Archives mensuelles : avril 2014

Naufrages

Souvent on me demande quel est mon type de littérature préféré. A chaque fois je suis bien enbêté car en vérité je lis de tout, et l’impacte qu’aura un livre sur moi dépend plus de mon état d’âme au moment de le lire que de son genre, voire même de sa qualité. Et le livre dont je vais vous parler aujourd’hui en est le parfait exemple. C’est Tenger qui me l’a prêté, cela doit faire maintenant plusieurs années. Je l’avais presque aussi tôt commencé et… je ne dépassais jamais la page 10. Impossible d’entrer dans l’histoire, je trouvais le style pesant et ça me donnais mal à la tête rien que de me dire qu’il fallait que je termine ce livre. Tenger aurais pu me dire “puisque tu ne le lis pas, rends le moi”, mais patiente elle continuait de me demander “as-tu fini Naufrages ?” à chacune de ses visites, et à chaque fois, honteuse je bredouillais que je n’avais pas eu le temps… “pends ton temps” me disait-elle à chaque fois. Et moi je me jurais de le lire avant sa prochaine visite. La dernière fut la bonne. Cette fois je glissais le roman dans mon sac avec la ferme intension de mettre un terme à ce manège. Soit j’arrive à le lire soit je lui rendrais quand même. Et j’ai recommencé ma lecture à la page 1.

Je ne sais pas combien de temps s’est écoulé exactement depuis ma première tentative, ni pourquoi je n’avais pas aimé. Avant que j’ai eu le temps de me reposer des questions j’avais bien avancé dans le roman et à chaque fois que le train arrivait en gare, je regrettais que le voyage ne dure pas plus longtemps pour rester plongé dans ce Japon rural et terrible que nous décrit Akira Yoshimura.

Trêve de bavardage, passons au livre !

naufrage couverture japonaise

L’histoire :

Naufrage nous raconte la vie dans un village japonais, accroché au flan d’une montagne, les pieds dans la mer, au climat hostile et la vie plus que dure. Les villageois ne vivent pas, il survivent.

Derrière le village se dressait la paroi dénudée de la montagne où des rochers pointaient par endroits. Les dix-sept petites maisons semblaient desespérement accrochées à l’étroite bande de litoral pour ne pas tomber dans la mer. Leurs murs de planches, sans cesse battus par le vent du large, étaient poudrés de blanc. Les grosses pierres posées sur les toits de chaume pour les consolider étaient blanches elle aussi. Aoutour des maisons, la terre en pente douce était couverte de cultures en terasses. Malgré l’engrais, la terre mêlée de gravier n’était pas très fertile et ne donnait que de maigres recoltes. Il n’y poussait pour toute céréales que du panic ou du millet. (p.9)

Isaku, jeune garçon de neuf ans devien l’homme de la maison quand son père se vends pour trois ans, afin d’assurer la survie des siens. “Ne laissez pas mourir les enfants de faim”, voici la recomandation que le père fait à Isaku et sa mère avant de les quiter. Dès lors, Isaku doit subvenir aux besoins de sa famille tout en obéissant à sa terrible mère dont l’autorité et la froideur donnent des frissons.

Mon avis :

Plongé dans le quotidien de Isaku et des villageois, on suit leur vie au rythme des saisons qui passent et qui se succèdent. On découvre au fils des pages les différentes activités que chaque saison amène. Je n’ai pas su déterminer à quelle période ce récit se déroule, l’histoire est en fait assez intemporelle et on a le sentiment que le village vit ainsi depuis une éternité, et pour longtemps encore. Je dirais, comme ça que nous somme durant la période Edo, mais c’est mon sentiments personnel, aucune indication claire n’est donné.

Ce que j’ai aimé, c’est le rythme donné par les saisons, l’auteur nous donne de nombreux détail sur le mode de vie, les méthodes de pèche, les signes annonciateur… Avec Isaku on guette les montagnes pour voir si à leur cimes les arbres ont déjà commencé à rougeoyer, avec lui on attends la fin de l’hiver, le début de l’été… Yoshimura sait rendre ce village particulièrement vivant, les descriptions précises mais jamais trop longues nous aident à nous projeter et on lit ce livre comme on regarderait un film. Toute la scène se déroule sous nos yeux, palpable, réelle. Le réalisme est, je dirais, la meilleur qualité de ce roman.

C’est à partir de ce sommet que les feuilles rouges, comme les autres années, faisaient leur apparition avant de s’étendre progressivement aux autres le long de crêtes et déferler soudain, avec la rapidité d’une avalanche, sur les pentes qui se coloraient de vermillon. Et la vague franchissait ensuite les profondes valées pour recouvrir les collines et arriver enfin à la montagne dérière le village. A ce moment là, d’habitude, les feuilles mortes avaient déjà fait leur apparition sur les sommets dans le lointain. (p.15)

Mais si je l’ai finalement rapidement dévoré, je lui ai trouvé un défaut majeur : le misérabilisme. Les habitant de ce villages sont misérable. Il auraient pu être simplement pauvres, mais non ! Yoshimura en fait des tonnes et les rends tellement misérables qu’il finissent par en perdre en réalisme (oui je sais, je me contredit). Ce n’est pas parce qu’on est pauvre, qu’on est forcement triste. Ce n’est pas parce qu’on ne mange pas tous les jours à sa faim qu’on ne peut pas rire. Ici les villagois font peur tellement ils sont glauques. Isaku n’a presque jamais vu sa mère sourrir. N’est-ce pas exagéré ? D’accord quand on ne sais pas si on aura assez pour nourrir ses enfants, on doit être très préoccupé, mais faire la gueule en plus ne remplis pas l’estomac. A défaut de leur donner à manger elle pourrait, cette mère, leur donner de la tendresse. Mais non, ici, ce n’est pas que le climat qui est hostile, c’est la vie tout entière. D’ailleurs parler de vie y est exagéré. Les personnages ne semblent pas vivres mais seulement survivre. Et comme la misère n’est jamais suffisant, l’auteur leur rends la vie toujours plus dure.

