Archives par mot-clé : Challenge Petit Bac

L’homme Montagne

C’est en lisant l’avis de Kiba-chan que j’ai eu envie de découvrir cette BD, il m’aura fallu plus de deux ans pour passer le cap et l’emprunter enfin à la bibliothèque. Je ne sais pas trop pourquoi, j’avais peur d’être déçue. Je l’ai feuilleté plusieurs fois mais je le reposait ou je l’empruntais sans le lire. Bref le moment n’étais pas encore venu pour moi de le lire.

Homme Montagne

Puis un beau matin je l’ai lu et je l’ai aimé. Les dessin sont d’une grande douceurs, j’ai beaucoup aimé les couleur. Le propos est aussi très touchant, et bien tourné. C’est je pense ce dernier aspect, plutôt philosophique, que je redoutais. Combien de contes philosophiques m’a-t-on conseillé ! Que de déception ! Mais pas ici, non. Les propos sont bien amené avec une touche onirique qui rend la réflexion très poétique.

On suis un enfant, dont le vieux grand-père ne peut plus voyager. Les hautes montagnes qui ont poussé sur son dos sont devenues trop lourdes. L’enfant part donc seul, pour la première fois, pour aller chercher le plus puissant des vents afin qu’il aide son grand-père dans son ultime voyage. En route il sera de belles rencontres, il s’interrogera sur ses racines et découvrira la beauté de l’amitié.

Un joli conte philosophique écrit par Séverine Gauthier et illustré par Amélie Fléchais, publié par Delcourt, dans sa collection jeunesse.

Ce conte philosophique ne déroge pas au défaut du genre et nous explique ce que nous aurions du comprendre tout seul (et ça, ça m’énerve) mais il amène une jolie réflexion, servi dans un très beau décor, avec de très belle illustration et suffisamment de subtilité pour que je lui pardonne l’ultime explication qui était à mon sens bien inutile (cf la dernière planche).

Une très jolie lecture, mais je n’irais pas jusqu’au coup de cœur.

sur le site de l’éditeur

⇒ à lire aussi les avis de Kiba-chan, Noukette, Moka et Jérome


challenge petit BAC 2018 Challenge un max de BD en 2018 

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Vipère au poing

Aimer, c’est s’abdiquer. Haïr, c’est s’affirmer. Je suis, je vis, j’attaque, je détruit. Je pense, donc je contredis.

Je me souviens maintenant pourquoi j’avais tant aimé ce livre quand j’avais 15 ans. L’état d’esprit de Jean était alors le mien. Et si mon dictateur n’avais ni la cruauté ni la constance du sien, j’étais une révoltée. Et la résistance, qui depuis longtemps n’était plus passive, était mon mode de vie. En Jean Rezeau je reconnaissait un maître à penser. Dans ce livre je trouvais des beaux mots pour dire ces sentiments.

La haine, beaucoup plus que l’amour ça occupe.

Et j’étais très occupée à haïr le monde.

Couverture Vipère au poing

Jean, dit Brasse-bouillon, est né dans la campagne craonnaise, dans une vieille famille de la haute bourgeoisie, qui de haut n’a plus que l’estime d’elle-même. Un père effacé, Jacques, une mère cruelle et tyrannique, surnommé par fils Folcoche, deux frère, un aîné, Chiffe, et un cadet, Cropette, des percepteurs qui ne cessent de se suivre et la cuisinière muette, Fine, forment le tableau de son enfance. Plus prompte à la révolte que ses frères, il en devient le chef de bande, celui qui n’a pas peur d’affronter la rage maternelle. C’est dans la vielle propriété familiale, à l’ombre de la gloire passé et étouffé par une fois chrétienne qui n’a gardé que le pire que Jean grandi brandissant l’étendard de la révolte et de la haine. Car sa mère le haie (qui ne haie-t-elle pas ?) et Jean le lui rend bien.

J’avais aimé Vipère au poing parce que j’étais Jean (en plus modeste). Je l’ai aimé à nouveau parce Hervé Bazin a les bons mots et l’art de raconter cette révolte, qu’il rend si vivante, si remarquable. Alors même qu’il ne se passe pas grand chose dans cette campagne, ses mots savent me tenir en haleine.

