Archives mensuelles : septembre 2013

Tenpô Ibun Ayakashi Ayashi

Ah ! ça fait du bien des vacances ! J’ai enfin le temps de regarder quelques animes. C’est que ça commençait à me manquer !

Histoire de ne pas trop être désorientée, je reprends avec un genre que je connais bien : histoires fantastiques et chasseur de démons s’inspirant du folklore japonais. Aujourd’hui se sera Tenpô Ibun Ayakashi Ayashi, une série des studios Bones.

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Synopsis :

Edo, ère Tenpô. Ryûdô Yukiatsu, samouraï devenu vagabond, se fait enrôler dans le Bansha Aratamesho, un groupe bien étrange qui, sous les ordre de Ogasawara, débarrasse la ville des Yôi (妖夷), sorte des démons qui s’en prennent aux humains. Ryûdô Yukiatsu possède le pouvoir d’extraire le ayagami de toute chose, autrement dit il peut extraire le vrai nom des chose (sinogramme les représentant) et s’en servir.

Les membres du Bansha Aratamesho se font appeler les ayashi (奇士). La troupe est formée de Ogasawara Hôzaburô, leur chef, jeune samouraï ayant étudié les sciences occidentales et luttant pour le réhabilitation du Rangaku. Edo Genbatsu, prêtre shinto à l’allure féminine. Abi, guerrier des montagnes. Saizô, jeune fille d’un directeur de théâtre travestie en garçon pouvant exécuter une danse divine. Et enfin, dernier à être recruté, Ryûdô Yukiatsu, vagabond de plus de 40 ans doté d’un grand pouvoir (et des superbes yeux).

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La série fait 25 épisodes et je les ai enchaînés assez rapidement. Chaque épisode se terminant sur un moment de suspense, difficile de décrocher et d’aller se coucher. L’ensemble est pourtant assez répétitif : un nouveau yôi apparaît, les ayashi arrivent, tentent de le détruire et c’est bien sûr Yukiatsu qui réussi à le tuer. C’est un peu près la trame de tous les épisodes ce qui fait que… on évite tout de même les nuits blanches car on finirait par s’ennuyer à tout regarder d’un coup.

Evidemment, à côté de cette trame principale, on a un développement qui nous permet de mieux connaitre les personnages et leur passé, ainsi que celui de plusieurs personnages secondaires dont une jouant un très grand rôle : Atoru, jeune fille aztèque ayant le pouvoir de créer des yôi.

Dans son ensemble la série est bien construite alliant scènes d’action, humour et émotion. Le côté émotion aurait cependant mérité un meilleur traitement, à force de voir Atoru pleurer, elle commençait à me gonfler et la scène finale (enfin avant épilogue)… bref, on retombe toujours sur les mêmes choses et ici ça marche pas terrible. Ce qui est sympa c’est le caractère des différents personnages, et les combats contre les monstres. L’idée d’extraire le vrai nom des choses et de le transformer en pouvoir est intéressante. Ce n’est pas la première fois que je la voie mais c’est bien exploité. Et si on aime les kanji (petit clin d’œil à Lili) c’est intéressant de voir que les sinogrammes qu’il extrait ont une forme archaïque. Heureusement Ogasawara est là, avec son petit carnet, pour nous traduire, expliquer et montrer le kanji moderne qui en découle.

Graphiquement je l’ai trouvé très sympa, j’aime beaucoup le dessin des yeux que je trouve expressif et charmant, surtout ceux du beau Yukiatsu <3 Et oui, j’ai craqué ! Pour une fois que le héro n’est pas un jeune éphèbe, faut bien que j’en profite ; )

Pour conclure une anime bien sympa. Qui ne me laissera pas un souvenir impérissable mais qui m’a fait passer un bon moment tout en émoustillant ma curiosité.


Fiche technique:

Titre original : 天保異聞 妖奇士

Studio : Bones

Année de production : 2006

Réalisateur : Hiroshi Nishikiori (Jyu Oh Sei)

Idée originale et Scénario : Aikawa Shô (Fullmetal alchimiste)

Chara design : Kawamoto Toshihiro (Cowboy Bebop, Wolf’s rain)

Musique : Otani Ko

Site officiel

Anime non licencié en France, pour une fansub voire ici

Opening 2 de Captain Straydum:

La série a été adapté en manga par Ninagawa Yaeko, à en juger par la couverture, je préfère le chara design original, le personnage sur la couverture manque de personnalité.

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Le coin des curieux :

Et oui, dans cet anime il y a matière à émoustiller ma curiosité ! A commencer par les yôi.