Si vous aimez les happy end et les lectures légère, surtout ne lisez pas Naufrages. Car si le rytme et le style sont agréable et la lecture facile, le contenu lui est accablant et démoralisant. A moins qu’on ne se réjuisse de ne pas être né là-bas et que l’on fasse tout son possible pour ne pas s’identifier au jeune Isaku, on risque de ressortir de cette lecture un peu secoué. âmes sensibles s’abstenir.

A ceux qui ont les nerfs solide, je conseille cette lecture qui, non seulement m’a fait découvrir un auteur au style intéressant, très photographique et poétique à la fois, mais permet aussi de découvrir une autre facette du Japon, moins glamour, moins stéréotypé aussi peut-être, bien que, selon moi, un peu exagérée.

破船 (hasen)

Naufrages

Akira Yoshimura (吉村 昭)

1982 (1999 Acte Sud pour la version française)

traduit par Rose-Marie Makino-Fayolle

Acte Sud collection Babel

à lire aussi l’avis de Choco

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Shôjo : la meilleure mangaka

événement interblog organisé par le club shôjo : la semaine shôjo

quelle est la meilleure mangaka shôjo et pourquoi ?

Voilà une question à laquelle je pourrais répondre difficilement ! Avant de me lancer, j’ai fait un petit tour d’horizon concernant les shôjo que j’ai lu. Je n’arrive qu’à 39 volumes, 64 si j’inclue les josei, yaoi et yuri, quant rien que pour la catégorie seinen j’en ai lu plus de 170 (je me suis référée à ma liste sur Babelio, il manque des titres, notamment les scans, mais ça donne quand même une idée). J’estime donc ne pas avoir assez de recul pour pouvoir juger qui est la meilleure mangaka. D’autant plus que, en regardant de plus près ma liste, j’ai constaté que j’ai rarement lu plus d’un titre par mangaka. Comment juger du travail général d’une auteure sur un seul titre ?

Mais bon… j’ai envie de jouer moi aussi 🙁 alors je vais faire semblant et tricher un peu 😉

Je vous propose donc ma sélection des meilleurs mangaka. J’ai choisi, pour ma part, de séparer les différents types de manga pour femme car ce qui fait un bon yaoi n’est pas forcement ce qui fait un bon shôjo. J’ai donc essayé, au vu de ma maigre expérience, de choisir une mangaka par catégorie et vais tenter d’expliquer pourquoi cette mangaka là et pas une autre.

J’espère ne pas être trop à côté de la plaque. Et vous invite à me laisser vos conseils et remarques.

Le shôjo :

Bref rappel de ce qu’est un shôjo pour les lecteurs de Ma petite Médiathèque non mangaphiles, et j’espère qu’il y en a 🙂

Le shôjo est un manga dont la cible principale est un public de jeune filles, disons l’âge des collégiennes/lycéennes pour faire simple. Le type de manga est déterminé par le magazine de prépublication dans lequel il est publié. Le genre peut varier énormément d’un shôjo à un autre. Tout d’abord en fonction du magazine dans lequel ils sont publiés, il y a des magazines très spécialisés offrant par exemple des récits fantastiques, ou exclusivement des romance, alors que d’autres magazines proposent des contenus variés… Bref dans le shôjo, comme dans tout les autres types de manga, on trouve de tout et pour tout les goût. Ce qui détermine un shôjo, n’est donc pas le genre d’histoire qui y sera raconté mais le public auquel il s’adresse. Je précise ce point car on a trop souvent tendance (ce que je faisais moi-même avant de connaître le club shôjo) à associer shôjo et romance lycéenne. Or comme on a su me le faire comprendre, si les sentiments jouent toujours un rôle important dans le shôjo, il y a des shôjo d’aventure, des shôjo fantastiques, des shôjo d’horreur même… enfin bref, en cherchant un peu on trouve vraiment de tout. En revanche, quand je jette un coup d’œil rapide au catalogue shôjo en librairie… j’ai pas l’impression que cette diversité y soit rendue.

Fin de la parenthèse !

La reine du shôjo manga

Dans cette catégorie j’ai choisi d’élire une mangaka que je connais à peine : Kaori Yuki

Et quand je dis que je la connais peu, c’est un euphémisme ! Je n’ai lu qu’un seul tome d’une seule série ! Il s’agit du premier tome de Ludwig Revolution dont j’ai brièvement parlé dans le petit panier de manga #7

Pourquoi elle ? Et ben c’est simple parce qu’à lecture de ce tome j’ai pensé que Kaori Yuki arrive à condenser tous les cliché du shôjo en un seul manga, tout en les détournant. Ce qui donne un résultat à la fois ultra kitsch et très original. Utiliser les canons du genre et les exacerber jusqu’à la parodie, offrant un manga à la fois plein de tragédie et d’humour, voilà qui est digne d’un maître. Et puisque on parle shôjo, je trouve que la couronne de la meilleure mangaka shôjo lui va très bien.

