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les plumes féminines japonaise sur Ma petite Médiathèque

Le thème du jour pour le challenge un mois au Japon : les plumes féminines. N’ayant pas eu le temps de lire un nouveau roman j’avais tout d’abord pensé ne pas y participer puis je me suis dit que c’était l’occasion de revenir sur mes anciennes lectures et voir quelles auteures (avec un e ) japonaises j’ai lu.

Littérature, oui m’dame, avec un grand L

Après un survol rapide de ma bibliothèque je vois que j’ai chroniqué bien peu de romans japonais et moins encore écrits par des femmes 🙂

larmes-de-princesse.jpgJe commence par mon préféré. J’ai adoré Larmes de Princesse, écrit par Minako Oba. J’avais beaucoup aimé sa plume, très vivante. J’étais vraiment entrée dans son histoire. Le personnage principal me plaisait beaucoup. Et la façon dont l’histoire était racontée était très prenante. J’ai lu ce livre il y a longtemps déjà mais j’en garde un très bon souvenir. Plus que l’histoire en elle-même j’avais beaucoup aimé toute la réflexion autour de la double culture du personnage principal, une japonaise qui a longtemps vécu aux USA.

Je me rends compte que je n’ai toujours pas lu les deux autres livres traduits en français. Faut absolument que je trouve le temps de m’y mettre ! Je suis curieuse de savoir si je retrouverais ce style particulier qui m’avait tant plu dans cette lecture.

Parfum-de-Glace.jpgJe poursuit avec Parfum de glace de Yôko Ogawa. Ce n’est pas le seul roman que j’ai lu d’elle mais le seul dont j’ai parlé sur le blog. J’ai connu cet auteure, très renommée par ailleurs, avec sont titre Cristallisation secrète. Cette histoire fantastique où les gens perdent peu à peu la mémoire de tout m’avais beaucoup marqué. C’était très étrange et au même temps très intéressant. Du coup j’ai voulu en lire plus. Ses romans étant très facilement trouvables en bibliothèque j’ai emprunté d’abord les abeilles, puis Parfum de glace où l’on suit une femme sur les traces de son mystérieux fiancé disparu. C’est drôle parce que j’allais écrire que j’avais préféré Cristallisation secrète, dont l’histoire me semble plus intéressante. Puis j’ai relu ma chronique sur parfum de glace où je dis avoir préféré ce dernier aux deux autres et m’être facilement identifié au personnage principal. Pourtant je garde le souvenir d’une histoire chiante. Comme quoi ! ce que l’on vit sur l’instant en lisant un livre et ce qu’on en garde en mémoire ce n’est pas toujours la même chose. C’est pour ça que je trouve intéressant d’immortaliser nos impressions sur les livres que l’on lit.

Les trois romans de Yôko Ogawa que j’ai lu ont en commun d’avoir comme personnage principal une femme. Et aussi d’être accès sur les sentiments. Avec un soupçon plus où moins marqué de fantastique tout en étant très réaliste. Peut-être un peu à la façon du réalisme magique d’Amérique latine. Du moins c’est à ça que ses romans m’ont fait penser.

totto-chan.jpgLe troisième roman écrit par une femme japonaise dont j’ai parlé ici est Totto-chan. J’ai été vraiment déçu par ce roman. Je m’attendais à quelque chose de plus poussé, de plus instructif. Or ce n’est qu’un témoignage assez naïf de son enfance que nous livre l’auteur. Si certains passages sont sympa, je n’ai pas aimé le ton très lèche botte (désolé il y a pas d’autres expression qui me viennent à l’esprit). Testuko Kuroyanagi n’arrête pas de nous dire combien le directeur de l’école était un homme extraordinaire. Elle le répète tellement qu’à la fin je n’avais envie que d’une chose, lui balancer le livre à la figure. J’avais le sentiment d’être prise pour une idiote. J’ai pas du tout aimé cette façon de faire. Pourtant j’ai entendu le plus grand bien de ce livre. Je ne comprends pas ce que les gens lui trouvent. Moi je me suis forcé à le finir.