Si les sentiments qui habitent Jean à la fin du roman ne sont plus les miens, j’ai relu ce livre avec la même excitation étrange que lors de notre première rencontre. Vipère au poing a ravivé en moi le souvenir d’anciennes résistances, et c’est avec amusement et détachement que j’ai vu se superposer mes souvenirs et ceux de Jean, avec tout ce que ces deux histoires ont de différente et d’étrangement semblable. J’y ai reconnu le sentiment de révolte, mais aussi ce mélange de haute estime de soi-même, d’autocritique et de cynisme dont Jean fait preuve vis-à-vis de sa famille.

Le regard impitoyable et lucide que Jean jette sur sa famille et sur la vielle bourgeoisie qu’elle représente m’a beaucoup amusé, surtout qu’il avoue en avoir hérité des traits, et pas forcement les meilleurs.

Un coup de cœur à 15 ans. Un coup de cœur aujourd’hui. Un vrai classique qui, malgré le temps qui passe, garde toute son mordant.


challenge petit bac 

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Les Saisons – Vivaldi Piazzolla

Les Saisons

C’est à la médiathèque que j’ai repéré cet album-cd. Ayant un faible pour Vivaldi, je n’ai pas réfléchi à deux fois avant de l’emprunter,  et se fut une très belle découverte.

Les saisons est un très joli conte musical écrit par Carl Norac, conté par Irène Jacob, illustré par Laurent Corvaisier, avec à la musique Marianne Piketty et Le Concert Idéal, chez Little Village d’Harmonia mundi.

Deux enfants perdus, d’un côté et de l’autre du monde. Nella, dans une forêt d’Europe, Federico dans les rues de Buenos Aires. L’un comme l’autres sont seuls mais possèdent un pouvoir magique grâce auquel il pourront se parler et se comprendre à travers l’eau et les saisons. Commence alors un dialogue entre les deux enfants, entre Vivaldi et Piazzolla.

L’histoire est très belle, poétique et romantique. La musique très présente en fait un disque très agréable à écouter.

Mais l’album illustré vaut aussi le détour ! J’ai beaucoup aimé les illustrations, très colorées et poétiques. Les visages des deux enfants dégagent beaucoup d’émotions. Plus j’avançais dans ma lecture/écoute, plus j’étais émue. Par le dessin et la musique, plus que par le récit lui-même. Ce dernier reste tout de même un joli conte sur l’amour capable de déplacer des montagne (ou de traverser l’espace et les saisons).

Et la musique est magnifique. Je connaissais Piazzolla mais je n’avais jamais écouté ses Estaciones Porteñas. J’adore !

sur le site du label Little Village

également disponible en cd simple


D’un livre 5 coups 😉

  challenge albums 2018 challenge petit BAC 2018chut les enfants lisent

 

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Challenge petit BAC 2018

L’année dernière je découvrait pour la première fois le challenge petit BAC, je l’avais déjà vu par ci par la sur les blog mais je n’avais encore jamais osé jouer, puis je me suis lancée  pour une première session que j’ai validé de justesse ! Ma dernière chronique était en ligne le 28 décembre autant dire que j’ai eu chaud !

Les règles : Enna nous propose chaque année 10 catégories + 1 bonus. A nous de trouver des livres dont le titre contient  un mot entrant dans la catégorie.

On peut remplir 2 lignes simultanément, mais faut en compléter une avant de pouvoir commencer à remplir la troisième.

Pour valider le challenge il faut finir au moins une ligne (10 ou 11 livres) d’ici le 31 décembre 2018.

Les livres en langue étrangère sont accepté.

Les catégories pour 2018 :
  • prénom
  • lieu (réel ou imaginaire)
  • animal (réel ou imaginaire)
  • objet (gros ou petit, du moment ou ils sont transportables)
  • couleur
  • déplacement/ moyen de transport (tous les verbes de déplacement ou les nom de mayen de transport)
  • passage du temps (tout ce qui décompte le temps qui passe)
  • titre à mot unique
  • mot positif (qui évoque quelque chose de positif)
  • art (tout ce qui évoque l’art, les métiers d’art, les courant artistiques…)
  • bonus : gros mot

Pour s’inscrire : C’est ICI que ça se passe, les inscriptions seront clôturées le 1er février


Idées de lecture

Maintenant que les présentation sont faites, quelques idées lectures. Objectifs : s’attaquer à mon interminable PAL !

