Archives du mot-clé Madhouse

Summer Wars

Aujourd’hui c’est cinéma avec le challenge un mois au Japon et comme la semaine dernière, je vous propose un film d’animation.

Summer Wars (サマーウォーズ,) est un film de Mamoru Hosoda, studio Madhouse, sorti au Japon en 2009.

Dans un monde légèrement futuriste où un système en ligne permet à la fois de jouer, communiquer, faire ses courses, ses démarches administratives… Tout est connecté à Oz. Kenji Koiso, un lycéen passionné de math, est engagé par une de ses camarades de lycée d’un an son aîné pour un petit job d’été. Comment refuser un service à la belle Natsuki. Le voici embarqué pour la campagne, dans la demeure familiale de Natsuki, une vielle famille samouraï ayant peut-être perdu de sa superbe, mais qui en garde tout l’esprit. La jeune fille a amené Kenji pour qu’il joue le fiancé devant son arrière grand-mère qui fête ses 90 ans. Mais alors que la famille prépare la fête d’anniversaire, un virus pirate Oz en commençant par l’avatar de Kenji. Le virus sème une sacrée pagaille, mais il en faut plus pour effrayer le clan Jinnouchi. Les voici parti en guerre contre Love Machine, un virus joueur et dangereux.

J’aime beaucoup ce film, il y a de l’émotion, du suspens, de l’humour et une très bonne ambiance. La famille Jinnouchi est excellente et on a vraiment envie d’aller s’incruster dans cette fête d’anniversaire.  La famille est nombreuse et chacun à son caractère. Pour parler comme les vrais, le chara design est très bien réussi. Ce que j’aime dans ce film, c’est vraiment l’ambiance générale. L’animation et la détermination du clan est un régal.

L’histoire est aussi intéressante. En dehors de la guerre à proprement parler contre le virus, on s’interroge sur le risque d’un monde ultra connecté. Si Oz n’existe pas encore, notre réalité n’est finalement pas très loin que ça de ce système. Avec internet, les réseaux sociaux, les déclarations en ligne, les gps jusque dans nos téléphone… Le risque qu’une Love Machine vienne nous attaquer n’est finalement pas de la science fiction.


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Piano forest

Il y a quelques mois, j’avais publié un article où je présentais quelques animes dont le thème principal tournait au tour de la musique classique. Aujourd’hui nous allons encore une fois nous mettre au diapason de la musique classique avec Piano Forest, un long métrage de Masayuki Kojima.

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Titre VO : ピアノの森

Synopsis : 

Amamya est le fils d’un célèbre pianiste, destiné depuis sa petite enfance à devenir pianiste à son tour. Il étudie le piano avec acharnement et sérieux depuis ses 4 ans, participe aux concours et veut devenir le meilleur. Contraint d’intégrer une nouvelle école suite à la maladie de sa grand-mère, il y rencontrer Kai. Kai est pauvre, grossier et bagarreur, mais il a bon cœur. Il se rapproche du nouveau venu et lui fait découvrir un mystérieux piano abandonné dans la forêt qu’il est le seul à pouvoir jouer. Amamya se rend alors compte que Kai possède un don pour la musique et veut le pousser à étudier, mais pour ce dernier la musique est un jeu. Un jeu qu’il va finir par prendre bien plus au sérieux qu’il ne l’aurait imaginé.

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Mon avis :

Un film très agréable sur l’apprentissage de la musique classique. Les deux héros ont une façon complètement opposé de voir, et surtout de vivre la musique. Amamya étudie consciencieusement depuis son enfance. Il doit suivre la voie que son père à tracé pour lui. Et bien qu’il aie de grandes ambitions, la musique et le piano ne sont pas pour lui un plaisir, mais plutôt un ennemi contre lequel il se bat pour devenir toujours meilleur. Alors que les autres enfants allaient jouer, lui il était obligé d’étudier son piano et en est arrivé à le détester. Pourtant son ambition est intacte : il vaut devenir concertiste, même si pour cela il doit sacrifier son temps libre.

