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Espen le gardien de la prophétie

Parfois le hasard fait bien les choses. Enfin… façon de parler.

Nous cherchions un film à regarder en famille et Mimiko a choisi Espen le gardien de la prophétie, un film fantasy venu de Norvège.

Franchement, je ne suis pas fan des films fantasy, ils sont rarement réussis à mon avis. Et celui-ci ne déroge pas vraiment à la règle. Mais Mimiko était ravie et moi j’avais là l’occasion de parler d’un film qui cadre parfaitement au thème du mois.

Il était une fois une princesse rebelle qui ne croyait pas ou ne voulait pas croire à la légende qui disait que si la princesse n’était pas mariée le jour de ses 18 ans elle serait enlevée par un troll des montagnes. Il y avait le prince charmant, insupportable et imbu de lui-même. Il y avait le fils cadet d’un paysan, rêveur et outrageusement maladroit. Je vous laisse imaginer la suite de l’histoire. Oui, vous avez deviné. La princesse se fait enlever, le prince et le pauvre paysan partent pour la sauver, le paysan la sauve et… non, non, pas de mariage à la fin, on est moderne! On veut des princesses rebelles, avec du caractère et qui ne se marient pas, mais il faut quand même les sauver, hein ! Faut pas exagérer quand même, vous ne voudriez tout de même pas qu’elle se sauve elle-même !

Ce conte n’a absolument rien d’original, la trame est celle des contes traditionnels, les personnages sont sans surprise. La princesse m’a fait au début penser à Rebelle de Disney, mais finalement elle est bien moins bad as que cette dernière. Elle se veut indépendante et rebelle, mais à part se faire sauver elle ne fait pas grand-chose. On dirait plutôt une fille gâtée qu’une femme indépendante.

Classique, mais plutôt efficace. Moi personnellement je n’aime pas ce genre de film, mais Mimiko s’est beaucoup amusé, riant aux maladresses du héros, Espen, qui n’en ratte pas une.

Un film tout public, mais avec tout de même une scène qui fait peur, Mimiko c’est caché parce que les huldres sont franchement hideuses et la scène vous retourne l’estomac. Mais ce passage mis à part le reste est très bon-enfant.

Ce passage un peu effrayant est celui qui m’a le plus intéressé parce que je ne connaissais pas ces personnages du folklore nordiques. Les huldres sont des jeunes femmes magnifiques avec une queue de vache qui séduisent les voyageurs pour les pousser au mariage. Gare à celui qui décevrait son épouse huldre ! En revanche si elles sont heureuses en mariage l’époux n’a rien à craindre, du moins c’est ce qu’en dit la légende.

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Ici elles sont représentées comme de magnifiques jeunes femmes en apparence seulement ! Elles tentent les frères du héros en leur faisant manger des pommes dorées empoisonnées qui leur font voir des illusions, à savoir les magnifiques femmes et une table garnie de plats succulents. En réalité elles sont hideuses et la table et remplie de putréfaction. Ça ne dure pas longtemps, mais c’est franchement dégoûtant.

Avez-vous vu ce film ? En auriez-vous d’autres à conseiller à Mimiko ?


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Grendel – tome 2

Le premier tome m’avait beaucoup plus. Si l’histoire en elle-même était assez classique, j’avais été charmé à la fois par l’aventure efficacement mise en scène et par le dessin que je trouve très beau. J’en attendais beaucoup de ce deuxième tome et je n’ai pas été déçue.

Couverture Grendel tome 2

Tout comme dans le tome précédent nous restons dans le classique de la fantasy et du manga initiatique. Le groupe précédemment formé de l’enfant dragon et de la chevalière se renforce avec un nouveau membre des plus énigmatiques. Un magicien qui cache son visage. On ne sait pas trop quelles sont ses réelles intentions, néanmoins il vient en aide à nos deux héros et leur propose de les accompagner dans la suite de leur voyage.

Grendel, qui nous avait dévoilé un nouveau visage, terrifiant, à la fin du tome précédent, retrouve après un épisode d’une extrême violence son apparence inoffensive. Le voyage reprend, mais de nouveaux dangers attendent nos voyageurs.

Dans ce tome ils feront la connaissance d’une jeune femme âgée de 500 ans qui leur contera sa triste histoire, puis ils feront la rencontre d’un marionnettiste cruel qui en veut à Grendel.

Camélia est encore très gravement blessée, ce qui oblige le jeune Grendel à prendre une terrible décision, son amie va-t-elle changer à cause de cela ?

Suite au prochain épisode !

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J’ai pris beaucoup de plaisir à lire les aventures de Grendel. Le dessin est toujours aussi agréable, et l’histoire est efficace. Le personnage du magicien est intéressant, on se demande ce qu’il attends exactement ce cette alliance. Il apporte une petite touche de mystère supplémentaire.

Dans ce tome Camélia est un peu en retrait et on en apprend davantage sur les dragons et leur histoire, Grendel en apprend davantage sur lui-même.

Une lecture ludique, facile et dépaysante qui nous amène au pays des dragons et des princesses, à ne pas mettre dans les mains des plus jeunes parce le sang y coule à flots. Surtout au début de ce tome.