Youi :

J’ai l’habitude des créatures mythologiques japonaises et pourtant je ne cesse d’en découvrir. Il y a les youkai qu’on a pu voir dans Natsume no yuujinchou, les mononoke et ayakashi dans Mononoke, les mouryou dans Mouryou no hako et voilà que maintenant on me parle de youi, des soit disant démons qui peuplent les terres japonaise.

Que sont donc ces démons ? Et ben à vrai dire, je n’ai pas trouvé grand chose à ce sujet. Au fait j’ai rien trouvé du tout, si ce n’est la façon dont ça s’écrit sur wikipedia : 妖夷

Faute de trouver autre chose je me suis alors concentré sur ces deux kanji :

妖 (you) est le même sinogramme que l’on trouve dans youkai, peut se traduire par « attractif ». Se kanji peut aussi se lire ayakashi.

夷 (i)  signifie barbares

Tenger me propose une autre écriture : 妖異, mot utilisé comme synonyme de youkai. On y retrouve 妖 suivi cette fois du kanji 異 qui signifie étrange, bizarre. Ce qui colle bien avec leur nature. J’ai d’ailleurs retrouvé ce mon dans le dictionnaire en ligne Denshi Jisho ou l’on nous donne comme traduction « mysterious occurrence » (pour voir le détail des kanji cliquer ici)

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Ayashi :

Les membres du Bansha Aratamesho se font appeler ayashi : 奇士

士 (shi) signifie samouraï, quant au caractère 奇 (aya) signifie étrange. Un nom bien trouvé pour ses guerriers de l’étrange qui chassent et pourchassent démons en tout genre. Et, chose amusante, que je vois pour la première fois : les mangent ! Et oui, ces messieurs-dames raffolent de la chair de youi. Une fois le youi détruit celui-ci se transforme en un gros tas de chair dont les ayashi s’empressent de faire ragoût et sushi. La viande de youi aurait, semble-t-il, un goût exquis effaçant toute nourriture terrestre.

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Kawanabe Kyôsai :

kawanabe-kyosai.jpgPersonnage secondaire, le jeune peintre apparaît un peu comme témoin des exploits de nos héros (et soupirant de la belle Atoru). En réalité Kawanabe Kyôsai est un artiste ayant réellement existé. Il est né en 1831 et mort en 1889, peu après la restauration Meiji.

Durant les troubles du Bakumatsu, il se fait un nom en tant que caricaturiste et est même arrêté plusieurs fois par les autorités shogunales. Il est également connu pour ses desseins s’inspirant du folklore japonais.

Ici il n’est encore qu’un jeune apprenti.

Pour voir quelques une de ses peintures cliquez ICI

Ere Tenpô et rangaku :

L’ère Tenpô va de 1830 à 1844. L’anime se déroule durant la 14ème année de l’ère Tenpô, autrement dit la dernière.

Le pays est déjà divisé entre ceux qui veulent assurer l’isolationnisme du Japon et ceux qui veulent ouvrir le pays aux sciences venues d’ailleurs et au commence international.

Ogasawara veut faire reconnait l’utilité du Rangaku. Le rangaku c’est l’étude des sciences occidentales permis par les échanges avec les hollandais, seul à pouvoir commercer avec le Japon durant la période Edo.

Le roi des ronces

Voilà bien longtemps que je n’ai pas parlé d’anime. Pour la reprise, j’ai choisi un long métrage : Le roi des ronces.

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Synopsis :

En 2015 une étrange maladie se répand sur terre, les personnes atteintes par le virus Médusa meurent pétrifiées. Alors que le monde est en état d’alerte, la compagnie Vega propose de cryogéniser 160 personnes malades. Celle-ci seront plongées dans un profond sommeil le temps que la médecine trouve un remède. Kasumi, jeune collégienne aux tendances suicidaires, a été sélectionné pour participer au projet. Elle entre dans le château forteresse de la compagnie Vega en compagnie de sa sœur jumelle Shizuku.

C’est dans un monde apocalyptique que Kasumi et les autres membres du projet se réveillent. La salle est remplie de ronces et d’étranges créatures les attaquent. Depuis combien de temps sont-ils
ainsi plongés dans le sommeil ? Que s’est-il passé sur terre ? D’où sortent ses étranges créatures dévoreuses d’hommes qui peuplent à présent le château de la compagnie Vega ? Kasumi, accompagnée de quelques autres survivants va devoir affronter bien des dangers et des pièges pour réussir à sortir de la forteresse.