Kai, enfant pauvre et libre, découvre la musique seul. Un vieux piano abandonné dans la forêt devient son terrain de jeu favori. C’est parce qu’il y prends plaisir qu’il est chaque soir sur son piano. La musique il la comprend sans l’avoir étudié, il a un don, une sensibilité qu’Amamya ne peut que lui envier. Séduit par ce talent dont Kai n’a même pas conscience, Amamya veut convaincre son ami d’étudier afin de devenir un pianiste extraordinaire. Kai ne peu pas le comprendre. Ce n’est qu’on constatant ses propres limites, en essayant en vain de reproduire la valse du petit chien que Kai va accepter l’idée d’étudier le piano. Ce n’est pas son ambition qui l’anime, mais l’amour de la musique, l’amour du piano.

Se lie alors entre les deux garçon une relation singulière d’amitié sincère mais aussi de rivalité, car Amamya sait au fond de lui que son ami possède quelque chose qu’il n’a pas et qu’il ne pourra pas obtenir malgré une étude acharné du piano. Il en éprouvera de la frustration mais cela lui ouvrira aussi une nouvelle dimension de la musique. Il comprendra que sa façon de voir n’est pas la seule et qu’il faut qu’il change ses sentiments s’il vaut changer sa musique.

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Fiche technique:

Réalisateur : Masayuki Kojima (Le chien du Tibet)

Scénario : Ryuta Haurai d’après le manga de Makoto Isshiki

Studio : Madhouse

durée : 101 min.

année : 2007

Sortie en France : 2009, distribué par Kazé

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Le Manga :

Le manga Piano no mori (ピアノの森) de Makoto Isshiki est publié depuis 1998 par Kodansha, il compte déjà 22 tomes et est toujours en cours. C’est un shônen, initialement pré-publié dans Young Magazin Uppers, puis transféré dans Weekly Morning.

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Le chien du Tibet

C’est en famille que nous somme allé voir ce long métrage au cinéma. La bande annonce me plaisait bien, et les film d’animation asiatiques sont assez rares dans notre petit cinéma (nous n’avons toujours pas eu droit à Les enfants loup, Ame & Yuki T_T), je ne pouvais que sauter sur cette occasion.

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Mimi-chan ayant moins de 5 ans, j’étais un peu inquiète, n’est-elle pas encore un peu jeune pour ce genre de film ? Et si elle a peur ? Enfin, au lieu d’y réfléchir pour elle, je lui propose. Je met l’a bande-annonce et lui demande « tu veux voir ce film ? Tu n’a pas peur? ». Résultat : elle regarde la bande-annonce en boucle, jusqu’à ce que je craque : « c’est bon, c’est bon ! On va y aller au cinéma ! ». On verra bien comment ça se passe…

L’histoire est très jolie. Un garçon qui a perdu sa mère part rejoindre son père dans les prairies tibétaines. Celui-ci, sévère et dur, ne lui offre aucun réconfort. C’est alors qu’il rencontre un immense chien du Tibet au pelage doré qui lui sauve la vie. Il s’attache très vite à ce chien, venu d’ailleurs, tout comme lui. Grâce à ce chien, qu’il nommera Yogi, le garçon trouvera sa place dans ce qui sera désormais sa nouvelle maison. Une belle histoire d’amitié entre un enfant et un chien, qui, si elle n’est pas d’une grande originalité, elle a le mérite d’être bien contée.

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Graphiquement, si les chiens sont très beau, le reste ne m’a pas impressionné. Les décors n’ont rien d’exceptionnel. Quant au chara-design, on reconnais la patte de Naoki Urasawa qui a fait du beau travail sur les personnages adultes. Mais cela ne me semble pas être très adapté à l’ensemble du film, qui, somme toute et malgré quelques scènes assez dures, raconte une histoire plutôt enfantine.

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En revanche, le personnage principal : Tenzin, s’il est assez bien traité au niveau psychologique, il n’est pas très réussi graphiquement. Il a un front si haut qu’il semble avoir un début de calvitie. Bon là, j’exagère un peu, mais ça m’a fait vraiment bizarre.

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Quoi qu’il en soit nous avons passé un très bon moment. Et si c’est pas le film du siècle, il est tout de même assez agréable. Ceci dit, je ne vous conseille pas d’aller le voir avec un enfant de 5 ans, à moins qu’il ne soit de la même trempe que Mimi-chan. Les autres enfants de mon entourage, à cet âge là, ils n’auraient pas supporté. Il y a une bête féroce démoniaque assez flippante avec ses gros yeux rouges flamboyants et pas mal de cadavres, que l’on aperçoit à peine mais suffisamment pour comprendre qu’il s’agit de gens morts.

