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Log Horizon ~ Le couronnement du roi Gobelin

J’ai déjà parlé de Log Horizon à plusieurs reprises : pour vous présenter le premier tome et pour faire une comparaison avec un autre roman de l’éditeur, SAO. Aujourd’hui je reviens sur ce light-novel (type de roman jeunesse japonais, lire cet article pour en savoir plus sur le genre) de Mamare Touno publié par Ofelbe, jeune maison d’édition spécialisée dans le genre.

Dans le premier tome on faisait la connaissance de Shiroe, jeune homme autour duquel évoluaient d’autres personnages. Shiroe et ses compagnons de jeu se voient projetés physiquement dans l’univers de leur jeu vidéo qui, tout en respectant les règles du MMO, prend une toute autre dimension en devenant une nouvelle réalité à la quelle nos héros doivent se frotter en chair et en os. La première partie prenait le temps de bien expliquer le contexte avant de se lancer, avec la deuxième partie, dans une drôle d’aventure où l’on joue plus avec la stratégie et la manipulation des masses qu’avec des épées et de la magie. Quête dont le but était d’établir un nouvel ordre parmi les joueurs. Avant de pouvoir sortir du jeu, faut-il encore pouvoir y survivre.

Les aventures qui se déroulent dans ce deuxième tome commencent quelques mois après la fin du précédent livre. La vie des aventuriers s’organise dans la ville Akiba. Les joueurs vivent dans une certaines tranquillité, plus inquiet de l’organisation de leur quotidien que des quêtes épiques que le jeu proposait avant  la Catastrophe, nom que les joueurs donnent au jour où ils se retrouvent coincés à Elder Tale. C’est dans ce contexte qu’un groupe de jeunes joueurs inexpérimentés part en camp d’entrainement au bord de la mer, sous la tutelle de Marielle, chef de la guilde de l’Union du Croissant de Lune ; tandis que Shiroe, Crusty et Michitaka accompagnés de quelques autres camarades partent représenter les joueurs auprès des nobles continentaux (PNJ = personnages non joueurs).

On se prépare à d’intenses négociations économico-politiques quand des armées de gobelins viennent troubler l’apparente tranquillité de ces derniers mois. Les aventuriers vont devoir renouer avec leur rôle dans le jeu et partir pour d’épiques combats.

couverture du tome 4 japonais

Cela fait plus de 6 mois que j’ai lu le premier tome. J’avais encore les grandes lignes du récit et de l’univers en tête, mais j’avoue que pendant les 100 premières pages de ce deuxième tome je n’ai pas pu m’empêcher de sourire sarcastiquement à chaque fois qu’un personnage était décrit, tant on est dans la caricature et le cliché du personnage type anime/manga. Ce style de personnages très caricaturaux, autant dans leur aspect physique que dans leur caractère et attitudes souvent exagérées, ne me dérangent pas trop dans un anime, cela fait partie du jeu. En revanche mes habitudes de lecture font que j’ai tendance à espérer plus de subtilité d’un roman. Or ici point de subtilité ! On y va avec des gros sabots : des filles à gros seins, des beaux ténébreux à lunettes et j’en passe. Aucun personnage ne fait preuve d’un tant soit peu de subtilité et de réalisme. Au début c’est un peu déstabilisant et j’estime que le lecteur non initié se doit d’être averti au risque de tomber dans la déception en découvrant ce style. On lit Log Horizon comme on lirait un shonen (manga pour ado) sans images. Finalement une fois qu’on est habitué à l’ambiance, ce n’est plus dérangeant. ça me fait sourire mais ça va avec l’ambiance générale et dans ma tête les dessins de Kazuhiro Hara (jolis mais extrêmement classiques dans le genre) s’animent aux mots de Mamare et je regarde ce livre plus que je ne le lit. Je le regarde oui, parce que je me prends au jeu et je vois devant moi défiler ces personnages de dessin animé qui agissent comme un dessin animé et non comme de vrais personnes.

J’ai déjà longuement parlé de cet aspect de Log Horizon dans mon précédent article. Ici on garde le même ton, le même style. Pas de surprise de ce côté là.

Mon cœur d’enfant s’est pourtant réjouit à cette lecture qui l’espace de quelques heures nous amène loin de notre quotidien et de nos soucis bien terrestres pour nous faire vivre dans un monde de dessin animé japonais à la sauce héroic-fantasy.

Il y a de l’action et un bon rythme dans ce deuxième volume. L’intrigue se déroule sur 2 fronts qu’on suit simultanément passant de l’un à l’autre, d’un chapitre à l’autre. On ne s’ennui jamais. Les personnages font sourire dans leur forme mais n’en sont pas moins attachant. On trépigne en se demandant quand Minori va enfin casser sa coquille de timidité et tirer son groupe d’une impasse, on s’amuse de voir Crusty jouer avec la belle et nonchalante  Leynessia, on se demande ce que nous mijote Shiroe… On passe un bon moment, on se détend, pas de prise de tête et ça fait du bien.