Vous retrouverez certains titres répété dans diverses catégories parce que je ne sais pas encore pour quel catégorie je vais les lire (ni si je vais vraiment les lires d’ici décembre 2018 !)

Prénom
  • La terrifiante histoire et le sanglant destin de HANSEl & GRETEL, Adam Gidwitz
  • When MARNIE whas there, Joan G. Robinson
  • SHERLOCK, LUPIN& moi tome 1 – Le Mystère de la dame en noir, Irene Adler
  • Ce que je sais de VERA Candida, Véronique Ovalde
  • CAROLINE, Neil Gaiman
  • GIULIO Verne l’uomo che inventò il futuro, Franz Born
  • JONAH – tome 1 Les sentinelles, Taï-Marc Le Thanh
Lieu
  • Le PARIS des merveilles, tome 1 – Les Enchantements d’Ambremer, Pierre Pevel
  • Le franciscain de BOURGES, Marc Tolédano
  • La fameuse invasion de la SICILE par les ours, Dino Buzzati
animal
  • La charmeuse de BÊTES, tome 1 – Le livre des Tôda, Nahoko Uehashi
  • Les Chroniques des temps obscurs, tome 1 – Frère de LOUP, Michelle Paver
  • Le GUEPARD, Giuseppe Tomasi Lampedusa
  • La fameuse invasion de la Sicile par les OURS, Dino Buzzati
  • Le dernier DRAGON, Sherryl Jordan
  • La Quête des OURS, tome 1 L’aventure commence, Erin Hunter
objet
  • La charmeuse de bêtes, tome 1 – Le LIVRE des Tôda, Nahoko Uehashi
  • Le PENDULE de Foucault, Umberto Eco
couleur
  • Sherlock, Lupin & moi tome 1 – Le Mystère de la dame en NOIR, Irene Adler
  • Les enquêtes d’Enola Holmes, tome 3 – Le mystère des pavots BLANCS, Nancy Springer
  • Croc-BALNC, Jack London
  • Le Seigneur aux mains ROUGES, Claude Merle
déplacement/moyen de transport
  • VOLER ! Jaeyeon
passage du temps
  • Les Chroniques des TEMPS obscurs, tome 1 – Frère de loup, Michelle Paver
  • J’ai quinze ANS et je veux pas mourir, Christine Arnothy
  • Giulio Verne l’uomo che inventò il FUTURO, Franz Born
titre à mot unique
  • CAROLINE, Neil Gaiman
  • SOIE, Alessandro Baricco
  • PARADE, Yoshida Shuichi
mot positif
  • L’AMOUR aux temps du choléra, Gabrilel Garcia Marquez
  • Le SOURIRE des Dieux, Pierre Davy
art
  • C’est MOZART qu’on assassine, Gilbert Cesbron
  • Le PIANISTE, Wladyslaw Szpilman
gros mot
  • Tout FOUTRE en l’air, Antoine Dole

J’ai bien cru que je ne trouverais aucun gros mot dans ma PAL, finalement si 😀

Tout ces livres se trouvent déjà dans ma bibliothèque, d’ici décembre je vais sans doute craquer pour d’autres livres et ma liste finale de lecture n’aura peut-être rien à voir avec ces suggestions de lecture. Surtout que je n’ai mis ici aucune BD ni album jeunesse, il y en aura surement à la fin de la foire 😀

Si vous avez dans votre PAL certains de ces titres et que vous aimeriez faire une lecture commune avec moi, n’hésitez pas à me proposer, on se motivera mutuellement 😉

A très bientôt et d’ici là, bonne lecture

 

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Challenge Petite Bac 2017 – la première ligne

Petit Bac 2017

Ça y est ! La première ligne du Petit Bac 2017 est remplie ! Juste à temps 😉

J’ai aimé participer à ce challenge, même si pour cette première cession je n’ai pas été très performante. S’il y a, je dois bien l’avouer, un certain nombre de livre que j’ai lu et chroniqué avant de me rendre compte que le titre collait au challenge, il y a des catégories qui m’ont donné plus de fil à retordre. Je me suis amusé à chercher des livres dont les titres correspondrais, mais il fallait encore que le sujet m’intéresse. Le but était à la fois de fouiller dans ma bibli et y trouvais des livres que je m’étais promise un jour de lire et que j’avais complètement oublié ainsi que de découvrir de nouvelles choses.