Bande-annonce :

Fiche technique :

Coproduction Japonaise et chinoise

Titre original : チベット犬物語

Réalisateur : Masayuki Kojima (小島正幸)

Masayuki Kojima a déjà collaboré avec Naoki Urasawa en adaptant en anime deux des série de Urasawa : Master Keaton en 1998 et Monster en 2004. Mais de lui, je connais surtout son long métrage Piano Forest dont je vous parlerai ultérieurement.

Studio : Madhouse et China Film Groupe Corporation

Scénario : Naoto Inoue

D’après l’oeuvre de : Yang Zhijun

Chara-design original : Naoki Urasawa (浦沢直樹)

Chara-design animation : Shigeru Fujita


Le coin des curieux :

Les chiens du Tibet, en vrai, ça ressemble à quoi ?

Dans le film les chiens sont vraiment impressionnants. N’ayant pas la moindre idée de ce à quoi ils peuvent bien ressembler dans la vraie vie, j’ai fait un saut sur le net pour en voir quelques images. Voici deux photo que j’ai sélectionne pour vous.

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Le roi et sa meute

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Quand un vents d’amnésie souffle sur l’humanité

Que deviendrait l’humanité sans la civilisation ? Et si un vent soufflait, amenant avec lui tous les souvenir de l’humanité ? L’homme, sans sa science, sa connaissance, le langage que deviendrait-il ? Ce sont les questions que se pose Hideyuki kikuchi (菊地 秀行) dans son roman 風の名はアムネジア (Un vents nommé Amnésie), publié en 1983.

Le roman n’ayant jamais été traduit en français, c’est à son adaptation en film d’animation que je vais m’intéresser ici. Ce long métrage (80 minutes) a été réalisé par par Kazuo Yamazaki en 1990 aux studios Madhouse.

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Synopsis :

Un jour, toute l’humanité a perdu la mémoire. Ils ne savent plus rien, pas même parler. Wataru, jeune homme ayant réappris à parler grâce à un ami dont la mémoire est restée intacte, traverse l’Amérique dévastée pour comprendre ce qui s’est passé et voir ce que les hommes sont devenus, quelle nouvelle évolution vont-il suivre. C’est lors d’un affrontement contre un robot autoguidé qu’il fait la connaissance de Sophia. Celle-ci l’accompagnera dans sa traversé du pays jusqu’à New York.

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Mon avis :

Le graphisme est un peu vieillot, ça fleure bon les années 90 mais n’est pas désagréable, loin de là. En revanche l’animation est assez sommaire, pas très fluide, rendant certaines scènes assez grotesques.

Mais ce qui fait l’intérêt de ce film, ce n’est pas tant la qualité de l’animation, que son histoire. En effet, le scénario pose plusieurs questions intéressantes. Tout en regardant notre héros se démener, on se laisse aller à des réflexions sur la nature de l’homme. Ce qui nous différencie des animaux c’est notre capacité à manipuler notre environnement. Notre intelligence et notre capacité de communication nous ont permis de créer de complexes civilisations. Que deviendrions-nous si ces connaissances disparaissaient du jours au lendemain ?

C’est un scénario mille fois éprouvé par la littérature de science-fiction où les nombreux films de fin du monde. Que ferait l’homme après avoir perdu sa civilisation, combien de temps lui faudrait-il pour en reconstruire une, comment s’organiserait-il ? … L’originalité ici, ce que la civilisation n’est pas détruite. Il n’y a pas de cataclysme englutissant villes et citées. Tout reste là devant les yeux d’hommes dont la mémoire a été complètement effacée. Bien que le fruit de leur civilisation soit toujours à porté de main, ils sont incapable de savoir ce que tout cela représente. Ils ne se souvient pas même de comment parler ou se procurer de la nourriture. Il est de retour à la case départ. Redevenu à l’état primitif dans un décor moderne.