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Grendel – tome 1

Camélia, une ancienne chevalière de la garde royale attend la peine capitale pour trahison. C’est alors qu’on lui propose un marché, si elle accepte de mener à bien une mission secrète, sa vie sera épargnée. Camélia tient à la vie plus qu’à tout et accepte sans hésiter. Sa mission sera d’escorter un enfant dragon, nommé Grendel, qui était jusque là enfermé dans une tour et vénéré comme une divinité. Sauf que les hommes chassent les dragons et que celui-ci se trouve menacé. Camélia doit l’amener dans un royaume voisin pour le mettre en sécurité, après quoi elle sera libre. Du moins, c’est ce qu’on lui a dit. Quel sort on réserve à Camélia et à l’enfant dragon ? Sans doute rien de bien joyeux. Mais pour l’heure, nous n’en sommes pas là. Camélia et Grendel partent en voyage. Celui-ci va durer quelques mois si tout se passe bien. Mais en chemin, les complications ne manquent pas. Entre animaux sauvages, bandits et fantômes. Le duo va devoir affronter de nombreux danger. C’est sans trop de difficulté que la très forte Camélia surmonte ces dangers. Sans difficulté, mais non sans souffrance. La jeune femme est dotée d’une extrême empathie, elle ressent la douleur de chaque coup qu’elle porte à autrui.

Grendel n’a jamais quitté sa tour où il a vécu de façon aseptisée. Tout est nouveau pour lui. Il est à la fois naïf et innocent comme un enfant et troublé par tout un tas de question et réflexions provoquées par cette aventure. Il est très attachant et, Camélia a beau crier à qui veut l’entendre qu’elle ne pense qu’à elle-même, on voit bien qu’elle est en train de s’attacher au petit Grendel.

Grendel, petit et sans défense ? Vraiment ?

De Grendel parlons-en. Je trouve que la représentation du dragon est ici très originale. Je n’avais pas encore rencontré ce genre de dragons.

Couverture Grendel, tome 1

J’ai beaucoup aimé ce premier tome et je dois dire que je ne m’attendais pas à être aussi prise par l’histoire. J’avais été attiré par la couverture et cela faisait si longtemps que je n’avais pas lu de manga fantasy, je me suis dit pourquoi pas, ça peut être sympa. Et finalement, je me suis très vite prise au jeu. J’ai particulièrement aimé les dessins que je trouve plutôt originaux, ce ne sont pas les visages qu’on a déjà vus cent fois. Si le dessin reste très typé manga avec tous ces codes, il a ce petit quelque chose qui le rend immédiatement reconnaissable parmi les autres et c’est un aspect auquel j’accorde beaucoup d’importance dans les manga. J’aime que ce soit beau, même s’il y a des auteurs qui arrivent à s’en affranchir, je préfère quand c’est beau et intéressant.

Ici la première partie de l’équation est gagnée. J’adhère complètement au dessin qui a un petit quelques chose de féérique qui colle parfaitement à l’ambiance conte de fées moyenâgeux. Mais qu’en est-il de la qualité de l’histoire ? On est ici dans un manga initiatique traditionnel, le groupe (Camélia et Grendel), les liens d’amitié qui se créent au fur et à mesure qu’on avance dans l’aventure et qu’on se bat contre des ennemis de plus en plus puissants. Classique, mais bien mené. J’ai trouvé les deux personnages principaux touchants. Cette histoire de déménagement de dragon est intrigante. Cachent-ils quelque chose ? Est-ce que le paladin a dit toute la vérité à Camélia sur cette mission ? Pourquoi ce changement maintenant alors que le dragon semble avoir passé des années dans la tour ? On a des réponses, mais on se demande si ce ne sont pas des mensonges. Puis il y a tout un tas d’ennemis qu’on nous annonce et qu’on a pas encore croisé. On a envie de savoir comment notre duo va se sortir du prochain coup. Une lecture détente très agréable.

Le coin des curieux :

Grendel est le nom d’une créature dans le poème Beowulf, c’est le descendant de Caïn, le premier meurtrier de l’humanité. C’est aussi le premier monstre que Beowulf affronte. Est-ce un hasard si l’auteur a choisi ce nom pour son dragon ?


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Premières lignes #5 – Le dernier loup-garou

Chaque semaine, Ma lecturothèque nous invite à partager les premières lignes de nos lectures.

Aujourd’hui je vous propose les premières lignes du roman que je viens juste de commencer : le dernier loup-garou de Glen Duncan. Je n’ai lu qu’une quarantaines de pages et je ne sais pas encore quoi penser du roman. Mais les premières lignes m’avaient donné envie :

« C’est officiel, dit Harley. Ils ont tué le Berlinois il y a deux nuits. Tu es le dernier. » Un silence, puis : « je suis désolé ».