Je remet ça pour 2018, petit billet de présentation prévu pour début janvier.

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La très grande carotte

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J’ai gagné cet album dans un concours. J’aimais bien de dessin et avait envie de le découvrir. La chance étant avec moi je l’ai remporté. Si j’ai mis si longtemps à y dédier une petite chronique c’est que, à la maison, il n’y a plus d’enfant en âge d’apprécié ce genre d’album. Mais moi j’aime bien lire des album et découvrir ce qui se fait dans se domaine, indépendamment de mes enfants. Mimiko n’ayant plus l’âge, j’ai donc laissé traîner ce livre en attendant d’avoir un petit moment pour m’y plonger.

Six petits lapins découvrent une énorme carotte et aiment imaginer ce qu’il pourrait faire avec : avion, maison, bateau… Les six frères ne manquent pas d’imagination.

Le texte très court, jouant sur la répétition conviendra parfaitement à une lecture du soir avec les plus petits. Mais l’aspect qui me séduit le plus ici c’est le dessin. Je l’ai trouvé très beau et tendre. Il rend cet album très poétique, tout en restant très simple.

Un joli petit album de Satoe Tone, chez Balivernes Editions.

Résultat de recherche d'images pour "La très grande carotte"

Une très jolie découverte à Mes échappées livresque pour cette découverte 🙂

⇒ à lire aussi les avis de Mes échappées livresques, et MyaRosa

Satoe Tone sur le Journal du Japon


 

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Une jeunesse au temps de la Shoah

Après la mort de Simone Veil, son visage était partout, sur toutes les unes. Si son nom ne m’était inconnu j’avoue que je ne savais rien de cette grande dame. J’ai donc voulu en savoir plus et j’ai commencé par un hors série que Marianne lui a dédié. Très complet, bien fait et plaisant à lire.

Après l’avoir lu j’étais encore plus intriguée. J’ai eu envie d’en savoir plus mais je me sentais pas la patience de lire Une Vie. 340 pages tout de même ! Avec tous les livres que j’ai abandonné cet été, j’étais sûre de ne pas y arriver. C’est là que je suis tombé sur un extrait publié par Le Livre de Poche : Une jeunesse au temps de la Shoah. Cette éditions réuni les chapitres qui racontent la jeunesse de Simone Veil, depuis l’enfance joyeuse sous le soleil de Nice au camps de concentration et le retour à la vie. On quitte Simone alors qu’elle se lance dans la vie active.

J’avais vingt-sept ans, des diplômes, un mari, trois enfants, un travail. J’étais enfin entrée dans la vie.

Cette éditions est complété par diverses annexes : photos, discours…

Que dire de ce livre. C’est difficile d’en parler. Simone Veil écrit très bien, on lit facilement et avec plaisir cette autobiographie. Il n’y a pas de logeurs. L’émotion est là, tout en retenue.

Mais l’intérêt de se livre n’est pas tant là façon dont il raconte mais ce qu’il raconte. L’horreur vécu par des million de juif en France et partout en Europe pendant la deuxième guerre mondiale. On y découvre comment Simone, ses parents et ses frères et sœurs, juifs laïcs ont été déporté. Tout au long du texte, Simone Veil raconte son histoire, telle qu’elle l’a vécu à l’époque mais elle y ajoute ses réflexions, fruits d’une longue vie bien remplie, riche en rencontres. Et ce double regard : l’adolescente qui vit l’horreur et l’adulte qui cherche un sens à tout ça est très intéressant. D’autant plus que Simone Veil semble faire preuve d’une extrême sagesse, elle ne tombe pas dans la haine qu’on aurais pourtant pu lui pardonner après une telle aventure. Elle parle toujours avec bienveillance mais aussi fermeté. N’hésitant pas à contredire ses collègues intellectuels quand leur point de vue lui semble erroné.