S’il pose des questions intéressantes, le scénario ne donne pas pour autant de réponses. Et, ce n’est pas parce que l’histoire nous donne envie de philosopher, qu’il faut s’attendre à un film avec de soporifiques questionnements sur la nature de l’homme. Rien de tout cela. Quelques scènes un peu plus « introspectives » sont présentes, mais la réflexion n’y est jamais poussé très loin et les moments d’action prévalent.

Le film reste léger, agréable et dynamique. Libre à chacun de sauter sur l’opportunité pour réfléchir aux questions qu’il pose ou de simplement profiter de l’action.

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  Continuer la lecture de Quand un vents d’amnésie souffle sur l’humanité 

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Mouryou no hako

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Titre original : 魍魎の匣

Réalisateur: Nakamura Ryosuke

Studio : Madhouse

Année de production : 2008

Durée : 13 épisodes + 1 épisode spécial

site officiel

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Résumé :

Drôle d’histoire que celle qui nous est conté ici. Une jeune fille fini sous un train. Un officier de police qui passe par là se retrouve impliqué dans l’enquête. La jeune fille, entre la vie et la mort, est amenée dans une étrange clinique. Deux journalistes et un écrivain qui enquêtent sur une histoire de démembrement se retrouvent par hasard devant la dite clinique.

Meurtre, mutilation, disparitions, démons, religions et sectes étranges, superstitions et folklore, policiers, journalistes… Tous se mêle et s’entremêle à nous en faire perdre le fils. Puis, petit à petit les événements commences à s’éclaircir et le fil de l’histoire se démêle.

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Mon avis :

Je lisais il y a quelques jours dans une revue que les Japonais aiment lire des histoires où l’on se retrouve d’emblée dans un contexte que l’on ne connais pas. Alors que nous autres, lecteurs occidentaux, somme plutôt habitués aux introductions qui nous permettent de comprendre l’histoire. Je ne connais pas assez la culture japonaise pour me prononcer sur le sujet, et ce n’est pas le propos ici. Mais, si je cite cet article, qui parle d’un manga qui n’a rien à voir avec Mouryou no hako tant au niveau du style que du contenu (mis à part le côté fantastique), c’est que j’ai ressenti exactement la même chose en visionnant cet anime. Les scènes se succèdent, on rencontre différents personnages, dont certains semblent se connaître, mais on nous dit rien de plus. Les faits les plus étranges arrivent parfois comme des chevaux sur la soupe. On ne sait pas pourquoi on parle de ça. D’ailleurs on met un certains temps à comprendre qui est qui et quelles sont les relations entre les différents personnages. Et pour en rajouter un couche sur ce chaos ambiant, à chaque épisode on nous annonces des dates, mais les épisodes ne suivent pas l’ordre chronologique des événements ! Au début j’essayais de classer, de comprendre… Puis j’y ai renoncé et je me suis laissé porter. J’avais le sentiment d’avoir commencé une série par la deuxième saison, où quelque chose comme ça.

C’est finalement avec l’apparition de Kyôdokodô que les faits commencent petit à petit à être expliqué et reconnecté entre eux. Enfin… entre deux explications sur des choses lié à la religion shinto, du moins je crois. Parce que franchement, j’ai eu beaucoup de mal à suivre. Il y est question de démons ou esprits, les mouryou, justement. Et de la différence entre tel et tel type de mouryou. Pour le reste … c’est un peu trop pointu pour moi. Il y est même question étymologie. Autant vous dire que c’était du chinois pour moi. Bon ok, c’est un mauvais jeu de mots, mais c’était plus fort que moi ^^

Malgré cet aspect confus, il y quelque chose d’agréable dans cet anime. Une atmosphère à la fois pesante et envoûtante, des personnages intrigants et intéressants, ce qui fait qu’on regarde jusqu’au bout. Et, puisque ça ne fait que 13 épisodes (+1 un spécial dont je n’ai pas vraiment vu l’intérêt) c’est pas dur de tout regarder 😉

Pas désagréable, mais assez déroutant. Est-ce là une forme d’expression typique de la littérature japonaise? Il m’est arrivé de me sentir un peu perdue, de la même façon, en lisant certains romans ou manga, mais mes connaissances en littérature japonaise sont insuffisantes pour me faire une idée sur le sujet.

