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Le manga, enfant de la bombe ? de J-M Bouissou

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Aujourd’hui je vais vous parler d’un article, paru dans le numéro spécial de l’Histoire (n°333) : Le Japon des samouraïs aux manga.

Si je vous conseille la lecture de toute la revue, très intéressante, c’est plus particulièrement de l’article de Jean-Marie Bouissou que je vais vous parler ici.

Dans cette article de 4 pages, intitulé « Le manga, enfant de la bombe? » Bouissou revient rapidement sur les ancêtres du manga : rouleau peints, estampes, théâtre kabiki, kibyoshi (roman populaires de l’époque Edo, rencontre avec les techniques occidentales…)

Pour Bouissou, comme pour beaucoup de ses confrères, le manga moderne naît avec Tezuka et la parution de sa Nouvelle Ile au trésor en 1947. Avec Tezuka, les manga adopterons des scénario beaucoup plus long et des techniques de dessins inspirées du cinéma.

A l’instar des autres mangaka de sa génération, Tezuka était trop jeune pour participer à la guerre mais assez vieux pour être profondément marqué par la bombe atomique et la défaite du pays. C’est au traumatisme laissé par la bombe atomique que, selon Bouissou, le manga moderne doit son intensité dramatique et une complexité supérieur à celle des comix américains ou BD franco-belges.

Le manga moderne se fonde sur 4 piliers :

 – le scénario fondateur : dans un monde détruit par les adultes, un groupe d’enfant/ado survis grâce à leur complicité et leur optimisme.

– le mecha : les robot piloté par des adolescents doivent protéger le Japon ou le monde contre des extraterrestres ou un autre ennemi.

– le kagaku boken (aventure scientifique) ou la science joue un rôle quasi sacré.

– et enfin des leçon de vie complexe et une atmosphère dramatique, résultat d’un mélange de regret du passé et de passion du progrès.

Le manga va alors évoluer avec son lectorat : les baby-boomers, fidélisant ainsi son lectorat, les baby-boomers continueront à lire des manga toute leur vie. Naît alors le seinen manga qui a pour cible les jeunes adultes.

C’est à cette époque que l’univers du manga se segmente, d’abord par tranche d’âge du lecteur, puis par genre : manga de sport, science-fiction, manga historique….

Ensuite Bouissou fait un bref panorama du marché du manga actuel.

Je vous ai fait ici un résumé très sommaire de son article. je vous invite à en lire la version original qui, non seulement est intéressant mais également agréable à lire. Malheureusement, le n°333 de l’Histoire est épuisé, mais vous pouvez retrouver l’article dans Le Japon, Des Samouraïs à Fukushima l’Histoire,  livre de la collection Pluriel de Fayard (2011).

Jean-Marie Bouissou :

Directeur de recherche au CERI (Science-Po), il est spécialiste du Japon où il a vécu de 1975 à 1990. Il a écrit de nombreux ouvrages sur le Japon. Il est également l’auteur de Manga. Histoire et univers de la bande dessinée japonaise (Philippe Picquier, 2010).

Fondateur de Manga Network

Pour en savoir plus sur l’histoire du manga,  je vous renvois à l’article Le Manga et sa bibliographie (le livre de Bouissou n’y figure malheureusement pas, je n’ai pas encore eu l’occasion de le lire)

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Cinderella boy

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Auteur du manga  : Monkey Punch

Réalisateur : Tsuneo Tominaga

Chara design : Toshihashi Kobayashi

Studio : Magic Bus

Année de production : 2003

Durée : 13 épisodes de 25 minutes

Résumé :

Ramna et Rella Cindy ont crée un agence de détectives privé à Kirin Town, mégapole du crime quelque part en Asie. Ramna, toujours fauché, préférerait se contentes de petites affaires sans danger, mais son exubérante collègue, fille d’une riche famille, cherche toujours l’action et les sensations fortes.

Alors qu’il sont sur une enquête périlleuse, ils seront victime d’un accident. En se réveillant quelques jours plus tard, il découvriront que cet accident a bouleversé leur vie au delà de l’imaginable : désormais ils partagent le même corps. Toutes les 24 heures, à minuit, leur apparence et leur personnalité s’échangent, ils ne gardent aucun souvenir de ce que l’autre à vécu durant les dernières 24 heures. Pour découvrir ce qui leur est arrivé, il devront travailler, en alternance, sur des enquêtes de plus en plus dangereuses.

Mon avis :

Le chara design m’a  tout de suite fait penser à Lupin, et pour cause, je découvert par la suite que les deux sont du même auteur : Monkey Punch. Mais si cette ressemblance est particulièrement frappante sur la jaquette du DVD, on la ressent de moins en moins en visionnant les épisodes.

Graphiquement mon avis est assez mitigé. Le chara design n’est pas excellent, notamment pour le personnage de Rella Cindy  qu’on a affublé d’une énorme poitrine et de jupes beaucoup trop courtes. Vous me direz, c’est pas la seule. Oui, c’est vrai. Mais même si les poitrines disproportionnée et les jupes trop courtes ne sont pas ma tasse de thé, ce qui m’a dérangé avec le personnage de Cindy ce n’est pas qu’elle soit trop sexy, mais plutôt qu’elle soit mal dessiné. Je ne pouvait m’empêcher dans certaines scènes de penser « est-ce que le dessinateur a déjà vu le corps d’une femme ? ». Ramna est beaucoup plus agréable à regarder (le dessinateur sait à quoi ressemble le corps d’une homme).

Les décors sont un peu particulier aussi, un mélange de graphisme vieillot (anime est pourtant de 2003, mais ça me rappelle les dessins animés de mon enfance) et une ambiance futuriste (voitures sur coussins d’air…).

L’histoire en revanche est assez originale. Le fait que les deux héros partagent le même corps et que, à l’instar de Cendrillon, ils changent d’apparence aux 12 coups de minuit, crée des situations très amusante. Les deux personnages sont plutôt sympa. On suit avec plaisir leurs aventures. Il y a de l’humour, de l’action, on passe un bon moment sans besoin de réfléchir.

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La série a été distribué en VOSTFR par Mabell (la société à déposé le bilan en 2010)

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Opening : « Cinderella boy » interprété par domino88

 

Ending : « End of Eden » interprété par Takako

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Kwaïdan

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Film de Masaki Kobayashi (1964)

Prix spécial du jury – Festival de Cannes 1965

Titre original : 怪談 (Kaidan)

Scénario : Yôko Mizuki, d’après le recueil de kaidan (histoires de fantômes japonaise) écrit par le poète irelandais Lafcadio Hearn (1850-1904) et publié peu avant sa mort sous le nom de Kwaïdan ou Histoires et études des choses étranges. Ce recueil regroupe différentes histoires du folklore japonais.

Musique : Tôru Takemitsu

La version intégrale dure 188 minutes et est composé de 4 histoires différentes. Jugé trop long pour  la sortie en salle, c’est une version raccourcie qui fut mise en circulation. Dans cette version il manque le deuxième conte.

La version intégrale est disponible en DVD (vostfr) chez Wild Side Video : link

Synopsis :

Les cheveux noirs

Un samouraï devenu pauvre, abandonne sa femme et part chercher fortune en se remariant à la fille d’un homme riche. Tourmenté par le souvenir de sa première femme, il va revenir dans son ancienne maison plusieurs années après l’avoir quittée.

