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Eden – tome 1 : le visage des sans-nom

Ce qui m’avait le plus attiré dans cette nouvelle série publiée par Rue de Sèvres, c’était la couverture et ses couleurs. J’aime beaucoup le dessin et l’ambiance qui s’en dégage.

Dans ce premier tome, on découvre un univers dystopique. La société est divisée en 2 castes. D’un côté il y a une caste privilégiée qui dirige la société. La sélection se fait par un examen que tous les adolescents doivent passer. Ceux qui réussissent, intègrent une école où on leur enseigne à diriger le monde, ceux qui échouent, rejoignent la caste des sans-noms (et sans pouvoir), les petites gens qui obéissent et triment. Cela peut sembler assez égalitaire puisque tout le monde passe ce fameux examen. Mais est-ce vraiment le cas ? Le jeune héros est sur le point de passer cet examen, il étudie auprès d’un vieil homme dans l’espoir de mettre un maximum de chances de son côté, mais tout le monde ignore en quoi consiste l’examen, difficile de s’y préparer. Mais il y a un espoir, après tout sa sœur ainée a réussi l’examen et vit maintenant avec la haute société.

Sauf que tout cela n’est qu’une immense mascarade pour faire croire aux gens du peuple qu’ils ont une chance de s’élever vers les castes supérieures. Une illusion pour mieux les contrôler. Mais cela ne semble pas si bien fonctionner. De plus en plus de gens se révoltent contre le pouvoir absolu le la caste privilégiée et différentes organisations tentent de se rebeller. Jonas, notre jeune héros se retrouve mêlé à ses rébellions bien malgré lui. Il découvre que les choses ne sont pas tel qu’il les avait imaginés et aussi bien sa sœur que son père sont mêlé à la rébellion, où plutôt à des rébellions.

Un premier tome qui pose le décor et nous fait découvrir cet univers inégalitaire. On fait connaissance avec Jonas et son entourage. Cet univers dystopique est plutôt classique, mais non sans intérêt. La lutte des classes est un grand classique qui ne se démode pas. Sans être particulièrement original, l’univers de cette bd jeunesse n’en est pas moins intrigant. On veut savoir comment le héros va se positionner après que la supercherie de l’ordre établi lui ait été dévoilée. Plusieurs pistes sont amorcées dans ce premier tome, plusieurs groupes semblent vouloir déstabiliser le pouvoir. Est-ce que ces groupes sont unis ? Est-ce que chaque groupe agit indépendamment ? Comment vont-ils pouvoir déstabiliser le pouvoir. Quelles sont les réelles motivations de chaque groupe. Quel rôle le héros et sa sœur vont pouvoir jouer ? Autant de questions qu’on se pose et qui donnent envie de lire la suite.

Un premier tome agréable qui fait beaucoup de promesses, la suite amènera-t-elle le pep qui manque un peu à ce premier tome ?

⇒ sur le site Rue de Sèvres

Carole Maurel (et son twitter)

Fabrice Colin (et son twitter)

→ à lire aussi l’avis de Noukette

 sur Amazon et Decitre


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Seven Sisters

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Dès que j’ai vu la bande annonce de ce film j’ai eu envie de le voir, ça y est c’est chose faite.

Dans un futur proche, pour faire face à la surpopulation, une lois imposant un enfant unique est promulgué. C’est dans ce contexte que 7 jumelles viennent au monde et son cachée par leur grand-père qui leur apprends à jouer chacune leur tout le rôle d’une même personne : Karen Settman. Mais un jour, Lundi ne rentre pas à la maison. Une chasse commence alors entre les services secrets et les sœurs.

J’avais envie de le voir avant tout pour son casting. J’vais adoré Noomi Rapace dans Millénium et j’était très curieuse de la voir interpréter 7 personnages différents dans un même film. Et j’aime beaucoup Willem Dafoe, j’étais d’ailleurs déçue de le voir si peu dans le film, finalement on le vois plus dans la bande-annonce que dans tout le film. Quant au réalisateur : Tommy Wirkola, je ne le connaissais pas du tout.