 -_-_-_-

Le coin des curieux :

plus d’infos ; )

Mouryou no hako est à l’origine une nouvelle fantastique écrite en 1995 par Kyogoku Natsuhiko (京極 夏彦). Il s’agit du deuxième récit de la série Kyogokudo (京極堂). Cette série est composé de 13 roman et porte le nom d’un des personnages : Kyôgokudô, un bouquiniste aux connaissance époustouflantes, notamment pour tout ce qui est de la mythologie et de l’occulte. C’est ce personnage qui amène les explications qui permettent aux autres personnages de voir sous un nouveaux jours les événements sur lesquels ils enquêtent.  J’en déduit qu’il en est donc le personnage clé, mais je n’ai trouvé aucune information sur cette série de roman. Apparemment, aucun de ses roman n’est traduit en français.

le-coffre-aux-esprits-1-soleil.jpgAvant d’être adapté en anime, la nouvelle a été adapté en manga. Les dessins sont de Aki Shimizu (志水 アキ) et le scènario Kyogoku Natsuhiko lui même. Le manga est publié entre 2007-2010.

La traduction française nous est proposé par les éditions Soleil sous le nom  Le coffre aux esprits. Le manga fait 5 tomes.

C’est également en 2007 que Masato Harada (原田 眞人) adapte la nouvelle en film live (titre anglais : The Shadow Spirit). Dans les rôles principaux on retrouve Shinichi Tsutsumi, Keppei Shiina, Hitomi Kuroki, Rena Tanaka et Hiroshi Abe (♥)

Bande-annonce du film :

Et les mouryou (魍魎) alors, c’est quoi au juste ?

Et ben justement, j’aimerais bien le savoir. Dans l’anime, Kyôgokudô nous l’explique en long, en large et même en travers : les origines chinoise, les différentes calligraphies, autres noms… Sauf que c’est si compliqué que je n’arrivais pas à suivre. Et mettre en pause tous les deux mots… ben c’est une peu pénible. Du coup j’ai voulu en savoir plus et j’ai fait quelques recherches sur mon amis google. Mais je n’ai rien trouvé, ni en français, ni en anglais. Seulement en japonais. Or je suis incapable de lire le japonais. Mais si, parmi vous il y a des amateurs de mythologie lisant le japonais, voici le lien vers une petit article sur wikipedia : link (N’hésitez pas à partager avec nous en laissant un petit com ; )
En attendant, pour les autres, voici une image :
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Perfect blue

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Long métrage (80 min.) réalisé par Satoshi Kon ((今 敏) en 1997 au studio Madhouse, d’après le roman de Yoshikazu Takenchi, adapté par Sadayuki Murai. Musique de Masahiro Ikumi.

Titre original : パーフェクトブルー

Thriller psychologique, interdit aux moins de 12 ans.

Synopsis :

perfect blue2Mima Kirigoe est une idole, chanteuse dans un groupe de J-pop, les CHAM. Alors que le groupe est en pleine ascension, Mima, suivant les conseils de son ménager, quitte le groupe pour entamer une nouvelle carrière comme actrice. Elle a obtenu un petit rôle dans une série télévisé.

Est-ce vraiment ce qu’elle souhaite ? N’a-t-elle pas toujours désiré chanter ? A-t-elle vraiment le choix ? La carrière d’une idole est sans avenir, on le lui a suffisamment répété. C’est pourquoi elle décide de suivre les conseilles du ménager et accepte un rôle qui risque de ternir son image d’idole à tout jamais. A fin de percer comme actrice elle accepte de tourner des scènes difficiles. Un choix difficile, car il lui sera ensuite impossible de revenir en arrière.

Ses fans la délaisseront, déçu par le tournant que prend sa carrière. Harcelée par l’un d’entre eux qui lui en veut d’avoir quitté la chanson, elle découvrira un site internet où sont retranscrit tout ses faits et gestes, dans les moindres détails. Troublée elle va suivre les publication du site où les propos deviendrons de plus en plus critiques, insultants.

Au même moments, certaines personnes de son entourage sont victimes d’agressions très violentes. Mima, incapable de faire face au stress de cette nouvelle carrière et déchirées par ses propres désirs, va peu à peu sombrer dans la schizophrénie.

perfect-blue3.jpg.