La femmes de neiges :

Un nuit de tempête 2 boucherons rencontrent une terrifiante femme qui tue le plus vieux et consent à laisser le jeune en vie à condition qu’il ne raconte jamais cette histoire à personne. Des années plus tard, alors qu’il est avec sa charmante épouse, il en oublie sa promesse.

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Hoïchi sans oreilles :

Là où eu lieu naguère la bataille de Dan-no-Ura opposant les Genji aux Heiké, vit un jeune moine aveugle. Joueur de biwa, son tallent pour raconter l’épopée des Heiké (Heike Monogatari) est si grand qu’il attire l’attention des fantômes du clan déchu.

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Dans un bol de thé :

Un samouraï aperçoit le reflet d’un homme dans le bol d’eau qu’il s’apprête à boire. Pour ne pas montrer sa peur le samouraï boit l’eau. Le soir, alors qu’il est de garde, l’homme dont il a aperçu le reflet apparaît devant lui.

Mon avis :

Pour être tout à fait honnête, après 5-10 minutes de film je me suis demandé pourquoi est-ce que je regardais ça. La réponse se trouve à l’arrière de la jaquette du DVD :

Kwaïdan est un monument du cinéma fantastique signé Masaki Kobayashi, un des plus grands esthètes du cinéma japonais.

Si on s’intéresse au cinéma japonais, on se doit de regarder quelques classiques, non? Et puis c’est tout de même le prix spécial du Jury du Festival de Cannes de 1965 !

Donc, quoi qu’il arrive, j’étais résolue à voir ce film. Je vérifie la durée… Quoi ?! 3h !! Pourquoi? (T_T) Allez, courage !

J’ai tenu bon et ai regardé les 3h de film dans leur version intégrale et bizarrement j’ai aimé. Je dis bizarrement parce que, tout du long, je ne remarquait que les détails déplaisant. Mais, une fois le film fini, je ne regrettais pas de l’avoir vu.

Des 4 histoires je n’ai pas aimé la première. Le jeu des acteurs est trop théâtral : longues poses lors des dialogues, postures figées, regard au loin (ta femme est prostré à tes pied, mec, pourquoi tu regarde la porte ?)… Mais également l’histoire elle même, sans parler des cheveux noir en eux-même dont l’effet n’est pas très bien réussi. Mais bon, faut remettre le tout dans son conteste, c’est un film des années 60, on peut pas trop demander au niveau réalisme et effets spéciaux. Bon, ok. Mais là, je me suis tout de même dit, si les 3 heures sont comme ça, pauvre de moi !

La deuxième histoire commence. Tempête de neige et… ciel peint ? Je regarde mieux. Oui, oui c’est bien ça, le ciel est une peinture. Étrange, surprenant, mais intéressant… La musique, stridente, dont le but est sans doute de faire monter le suspens et rendre la scène angoissante, est si désagréable à l’oreille que franchement on ne sent pas vraiment l’angoisse monter, mais plutôt la douleur. Là encore ça demande un peu de volonté pour rester devant son écran. Mais, ce n’est qu’un mauvais moment à passer, la scène « angoissante » se termine et la  musique se calme. Finalement cette deuxième histoire est pas mal. Et le jeu des acteurs beaucoup plus agréable.

Troisième histoire. Ah! Là, c’est vraiment intéressant ! L’histoire en elle même est bien tournée, avec un scénario intéressant : des fantômes qui veulent encore et encore écouter le chant de leur défaite. Et les procédés de réalisation sont remarquables. Finalement je ne regrette plus du tout de m’être accroché. La voix du compteur narre la bataille de Dan-no-Ura alors que la caméra défile au dessus d’une fresque épique ou d’une teinture brodée. Puis prise de vue réelle, la mer, les vagues… Encore la peinture. Enfin des acteurs. Un moine aveugle. Celui-ci suivra sans le savoir un  fantôme et chantera chaque nuit pour  l’empereur Antoku et le clan Heiké. On voit alors la court majestueuse se transformer sous nos yeux en groupe de fantômes transpercées de flèches. Leurs métamorphose au fur à mesure du chant est impressionnante. Le musicien, aveugle, ignore tout de ce qui l’entoure.

La dernière histoire, c’est pas mal, mais il n’y a là rien de bien particulier à noter.

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5cm per second

5cm-per-second.jpgFilm d’animation de de Makoto Shinkai, sorti en 2007.Un production de Comix wave films, avec au chara-design Nishimura Takayo, musique de Tenmon.

Tire original : 秒速5センチメートル (Byōsoku Go Senchimētoru)

La version française est disponible en DVD chez Kaze : link

site officiel

Synopsis :

Le film se divise en 3 parties, chacune d’entre elles à pour personnage principal le jeune Takaki Toono  sur trois périodes différentes de sa vie.

L’histoire débute avec l’essence des cerisiers. Takaki a 13 ans et il entretiens une correspondance avec une ancienne camarade de classe dont il était très proche, Akari. Alors qu’il va bientôt déménager très loin, il décide de prendre le train pour la revoir au moins une fois avant de partir.

La deuxième partie : Cosmonaute Takaki est au lycée. Dans la dernière partie, 5cm per second, Takaki, jeune adulte vit de nouveau a Tokyo. Les années passent mais il n’arrive pas à oublier son premier amour.

Critique :

A l’arière de la jaquette du DVD on peut lire:

Un retour au sources pour celui que l’on nomme le nouveau Miyazaki. […]

« Avec ce film, Makoto Shinkai devient l’espoir mondial de l’animation »

Rien que ?!  Avec des critiques pareilles on ne peut que s’attendre à quelque chose d’extraordinaire !

En effet, le film est très bien réalisé. Des décours d’un réalisme époustouflant, de très belles couleurs, une belle mise en scène, des très beau plan, une musique en harmonie avec l’image… De ce côté là, rien à dire. C’est parfait.

En revanche, côté histoire… Je n’ai pas vraiment été emballé par ce film. Et qualifier le réalisateur de « nouveau Miyazaki » me semble un peu excessif. Si Miyazaki fait un très bon travail graphique, la plupart de ses histoires sont vraiment intéressantes.

J’ai trouvé que ce film avait beaucoup de lenteur. Bon, c’est sensé être un « moment de poésie » mais il y a des moment ou cela devient un peu trop lent. Même l’intonation des voix des personnages est un peu molle, soporifique. Franchement je me suis demandée si j’allais regarder le film jusqu’au bout. Ce qui m’a fait persévérer c’est sa qualité graphique. Quant au scénario, même après avoir vu tout le film je n’ai pas vraiment pu l’apprécier. Ce n’est pas qu’un problème de lenteur. C’est l’essence même de l’histoire que je n’ai pas apprécié. Passer à côté d’une vie pour un baiser échangé à 13 ans, je trouve que cela n’a pas de sens. Peut-être ne suis-je pas assez romantique. Peut-être n’ai-je pas su entrer dans l’état d’esprit des personnages… Quoi qu’il en soit, j’ai trouvé au scénario un côté mièvre qui gâche le plaisir d’une si belle réalisation graphique.

