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La littérature de l’exil du Chili ~by Yomu-chan

Bonjour, bonjour,

Aujourd’hui je vous propose un article dans le cadre du challenge Amérique Latine. Vous l’aurez compris avec le titre je vais vous parler du Chili et de l’exode massif qui l’a frappé suite au coup d’état de Pinochet en 1973.

Le contexte:

Le Chili est un pays qui possède beaucoup de ressources naturelles, ce qui a fait de lui la cible de nombreuses entreprises internationales. Jusqu’en 1970 une grande majorité des infrastructures étaient privatisées et le capitalisme avait creusé de profondes inégalités parmi les citoyens.  C’est pourquoi l’arrivée au pouvoir de l’Unité Populaire, avec Salvador Allende, en 1973 est synonyme d’espoir pour le peuple. Allende entreprend de re-nationaliser une partie des infrastructures du pays, et prend des mesures sociales qui visent à rétablir l’égalité et a répartir les richesses.

Salvador Allende

Seulement cela ne plaît pas beaucoup au patronat ni au Etats-Unis d’Amérique qui possédaient presque le monopole de ces richesses. Ainsi débute une période troubles où les mouvements de droites et les libéraux tentent de renverser le pouvoir en place et les attentats se multiplient.  Pour répondre à cette menace deux « camps » se divisent parmi les gauchistes : les révolutionnaires qui veulent asseoire leur nouveau régime en répondant par des actions violentes aussi, et les réformistes, comme Allende, qui  cherchent à changer le pays en passant par les voies légales et a éviter les violences.  Seulement il n’aura pas le temps d’aller jusqu’au bout de son programme puisqu’en 1973 Pinochet bombarde le palais présidentiel, où Allende se suicidera, et c’est la junte militaire qui  prend le pouvoir. C’est le début de la dictature. Pinochet prend soin d’emprisonner, de torturer et de tuer ses opposants. Il prend le contrôle de la justice et s’auto-proclame dirigeant du Chili.

Sous la dictature le Chili est victime de ce qu’on appelle un « apagòn cultural », une panne de courant culturel. Pinochet ferme les universités, arrêtes les étudiants et les professeurs, poursuit les poètes et tout les artistes qui défendaient une positions différentes de la sienne. Et évidemment il stoppe tout les projets culturels initiés par Allende. Une importante censure se met en place. Ces nouvelles mesures font l’effet d’un électrochoc juste après la « révolution culturelle » sous le gouvernement de l’Unité populaire.

Pinochet

Se sont toute ces choses qui font qu’une grande partie de la population décide de s’exiler : pour sauver sa peau, pour fuir un régime dictatorial. Cet exode massif, qui concerne beaucoup les intellectuels et les artistes, donne naissance à une vraie culture chilienne de l’exil.

L’Araucaria de Chile :

L’Araucaria de Chile est une revue qui a vu le jour en 1978, on parle de « la revue culturelle de l’exil chilien ».  Elle fut publiée tout les trimestres pendant 12 ans (jusqu’en 1989). On compte un total de 48 numéros qui font chacun à peu près 200 pages. Elle adopte un petit format (21 cm de hauteur pour 13 cm de largeur).  Elle fut publié dans 37 pays et circulera dans une cinquantaine de pays (dont au Chili clandestinement). La rédaction fut d’abord établie à Paris jusqu’en 1984, puis elle s’est déplacée à Madrid. Les rédacteurs, comme les collaborateurs, eux ne se trouvaient pas tous à Paris, on ressentait dans l’équipe éditoriale une fragmentation géographique à l’image de l’exil et de ces citoyens chiliens éparpillés dans le monde.