Bande annonce :

Mon avis :

Un film intéressant, très bien réalisé. Après les premières scènes on s’attend à une banale histoire de starlette harcelée par un fan dérangé, mais finalement on se retrouve dans un scénario bien plus complexe. J’ai été surprise par le dénuement de l’histoire, et ça, c’est toujours agréable (surtout que ça m’arrive rarement 🙂 ). Le scénario s’accompagne d’une violence assez dérangeante.

Je suis habitué aux animes violents où le sang gicle et coule à flots. Mais, voir du sang dans une scène où un improbable samouraï sort sept épées, les unes plus grosses que les autres, des replis de son léger kimono d’été n’a rien de bien impressionnant (si on a l’âge adéquat). Les scènes sont tellement irréalistes qu’elle peuvent tout au plus dégoûter. C’est une violence superficielle, gratuite qui est là pour défouler le spectateur, cela fait même parfois rire, tellement c’est grotesque. Dans Perfect blue on ne retrouve pas cette violence là, mais celle d’un véritable thriller psychologique, en version animé.

Il y a des scènes crues, cruelles tel qu’une tentative de viol, des meurtres féroces, des agressions d’une rare violence, le tout accompagné d’une perte de repères. Tout comme Mima qui n’arrive plus à savoir si elle est encore en vie, le spectateur voit ses certitudes du départ partir en miette. Il ne sait plus quoi croire, où se situe la limite entre réalité et délire schizophrène de l’héroïne. Satoshi Kon arrive à parfaitement nous faire resentir le stress et l’angoisse vécue par Mima. La violence des scènes est d’autant plus percutante, dérangeante, qu’elle est plausible.

On retrouve dans les autres films de Satoshi kon cette façon directe de montrer le côté sombre de la société. Cependant Perfect blue m’a paru plus dur que les autres. Si je me suis vraiment amusée en regardant Tokyo Godfathers, ici je n’ai pas du tout ris.

Autre aspect commun avec les autres oeuvres du réalisateur : la frontière floue entre rêve/hallucination et réalité, les deux univers s’entremêlent au point qu’on ne peut plus les dissocier. On le retrouve dans Paprika, Millenium actress et dans une moindre mesure dans Tokyo Godfathers aussi.

Pour conclure je dirais que c’est un très bon film mais âmes sensibles s’abstenir.

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Chihayafuru

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Anime des Studio Madhouse, réalisé en 2011.

25 épisodes de 22 minutes 

Titre original : ちはやふる (chihayafuru)

 

Synopsis :

C’est à l’école primaire que Chihaya découvre le plaisir de jouer au Karuta grâce à son camarade de classe Arata. À partir de ce jour, son rêve sera continuer à jouer avec ses deux meilleurs amis: Arata et Taichi jusqu’à obtenir le titre de Queen, titre décerné à la meilleure joueuse du Japon.

Arrivée au lycée, Chihaya, toujours passionné par le Karuta, va créer un club. Le premier défi sera de réussir à trouver 5 membres pour que le club devienne officiel, suivront alors de nombreuses compétitions et entraînements acharnés.

 

Mon avis :

J’ai beaucoup apprécié cet anime. Tout d’abord parce qu’il permet de découvrir le Karuta, jeu de carte traditionnel devenu un véritable sport de compétition. Tout au long des épisodes on découvre beaucoup de choses sur ce jeu de cartes traditionnel : les règles, les origines, l’organisation des compétitions… Ce n’est pas suffisant pour savoir comment jouer (-_-)’ Mais assez pour éveiller ma curiosité (^_^) 

Autre point intéressant de la série : le réalisme dans la démarche d’entrainement et participation aux compétitions. Trop souvent dans les animes, et les manga en général, on trouve des héros qui progressent et réussissent trop aisément, laissant une impression de surhomme irréaliste. Ici rien de tout cela. Les héros et héroïnes ont certes des talents particuliers, mais cela ne suffit pas à devenir le meilleur du Japon en trois battement de cils. Tous devront faire des efforts et seront souvent confronté à la défaite, face à des joueurs plus fort, plus expérimenté ou plus endurants. Comme dans la vrai vie ! Ce n’est pas parce qu’on est fort, qu’on est le meilleur.

