Petit panier de romans #16

Petit panier de romans #16

8 mai 2026 0 Par Bidib

Coucou. Il était temps que je revienne vous parler lecture. Aujourd’hui, ce sera un panier 100% lectures audios, avec deux romans de fantasy et un ouvrage de développement personnel. Si vous suivez mes vlog, je vous ai déjà parlé de ses livres au fil de la lecture. Ici, je vais faire un petit bilan à postériori. Ce que j’en retiens quelques semaines après les avoir terminés.

Le voleur de Megan Whalen Turner

résumé : Imaginez une contrée aux accents ­mé­diterranéens : champs d’oliviers, montagnes rocailleuses, soleil sec sur les murs épais de cités antiques. Au nord, de puissants pays continentaux ; au sud, l’immense Empire mède. Entre les deux : une petite péninsule habitée de peuples aux noms grecs, qui partagent une langue, quelques dieux, mais sont divisés en trois royaumes: Eddis, Sounis et l’Attolie.
Eddis, niché au cœur de la chaîne d’Héphestial, est un lieu isolé, mais stratégique, fort d’une route commerciale essentielle et d’un atout humain inestimable. Le roi de Sounis rêve d’en conquérir la reine, dont l’alliance lui ouvrirait la voie vers l’unification de la péninsule. La reine d’Attolie, glaciale et redoutable, doit quant à elle lutter contre ses propres barons et déjouer les manœuvres des Mèdes, prêts à s’imposer à coups d’intrigues et de machinations.
C’est dans ce décor byzantin, fait de tractations, d’espionnage et de conflits ouverts ou feutrés, qu’intervient Gen, jeune voleur sounisien convaincu de pouvoir tout dérober – comme le Sceau royal, dont il s’est emparé dans les appartements du roi. Jeté en prison, il croupit jusqu’à ce que le plus puissant conseiller de Sounis, le Mage, lui propose un marché : voler une antique relique en échange d’une ­possible libération. (source : livraddict)

C’est grâce à NetGalley que j’ai découvert ce livre et son autrice. J’ai été attiré par la couverture et la veste richement brodée qu’on y voit et… qui, à mon sens, n’a rien à voir avec l’histoire ! Mais ce n’est pas grave parce que ça a très bien marché, ça a attiré mon œil pour me faire découvrir un roman très sympa.

Dans un univers imaginaire, on va faire la connaissance d’un jeune voleur soi-disant très doué, mais qui, pourtant, s’est laissé si facilement attraper. Pour sortir de prison, il va devoir accepter l’offre que lui fait le mage du roi. C’est ainsi que commence l’aventure qui nous fera traverser divers pays. L’histoire avance lentement, au rythme de ce voyage qui se fait à cheval et à pied. Pendant ce long voyage qui doit mener toute la troupe vers une quête bien précise : récupérer un objet à forte valeur symbolique et géopolitique, nous allons apprendre à connaitre les personnages que nous voyons à travers le regard du héros. Leurs discussions sont aussi l’occasion de découvrir l’histoire et la situation géopolitique des diverses contrées qu’ils traversent, le mage profitant du voyage pour dispenser quelques leçons à ses disciples. La mythologie sera également au rendez-vous à travers différents récits qui animeront les veillées aux coins du feu.

J’ai beaucoup aimé l’ambiance de ce roman et la plume de l’autrice. Il y a beaucoup de descriptions, mais jamais ennuyeuses, le récit est très vivant et j’ai aimé la façon dont elle laisse les personnages nous faire découvrir l’univers au fil de leurs conversations. Cela évite les longs chapitres introductifs pas toujours très amusants à lire. Ici, on commence directement dans le vif avec notre héros enfermé dans sa cellule. Nous découvrons où il se trouve et pourquoi au fil des pages. Et de beaux rebondissements attendent le lecteurs au fil des péripéties.

Si l’histoire géopolitique de cet univers est assez complexe, le livre lui est très abordable et facile à lire. La version audio est réussie, évasion garantie. Je vois que sur Livraddict le livre est classé comme young adult, mais, à mon sens, il est accessible dès 13-14 ans. Ça va dépendre de la sensibilité des lecteur.ice.s.