Si j’ai trouvé que Noomi Rapace est plus marquante dans Millénium qu’ici je trouve qu’elle s’en sort très bien avec le jeu multiple. Chaque sœur à vraiment ses propres mimiques, sa gestuelle et sa façon de parler. Dommage que celle-ci soient parfois exagérées. L’introvertie trop introvertie, extravertie qui en fait trop etc. Finalement le personnage que j’ai préféré c’est Jeudi, elle est au centre de l’histoire, mais c’est aussi la sœur qui est joué avec le plus de sincérité, je trouve. On y croit d’avantage qu’avec les autres.

Comme film d’action je l’ai trouvé pas mal du tout. Le jeu d’acteur est bon, il y a de l’action, du suspens, du sang et du mystère. D’ailleurs je préfère le titre original : What Happened to Monday ? C’est en effet la question qu’on se pose tout du long du film, même si, bon… on fait un peu semblant de ne pas avoir trouvé la réponse…

Quant à l’histoire, je trouvai qu’elle commence sur une question intéressante : les problèmes de surpopulation et de réchauffement climatique sont réels et ils vont empirer dans les années à venir. Cette histoire se déroulant dans un futur proche, elle nous touche de près et soulève de vrais questions. Que faire pour contrer ces deux problèmes ? Une solution est apporté mais elle est aussi réfuté. Puisque tout l’histoire consiste à se battre contre cette solution : la loi impose l’enfant unique, les sœurs sont 7 et veulent toutes vivre.

Attention spoiler

Si vous n’avez pas encore vu le film arrêtez-vous ici et revenez plus tard pour me donner votre avis 😉

La seule solution que le film propose à un vrai problème est, comme je le dis plus haut, réfuté. La loi de l’enfant unique n’est pas une solution moralement acceptable. Soit, mais alors, que va-t-on faire ? Et c’est la que le film nous laisse tomber ! Il réfute une solution, discutable mais efficace, pour ne rien proposer à la place. Le film offre un dénuement positif (enfin, presque) si on se place du point de vue des personnages, mais c’est catastrophique du point de vue de la survie de l’espèce toute entière. La seul vraie réponse au problème est apporté par le méchant qui perd à la fin. Est-ce à dire qu’il n’y a pas de solution ? Que nous serons les victimes de notre propre moralité ? J’entends par la que la solution pour sauver l’espèce est immorale, et que ne pas l’appliquer conduit l’humanité entière à sa perde sans aucun espoir de s’en sortir.

Dans ce sens le film m’a laissé très dubitative, je n’arrive pas à percevoir le message qu’il veut faire passer. Car il prône la liberté contre un état répressif, mais au même temps il nous dit très clairement que c’est précisément cette liberté qui aggrave les choses.

 

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Sentiment 26 ~by yomu-chan

Bonjour bonjour,

aujourd’hui nous allons parler dystopie. C’est en effet un genre que j’affectionne assez, c’est pourquoi, à la bibliothèque, mon regard a été attiré par Sentiment 26 de Gemma Malley et sa quatrième de couverture plutôt prometteuse. Je cherchais à ce moment là un livre  pas trop prise de tête mais qui saurait me faire voyager. Après lecture je confirme que ce n’était VRAIMENT pas prise de tête… m’enfin je vous expliquerai tout ça après, voici d’abord un petit synopsis.

