Archives mensuelles : juin 2014

Hôtel particulier ~ Sorel

Sorel, le nom ne m’étais pas inconnu et la couverture intrigante, avec cette femme assise sur une haute cheminé, je n’ai pas pus résister. J’ai commençais à le feuilleter, encore debout devant les bac de la bibliothèque, j’ai eu envie d’en savoir plus !

Cette femme, qui habite un appartement d’un hôtel particulier meure page 7. L’héroïne de l’histoire c’est son fantôme qui ne se résout pas à quitter les lieux. Elle se balade d’appartement en appartement observant les habitants de cet immeuble et échangeant quelques mots avec le chat d’un de ses voisins. Elle s’amourache d’un voisin artiste et décide de devenir sa muse. Pendant ce temps là, d’autres appartement recèlent d’autres mystères bien plus étranges que le fantôme de cette femme suicidée.

Ce que j’en ai pensé :

Et bien, ma fois, je suis déçue. Le rendu graphique est très agréable à l’œil. Et suivre le fantôme de cette femme me semblait intéressant. Le problème c’est que trop de surréalisme tue le réalisme. Si je pouvait facilement croire au fantôme d’une femme ne voulant pas quitter le lieu de sa mort, cela devient difficile de croire à cette histoire quand un homme entre dans un miroir, un autre invite les personnages de romans à sa table et qu’une petite fille disparaît dans une pièce secrète et hanté. Alors que le dessin, le décors et même le caractère des personnages est très réaliste cette accumulation de fantastique fait disparate toute vraisemblance. Et, si on y crois pas, on ne s’attache pas. Par ailleurs je n’ai pas du tout aimé la conclusion que je trouve banal à souhait avec un amour triomphant à vous donner la nausée.

Cela reste pour autant agréable à lire et à voir. Mais aucune étincelle ne s’est allumé dans mon cœur à la lecture de cet album qui avait pourtant plus d’un atout. Je dois avouer, par ailleurs, que je ne suis pas fan des citations à foison qui donnent un air faussement intélo qui m’exaspère. Ici les citations, si elle sont bien choisies, mais elle sont trop nombreuses à mon goût.

Ce qu’en pensent les autres :

enfin, quelques autres, triés sur le volet 😉

Alors que j’ai trouvé que l’accumulation des fait fantastique nuisait à la vraisemblance de ce récit, Mo’ s’est laissé prendre au jeu et dit même que « l’équilibre entre réalité et surnaturel est parfaitement géré« .

Alors que je trouve l’abondance de citation agaçante, pour Yvan « les textes parsemés de références littéraires (Rimbaud, Pouchkine, Lewis Caroll, Baudelaire…) contribuent également à l’atmosphère poétique dégagé par l’album« .

Terminons sur quelques mots de Jérôme qui parle fort bien du dessin de Sorel : « Son art du cadrage et l’attention particulière donnée à la lumière fait de chaque planche un petit bijou de fluidité et d’équilibre.« 

Comme quoi, à chaque lecteur sa sensibilité, ce BD qui semble avoir beaucoup plus à mes camarades n’a su que partiellement me séduire. Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

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le coin de Kitsune ~ Satan 666

Le coin de Kitsune

Aujourd’hui une nouvelle rubrique voit le jour ! Le coin de Kitsune. Nouvelle voix de Ma petite Médiathèque, Kitsune74 nous parlera avec ses mots à elle des manga, anime et jeu qu’elle a aimé.

Mais qui est Kitsune74 ? Et bien c’st ma petite sœur, collégienne Bruxelloise, fan avant tout d’anime, que nous avons (Yomu-chan et moi-même ^^) converti au manga (c’était pas difficile!) Aimant surtout les shônen, son point de vue viendra donner un peu de fraîcheur et de jeunesse dans les rubriques manga et anime du blog. Bienvenue !

J’arrête là avec la présentation et laisse la parole à Kitsune pour son premier billet .


Satan 666

J’ai trouvé le manga Satan 666 très sympas à lire bien que je n’ai pas fini la série.

Les personnages sont très charismatiques et ont une histoire bien à eux : Jio et Satan qui l’habite, Ruby et son père, etc.

L’histoire et bien trouvé mais j’ai du mal a m’y retrouver avec les histoires de cabale et cabale inversé ^^’.

Par contre je trouve dommage que l’auteur n’ai pas gardé les premières esquisses de Ruby et de Ball , ils étaient plus beaux.

Voilà c’était ma critique un peu courte mais je ne trouve pas grand chose à dire de plus à part que j’adore ce manga ^^

De : Kitsune74

Satan 666

Kishimoto Seishi

Kurokawa, collection Shonen

19 tomes (terminé)

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Les petits Chevaux du vent – Anne-Catherine De Boel

Encore un livre emprunté à la médiathèque par le petite Mimiko. C’est drôle parce qu’elle emprunte tous les livres qui racontent des histoires de chevaux, de steppe, et d’Asie centrale.