Bande annonce :

ça donne quoi :

Une adaptation apocalyptique du conte de la belle au bois dormant où le château recouvert de ronces se remplit de bêtes féroces assoiffé de sang qui n’est pas inintéressante. Du moins au départ. Oui, j’ai aimé l’entrée en matière puis le réveil des cryogénisé dans ce monde étrange, leur confusion, leur incompréhension, et les pistes qui nous sont livré petit à petit. Depuis combien de temps dorment-il ? Qu’à bien pu se passer sur terre pendant ce temps ? Les réponses au départ évidentes se relèvent des fausses pistes. On nous relève de nouveaux indices et on a du mal à y croire. La fuite vers la superficie des 7 rescapés est palpitante, elle nous tient en haleine. Vont-ils tous s’en sortir ? Combien vont encore mourir ? La tension est là, les scènes d’action sont réussies. On reste scotché à l’écran.

Oui, mais voilà ! Quand l’explication arrive enfin… comment dire, je l’ai trouvé un peu trop tiré par les cheveux. Elle a le mérite d’être originale et inattendue, mais je trouve qu’elle manque de pertinence. Plus on avance vers la conclusion du film plus l’ensemble perd en qualité. La pression retombe alors que le danger est toujours présent. Le côté dramatique ne marche pas très bien. Et le côté « belle au bois dormant » à un je ne sais quoi d’exagéré qui fait que j’ai décroché, je n’ai pas adhéré. En revanche, le mystère autour de l’héroïne et bien travaillé, bien amené. Ce que je viens de dire est un peu contradictoire, mais difficile de mieux m’expliquer sans spoiler.

Graphiquement c’est plutôt réussi, même si je n’adhère pas tellement au look kawaii de l’héroïne. Bref un long métrage pas mal du tout avec action et suspense, mais des explications compliquées auxquelles j’ai eu du mal à accrocher (je n’ai pas fait trop d’effort non plus).

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Fiche technique :

Titre original : いばらの王

Réalisateur : Katayama Kazuyoshi

Studio : Sunrise

Année de production : 2010

Idée originale : Iwahara Yuji (manga éponyme publié entre 2002 et 2005)

Scénario : Katayama Kazuyoshi et Yamaguchi Hiroshi

Chara design : Matsubara Hidenori

Musique : Sahashi Toshihiko

Durée : 120 minutes

Licéncié chez Kazé

Le manga :

Le film est tiré d’un manga de Iwahara Yuji pré-publié dans Comic Beam entre 2002 et 2005, éditions Enterbrain. Il s’agit d’un seinen et compte 6 volumes au total. La vérsion française nous est proposé par les éditions Soleil, dans leur collection Soleil-seinen

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La rubrique album jeunesse part en voyage !

Direction le Brésil !

Aujourd’hui je vais vous parler d’un petit album que j’ai ramené dans mes bagages en rentrant du Brésil, où j’ai vécu quelques mois. Il s’agit d’un petit livre bien sympa, accompagné d’un disque pour prolonger le plaisir : Grandes Pequeninos, écrit par Mariana Caltabiano et illustré par Eduardo Jardim, accompagné d’un CD de Jair Oliveira e Tania Khalill, publié par Ediouro en 2009.

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Querido diàrio, meu nome é Isabela e moro numa barriga.

« Cher journal, mon nom est Isabelle et j’habite dans un ventre » Ainsi commence cette petite histoire où l’on suit la vie Isabela, un bébé pas encore né. Elle goûte aux saveur des aliments que mange sa mère, écoute le chant de son père, toute sa maison dance avec sa mère… Et puis le grand jour arrive : c’est sa naissance, elle va rencontre ses parents.

C’est une petite histoire drôle et tendre, parfaite pour expliquer d’où viennent les enfants. Les illustrations sont très colorées, simples et mignonnes.

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Une fois le livre fini, il nous reste le CD ! Contrairement à beaucoup de livre avec CD celui-ci n’est pas là pour raconter l’histoire à notre place, c’est un vrai CD de samba pour les tout petit. Les textes sont amusant, le rythme et la joie qui s’en dégage font danser nos petites têtes blondes et brunes.

J’adore ce livre, un vrai petit bijoux ! ça serai génial de le voir publié en France.

Du CD est né également un spectacle pour enfants.

Voici une des mes chansons préférée interprété par Jair Oliveira

Pour écouter d’autres extraits, allez faire un tour sur le site www.grandespequeninos.com.br

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Un pont ~ album jeunesse

Dans la même collection et par les mêmes auteurs de Une balle, une pomme, Un pont trace un chemin entre la peinture de Monet et les estampes de Hokusai (parmi lesquelles s’est glissé une estampe de Hiroshige, je ne comprends pas bien pourquoi). On retrouve le même principe que dans l’album précédent : à chaque double page, une peinture/estampe originale reprise par les dessins de Eric Battut à partir de laquelle l’histoire prend forme. Le texte est plus poétique que celui de une pomme, une balle. Alors que le précédent album faisait réfléchir à la condition sociale des personnages tout droit sortis des peinture de la fin du XIX, ici on nous invite à la contemplation. Contemplation des paysages, des instants qui s’envolent…

Ma barbe est blanche et mes sourcils aussi.