La rage des dragons de Evan Winter

résumé : Le peuple Oméhi mène bataille depuis près de deux cents ans contre des hordes sauvages. Les plus chanceux naissent doués du pouvoir d’invoquer des dragons ou de se transformer en colosse. Tous les autres sont destinés à mourir dans cette guerre sans fin. Le jeune Tau, qui appartient à la caste des inférieurs, compte bien se blesser pour échapper à l’armée. Mais ses proches sont brutalement assassinés par un groupe de nobles. Obsédé par la vengeance, Tau se consacrera à une voie impensable : devenir le plus grand épéiste des Élus et se faire justice. (source : livraddict)

Encore un livre et un auteur découvert grâce à NetGalley. Toujours de la fantasy, mais dans un style très différent. J’ai longuement parlé de ce livre dans mes vlog puisqu’il m’a fallu du temps pour en venir à bout. Dans sa version audio le livre fait un peu plus de 17h d’écoute, ce qui n’est pas extravagant, surtout pour de la fantasy, mais comme l’histoire est très violente, j’ai attendu d’être dans le bon mood. J’avais commencé en novembre dernier avant de le mettre en pause et d’y revenir en fin d’hivers.

Le roman commence avec une bataille épique qui fait énormément de morts. Au chapitre suivant, de nombreuses années se sont écoulées. Ce décalage m’a un peu déstabilisé. Je m’attendais à suivre les aventures de la reine qu’on découvre avec le premier chapitre, alors qu’on va suivre l’histoire d’un jeune homme né quelque deux cents ans plus tard (si je me souviens bien). Il s’entraine de mauvaise grâce auprès de son père et de son meilleur ami issu de la noblesse. Avec lui, on découvre sa société et c’est pas fou-fou. Beaucoup d’inégalité, une noblesse qui abuse de son pouvoir, et les ennemis qui… ben ne font que se défendre, car l’envahisseur c’est le peuple du héros. Comme nous suivons l’histoire du point de vue des envahisseurs qui massacrent les autochtones au nom d’une religion qui fait d’eux le peuple choisi, j’ai personnellement eu beaucoup de mal à m’attacher aux personnages et à leur combat.

Le héros lui-même remet en question la société dans laquelle il évolue sans trop se rebeller jusqu’à ce qu’un évènement terrible ne vienne bouleverser sa vie. Mais, là encore, j’ai eu du mal à m’attacher au personnage et à ses motivations. C’est la vengeance personnelle qui l’anime et pas du tout des idéaux d’un monde plus juste. Du coup, il n’a pas vraiment ma sympathie. Je ne m’identifiais pas du tout à lui, surtout que tout cela passe par un interminable entraînement militaire. Les 3/4 du livre, c’est de l’entrainement ou le héros va dépasser ses limites jusqu’à friser la mort et recommencer le lendemain. Non seulement il est obsédé par sa performance au combat, mais, en plus, il fait preuve à plusieurs reprises de peu de jugement, prenant de mauvaises décisions sous l’impulsion de la colère. Donc, on a un héros qui réfléchit peu et tape beaucoup, obnubilé par le désir de devenir le plus fort et qui finalement devient un symbole malgré lui et qui ne mérite pas vraiment (selon mon code de valeur personnel) sa renommée. C’est pour ça que j’ai eu du mal à venir à bout du roman. Chaque chapitre me faisant lever les yeux au ciel.

Si l’histoire n’était pas du tout faite pour moi, je dois avouer que j’ai aimé le style de l’auteur. Je trouve qu’il écrit très bien. On est pris dans l’action, on ressent les émotions dans notre chaire. Dommage qu’une incompatibilité de caractère avec le héros m’ait empêché de profiter à fond du livre.

En finir avec la procrastination de Petr Ludwig

résumé : Le livre le plus pratique et visuel pour cesser de procrastiner (remettre à demain au lieu de faire aujourd’hui) Agir maintenant au lieu de repousser à demain. Le but de ce livre est d’aider le lecteur à combattre la procrastination. L’auteur a étudié les travaux de recherche les plus récents et les a confrontés à sa propre expérience pour imaginer des modèles simples, sous la forme de graphiques, grâce auxquels chacun pourra comprendre ce qui ne va pas et comment y remédier. Cette nouvelle édition revoit en profondeur la gestion des « to do list » : un aspect essentiel de la liste contre la procrastination. (source : livraddict)

site web avec fiches pratiques à télécharger : https://www.laprocrastination.fr/livre/

Je finis ce petit panier avec un livre de développement personnel découvert aussi sur NetGalley. J’ai déjà parlé de cette lecture dans mes vlog, je reviens ici rapidement pour vous dire ce que j’en retrient.