C’est un texte dur, parce qu’il montre l’humanité dans ce qu’elle a de plus laid, mais il n’est pas difficile à lire car c’est toujours avec beaucoup de pudeur et de retenue que Simone Veil livre ses souvenirs. Il peut donc être lu par un public jeune. Enfin, pas des enfants non plus, mais je pense au collégiens ou lycéens qui étudient cette période historique en cours. Ce court extrait donnera une dimension plus réelle à ce que disent les manuels d’histoire. En revanche je ne suis pas sûre que le jeune public apprécie les digressions politiques et sociologiques.

Ce que je retiens de ce livre c’est que malgré cette très douloureuse expérience Simone Veil à su rester profondément humaniste, ouverte et attentive aux autres. On ressort de cette lecture, troublé mais grandi. Si Larmes interdites m’avais mis dans un état terrible, je n’ai pas eu ici le même sentiment car il y a beaucoup d’espoir dans les paroles de Simone Veil.

Couverture Une jeunesse au temps de la Shoah , extrait d'Une vie


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Neige d’amour La légende de Yuki Onna

Ah ! La voici enfin ma chronique sur Neige d’amour ! Enfin ?! Ben oui, un moment que j’y pense et puis… de fil en aiguille… j’ai déjà 2 mois de retard sur mon programme ! Je voulais à l’origine présenter ce manga pour le mois du Japon mais … comme dit l’adage « mieux vaut tard que jamais » 😉 Et puis, sur Ma petite Médiathèque, c’est un peu le mois du Japon toute l’année 😀 un peu de neige pour nous rafraîchir en ce début d’été ne fera pas de mal.

Neige d’amour est un manga de Makoto Aizawa, qui nous offre ici son premier titre, publié aux éditions Asiatika.

Connaissez-vous la légende de Yuki Onna (femme des neiges) ? J’avais déjà évoqué ce mythe, très connu au Japon, à travers l’interprétation que nous propose Masaki Kobayashi dans Kwaïdan. Makoto Aizawa nous en livre une version plus moderne et peut-être moins inquiétante.

Dans un pays indéterminé, en proie à la guerre, un jeune soldat voit mourir de froid son camarade plus ancien dans un accident durant l’entrainement. Dans son délire, à l’orée de la mort, il croit voir une femme qui aspire la vie de son ami. Le jeune homme ne doit sa propre survie qu’à son joli visage, que l’inquiétante apparition ne veux pas faner.

Perturbé par cette expérience, le jeune Sakai se renferme sur lui-même. Un jour il rencontre une jolie fille, blessée comme lui par la vie. Il se reconnaissent l’un dans la faille de l’autre et se lient d’amour, fondent une famille mais un  jour Sakai oublie la promesse et raconte sa rencontre avec Yuki Onna. En brisant sa promesse, Sakai brise le bonheur fragile de sa famille, sa femme disparaît.

Le conte s’arrêt là, mais Makoto Aizawa nous propose une suite dont je ne dévoilerais pas ici les détails pour vous laisser le plaisir de la découverte.

Tout en reprenant fidèlement la trame du conte traditionnel, l’auteur réussi à la faire revivre dans un contexte plausible et qui fonctionne bien. Il donne à Yuki une fragilité qui la rend très humaine, très attachante. Le récit, par sa fidélité au conte est classique mais efficace et plaisant. J’ai aimé le dessin aux très rond et doux qui, pas ses lavis et ses nuances de gris accentue l’effet de nostalgie qui se dégage du récit. Le dessin me rappelle l’ambiance des vieux albums photos.

Avec Neige d’amour, on a une jolie façon de découvrir ou redécouvrir ce conte traditionnel incontournable du folklore japonais. Je le conseille à tous les amateurs de contes et légendes.

en savoir plus sur le site de l’éditeur


Petit Bac 2017

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La Vache de la Brique de lait

Ce qui est étonnant avec les enfants, c’est leur capacité à croire à l’invraisemblable. Il y a un âge où tout est possible, avec un peu d’imagination. La vache de la brique de lait de Sophie Adriensen et Mayana Itoïz (éditions Frimoüsse) joue à inventer une de ses histoires abracadabrantes que se racontent parfois les enfants.

zoom

Ici, le protagoniste, un petit garçon, en est sûr : il y a une vache dans les briques de lait !

Aucun doute possible.