Beaucoup de revues ont vu le jour durant cette période d’exil, mais l’Araucaria est celle qui demeure la plus prestigieuse. Notamment par le nom de certains de ses plumes : Gabriel Garcia Marquez, Julio Cortazar, Carlos Fuentes ou encore Isabel Allende.  La revue était comme un objet culturel de référence entre les chiliens exilés et pour tout les intellectuels de culture hispanique. On y trouvait des articles de critiques littéraires, des textes de poésie ou de prose, des réflexions sociologique sur le devenir du Chili, etc. Un contenu pluridisciplinaire qui cherchait à « penser le Chili ». La revue représentait une large partie de la production intellectuelle et culturelle chilienne; avec un équilibre entre création et analyse. Ils en viennent même à prendre l’exil comme objet d’étude, on lui accordant une multitude de point de vue: historique, psychologique, social, etc.

n°45 Araucaria de Chile
Sommaire du n°44 Araucaria de Chile

Les objectifs de la revue étaient de combler « l’apagòn cultural ». Elle place la culture comme une forme de résistance politique. L’Araucaria est née du constat que la dictature va durer et que le statut d’exilé est une chose qui va s’inscrire dans le temps : cette revue donne la possibilité d’un rassemblement patriotique. Si elle est  une revue littéraire, elle a tout de même une vraie dimension politique. Elle est fondée à l’initiative  du Parti Communiste Chilien (en 1976 le Chili connait une grande politique de répression que Pinochet concentre sur l’extermination  des communistes et des militants d’extrême gauche.) On ressent cela rien qu’en lisant les éditos de chaque numéro. J’ai tenté de vous traduire (soyez indulgent svp) un passage de l’édito du n°45 :

C’est un travail difficile que de trouver une nouvelle fois le chemin démocratique que l’on a perdu. Rendre au pays son identité historique originale est une mission politique, mais aussi morale, qui devra proposer la correction des  habitudes de cohabitation sociale, la propreté d’une atmosphère irrespirable pour quelque chose de plus que le smog : le règne de la corruption, du conformisme, la course sans freins pour le triomphe économique individuel, le mépris pour les valeurs minimales de communication et pour la solidarité collective […] C’est la refondation du pays qui est en jeu. Et nous sommes tous appelés à apporter nos efforts, éradiquons pour toujours les pratiques du dictateur et de son régime.

Les années de publication d’Araucaria correspondent à l’apogée  de l’activité politique de l’exil chilien et à la solidarité française (c’est d’ailleurs le journal L’Humanité qui cède des locaux pour la rédaction de l’Araucaria). En 1979 Pinochet montre un numéro de l’Araucaria à la TV et le présente comme un objet de propagande perverse des marxistes; il la présente aussi comme une revue luxueuse. En réalité elle fonctionnait avec seulement 2 salariés et une vielle machine à écrire. L’aspect luxueux est du à la maquette, c’est Guillermo Tejada qui a conçu la premier numéro et le logo. De plus la revue pouvait compter sur la collaboration bénévole de nombreux plasticiens, peintres, sculpteur, dessinateurs, graveurs, et photographes chiliens. Aucun collaborateurs, ni ami de la cause (qui distribuaient et vendaient la revue) n’étaient payé. L’Araucaria de Chile reposait sur un principe de solidarité.

n°45 Araucaria de Chile

Sur la fin de la dictature la revue tenta d’intégrer des collaborateurs chiliens encore sur place afin de s’assurer une entrée sur le territoire pour accélérer la chute de Pinochet et pouvoir continuer à vivre après la dictature. Mais la revue cessa d’exister à la fin de l’ère de Pinochet. C’était une production littéraire intrinsèquement liée à l’exil et elle disparu avec lui.  Pour les exilés l’écrit fut le lien avec le Chili, pays d’origine perdu. Cet écrit de l’exil était comme un territoire chiliens fictionnel que les victimes de l’exode pouvaient s’approprier. Un territoire reconstitué avec des mots. Et l’Araucaria était comme la capitale de ce territoire. Cette revue représente la mémoire de l’exil et l’héritage que les exilés laissent à leurs enfants restés en France.

L’araucaria est un arbre que l’on trouve au Chili. Pourquoi avoir choisit ce nom ? Peut-être pour se rappeler l’enracinement à la terre de leur pays même s’ils en étaient éloignés.

