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Seven Sisters

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Dès que j’ai vu la bande annonce de ce film j’ai eu envie de le voir, ça y est c’est chose faite.

Dans un futur proche, pour faire face à la surpopulation, une lois imposant un enfant unique est promulgué. C’est dans ce contexte que 7 jumelles viennent au monde et son cachée par leur grand-père qui leur apprends à jouer chacune leur tout le rôle d’une même personne : Karen Settman. Mais un jour, Lundi ne rentre pas à la maison. Une chasse commence alors entre les services secrets et les sœurs.

J’avais envie de le voir avant tout pour son casting. J’vais adoré Noomi Rapace dans Millénium et j’était très curieuse de la voir interpréter 7 personnages différents dans un même film. Et j’aime beaucoup Willem Dafoe, j’étais d’ailleurs déçue de le voir si peu dans le film, finalement on le vois plus dans la bande-annonce que dans tout le film. Quant au réalisateur : Tommy Wirkola, je ne le connaissais pas du tout.

Si j’ai trouvé que Noomi Rapace est plus marquante dans Millénium qu’ici je trouve qu’elle s’en sort très bien avec le jeu multiple. Chaque sœur à vraiment ses propres mimiques, sa gestuelle et sa façon de parler. Dommage que celle-ci soient parfois exagérées. L’introvertie trop introvertie, extravertie qui en fait trop etc. Finalement le personnage que j’ai préféré c’est Jeudi, elle est au centre de l’histoire, mais c’est aussi la sœur qui est joué avec le plus de sincérité, je trouve. On y croit d’avantage qu’avec les autres.

Comme film d’action je l’ai trouvé pas mal du tout. Le jeu d’acteur est bon, il y a de l’action, du suspens, du sang et du mystère. D’ailleurs je préfère le titre original : What Happened to Monday ? C’est en effet la question qu’on se pose tout du long du film, même si, bon… on fait un peu semblant de ne pas avoir trouvé la réponse…

Quant à l’histoire, je trouvai qu’elle commence sur une question intéressante : les problèmes de surpopulation et de réchauffement climatique sont réels et ils vont empirer dans les années à venir. Cette histoire se déroulant dans un futur proche, elle nous touche de près et soulève de vrais questions. Que faire pour contrer ces deux problèmes ? Une solution est apporté mais elle est aussi réfuté. Puisque tout l’histoire consiste à se battre contre cette solution : la loi impose l’enfant unique, les sœurs sont 7 et veulent toutes vivre.

Attention spoiler

Si vous n’avez pas encore vu le film arrêtez-vous ici et revenez plus tard pour me donner votre avis 😉

La seule solution que le film propose à un vrai problème est, comme je le dis plus haut, réfuté. La loi de l’enfant unique n’est pas une solution moralement acceptable. Soit, mais alors, que va-t-on faire ? Et c’est la que le film nous laisse tomber ! Il réfute une solution, discutable mais efficace, pour ne rien proposer à la place. Le film offre un dénuement positif (enfin, presque) si on se place du point de vue des personnages, mais c’est catastrophique du point de vue de la survie de l’espèce toute entière. La seul vraie réponse au problème est apporté par le méchant qui perd à la fin. Est-ce à dire qu’il n’y a pas de solution ? Que nous serons les victimes de notre propre moralité ? J’entends par la que la solution pour sauver l’espèce est immorale, et que ne pas l’appliquer conduit l’humanité entière à sa perde sans aucun espoir de s’en sortir.

Dans ce sens le film m’a laissé très dubitative, je n’arrive pas à percevoir le message qu’il veut faire passer. Car il prône la liberté contre un état répressif, mais au même temps il nous dit très clairement que c’est précisément cette liberté qui aggrave les choses.

 

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Les 100 ~ by Yomu-chan

Bonjour bonjour,

le BAC est passé et les vacances ont commencées, je trouve donc un peu de temps pour lire et ainsi partager un peu avec vous !

Je vais vous parler aujourd’hui d’un roman jeunesse américain. Il s’agit de Les 100 de Kass Morgan.  Ce livre, sans être de la grande littérature, offre un moment de lecture zéro-prise de tête et c’est parfait pour commencer les vacances.

Les 100 s’inscrit dans ce genre de bouquin pour ados en quête d’aventure et d’histoire d’amouuuuur tragico dramatico romantico patatito. L’auteur utilise une recette qui fonctionne, bien qu’elle est déjà était testée et retestée par d’autres. Mais avant d’aller plus loin laissez moi vous faire un petit résumé de l’intrigue.