J’ai trouvé ce deuxième tome beaucoup plus rythmé que le précèdent, j’ai d’ailleurs mis beaucoup moins de temps à le lire.

Si la série de Mamare n’est pas remarquable pour le son style littéraire (soyons honnêtes il y a quelques tournures de phrase qui font grincer des dents) il sait néanmoins nous amuser et garder la tension nécessaire tout au long du récit pour qu’on ai envie de continuer ce gros volume qui se termine même un peu trop vite.

Shiroe passe ici un peu au second plan. Il en est de même pour les autres personnages qui jouaient sur le haut de la scène dans le premier volume. Ils sont toujours présent mais se sont de nouveaux personnages et d’autres à peine rencontrés dans le précédent tome qui leur volent la vedette. Ce qui rends ce deuxième tome d’autant plus réussi : en découvrant de nouveaux personnages on évite la lassitude mais en même temps il y a une petite pointe de frustration à ne pas avoir plus profité de ceux que l’on connaissait déjà. Cela ne peut que donner envie de lire la suite.

Bref ce deuxième tome renforce ma sympathie pour cette série. J’ai passé un agréable moment à Elder Tale et attends avec impatience d’y faire un nouveau voyage.

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Log Horizon sur le site de l’éditeur

Extrait du tome 2

Le singe de Cali et Foli

Aujourd’hui je vais brièvement vous présenter un album jeunesse que je trouve très beau : Le singe de Davide Cali et Gianluca Folí (adapté de l’italien par Alain Serres), paru aux éditions Rue du Monde (2013).

Son très grand format (haut de plus de 35 cm) permet de pleinement profiter des magnifiques illustrations de Gianluca Folí, même si je trouve ça moins pratique à manier par les petites mains.

Bruno vit dans un zoo avec sa famille de singes. Quand ils voit les visiteurs du zoo, il aimerait bien être comme eux, porter des vêtements, avoir des chaussures, conduire des voitures… A force des les observer Bruno commence à comprendre les humains. Puis il se met à faire de la musique et les gens le remarquent. Son rêve va devenir réalité. Il va pouvoir quitter sa cage, s’habiller et devenir un musicien. Mais jamais il ne pourra devenir un homme. Pour les humains il sera toujours un singe. Mais en rendant visite à ses parents il se rend compte que s’il n’est pas devenu un homme il n’est plus un singe non plus. Bruno se sent seul, terriblement seul jusqu’au jour où il rencontre Elise, une fille singe qui comme lui à quitté sa famille singe pour devenir musicienne. Ensemble ils seront heureux, ils seront eux-mêmes.

C’est une jolie histoire sur la différence et l’acceptation de soi. Mais ce qui m’a le plus marqué dans cet album ses sont les illustrations très douces et poétiques, vraiment très belles.

Je découvre avec cet album cet illustrateur et son style me touche beaucoup. Pour en savoir un peut plus sur Folí voici une petite vidéo :

Gianluca Folì : A little short documentary from Gianluca Folì on Vimeo.


10/20
10/20
littérature jeunesse
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coup de cœur 2016
coup de cœur 2016

Blood the last vampire ~ la nuit des prédateurs

Préambule :

Une fois n’est pas coutume, je vais me permettre un petit préambule avant de me lancer dans le vif du sujet. Un petit coup de gueule suite à une récente mésaventure.

Aujourd’hui je vais récidiver et parler light-novel. Mais attention, je vous préviens : cet article ne s’adresse en aucun cas aux fans hystériques du genre. Pour eux il existe tout un tas de sites très bien fait où ils trouveront ce qu’ils cherchent. Non, moi je suis pas une fan et encore moins une lectrice hystérique. J’aime lire un peu de tout et ma curiosité incurable fait que je me suis intéressé au phénomène du light-novel. Loin de me prétendre une exporte en la matière, je lis ça avec mon bagage culturel et ma façon de voir les choses. J’aime en discuter et j’accepte de bon cœur qu’on ne soit pas d’accord avec moi. Si j’écris dans un blog c’est avant tout que j’aime écrire (même si je n’écris pas très bien) et aussi pour le plaisir d’échanger autour de lecture communes. Mais où est-ce que je veux en venir avec ce préambule ? Je veux juste dire que si vous trouvez mon blog à chier et ma façon de parler du light-novel inadapté, ben vous n’avez qu’à pas lire mes articles, le monde de la blogosphère est assez vaste pour qu’il y est un espace pour chacun. De plus je demanderais aux plus hystériques des fans de s’abstenir de m’insulter à travers les filtres de la toile. Ce n’est pas parce que nous sommes chacun dernière un ordinateur que les mots en sont moins vexant.

Pourquoi je dit tout ça ? Tout simplement parce que mon dernier article sur le light-novel m’a valu quelques remarques désobligeante, voir instantes (sur facebook bien sûr, ces charmantes personnes n’ayant pas pris la peine de m’exposer leur point de vu directement) alors que j’ai juste écris sur 2 bouquins que j’ai lu et que j’ai donné mon humble avis sur la question. Mon avis n’est pas plus stupide qu’un autre, c’est le mien, c’est tout. Que vous le partagiez ou pas, je vous invite à laisser de gentils commentaires expliquant votre point de vue.