Si je l’ai choisie ce n’est pas forcement parce que Ludwig Revolution est le shôjo que j’ai le plus aimé, mais plutôt parce que c’est le shôjo le plus shôjo, au sens caricaturale du terme, qui m’ai plus. Elle en fait des tonne, mais c’est parfaitement assumé, c’est justement sa façon de détourner les codes du shôjo qui font que pour moi elle sort du lot.

Bien sûr ce choix devrait être conforté par quelques lectures complémentaires, à commencer par la suite de la série Ludwig Révolution que j’ai très envie de lire mais que je laisse traîner depuis un moment. D’autres titre m’ont été conseillé tel que Angel Sactuary, mais sur ce titre là j’ai quelques réticences, peut-être à cause de l’adaptation animé qui m’ai laissé un assez mauvais souvenir, ou peut-être à cause du thème de l’inceste qui apporte un côté trop kitsch et déjà maintes fois vu (j’aime pas les histoires d’inceste, ça m’énerve).

Le josei :

Petit rappel théorique pour les néophytes :

Le josei est un manga qui se destine à un public de jeune femmes adultes, à l’instar de sa sœur shôjo, le josei peut regrouper des manga très varié dont les genres n’ont rien de commun entre eux, la romance à l’eau de rose, la tranche de vie, le fantastique ou encore l’héroïc-fantasy… là encore il y a de tout et pour tout les goûts. En France, beaucoup de josei sont publié dans les collection seinen car leur thème et leur approche peuvent être très proche du seinen et que cela rend la lecture du catalogue plus claire pour le public français qui aurait peur de ne trouver que des récit romantique dans les manga à destination d’un public féminin. C’est bien connu, nous somme toutes des cruches qui ne intéressent qu’aux garçons et à comment leur faire plaisir…

La reine du josei :

Pour cette catégorie j’avais d’abord pensé à Yuuki Kodama, l’auteur de Kids on the slope parce que j’aime beaucoup ce dernier et la façon dont l’auteur met en scène les émotions de ses personnages, tout en finesse. Mais là encore, je n’ai lu que cette série, et pas tous les tomes. Difficile de juger un auteur sur une seule oeuvre…

Pourtant c’est une autre auteur, dont je n’ai lu qu’un manga, un one-shot, que j’ai décidé de sacrer reine du josei : Kyôko Okazaki.

Pourquoi elle ? Tout d’abord parce que son manga River’s edge m’a fait fort impression. C’est un de ses josei que les éditeurs français nous présentent comme un seinen. Et, à ne rien savoir, on y croirais car en effet ce récit s’adresse autant aux hommes qu’aux femmes. C’est avec beaucoup de justesse qu’elle y décrit le désarroi de l’adolescence. Et son dessin très stylisé est loin du canon du manga pour femme avec profusion de fleurs et yeux brillants. Kyôko Okazaki nous propose un manga asexué, si j’ose dire, car il n’y a, à mon sens, aucune exaspération de virilité ou de féminité, comme on peut trouver dans de nombreux titres. Elle propose un récit neutre, montrant des adolescents et leur mal-être. La neutralité du manga, illustre parfaitement les difficulté d’identification sexuelle qu’on peut éprouver à cet âge là. Bref c’est un manga, mature, intéressant, bien construit, loin des romances tragico-dramatique qu’on associe trop souvent au manga pour femmes.

Mais si j’ai choisit Kyôko Okazaki, ce n’est pas seulement parce que j’ai aimé son manga. C’est aussi parce qu’elle est l’une des fondatrices du josei. Il était donc tout naturel de lui réserver cette place d’honneur.

Comme pour la reine du shôjo, mon jugement à besoin d’être étoffé par de nouvelles lectures et je reviendrais sans doute plus tard sur cette auteur emblématique du manga pour femmes adultes.

Le yaoi :

petite rappel théorique pour néophyte (oui, j’y teins 😉 )

le yaoi est un sous-genre de shôjo qui met en scène des romances entre garçons. Il s’adresse donc, avant tout, à un public de femme et non à un public gay. Né du dojinshi (fanzine) le yaoi permet une plus grand liberté que le shôjo classique. Dans la société japonaise où la femme occupe encore un rôle social inférieur à l’homme, les récit mettant en scène des homme permettent aux jeunes filles de s’identifier à des personnages jouissant de plus de liberté qu’elle. De yaoi il y en a avec tous les thèmes possibles et imaginables : de la simple tranche de vie au récit fantastique, des nouvelles de quelques pages à peine à de longues séries… on trouve là encore du manga pour tout les goût. De même on trouve du yaoi très soft où les amants n’échanges guère plus que de doux baisés, au yaoi hard core faisant pâlir les les publics les plus avertis, du sexe ostentatoire, de la violence, du trash… Là encore en en trouve pour tous les degrés de perversion.

La reine du yaoi :

Qui sacrer reine du yaoi ? mmm… difficile à dire… Contrairement aux autres catégories, j’ai lu pas mal de titres. Le problème c’est que une très grande majorité des titres que j’ai lu, ce sont des scans, traduits par des fan et lu sans prêter attention ni à leur titre ni à leur auteur. Une bonne majorité de ses titres m’ont d’ailleurs marqué au point qu’il m’est arrivé de relire plusieurs fois les même sans m’en rendre compte de suite. C’est dire à quel point les yaoi en question étaient remarquables… Mes lectures “officielle”, j’entends par la de manga papier publié en France, sont peut nombreuses.