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Ippo ~ la rage de vaincre

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Titre original : はじめの一歩 (Hajime no Ippo)

Auteur : George Morikawa (森川ジョージ )

Prépublication : Les aventures de Ippo ont commencé en 1990, prépublié dans le magazine Weekly Shônen de Kôdansha

Editeur français : Kurokawa

L’éditeur français a choisi de publier cette série de plus de 100 tomes (au Japon) et toujours en cours en 3 saisons. 48 volumes sont disponibles en français :

Saison 1 : Ippo ~ la rage de vaincre 30 volumes

Saison 2 : Ippo ~ Destins de boxeurs 16 volumes

Saison 3 : Ippo ~ défense suprême 2 volumes (en cours)

Résumé :

Ippo Makunouchi est un jeune lycéen gentil et introverti. Il est harcelé régulièrement par une bande de voyous. Un jour, alors qu’il est en train de se faire battre, un jeune homme intervient et fait fuir ses agresseurs. Impressionné par le jeune boxeur, Ippo va le suivre et lui demander d’intégrer le club de boxe. Takamura va alors lui lancer un défi : s’il arrive à attraper avec ses poings 10 feuilles tombant d’un arbre, il l’amènera au club. Pour réussir, Ippo a une semaine.

Après avoir réussi le défi et intégré le club de boxe, Ippo va s’entraîner avec acharnement et passion. Son nouveau rêve : devenir boxeur professionnel. À travers la boxe, Ippo va s’épanouir, changer, prendre de l’assurance.

Ainsi commence cette série qui suivra l’évolution de Ippo dans le monde de la boxe.

 

Mon avis :

Ainsi résumé, le manga ne me tenterait guère. De plus, je n’ai aucun intérêt pour la boxe… Mais alors que je cherchais un manga sur les arts martiaux, on me conseillait Hajime no Ippo. Ayant vu les 3 premiers tomes à la médiathèque, j’y jetais un œil distrait. Le dessin ne m’inspirait pas. Mais j’étais prévenue : « les dessins sont spéciaux, mais l’histoire est excellente ». Je me suis laissé convaincre et ai emprunté les 3 tomes.

Et là, je dis : MERCI ! Oui, merci de m’avoir convaincu d’aller plus loin que cette première impression, car ce manga est vraiment bon.

Le dessin est basique, très caricatural (et, pour les premiers tomes, un peu vieillot), mais il sert parfaitement l’histoire. Dès qu’on est plongé dans la lecture, on oublie le côté « moche ». Le dessin un peu grotesque vient contrebalancer les scènes de combat très violentes et dramatiques.

Si le scénario est assez basique, un grand classique du shônen de sport : un gars faible qui veut devenir fort et qui va mettre toute son énergie débordante dans un entrainement acharné. Mais il est très bien construit. Malgré quelques côtés exagérés, Ippo suit un véritable entrainement sportif, pas de ultra-techniques sorties d’on ne sait où capables de déraciner des arbres dans Ippo. Mais des footing à vous filer la nausée, des pompes, des frappes… et encore de la course, des pompes, des frappes… Si notre héros a des prédispositions pour la boxe, l’auteur le fait bien souffrir avant qu’il ne puisse gagner son premier combat.

Un peu de réalisme dans ce monde de super pouvoirs !

Bon, vu comme ça, ça vous donne peut-être encore moins envie ? Et pourtant !! Hajime no Ippo est très drôle. Le héros est très attachant. Et après avoir fini ces 3 premiers tomes, je ne peux pas m’imaginer en rester là !

Faut que j’aille trouver mon gentil voisin pour lui subtiliser discrètement la suite (^_^)

PS : Ne vous fiez pas au dessin des couvertures, il est encore plus moche que le reste (-_-)’

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Maman, lis moi âne Trotro !

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Mais pourquoi les enfants l’aiment tant ?!!

J’ai beau tenter par tous les moyens de le cacher, ma fille n’en démord pas ! Elle ne quittera pas la bibliothèque sans un des nombreux albums d’âne Trotro. Et si on les a déjà tous lus ? Qu’à cela ne tienne, on recommencera !

Et âne Trotro a mangé trop de gâteau…

Et âne Trotro est un petit cochon…

Et âne Trotro…

STOP !! Pitié !! Va lire avec ton père ! Je dois faire le ménage. Oui ! Je préfère encore nettoyer les toilettes que de lire encore une fois l’âne Trotro !

J’ai beau désespérer, lui proposer d’autres histoires… elle ADORE ce petit âne indiscipliné trop mal dessiné. Non seulement le dessin me rebute, la simplicité des histoires m’ennuie, mais j’y voix, avec mes méchants yeux d’adulte, des accents d’intolérance. Pauvres cochons qui se voient exclus à cause de leur « mauvaise odeur » alors que, soit dit en passant, le cochon est un des animaux de la ferme les plus propres.

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Merci à Yomu-chan pour ce joli dessin (^.^)

 Oui, je milite pour rétablir la réputation du cochon !! En s’attaquant aux cochons, l’auteur de Trotro a dépassé les bornes, et moi mon self-control ! Maintenant je suis prise de frénésie ménagère dès que ma fille attaque un de ses albums.

Mais que faire ? Les enfants en bas âge l’adorent.

Parent, vous, qui comme moi, ne portez pas dans votre cœur l’âne Trotro, Petit Ours brun et autres Tchupi, prenez votre mal en patience. Tant qu’ils sont occupés à lire l’âne Trotro, ils vous épargnent Dora l’exploratrice.

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Les suffixes -kun, -san, -chan… dans les manga

Traduire ou ne pas traduire, là est la question !

A l’arrivée du manga en France, une première polémique est née sur le sens de lecture que devaient prendre les versions françaises. J’en ai déjà parlé dans  Manga : petit guide de lecture pour néophytes, inutile de m’étaler sur le sujet.

Une nouvelle polémique est née autour de la traduction. Certains défendent l’idée que, lors de la traduction, on doit laisser les suffixes qu’utilisent les japonais avec noms et prénoms car ils sont de précieux indicateurs permettant de mieux comprendre les personnages et les relations qu’ils entretiennent. En effet, ces suffixes changent en fonction du contexte. D’autres préfèrent une traduction intégrale et la suppression des suffixes, inexistant en français. Il arrive parfois que ces derniers puissent être remplacé par des tournures de phrases ou des surnoms afin de rendre la même intention. Mais, la plupart du temps, la traduction française ne contient que nom du personnage sans aucune nuance.

Sur la question mon avis est assez partagé. Il est vrai que, pour celui qui a quelques notion de japonais, les suffixes donnent un aspect plus authentique. Ils ont, parfois même, un rôle humoristique non négligeable. En revanche, pour celui qui lirait un manga sans rien connaître de la langue japonaise resterais perplexe devant une « Kazura-san », « Haru-chan » et autre « Ryu-senpai ». Non seulement ça ne l’aiderais pas à comprendre, mais cela aurais plutôt l’effet inverse.

Dans cette polémique s’affrontent peut-être deux camps : d’une part ceux qui entendent populariser le manga et toucher tous les publiques, et de l’autre celui des « puriste » voulant garder le manga pour un public « d’expert ».