Hier soir. Dans la bibliothèque de l’étage, chez lui, à Earl’s Court. Il se tenait légèrement penché en avant, crispé, entre la cheminée de pierre et le canapé sang-de-bœuf. J’occupais le fauteuil près de la fenêtre, un verre de Macallan de quarante-cinq ans d’âge et une Camel filtre à la main, les yeux fixés sur la nuit londonienne où la neige tombait dru. Parfum de mandarine, de cuir et de pin en combustion. Les quarante-huit heures écoulées n’avaient pas complètement dissipé l’engourdissement de la Malédiction : le loup s’attarde toujours dans les poignets et les épaules. Malgré ce que je venais d’entendre, je me disais : Je vais demander à Madeline de me masser ; huile de jasmin tiède et main magnolia aux ongles démesurés que je n’aime pas – que je n’aimerai jamais.

Couverture Le Dernier loup-garou

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Les mondes d’Animalia – tome 1

Un petit roman fantasy facile à lire avec de nombreux personnages et de l’action pour les jeunes lecteur en quête d’autonomie, ça vous dit ?

Les mondes d'AnimaliaLes mondes d'Animalia - T1 - Les licornes et la menace du griffon

Nous suivons 4 jeunes licornes qui rentrent chez elles après avoir terminé l’école de magie. Elles décident de faire un détour pour visiter une magnifique forêt. Là-bas elles devront affronter un terrible danger pour venir en aide aux habitants de la forêt.

Une histoire assez simple et classique, avec la bande d’amis aux pouvoirs magiques, les rencontres, les aventures et le danger… sauf que les ado sont des licornes et leurs amis des animaux sauvages.

Le style est facile avec beaucoup de dialogue, ça se lit vite et facilement. J’aime bien ce genre de roman pour les enfants parce qu’il peuvent les lire seul et rapidement, ce qui les rends fières d’eaux et leur donne envie de  lire plus. Ce roman est sympathique, peut-être un peu trop simple, mais il va donner le goût à la lecture et les histoires plus complexes suivront. Et puis il y a de la féerie, de l’amitié, de la solidarité… on ferait presque une overdose d’arc-en-ciel ! XD

Moi, justement j’en ai fait une, mais j’ai passé l’âge ^^ Ce que je lui reproche c’est la façon dont le méchant est traité. Finalement son défaut est d’être carnivore. Ok, on en fait des tonnes sur sa cruauté mais bon, au final il a faim, il chasse, rien de plus naturel pour un carnivore. Oh ! Il y a bien de « gentils » carnivores mais, bizarrement, on ne fait jamais allusion à la façon dont ils se nourrissent. A un seul moment il proposent de manger le méchant et on leur rétorque que la violence ne résout pas les problème. Jolie morale, mais… s’il mangent pas le méchant faudra bien qu’il mangent quand même un peu de viande fraîche à un moment donné.

C’est une façon de traiter les choses qu’on retrouve très souvent dans le livres pour enfants et qui a le don de m’énerver. Ce n’est pas parce qu’on écrit pour des enfants qu’il faut aborder les chose de façon si naïve, je dirais même niaise. Un carnivore est un carnivore et il n’y a là aucune notion de mal ou de bien.

Malgré tout je conseille quand même ce livre pour les 8/10 ans, parce qu’il est ludique et facile à lire.

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La passe-miroir 1 – Les fiancées de l’hiver

On a déjà beaucoup , mais alors beaucoup, parlé de ce roman fantasy. Et comme à mon habitude, j’ai un train de retard, faut dire que je ne m’intéresse que peu aux nouveautés et j’ai un faible pour les éditions de poche, du coup quand je remarque un livre sur les blog, je le note dans un coin pour plus tard, quand l’effervescence retombe et que la collection de poche sort. Cette fois je n’ai pas eu le temps de carrément oublier, comme ça m’arrive souvent, car Yomu-chan nous a ramené des petites surprises du salon du livre de Bordeaux sur lequel elle a travaillé. Dans son cabas il y a avait le tome 1 de la Passe-miroir dédicacé. J’était tout joie ! J’ai laissé tomber toutes mes lectures en cours pour découvrir ce roman dont j’avais lu/entendu tant de louanges. J’avoue, non sans quelques appréhensions. Je me méfie toujours des phénomènes de mode. Et bien, mes craintes n’étaient pas fondée. Christelle Dabos mérite son succès.

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Ophélie, petite animiste très discrète travaillant comme liseuse dans le musée familial, mène une  vie simple et solitaire sur son arche familiale. Mais la famille lui réserve un autre destin. Elle a été fiancée avec un haut fonctionnaire du Pôle. Elle n’a malheureusement pas son mot à dire, les matriarches ont décidé pour elle. La voici partie pour un monde inconnu et hostile. La cour du Pôle se révélera bien pire que ses plus terribles craintes. Elle qui est si simple et franche va devoir survivre dans la cour où tout n’est qu’intrigue et faut-semblant. Mais sous ses grosses lunettes et son apparence quelconque Ophélie cache une grande détermination. Elle ne va pas se laisser piétiner si facilement.