Par ailleurs je ne sais pas répondre à la question “c’est quoi un bon yaoi?” Question incontournable pour savoir qui fait les meilleurs yaoi. Je ne sais pas pourquoi j’aime le yaoi, qu’est-ce que j’y trouve qui me manque ailleurs.

Ce serais trop compliqué et trop long de tenter de répondre à ces questions aujourd’hui (d’autant que ce n’est pas le propos ici). Donc, faisant fi de ces questions fondamentales, je vais tenter de designer une reine du yaoi, peut-être pas parce qu’elle est fait les meilleurs yaoi, mais parce qu’elle fait quelque chose de différent, d’original, à la croisé des chemin.

En effet j’aime lire du yaoi classique, j’en bouffe des tonnes mais c’est un peut comme si je mangeais des chips. Je prends plaisir mais c’est pas pour autant que cela figurerais dans la liste de mes plats préférés. Le yaoi c’est un peu mon fast-food du manga, j’y vais pas pour manger gastronomique, mais j’adore ça.

Mais ici j’avais envie de faire ressortir des auteurs qui n’épousent pas parfaitement les canon du type de manga qu’elle représentent mais plutôt des auteurs qui s’en affranchissent et qui proposent des œuvres originales et s’adressant à un public plus large que leur cible de départ. C’est pourquoi j’ai choisit pour le yaoi deux auteurs très particulière. J’en ai choisi deux car, pour l’une d’entre-elle, les yaoi qu’elle a écris ne sont pas publié en France. Commençons par cette dernière : Basso.

Ah! je vous avez dit que j’allais tricher !

Certains se demandent peut-être pourquoi je parle de tricher… Et ben pour ceux qui ne connaîtrait pas Basso, il s’agit en réalité du nom de plume qu’utilise une mangaka que j’aime beaucoup pour écrire des yaoi. Basso n’est autre que Ono Natsume, dont 3 seinen ont été publiés en France par Kana : Goyô, Gente et Ristorante Paradiso.

Mais Ono Natsume écrit aussi du yaoi. Et oui, beaucoup de mangaka passent par là pour se faire connaitre. Et si j’aime les yaoi de Basso c’est parce qu’on y retrouve la même ambiance que dans ces seinen. La seule chose qui change c’est le fait qu’il y ai des hommes qui s’aiment (ou qui couchent ensemble).

Moi j’aime Ono Natsume et toutes les occasions sont bonnes pour parler d’elle ! Si on m’avait demandais qui étaient les meilleurs mangaka de seinen, je l’aurais cité également. Curieusement, elle n’a pas eu beaucoup de succès en France et j’ai bien peur que ces yaoi ne voit jamais le jour en version française. Pour les polyglotte, sachez que certains de ses manga sont disponibles en anglais (voir Natsume Ono/ Basso – Editions étrangères chez a-yin). Sinon il y a les scans…. (mais chut ! j’ai rien dit !).

Gan sfortunatoLes yaoi de Basso sont donc assez loin de stéréotype graphique du genre. Son dessin est très particulier. Quant aux récits, ils sont assez contemplatifs, du moins une large majorité de ceux que j’ai lu. Ce sont des brefs instantanés dans le quotidien de ses personnages, parfois avec des notes d’inattendu parfois, simple routine. On observe ses hommes boire leur café, rencontrer le voisin, échanger des regards (ou plus, cela dépends des récits). En cela la structure de ses boys-love est très “yaoi” au sens premier du terme. Yaoi est l’anagramme de “YamA nashi, Ochi nashi, Imi nashi” qui signifie “pas de climax [dans la narration], pas de chute [au récit], pas de sens [à l’histoire]”. Et le yaoi de Basso c’est tout à fait ça. Il ne se passe rien, elle ne nous raconte rien. Je trouve donc qu’elle mérite tout à fait un place sur ce podium puisque elle propose des yaoi qui épousent les codes du genre tout en affichant une ambiance et un dessin original rappelant l’univers du seinen/josei tranche de vie plus sérieux.

Comme les yaoi de Basso ne sont pas disponibles en France je vais désigner une autre mangaka dont le style est d’ailleurs proche de celui de Basso : est em. Tout comme Basso, est em propose des yaoi à la fois très ancré dans la tradition du dojinshi avec des histoires qui ne racontent pas forcement quelques chose, des récits assez décousus où il plus à voir qu’à comprendre. Et, comme Basso encore, est em a un dessin très particulier et original, qui se distingue de la production de masse. Ses récits mettent également l’accent sur l’ambiance, plus que sur la trame.

Je pense que si l’on aime le travaille de l’une, on appréciera le travaille de l’autre.

Actuellement un seul de ses manga est disponible en France : Tango, publié par les Editions H. Il y a toujours les éditions étrangères ou le scan… (voir est em – les Editions étrangères chez a-yin)

Pour le yuri, je ne désignerais aucune reine puisque je n’ai lu en tout et pour tout qu’un seul manga (Candy). Je veux bien tricher un peu, mais il y a des limites 🙂

Nous en arrivons donc à la fin de cet article qui décernait la couronne de la meilleurs mangaka dans les différentes catégories de manga pour femme.

Le bonus

La fin ? Non, pas encore !! Avant de vous quitter, je vais vous parler d’une dernière mangaka : Kiriko Nananan.