Faut avouer qu’une partie, sans doute non négligeable, des lecteurs de manga sont également amateur d’anime, adeptes de la VO en streaming ou en téléchargement. Souvent ils ne se contentent pas de lire des manga papier, nombreux sont ceux qui lisent des scans d’œuvres non encore licencié en France. Ces scans, traduits par des fan, restent généralement  très proche du texte initial et gardent les suffixe et autres expressions courantes en version original (comme par exemple « o-nii-chan »). Pour ce genre de public, habitué à la VO, un « senpai », « sama » et « dono » n’aura aucun secret, il pourrait le comprendre aussi bien qu’un « monsieur » ou « madame ».

La question est alors : pour qui doit-on traduire les manga ?

Personnellement je vois dans la bande-dessinée bien plus qu’un simple divertissement. Si j’ai appris le français en lisant Tintin, je suis ravie d’en apprendre plus sur la culture et la langue japonaise en lisant un manga. Une petite note à côté du suffixe expliquant ça signification suffit à aider celui qui n’est pas encore habitué à ce genre de mot. Tout comme les petites notes au côté des noms de plats traditionnels, coutumes particulières sont parfois nécessaires pour éclairer le lecteur.

Mais pourquoi relancer cette polémique ici, sur ce blog ? tout simplement pour vous proposer un petit lexique permettant à ceux qui ne se sont pas encore familiarisé avec ses suffixes de s’y retrouver (^_^)

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dessin de Yomu-chan. arigatou ^-^

Les suffixes :

Dans la société japonaise les différences de statut sont très marquées, notamment au niveau de la différence d’âge. Évidemment c’est la cas en France aussi, mais au Japon cela est plus évident, notamment grâce à l’utilisation de suffixes accolé au nom/prénom des personnes. Ce suffixe change suivant que l’on s’adresse à un ami, un inconnu, un supérieur, une personne plus âgé que soit, plus jeune, etc.

Dans certains cas, l’omission du suffixe peut-être considéré comme une offense, puisque on n’utilise le nom seul, sans suffixe, qu’avec des amis proches, l’omettre revient à nier le respect qu’on doit à l’interlocuteur dû à son âge ou  à son statut social.

Les suffixes les plus couramment utilisés :

dono (殿) : suffixe archaïque et très formel. Il n’est aujourd’hui plus utilisé que dans des situations extrêmement formelle ou dans les
films de samouraï.

Il est néanmoins assez courant dans les manga et les animes. Dans les histoires de samouraï, évidemment, mais pas seulement. Cela indique, soit le sentiment infinie humilité du personnage utilisant le suffixe dono face à la personne qu’il nomme ainsi (serviteur-maître par exemple) soit on peut y voir aussi une utilisation humoristique (exagération de politesse).

sama (様) : Autres suffixe très formel, mais plus répandu que le précédent. De nos jours il est utilisé soit à l’écrit soit dans la relation client-vendeur. Le vendeur s’adresse à son client en l’appelant o-kyaku-sama (お客様) que l’on pouvait traduire par « monsieur le client ».

Dans les manga il est souvent utilisé par des jeunes filles pour nommer le « prince » du lycée ou encore dans les relations maître/serviteur.

 

san (さん) : c’est le suffixe le plus commun. On l’utilise pour parler d’une personne (ou à une personne) que l’on ne connais pas, qui est hiérarchiquement supérieure ou plus âgé. On conseille généralement aux étranger de se contenter de celui-là afin de ne pas commettre d’impaires. C’est poli, mais sans trop en faire.

Dans les manga, plus que ça présence, c’est son absence qui a de l’importance. En effet, il n’est pas rare qu’un personnage s’étonne de s’entendre appeler ou d’entendre deux autres personnages s’appeler par leur nom/prénom sans suffixe. Le fait de ne pas mettre –san (ou – kun) derrière un nom implique une certaine intimité entre les personnages.

kun (君) : Ce suffixe est utilisé soit dans le cas d’un supérieur s’adressant à quelqu’un hiérarchiquement inférieur, qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme, soit entre jeunes hommes, par exemple entre camarade de classe. Il est l’équivalent du vouvoiement mais en moins formel que le – san. Utilisé par une femme, il peut indiquer une certaine affection pour l’homme qu’elle désigne ainsi.

Évidemment très rependu dans les manga surtout dans le school life, puisqu’il est utilisé par les jeunes hommes pour se désigner les uns les autres.

chan (ちゃん) : suffixe affectueux utilisé avec les enfants. Également utilisé pour les jeunes filles avec lesquelles on entretient une relation proche. Avec un nom d’homme cela équivaut à le traiter comme un enfant (ou une fille).

Tout comme kun, il est très rependu dans les shôjo et shônen (personnages jeunes). On le retrouve dans d’autres types de manga également, notamment  avec les enfants. Dans les yaoi aussi. Histoire d’en rajouter une couche, le garçon effémine se voit appelé avec le suffixe – chan, évidemment cela implique une relation intime.

 

Suffixes indicant la fonction ou le stat social :

 – sensei (先生) : signifie professeur. Utilisé pour les profs, les médecins, les artistes, les maîtres (d’art martiaux, cérémonie du thé, ou tout autre art ayant des maîtres).

senpai (先輩) : pour désigner votre supérieur dans un cadre précis : un élève/étudiant plus âgé, une employé étant entré dans l’entreprise avant vous. L’opposé de senpai, c’est kôhai (後輩), qui désigne un plus jeune étudiant/employé, mais ce mot n’est guère utilisé comme suffixe. Le senpai s’adresse à son kohai en utilisant -kun ou -san.

shachô (社長) : chef  d’entreprise.

kaichô (会長) : directeur d’entreprise.

kachô (課長) : chef de section (d’une entreprise).

buchô (部長) : chef de département (d’une entreprise), menager, éditeur.

senshu (選手) : sportif/athlète

Grand frère et grande sœur :

o-nii-san (お兄さん) : signifie « grand frère ». Linguistiquement cette expression est utilisé pour désigner le grand frère d’une autre personne, celui de l’interlocuteur ou d’une tierce personne. Pour désigner son propre grand frère on utilise simplement le kanji 兄 sans le o (お) honorifique ni le suffixe, la pronciacion change également : ani. Mais les enfants utilisent o-nii-san pour désigner leur propre frère. En remplaçant le san par le chan on obtient une expression plus affectueuse. On utilise cette expression également pour s’adresser à lui. Le petit frère / petite sœur n’appelle pas son aîné par son prénom mais « o-nii-chan« .

o-nee-san (お姉さん) : signifie grande sœur. Ce mot fonctionne exactement de la même façon que le précédent. Pour parler de sa propre sœur on utilisé 姉, prononcé ane, mais les enfants s’adressent à leur grand sœur en l’appelant o-nee-chan.

O-nii-san et o-nee-san ont une deuxième utilisation. Les enfants/ado peuvent s’en servir pour s’adresser à un jeune homme/ jeune femme dont il ne connaissent pas le nom. Pour s’adresser à une femme/homme adulte ils utiliseront oba-san (おばさん) qui signifie tante et oji-san (おじさん) qui signifie oncle. Et enfin, pour s’adresser à des personnes âgé ils utiliseront obaa-san (おばあさん) et ojii-san (おじいさん) qui signifient
respectivement grand-mère et grand-père.