Dans cet album j’ai beaucoup apprécié les illustrations ou matières, couleurs et simples esquisses crayonnées se mêlent pour offrir un univers très riche. L’histoire aussi permet de découvrit une autre civilisation, un autre religion.

Dolma, dont la mère est malade, décide de partir en haut de la montagne pour envoyer des prières. Dans son voyage et rencontrera des animaux qui l’aiderons dans son voyage, un méchant monstre qui veut la dévorer et un bouddha qui lui indiquera le bon chemin.

Une jolie histoire qui nous amène loin en Asie centrale, un joli conte et de belles illustration.

Mimiko a également apprécié cet album.

logoalbums2014 11/20

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Sélection musicale de Mimiko #3

Cela fesait longtemps que Mimiko n’étais pas venue trainer ses petits petons sur les rives de Ma petite Médiathèque, la voici de retour avec une nouvelle sélection musicale 🙂


Nino Ferrer – Le téléfon :


Mimiko : c’est marrant, drôle. Très drôle parce qu’il dit des truc trop rigolo, trop marrants. C’est trop bien.

 

U2 – Haven’t Found What Im Loking For


Mimiko : Bien. Super, parce que j’aime un mots, plein de mots. Il y a des mots que j’adore, il y a des belles voix, il y a plein de « looking for »

 

Noir Désir – Le Vent nous portera


Mimiko : C’est très bien, parce que j’adore. Parce qu’il dit « le vent l’emportera » et j’aime bien. Parce qu’il a une belle voix

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Qu’est devenu l’homme coincé dans l’ascenseur?

Qu’est devenu l’homme coincé dans l’ascenseur ?

엘리베이터에 낀 그 남자는 어떻게 되었나

Kim Young-ha

1999

traduit en français par Lim Yeong-hee et Françoise Nagel

Editions Philippe Picquier

2011 pour l’édition française

 

Voici bien longtemps que je ne parlais pas d’un vrais livre, un livre sans images 😉

J’avais envie de me remettre à des lectures plus sérieuses  mais la quantité de manga à lire était si grande que j’avais du mal à trouver le temps de lire autre chose ces derniers temps… Et voilà qu’enfin je trouve le temps de m’attaquer à ma PAL* roman et nouvelles.

J’ai choisi un peu au hasard dans la pile et c’est ce recueil de nouvelles de Kim Young-ha qui en est ressorti. Je ne connaissez pas encore Kim Young-ha et j’ai été conquise.

Le recueil regroupe 4 nouvelles :

Qu’est devenu l’homme coincé dans l’ascenseur ?

Un homme vit sa pire journée. Tout va de travers : son rasoir casse alors qu’il n’a que la moitié du visage rasé, l’ascenseur est en panne et doit dévaler les 14 étages de son immeuble à pieds alors qu’il est déjà en retard. La il découvre un homme coincé dans l’ascenseur entre deux étages, cours chercher le gardien qui n’est pas là, tente de se faire prêter un portable pour appeler les secours mais personne ne lui vient en aide, il a oublié son abonnement pour le bus et alors qu’il tente de négocier avec le chauffeur et… pour le découvrir, lisez la nouvelle !

Les événement s’enchaînent faisant de cette journée un véritable enfers sur terre. Le tout conté avec humour. C’est un vrai plaisir à lire, un plaisir peut-être un peu pervers…

Vampires

L’auteur nous dit avoir reçu un étrange courrier qu’il nous retranscrit. Dans celui-ci une femme lui raconte sa rencontre avec son mari.

Beaucoup moins drôle que la nouvelle précédente, celle-ci fait un portrait peu reluisant des hommes coréens. Le style y est toujours agréable et si je l’ai moins aimé que la précédente, je l’ai trouvé intéressante.

L’amour à haute tension

Un homme tombe amoureux et fini par disparaître, il devient complètement invisible.

Une histoire étrange et captivante, qui encore une fois dresse un portrait acerbe des coréens.

L’homme qui n’avait pas d’ombre

On retrouve le style de l’auteur qui est agréable à lire, mais cette nouvelle m’a moins touché car le récit est trop dispersé. ça part dans tout les sens, entre les détails insignifiants du quotidien du narrateur (auteur?), les digressions et les apartés, j’ai eu beaucoup de mal à comprendre où l’auteur voulait en venir. D’ailleurs, à la lecture de la chute, je n’avais toujours pas compris. Ceci dit il y a de bon passages. Et de bons personnages.