Je lui décerne une mention spécial pour son travail très original, son dessin délicat et son cadrage unique. Cependant le contenu de ses récits, que ce soit des  seinen ou des josei, trop accès sur l’introspection et les tourments sentimentaux, ne me touchent pas particulièrement.

Mais tout de même ! On ne peut pas parler des meilleurs mangaka de shôjo sans citer Kiriko Nananan !

Parmi ses manga publié en France, j’ai lu Blue (un seinen) et Fragments d’amour (recueil regroupant des récit paru dans différentes revues).

Voilà ! C’est la fin !

Sore jaa mata !

-_-_-_-_-_-_-

La semaine shôjo chez mes camarades :

 

anime manga aggregator sama Sama It!

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L’homme qui marche

Dans ce manga, on accompagne un homme ordinaire lors de ses promenades, dans son quartier, avec son chien, sur le chemin de la bibliothèque… Taniguchi croque des scène du quotidien banal avec beaucoup de tendresse. Cette homme, d’âge mur, est attachant par son côté un peu enfantin : il grimpe aux arbres, saute sur un mur ou s’amuse à se faufiler dans une ruelle trop étroite. Le voir ainsi s’amuser d’un rien, nous rappelle que le bonheur tient à peu de chose et que c’est à nous de savoir le cueillir, tout les jour, même sur le chemin qui mène à la poste.

Dans le promeneur, on a plus de nostalgie, on s’attarde également plus longtemps sur les découverte que fait le promeneur. Ici le récit est plus décousu, un peu comme une succession de photo dans un album. L’accent est mis surtout sur le plaisir de l’instant, pas sur ce que la promenade nous évoque. Dans ce sens on peut dire qu’il a quelque chose de très zen : être dans l’instant présent, sans se perdre dans nos pensées.

Cependant le côté un peu trop décousu du manga fait qu’il est peut-être moins touchant que le promeneur ou encore Furari.

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Wisteria Maiden

Comme chaque année, quand la saison des glycines arrive, mon cœur s’émeut. J’aime la glycine, ses grappes mauves et son parfum délicat… Et, à chaque fois que je la contemples, je pense à cette dance kabuki qui porte leur nom.

Chaque année, au printemps, je repense à Tamasaburo Bando et sa performance dans Fuji Musume (藤娘), traduit en anglais par Wisteria Maiden. Cette année j’ai décidé de partager avec vous cette danse kabuki que j’affectionne particulièrement.

 Fuji Musume fait partie d’un Gohenge Buyo (pièce composé de 5 différentes danses interprété par le même acteur) nommé Kaesu Gaesu Onagori Otsue. Elle fut interprété pour la première fois en 1826.

Seki Sanjûrô II interpretant Fuji Musume – estampe de Utagawa Kunisada I (1826)

Dans la vidéo ci-dessus, Fuji Musume est interprété par Tamasaburo Bando, un célèbre onnagata, né en 1950, qui en 2012 reçoit le titre de « trésor national vivant« .

Les onnagata ou oyama (女形) sont des acteurs masculin spécialisé dans les rôle de femmes. Au XVII siècle une loi interdit au femme de monter sur scène. Mesure qui avait été prise pour combattre la prostitution qui gravitait autour du théâtre. Afin de contourner cette interdiction, certains acteurs ses spécialisèrent alors dans les rôles féminins : les onnagata. Les problèmes de prostitution ne furent guère réglé mais ainsi naquit l’art de sublimer la femme. Fréquent dans le théâtre kabuki, les onnagata existent également dans le théâtre Nô ou Kyôgen.

source : « Fuji Musume » or « Wisteria Maiden » shown in flight

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et si on jouait # 1 – Magic cooking

Aujourd’hui j’ai envie d’inaugurer une nouvelle rubrique où on parlera de jeux. Jeux pour les grands, pour les petits, pour toute la famille… Des jeux de table, oui, mais pas seulement. On verra…

Les articles dans cette rubrique seront rares mais cela ne nous empêche pas d’en profiter 🙂

Pour inaugurer cette rubrique j’ai choisi un jeu de carte que nous avons découvert au dernier FLIP (Festival ludique international de Pathenay) : Magic cooking.


C’est un jeu de carte assez simple mais suffisamment drôle et rapide pour que toute la famille pousse se retrouver autour de la table pour un agréable moment de détente.

Moi, je suis pas vraiment fan de jeu de cartes, du coup, j’étais un peu septique. D’autant plus que les dernier jeu de carte que l’aînée avait ramené à la maison avaient rapidement trouvé une place au fond du placard. J’avais peur que celui-ci ne subisse le même sort.

Et ben non ! Par son côté très simple avec des règles dont le degré de complexité peut varier selon l’âge des joueurs fait qu’on y joue régulièrement et qu’on rigole bien.

Comme dans tout jeu, le but est d’avoir le plus de point. Pour faire des point il faut récupérer les carte avec des étoiles, ramasser un maximum de carte ou faire des « Abraxas ».

Comment on joue ?

Chaque joueur se voit attribuer un personnage. Les mages ont chacun un pouvoir spécial. Nous, personnellement, on ne s’en sert pas. Mimiko n’ayant que 6 ans on se cantonne aux règles basiques.

Une fois les personnages distribué, on passe aux cartes du jeu. Chaque joueur en possède 4. La pioche est posé au centre ainsi que 4 cartes composant le premier chaudron (3 face caché et une face visible). Chaque joueur joue à tour de rôle. S’il possède dans son jeu un ingrédient identique à l’une des cartes visibles du chaudron il ramasse tout, sinon il pose un nouvel ingrédient. On pioche au fur et à mesure pour avoir toujours 4 carte en main.