Ces expressions sont très fréquentes dans les manga. Et sont souvent prétexte à gag , comme par exemple une jeune femme qui se vexe après qu’on l’aie appelé oba-san au lieu de o-nee-san : ça lui fait prendre un coup de vieux !


Bibliographie :

 Marc Bernabé. Le Japonais en MANGA, cours élémentaire de japonais au travers des Manga. Glénat, 2005.

 Vous pouvez aussi lire cet article sur Japan info. Vous y retrouvez les même suffixe mais avec des exemples concrets. bonne lecture.

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Les enfants de la mer

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 Manga de Daisuke Igarashi publié chez Sarbacane.

 Titre original : 海獣の子供 (Kaiju no kodomo)

Résumé :

Ruka, collégienne au caractère bien trempé, est exclue du club de handball alors que les vacances d’été commencent à peine. Courir sur le terrain, c’est là qu’elle se sent mieux. Que va-t-elle faire maintenant ?

C’est alors que son chemin va croiser celui d’un étrange garçon, Umi, qui semble être aussi à l’aise dans l’eau qu’un poisson.

Fascinée par Umi, elle va se rapprocher de lui et de son frère aîné Sora. Ces deux garçon vivent dans l’aquarium ou travaille le père de Ruka, sous la protection de Jim, océanographe au corps tatoué. Les deux garçons auraient été élevé par des dugongs, mammifères marins menacé de disparition.

En compagnie de Umi et Sora, Ruka va être témoins d’étranges phénomènes : des poissons disparaissent, dans l’océan et les aquariums.

 

Au Japon, le manga compte déjà  4 tomes. La première parution date de 2007.

 En France, le deuxième tome sortira le 22 août  (plus qu’un mois à attendre !!)    link

Mon avis : 

De Igarashi je connaissais 2 recueils d’histoires courtes. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il sont étranges. Il ne laissent pas indifférents !

Ces deux recueils ne m’avaient pourtant pas laissé un très bon souvenir. Ce n’est pas que je n’ai pas aimé, mais certaines histoires étaient  trop étranges, trop fouillis, difficiles d’accès. Faut dire que ils comptent parmi les premiers manga que j’ai lu, et ce n’est peut-être pas un excellent choix pour une première immersion dans l’univers du manga.

Quoi qu’il en soit, je n’ai pas pas du tout eu cette sensation en lisant la premier tome de Les enfants de a mer.  Tout de suite on reconnais le coup de crayon de Igarashi, on retrouve son univers fantastique où la nature a des pouvoirs qui dépassent l’entendement humain. Mais, contrairement aux histoires courtes parfois trop confuses, ici le décor est bien planté. Un cadre stable va servir de base aux délires fantastiques. Peut-être a-t-il pu mieux travailler son background puisqu’il s’agit d’une série.

On commence l’histoire avec Ruka, une fille ordinaire qui connaît des problèmes auxquels le lecteur peut facilement s’identifier. Les scènes ancrées dans la réalité et les épisodes surnaturels et étranges s’entremêlent dans un bon équilibre, rendant la lecture agréable. On est intrigué par le mystère qui entoure Umi et Sora, on s’attache à la petite Ruka et très vite on est prix par l’histoire. On veut en savoir plus et on ne referme le livre qu’après l’avoir fini.

Graphiquement cela ne ressemble pas à l’idée qu’on se fait à priori du manga. Les personnages sont assez stylisé. les décors, crayonné, n’ont pas l’aspect photographique que l’on trouve souvent dans les manga. Pourtant l’ensemble est étonnamment réaliste. La Nature, sous les coups de crayons de Igarashi, est toujours somptueuse, exubérante. Ici, les scènes sous la mer nous donnent envie de plonger, nager avec Ruka, Sora et Umi parmi les poissons.

J’ai été envoûte par ce premier tome et attends avec impatience de pouvoir lire la suite. Seul bémol : le prix. Un peu prohibitif pour les petit budget : 15 euro le tome. Espérons que la série ne soit pas trop longue, car, à en juger par ce premier tome, elle vaut vraiment le coup.

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Plus d’images ? Allez jeter un oeil sur la page FB de Sarbacane   link

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L’anime japonaise au diapason de la musique classique

Des animes on en trouve sur tout, pour tous les goût, pour tous les âges, du plus déluré au très sérieux, de l’ultra violent au super kawaii. Quoi qu’on aime, quoi qu’on cherche on est sur de trouver un anime ou deux à se mettre sous la dents.
Aujourd’hui je vais parler des animes dont l’intrigue tourne au tours de la musique classique. Une façon sympa de découvrir ou redécouvrir cette musique et la sortir des sentier battu de « musique pour intélo ». Je dit ça mais, on peut aimer la musique classique  et être fan d’anime ^^
Donc voilà, le thème est donné : musique classique. Je vais su présenter 2 séries entièrement tournées autour de la musique classique : Nodame Cantabile et La Corda d’oro, puis un long métrage de Isao Takahata : Goshu le Violoncelliste. Et je finirai avec un petit bonus (^_^).
/!\ Avis à tous les amateurs : si vous connaissez d’autres animes dédié à la musique classique, laissez moi un petit commentaire pour que je complète l’article 🙂

Nodame Cantabile

Titre original : のだめカンタービレ
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Cette anime en 3 saisons est tiré du josei manga éponyme de Tomoko Ninomya publié  entre 2001 à 2009 par les éditions Kodansha. Le manga compte 23 tomes dont 13 sont disponibles en français chez Pika.
Une première adaptation en drama a été tournée en 2006.
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C’est en 2007 que les studios J. C. Staff s’attaquent à l’adaptation en anime avec une première saison en 2007. Celle-ci compte compte 23 épisodes et est réalisé par Kenichi Kasai.
 En 2008 sort la deuxième saison : Nodame Cantabile : Paris-Hen, 11 épisodes. Réalisé par Chiaki Kon.
Une troisième et dernière saison, Nodame Cantabile Finale, de 11 épisodes également sort en 2010.

Synopsis :

Noda Megumi (alias Nodame) est une étudiante de piano dans l’école de musique Momogaoka. Elle est doté d’une mémoire auditive extraordinaire mais elle est mauvaise élève. Ne prenant pas les cours très au sérieux, elle ne joue que quand elle en a envie et se bloque complètement devant des professeurs trop exigeants.
Tiens, ça me fait penser à quelqu’un ça ! Moi aussi, je t’aime yomu-chan ^-^
Excusez moi cet aparté personnel… Revenons à nos moutons !
Le hasard fait que le voisin de palier de Nodame  n’est autres que Chiaki Shinichi, un des étudiants les plus brillants et les plus populaires de l’école de musique. Brillant musicien, perfectionniste, il joue parfaitement le violon et est inscrit aux cours de piano, tout comme Nodame.
Il se rencontrent quand, écoeuré par l’odeur nauséabonde qui émane de l’appartement d’à côté, Chiaki décide d’aller parler à son voisin. Tous les oppose, elle est négligé, étourdie, spontanée et insouciante ; lui réfléchi, sérieux et studieux. Bien que dans un premier temps Chiaki soit dégoûté par le côté crado de Nodame, il tombe sous le charme de sa musique, qui, malgré le manque de technique, touche profondément son auditoire.
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C’est ainsi que ces deux jeunes étudiants entament une drôle de relation. Nodame, tombée immédiatement amoureuse du beau Chiaki, fait tout pour devenir sa petite amie. Chiaki ne peut pas imaginer qu’une fille comme elle puisse être sa petite amie, pourtant il deviendra bien plus intime avec elle qu’avec qui que ce soit d’autre. Leur amitié tourne au tours de la musique classique et du désir profond de Chiaki de devenir un jour chef d’orchestre, malgré sa phobie des transports (avion et  bateau) qui l’empêchent d’envisager la poursuite de ses études de musique à l’étranger, seul moyen de vraiment se faire un nom dans le milieu.
Chiaki réussira-t-il à surmonter ses phobies et poursuivre ses rêves? Nodame parviendra-t-elle à séduire le beau Chiaki ? Regardez l’anime pour le savoir ! 😉

