouver un bon moment de détente. L’humour y étant plus adapté au jeune public qu’aux vieilles biques comme moi.

Quand à cette nouvelle collection que je découvre avec DanMachi, elle est pas mal, les tomes plus petits se glissent facilement dans un sac. Plus grand qu’un format poche, il a une jolie couverture coloré et beaucoup d’illustrations (couleurs au début et à la fin, noir et blanc à l’intérieur), les rabats de la jaquette font un excellent marque page. Bref une jolie édition.

Je ne vous ai rien dit sur les illustrations de Suzuhito Yasuda. C’est parce que elle sont à l’instar du contenu du livre : je ne suis de toute évidence pas la cible 😀

Avez-vous lu ce roman ? qu’en avez-vous pensé ?

Envie d’aller voir de plus près ? Rendez-vous sur le site de l’éditeur. Vous pouvez aussi lire un extrait ICI

Le tome 2 est disponible depuis le 15 septembre

Danmachi

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à dada en bibliothèque

Pour les vacances d’été notre bibliothèque municipale a eu une super idée : un paquet surprise sur un thème, on ne sais pas ce qu’on va découvrir dedans. Mimiko a choisi un paquet destiné au 5-8 ans sur le thème « dada ». Voici ce qu’elle y a découvert :

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Je ne commenterai pas le dvd au quel je n’ai jeté qu’un œil distrait. Les vieilles séries de ce genre c’est pas mon truc. Mimiko en revanche a bien accroché.

Nous avons lu les 3 albums ensemble

Le cheval blanc de Suho

Le cheval blanc de Suho

un conte populaire mongol raconté par Yûzo Ôtsuka, illustré par Suekichi Akaba, paru dans la collection Aux couleurs du temps (BnF/Centre national de la littérature pour la jeunesse)

Les dessins sont très stylisés et pas trop a mon goût mais nous avons pris beaucoup de plaisir à le lire ensemble. Mimiko a beaucoup aimé cette histoire même si elle est assez triste.

Suho, un jeune mongol qui aimait chanter, rencontre un jour un poulain blanc. Ils grandissent ensemble dans la steppe jusqu’au jour où Soho participe avec son cheval blanc à une course. Le seigneur, jaloux de la beauté de son cheval, s’en empare par la force. Mais le beau cheval veut retrouver Suho, il arrive a s’enfuir mais une fois arrivé il meurt épuisé. Sohu récupère alors sa peau,  ses os et son crin pour créer un morin-tehour, une viole à tête de cheval. Grâce à cet instrument le cheval sera pour toujours auprès de son maître.

Un joli conte. Qui donne envie d’écouter un morceau de musique autour d’un feu de camps.

Dada

Dada

De Germano Zullo et Albertine, éditions La Joie de lire

Un album très drôle qui nous aura bien fait rire 🙂

Roger Canasson et Dada sont des champions de saut d’obstacles. Ils sont presque invincibles, car ils forment une paire parfaite. On pourrait croire qu’ils ne constituent qu’une seule et même personne.

Mais un jour plus rien ne va. Roger cherche a savoir pourquoi Dada n’arrive plus à sauter. Et c’est bien drôle. Un album léger qui fait rire ou sourire, parfait pour s’endormir de bonne humeur (et en plus ça ce lit très vite, parfait pour les soir pressé).

Pégase et Bellérophon

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de Christine Palluy et Elodie Nouhen, aux édition Milan jeunesse.

Personnellement je ne suis pas séduite par les illustrations d’Elodie Nouhen, mais j’ai bien aimé cet album et je ne connaissez pas cette légende grecque. Mimiko était déçue parce que l’histoire se termine mal. Mais ce n’est pas comme si le héros ne l’avait pas cherché !


Une très jolie initiative de la bibliothèque qui nous a fait découvrir de joli livres, très différents les uns des autres.


11 et 12 et 13/20
11 et 12 et 13/20
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Log Horizon ~ Le couronnement du roi Gobelin

J’ai déjà parlé de Log Horizon à plusieurs reprises : pour vous présenter le premier tome et pour faire une comparaison avec un autre roman de l’éditeur, SAO. Aujourd’hui je reviens sur ce light-novel (type de roman jeunesse japonais, lire cet article pour en savoir plus sur le genre) de Mamare Touno publié par Ofelbe, jeune maison d’édition spécialisée dans le genre.

Dans le premier tome on faisait la connaissance de Shiroe, jeune homme autour duquel évoluaient d’autres personnages. Shiroe et ses compagnons de jeu se voient projetés physiquement dans l’univers de leur jeu vidéo qui, tout en respectant les règles du MMO, prend une toute autre dimension en devenant une nouvelle réalité à la quelle nos héros doivent se frotter en chair et en os. La première partie prenait le temps de bien expliquer le contexte avant de se lancer, avec la deuxième partie, dans une drôle d’aventure où l’on joue plus avec la stratégie et la manipulation des masses qu’avec des épées et de la magie. Quête dont le but était d’établir un nouvel ordre parmi les joueurs. Avant de pouvoir sortir du jeu, faut-il encore pouvoir y survivre.