C’est simple et rapide, les illustrations sont drôle et le jeu se déroule dans une ambiance de rigolade. Mais ça demande tout de même un peu de réflexion et de stratégie pour essayer de rafler les meilleures cartes.

♠ ♣ ♥ ♦

Ce qu’en pense Mimiko :

Ce jeu est drôlement bien. Il est génial. Il est drôle. Les images sont belles. Parfois on gagne et parfois on perd. J’aime bien quand je gagne des étoiles. 

♠ ♣ ♥ ♦

Pour en savoir plus sur ce jeu, vous pouvez faire un tour sur le site de l’éditeur : Robin Red Games – magic cooking

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Tezuka ~ histoires pour tous (le tome 1)

Décidément ! La deuxième guerre mondiale ne cesse de s’immiscer dans mes lectures ces derniers temps, après le pays des cerisiers et les conséquences de la bombe, la mélodie de Jenny et les destins volés par la guerre, c’est au tours de Tezuka de me livres ses impressions sur la guerre. Tezuka, le grand maître du manga, fait avec ce premier volume de Tezuka – Histoires pour tous, recueil d’histoires courtes publié par Delcourt, sa première apparition dans Ma petite Médiathèque.

A la lecture la première petit nouvelle du recueil, Destination 1985, je me suis dit “oh là là, ça vole pas bien haut” tant le message de cette nouvelle était simpliste voir un peu simplet. “La guerre c’est mal”… tien ça me rappelle qualqu’un 🙂 mais au moins Hojo nous gratifie d’un superbe dessin, alors que Tezuka… Mais dès la deuxième nouvelle j’étais rassurée, et même séduite par ce recueil. Si le message reste le même tout au long des différents récit, le nouvelles suivantes sont bien plus intéressantes et subtiles. La deuxième, Zephyrus, met en scène un jeune garçon qui aime les insectes, chaque jour il chasse le papillons Zephyrus sans y arriver. Puis la montagne est bombardée, il ne reste rien, et le garçon pleure pour les papillons.

A partir de la troisième nouvelle le personnage principal des histoires est un petit gamin à lunettes et nez rond qu’on reconnait tout de suite comme étant Tézuka lui-même, si dans chaque histoire il porte un nom différent toutes semblent autobiographiques sauf peut-être la troisième qui a un côté fantastique très prononcé. Néanmoins le petit Shigeru, élève du primaire, ressemble beaucoup au collégien de l’histoire suivante et à l’étudiant des dernières nouvelles. A travers ces histoires Tezuka nous décrit le Japon d’avant à après guerre tel qu’il a vécu enfant. Les entrainement militaires à l’école, l’interdiction des manga, son désir de dessiner envers et contre tous.

– Moi, je suis à l’atelier de fraisage… mais en cachette, je dessine mes mangas…

– ça vous tient toujours, on dirait..

– Si je ne pouvais plus Dessiner, il ne me resterait plus qu’à me pendre ! Quand la guerre sera finie, je pourrais enfin dessiner autant que je veux… je deviendrai mangaka !

Dans un contexte comme celui du Japon militaire des années 30-40 même une simple BD humoristique devient un acte engagé. Et on ne peut que ressentir une certaine admiration pour ce jeune homme qui malgré tout continue de dessiner en cachette au risque des pires brimades, coup et punitions. Ce n’est pas seulement dessiner, c’est être libre ! Malgré les effort du gouvernement japonais pour brises et brimer sa propre population, certains sont resté libres et je trouve cela admirable.

Mais revenons un instant aux histoires. J’ai beaucoup aimé la montagne  qui pleure. L’histoire se situe juste avant la guerre. Shigeru, un garçon chétif, victime de brimades à l’école rencontre un homme dans la forêt. Celui-ci se dit possédé par l’esprit du serpent blanc, il prédit la guerre, il prédit la défaite du Japon et la montagne qui pleure. J’ai aimé cette histoire car, sous couvert d’une aventure enfantine, délivre plusieurs messages. Bien sûr elle nous parle de la guerre et de ses méfait, mais aussi d’intolérance et d’écologie. La fin de la nouvelle m’a beaucoup fait penser au film Pompoko de Isao Takahata, à la fois par la lutte acharné et désespéré du petit Shigeru qui veut sauver un arbre et qui n’y arrivera pas, que par sa scène finale avec Shigeru devenu père qui revient sur les lieux avec ses enfants, en lieu et place du peuplier et du sanctuaires il y a une route et devant lui, à perte de vue, les collines se font dévorer par des pelleteuses. Les constructions on remplacé la forêt et la montagne pleure.

Les nouvelles suivantes nous racontent l’expériences de Tezuka durant la guerre, au collège d’abord, puis à l’usine d’armement. Enfin, la dernière nouvelle nous raconte comment il devient enfin mangaka et est embauché dans un journal après la guerre. S’il est heureux de pouvoir enfin dessiner en toute liberté, la faim elle, elle est toujours là.

Comme je disait plus haut la première histoire m’a paru un peu simplette, en revanche la suite du recueil, plus réaliste et subtil est très touchante. Le dessin enfantin de Tezuka contrebalance le côté dramatique de la situation et, malgré les circonstance, l’humour ne manque pas. Ce qui fait qu’on a des histoires qui se lisent très facilement qui nous font même sourire, tout en traitant de sujets graves comme la guerre, la faim, les bombardement et la tyranie du gouvernement militaire. Un album que je vous conseille vivement !