Voilà c’est dit, il fallait que ça sorte ! Pour ceux qui sont encore là, bonne lecture 😉

Un light-novel et des vampires :

Il y a fort longtemps j’avais regardé un anime pas mal du tout : Blood + où une jeune lycéenne nommée Saya se bat contre des créatures vampiriques. Je ne pourrais pas vous en dire d’avantage sur cette série, je ne me souviens pas de grand chose si ce n’est que j’avais bien aimé. Quand je suis tombée sur le roman Blood the last vampire de Mamoru Oshii j’ai cru, à tort, qu’il s’agissait du light-novel à l’origine de la série. J’ai été bien surprise de ne retrouver que Saya, la jeune lycéenne au sabre, de ce que je gardait en mémoire de l’anime. J’ai donc fait quelques recherches et l’historique de la saga Blood the last vampire est bien différent de ce que je croyais.

A l’origine (si j’ai bien compris) de la saga il y a un film : Blood : The Last Vampire, réalisé par Hiroyuki Kitakubo (studios Production I.G.) en 2000.

Le concept aurait ensuite été décliné en light-novel (3 romans écrits par 3 auteurs différents dont La Nuit des prédateurs écrit en 2000 par Mamoru Oshii et publié en France par Panini Books), un manga dessiné par Tamaoki Benkyo (disponible en français chez Panini manga), plusieurs séries TV dont Blood +, mais aussi Blood-C, OVA, film live et même jeux vidéo. Bref, le concept de Blood The Last Vempire a été cuisiné à toutes les sauces !

Moi ce dont je vais parler aujourd’hui c’est du light-novel de Mamoru Oshii, auteurs aux multiples casquettes : écrivain, scénariste, réalisateur, producteur…

La nuit des Prédateurs

Nous somme en avril 1969 et le Japon est secoué par les manifestations étudiantes. Rei un jeune lycéen engagé dans les mouvements de protestation se retrouve par un fâcheux hasard témoins d’une véritable scène d’horreur. Alors qu’il tente de fuir les forces de l’ordre qui répriment la manifestation à laquelle il a assisté, le jeune Rei se retrouve dans une ruelle sombre devant une jeune lycéenne armée d’un sabre et d’un regard de prédateur. derrière elle une mare de sang et un cadavre que l’on emballe. Assommé puis incarcéré comme témoin douteux avant d’être relâché et assigné à résidence par ses parents, Rei a du mal a oublier ce qu’il a vu, à croire ce qu’il a vu. Il tente en vain d’oublier quand un homme prétendant être un inspecteur de police menant secrètement une enquête sur la disparition récente de plusieurs lycéens appartenant tous au même groupuscule d’activistes se pointe chez lui. Habile manipulateur, l’inspecteur Gotoba, arrive à convaincre Rei et ses camarades activistes de collaborer avec lui pour enquêter sur ces disparitions et morts suspectes qui menaceraient un de leur camarades et qui impliqueraient une nouvelle étudiante de leur lycée répondant au nom de Saya qui n’est autre que la fille aperçue cette nuit là par Rei. Mais Rei n’a pas tout dit sur ce qu’il a vu. Qui est vraiment cette fille ? Quelle menace pèse sur leur camarade ? Quel est le mobile ? Voilà des questions auxquelles tentes de répondre les étudiant au tours de plusieurs bières plus en palabrant qu’en agissant.

illustration de couverture Katsuya Terada

Bon, quand on lit un roman sur les vampires, on s’attends à du sang, de l’action, voir du sexe. Bref e la chaire et de la passion ! On veut vibrer et avoir peur. On veux… STOP ! On arrête tout ! Pas de vampire super sexy si ce n’est un jeune femme au charme inquiétant qu’on entre-aperçoit à peine. Pas tellement de sang non plus et pour l’action… d’abord une bonne bière.

Et oui, si vous aimez que ça bouge, que ça saute et sa découpe de tout les côté. Si vous rêvé d’héros beaux et ténébreux, d’héroïnes sexy ou de je ne sais quel autre cliché que l’on peut associer aux vampires, ce roman n’est pas pour vous !

Comme quoi c’est pas parce qu’on écris du light-novel qu’on fait forcement dans le cliché et le fan service. Ici le héro est attachant mais pas particulièrement charismatique. Rei est un lycéen ordinaire avec des idées révolutionnaires, mais plutôt pacifiste. Il n’est ni particulièrement brillant, ni particulièrement beau, pas spécialement fort. Bref c’est un lycéen tout ce qu’il y a de plus normal. Et c’est justement ce qui le rend attachant. Il a conscience de ce qu’il est, mais il n’a de cesse de se battre contre lui-même pour tenter d’avoir un comportement à la hauteur de ses idées. Il fait preuve de beaucoup de courage même si cela ne sert pas à grand chose. Ces camarades sont comme lui, des lycéens lambda embarqués dans une drôle d’histoire. Quand à la belle et ténébreuse Saya, je l’ai dit, on la voit à peine et on ne l’entends jamais. Les scènes d’horreurs sont rares et brèves. Ce n’est pas pour elle qu’il faut lire ce roman au risque de s’ennuyer grave.