J’ai gardé mon chapeau, mes pinceaux,

mes couleurs et mes souvenirs.

Il y a longtemps j’était voleur.

Je volais les lumières du temps.

As-tu vu la lumière dans l’océan ?

Je l’ai prise et je suis parti…

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On commence le voyage en compagnie du vieux Monet qui nous mène jusqu’à un pont japonais. De l’autre côté un autre homme va prendre le relais et nous amener dans un autre univers : celui des estampes et du pays du soleil levant. Alors que le premier homme peut clairement être identifié à Monet (seul ses peintures sont présenté) le deuxième… ben, on pourrait croire qu’il s’agit d’Hokusai, puisque toutes les estampes présenté sont de lui, sauf une, la première, qui est de Hiroshige, tiré des son recueil Vues célèbres des Cinquante-trois étapes.

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Le pont japonais, 1892, huile sur toile

Si j’ai beaucoup aimé Une balle, une pomme, Un pont me touche encore plus puisque j’aime beaucoup les estampes japonaises. J’ai, avec cet album, un excellent prétexte pour partager avec Mimiko cette passion. Son estampe préféré c’est Ejiri :

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Ejiri (province de Sugura), vers 1830-1832, estampe, Katsushika Hokusai

J’ai aperçu l’esprit du Vent. ffft !

Juste au moment où j’arrivai,

l’esprit chipait les chapeaux des passants !

Ce n’était que rires et cris

et le vent soufflait en sifflant…

Un pont

Texte de France Alessi

illustré par Eric Battut

Bilboquet

2008

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Petit panier de manga # 6

Me revoilà pour un panier de manga bien garni. Au menu des samouraïs sanglants, des cyborg en guerre, des kamikazes et pour un peu de douceur, on terminera avec un dessert pris à la Casetta dell’orso. Bref un panier très seinen.

Laissez vos impressions et vos conseil lectures ; )


Le Sabre de Shibito – T1 et 2 :

Voilà un seinen qui tâche ! Du sang, des têtes découpées, des membres arrachés, des marionnettes d’os et de chair… Vous l’aurez compris, ce manga est plutôt gore. A ne pas mettre entre toutes les mains ! Si on aime le genre, c’est pas inintéressant. Mais commençons par le résumé.

Résumé:

Un apothicaire ambulant se trouve bien malgré lui attaché à Shibito Saezuki, le dernier descendant d’un clan décimé, mort puis ramenée à la vie par son père grâce à la magie noire. Kinzô, l’apothicaire, se voit chargé de la lourde tache d’enseigner à Shibito la vie dans un monde qu’il a quité 100 ans plus tôt. Mais Shibito n’a pas encore retrouvé toute son humanité et, pour l’heure, il n’est qu’un redoutable guerrier tuant tout ce qui se trouve sur son chemin, menaçant même le pauvre Kinzô. Une rencontre va éveiller quelque chose en lui. Retrouverai-t-il son humanité ?

Mon avis :

Comme je le disais plus haut, on a là un manga plutôt sanglant, aucun détail ne nous est épargné, j’en ai parfois grimacé de dégoût. Pourtant l’ambiantation en pleine guerre féodale est sympa. De même, le mystère qui plane autour de Shibito donne envie de poursuivre la lecture et découvrir ce qu’il va devenir. Un manga pas extraordinaire mais avec lequel j’ai passe un bon moment. Je m’attendais à franchement pire !

Côté dessin, le style m’a rappelé celui de Tôme Kai dans Kuro gane.

Le Sabre de Shibito

Titre VO : しびとの剣

Dessin : Missile Kakurai

Scénario : Hideyuki Kikuchi

2002

Type : seinen

Genre : aventure, fantastique, samouraïs

Éditeur VO : Getôsha

Éditeur VF : 12 bis

Nombre de volumes : 8 (terminé) Commercialisation stoppée


Metal Brain 109 – T1 et 3

Pas de bol, sur une série en 3 tomes, il m’en manque un T_T

Résumé :

Dans un futur où les cyborgs sont aussi nombreux que les humains, ceux-ci ont prix les armes pour gagner leur liberté. Alors que Gun se promène à Freeland avec ses parents une attaque de cyborgs     éclate et il se retrouve pris entre deux feux. La famille de Gun se retrouve alors au premier plan d’une guerre opposant les humains au front de libération des cyborgs : le metal brain. Un conflit dans le quel les cyborgs feront plus preuve de plus d’humanité que les hommes.