Les aventures qui se déroulent dans ce deuxième tome commencent quelques mois après la fin du précédent livre. La vie des aventuriers s’organise dans la ville Akiba. Les joueurs vivent dans une certaines tranquillité, plus inquiet de l’organisation de leur quotidien que des quêtes épiques que le jeu proposait avant  la Catastrophe, nom que les joueurs donnent au jour où ils se retrouvent coincés à Elder Tale. C’est dans ce contexte qu’un groupe de jeunes joueurs inexpérimentés part en camp d’entrainement au bord de la mer, sous la tutelle de Marielle, chef de la guilde de l’Union du Croissant de Lune ; tandis que Shiroe, Crusty et Michitaka accompagnés de quelques autres camarades partent représenter les joueurs auprès des nobles continentaux (PNJ = personnages non joueurs).

On se prépare à d’intenses négociations économico-politiques quand des armées de gobelins viennent troubler l’apparente tranquillité de ces derniers mois. Les aventuriers vont devoir renouer avec leur rôle dans le jeu et partir pour d’épiques combats.

couverture du tome 4 japonais

Cela fait plus de 6 mois que j’ai lu le premier tome. J’avais encore les grandes lignes du récit et de l’univers en tête, mais j’avoue que pendant les 100 premières pages de ce deuxième tome je n’ai pas pu m’empêcher de sourire sarcastiquement à chaque fois qu’un personnage était décrit, tant on est dans la caricature et le cliché du personnage type anime/manga. Ce style de personnages très caricaturaux, autant dans leur aspect physique que dans leur caractère et attitudes souvent exagérées, ne me dérangent pas trop dans un anime, cela fait partie du jeu. En revanche mes habitudes de lecture font que j’ai tendance à espérer plus de subtilité d’un roman. Or ici point de subtilité ! On y va avec des gros sabots : des filles à gros seins, des beaux ténébreux à lunettes et j’en passe. Aucun personnage ne fait preuve d’un tant soit peu de subtilité et de réalisme. Au début c’est un peu déstabilisant et j’estime que le lecteur non initié se doit d’être averti au risque de tomber dans la déception en découvrant ce style. On lit Log Horizon comme on lirait un shonen (manga pour ado) sans images. Finalement une fois qu’on est habitué à l’ambiance, ce n’est plus dérangeant. ça me fait sourire mais ça va avec l’ambiance générale et dans ma tête les dessins de Kazuhiro Hara (jolis mais extrêmement classiques dans le genre) s’animent aux mots de Mamare et je regarde ce livre plus que je ne le lit. Je le regarde oui, parce que je me prends au jeu et je vois devant moi défiler ces personnages de dessin animé qui agissent comme un dessin animé et non comme de vrais personnes.

J’ai déjà longuement parlé de cet aspect de Log Horizon dans mon précédent article. Ici on garde le même ton, le même style. Pas de surprise de ce côté là.

Mon cœur d’enfant s’est pourtant réjouit à cette lecture qui l’espace de quelques heures nous amène loin de notre quotidien et de nos soucis bien terrestres pour nous faire vivre dans un monde de dessin animé japonais à la sauce héroic-fantasy.

Il y a de l’action et un bon rythme dans ce deuxième volume. L’intrigue se déroule sur 2 fronts qu’on suit simultanément passant de l’un à l’autre, d’un chapitre à l’autre. On ne s’ennui jamais. Les personnages font sourire dans leur forme mais n’en sont pas moins attachant. On trépigne en se demandant quand Minori va enfin casser sa coquille de timidité et tirer son groupe d’une impasse, on s’amuse de voir Crusty jouer avec la belle et nonchalante  Leynessia, on se demande ce que nous mijote Shiroe… On passe un bon moment, on se détend, pas de prise de tête et ça fait du bien.

J’ai trouvé ce deuxième tome beaucoup plus rythmé que le précèdent, j’ai d’ailleurs mis beaucoup moins de temps à le lire.

Si la série de Mamare n’est pas remarquable pour le son style littéraire (soyons honnêtes il y a quelques tournures de phrase qui font grincer des dents) il sait néanmoins nous amuser et garder la tension nécessaire tout au long du récit pour qu’on ai envie de continuer ce gros volume qui se termine même un peu trop vite.

Shiroe passe ici un peu au second plan. Il en est de même pour les autres personnages qui jouaient sur le haut de la scène dans le premier volume. Ils sont toujours présent mais se sont de nouveaux personnages et d’autres à peine rencontrés dans le précédent tome qui leur volent la vedette. Ce qui rends ce deuxième tome d’autant plus réussi : en découvrant de nouveaux personnages on évite la lassitude mais en même temps il y a une petite pointe de frustration à ne pas avoir plus profité de ceux que l’on connaissait déjà. Cela ne peut que donner envie de lire la suite.

Bref ce deuxième tome renforce ma sympathie pour cette série. J’ai passé un agréable moment à Elder Tale et attends avec impatience d’y faire un nouveau voyage.

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Log Horizon sur le site de l’éditeur

Extrait du tome 2

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