Mais alors s’il n’y a pas d’action, il y a quoi dans ce roman ? C’est quand même une histoire de vampires non ? Oui, il y a bien des vampires, enfin des créatures vampiriques qui s’apparentes à l’être humain et appartiennent à la famille des primates mais qui n’ont rien à voir avec la version romantique du vampire façon Dracula. Ici les « vampires » n’ont jamais été humain, il s’agit de deux espèces différentes qui cohabitent depuis la nuit des temps et tout ça on nous l’explique à grand coup de théories évolutionnistes. Et oui on nous cite Darwin mais aussi tout un tas d’autres naturalistes et philosophes, certains très connu d’autres… jamais entendu parler avant. Faut dire que je suis pas vraiment calé en la matière. Toutes ces longues discussions sur l’origine de l’homme (et par la même du vampire) mais aussi sur le carnivorisme de l’homme ou sa peur de la mort occupent bien 70% du livre. Faut lire ce bouquin comme on assisterais à une soirée philo ou la réalité et le fantastique seraient mêlé.

J’ai beaucoup aimé le début du livre qui décrit les mouvement étudiants du Japon de la fin des années 60. Un Japon que finalement j’ai vu assez peu que ce soit dans les manga ou dans les rares romans japonais que j’ai lu jusqu’à présent. Cette première partie est assez dynamique. On suit Rei dans la manif puis dans son face à face avec Saya et là on se dit que l’aventure va démarrer. Mais c’est bien le contraire qui se passe. Avec l’arrivé de Gotoba et le début de l’enquête dans laquelle il entraîne une bande de lycéens, on commence avec les discussions interminables. D’abord celle qui oppose Gotoba aux groupe e lycéens dans un resto autour d’une bière (enfin plusieurs bières). Au lieux de simplement énoncer les fait et déterminer une stratégie à adopter, le groupe se lance dans un débat sur le carnivorisme de l’humain et de ses conséquences morales, sur la mort et la peur qu’elle a toujours inspiré à l’homme, le tout en s’empiffrant de viande pas chère.

Plus tard Gotoba et Rei se retrouvent dans une autre situation propice à la parlotte. Et là, les interminables discussions qui ont eu lieu au restaurant font office d’une légère mise en bouche. Installez-vous confortablement et prenez un peu de café si vous ne voulez pas décrocher. On revient sur l’évolution, l’origine de l’homme, la visions que les philosophes des divers époques ont eu de l’homme et de sa nature profonde. Les lumières, les romantiques… même l’église catholique y passe. ça papote et ça papote. On enchaîne cigarettes et verres de vins. Et pendant ce temps la les vampires vivent leur vie car il est même pas question de trouver une stratégie face à eux. Non, tout ce blabla c’est pour nous expliquer ce que sont réellement ces créatures (et peut-être nous faire réviser au passages les cours de philo).

En lisant ce roman j’ai beaucoup repensé aux critiques qui ont été faites aux light-novel récemment sorti chez Ofelbe : Spice & Wolf et Log Horizon. Moi-même j’ai trouvais qu’il y avait dans ces 2 romans de long intermèdes explicatifs, si je n’ai pas été trop génée par cette façon d’écrire, j’ai lu beaucoup de critiques négatives où justement on reprochait à ces deux romans d’expliquer trop au détriment de l’action. Dans la nuit des prédateurs on observe exactement le même processus, l’histoire semble plus servir de prétexte à l’envie de parler de certaines choses plutôt que d’être le but même du roman. Là ou La nuit des prédateur se sert de vampires pour nous faire réfléchir sur l’évolution de l’espèce humaine, Spice & Wolf profite d’un décor médiévale-fantastique pour nous parler commerce et Log Horizon utilise le jeux vidéo pour parler de sociologie. Les trois romans n’ont pas le même style ni la même profondeur dans leur argumentation (je ne sais pas si c’est le terme « profondeur » est le plus approprié) mais ils ont ce point commun. Et je me demande si ce n’est pas une caractéristique récurrente de ce genre de roman. Bien sûr toute histoire de science-fiction a pour but plus ou moins caché de critiquer la société, mais disons que dans le style américain il y a beaucoup d’action et qu’il faut lire la critique entre les lignes (certains n’y verrons que du feu et se contenteront du premier niveau de lecture) alors que dans La nuit des prédateurs et Spice & Wolf (moins dans Log Horizon) on nous explique plus qu’on ne montre. Cette approche peut étonner certains lecteurs habitués à moins de blabla et plus d’action. Nombreux sont ceux qui ont trouvé Spice & Wolf assez ennuyeux à cause de ses longues explications qui cassent le rythme du récit. Le roman de Mamoru Oshii est construit de la même façon et risque donc d’ennuyer un certains nombre de lecteurs. A la différences près que La nuit des prédateur est un one-shot de 252 pages seulement alors que Spice & Wolf est une longue série. Autre différences, Mamoru Oshii argument ses explications à grand coup de citations et semble maîtriser son sujet (je dis « semble » car moi je ne le maîtrise pas du tout et je ne peux donc pas en juger). Je ne veux pas dire par la que Isuna Hasekura, l’auteur de Spice & Wolf ne maîtrise pas le sien, mais il ne cite aucun économiste pour asseoir ses explications.