Pour mon article je me suis appuyé sur le n°1305 de la revue Homme & migrations, consacré à l’exil chilien en France.  En particulier de l’article Cariz Melina « ‪Araucaria de Chile‪. La revue culturelle de l’exil chilien », celui de Gaudichaud Franck « ‪Le poids de la défaite. Retour sur les origines de l’exil politique chilien (1970-1990)‪ », et  celui de Raùl Morales La Mura «L’accueil des exilés latino-américains en Europe».

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Auteur à l’honneur #1 – Conceição Evaristo

Pour ce premier rendez-vous mensuel initié par Nina, je profite que l’on soit encore au mois de mars pour vous présenter une auteure brésilienne que j’ai découvert l’année dernière : Conceição Evaristo.

Conceicao Evaristo (Conceição Evaristo) - Ecrivain Brésilien - 24 Mars 2015 - Paris

J’ai eu un véritable coup de cœur pour son Banzo, mémoires de favelas, publié en 2016 par les éditions Anacaona. Le roman avait été publié au Brésil en 2006. Un seul autre des ses roman est disponible en français, toujours aux éditions Anacaona, L’histoire de Poncia écrit en 2003 et publié en France en 2015. J’aurais aimé avoir le temps de le lire aussi avant de faire cette article mais je suis prise de court. Étrange, me direz-vous, de mettre à l’honneur un auteur dont on n’a lu qu’un seul livre. Oui, peut-être. Mais ce livre m’a tellement marqué que je soute sur cette opportunité pour en parler et la faire connaitre autour de moi.

Minas Gerais in Brazil.svg

Conceição est née en 1946 dans une favelas de Belle Horizonte dans le Minas Gerais au sud du Brésil. (Je vous ai brièvement parlé du Minas Gerais avec la légende de Chico Rei la semaine dernière).

Elle est la deuxième d’une fratrie de 9 enfants. Dès son jeune âge elle travaille comme domestique pour aider sa famille. Malgré la situation difficile de la famille Conceição, comme ses frères et sœurs, fréquente l’école publique où elle apprend à lire et se découvre très tôt des prédisposition pour l’écriture. Dans sa famille il n’y a pas de livre mais on est conteur, ces aux milieux des histoires contées par les anciens qu’elle  grandi en gardant un goût pour la mémoire et l’héritage, thème que l’on retrouve dans son oeuvre.

En 1973 elle réussi le concours d’enseignant et part s’installer à Rio de Janeiro où elle travaille comme institutrice dans des écoles publiques avant de reprendre ses études de lettre a 40 ans.. En 2011 elle obtient son doctorat en littérature comparée.

Ses premiers écrits sont publié dans les années 1990 dans Cadernos negros, revue brésilienne spécialisée dans la culture afro-brésilienne.

Conceição Evaristo n’est pas seulement écrivaine, elle s’engage également pour lutter contre le racisme et l’exclusion sociale des afro-brésilien. La discrimination raciale et l’histoire des esclaves noirs au brésil sont au cœur de son oeuvre.

Son style très particulier mélange souvenir personnel et mémoire collective faisant ce qu’elle appelle l’écrit-vie.

Conseição Evaristo sur le site de son éditeur français

Pour les lusophone j’ai trouvé cette émission très intéressante :

Ah ! J’adore cette langue !!! Que ça me manque.


Retrouvez tous les auteurs à l’honneur du mois de Mars : Le Rest’o littéraire


Auteur

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La légende de Chico Rei ~ album-cd

Aujourd’hui je vous présente un album franco-brésilien que j’ai découvert à la médiathèque et que j’aime beaucoup.

L’album nous raconte la légende de Chico Rei, un roi africain fait esclave avec tout son peuple et vendu pour travailler dans les mines du Minas Gerais, à Vila Rica, devenue depuis Ouro Preto (or noir).

Ce roi entreprends de regagner la liberté de son peuple non par les armes mais par le travaille, l’entraide et la solidarité. Tous vont travailler et mettre de côté l’argent permettant de racheter tous les membres du clan.