Peut-être le côté réaliste des compétitions et des effort que chacun doit fournir afin d’accomplir ses rêves, atteindre ses objectifs vient du fait que le manga d’origine est un josei, il s’adresse donc à un public plus mûr.

Par ailleurs, tout au long des 25 épisodes on ne s’ennuie pas, on ne se lasse pas. Ce qui est pas évidant étant donné le sujet. Les réalisateurs ont su donner à la série un très bon rythme, qui fait que, à chaque fin d’épisode on a envie de savoir comment les personnages vont évoluer. Loin d’avoir accompli leur rêve à la fin des 25 épisodes, on attends avec impatience la sortie d’une deuxième saison pour retrouver nos 5 héros et leur passion du Karuta.

Seul bémol : Dans les premiers épisodes un peu trop de larmes !! ça pleur à tout bouts de chant ! Des larmes de tristesse, des larmes de bonheur, des larmes de défaites, des larmes et encore des larmes !! C’est un peu agaçant. Mais petit à petit Chihaya, l’héroïne principale, apprend à maîtriser un peu mieux ses émotions et à retenir un peu plus ses larmes.

Opening :

Interprété par le groupe 99RadioService, retrouver le groupe sur MySpace

 

Le manga :

Cette série est tiré du josei éponyme de Suetsugu Yuki. La série est pré-publié dans la revue Be-love, revue spécialisé dans le josei de l’éditeur Kôdansha. Au Japon, les 17 premiers volumes ont été publié en album. La série est toujours en cours. Elle n’est pas licencié en France.

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Edit : le manga est maintenant disponible en France, il est publié par Pika depuis 2013

Fansub de la série en streaming sur Manga passion : Chihayafuru

Streaming et DDL sur Anime-Ultime : Chihayafuru

SITE OFFICIEL

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Le Karuta c’est quoi ?

Le Karuta est un sport/jeu de carte traditionnel japonais. Le mot karuta (かるた) vient du portugais « carta » qui signifie tout simplement carte.

Il existe plusieurs type de karuta. Je me cantonnerais ici à donner les principales caractéristique du Hyakunin isshu (百人一首), recueil de 100 poèmes. Celui utilisé dans l’anime.

Les poèmes sont inscrit sur 100 cartes. La première partie du poème est écrite sur les cartes du lecteur (読み札/yomifuda). Le lecteur a pour unique rôle de lire les 100 cartes et ne participe pas à la compétition.

À chaque yomifuda, correspond une torifuda (取り札) ou carte à jouer, où est écrite la fin du poème. Ce sont celles-ci que les joueurs doivent prendre quand le lecteur lit les différents poèmes. Le but étant de récupérer ces cartes le plus vite possible.

Pour ce faire, il faut connaître les syllabes dominantes de chaque carte afin de les repérer au plus vite. En effet, certaines cartes commencent par les mêmes syllabes et ne pourront se distinguer les unes des autres qu’à partir de la deuxième, troisième ou quatrième syllabe. Ces syllabes donneront le nom de chaque carte.

Après avoir identifié les syllabes déterminantes pour chaque yomifuda, il faut savoir reconnaître la torifuda qui lui correspond et la repérer sur le terrain de jeu. Il n’est pas nécessaire de connaître les poèmes dans leur intégralité pour jouer.

On joue assis sur un tatami, les 2 joueurs se faisant face. Au début de la partie, les deux joueurs mélangent ensemble les 100 torifuda, face cachée. Puis il en choisissent 25 chacun et les disposent sur le terrain de jeu en respectant ces règles de bases :

            – d’une extrémité à l’autre le terrain fait 87 cm de long.

            – 1 cm doit séparer chaque rangé de carte

            – 3 cm séparent les terrains de jeu des 2 adversaires.

En dehors de ces règles, chaque joueur est libre de disposer comme il le souhaite ses carte. La disposition dépendra de sa façon de jouer.

Les 50 cartes qui n’apparaissent pas sur le terrain sont appelées cartes mortes. A la lecture de ces cartes mortes, les joueurs ne doivent pas toucher les cartes du terrain sous peine de commettre une faute.