Ces longues pauses philosophiques donnent au roman un rythme assez particulier mais bien maîtrisé ce qui fait que même si parfois j’avais l’impression de décrocher, je ne me suis jamais ennuyée. J’ai été surprise car je m’attendais à autre chose, mais j’ai aimé le style de Mamoru Oshii.

Pour le coup j’ai trouvé que Isuna Hasekura maîtrise moins bien le rythme et que même si ces explications sont intéressant, je ressentais parfois un besoin d’accélérer le processus. Certains trouverons qu’il est incongru de comparer deux romans qui n’ont rien d’autre en commun que d’être des light-novel, mais j’ai trouve la similitude des procédés d’écriture était assez frappante. J’aurais tout aussi bien pu le comparer au Gardien de l’esprit sacré qui aussi incorpore à son récit de longs épisodes explicatifs. C’est quelques chose que je n’ai pas remarqué dans les romans jeunesse français ou américains que j’ai lu.

Avez-vous lu la Nuit des prédateurs ? Je serais curieuse de connaitre votre ressenti sur ce roman.

Les Raisins sauvages, un joli conte aux éditions Fei

A peine arrivé à la maison, le livre à trouvé preneur ! Nous nous somme installé avec Mimiko et avons savoure ce très bel album des éditions Fei avec beaucoup de plaisir.

Il n’aura pas échappé à l’œil averti de la petite Mimiko une couverture originale avec une texture rugueuse. ça change un peu des couvertures lisses et brillantes. J’aime beaucoup l’effet que ça fait. Le rendu mat et artisanal s’accordent parfaitement aux couleurs et à l’ambiance des magnifiques illustrations de Wu Jinglu.

Tout en douceur et en rondeur, aux couleurs bleutées et délicates, les illustrations de Wu Jinglu (dont la première version date de 1985, ici c’est le dessin repris par l’illustrateur lui-même en 2012) ont un côté très vintage qui donne à l’album un léger parfum de nostalgie qui touchera surtout les parents. Mimiko en a aussi pleinement apprécié la beauté simple et touchante. Pour vous elle a choisir cette page qu’elle a tout particulièrement aimé.

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Très joliment illustré ce conte, Les Raisins sauvages, a été écrit par Ge Cuilin en 1956, puis revu et corrigé pour la nouvelle édition de 2012 (édition qui est traduite en français par les éditions Fei).

C’est l’histoire d’une petite fille qui a la mort de ses parents voit sa méchante tante s’accaparer la ferme familiale. La petite fille devient alors la gardeuse d’oies. Mais la beauté des yeux de la petite fille attise la haine de la tante qui a mis au monde une petite fille aveugle. Folle de rage la tante brûle les yeux de la petite gardeuse d’oie qui part dans la montagne chercher le raisin sauvage capable de redonner la vue.

Là elle rencontre le dieu de la montagne qui attendri par son histoire lui offre de rester auprès de lui mais la petite fille, aussi bonne que courageuse, préfère rentrer chez elle et partager le raisin sauvage avec d’autres aveugles.

Une jolie histoire avec une morale simple mais juste, la générosité et l’altruisme de la petite fille seront récompensé de la plus belle des façon. Et là Mimiko a été surprise ! La tante qui était si méchante change grâce à la bonté de la petite gardeuse d’oie. « Mais d’habitude les méchant on les chasse ou ils meurent » me dit-elle, habituée aux contes traditionnels. C’est vrai que la méchante marâtre de blanche neige meure (dans d’atroces souffrances selon certaines version). Mais ici point de châtiment, ce que nous offre Ge Cuilin c’est une rédemption. Touché par la bonté de sa nièce, la tante se métamorphose. Et c’est un message peut-être un peu naïf mais en tout cas très positif que nous est transmis. Soyons bons, soyons généreux et peut-être le monde changera autour de nous.

Bref c’est un très jolis conte, simple et efficace, au texte assez court, magnifiquement illustré par un dessin classique et doux. Un album très charmant qui trouvera une place de choix dans notre étagère de contes et légendes.

en librairie depuis le 6 mai

album jeunesse à partir de 4 ans

lire un extrait sur le site de l’éditeur

Milles merci aux éditions Fei pour cette lecture.