Mon avis :

C’est anime est vraiment très agréable. Non seulement on écoute de la bonne musique (et oui, j’aime le classique), on découvre pas mal de chose sur l’univers du classique : les différents instruments, auteurs, métier de chef d’orchestre…. Mais en plus les personnages sont extra.
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Déjà ce n’est pas un shôjo, l’histoire ne se déroule pas dans un lycée et les personnages sont de jeunes adultes. Ce qui veut dire que l’ensemble est bien moins enfantin que la plupart de shôjo life school. Et c’est un bon point 🙂
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Je n’ai rien contre un bon shôjo, mais bon, le côté puéril de leur romance, à la longue… Ici Nodame est aussi une pucelle qui n’a encore jamais embrassé de garçon, ça c’était difficile d’y échapper. Mais Chiaki lui, en revanche, des petites amies il en a déjà eu, et on imagine facilement qu’il n’ont pas fait de se bécoter en cachette. Ceci dit, le tout reste très chaste.
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En réalité il y a bien une romance dans Nodame Cantabile, mais l’histoire se concentre autant sur la carrière et l’évolution des protagonistes dans l’univers de la musique que sur leur relations sentimentales.
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Sans oublier l’humour. Car Nodame Cantabile c’est très drôle! Étonnant pour un anime sur le sujet de la musique classique, non ? Et justement, c’est le deuxième point positif. Le côté très drôle des personnage, et plus particulièrement de Nodame qui ne ratte pas une occasion de mettre les 2 pieds dans le plat, dédramatise le côté solennel de la musique, créant ainsi un bon équilibre.
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Concerto pour Piano de Rachmaninoff, joué par Chiaki sous la direction de Franz von Stresemann, chef d’orchestre de renommée international qui vient enseigner quelques temps à l’école Momogaoka et qui accepte de prendre Chiaki comme élève  (leçon 10) :
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Sonate en mi mineur pour violon et piano, Op. 82, Edegar joué par Chiaki et Nodame chez l’oncle de Chiaki (leçon 15) :
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Rhapsody in Blu de Gershwin (leçon 10) :
 Il existe même des jeux Nodame Cantabile pour DS, PS2 et Wii ^^
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La Corda d’oro :

Titre original :   金色のコルダ
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Cat anime est tiré d’un shôjo manga de Yuki Kure, publié au Japon aux édition Hakusensha, lui-même adapté du jeu vidéo de rôle produit par la kohei.
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L’anime a été réalisé par Kôjin Ochi Yoshida aux studios Yumeta Company.
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Saison 1 : La corda d’oro ~ Primo Passo, 26 épisodes
Saison 2 : La corda d’oro ~ Secondo Passo, 2 épisodes
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Synopsis :

Hino Kahoko est une élève du lycée Seisou, section générale. Le lycée compte 2 section : générale et musique.
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Le jour de la rentrée elle arrive très en retard et, alors qu’elle reprends son souffle, la petite fée Lili lui apparaît. Étant la seule à pouvoir voir cette petite fée protectrice de l’école, Kahako est inscritte d’office aux concours de musiques qui auront bientôt lieu dans l’école alors qu’elle n’a jamais touché à un instrument de musique de sa vie.
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Lili lui confiera Corda, un violon magique qui permet à n’importe qui de jouer à condition que la musique vienne du coeur. C’est ainsi que Kahoko se retrouvera à participer aux 4 sélections de musique de l’école au côté de musiciens expérimentés, tous issu de la section musique, exception faite de Ryotaro Tsuchiura qui, comme Kahoko, vient de la section générale.
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Mon avis :

Contrairement a l’anime précédent ici on est bien dans un shôjo et l’intrigue, bien qu’elle tourne autour de la musique classique, se déroule dans la pure tradition du shôjo harem et pour cause, le scénario est tiré d’un jeu vidéo de rôle pour jeune filles.
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Je m’explique : Hino Kahoko est une jeune fille pleine de vie, touchante et tout et tout… Grâce à sa force de volonté elle réussira à séduire presque tous les étudiants avec qui elle va être en compétition dans les concours de musique, et ceux-ci sont presque tous des garçon, évidemment !
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Elle n’aura que l’embarras du choix pour se choisir un petit amis, avec bien sur 2 beaux gosses (ses préférés) qui devront se battre pour les beaux yeux de la belle. Heureusement pour nous ils se battront à coup de performances musicales 😀
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Donc, pour conclure je dirais que l’intrigue est basique, du déjà vu mille fois, le graphisme pas désagréable, mais pas super non plus. Pour sauver l’ensemble des personnages somme toute attachant et, surtout, de la bonne musique à chaque épisode !
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D’ailleurs, musicalement parlant, la qualité du son, des interprétations dans La Corda d’oro m’ont paru bien meilleures  que dans Nodame. Si ce dernier à un scénario plus intéressant, j’ai préféré la bande originale de celui-ci.
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Performance  de Kahoko lors de la première sélection, accompagné par Tsuchiura au piano. Tristesse (Étude Opus 10 No.3) de Chopin :
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Ave Maria de Schubert par Tsukimori Len et Hino Kahoko
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Goshu le violoncelliste :

Titre original : セロ弾きのゴーシュ
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Adaptation de la nouvelle éponyme de Miyazawa, ce long métrage a été réalisé par Isao Takahata (高畑・勲) en 1982. Ce film a reçu le prix Noborô Ôfuji, récompense reconnue dans le domaine de l’animation japonaise.
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Synopsis :

Goshu est un violoncelliste d’orchestre maladroit. Malgré les remontrances du chef d’orchestre, il ne se décourage pas et travaille dur pour s’améliorer. C’est auprès des animaux qui lui rendrons visite : un chat, un coucou, un tanuki et un mulot qu’il apprendra ce qui lui manque et ainsi devenir un meilleurs musicien.
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Critique :

Je n’ai pas grand chose à dire sur ce film. C’est mignon, on passe un très agréable moment en compagnie de Goshu et des petits animaux attachants et agaçants.
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La persévérance et la ténacité de Goshu fini par payer. Il apprend à écouter les conseils que chaque animal lui livre directement ou indirectement. En ouvrant son cœur, sa musique aussi devient meilleure.
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A regarder avec des petits qui s’amuseront  de voir tous ces animaux faire tourner en bourrique le pauvre Goshu.
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bande annonce du film (en japonais) :
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Pour plus d’infos sur le film, rendez-vous sur site Buta Connection
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L’heure est venue de vous présenter le petit bonus :

Les descendant des ténèbres

(闇の末裔, Yami no matsuei)

Le héros est un shinigami travaillant pour le Jū Ō Chō, organisation qui depuis des millénaire guide les âmes des morts vers l’au-delà.
 