C’est une belle légende pour un héros mythique de l’histoire du Brésil. Mais cet album ne fait pas que nous raconter sa légende. Il nous emmène dans un véritable voyage.

L’album et le cd proposent à la fois le texte en français et en brésilien.

Dans un premier temps on découvre la légende de Chico Rei puis l’auteur nous parle du samba, des écoles de Samba et de leur importance dans la vie de ses membres (Ecole de samba. Une école de la vie), enfin nous découvrons un Petit cahier de souvenir de l’auteur illustré par des croquis réalisé en 1950.

Un ouvrage complet qui nous fait découvrir un pan de la culture populaire brésilienne. Et quel plaisir d’écouter le disque nous raconter cette histoire d’abord en français puis en portugais.

Retrouvez l’album sur le site de l’éditeur


Béatrice Tanaka

D’origine roumaine, Béatrice Tanaka, quitte son pays en 1944 pour fuir la guerre et gagne le Brésil en 1947. Elle se partagera entre Brésil et France (pays où elle fait ses études). Dans ses livres elle partage son amour pour le Brésil et sa culture populaire. La première version de son adaptation de la légende de Chico Rei est publié en 1973 dans recueil de contes brésiliens. La version de cet album-cd reprends les illustration qu’elle créa pour l’édition de 1989 (livre-k7).

Ouro Preto


 

 

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Challenge Amérique Latine – mars : Le Brésil, sa littérature, son histoire, sa musique…

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Normalement c’est au début du mois que je suis sensé publié mes petit billets de présentation du thème du mois pour le Challenge Amérique Latine… Le 16, c’est le début du mois, non ?

Alors pour ce mois de mars on s’intéresse au Brésil. Avez-vous des idées ? N’hésitez pas partager les liens vers vos anciens articles (le challenge est rétroactif !). Et n’oubliez pas non plus de partager vos liens sur le formulaire pour qu’il figurent sur le récap trimestriel 😉

quelques idées, je compte sur vous pour compléter

Littérature

littérature brésilienne
  • Banzo, mémoires de la favela de Conceição Evaristo
  • L’Alchimiste (je l’ai lu au lycée et… je ne m’en souviens plus du tout), Véronika décide de mourir (celui-ci est dans ma PAL depuis une éternité !)de Paulo Coelho
  • Dona Fores et ses deux maris de Jose Amado (aussi dans ma PAL depuis une éternité)
  • La cité de Dieu de Paulo Lins
  • L’empreur d’Amazonie de Marcio Souza

J’ai trouvé des listes intéressantes sur Babelio :

littérature sur le Brésil
  • Saudade de Jean-Paul Delfino
  • Rouge Brésil de Jean-Christophe Rufin (je l’ai lu il y a 10 ans, je l’avais beaucoup aimé)

Jeunesse

BD

  • Tungstène
  • Deux frères

Musique

Cinéma

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Le secret de l’Achachila

J’adore cette collection qu’une amie m’a fait découvrir il y a 18 ans (déjà !). J’ai toujours chez moi les deux albums qu’à l’époque elle avait offert à Yomu-chan, pas encore Yomu et très chan. L’album que je vais vous présenter aujourd’hui je l’ai trouvé à la médiathèque, où j’en emprunte régulièrement. Tout comme sa grande sœur avant elle, Mimiko aime les écouter et les feuilleter, suivant du doigt le texte scandé par un nouveau conteur à chaque tome.

Cette histoire nous amène en Bolivie, où les aymara se sont réfugié sur les hauts plateaux de la Cordillère des Andes pour échapper aux conquistadors. Là haut ils vivent de la culture de la pomme de terre. Mais il faut toujours trouver de nouvelles terres fertiles pour le précieux tubercule. Pour cela il font confiance à l’Anchichila, le vieux sage du village qui sais toujours où sont les bonnes terres. Mais comme le sait-il ? C’est Quirquincho qui le lui a dit. Ce petit animal à la carapace poilue, qui raffole de patates et aime danser sous la lune.