9/20
9/20

Mon premier coup de cœur livresque : Animali nelle favole

Pour ce mois d’avril, le thème proposé pour le viaggio italien de Eimelle était la littérature jeunesse. J’ai pensé que c’était une bonne occasion de fouiller dans mes étagères à la recherche de mes livres d’enfant et je suis tombé sur Animali nelle Favole -Esopo, un livre que je n’ai pas arrêté de lire et relire dans ma jeunesse. Je l’adorais pour ses dessins très simples et mignons, pour son texte imprimé très gros (en tant que dyslexique j’avais beaucoup de mal à lire les livres ordinaires) mais aussi pour le contenu de ses histoires : les fables d’Esope. Sans doute mon premier coup de cœur livresque 🙂

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Mon édition (Giunti Marzocco) date de 1984, la première édition étant de 1976. Les dessins sont de Attilo Cassinelli et la traduction des fables de Tiziano Loschi. Le recueil regroupe 45 fables.

Même maintenant que je suis adulte, j’ai un faible pour les illustrations d’Attilo Cassinelli. Je les trouve très douces, mignonnes et pleines d’humour. Leur simplicité ne les rend pas moins expressives. J’aime leur côté minimaliste.

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La volpe scodata

Una volpe cadde in una tagliola e perse la coda. Aveva tanta vergogna che la vita le appariva insopportabile. Così pensò di indurre tutte le altre volpi a privarsi della coda : la propria deformità sarebbe stata dissimulata. Le convocò tutte, le invitò a tagliarsi la coda, facendo notare che questa appendice era non solo indecorosa, ma constituiva anche un peso superfluo. Una delle volpi, però, le rispose con prontezza : -Ehi, amica ! Certamente questa mutilazione è utile a te, altrimenti non ce la consiglieresti.

Questa favola ci avverte che alcuni danno consigli al prossimo, non per benevolezza, ma per il loro interesse personale

le site d’Attilio Cassinelli 

le site des éditions Giunti

J’ai fait quelques recherches pour voir si ce livre était toujours publié mais je n’ai rien trouvé du coup, s’il vous intéresse… tant pis pour vous 😛

littérature jeunesse
littérature jeunesse

Oneuli – un conte coréen

C’est à la bibliothèque que j’ai repéré ce magnifique album. Je l’avais sélectionné pour la semaine coréenne de la semaine dernière mais je n’ai eu le temps d’écrire mon billet. C’est en cherchant des albums coréens que je suis tombée sur ce titre, la couverture étant très jolie je l’ai emprunté.

Oneuli de Cho Ho-sang (texte) et Kim Dong-seong (illustrations) est un conte très classique mais pas moins beau pour autant. On y retrouve la structure de nombreux conte ou le personnage principal, un enfant, part en quête de quelque chose et fait de nombreuses rencontres tout au long du chemin, sa gentillesse attire les bonne grâces de ses interlocuteurs qui l’aident ainsi dans sa quête.

Ici Oneuli, une petite fille trouvée par des voyageurs qui lui donnerons ce nom, part à la recherche de ses parents biologiques qui vivent dans le « Woncheongang, un royaume situé très loin dans le ciel ». En chemin elle rencontre divers personnages qui doivent lui indiquer le chemin, tous lui confient des questions à poser lors qu’elle aura atteint le Woncheongang. Il y a le jeune homme qui ne peut rien faire d’autre que lire, un arbre, un serpent géant, une jeune femme qui ne peut rien faire d’autre que lire et une fée. Grace à leur aide elle atteint le Woncheongang où elle peut retrouver ses parents avant de retourner sur terre apporter les réponses à tous ceux qu’elle a croisé en chemin. Une fois cette tache accomplie, Oneuli peut accomplir son destin et devenir à son tour une fée.

J’ai trouvé ce conte magnifique. Sa structure traditionnelle m’a ramené en enfance, j’adorais ces contes à répétition. Et la morale y est simple et belle : aide les autres et ils t’aiderons.

Graphiquement l’album est magnifique. Le dessin est très doux et rappelle les peintures traditionnelles.

J’ai beaucoup aimé cet album qui nous est proposé dans la collection Chan Ok des éditions Flammarion (une très belle collection !)


7/20
7/20
album jeunesse
album jeunesse

trois albums jeunesse coréens sous le signe de l’humour

Aujourd’hui je vous propose 3 albums coréens tous plus drôles les uns que les autres

Le fils du tailleur de pierre

un album de Moon-hee Kwon (illustrations), Claire Lanaspre et Michèle Moreau (texte), aux éditions Didier Jeunesse

Petite histoire inspirée d’un chant traditionnel coréen, « joute verbale » entre le fils du tailleur de pierre et son amis.

-Quand tu seras grand, tu seras tailleur de pierre comme ton père ?

-Ah non, surtout pas tailleur de pierre ! Moi, quand je serai grand, je serai riche, très riche. Et j’irai à la chasse tous les jours !

-Si tu vas à la chasse, moi je serais le soleil pour te faire suer à grosses gouttes !

-Si tu es le soleil, moi je serai un nuage pour t’empêcher de briller !