Si j’ai un faible pour la première nouvelle que je trouve juste excellente, le recueil dans son ensemble m’a charmé et m’a donné très envie d’en découvrir plus sur son auteur Kim Young-Ha dont plusieurs romans sont disponible en français :

L’empire des Lumières

La mort à demi-mots

Fleur noire

Quiz Show


*PAL : pile à lire. Je précise parce que moi, la première fois que j’ai vu ce sigle dans un article… j’ai rien compris ^^’

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Gulistan – Tales of Ancient Persia

Au départ, quand le rendez-vous du mois de juin à été donné, avec comme thème l’anglais, j’avais tout autre chose en tête. Mais impossible de remettre la main sur le livre que je cherchais ! Ce sera pour un autre rendez-vous…

Cependant, les livres en anglais ne manquent pas à la maison, il me restait plus qu’à en trouver un qui entre dans la cadre du challenge “Je lis aussi des album” et c’est là que je me suis souvenue de cet album de contes persans que j’avais récupéré il y a quelques mois.

Alors bon, le livre parle de contes venu de Perse, et il est écrit et illustré par Karl Thylmann (un allemand). Mais voilà, le livre que je possède est une traduction anglaise (de Marion Faber) publié en 1977 par Shambhala. Le thème ici ne sera pas du tout la littérature anglaise mais un livre qui se trouve être en anglais, et voilà tout le lien qu’il peut avoir avec le thème du mois de juin 🙂 J’espère néanmoins que ce livre vous intéressera.

Ce qui m’a tout de suite attiré dans ce livre découvert dans la bibliothèque della nonna* ce sont les illustrations noires et blanc très riches en détails qui en un instant nous amènent dans le monde des contes de fée. Fairy tales !

Toute mon enfance j’ai été bercé par les contes de fée, de contes qui nous étaient transmis oralement, génération après génération, d’autres contes puisé dans les livres et même des contes à la radio. Bref, les contes faisaient tellement partie de ma vie que très vite j’ai commencé à inventer mes propres histoires. Pas étonnant que ce livre m’ai appelé !

Les illustrations sont très belles, mais un autres point m’intéressait dans cet album : origine des contes qui y sont rapporté, la Perse. Si je connais beaucoup de contes, tous sont originaires d’Europe. J’adore découvrir les contes venu d’autres horizons et accumule les recueils des contes d’ailleurs sur les étagères des enfants.

Mais parlons un peu plus en détails des histoires que l’ont trouve dans le Gulistan. Au début j’ai été un peu étonnée et un peu déçue car plus que des histoires, ce livre regroupe les introductions aux livres de contes. Je m’explique : comment commence les milles et une nuit ? Avec l’histoire de Shaharazad qui chaque nuit raconte une nouvelle histoire. Le conte de Shaharazad sert à introduire les contes des milles et une nuit. Et Bien Gulistan tales of Ancient Persia est principalement composé de ce genre de conte. On y retrouve d’ailleurs Shaharazad. La structure est toujours la même, un ou des personnages manquent de sagesse (le rois trahi et haineux dans Shaharazad, mais aussi, des enfants indisciplinés, une jeune princesse qui refuse de se marier, une épouse volage…), un autres personnage plein de sagesse va venir et raconter chaque soir un nouveau conte durant une certaines période déterminé mais qui varie d’un conte à l’autre. Le personnage manquant de sagesse se laisse piéger par sa curiosité et écoute chaque soir une nouvelle histoire, et au bout de la période donné, il a changé. Les contes lui ont apporté un enseignement, la sagesse qui lui manquait.

Pourquoi ai-je été déçue ? Ben… c’est parce que chacun de ces contes introductifs donnent envie d’écouter toutes les histoires !! Je voudrais m’asseoir avec les enfants du rois écouter tous les histoire de Hitopadesha, the Book of Good Counsel, écouter avec Farruchnas tous les contes de Hezaryk-Ruz, One Thousand and One Days ou encore les contes de Tuti-Nameh, The Parrot Book… Bref, je voulais plus d’histoires!

Mais après avoir refermé le livre, je ressens une quiétude et aussi une envie de savoir et une envie de transmettre, envie de découvrir et redécouvrir les contes que je connais déjà et ceux que je ne connais pas encore.

On pourrais résumer la moral de Gulistan par la phrase suivante : pour devenir plus sage, lisez les contes de fées. Et bien je vais pouvoir étudier la question puisque justement je viens d’entamer une cure intensive de contes pour Mimiko. Cette cure lui a été préconisé par sa nonna. La petite est toute angoissé. Ne sachant plus quoi faire pour la rassurer j’ai fait ce que je fait toujours dans ces cas là : “allô, maman?” Et c’est ainsi que je me retrouve avec ce drôle de conseil : cure intensive de contes de fée, des bien truculents avec monstres, ogres et méchantes sorcières. Sur le coup j’étais un peu sceptique, mais à la réflexion, et après avoir lu tous les contes du Gulistan, je me dit que c’est un très bon (et beau) conseil, exactement le même que donnent les vieux sages du Gulistan ! Est-ce que ça va vraiment marcher ? Est-ce que ça nous rendra plus sage ? Est-ce que cela aidera Mimiko à surmonter ses peurs ? Je n’en sais rien, je vous dirais ça dans mille et une nuit.

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*nonna : grand-mère en italien

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