Un petit mot aussi sur Certaines n’avaient jamais vu la mer de Julie Otsuka.

L’auteur est américaine d’origine japonaise, ça ne compte pas vraiment. Mais le sujet est vraiment intéressant. Le livre parle de ses femmes japonaises qui ont émigré aux Etats-Unis au début du XX. Un portrait très intéressant et un style très particulier.

Un livre très intéressant pour ceux qui s’intéressent au Japon (et même pour les autres).

Littérature jeunesse, comme light-novel

Pendant peut-être moins noble, mais fort amusant, de la littérature japonaise, le light-novel a aussi ses plumes féminines. J’a pu lire 2 titre très sympa mais qui malheureusement n’ont pas eu les éditions qu’il méritent.

le gardien de l'esprit sacréLe gardien de l’esprit sacré de Nahoko Uehashi est vraiment excellent. Si vous aimez les univers fantastique de sabres et épée à la sauce orientale, ce livre est pour vous. L’univers crée par l’auteurs tient vraiment la route, on s’y voit vraiment. C’est très bien mis en scène. Les personnages sont touchant et si l’action n’est pas palpitante l’univers est suffisamment bien construit pour nous amener dans un très beau voyage. En plus la traduction n’est pas mal. Mais alors pourquoi je dis que l’édition n’est pas à la hauteur ? Tout s’abord l’éditeur, Milan jeunesse, à fait le choix de ne pas publier les illustration d’origine, ce qui est fort dommage, les couvertures d’origine sont superbes. Heureusement, l’illustration qui la remplace n’est pas mal non plus. Mais là où ma déception est grande, c’est que Le gardien de l’esprit sacré n’est en fait que le premier tome d’une longue série Moribito shirîzu. Or Milan jeunesse l’a publié comme étant un one-shot et la suite n’ai jamais sortie en France. J’étais très déçue, j’ai tellement aimé ce premier tome que j’avais envie de retrouver cet univers avec de nouvelles aventures.

Enfin, on peut toujours se consommer avec une autre de ses séries qui a été publié en France : la charmeuse de bêtes.

N°6 T1Autre série, autre auteure et autre univers avec n°6 de Atsuko Asano.   On est ici dans une dystopie où deux jeunes garçons vont devoir se battre contre un ordre établi ultra autoritaire. Fan service en veut tu en voilà, mais une histoire sympa et des personnages attachants. Encore une fois la séries est mal traité par son éditeur qui sur les 9 tomes qui la complètent n’a publié que 6 volumes. De quoi être super frustré ! Bon au même temps le sixième est pas terrible, trop de pathos, du drame mélodramatique à vous donner la nausée qui casse un peu l’ambiance et en fait quelques tonnes de trop. Mais bon, j’aurais bien lu la fin, moi !

Mangaka au féminin

Parce qu’il n’y a pas que les roman dans la vie ! Les mangaka méritent aussi qu’on parle d’elle. Impossible ici de les citer toutes ! Il y en a beaucoup trop. Je me contente de quelques lignes et deux trois petits liens 😉

Si au début les femmes mangaka étaient extrêmement rares, dans les années 70 la profession s’ouvre au « sexe faible » mais les auteures sont cantonnée au genre shôjo, romance et compagnie. Heureusement ce n’est plus le cas ! Si certaines mangaka sont toujours spécialisé dans la romance et le shôjo, la frontière entre les genre pour fille (shôjo et josei) et pour garçon (shônen et seinen) disparaissent peu à peu. Les femmes peuvent s’épanouir dans des manga de tout les genre et souvent on a des titres à la croisée de plusieurs styles comme par exemple Adekan (un ovni ce truc !) de Tsukiji Nao.