Voici en quelques mots l’intrigue de départ de ce premier tome. Ce tome est une véritable réussite car en 500 et quelques pages, l’auteur arrive à créer un univers très riche, détaillé original et cohérent, sans oublier des personnages bien travaillé, aux personnalité varié et complèxes et une intrigue qui ne manque pas de rébondissement.

L’univers

Sans qu’on nous en dise trop, on comprends que la terre à explosé mais elle n’a pas été détruite pour autant. La vie continue sur les bribes de terre plus ou moins grandes qui flottent en suspension au tour du noyaux. Chaqu’un de ces morceaux de terre est appelé une arche. Chaque arche est habité par une où plusieurs familles sur la tutelle de l’esprit de famille. Considéré comme un Dieu par certain, comme un vénérable ancêtre par d’autres. Les esprit de familles sont bien intrigant. Dans ce premier tome on n’en apprends pas beaucoup sur eux. Quand au commun des mortels, nombreux sont les familles à posséder des pouvoirs. Notre héroïne appartient à la famille des animiste et a le pouvoir de « lire » les objets.

Le Pôle est une arche bien plus grande qu’Anima. Divers familles y règnent et nombreux sont leurs pouvoirs. Je ne vous en dit pas plus pour vous laisser le plaisir de découvrir ce qui attends Ophélie.

J’ai beaucoup aimé cet univers car il est original avec ces arches suspendues dans le vide, mais aussi parce qu’il est richement détaillé, avec une ambiance steampunk pas trop prononcée. Dirigeables et autres machines peuplent discrètement la background. L’ambiance change d’une arche à l’autre. Le décor n’y est pas le même, ni l’esprit. On ressent la différence des cultures. Biens que tout le monde partage la même langue, la façon de parler est différente, l’organisation sociale n’est pas la même, et même le quotidien y diffère.

Les personnages

J’ai aussi aimé les personnage de ce premier tomes. Ils sont nombreux et bien travaillé. Leurs personnalité sont plus complexes que ne le laisse croire le premier abord. En effet souvent la première rencontre avec un personnage nous fait croire à un cliché déjà vu (à commencer par l’héroïne avec ses grosses lunettes, sa maladresse et sa timidité) mais finalement sous cette première apparence se cachent des personnage aux personnalité riches et travaillé. Malgré certains aspect classiques, notamment dans les contrastes entre personnages, leur état d’esprit, leurs émotions se révèlent petit à petit en faisant d’eux des personnages plutôt intéressant. Ophélie se révèle être par exemple une femme de caractère alors que son apparence nous faisait croire à une créature faible et soumise, sans volonté. Il en va de même pour un peu près tout les personnages, dont on découvre diverses facettes au fur et à mesure qu’on avance dans le récit. Sans véritable surprises cependant. Et on reste sur un registre « personnage de fiction », j’entends par là qu’on a plus l’ambiance d’un dessin animé que de la vraie vie, mais moi j’aime ça.

Nous découvrons tout à travers le regard d’Ophélie, c’est donc à travers elle que nous découvrons aussi les autres personnages, on sait d’eux ce qu’Ophélie sait ou crois savoir, quand elle se trompe nous nous trompons avec elle. Cela rend le récit très vivant.

le style

Bon, alors, moi en littérature j’y connais rien. Je saurait bien incapable de critiquer un style littéraire. Mais j’avais quand même envie de dire quelques mots car dans les premiers chapitres j’ai eu un peur. Je trouvais le style un peu guindé. Je me demandais si l’auteur cherchait pas à trop en faire. J’avais peur qu’on ai des description à rallonge, etc. Finalement je me suis très vite habitué au style, qui donne parfois une ambiance un rétro qui colle parfaitement au décor et à l’univers présenté. Et à ma grande surprise les descriptions ne sont jamais trop longues, ni trop ennuyeuses (j’aime pas les récits descriptifs). Il y a un bon rythme et la lecture est vraiment très agréable. Passé le chapitre 2 j’étais conquise et mes premières impressions s’étaient envolée.

Finalement il n’y arien que je n’ai pas aimé dans ce premier tome. Il ne me tarde qu’une chose, lire le tome 2 !

La passe-miroir, tome 2 : Les disparus du Clairdelune par Dabos


pour aller plus loin

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The Earl and The Fairy

Couverture The Earl and the Fairy, tome 1 Couverture The Earl and the Fairy, tome 2

Lydia, une jeune écossaise orpheline de mère, est docteur en féerie. Nous sommes dans la Grande Bretagne victorienne et Lydia passe pour une folle auprès des habitants du village pourtant une rencontre va bouleverser son destin. Elle rencontre, dans des circonstances plus que mouvementées, Edgar Ashenbert, un beau et séduisant jeune homme qui prétend être le descendent du Chevalier Bleu, une figure légendaire ayant servi le roi d’Angleterre quelques siècles plus tôt et ayant un lien privilégié avec les fée. Edgard a besoin du docteur en féerie pour résoudre les énigmes et retrouver un épée pouvant prouver son ascendance. Mais est-il ce qu’il prétend être ? Et qui sont ces hommes qui ont tenté d’enlever Lydia ?