Mon avis:

Et ben, moi j’ai bien aimé ! Bon, il me manque le tome du milieu et c’est bien dommage, surtout qu’à cause de cela j’ai bien moins accroché à la conclusion, même si j’ai réussi à suivre le cours de l’histoire.

C’est bien dessiné. Un dessin classique et pas particulièrement original rappelant celui de Hôjô Tsukasa, mais très bien réalisé, surtout dans le tome 1 où l’auteur s’applique plus. Certaines planche du troisième tome m’ont paru bâclé, le dessin y est moins chiadé, plus stylisé.

Quant à l’histoire, elle n’est pas spécialement originale, surtout pour les adepte de la SF en tout genre (un de mes péché mignons) mais le scénario est bien mené. La guerre opposant les cyborgs     aux humain est chargé d’une bonne intensité dramatique et émotionnelle avec des cyborgs qui se montrent bien souvent plus humains que les hommes qu’il combattent. Certaines scènes sont particulièrement percutante comme par exemple le père de Gun qui tue sous les yeux de son fils le cyborg qui vient tout juste de sauver la vie de Gun.

Les scènes d’humour sont assez grotesque et pas particulièrement réussies mais ont le mérite de détendre un peu l’atmosphère. Comme toujours dans la SF on a en fond une critique de la société, bien que cela reste assez superficiel.

Sur Manga News, le premier tome a reçu des critiques très vives que je ne partage pas. Si ce n’est pas un chef d’oeuvre, je trouve que ce titre ne mérite pas d’être ainsi dénigré. J’ai lu bien pire et ayant reçu un bien meilleur accueil (cf Akyhabara@deep dont je vous ai parlé dans  Petit panier de manga (4), là franchement c’était à gerber, et je suis plutôt bon public !).

Bref, un ‘tit mahwa qui se laisse très bien lire, pour les adeptes du cyber-punk.

– Nous autres, les robots, nous ne nous intéressons pas à l’argent. Si jamais les humains nous surprennent à en faire usage, nous sommes bons pour l’exécution.

– Mais pourquoi ?

– Parce que c’est la seule chose au monde qui peut rendre l’homme dépendant. Les humains règnent en maître sur tout, y compris les cyborgs. Mais ils restent malgré tout esclaves de l’argent.

Metal brain 109

Auteur : Kim Jun Bum

2002

Type : Sonyun manhwa

Genre : SF, action

Editeur VF : Tokebi

Nombre de volumes : 3 (terminé)

commercialisation stoppée)


Zéro pour l’éternité – T1 :

On passe aux choses sérieuses avec un manga qui parle histoire contemporaine, et plus précisément de la deuxième guerre mondiale et des kamikazes, ces soldat japonais qui se lançaient dans des attaques suicides à la fin de la deuxième guerre.

Résumé :

Kentarô Saeki est un jeune désœuvré. Sa sœur, lui propose un travail bien étrange : enquêter sur leur grand-père mort durant la deuxième guerre mondiale comme kamikaze.

Mon avis :

Un premier album très réussi. Un dessin classique, pas franchement remarquable, mais bien exécuté. Une histoire qui se met petit à petit en place faisant le lien entre la génération actuelle et celle du grand-père qui a vécu la guerre. A travers leur recherches , frère et sœur veulent mieux comprendre leur grand-père, et, par extension, comprendre quelles étaient les motivations des kamikaze. L’entrée en matière est progressive, on en apprends un peu sur le grand-père mais plus sur l’un des ses camarades, soldat dans la même unité. On en apprends plus sur le contexte de la vie quotidienne dans le Japon des années 30 40. C’est intéressant et agréable à lire, même si, artistiquement le manga n’a rien d’extraordinaire.

Zéro pour l’éternité

Titre VO : 永遠の0

Auteur : Souichi Sumoto, d’apprès le roman de Naoki Hiyakuta

2010

Type : seinen

Genre : historique, tranche de vie

Editeur VO : Futabasha

Editeur VF : Delcourt – collection Ginkgo

Nombre de volumes : 3/5 (terminé au Japon)


Gente – T1 :

Envie d’un restaurant tenu par des gentlemen ? Envie de beaux mecs pas comme les autres? Retrouvez l’équipe de Ristorante Paradiso dans Gente !

Résumé : 

Dans ce premier tome on découvre comment le patron en est arrivé à ouvrir un restaurant ou ne travailles que des hommes de la cinquantaine portant des lunettes : La casetta dell’orso. On en apprends également plus sur le quotidiens des différents membres du staff et du restaurant.