La série de 13 épisodes, réalisé par Hiroko Takita, est tiré du shôjo éponyme de Yoko Matsushita.  
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Si je vous en parle ici, c’est que c’est cet anime qui m’a permit de découvrir un superbe morceau : la sonate en sol mineur de Tartini, connue sous le nom de Trille du Diable.

La légende veut que ce morceau ai été inspiré en rêve à Tartini par le diable lui-même. Une musique qui se prête très bien à une histoire de shinigami 🙂

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Si l’intrigue principale de l’anime n’a rien à voir avec la musique classique, c’est au tours de la trille du diable de Tartini que se déroule l’action des épisodes 4, 5 et 6.
Voici un extrait de l’OST de l’anime:
et une version… plus moderne 🙂
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Je suis tombée sous le charme de ce morceau en regardant Les descendant des ténèbres. Depuis j’en ai écouté 10 versions différentes et j’ai compris l’importance de l’interprétation. D’un interprète à l’autre on a parfois l’impression qu’il ne s’agit pas du même morceau.

J’espère que vous aurez apprécié tous ces extraits.
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Maintenant, si vous avez envie de pousser plus loin le rapprochement entre musique classique et anime, je vous conseille de lire le très intéressant et très long article de Mackie : Musique classique et anime : un accord presque parfait.
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Moi j’aime et j’écoute beaucoup de musique classique, mais je dois vous avouez que j’y connais rien. Avec Mackie vous avez à faire à un vrai mélomane qui  en plus nous propose une discographie !
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Otogizoushi

 

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Titre original : お伽草子

 Série en 26 épisodes de 24 minutes des studios Production I.G., réalisé entre 2004 et 2005 par Mizuho Nishikubo, musique de Hideki Taniuchi (Chapitre Heian) et Kenji Kawai (Chapitre Tokyo).

En 2005 la série est adapté en manga par Narumi Seto (2 volumes)

Synopsis :

Chapitre Heian :

L’empereur charge le fils aîné de la famille Minamoto de retrouver les magatama. Touché par une épidémie, il sera remplacé par sa jeune soeur. C’est ainsi que Minamoto no Hikaru revêtira l’habit de guerrier de Minamoto Raikou et partira accompagné de Watanabe no Tsuna, fidèle serviteur de Raikou, à la recherche du magatama.

En chemin il se feront de nouveau compagnon. Après avoir ramené un premier magatama aux ministres de gauche et de droite et au onmioji Abe no Seime, mage de le court impériale à l’origine de cette quête, Raikou (Hikaru) va découvrir qu’il doit encore retrouver 4 autres magatama.

Avec ses compagnon, Raikou (Hikaru) mettra en péril sa vie pour sauver la capitale. Mais quels sont les véritables motivations de Semei? Veut-il vraiment sauver la capitale? Hikaru, contrainte de vivre en tant que Raikou, va-t-elle réussir à sauver la capitale du mal qui la ronge?

Le Magatama, c’est quoi ?

220px-Magatama

Les magatama (勾玉, ou moins souvent écrit 曲玉) sont des ornements en forme de virgule, peut-être inspiré par la forme de crocs d’animaux, datant de la préhistoire japonaise.

On en trouve dès la fin de la période Jômon (de -10.000 à -300). Encore présent durant la période Kofun (de 250 à 538 après J.C.). Il sont généralement en pierre, jade, ambre ou même en verre. Si au début il ne sont que des simples bijoux, vers la fin de la période Kofun il commencent à être utilisé lors de cérémonies religieuses.

Durant la période Yayoi (de -300 à 300), les magatama prennent un aspect plus raffiné, plus travaillé. Un véritable commerce se construit autour de la fabrication de magatama.

Le magatama le plus connu est le Yasakani no magatama (八尺瓊曲玉, aussi écrit 八坂瓊曲玉). Il est un des 3 joyeux du trésor impérial avec l’épée Kusanagi et le miroir Yata no Kagami. Bijoux, épées et miroirs étaient des objets symbolisant le pouvoir dès la période Yayoi, cet usage se répand durant la période Kofun. Mais le Yasakani no Magatama ne sera ajouté au trésor impérial qu’à la période Heian (de 794 à 1185). Il symbolise la bienveillance de l’empereur.

Et justement, c’est à la période Heian que se déroule la première partie de l’anime (^_^)

Personnages principaux :

otogizoushi-hikaru.jpgMinamoto no Hikaru : Sœur cadette de Minamoto no Raikou, elle est contrainte de se travestir en homme et prendre la place de son frère quand celui-ci, tombé malade, ne peut accomplir la mission que lui a confié l’empereur : récupérer le Magatama qui permettra de sauver la capitale. Hikaru se fera donc passer pour Raikou et partira à la recherche du Magatama, se battant avec beaucoup de courage et de détermination afin de récupérer à temps le Magatama qui pourrais sauver son frère et les habitants de la capitale.

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Watanabe no Tsuna : Loyal serviteur de Minamoto no Raikou, il suivra Hikaru dans sa quête. Aussi fidèle à Hikaru qu’à Raikou, il lui obéira et lui fera confiance lors
des combat. Toujours près à la protéger au péril de sa vie. Borgne, il n’en est pas moins un excellent épéiste.

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Mansairaku : Danseur au grand talent, il se produits à la court impérial mais refuse les honneurs que lui propose l’empereur pour garder sa liberté et continuer ses
voyage. Son chemin croisera celui d’Hikaru. Des sentiments très fort le lieront à cette dernière.

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Abe no Seimei : Onmioji (maître du yin et yang) de la court impériale, il est celui qui envois Minamoto no Raikou à la recherche des Magatama, afin de sauver la
capitale. Personnage mystérieux et énigmatique, ses réels desseins semblent être bien différents.

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Usui no Sadamitsu : Jeune samouraï de la capitale, il rencontre Raikou (Hikaru) lors de sa première mission. Séduit par les idéaux du jeune guerrier, il décide de le
suivre, faisant de lui son nouveau Général. Sous ses airs de jeune fougueux ne pensant qu’aux femmes, il est un guerrier très habile.

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Urabe no Suetake : Femme mystérieuse, elle prétend avoir été envoyé pour aider Raiku à retrouver les Magatama. Si ses méthodes au début son en complet désaccord avec la philosophie du jeune Raiku (Hikaru), elle va peu à peu s’intégrer à l’équipe et tisser avec les autres membres des liens affectifs.

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Kintarou : Enfant à la force étonnante, Kintarou ne pense qu’à manger. Rencontrant Sadamitsu par hasard lors d’une mission, il est le dernier compagnon à intégrer le
groupe et suivre le « Général » Raikou.