Couverture The Earl and the Fairy, tome 3 Couverture The Earl and the Fairy, tome 4

Que de mystères à résoudre dans cette courte série. Si les personnages sont on ne peu plus classiques (la jeune et naïve jeune fille au cœur pure, le jeune homme ténébreux au passé tourmenté) la série ne manque pas de piment. L’auteur arrive à bien équilibrer son récit et une fois la série commencée on a envie de savoir comment les personnages vont s’en sortir. Trouveront-ils l’épée ? Qui est donc Edgard ?

Je me suis facilement laissé prendre au jeu, et j’ai englouti en bien peu de temps les 4 tomes de la série. Je me suis bien amusée mais je pense que cette lecture sera vite oublié. Il n’y a rien de particulièrement remarquable dans la série mais c’est agréable à lire, alors si vous avez envie de vous détendre en compagnie de créatures magiques et de jolies robes d’époque, cette série est pour vous.

J’ai piqué cette série dans la bibli de Yomu-chan, merci 😉 c’était pour apporter un peu de magie dans mes lectures du premier rat d’Halloween.

⇒ à lire aussi l’avis de Shirubi


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Lost Soul

J’ai trouvé ce “manga” au hasard de mes flâneries dans les rayons livres d’occasion et l’ai acheté plus par curiosité qu’autre chose en voyant que les auteurs étaient françaises. Le challenge Manga & France d’Akatsuki était l’occasion rêvé d’enfin le lire. (oui, mon billet parait avec un peu énormément de retard mais j’ai pas eu le temps de le poster en novembre… de l’année dernière T_T). Heureusement le challenge Halloween me fournit l’occasion d’exhumer ce brouillon resté en suspend dans les archives du blog (désolé Akatsuki, j’avais pourtant lu et fait ma chronique …)

Lost Soul propose un univers proche du notre mais où la magie est chose courante et le métier de nécromancien, sorcier ou médium est un travail comme un autre que l’on apprends à l’institut. Le héros est un nécromancien réputé et aide les gens à communiquer avec les mort peu après leur mort pour les aider dans leur deuil. Une riche famille de la ville fait appel à lui pour élucider le mystère qui entoure la mort de la mère de famille. Pour cette enquête le héro devra faire équipe avec un médium, un ami de jeunesse avec qui il entretien maintenant une relation de haine (réciproque ?).

Que dire de ce manga ? Franchement j’ai pas été convaincue. C’est mignonnet mais maladroit. Je lisais il y a quelques temps dans un commentaires ironique à propos des mangaka français qu’ils sont “doué au dessin au lycée et encouragé par leur potes. Et Hué de tous quand ils passent pro”. C’est exactement ce que j’ai ressenti en lisant ce manga. Je ne trouve pas du tout que cela relève de la schizophrénie du lecteur, ni de son incohérence. Je trouve cela normal de ne pas avoir la même exigence face à un travail d’amateur ou un travail de pro. Si des lycéenne m’avaient fait lire ce manga, je les aurais félicité. Mais là ce n’est pas un dôjinshi, c’est un manga relié publié par Taifu. Je suis beaucoup plus exigeante avec les pro et je trouve que ce premier tome de Lost Soul n’est pas abouti.

J’ai le sentiment que la seule chose que Lost Soul ai à proposer sur le marché du manga c’est qu’il est français, or cet argument de vente est, à mes yeux, insuffisant. Si on veut faire du manga faut le faire bien, quelques soit notre nationalité. L’univers, l’intrigue et les personnages de ce premier tome sont convenus, le médium semble tout droit sorti d’un yaoi, on nous met des tartines de fan service, il y a même les triangle ennuyeux amoureux autour du quel plane un prétendu mystère mais qui est amené de telle façon ma curiosité n’a aucunement été titillé. Les nouveaux personnages apparaissent comme des cheveux sur la soupe, ça manque de liant et parfois de cohérence. Par exemple on introduit le personnages du médium avec une histoire d’âme d’enfant qu’il réclame au nécromancien, le lecteur est intrigué, que veut-il faire avec ces âmes ? Et ben on s’en fout ! à la place on nous fait revivre d’insignifiant et ennuyeux souvenir de jeunesse ou l’on voit le medium et le nécromancien avec une jolie cruche, dans un classicisme désarmant. Non seulement on a déjà vu cette scène dans je ne sais combien de manga et anime mais en plus elle est ennuyeuse à chaque fois. Là où on nous fait miroiter du piquant on nous sert de la guimauve, forcement la déception est au rendez-vous. J’ai pris cette scène comme exemple parce qu’elle me semble emblématique de la façon dont le récit est conduit d’un bout à l’autre. 

Niveau dessin c’est pareil : il y a un joli travail mais ce n’est pas abouti et sa manque encore de personnalité. 

Si je tombe sur le deuxième tome je le lirais par curiosité et aussi pour voir les progrès que les auteurs auront fait entre les deux tomes, mais pour le moment je ne suis vraiment pas convaincue. ça mérite d’être retravaillé. 