Mon avis :

J’ai aimé Ristorante Paradiso, je retrouve ici le même plaisir. Un dessin très original que j’apprécie de plus en plus à mesure que je me familiarise avec le travail d’Ono Natsume. Un ambiance feutré, des personnages attachants, des petits moment de vie… Ono Natsume compte parmi mes mangaka favoris ! Je déguste ses manga comme on boit un bon verre de vin.

Gente

Titre VO : GENTE – リストランテの人々

Auteur : Ono Natsume

2007

Type : seinen

Genre : tranche de vie

Editeur VO : Ohta Shuppan

Editeur VF : Kana, collection Big Kana

Nombre de volumes : 3/3 (terminé)

Une balle, une pomme

Ah ! là là! Je suis grave à la bourre pour mon Challenge Je lis aussi des album ! Moi qui avais si bien commencé, j’ai complètement décroché pendant les vacances. Qu’à cela ne tienne, en ces temps de rentrée, je fait aussi ma rentrée littéraire en compagnie de Mimiko et sur Ma petite Médiathèque. Pour l’occasion, je vais vous présenter un des albums que je viens tout juste de lui offrir : Une balle, une pomme de France Alessi et Eric Battut, aux éditions bilboquet.

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Je suis tombée par hasard sur cette collection et j’ai toute de suite été charmé par le concept : allier une petite histoire, des illustrations et de la peinture. Une façon amusante d’initier nos petites têtes blondes et brunes à la peinture.

Pour la petite histoire :

Luise a huit ans et travaille comme blanchisseuse pour Eugénie, une petite bourgeoise qui aime jouer au ballon. Luise traverse la ville et croise ses camarades, elle se rend au parc pour amener à Eugénie la balle avec laquelle elle n’a pas le droit de jouer. Eugénie traverse le parc et croise ses camarade qui jouent.

Luise c’est La petite Blanchisseuse de Pierre Bonnard (1867-1947), Eugénie sort du Coin de parc avec enfant jouant au ballon de Félix Vallotton (1865-1925). A l’instar des deux héroïnes, tous les personnages du livre trouvent leur alter-ego dans les peintures et affiches fin XIXème début XXème. Une peinture pour chaque double-page.

Ce que Mimiko et moi en avons pensé :

Si j’ai d’emblée aimé le concept et le graphisme tendre et mignon de Eric Battut, j’étais sceptique quant à l’accueil que Mimiko réserverais à cet album. J’étais prête pour mon fiasco et, à ma grande surprise, Mimiko a de suite adhéré. Tant et si bien que j’ai du le lire et le relire soir après soir. L’idée de voire l’image sortir de la peinture et prendre vie dans une illustration lui a plu. A chaque page, elle cherche la corrélation et me demande le titre de la peinture d’origine.

Un très bel album et un franc succès auprès de notre critique en herbe. Elle m’a d’ailleurs demandé de vous parler d’un autre album de cette collection. A très bientôt pour Un pont

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La conspiration des miroirs

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La conspiration des miroirs

Giulio Leoni

traduit par Nathalie Bauer

éditions 10-18

Collection Grand détective

2008

Quatrième de couverture :

Août 1300. Dans un marais proche de Florence, un bateau de guerre est échoué sur la rive de l’Arno. À son bord, les marins semblent pétrifiés, saisis par la mort. Dans la cabine du capitaine, trois Sarrasins, à l’évidence empoisonnés. À leurs pieds, un engin mécanique en morceaux, et un parchemin indéchiffrable… En qualité de prieur de la ville, Dante est mandaté sur les lieux de cette scène étrange. Les indices s’accumulent, les pistes se multiplient, plongeant le poète dans des abîmes de perplexité. Que signifie ce motif octogonal qui revient sans cesse, tracé sur des parchemins ? Quelle est cette énigmatique machine qui semble obséder tout ce que l’Italie de la Renaissance compte de savants ? Et pourquoi le nom de l’empereur Frédéric II, dont la rumeur dit qu’il aurait été empoisonné, est-il mêlé à cette affaire ? Ce que Dante ignore, c’est qu’il vient de mettre le doigt dans un engrenage fatal, un complot impliquant les plus grandes figures du pouvoir florentin…

Mon avis :

L’intérêt de ce livre réside avant tout dans son ambiantation : Dante et la Florence du Moyen-Age. L’intrigue est, quant à elle, trop complexe, trop mystérieuse, trop métaphysique. Bref, j’y ai pas compris grand chose et elle n’a pas vraiment stimulé ma curiosité.

Le style a également la lourdeur de l’intrigue. C’est beau, c’est poétique mais c’est un peu trop pesant parfois. Si ce n’avait pas été Dante ou Florence, je n’aurais sans doute pas poussé la lecture jusqu’à la dernière page ! Cela ne m’a pas empêché d’apprécier quelques tournures remarquables dont Leoni fleuri son texte.