Le récit prend racine dans un univers post-apocalyptique où, après les « horreurs », les quelques humains encore « sains » se sont regroupés dans une ville (entourée de murs et de grands portails bien bien fermés évidemment) aux codes bien particulier. D’abord chaque individu se voit jugé et attribué une étiquette (cela ne vous rappelle rien ? ). Ces étiquettes vont de A à E et elles déterminent en quelque sorte votre « pureté ». En effet suite aux « horreurs » durant les quelles les Hommes sont devenus fous et violents, il a été décidé par « le frère » et un autre grand gourou, dont j’ai oublié le patronyme,  que tout le monde se verra amputer d’une partie de son cerveau soi-disant à l’origine du mal dans l’esprit des gens. C’est dans ce contexte que l’on fait la connaissance d’Evie, 16 ans. La jeune fille est tourmentée car elle rêve. Et ça, le système l’interdit , le fait de rêver signifie que tu refoule des sentiments mauvais et que donc tu es mauvais. Malheureuse comme tout elle doit pourtant faire bonne figure pour conserver son rang dans cette société faite de castes; de plus elle va bientôt se marier avec Lucas, le garçon le plus vertueux de la ville, le parfait model du système. Mais oh damn ! En fait Evie est amoureuse depuis toujours de Raffy, le petit frère de Lucas, qui lui est tout le contraire de ce que revendique le grand gourou, c’est un déviant ! Vient le jour où celui-ci crois avoir découvert une faille dans le système et se voit alors rétrogradé au rang de E. Evie qui découvre les conséquences que cela implique décide de fuir avec son amoureux. Commence alors une épopée au cœur de ce monde à la dérive où les jeunes gens essaient de se battre contre ceux qui les ont manipulés toute leur vie.

Bonnnnn. A ce stade vous avez compris que sentiment 26 n’est pas un grand chef d’oeuvre de littérature et qu’il emprunte un chemin déjà bien tracé, avec une recette déjà réutilisée 300 fois. La ville fermée et divisée par des castes, l’héroïne différente et qui ne rentre pas dans les codes établie par la citée, qui cache un secret qui va bouleversée les fondements de celle-ci, et n’oublions surtout pas l’histoire d’amour tourmentée qui ne fait que rebondir entre « je t’aime » et « moi non plus » ! Je n’ai rien contre ces schémas narratifs un peu bateau que l’on retrouve souvent, j’avais beaucoup aimé divergente (les deux premiers tomes seulement , et je ne veux même pas entendre parlé de ces films au caca qui servent d’adaptation, j’ai regardé le premier et ça m’a suffit), je vous avais  aussi parlé de les 100, que j’ai lu cet été et qui savait nous maintenir dans son univers malgré un scénario peu originale, car la structure du récit et les personnages rendaient le tout sympa. Le problème avec sentiment 26 c’est qu’il allie une atmosphère déjà vue, avec des personnages vides aux quels on ne s’attache pas, et un dénouement privé de toute surprise.

Histoire de ne pas malmener ce livre sans arguments valables je vais approfondir chacun de ces points. D’abord son scénario, le squelette du récit. Comme je l’ai déjà dit l’essence d’une telle histoire n’a rien d’originale, elle suit un schéma type, sans surprise donc pour le lecteur. Et c’est dommage, car, comme souvent, l’idée de base aurait pu avoir un petit quelques chose de sympa, si elle avait été exploitée correctement. Effectivement cette histoire d’amygdale que l’on doit amputer de notre cerveau et qui permettrai de contrôler le mal chez les individus, ça a de la gueule ! Mais selon moi l’auteure n’a pas su faire mûrir son idée et au final elle ne fait que donner un nouveau déguisement à un système de caste. En avançant un peu dans l’histoire on voit bien qu’elle tente de donner un peu plus d’importance à ce phénomène mais sans arriver pour autant à décoller. De plus ce squelette narratif reste très pauvre de par sa forme. C’est à dire qu’il n’y a aucun procédé littéraire pour venir étayer le récit. Une structure des plus basique, avec une narration chronologique toute simple, durant laquelle on suit tout le temps les mêmes personnages. Ah non, je suis mauvaise langue ! Il y a deux passages durant lesquels on s’éloigne d’Evie pour retourner mettre notre nez dans cette ville, voire ce qu’il s’y passe. Mais on sent bien que l’auteur utilise cela uniquement pour rapporter un fait que l’on aurait eu du mal à raconter autrement, un pur arrangement pratique et non un véritable procédé stylistique. Je veux dire qu’il aurait été possible avec les éléments mis en place d’aller chercher une narration un peu moins linéaire afin de redonner un peu de peps à tout ça.