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La Fantasy, un genre digne d’intérêt ?

avant propos

J’ai récemment suivi un mooc dédié à la littérature fantasy sur la plate-forme fun-mooc. C’était très intéressant. J’ai appris plein de choses. J’aurais du en parler tant que les inscription étaient encore ouverte, mais… à force de remettre cela au lendemain, c’est trop tard -_-‘

Mais j’avais envie de partager le travail écrit qui était demandé en fin de parcours. Il fallait répondre à la question suivante : la Fantasy, un genre digne d’intérêt ? Il fallait donner des argument et contre-argument, fournir des exemples… bon facile à dire, mais moi, même après le mooc en fantasy j’y connais pas grand chose. Pourtant j’ai trouvé l’exercice intéressant et amusant à faire.

Je vous livre ici le texte tel que je l’ai livré au jugement des paires sur fun-mooc. Sans retouches. Juste quelques images pour égayer le tout. N’hésitez pas à me faire vos retours, laisser des conseils de lecture, etc.

La fantasy, un genre digne d’intérêt ?

Sous l’étiquette Fantasy, on retrouve des œuvres bien différentes les unes des autres, de l’épique épopée du Seigneur des anneaux à la chasse aux vampires de Buffy, en passant par les viriles aventures de Conan le barbare, la Fantasy compte de nombreux sous-genres. Une diversité qu’il est difficile d’analyser comme une seule et même identité. Qu’est-ce que vraiment la Fantasy ? On pourrait la définir comme une littérature du merveilleux où le surnaturel fait partie intégrante de l’univers proposé et est accepté comme allant de soi par le lecteur. Ce surnaturel peut se manifester de façons bien différentes d’un sous-genre à l’autre, d’une oeuvre à une autre.

Comme la plupart des littératures de genre, la Fantasy est souvent décriée au profit d’une littérature générale, seule considérée comme digne d’intérêt. L’un des principaux reproches qui est fait à la Fantasy c’est celui d’être très, trop, stéréotypé, de se structurer toujours autour des mêmes mécanismes narratifs. On ne peut nier l’existence de ces stéréotypes maintes fois recyclés par des auteurs de fantasy. Mais le fait qu’une recette à succès soit recyclée par des auteurs en manque d’inspiration ou simplement soucieux de surfer sur une vague à la mode, n’enlève rien aux qualités des oeuvres qui ont donné naissance à ces stéréotypes.

Parmi ces stéréotypes, nous pouvons citer celui né dans le Seigneur des anneaux de Tolkien. Son roman qui s’inspire à la fois de la mythologie celtique et nordique pour ses créatures surnaturelles et de la chanson de geste médiévale pour son côté épique, impose, par son succès auprès des lecteurs et de la critique, l’un des stéréotypes fondateurs du roman Fantasy, ou du moins de l’Epic Fantasy : le groupe d’aventuriers appartenant à différentes races (humains, elfes, nains…) et menant une seule et même quête dans le but de protéger le (un) monde menacé par des forces obscures. Si l’on peut reprocher aux auteurs ayant repris cette idée de manquer d’originalité, cela ne réduit pas la valeur du roman de Tolkien qui ne doit pas son succès à la simple utilisation de ce stéréotype, mais au formidable travail de création de l’univers qui sert de base à son épopée. Nous touchons là à l’un des principaux intérêt de la Fantasy selon moi : le  dépaysement. La Fantasy, quelque soit le sous-genre, propose des univers alternatifs empreints de merveilleux et de surnaturel. La réussite et l’intérêt d’une oeuvre Fantasy dépend avant tout, selon moi, du talent de l’auteur à créer un univers cohérent. En cela Tolkien a excellé, créant pour son roman Le Seigneur des Anneaux un univers très riche et cohérent pour lequel il nous fournit de nombreux détails anthropologiques, ethnologiques, linguistiques… L’univers de Tolkien, qu’il décline et développe dans plusieurs oeuvres et travaux, allant jusqu’à créer une langue, est si riche qu’il devient plausible.

On pourrait aussi citer le succès plus récent de la série à destination de la jeunesse de J.K. Rowling : Harry Potter. Le succès de ce dernier a vu se multiplier les histoires plus ou moins réussies d’apprentis sorciers et sorcières. Ce qui pour moi fait la force de Harry Potter, outre les thématiques universelles qu’il aborde (passage à la vie adulte, finitude de la vie humaine, lutte contre ses propres pulsions de destruction, ode à la tolérance…) c’est son univers très riche et bien construit. Le monde magique que Rowling superpose au nôtre fonctionne à merveille. On peut, l’espace d’une lecture, y croire. Les nombreux détails qu’elle fourni facilitent l’immersion. Et j’en viens au second intérêt de la fantasy, après le dépaysement et la découverte d’autres univers, vient l’émerveillement.

Par ailleurs, si le stéréotype très présent dans la Fantasy peut être sujet à critique, il fait aussi parti du plaisir de lecture. Les lecteurs, surtout les jeunes, aiment, en ouvrant un ouvrage fantasy, y reconnaître des archétypes qui leurs sont familiers.