C’est l’escalade et de fil en aiguille le fils de tailleur de pierre fini par vouloir devenir… tailleur de pierre.

Simple mais drôle. Le dessin est très stylisé et efficace. Comme nous dit Rachel dans son article : « un livre drôle et sage à la fois ».

-_-_-_-_-

Tigres à la queue leu leu

Avec les deux prochains albums on passe dans un humour un peu scato mais qui plait bien aux enfants.

Tigre à la queue leu leu, encore un livre de Moon-hee Kwoon, publié cette fois par Quiquandquoi, m’a interpellé par sa couverture avec un drôle de tigre vraiment pas majestueux.

Dans cette histoire un jeune garçon fainéant fait pousser un immense plan de sésame en ramassant toutes les crottes du village. Avec l’huile qu’il fabrique il enduit un petit chien qu’il utilisera comme appât pour chasser le titre. Le chien est si glissant qu’aussitôt avalé par un tigre il ressort par son derrière. Un tigre à près l’autre tente de manger le petit chien jusqu’à ce que tous les tigres de la montagne se retrouvent pris au piège enfilé à la queue leu leu dans la corde par laquelle est attaché le chien.

J’ai beaucoup aimé les illustrations, pleines d’humour.

Moi quand je m’énerve XD Tigres à la queue leu leu de Moon-hee Kwoon #albumjeunesse #littératurecoréenne

Une photo publiée par Bidib Ma Petite Médiathèque (@bidibmpm) le

J’ai appris que l’histoire a été adapté en court-métrage d’animation, disponible dans le dvd Neige et les arbres magiques, voici un aperçu :

-_-_-_-

Princesse Prout

J’ai découvert ce livre cette semaine sur Grenier à Livre, Choco nous le présentait dans le cadre de sa semaine coréenne. Son article m’a interpellé et voilà que, le hasard faisant bien les choses, je le retrouve à la bibliothèque 🙂

Princesse Prout de Shin Se-Jung aux éditions Chan-ok, raconte la drôle d’histoire d’une très belle princesse qui avait un vilain défaut, celui de péter souvent.

Si dans sa famille la princesse peut s’en donner à cœur joie, une fois marié, elle doit se retenir. Elle se retient tant et bien qu’elle fini par devenir de « couleur pâte de soja fermenté ». Quand enfin elle se lâche toute la maison de sa belle famille vole en éclat tant son pet est violent. Le beau-père décide de la renvoyer dans sa famille mais en chemin la princesse sait transformer ce défaut en un précieux avantage et le beau-père change d’avis. Tout est bien qui fini bien pour la jeune princesse que reçu le surnom de princesse Prout.

Les illustrations sont très belles et classiques, tout comme la structure du récit qui reprend la structure d’un conte traditionnel, ce qui crée un décalage amusant avec cette histoire de pet. Moi je l’ai trouvé marrant, ma fille n’a pas été convaincue.


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albums jeunesse
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4, 5 et 6/20

Les petits pains de la pleine lune

Aujourd’hui je vais vous parler d’un roman jeunesse coréen. Il était dans ma PAL depuis très longtemps. Je l’avais acheté il y a quelques années pour Yomu-chan et depuis je souhaitais le lire mais je ne trouvais pas le bon moment. Profitant du challenge coréen je me suis enfin lancé dans cette lecture.

Le héro de ce conte moderne est un jeune adolescent qui vit avec une belle-mère qui le déteste, la jeune fille de cette dernière et un père absent qui préfère ne rien voir de ce qui se passe sous son toit.

Le garçon, abandonné encore enfant par une mère suicidaire se renferme de plus en plus. Pour cohabiter avec une belle-mère qui souffre de la comparaison avec la précédente épouse de son mari, il décide de s’effacer et de jouer l’indifférence tandis qu’elle l’humilie et réduit de plus en plus la place du héro tant au sein de la famille. Bientôt l’adolescent devient un fantôme dans sa propre maison, quittant l’appartement très tôt le matin et revenant tard le soir après avoir mangé des petits pains dans une pâtisserie du quartier. Il espère ainsi pouvoir cohabiter presque pacifiquement jusqu’à ce qu’il ai l’âge de partir. Mais les choses dégénèrent et rien ne se passe comme il avait prévu. Contraint de fuir de chez lui, le héro trouve refuge dans la pâtisserie du quartier. Une pâtisserie loin d’être ordinaire ! Le pâtissier-sorcier lui ouvre les porte de son four magique où il vit en compagnie d’un oiseau-jeune fille. Il y restera à l’abris le temps de trouver le courage d’affronter sa famille.

Un joli conte initiatique moderne où le héro doit apprendre à se faire un place malgré un climat familial hostile. La magie n’est pas ici utilisé comme solution. L’adolescent doit trouver seule la force de surmonter ses difficultés. Seul dans la mesure où la détermination vient de lui. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne trouvera pas de soutien. Le sorcier-pâtissier au caractère rude mais au grand cœur et la jeune fille-oiseau lui un grand réconfort non pas parce qu’il l’aideront à trouver une solution mais parce qu’il lui donneront l’attention et l’affection qui lui permettra de prendre confiance en lui. A leur contact il va petit à petit se sentir à sa place, s’affirmer d’avantage et enfin trouver le courage d’affronter la haine de sa belle-mère et l’indifférence de son père.