Si les mangaka ne se cantonnent plus au shôjo manga, comme par exemple Hiromu Arakawa qui fait surtout du shônen (FullMetal Alchimiste, Silver spoon…), je vais quand même vous renvoyer vers mon article : Shôjo la meilleur mangaka que j’avais écrit à l’occasion de la semaine shôjo il y a 3 ans. Il se trouve que tous les auteur que j’y cite sont des femmes 😉

Voilà pour ce qui est du petit tour de plumes féminines japonaises présentes sur Ma petite Médiathèque. N’hésitez pas à m’en conseiller d’autres 😉

sore jaa, mata !

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N°6 ~ le light-novel

N°6 T1

Et bien, j’ai mis un an pour passer de l’intention de lire du light-novel à l’action. Et là, paf ! en l’espace d’un mois, 2 ligh- novel chroniqué ! J’en mets du temps pour démarrer, mais une fois lancée on ne m’arrête plus Hahaha!

Avec N°6 on est toujours dans la catégorie light-novel mais on change de registre. Si Le gardien de l’esprit sacré est un roman fantastique à ambiance vieil empire japonisant, ici nous somme dans du SF.

 Résumé :

Aster fait partie de l’élite de la cité N°6, son QI exceptionnel lui vaut cette place dans la haute société de la cité. Un soir, alors que la tempête fait rage, un inconnu entre dans la chambre d’Aster. Le jeune garçon est blessé et Aster décide de le soigner et de le cacher alors qu’il s’agit d’un criminel en fuite. Cet acte lui coutera sa place dans la haute société. C’est ainsi que la vie de Aster sera bouleversé le jour de ses 12 ans. Le temps passe et Aster ne cesse de penser au garçon qu’il a sauvé.

Quelques années plus tard, Aster est devenu gardien de parc, son chemin croisera à nouveau celui du Rat, le jeune fugitif. Alors qu’Aster se retrouve impliqué dans une histoire de morts suspectes, le Rat vient payer sa dette. La vie du jeune homme changera à un point qu’il n’aurais jamais pu l’imaginer.

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N°6 est une série en 9 tomes écrite par Atsuko Asano entre 2003 et 2011 et illustré (couvertures) par Toru Kageyama. Les éditions du Rocher ont publié entre 2008 et 2009 les 5 premiers tomes dans la collection Jeunesse. La traduction est de Momori Machida et Jean-Charles Vidal. Aurons nous droit à la suite ? Le dernier tome paru en français datant de 2009, j’ai bien peur que la suite ne voit jamais le jour dans nos contrés.

Mon avis sur les 5 premiers tomes :

Tout comme pour Le gardien de l’esprit sacré, je connais ce titre par son adaptation en série animée. La série, m’avais beaucoup plu et j’ai tout de suite eu envie de lire le roman. Mais, quand j’ai vu que la traduction s’arrêtait au tome 5 j’y avais renoncé. Pourtant, quand je suis tombé sur le tome 1 pour une bouchée de pain, j’ai pas pu résister, je me suis procuré les 5 volumes disponibles d’occaz.

Tout d’abord quelques mot sur le style et l’écriture. Le texte est très simple, facile à comprendre et à suivre. Beaucoup de dialogues, des phrases courtes et des scènes très visuelles. Le premier tome m’a même paru un peu trop simplet dans la façon d’écrire. Je trouvait qu’il manquait un peu de sophistication. Mais l’intérêt du scénario nous donne envie de poursuivre la lecture. Et je dois dire que j’ai trouvé les tomes suivant plus agréables du point vu littéraires, même si on reste dans une écriture simple.

No.6L’intérêt du livre, vous l’aurais compris, ne réside pas dans la qualité du texte, mais plutôt dans son scénario, complexe et intéressant. Nous somme dans une société futuriste où nombreux des défauts de nos sociétés actuelles ont été poussét à l’extrême. Les personnages sont attachants et donnent envie de les suivre dans leurs péripéties. Aster, le naïf, va devoir se durcir s’il veut pouvoir survivre à Bloc Ouest. Au même temps, sa présence va adoucir le terrible Rat, qui, sous ses allures impitoyables, caches un cœur tendre. On est curieux de voir comment chacun d’entre eux va se transformer, comment va évoluer leur relation entre amour et amitié. Les personnages secondaires sont également attachant, notamment Loueur-de-chien, jeune dresseur des chiens qui a été élevé par une chienne dans une meute de chiens errants. J’aime beaucoup ce personnage qui, malgré la dureté dûe à cette vie de misère, garde un côté enfantin qu’il cherche à réprimer.