On aurait dit qu’ils s’étaient donné rendez-vous dans l’attente d’un dernier pèlerin. Or c’était la Mort, la plus indésirable des hôtes, qui les avait rejoint. À moins qu’elle ne les eût précédés, sa face macabre dissimulé sous le visage de l’un d’entre eux, s’apprêtant à prendre la barre de leur vies dans cette tour délabrée comme elle l’avait fait un peu plus tôt sur le navire des trépassés.

Fouiller dans les livres d’autrui n’équivalait-il pas à fouiller dans son âme?

Mon incompréhension de l’intrigue vient sans doute de mon ignorance. Je n’ai que quelques vagues souvenir datant du collège sur l’histoire de l’Italie moyenâgeuse. Si ce livre m’a donné envie d’en savoir plus, je regrette qu’il n’ai pas su se mettre à la porté de tous par quelques notes en bas de page ou un petit lexique.


Le coin des curieux :

J’ai du me constituer un petit lexique pour mieux comprendre. Afin de vous éviter cette peine je partage donc le fruit de mon labeur.

Prieur

Dans le roman, on découvre que Dante est prieur de la ville de Florence. Je connaissais ce mot que j’associait à la hiérarchie des ordres religieux catholiques. Mais qu’est-ce que tout cela avait à voir avec Dante ? Et pourquoi « les prieurs de Florence » ?

Et bien voilà, si le terme désigne bien une distinction dans la hiérarchie religieuse, il est aussi utilisé au Moyen Age, dans de nombreuses communes italiennes, notamment à Florence, ville où se déroule l’intrigue. On nommait prieurs les membres du gouvernement de la ville. A Florence Palazzo Vecchio, qui se trouve sur la place de la Seigneurie, était avant nommé Palazzo dei priori.

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Palazzo Vecchio

Barigel

Dante se fait seconder dans ses enquêtes par le barigel et ses soldats. Mais qu’est-ce donc un barigel ? Je ne sais pas vous, mais moi je n’avais jamais entendu ce nom avant. Ce mot vient du latin médiéval et désigne l’officier préposé au service de police dans de nombreuses communes de l’Italie du Moyen Age. C’est le cas à Florence.

Gabelou

Ce mot désigne le douanier qui est chargé de la collecte de la gabelle, impôt sur le sel. Aujourd’hui on l’utilise comme synonyme de douanier.

Guelfes et Gibelins

Les guelfes et les gibelins sont deux faction politiques qui s’opposent dans l’Italie du treizième et quatorzième siècle. D’un côté les guelfes soutiennent le pape, de l’autre les gibelins appuient le pouvoir du Saint-Empire romain germanique.

Afin de mieux comprendre, il faudrait aussi en apprendre plus sur l’empereur Frédéric Ier (Barberousse) ou encore sur le pape Boniface, deux personnages historiques importants auxquels il est fait plusieurs fois allusion. Frédéric Ier se retrouve même au premier plan de l’intrigue, bien que l’histoire se déroule en 1300 et que l’empereur Frédéric soit mort en 1190. Mais là ça demande trop de travail et… j’ai pas envie :p

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Florence en 1300

sous le charme de Gundula Janowitz

Lundi dernier j’ai du, par la force des chose, opter pour la voiture plutôt que le train. Moi qui adooore conduire, j’étais ravie. Pour me remonter le moral : j’ai écouté France Musique à fond la caisse !

Alors que je partais, l’émission Horizons chimériques touchait presque à sa fin. Le thème du jour était Gluck et l’inconnu.

j’avoue en toute franchise mon ignorance, je ne connaissais pas Gluck. J’ai apprécié ce que j’en ai entendu, mais surtout, c’est un extrait de son Orphée et Eurydice, interprété par la soprano Gundula Janowitz qui m’a particulièrement séduite.

Je trouve qu’elle a une très belle voix et… comme je suis sympa, je partage avec vous 🙂

j’espère qu’il y aura, parmi les fidèles lecteurs de Ma petite médiathèque quelques autres amateurs de chant lyrique…

page facebook dédié à Gundula Janowitz

Au cochon porte-bonheur

cochon porte bonheur

Au cochon porte-bonheur

Kim Jong-ryeol

illustrations de Kim Suk-kyeong

2006

traduction de Lim Yeong-hee et Françoise Nagel

Picquier jeunesse – 2013

Un étrange magasin s’est installé dans la ville d’Azalée. Une publicité dans les boites aux lettres annonce :

« Azaléens ! La chance vous attend au Cochon porte-bonheur. Venez nombreux et emportez l’article de votre choix sans débourser un sou. Parole de Cochon porte-bonheur ! »

On a beau râler et dénoncer la probable supercherie, personne ne résiste à la tentation de gagner quelque chose. La convoitise attire bientôt tous les habitants de la ville, mais d’étranges phénomènes semble accompagner l’arrivé du mystérieux Cochon porte-bonheur.