Ici la héro n’est pas épargné. L’univers dans lequel il a grandi est d’une grande violence. Et l’auteur n’épargne pas non plus le lecteur car il n’y a pas, malgré une pâtisserie regorgeant de mets magiques aux pouvoirs extraordinaires de façon d’arranger les choses. Il n’y a pas de solution miracle, il s’agit d’accepter et d’apprendre à vivre avec. Contrairement aux contes classiques (on aura tout au long du récit de nombreuses références) le salut ne vient pas par l’intervention extérieur d’un prince charmant ou d’une fée, elle viendra lentement du héros lui-même qui aura pansé ses blessures.

J’ai aimé cette approche sans conditions de la réalité de la vie qui parfois peut se montrer très cruelle entremêlé au récit fantastique d’un sorcier qui vendrait de redoutable pâtisseries magiques sur un site internet. Les personnages sont très attachant mais il y a un je ne sais quoi dans la façon dont c’est écrit qui m’a mis légèrement mal à l’aise. Je ne serait dire dans quelle mesure c’est du au texte original ou à la traduction, mais j’ai trouvé la langue pas très naturelle. La façon dont s’exprime le héros est parfois un peu étrange et met une certaine distance avec le lecteur. Du moins c’est ainsi que je l’ai ressenti. Du coup j’avais l’étrange sentiment de vouloir connaitre la suite de l’histoire qui m’intriguait tout en trouvant la narration un peu ennuyeuse. Je sais pas si j’arrive à bien me faire comprendre.

Malgré cette impression étrange que m’a laissé le texte, j’ai aimé l’histoire qui par les sujet abordé (violence, suicide, harcèlement…) s’adressera surtout à un public adolescent.

C’est peut-être là le fond de mon malaise ! Le vocabulaire et la façon de s’exprimer semblent s’adresser à un public assez jeune alors que les sujets abordés touchent un public adolescent. Entre ces deux postures, je ne savais pas trop comment me placer.

Un bon roman un peu étrange qui fait pas mal réfléchir sur la vie, ses difficultés et notre posture vis à vis de celles-ci.

 Les petits pains de la plaine lune de  Gu Byong-mo est disponible aux éditions Philippe Phiquier dans la collection Picquier jeunesse.

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roman jeunesse

7 contes japonais

Pour le thème de février du challenge je lis aussi des albums je vous propose un petit livre de contes japonais bilingue de Tomonori Taniguchi, édition Le Lézard Noir, collection Le petit Lézard.

Les contes sont très courts et se lisent facilement. Le texte est en français et en japonais, idéal pour les amoureux du Japon qui veulent apprendre la langue (j’ai pour ma part laissé tombé l’apprentissage du japonais depuis trop longtemps pour en profiter). Même sans s’intéresser à la langue japonaise ce livre est très agréable. On y découvre de très joli contes et les illustrations sont très mignonnes, pleine de tendresse. Parmi les contes présenté je n’en connaissais qu’un seul : Urushima Taro.

A conseiller à tous les amateurs de contes, du Japon ou tout simplement de jolis albums.

6 autres albums de Tomonori Taniguchi sont disponibles chez l’éditeur. visitez le site de l’auteur.

Feuillez l’album :

3/20 - thème langue étrangère
3/20 – thème langue étrangère

les autres albums du rendez-vous langue étrangères :
Abonnez-vous au tableau Langues étrangères – Challenge Je lis aussi des albums de Sophie sur Pinterest.

Le prince tigre

Aujourd’hui je vous présente un petit conte chinois écrit par Chan Jiang Hong en s’inspirant d’un bronze de la dynastie des Shang (XI siècle avant J.C.).

vase you dit « La tigresse »

Une tigresse à qui des chasseurs ont tué ses petits est folle de chagrin. Toute à sa haine elle se met a attaquer les villages les uns après les autres. Le rois, prêt à envoyer son armée contre la tigresse, va voir une voyante qui lui dit que la seule façon d’apaiser la tigresse c’est de lui envoyer le prince Wen. C’est à contre coeur que le roi envoie son fils dans la jungle. La tigresse reconnais dans l’enfant les petits qu’elle a predu et adopte l’enfant qui grandira au près d’elle jusqu’à ce que ces parents fous d’inquiétudes ne décident d’envoyer une nouvelle fois l’armée. Ma tout est bien qui fini bien.

« Tigresse », dit Wen, « voici mon autre mère. Vous êtes mes deux mamans, celle de la forêt, et celle du palais. Maintenant, je dois retourner au palais pour apprendre ce que savent les princes. Mais je reviendrais souvent, car je ne veux pas oublier ce que savent les tigres. »

Un beau conte, très joliment illustré .

Editions école des loisirs

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