Comme beaucoup d’autres littératures de genre, la Fantasy est une littérature qui semble légère. Elle nous émerveille et nous offre une échappatoire aux réalités de la vie, aux ennuis du quotidien. Certains pourraient lui reprocher de pousser le lecteur à l’escapisme, à la fuite du réel. Si le voyage et le dépaysement est total, la réalité n’est finalement pas aussi loin qu’il y paraît. Grâce à l’énorme liberté  que le merveilleux offre à l’auteur, il peut se permettre une critique parfois très poussée de notre société et de ses excès, une réflexion profonde sur la nature humaine, de son rapport aux autres, à la nature, au pouvoir, aux luttes intérieurs entre pulsion de destruction et altruisme, sur la question pas si simple du courage individuel et/ou collectif, l’importance du groupe, etc… sous ses airs de conte de fée, la Fantasy cache une véritable réflexion philosophique.

Prenons l’exemple de Peter Pan de J.M Barrie qui a même donné son nom à un syndrome psychologique. Dans son roman, Barrie met en scène un enfant qui ne veut pas grandir. L’enfance qui est perçue comme un paradis perdu duquel il faut accepter de se séparer pour devenir adulte. Peter Pan s’y refuse et restera un enfant à jamais. Dans le Monde de Narnia, l’enfance est aussi présenté comme un âge béni qui ouvre des portes merveilleuses, portes qui se referment quand l’enfance s’évapore. On peut lui opposer Harry Potter où, au contraire, plus l’enfant grandi et accepte ses responsabilités, plus son pouvoir magique grandi et les combats qu’il mène deviennent spectaculaires. Grandir le fait gagner en puissance et non perdre ses pouvoirs. Deux visions opposées de l’enfance et surtout du passage à l’âge adulte sont livrées dans ces romans. Dans Harry Potter le récit pousse le jeune lecteur (n’oublions pas que s’il est lu par des adultes, le roman s’adresse à la jeunesse qui grandit avec son héros), à accepter de grandir et assumer ses responsabilités, c’est une étape fondamentale de la construction de soi. Grandir veut dire perdre quelque chose dans Peter Pan ou Narnia, tandis qu’Harry Potter gagne quelque chose. Nous avons là des approches très philosophiques du passage de l’enfance à l’âge adulte.

Peter Pa par Renae De Liz

Pour donner un autres exemple , dans le Seigneur des anneaux comme dans Harry Potter, il n’est pas question d’une simple lutte du bien contre le mal . L’univers que nous livrent ces deux romans est moins manichéen qu’il n’y paraît. Harry comme Fredon doivent affronter leur propres désirs de pouvoir, leur propres pulsion destructrices pour vaincre les forces obscures qui menacent leur monde.

Je pourrais encore citer le roman japonais, Sword Art Online, mêlant sf et fantasy, où le héros est plongé, grâce à des technologies futures, dans un univers virtuels de jeu vidéo fantasy. Sword Art Online propose, au détour de ses aventures épiques, une réflexion intéressante sur ce qu’est la réalité et la perception que nous avons de celle-ci, ou encore sur la spécificité humaine en s’interrogeant sur ce qui détermine l’humanité d’un individu. Peut-on considérer une intelligence artificielle éprouvant des sentiment comme une chose ?

Ce n’est là que quelques exemples pour montrer la richesse de la réflexion que peut proposer la fantasy.

La production de fantasy est très importante et très variée que ce soit dans le support (roman, film, bande dessinée, série télévisées…) que dans ses sous-genres (epic fantasy, urban fantasy, fairy tale fantasy, heroic fantasy…), tout comme dans la littérature générale la qualité dépend du talent de l’auteur. Le bon roman fantasy peut apporter à la fois détente, émerveillement et réflexion au lecteur, peut-être au prix de quelques moins bonnes lecture. Comme dans tout genre littéraire. Autrement dit, la Fantasy a autant d’intérêt que tout autre genre littéraire.

Harry Potter illustré par Jim Kay
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Log Horizon ~ Le couronnement du roi Gobelin

J’ai déjà parlé de Log Horizon à plusieurs reprises : pour vous présenter le premier tome et pour faire une comparaison avec un autre roman de l’éditeur, SAO. Aujourd’hui je reviens sur ce light-novel (type de roman jeunesse japonais, lire cet article pour en savoir plus sur le genre) de Mamare Touno publié par Ofelbe, jeune maison d’édition spécialisée dans le genre.

Dans le premier tome on faisait la connaissance de Shiroe, jeune homme autour duquel évoluaient d’autres personnages. Shiroe et ses compagnons de jeu se voient projetés physiquement dans l’univers de leur jeu vidéo qui, tout en respectant les règles du MMO, prend une toute autre dimension en devenant une nouvelle réalité à la quelle nos héros doivent se frotter en chair et en os. La première partie prenait le temps de bien expliquer le contexte avant de se lancer, avec la deuxième partie, dans une drôle d’aventure où l’on joue plus avec la stratégie et la manipulation des masses qu’avec des épées et de la magie. Quête dont le but était d’établir un nouvel ordre parmi les joueurs. Avant de pouvoir sortir du jeu, faut-il encore pouvoir y survivre.