Merci à Yomu-chan, sans qui je n’aurais sans doute pas lu ce manga. Arigatou 🙂

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La guerre des mots

Voici un livre choisit par Mimiko à la bibliothèque. « Tu verras, c’est rigolo » m’a-elle dit. Et elle avait raison 🙂

la guerre des mots

 

Parce que leur territoire se réduisait, parce que certains étaient mal ou sous-employés, parce que beaucoup d’entre eux avaient déjà disparu, parce que beaucoup d’entre eux avaient déjà totalement disparu, les mots étaient déprimés

Si les mots sont déprimés, c’est que les chiffres ont pris le pouvoir. Les hommes ne jurent plus que par les chiffres.

Les chiffres étaient devenu les maîtres du monde, de plus en fiers, arrogants, méprisant vis-à-vis des mots.

Mais les lettres ne vont pas se laisser faire ! Elle déclare la guerre aux chiffres. Fulgurante et sanglante, les chiffres sont décimé.

Les hommes sont désemparés. Comment faire sans chiffres ? Il ressortent alors de vieux mots, se laissent séduire par leur poésie…

Mais tout est bien qui fini bien, un traité de paix est signé entre les mots et les chiffres. Et on fait une grande fête.

Un livre amusant et étonnant, qui, tout compte fait, dresse un portrait assez réaliste de notre société obsédé par les chiffres. A quand le traité de paix ?

Ce qu’en pense Mimiko :

C’est très bien. C’est rigolo. J’aime les dessins plein de couleurs. Il y a la bagarre. Et c’est rigolo quand il y a plus de chiffres.

logoalbums2014 7/20

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Shion no ou

Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas parlé d’anime ! Ces derniers temps j’ai du mal à trouver une série qui me convienne. J’avais remarqué ce titre lors de sa sortie en manga (King of shôgi). Mais je l’ai laissé de côté jusqu’à récemment. Fatigué de la lecture, j’avais envie de regarder une série et je me suis souvenue de ce titre. Bonne pioche !

L’histoire :

Shion, jeune fille de 13 ans, est une surdoué du shôgi, jeu d’échec japonais. Elle devient professionnel, mais, avec sa promotion, son douloureux passé resurgit. Alors qu’elle n’était âgée que de 4 ans, ses parents ont été assassinés devant elle. Depuis elle a perdu l’usage de la parole. Adopté par son maître de shôgi, elle a grandi entouré d’amour. Mais ses douloureux souvenir resurgissent à cause des menasses qu’elle reçoit. Le meurtrier de ses parents est toujours en liberté. Alors que Shion s’apprête à livrer bataille sur l’échiquier (ou plutôt le shôgiban) lors d’un tournois ouvert à tous, les inspecteurs de polices poursuivent leur enquête pour retrouver le meurtrier.

Mon avis :

22 épisodes pour découvrir que j’avais tout compris à l’épisode 2 ! Enfin… pendant un moment ils ont tout de même réussi à me faire douter de mes conclusions hâtives. En tout cas, cela n’a pas gâché mon plaisir.

En bon anime de sport, les parties de shôgi prennent des allures de véritables terrains de guerre où affrontent de puissants stratèges. La tension des match est très bien rendue. Et j’avais beau ne rien y comprendre, je suivait avec passion le déroulement des parties. Mais l’anime ne s’arrête pas au sport lui même, il réussi un bon mélange entre entrigue sportive et intrigue policière. On suit l’enquête. Et on découvre peu à peu le passé douloureux de Shion. Mais qui est le meurtrier ? Pourquoi a-t-il tué ses parents ? La question que l’on se pose c’est surtout pourquoi.

Ce n’est pas le mystère du sciècle tous les indices sont donné et avec un peu de déduction on comprends tout. Le qui, le comment et le pourquoi. Mais celà reste amusant de voir les différents personnages arriver à ces conclusions. D’épier leur réactions.

Les épisodes ont un bon rythme et on les enchaîne avec plaisir, sans se lasser, sans temps morts. Les personnages sont intéressants et le graphisme plutôt agréable, sauf peut-être pour le personnage principal, Shion, qui a des drôles de proportions. Ses yeux sont trop grands. Mais peut-être, privé de parole, ses yeux sont devenu sa façon de pouvoir s’exprimer c’est pourquoi ils sont si grands.

Une bonne série, excellente façon de découvrir le shôgi. Si cela ne ma pas vraiment donné envie de m’y mettre (les règles ont l’air vraiment trop compliquées pour moi) j’ai néanmoins été ravie d’en apprendre plus sur ce jeu et sur son organisation au Japon.

Le Staff :

titre original :  しおんの王

Réalisateur : Kawase Toshifumi (Ueki no Housoku, Tenjou Tenge)

Chara designer : Numata Seya

Musique : Yamashita Kosuke (Chihayafuru, Ozuma)

Studio : Studio Deen

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Le coin des curieux :

Le manga  etc. :

Avant d’être une série animé, Shion no Ou est un manga dessiné par Jiro Ando et écrit par Masaru Katori. Le manga est disponible en français chez Pika, dans la collection seinen, sous le titre King of Shôgi. La série est terminé en 8 volumes. Elle fut prépublié dans la revue Gekkan Afternoon de 2004 à 2008.

Personnellement je n’ai pas lu le manga et le dessin de Ando n’est pas vraiment pour me plaire. Ceci dit, la critique parue chez Paoru.fr donne envie 🙂

Avec l’adaptation en anime en 2008, Shion no ou, a aussi eu droit à son jeu vidéo pour nintendo DS.

