A Mortal Curiosity, une enquête de Lizzie Martin

J’ai découvert les romans d’Ann Granger très récemment avec le premier tome des aventures de Lizzie. J’avais été séduite par l’ambiance, les personnages et le décor : Londres du XIX siècle. J’ai voulu continuer l’expérience avec le deuxième tome, que cette fois j’ai lu en version originale.

Dans ce deuxième tome, Lizzie quitte Londres pour la campagne et le bord de mer où elle a été emboucher par Mr Roche comme dame de compagnie pour sa nièce, Lucy Craven, qui vient de perdre son enfant.

Lizzie attirant les problèmes et les histoires macabres, elle est à peine arrivée qu’un meurtre vient assombrir le tableau déjà bien glauque dans cette maison dirigé par la Christine Roche, une femme qui n’a que la bonne réputation de sa famille à la bouche. Lizzie ayant un allié dans la place, fait en sorte que ce soit l’inspecteur Ross qui vienne enquêter. Les voilà réuni dans une nouvelle enquête bien plus complexe qu’on aimerait leur faire croire.

Ann Granger

Tout comme dans le premier tome, j’ai aimé la background de l’histoire. Ann Granger s’applique à très bien décrire la vie de l’époque (l’histoire se déroule en 1864) et a distiller de petites doses d’information historiques sans jamais devenir ennuyeuse. J’aime beaucoup ça, j’ai l’impression d’apprendre des choses tout en m’amusant.

Les personnages sont toujours aussi intéressant et attachant. Lizzie est en avance sur son temps. Femme libre d’esprit elle doit toujours faire attention à ne pas heurter les sensibilités de ses contemporains mais elle a du mal à accepter sa position de femme et à se taire. Mais il y a toujours des hommes pour aimer ça. L’inspecteurs Ross a-t-il de quoi s’inquiéter ? Leur relation va-t-elle évoluer ? Lizzie n’est pas le genre de fleurs bleu à se laisser séduire par la romance, il y a des choses bien plus importantes, comme ce meurtre à résoudre par exemple !

Qu’en est-il de l’enquête ? Si elle ne manque pas de piment avec ses histoires de familles compliquées, je trouve que Ann Granger donne de trop gros indices sur la trame de l’histoire des les premiers chapitres. Cela pouvait passer dans le premier tome puisque on ne s’y attend pas, on ne fait pas forcement le lien, mais avec se deuxième tome, c’est trop évident et cela gâche le suspens d’une partie de l’intrigue. Ceci dit cela n’a pas gaché mon plaisir de lecture car plus que savoir ce qui est arrivé, j’étais curieuse de savoir quand et comment Lizzie allait comprendre.

Bref, un roman très agréable, assez facile à suivre en version originale (même si j’ai eu un peu de mal à suivre les description vestimentaires).


Le coin de curieux

Comme je disais plus haut, Ann Granger aime disseminer quelques informations sur l’époque dans ses romans. Dans le premier tome on apprenais quelques détails sur Scotland Yard et son origine, ici c’est dans un hôpital qu’on fait un mini cours d’histoire. L’inspecteur Ross et son adjoint s’étonnent de la présence d’infirmières dans l’hôpital militaire qu’il visitent (Netley Hospital, fondé en 1856). Le docteur qui les reçoit leur explique que la présence d’infirmière est due à l’influence de Florence Nightingale. Qui ça ? Moi je n’en avais jamais entendu parler, je suis donc allé chercher quelques info pour mourir un peu moins bête ^^

 Florence Nightingale est née en 1820. Née dans une famille riche anglaise, Florence a reçu une très bonne éducation : français, latin, grec et j’en passe. C’est avec l’épidémie de grippe qui frappe le sud de l’Angleterre en 1837 que Florence commence à jouer le rôle d’infirmière auprès des malades avant de reprendre des études avec un percepteur en 1839.

C’est en 1852 qu’elle optient enfin l’autorisation de ses parent pour suivre une formation de soignante qu’elle fait à Paris. En 1854 elle part en Crimée avec 38 autres infirmières volontaires. Là-bas elles sont confrontées à des très mauvaise conditions sanitaires ce qui fait que de très nombreux soldats meurent de maladie et non suite à leur blessures de guerre. Cette expérience va la marque et à son retour en Angleterre elle va étudier la question de la gestion sanitaire dans les hôpitaux. En 1860 elle fondé une école d’infirmières  (on y fait allusion dans le roman). Cette école existe toujours.

Ce n’est que les grandes lignes piochées sur Wikipedia,  mais c’est assez pour se rendre compte que c’était une sacrée femme.

Florence Nightingale (« La dame à la lampe ») durant la guerre de Crimée (par Henrietta Rae)

 

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