Il y a plus de 300 ans une monstrueuse guerre nucléaire à ravagée la Terre, les Hommes ont alors du quitter leur planète d’origine en se réfugiant dans un immense vaisseau spatial, la Colonie.  Celui-ci est divisé en trois districts, Phoenix, Walden, et Arcadia. Chacun correspondant à une classe sociale, Phoenix accueillant l’élite du vaisseau.  D’étranges choses commencent à se produire au sein de la colonie et un climat de tension se fait ressentir. C’est dans ce contexte que plusieurs mineurs condamnés à mort se voient sélectionnés pour participer à une mission de reconnaissance sur Terre. Ils seront 100 à être envoyé sur la planète afin de déterminer si celle-ci est de nouveau habitable. Tout en leur offrant une seconde chance, ce projet a tout de la mission suicide.

Une fois le décors planté on commence à s’intéresser à plusieurs personnages dont les histoires se croisent et de recroisent sans cesse. D’abord Clarke, une jeune fille apprentie médecin qui vient de voir ses parents condamnés à mort et qui se retrouve en prison. Puis Wells, fils du chancelier, fou amoureux de Clarke, qui se fait condamné volontairement pour être envoyé sur terre avec elle. Bellamy jeune homme explosif qui tente le tout pour le tout afin d’aller sur terre avec sa petite sœur qu’il a juré de protéger. Et Glass qui s’évade juste avant le décollage pour aller retrouver son amour.

Enfin bref, toute une tripoté de personnages avec des histoires toutes plus tragiques les unes que les autres. Un peu trop peut-être. C’est en effet ce surplus de « oooh que c’est triste ! Oooh comme je souffre ! Oooh comme je suis héroïque de supporter tout cela avec mon regard de braise ! » que je reprocherai au bouquin. Je n’ai rien contre un bon mélodrame du futur, au contraire j’adore ça, mais quand les quatre personnages principaux ne font qu’empiler drames sur drames, ça coupe un peu l’aspect vraisemblable qu’on recherche dans une histoire comme celle-ci.  En effet trop de drame tue le drame.  En revanche chaque histoire est intéressante et les personnages attachant; mais le fait de sans cesse jongler, d’un chapitre à l’autre, entre chacun des héros, empêche l’auteure de développer suffisamment  l’intrigue pour que celle-ci devienne de qualité.

En effet, en se préoccupant presque uniquement des sentiments et des relations des personnages Kass Morgan délaisse un peu son univers et le contexte intéressant qu’elle avait initié. C’est quelque peu dommage, car effectivement l’idée de base avait de quoi faire un super bouquin. On regrette de ne pas s’attarder plus sur la structure politique et les mystères que renferme la Colonie (bien que cela commence à s’intensifier dans les derniers chapitres), on déplore aussi de ne pas approfondir l’aspect « survie sur une planète abandonnée », c’est à dire que même avec quelques provisions et trois tentes, l’adaptation à cet environnement totalement inconnu et inédit pour les personnages  ne peut se faire en quelques claquements de doigts. Ils ne devraient pas savoir allumer un feu, encore moins chasser à l’arc. C’est le reproche principal que je fais à ce livre. Avec une idée hyper intéressante et un univers qui offrait plein de possibilités l’auteure n’a pas su aller jusqu’au bout et l’exploite d’une manière un peu décevante. C’est à dire que le contexte (colonie spatiale et campement de criminels sur une planète en friche) ne devient qu’un prétexte pour les ébats amoureux des personnages; et c’est bien dommage.

Kass Morgan

Il y a néanmoins quelques bons points dans cette lecture. Notamment un détail d’écriture qui m’a beaucoup plu. Je l’ai évoqué tout à l’heure, chaque chapitre change de héro. Le narrateur est toujours externe et omniscient mais il change de centre à chaque chapitre.  Cela a des côtés un peu négatifs, comme le manque de développement que j’évoquais plus haut; mais ça apporte aussi beaucoup de rythme au récit, et ça nous permet de voir l’histoire sous différents points de vues, chose qui devient très intéressante sur la fin de ce premier tome, quand toutes les pièces du puzzle commencent à s’imbriquer et que l’on aperçoit alors des enjeux un peu plus profond que ce qui avait été développé jusque là.  Autre procédé d’écriture qui ajoute au charme de ce livre, c’est l’utilisation incessante de flash back. C’est à dire que les échanges et les pensées des personnages sont quasi immédiatement reliés à des éléments de leur passé. Ce qui nous permet, à la fois de comprendre comment et pourquoi on en est arrivé là, et de cerner les personnages et leur psychologie. Plusieurs techniques de narration qui rattrapent un peu une langue presque simpliste.

Pour conclure je dirais que ce roman m’a plu, d’abord parce que je suis friande de ce type de littérature et parce qu’il propose un cadre intéressant et quelques procédés agréables; mais que l’auteur ne va pas assez loin et se laisse submerger par un trop-plein de sentimentalisme qui n’est pas nécessaire. Ce n’est pas un livre qui marquera mon été, mais je serai curieuse de lire la suite (si c’est une suite courte) afin de voir si Kass Morgan développe enfin son propos. En réalité je reste sur ma faim.

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