Dans ce livre l’auteur va aborder plusieurs techniques pratiques pour nous aider à surmonter la procrastination. J’avoue j’ai souri parce que bon, l’essentiel de la méthode pourrait être résumé à « pour arrêter la procrastination, arrêtez de procrastiner! ». J’exagère, mais, si les méthodes qu’il propose sont intéressantes à mettre en place, elles demandent avant tout de l’organisation et du temps, donc, quand on est une personne qui procrastine, cela va être difficile. C’est le genre de methode qui conviendra parfaitement aux accro de l’organisation et qui peut donner de très bonne idées pour s’améliorer dans certains domaine, trouver de la motivation et de l’autodiscipline, mais il manque à mon sens une étape. Passer d’une situation de procrastination sévère à remplir tout ses tableaux, va demander énormément de volonté. Or ce n’est pas toujours un problème de volonté. Je trouve que le livre est très axé autodiscipline, sauf que nous ne partons pas tous avec la même capacité à s’autodiscipliner et pour certains cela pourra être beaucoup plus culpabilisant que productif, car arriver à ne pas procrastiner ses préconisation c’est déjà difficile. Même moi qui ai l’habitude de remplir des carnet, poser des objectifs, tenir des trakers d’habitudes, j’ai… eu la flemme d’essayer. Ça m’a semble trop lourd à mettre en place, même si je note quelques idées que je vais adapter à ma façon. Par exemple je trouve l’idée de prendre un rendez-vous avec soi même pour faire le point excellente.

Par ailleurs, le premier chapitre, où l’auteur nous raconte son expérience de vie et comment il en est arrivé là, m’a fait sourir car j’avais lu une histoire similaire dans 2 livres de développement personnel écrit par des hommes. On y retrouve toujours le même schéma : accident qui a failli leur couter, la vie, remise en question, révélation (qui a mes yeux n’a rien de révolutionnaire, mais ce sont plutôt des évidences) et nouvelle vie en tant que coatch pour apprendre une méthode pratico-pratique sensée pouvoir changer la vie de tout le monde, parce que « si tu veux, tu peux ». Chacun y mettant sa nuance, mais j’ai trouvé beaucoup de similitudes dans l’état d’esprit qui pour moi peut être à double tranchant, très motivant pour certaine et avoir l’effet inverse sur d’autres personalités.

Pour moi qui lis beaucoup de livres et consomme pas mal de contenu de développement personnel ce livre ne m’a pas apporté grand chose de neuf, des idées à piocher, mais que j’ai déjà vu ailleur sur des formes un peu différentes. En revanche je trouve que cela peut-être un bon début si on n’a pas encore lu de livres de développement personnel qu’on a déjà la motivation, mais ce qui nous arrête ce n’est pas tant la procrastination, mais un manque de méthode. Pter Ludwig apporte ici une méthode claire et qui en soit n’est pas difficile à mettre en place, elle demande juste de la rigueur et de la volonté. Et il y a aussi une bienveillance que je n’ai pas forcement trouvé dans d’autres livres de ce genre. Car il rassure ceux qui n’arriverais pas à tout faire bien comme il faut. Il nous propose de remettre les compteur à zéro et de reprendre la routine dès qu’on est trop débordée par nos manquement pour justement ne pas tomber dans la culpabilisation et le jugement négatif de soi-même. Et ça j’ai trouvé que c’était une très bonne idée.

En conclusion je dirais que ce livre ne s’adresse pas à ceux qui procrastinent à cause d’un trouble émotionnel ou neurologique complexe, mais qu’il pourra être une bonne aide pour ceux qui manquent de méthodes et ne savent pas par ou commencer ou comment canaliser leur motivation sans partir dans tous les sens.

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