De l’amitié entre l’animal et et l’homme naîtra un instrument : le charango.

Un très joli conte et un instrument que je ne connaissais pas. Cette histoire me fait penser à celle d’un autre album de la collection qui raconte la création d’un instrument mongole issu aussi de l’amitié entre un homme et un animal.

Cécile Boisel et José Mendoza au texte, illustrations de Luise Heugel. Conte lu par Xavier Clion. Acte sud junior (2012).


Le charango


 

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La Diablada

C’est la visite au Musée du Quai Branly qui m’a inspiré pour trouver un sujet à présenter pour le thème de février dans le cadre du Challenge Amérique latine : le carnaval.

Quel est le rapport entre carnaval, Amérique du Sud et le Quai Branly, me direz-vous. Et bien c’est les consumes de la Diablada acquis par le musée en 2010 et qui viennent enrichir sa collection américaine (assez modeste comparé aux autres continents).

Ces costumes d’un kitsch incroyable m’ont beaucoup intrigué et j’ai eu envie d’en savoir plus sur la diablada.

collection du Quai Branly – photo de Cyril Zannettacci

Les costumes exposé au Quai Branly viennent de Oruro, en Bolivie. La Diablada y est dansé durant le carnaval de la ville. Les danseurs costumés sont divisé en 2 groupes : les anges et les démons. Leur danse simule la lutte du bien contre le mal. C’est là la vision chrétienne de la danse. Mais les démons ne représentent pas que le mal. En effet dans les croyances andine, les démons sont des forces positives associé à Supay la divinité de l’inframonde. C’est donc du syncrétisme entre les deux religions qu’est née cette danse masqué où les diables sont plus chatoyant qu’effrayants.

collection du Quai Branly – photo de Yannick Benaben

Depuis 2008 le carnaval de Oruro est inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. La Diablada n’est qu’une des danse qui participent au défilé du carnaval.

Oruro n’est pas la seule ville l’où on danse la diablada. Elle existe aussi dans d’autres villes andines.

Pour le seul carnaval de Oruro, il existe plusieurs troupe de danseurs de Diablada. Dans la vidéo ci-dessus vous pouvez voir le défilé 2016 de la troupe Urus, plus impressionnant par leur costumes que par leur pas de danse.

Si vous êtes courageux (et hispanophone), je vous propose un reportage sur le carnaval de Oruro où, outre le côté création du costume, on peut également découvrir les autres types des danses qui constituent le carnaval de Oruro :

https://www.youtube.com/watch?v=OskBilJ7s9c

Connaissez-vous d’autres tradition latino-américaines liées au carnaval ?


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Cuba père et fils

Jacques et Pierre Ferrandez sont père et fil, tous deux dessinateurs. Ensemble ils sont parti à Cuba, une première fois en en juillet 2007, puis une seconde fois fin 2007 après l’annonce du retrait du pouvoir de Fidel Castro. De leurs voyages est né cet album qui allie une courte bd, des photos, des dessins et des croquis ainsi que de nombreuses information sur Cuba et la vie des cubains.

Ce qui est intéressant avec cet album c’est le mélange de genres à la fois bd, carnet de voyage et guide touristique c’est un peu l’album à tout faire sur Cuba. La bd d’une trentaine de page raconte une tranche de vie. On y fait la connaissance de Ronald, un jeune cubain qui se sert de sa vieille voiture hérité de son père pour promener les touriste et se faire quelques CUC (monnaie utilisé par les touristes) et de son père, ancien révolutionnaire mis au banc par les siens qui revient pour récupérer la vieille voiture. Dans la rencontre entre le père et le fils ce sont 2 Cuba qui s’affrontent : celui de la révolution et de la résistance face au géant américain incarné par le père qui malgré les problèmes croit toujours aux idéaux de la révolution et le nouveau Cuba, celui des jeunes incarné par Ronald qui rêve d’Amérique et qui reproche aux révolutionnaires l’état de pauvreté du pays où tout le monde doit user du système D pour pouvoir subvenir à ses besoins.