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Chapitre Tokyo :

Raikou, le frère aîné de Hikaru, jeune lycéenne de Tokyo, a disparu depuis un an déjà. Très inquiète pour lui, elle va commencer à enquêter sur sa disparition à partir d’étranges photos laissé par son frère. Elle sera aidé dans son enquête par ses amis et locataires Tsuna, jeune journaliste, kohai de Raikou qui prends soins de la jeune fille durant l’absence de son senpai, mais aussi Sadamitsu, jeune coureur de jupon, Kintarou, un enfant toujours affamé qui vit avec Sadamitsu et Urabe, voyante.

Lors de ses enquête Hikaru sera confronté à de nombreux phénomènes étranges qui s’inspirent des légendes urbaines de Tokyo.

Elle rencontrera un homme mystérieux aux cheveux rouges qui semble la connaître. Pourra-t-il l’aider à retrouver son frère?

Tous ces noms vous rappellent quelque chose? Normal, il s’agit en fait des réincarnations des précédents héros.

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Mon avis :

J’ai vraiment apprécié le chapitre Heian (épisode 1 à 13). Le graphisme, s’il peut surprendre au premier abord, est très intéressant. J’ai particulièrement aimé les décors qui rappellent les anciennes peintures, cela rajoute une touche de poésie très agréable.

otogizoushi décor

L’introduction sur fond de musique médiévale et peintures d’époque est aussi un très bonne idée. On s’imprègne de l’ambiance Heian avant chaque épisode, à la fois par les images et les sons, tandis qu’une voix de vieille femme fait le point sur la situation dans laquelle se trouvent nos héros.

                   intro otogizoushi     intro otogizoushi 2

La musique est d’ailleurs présente tout au long des épisodes : la flûte, joué par Hikaru, le personnage principal, mais aussi le musique de court sur laquelle on voit danser Mansairaku, les sons de tambours et tambourin qui ponctuent l’action…. Le tout contribue à nous faire pénétrer dans cet atmosphère moyenâgeuse.

Mais ce qui fait la valeur de cet anime ce n’est pas seulement la musique et le graphisme, les personnages sont également intéressants. Hikaru, bien qu’elle ne soit encore qu’une très jeune femme, n’hésite pas longtemps à mettre ses sentiments et ses aspirations personnelles de côté et revêtir définitivement l’habit de Raikou, pour le bien de la capitale, pour le bien des Minamoto. Bien que encore naïve, elle se relève un bon chef, capable de guider la troupe, faire face au danger avec courage, se battre avec détermination. Elle inspire respect à ses compagnons, qui serons prêt à mettre leur propres vies en péril pour la protéger et lui permettre d’accomplir sa mission.

La protéger, oui. Mais, s’ils la protègent, ce n’est pas du tout parce que c’est une jeune femme fragile qui a besoin de protection. Le genre de personnage ultra fréquent dans l’anime, et qui a tendance à franchement me taper sur les nerfs. Ici, elle se fait passer pour un guerrier et assume pleinement ce rôle. Elle a, certes, besoin des autres, mais elle se bat aussi pour le bien des autres, pour une cause qui leur semble à tous juste. Si ses compagnons sont prêt à se sacrifier ce n’est pas que pour lui sauver la vie, mais surtout pour qu’elle accomplisse sa tâche : sauver la capitale. S’ils l’aiment autant c’est qu’ils sont séduit par son abnégation et sa détermination, c’est parce qu’elle est elle-même prête à se sacrifier pour les autres.

Une héroïne forte, une cause à défendre, des serviteurs fidèles et de la magie, voici le cadre parfait pour une histoire se déroulant à l’époque Heian. Ce n’est peut-être pas original mais efficace.

Le personnages de Mansairaku n’est pas non plus sans intérêt. Homme mystérieux, il est également le seul avec qui Hikaru sera elle même, femme.

Malheureusement, il y a une suite et un chapitre Tokyo… Oui, je dis bien malheureusement ! Je n’ai pas du tout apprécié le deuxième volet de la série.

Je dirais même que je n’en ai apprécié aucun aspect. Même du côté graphique, je n’ai pas du tout retrouvé l’excellent travail fait pour le chapitre Heian. Les personnages sont mal dessiné, les visages et les corps sont souvent mal proportionné. Je ne compte pas les scène ou l’un ou l’autre des personnages a un oeil plus grand que l’autre, des mains trop grande… Et les vêtements ! Rarement vu un anime avec des vêtements aussi mal dessiné !

Otogizoushi Tokyo  Otogizoushi Tokyo. 3   otogizoushi tokyo 2

Je me demande même si les deux volets de la série n’ont pas été réalisé par deux équipes distinctes tant la qualité du travail diffère. Ou alors c’est voulu ? Un style plus raffiné pour l’époque Heian et un style plus brouillon pour le période actuelle… Je ne sais pas. Quoi qu’il en soit je n’ai pas du tout aimé le rendu de ce deuxième chapitre, aussi bien au niveau graphique que musical et pire encore, au niveau de l’histoire elle-même.

Ce deuxième chapitre met en scène des personnages absolument insignifiant. La forte Hikaru de l’époque Heian devient une ado quelconque de Tokyo, hésitante, capricieuse, pleurnicharde… Franchement elle n’a pas grand chose pour plaire. Ses compagnons, tout comme elle, ont perdu une bonne partie de leurs qualités et de leur force de caractère en se réincarnant. Tous sont devenu des gens ordinaires.

Quant à l’histoire, une succession de petites légendes urbaines sans grand intérêt à mes yeux et pas très bien travaillé de surcroît. Pendant les premiers épisodes de ce second chapitre je me suis vraiment demandé où le réalisateur voulait en venir avec ces histoires intéressantes. Enfin, à l’épisode 18 il se décide à nous parler de réincarnation. Merci, on avait compris tout seul ! Mais, même si à partir de ce moment on retrouve un lien avec le premier chapitre et, surtout, un lien entre les différents phénomènes étrange auxquels les héros sont confronté, on ne gagne pas en qualité. J’ai voulu regarder jusqu’au bout, mais jusqu’au bout je n’ai cessé de penser « quel gâchis ! ».

Avec une petite exception pour le tout dernier épisode, étrange et hors histoire. 20 minutes en compagnie de Mansairaku dans la Tokyo d’aujourd’hui. Faut s’accrocher pour suivre, ça parle philo. Mais c’est intéressant, autant du point de vue du contenu : réflexion sur le temps et sur l’identité de Tokyo, que sur la forme : des effets graphiques intéressant avec vidéo retravaillé pour donner un aspect anime à des images réelles.

Pour conclure, je vous conseille vivement de regarder les 13 premiers épisodes de cette série. Quant à la suite, à vous de voir…

En attendant voici les deux opening et le premier ending de la série (perso, je suis pas fan, mais ça permet d’avoir une idée de l’anime) :

Opening 1 :

« Zen » par Attack Haus

Ending 1 :

 

« Hoshi ni Negai o » par Chieko Kawabe, le deuxième opening est également interprété par Chieko Kawabe.

 

Opening 2 :

 

« Ashita wa kyou to onaji mirai » par Gomes the hitman.

 

 


Liens :

Site officiel : Heian et Tokyo

 

La série n’étant pas licencié en France, vous pouvez en voir une fansub et streaming sur Manga Passion : link

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