Sur la boite des petits pois sont dessinés des petits pois, sur la boite de sardine sont dessinées des sardines, sur les paquets de céréales sont dessinées des céréales.

Donc, puisqu’une vache est dessinée sur la brique de lait, c’est qu’il y en a une à l’intérieur.

Logique, non ? Mais alors que font les vaches des briques de lait quand on referme le frigo ? Et que deviennent-elles quand on jette les briques de lait ? Voilà des questions très sérieuses que se pose ce petit garçon.

Un album amusant. Un très joli dessin et une belle mise en page avec, comme toujours dans les albums Frimoüsse, un joli travail sur la typographie. Les phrases sont courtes, le texte est gros. après une lecture accompagnée, les primo-lecteurs pourront se replonger tout seul dans cet album. Ce n’est peut-être qu’un détail, mais qui, pour moi, a beaucoup d’importance. Je trouve ça mieux les albums avec un texte écrit en gros avec une typographie facilement déchiffrable, ça incite l’enfant à lire tout seul, contrairement aux albums avec un texte écrit en tout petit.

Quand à moi, je me suis beaucoup amusé du message subliminal des illustrations : il y a des petites étiques « bio » un peu partout dans le frigo 😉 Des vache dans les brique de lait, oui, mais des vache bio ! XD

⇒ à lire aussi l’avis de Blandine

Aucun texte alternatif disponible.

Merci aux éditions Frimoüsse pour cette lecture


 chut les enfants lisent

Petit Bac 2017

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La volière Dorée

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Voici le dernier venu de la collection Animax 2016/2017 de l’école de loisir que Mimiko reçoit à l’école. A peine est-il arrivé à la maison que nous l’avons lu. Autant Mimiko que moi-même étions subjuguées par la couverture. Ne la trouvez-vous pas magnifique ?

Si la couverture laisse à penser à une histoire naturaliste, c’est en fait un conte très cruel qui nous est raconté. La petite princesse, que vous pouvez apercevoir sur la couverture, est extrêmement gâté et capricieuse. elle possède cent et une volières dans lesquelles elle collectionne les plus beaux oiseaux du monde. Mais c’est demande sont de plus en plus difficiles à contenter, réclamant des oiseaux sortis tout droit de son imagination, la princesse tranche la tête de tous les serviteurs qui n’arrivent pas à la contenter. Quelqu’un arrivera-t-il à calmer cette furie ? On commence vraiment à en douter. Mais un conte trouve toujours un moyen et ici, comme dans tout les conte, une solution viendra. Sauf que, surprise ! La fin est ouverte et multiple. Il n’y a pas de véritable chute. On nous donne plusieurs possibilités en nous laissant entendre que peut-être la véritable fin est toute autres.

J’ai beaucoup aimé ce livre. Tout d’abord pour ses illustrations qui sont simplement superbes. Puis pour le jeu de mise en page très dynamique et ludique. Les typographies changeantes rendent le texte d’autant plus vivant. Quand à l’histoire elle est terrible mais c’est une belle histoire. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre avec Mimiko, qui était vraiment choqué par le comportement de cette princesse gâtée.

En savoir un peu plus sur cet album :

Carll Cneut est un auteur illustrateur belge dont de nombreux livres ont déjà été publié en France. Pour ma part je le découvre avec La volière Dorée et je suis vraiment sous charme de ses illustrations.

Pour suivre son actualité abonnez-vous à sa page facebook et instagram

Carll Cneu sur le site de l’école des loisirs

La volière dorée est accompagné d’un livre de coloriage. Je trouve cette idée très sympa.

Anna Castagnoli, née en France de parents italiens, est aussi auteur illustrateur. Ici elle signe le texte.

Dans son enfance elle a beaucoup voyagé et ses livres en font autant puisqu’elle publie aussi bien en France qu’en Belgique, Italie et Espagne où elle vit maintenant.

Retrouvez Anna Castagnoli sur le site de l’école des loisir ou suivez-là directement sur son site et sa page facebook

Le texte original, La voliera d’oro, date de 2014. La version française est proposé une première fois par l’école des loisir en 2015 (nous nous possédons la réédition en couverture souple de la collection Animax de 2017). Le livre est également publié en flamand par De Eenhoorn (toute première édition de l’album en 2014), mais aussi en espagnol et en polonais.


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