Après cette incursion dans la vie de 2 générations cubaines, Pierre et Jacques nous racontent le Cuba qu’ils ont visité. Sous forme de dictionnaire, on découvre les principales villes, les principales activité, de nombreux aspects de la vie quotidienne. De informations historiques, géographiques et politiques mais aussi leur vécu, leur rencontres, leurs expériences. Le Cuba qu’ils ont découvert en 2007. Cette partie est illustré à la fois de photo et de croquis et dessins des deux auteurs. C’est intéressant mais un peu long. J’avoue avoir sauté quelques paragraphes.

Une bonne introduction pour qui souhaite comme moi s’intéresser à Cuba sans rien y connaitre.


Lu dans le cadre du mois cubain

janvier 2017 – Cuba
sphère familiale
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Adieu Cuba

C’est en cherchant de quoi agrémenter la thématique commune du mois de janvier dans le cadre du challenge Amérique latine que je suis tombée sur ce dvd à la médiathèque je l’ai tout de suite emprunté et ma fois j’ai beaucoup aimé.

Afficher l'image d'origine

Il y a une jolie affiche avec de très bon acteurs américains et la photographie est vraiment très belle. La bande sonore vraiment sympa et l’histoire très touchante.

Andy Garcia, acteur et réalisateur américain est lui-même originaire de la Havane. Ville qu’il a du quitter avec ses parents à seulement 5 ans.

l’histoire:

A Cuba dans les années 50. L’île est tenue d’une main de fer par le dictateur Batista. C’est dans ce contexte très tendu qu’on fait la connaissance de Fico, le directeur d’un club de nuit, et de sa famille. Dans la tourmente de l’époque chacun à sa façon de réagir et malgré la promesse faite de mettre la famille avant le reste, Fico et les siens serons séparé par la guerre civile qui amènera Fidel Castro au pouvoir. Fico ne veut pas se mêler de politique, il veut juste vivre sa vie, loin des conflits. Mais il est des époque ou la politique et la guerre s’insinue dans chaque foyer.

En dehors de l’aspect esthétique du film que j’ai beaucoup aimé, il y a de très belles photo, une prise de vue très théâtrale, ce film m’a touché. A travers le déchirement de cette famille c’est le déchirement de tout un pays que nous montre Andy Garcia. Ici c’est le point de vue d’expatrié, l’accent est surtout mis sur la dictature qu’impose Fidel Castro. D’autres donnerons une vision différente ou Fidel se place en héro. Les uns comme les autres manqueront impartialité. Mais ce qui m’a le plus touché dans ce film ce n’est pas tellement la position qu’il défend mais le fait de montrer comment les familles se retrouvent déchirée dans genre de conflit. Quel frère a pris la bonne décision ? Peut importe, le résultat et qu’il seront séparé à tout jamais.

Après pour ce qui est de la politique, je ne peux qu’aller dans le sens du film. Une dictature est une dictature, peu importe qu’elle vienne sauver le pays d’un dictateur bien pire. L’instauration d’une dictature communiste dans le pays fera fuir de nombreux cubain et tous n’étaient pas de dangereux capitalistes, mais beaucoup de gens ordinaires qui ne reverrons pas leurs familles.

Manquant de recul et de connaissance sur la révolution cubaine, je ne me hasarderais pas à pousser plus loin mon raisonnement. En revanche je suis intéressé par le sujet alors si vous avez de bon et sérieux bouquin qui traitent de la révolution cubaine à me conseiller, je suis preneuse.

A très bientôt pour de nouvelles découvertes latino américaines


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Challenge Amérique Latine – janvier 2017 : Cuba

Le thème commun de janvier proposé dans le cabre du Challende Amérique du Sud – amérique Latine est Cuba, sa littérature, son histoire, sa musique…

Pour quoi commencer par Cuba ? Tout simplement parce que la fin de l’année 2016 a été marqué par la mort de Fidel Casto. Cela me semblait donc intéressant de s’intéresser à Cuba. Le problème c’est que je n’ai pas du tout eu le temps de me préparer. Je m’en remet donc à vous. Que vous participiez où non au challenge, n’hésitez pas à nous laisser vos conseils lectures, cinéma, etc.