Par delà les aventures des personnages, cette série offre également une intéressante critique de notre société. Dans les travers de la cité n°6, on peut y voir l’exagération des travers de nos propres sociétés. N°6 vit dans dans le luxe grâce à l’exploitation des zones périphériques où les gens vivent dans la plus grande précarité. Comment ne pas y voir un parallèle avec les grand états riches tel que le japon, les Etats-Unis mais aussi la France qui s’enrichissent en exploitant les matières premières et la mains d’oeuvre pas chère de nombreux pays sous-développé où règne la misère.

Si l’auteur à tendance parfois à en faire un peu trop, elle nous permet, tout en nous divertissant avec une belle aventure, de réfléchir à notre propre société et ses dérives. La cité n°6, par son système hyper surveillé et sécurisé m’a notamment fait penser à 1984 de George Orwell. Si nous ne somme pas ici dans un livre la même qualité, le regard que Asano porte sur la société n’est pas sans intérêt. Le problème, je l’ai dit, c’est qu’elle en fait trop. En voulant donner à son récit une allure de plus en plus dramatique elle en perd en vraisemblance. Le tome 5 nous offre des scènes d’une grande violence mais le récit en perd  en réalisme et en logique. En cela, la série est fidèle au roman. En la visionnant j’ai éprouvé le même sentiment. Au lieux d’être touché ou troublé par cette envolée de violence et de tragique, je me suis dit que c’était du n’importe quoi et que cela ne tenais plus la route. L’auteure se contredit elle-même. Difficile de vous expliquer pourquoi sans révéler des éléments clé du récit. Faudra me croire sur parole ou lire le roman pour comprendre ce que je veux dire.

                           n-6-t4.jpg  n°6

Malheureusement, la traduction française a été stoppé au tome 5 et je ne saurais donc jamais comment l’auteur arrive à se sortir des contradictions qu’elle crée dans ce tome. J’espérais pouvoir lire la suite en anglais, mais pour le moment seuls les 4 premiers tomes ont été traduits dans cette langue. Bien que le texte soit plutôt simple, je suis loin d’avoir le niveau nécessaire pour pouvoir le lire en version originale ! Et je dois avouer que malgré ses défaut, l’histoire est assez prenante pour que j’ai envie de connaître la suite.

Chaque tome se termine par une lettre de Atsuko Asano. Procédé que l’on retrouve régulièrement dans la littérature japonaise, notamment dans les manga et que je n’ai jamais vu dans un livre français. C’est intéressant, on fait connaissance avec l’auteure, on découvre comment l’oeuvre à vue le jour, quels étaient ses motivations,  ses difficultés. J’aime bien se côté intimiste qui se crée entre l’auteure et ses lecteurs.

N°6 est la seule série de Asano Atsuko traduite en français. Cette série est actuellement adapté en manga par Hinoki Kino, 7 tomes sont déjà paru au Japon. Le manga n’est pas licencié en France.

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Vous avez lu cette série ? Laissez-nous vos impressions.


Edit :

 Jade à partagé, en commentaire, le lien d’une pétition pour réclamer la suite du roman.

L’idée est amusante, même si le ton de la pétition est un tantinet agressif, j’ai signé avec plaisir puisque, après tout, si la suite été publié je la lirais à coup sûr !

Si vous aussi vous avez aimé le roman et voulez voir sortir la fin et/ou le manga signez aussi : c’est par ici

Qui sait, si on est assez nombreux cela pourrait bien marcher 🙂

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