Ensuite les personnages. Même une histoire fade peut s’avérer alléchante pour peu qu’elle soit vécue par un personnage attachant ! Mais même là Sentiment 26 fait un flop.  Effectivement déjà handicapée par le fait de mettre en scène une héroïne type, Gemma Malley n’a pas su faire d’Evie un personnage sympa. Bien sûr cela ne reste que mon point de vue personnel, car l’identification aux personnages d’un roman est très subjective, mais je n’ai trouvé dans Evie aucune caractéristique attachante. C’est vrai quoi, ça commençait plutôt bien, cette jeune fille qui fait des rêves dans une citée où c’est interdit !  Moi qu’on m’interdise de faire des rêves ça me scandalise, je m’attendais à une héroïne forte et intelligente qui allait comprendre que les habitants étaient manipulés et qui essaierait de se battre contre ce système. Mais non. Evie ne fait que culpabiliser. Certes on lui a apprit depuis sa plus tendre enfance que rêver c’est mal alors bien sûr il lui faut du temps pour réagir mais bon dieu faites qu’elle réagisse à un moment donné ! Non elle pleurniche, culpabilise, pleurniche et ainsi de suite. Elle ne trouve aucune réponse par elle même, cela vient toujours des autres, elle ne fait que suivre un mouvement, et ne prend quasiment aucune décision. Elle m’énèèèèrve ! Enfin je veux dire, elle n’a pas l’étoffe d’un héro. Dans ce genre de livre le héro doit être précurseur d’un mouvement de rébellion, je sais pas moi, avoir un minimum de caractère.  S’ajoute à cet insipide personnage son insipide histoire d’amour. Premier défaut c’est nian-nian , mais ça à la limite c’est pas grave, on adooore les amours nian-nian pour peux que ce soit un peu profond et recherché. Là on ne comprend même pas pourquoi les personnages sont amoureux. On sait juste qu’ils s’aiment depuis l’enfance. Peut-être est-elle attirée par son côté rebelle, mais elle passe son temps à vouloir l’assagir. Peut-être est-il attiré par elle car il lui trouve quelque chose de spécial, mais j’aimerais bien savoir quoi, je pense que l’auteure elle-même n’a pas réfléchi aussi loin. En plus on apprend leur relation de façon assez bizarre. Personnellement j’ai trouvé que ça venait un peu comme un cheveux sur la soupe.  Enfin je veux dire, il ne suffit pas d’embrasser tout les soirs une personne que l’on trouve belle pour vivre une relation passionnelle. Quand on est amoureux ça se ressent dans les choix de vie que l’on fait.  Mais non là, on se contente de nous dire qu’ils s’aiment trop, et voilà. Et puis franchement le coup du brun mystérieux trop rebelle et impulsif VS le blond calme et intelligent, ça va quoi. L’héroïne on ne sait même pas à quoi elle ressemble, on sait juste qu’elle hésite entre un brun et un blond. C’EST UN PEU TROP FACILE ! Tout de même un personnage se doit d’être un peu travaillé !

Enfin bref  je vais m’arrêter là dans l’étude de ce livre qui, vous l’aurez compris, ne m’a pas plu. Je crois qu’il y a une suite, mais je ne prendrais pas la peine de la lire, d’abord parce que je n’apprécie pas le style d’écriture mais aussi parce que je croyais l’histoire terminée et que je me demande bien ce qu’il pourrait bien y avoir à raconter d’autre à propos de cette histoire.

  

Bien sûr il ne s’agit là que de mon avis personnel. Peut-être suis-je trop vielle pour lire ce genre de roman, qui s’adresse sans doute plus à des jeunes filles pré-ados. Mais je reste persuadée qu’on peut trouver de jolies pépites dans ce style de littérature, si vous en avez à me conseiller je suis toute ouïe !

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