Voici quelques suggestions :

Littérature cubaine:

  • Leonardo Padura : Passé parfaitElectre à la HavaneHérétique, Ce qui désirait arriver…
  • Cecilia Samartin : Nora ou le paradis perdu
  • Abilio Estéves : Le navigateur endormi
  • Zoé Valdes : Le pied de mon pèreLà douleur du dollar…
  • Reinaldo Arena : Le monde hallucinant, L’Assaut, Voyage à la Havane, Adios à Mama
  • José Maria de Heredia : Poésie complètes
  • Nicolas de Guillén : La Ballade des deux grand-pères
  • José Martí : Homme
  • Alejo Carpentier : Guerre del tienmpo, Le siècle des lumières, La harpe et l’ombre…
  • Pedro Juan Gutiérrez : Le Nid du serpent

Cinéma :

Histoire :

  • Fin de siècle à la Havane, Jean-François Fogel

Musique :

  • Raul Paz
  • Buena vista social club

Bande Dessinée :

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Challenge Amérique du Sud – Amérique latine

Voilà un challenge qui me fait vraiment très envie. Mais malheureusement je le découvre trop tard, Eimelle souhaitais passer le relais pour 2017, qu’à cela ne tienne ! C’est avec joie que je vais ouvrir les portes de Ma petite Médiathèque au challenge Amérique du Sud – Amérique latine.

Retrouvez ici le billet de naissance challenge avec les participation de ces dernières années (de quoi piocher de bonne idée lecture).

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Si Eimelle nous proposait de partager nos coups de cœur lecture, je vous propose d’élargir le challenge aux autres aspects de la culture latino-américaine pour partir aussi à la découverte du cinéma, de la musique, de la cuisine, de l’architecture, de l’histoire… Que le voyage ne soit pas seulement littéraire mais aussi sonore, gustatif et visuel.

Nous gardons l’esprit d’origine, ce challenge reste illimité dans le temps et rétroactif. Une seule lecture suffira à valider votre participation. Insérez dans vos articles l’un des logo et un lien vers cet article.

Pour vous inscrire c’est très simple. Laisse un commentaire sur ce billet avec le lien de votre blog (ou réseau social sur lequel vous partagez-vous avis lecture, ceux-ci doivent faire minimum une dizaine de lignes). Les inscriptions sont ouvertes toute l’année.

Si vous n’avez ni blog ni autres endroit pour poster vos avis mais que vous souhaitez participer, nous pouvons vous ouvrir les portes de Ma petite Médiathèque, contactez-moi par mail (bidib.mapetitemédiathèque [@] gmail.com).

Pour partager vos lien j’ai crée un formulaire que vous trouverez en suivant ce lien. Un récapitulatif trimestriel de vos participations sera publié sur le blog.

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Pour ceux qui le souhaitent, vous pouvez jumeler le challenge Amérique du Sud – Amérique latine avec le challenge aux couleur du Brésil et Des livres en cuisine

Les thématiques de 2017 :

Je vous propose des rendez-vous mensuel facultatif pour se retrouver autour un thème commun.

  • janvier : Cuba, sa littérature, son histoire, sa musique...
  • février : le carnaval en Amérique latine
  • mars : Le Brésil,  sa littérature, son histoire, sa musique…
  • avril : littérature de l’exil
  • mai : la bande dessinée
  • juin : le Réalisme magique
  • juillet : le cinéma
  • août : L’Argentine, sa littérature, son histoire, sa musique…
  • septembre : peinture et sculpture
  • octobre : la rentrée littéraire latino américaine
  • novembre : la fête des morts en Amérique latine
  • décembre : Les Caraïbes

Les participants

  • Bidib
  • Blandine
  • Eimelle
  • Nathalie
  • Yomu-chan
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