Les aventures qui se déroulent dans ce deuxième tome commencent quelques mois après la fin du précédent livre. La vie des aventuriers s’organise dans la ville Akiba. Les joueurs vivent dans une certaines tranquillité, plus inquiet de l’organisation de leur quotidien que des quêtes épiques que le jeu proposait avant  la Catastrophe, nom que les joueurs donnent au jour où ils se retrouvent coincés à Elder Tale. C’est dans ce contexte qu’un groupe de jeunes joueurs inexpérimentés part en camp d’entrainement au bord de la mer, sous la tutelle de Marielle, chef de la guilde de l’Union du Croissant de Lune ; tandis que Shiroe, Crusty et Michitaka accompagnés de quelques autres camarades partent représenter les joueurs auprès des nobles continentaux (PNJ = personnages non joueurs).

On se prépare à d’intenses négociations économico-politiques quand des armées de gobelins viennent troubler l’apparente tranquillité de ces derniers mois. Les aventuriers vont devoir renouer avec leur rôle dans le jeu et partir pour d’épiques combats.

couverture du tome 4 japonais

Cela fait plus de 6 mois que j’ai lu le premier tome. J’avais encore les grandes lignes du récit et de l’univers en tête, mais j’avoue que pendant les 100 premières pages de ce deuxième tome je n’ai pas pu m’empêcher de sourire sarcastiquement à chaque fois qu’un personnage était décrit, tant on est dans la caricature et le cliché du personnage type anime/manga. Ce style de personnages très caricaturaux, autant dans leur aspect physique que dans leur caractère et attitudes souvent exagérées, ne me dérangent pas trop dans un anime, cela fait partie du jeu. En revanche mes habitudes de lecture font que j’ai tendance à espérer plus de subtilité d’un roman. Or ici point de subtilité ! On y va avec des gros sabots : des filles à gros seins, des beaux ténébreux à lunettes et j’en passe. Aucun personnage ne fait preuve d’un tant soit peu de subtilité et de réalisme. Au début c’est un peu déstabilisant et j’estime que le lecteur non initié se doit d’être averti au risque de tomber dans la déception en découvrant ce style. On lit Log Horizon comme on lirait un shonen (manga pour ado) sans images. Finalement une fois qu’on est habitué à l’ambiance, ce n’est plus dérangeant. ça me fait sourire mais ça va avec l’ambiance générale et dans ma tête les dessins de Kazuhiro Hara (jolis mais extrêmement classiques dans le genre) s’animent aux mots de Mamare et je regarde ce livre plus que je ne le lit. Je le regarde oui, parce que je me prends au jeu et je vois devant moi défiler ces personnages de dessin animé qui agissent comme un dessin animé et non comme de vrais personnes.

J’ai déjà longuement parlé de cet aspect de Log Horizon dans mon précédent article. Ici on garde le même ton, le même style. Pas de surprise de ce côté là.

Mon cœur d’enfant s’est pourtant réjouit à cette lecture qui l’espace de quelques heures nous amène loin de notre quotidien et de nos soucis bien terrestres pour nous faire vivre dans un monde de dessin animé japonais à la sauce héroic-fantasy.

Il y a de l’action et un bon rythme dans ce deuxième volume. L’intrigue se déroule sur 2 fronts qu’on suit simultanément passant de l’un à l’autre, d’un chapitre à l’autre. On ne s’ennui jamais. Les personnages font sourire dans leur forme mais n’en sont pas moins attachant. On trépigne en se demandant quand Minori va enfin casser sa coquille de timidité et tirer son groupe d’une impasse, on s’amuse de voir Crusty jouer avec la belle et nonchalante  Leynessia, on se demande ce que nous mijote Shiroe… On passe un bon moment, on se détend, pas de prise de tête et ça fait du bien.

J’ai trouvé ce deuxième tome beaucoup plus rythmé que le précèdent, j’ai d’ailleurs mis beaucoup moins de temps à le lire.

Si la série de Mamare n’est pas remarquable pour le son style littéraire (soyons honnêtes il y a quelques tournures de phrase qui font grincer des dents) il sait néanmoins nous amuser et garder la tension nécessaire tout au long du récit pour qu’on ai envie de continuer ce gros volume qui se termine même un peu trop vite.

Shiroe passe ici un peu au second plan. Il en est de même pour les autres personnages qui jouaient sur le haut de la scène dans le premier volume. Ils sont toujours présent mais se sont de nouveaux personnages et d’autres à peine rencontrés dans le précédent tome qui leur volent la vedette. Ce qui rends ce deuxième tome d’autant plus réussi : en découvrant de nouveaux personnages on évite la lassitude mais en même temps il y a une petite pointe de frustration à ne pas avoir plus profité de ceux que l’on connaissait déjà. Cela ne peut que donner envie de lire la suite.

Bref ce deuxième tome renforce ma sympathie pour cette série. J’ai passé un agréable moment à Elder Tale et attends avec impatience d’y faire un nouveau voyage.

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Log Horizon sur le site de l’éditeur

Extrait du tome 2

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