/!\ avis avec spoiler /!\

« Chacun souhaite que la chance lui sourie. Mais la plupart des êtres humains ne savent pas se satisfaire du peu qu’ils ont. Et comme ils en réclament toujours plus, ils la font fuir. »

Voilà ce que Kim Jong-ryeol dennonce dans cet étrange conte surréaliste où les gens, poussé par leur avidité se transforment peu à peu en cochons. Cette métamorphone n’est pas sans me rappeler la scène où les parents de Chihiro se transforment en porc dans le film de Miyazaki Le voyage de Chihiro. Je me souviens qu’à l’époque la scène aviat fortement impressioné ma fille. Ici  aussi l’enfant assiste impuissant à la transformation de ses parents.

La fin du récit reste ouverte et aucun happy end ne vient rassurer le jeune lecteur. Ce conte sonne comme un avertissement : il ne tient qu’à nous de prendre en main notre vie et éviter de ceder à la tentation et à la convoitise, à nous de préserver ce qui est vraiment important.

Un petit livre qui se lit en une heure, pour les jeunes lecteurs peut-être, mais qui plaira sans doute aux grands.

Totto-chan, la petite fille à la fenêtre

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Totto-chan, la petite fille à la fenêtre

窓ぎわのトットちゃん

Testuko Kuroyanagi (黒柳 徹子)

1981

traduit par Olivier Magnani

2006 pour la traduction française

 

Résumé :

Totto-chan est virée de l’école primaire dès les premiers jours. Après son renvoi, elle intégrera l’école Tomoe dirigée par un pédagogue pas comme les autres : M. Sôsuke Kobayashi. L’école Tomoe est à nulle autre pareille, avec d’anciens wagons pour salles de classe, M. Kobayashi y propose un enseignement alternatif loin du Japon militariste des années 40. Alors que la guerre fait rage, M. Kobayashi préserve l’insouciance de l’enfance dans cette école où Totto-chan, la petite peste, trouve vite sa place et découvre le goût d’apprendre.

 

Mon avis :

Au début de ma lecture j’étais très enthousiaste. Le thème des systèmes d’éducation alternatifs m’intéresse depuis de nombreuses années, l’idée de lire un témoignage sous forme de roman me plaisait et j’avais entendu dire beaucoup de bien de ce livre.

Les premières pages répondaient à mes attentes. L’écriture particulière de Kurayanagi nous plonge dans l’univers d’une petite fille de 6 ans et nous fait voir le monde par ses yeux d’enfant. Les phrases sont courtes, simples. L’émotion passe instantanément. Avec Totto-chan on découvre cette école particulière où la fillette atterri après avoir été écarté de l’enseignement classique. Avec Totto-chan on découvre la pédagogie de M. Kobayashi, le directeur de l’école, mais…

Voilà ! Il y a un mais ! Si j’ai trouvé les premiers chapitres très agréables à lire, mon enthousiasme retombait au fur et à mesure que j’avançais dans ma lecture. Ce que je voulais, moi, c’est en apprendre d’avantage sur les méthode éducatives appliquées à Tomoe. Au lieu de cela j’ai eu droit à une succession d’anecdotes insignifiantes sur l’enfance d’une petite fille, fort sympatrique cette petite fille, certes, mais sa vie quotidienne n’en est pas moins inintéressante. L’ennui a commencé à l’installer dès la moitié du roman. Puis, à l’ennui est venu se substituer l’agacement. Le style d’écriture faussement enfantin que j’avais trouvé amusant dans les premières pages commençait franchement à me taper sur le système. Chaque chapitre se termine par un paragraphe qui nous dit à quel point M. Kobayashi était un bon pédagogue. Pourquoi ? Ne somme-nous pas capable de le comprendre par nous-même en lisant l’exemple qui vient tout juste de nous être donné ? Cette répétition d’éloges à fini par me rendre la fin du livre de plus en plus détestable. Non seulement c’est répétitif et cela n’apporte rien de plus au récit, mais surtout cela me donnait le sentiment que l’auteur prends ses lecteurs pour des enfants des 6 ans, incapable de comprendre l’intérêt des méthodes éducatives de M. Kobayashi. Alors je m’interroge : à qui s’adresse ce livre ? A des enfants ou à des adultes ? Quelque soit la réponse, j’ai été franchement déçu par ce livre qui avait pourtant si bien commencé. Il aurait gagné à être réduit de moitié.