Le shôgi, c’est quoi ?

On parle de jeu et à ce stade vous vous demandez peut-être ce qu’est le shôgi exactement. Voici quelques info pour les plus curieux 😉

Le shôgi (将棋) est un jeu de société traditionnel japonais s’apparentant aux échecs. Deux joueurs s’affrontent sur un plateau de jeu, le shôgiban, dans le but de prendre le roi de l’adversaire. Les joueurs jouent chacun leur tour, en déplaçant leur pièces ou en parachutant une pièce prise sur le plateau. Chaque pièce a un mouvement préci. Quand une pièce s’arrête sur une case occupé, la pièce de l’adversaire est capturé et déposé à côté du plateau. Contrairement au jeu d’échec, les pièces prises peuvent être parachuté sur le plateau à tout moment. Le jeu s’arrête quand le roi de l’un des deux joueurs est échec et mat ou que, sentant la défaite inéluctable, l’un des adversaires abandonne et avoue vaincu.

Très populaire au Japon (on le voix d’ailleurs souvent apparaître au détour d’une page ou d’une scène dans les manga/anime) le jeu est peu rependu en France. Il existe pourtant une fédération du Shôgi française et si vous voulais en savoir plus sur ce jeu, je vous invite à visiter leur site.

shôgiban - shion no ou

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Emma, une romance victorienne

Aujourd’hui je vais vous parler d’un manga d’amour. Et non, ce n’est pas un shôjo ! Les seinen aussi ça parle d’amour. Emma est une série en 10 tomes publié d’abord en format poche chez Kurokawa, puis en grand format (sens lecture français) chez Ki-oon. Kaoru Mori commence cette série en 2002 dans le magazine Comic Beam.

 

C’est dans l’Angleterre victorienne, fin XIX, en pleine révolution industrielle que se déroule l’histoire. Le point de départ et celui d’un quelconque roman d’amour : un jeune bourgeois d’une très riche famille tombe amoureux d’une jolie soubrette. Mais hélas, à cet époque là plus encore qu’aujourd’hui (quoi que), les classes sociales sont hermétiques et chaqu’un doit respecter son rang. Le père de Williams attend de lui qu’il se marie à une jeune noble. Quant à Emma, elle fait bien que son amour est impossible et préfère s’éloigner pour moins souffrir. Mais le destin à ses raison que la raison ignore, à moins que se ne soit l’amour….

 

Des 10 tomes de la série, je n’en ai lu que 4. Alors, vous demenderez-vous, peut-être, pourquoi en parler maintenant, avant d’avoir fini la série ? La raison est simple. Cette série je l’ai emprunté et je n’ai pas l’intention de m’acheter la suite. Pour ma collection privé je dois faire des choix, mais cela ne veut pas dire que cette série ne mérite pas qu’on en dise quelques mots.

J’ai beaucoup entendu parler d’Emma, notamment à la sortie de la deuxième publication chez Ki-oon. On en disait beaucoup de bien, et, pour qu’on en ressorte une édition en grand format et tout et tout, c’est que ça doit être drôlement bien. Connaissant déjà son manga Bride Stories, je m’attendais à quelque chose de similaire, mais dans un autre décor. Or je n’avais pas vraiment fait attention. La série Emma est antérieure à Bride stories. Si le dessin de Kaoru Mori est déjà beau, il n’a pas encore la sophistication de Bride stories. C’est bien, dessiné, c’est joli, mais cela n’a rien exceptionnel (exception faite du chapitre 27 ❤).

ça c'est une belle femme !
ça c’est une belle femme !

Quant à l’histoire, le structure est aussi très différente de Bride stories. Dans ce dernier se succedent plusieurs histoires sans véritable fil conducteur entre elles, si ce n’est la présence de personnages communs. Alors que dans Emma, on suit un couple de protagoniste tout au long de leur déboires amoureux. Et là est peut-être une partie du problème.

Le point de départ de cette série est des plus banal : un soubrette et un gentilhomme, un amour impossible. Bon, comme c’est Kaoru Mori qui l’écrit cela reste très agréable à lire. Cependant l’histoire n’avance pas assez vite. L’intrigue stagne, on fait des grands apartés sur la vie des uns et des autres sans grande importance, le fait que William s’ennuie au bal ou comment Emma lustre la rampe d’escalier n’apporte pas grand chose au récit, contrairement à ce que nous dit Kaoru Mori dans ces post face 😉

c’est important pour l’histoire

Ce qui fait que la lecture des deux premiers tome n’est pas désagréable mais laisse assez indifférent. A partir du troisième tome l’intrigue prends un tournant de plus en plus mélodramatique avec la séparation des deux amants. On se croirait dans une pièce à la Shakespeare, mais ça n’en a pas l’intensité dramatique. En effet, si la vie des deux amoureux n’est pas sans souffrance, moi je n’ai pas versé une seule larme. Je ne me suis jamais sentie vraiment émue par le destin des deux protagonistes.

Ayant les 4 premiers tomes sous mon nez, j’ai tout de même poussé la lecture jusque là et, finalement, arrivé à la fin du tome 4, j’avais fini par me prendre au jeu ! Si j’avais l’opportunité de lire la suite, je me laisserais vontier tenter (mais pas au point de vouloir passer à la caisse).

Et vous, avez-vous lu cette série ? Quels sont vos impressions ?

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