Après avoir disposé les cartes, les joueurs disposent de 15 minutes pour les mémoriser. Au bout de ces 15 minutes, on salue son adversaire, puis le lecteur et le match commence. Celui qui n’a plus qu’une seule carte dans son jeu gagne la partie.

Voici, en gros, en quoi consiste le jeu. Maintenant, si vous voulez connaître plus en détail les règles du jeu, je vous invite à lire Les règles du karuta sur Japonpoko. Et pour ceux qui veulent aller encore plus loin : Débuter le karuta.

En attendant de vous y mettre, voici une vidéo d’un match :

En bas à gauche et à droite, un chiffre indique le nombre de cartes encore en jeu pour chaque joueur. Vous constaterez qu’avant de lire une carte, le lecteur prononce quelques vers d’introduction pendants lesquels les joueurs ne bougent pas.

 

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Tokyo Godfathers

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Film d’animation japonaise (1h28) réalisé par Satoshi Kon (今 敏) en 2003, studios Madhouse.

 Nom original : 東京ゴッドファーザーズ

Satoshi Kon n’est pas que le réalisateur de se film puisqu’il a aussi travaillé sur le scénario avec Keiko Nobumoto (scénariste des séries Coboy Bebop et Wolf’s rain) et sur le chara design avec Kenichi Konishi qui avait déjà travaillé sur son précédent film : Millemium actress.

La bande originale à été composé par Keiichi Suzuki (鈴木 慶一). Compositeur qui a également travaillé avec Takeshi Kitano sur le film Zatoichi.

Synopsis:

3 clochards trouvent, à la veille de Noël, un bébé en fouillant les poubelles. Commence alors une épique traversée de Tokyo, à la recherche de la mère de l’enfant.  Le trio, formé par Gin, un homme ruiné qui vit dans la rue depuis des années, Hana, un travesti mélodramatique et Miyuki, jeune filles fugueuses qu’ils ont pris sous leurs ailes, va, à partir d’indices trouvés avec le bébé, essayer de reconstruire le puzzle qui les mènera d’un bout à l’autre de la ville et les embarquera dans d’incroyables aventures.

 Tokyo Godfathers Bande Annonce

 Désolé! Je n’ai pas trouvé la bande-annonce en français -_-‘

Cependant, le film est disponible en DVD avec VF et VOSTFR, édité chez Columbia TriStar Home Vidéo.

 Dispo sur Amazon.

Voix françaises:

        Gin : Martin Spinhayer

        Hana : Jean-Marc Delhausse

        Miyuki : Gyulaine Gibert

Critique :

Un graphisme original,  réaliste, parfois caricatural, qui met en lumière le côté sombre de la société tokyoïte, sans fard et sans pudeur. Malgré le sujets grave traité dans ce film : les sans-abris de Tokyo, l’ensemble ne manque pas d’humour. Les scènes graves alternent avec des scènes hilarantes et on passe un excellent moment tout en réfléchissant sur la conditions d’une population laissé à l’écart dans les média traditionnels.

Un excellent film, à voir absolument.

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Satoshi Kon :

Filmographie :

1997 – Perfect blue (film)

2001 – Millenium actress (film)

2003 – Tokyo godfathers (film)

2004 – Paranoia agent (série TV – 13 éps.)

2006 – Paproika (film)

2007 – Ohayou, court métrage réalisé pour le programme TV Ani-kuri 15 de la NHK

 

Né en 1963 et décédé à seulement 46 ans en 2010, Satoshi Kon était un mangaka et un réalisateur d’animation de talent.

Il publie son premier manga, Toriko, en 1985 dans Young Magazine et remporte le prix Tetsuya Chiba. Il est alors repéré par Katsuhiro Ôtomo et devient son assistant pour la série Akira. C’est toujours accompagné de son mantor qu’il fait ses premiers pas dans l’animation, en travaillant sur la réalisation des décors pour le film Roujin Z (老人Z,).

Sa carrière prend un tournant avec la réalisation de son premier long métrage, Perfect Blue, en 1997.

Kaikisen, retour vers la mer (海帰線) est son seul manga (oneshot) publié en France, aux éditions Casterman, dans la collection Sakka en 2004. Il s’agit de son premier manga sorti en tome au Japon, publié en 1990 par la maison d’édition Kodansha.

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