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La fille sans nom [roman jeunesse]

La fille sans nom est un roman fantasy de Maëlle Fierpied, publié par l’école des loisirs dans la collection Médium+.

Dans ce roman nous suivons une jeune fille qui après avoir fugué, se fait passer pour un garçon afin d’être embauché comme garçon à tout faire sur une péniche. Ce qu’elle ignore c’est qu’elle va passer un contrat avec un mage qui lui volera son nom et fera d’elle son esclave. Amené dans le monde magique d’Éther, elle va être confrontée à une autre réalité, un univers où la magie est omniprésente. Dans cet univers, les mages s’opposent aux sorciers. Les premiers maîtrisent l’art des runes magiques, les seconds disposent d’une magie naturelle.

Privée de son nom, l’héroïne doit découvrir cet univers, y trouver ses repères, mais surtout se reconquérir, retrouver son identité et se soustraire à l’emprise du mage.

Les épreuves qu’elle devra surmonter seront nombreuses et de grandes surprises l’attendent.

Après un premier chapitre excellent (vous pouvez lire ici les premières lignes), le rythme ralenti. Dans les chapitres suivants, la routine s’installe sur la péniche. L’héroïne y trouve ses repères, prend ses marques. Cette phase permet de faire connaissance avec notre personnage principal, de mieux la connaitre et de découvrir avec elle le monde magique auquel elle va être confrontée. Mais je l’ai trouvé un peu longue et j’ai commencé à me demander s’il allait ou non se passer quelque chose dans ce roman. À peine me suis-je posé la question que l’aventure prend une tout autre allure. Le rythme s’accélère, l’héroïne rencontre de nouveaux personnages et une véritable quête commence. Plus une fuite qu’une quête ! Mais au bout de la fuite, il y a sa destinée. Un chemin dangereux et douloureux qui la mènera à une vie qu’elle n’aurait jamais pu imaginer.

Cette seconde partie du récit prend la forme classique du groupe de compagnons qui doivent ensemble accomplir un voyage, tout en faisant face à de grandes menaces. Si la structure de base est classique, l’auteur se l’approprie pour la faire sienne, le groupe fonctionne très bien. Les personnages sont variés et touchants. L’aventure qui se profile promet d’être passionnante, et l’univers est riche. Loin de cacher ses sources d’inspiration, Maëlle Fierpied leur rend hommage par de nombreux clins d’œil. Une démarche que j’apprécie beaucoup. L’héroïne venant de notre monde, elle partage les mêmes références que le lecteur et souvent fait le parallèle entre ce qu’elle découvre et ses références culturelles allant de Totoro au Seigneur des Anneaux.

Un joli roman, très agréable à lire, avec une jolie brochette de personnages attachants.

sur le site de l’école des loisirs

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⇒ Maëlle Fierpied (instagram)

 

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TBTL 2019 #10 – Imaginaire

Le Throback Thursbay Livresque est un rendez-vous initié par Betty Rose Books et repris par Carole de My BooksLe principe du rendez-vous est simple, mettre en lumière un livre lu il y a quelque temps et qui illustre les thèmes de la semaine. Thème qui nous est donné par Carole.

Le thème de cette semaine : Imaginaire

Un thème très très large ! Difficile de ne choisir qu’un titre. Le premier de ma liste est un titre dont tout le monde à déjà parlé alors je ne vais pas m’attarder dessus. Après avoir fait le tour de ma bibliothèque j’ai fini par choisir un de mes coups de Coué fantasy, un livre dont je n’entends jamais parler : Le gardien de l’esprit sacré de Nahoko Uehashi, sorti aux éditions Milan en 2011.

Couverture Le gardien de l'esprit sacré

Sans doute le meilleur light-novel que j’ai lu jusqu’à ce jour.

J’ai découvert ce roman par son adaptation en animé. J’avais beaucoup aimé la série et, quand j’ai découvert que le light-novel qui en était à l’origine était publié en français, je l’ai acheté et franchement je n’ai pas regretté. Même si je connaissais déjà l’histoire je me suis vraiment régalé. Je trouve que l’auteur arrive à construire un univers très complet.

Dans un univers rappelant celui du Japon Heian, on suit une femme guerrière à qui on confie la garde du second prince. La vie de celui-ci est menacée par les assassins de l’empereur. Le jeune prince serait habité par un esprit et l’empereur, pour le bien de son pays, a décidé d’éliminer son fils et l’esprit qu’il porte en lui. La reine n’a pas l’intention de laisser mourir son fils et le confie à Balsa, garde du corps experte. Prenant à cœur son travail Balsa fuit avec le jeune prince qui doit tout réapprendre. Loin du confort de la vie de palais, il va devoir survivre dans les montagnes avec Balsa et Tanda un apprenti chaman qui leur vient en aide.

Mais que va-t-il se passer quand l’œuf d’esprit que le prince porte en lui finira par éclore ?

J’ai adoré ce roman parce qu’il est très facile à lire, agréable et fluide, mais il prend vraiment le temps de construire un univers cohérent qui pousse à réfléchir. J’y ai vu de nombreux parallèles avec la culture et l’histoire japonaise, notamment dans les relations que le Japon a entretenues avec les Aïnous, peuple autochtone de l’île d’Hokkaido.

Si vous aimez la littérature imaginaire et les ambiances inspirées de l’antiquité extrême-orientale, ce roman devrait vous plaire.

pour en savoir plus, je vous invite à lire ma chronique

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couverture japonaise

Le thème de la semaine prochaine : La famille


Quelle lecture imaginaire conseilleriez-vous si vous n’aviez droit qu’à un titre ?

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TBTL 2018-45

Rendez-vous initié par Bettierose Books, le Throwback Thursday Livresque nous invite à évoquer de vieilles lectures autour d’un thème commun chaque jeudi.

Cette semaine il est question de Fantasy et là ce n’est les livres qui vont manquer. Le plus dur sera de choisir. Le dernier en date, le premier ? Mon cœur balance. Et fini par pencher du côté su premier qui d’ailleurs n’est pas vraiment de la fantasy à proprement parler, mais il y a toute sa place ne serait-ce que parce qu’il a inspiré beaucoup d’auteur de Fantasy. Vous aurez sans doute déjà compris de quel livre je vais parler.

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Le Seigneur des anneaux de J.R.R. Tolkien bien sur ! La traduction française est assez pénible à lire. Il y a des longueurs et des longueurs ! Les premiers chapitres du premier tome sont tellement décourageants que plus d’un s’y sont arrêté. Je l’aurais aussi fait si je n’avais pas déjà lu Bilbo le Hobbit. Parce que mon premier ce n’était pas vraiment le Seigneur des Anneaux, mais Bilbo. Et j’avais adoré. Alors il me tardait de retrouver cet univers. Connaissant donc déjà l’histoire des Anneaux, j’ai survolé la trop longue introduction pour entrer dans l’aventure. Là encore, j’ai sauté quelques pages de collines verdoyantes ça et la parce que la description de l’herbe verte sur 2 pages, moi je peux pas. Malgré tout j’ai adoré. L’histoire est prenante, les personnages sont attachants (et agaçant), l’univers créé par l’auteur est fascinant et complexe. Bref tous les éléments du dépaysement total sont là et sans la mièvrerie des histoires d’amour que je ne supporte pas. Il y a bien des histoires d’amour, mais on passe assez vite sur le sujet et tout le monde s’en fout. La seule chose qui m’a chagriné un peu ce sont les personnages féminins auxquels je n’ai pas vraiment accroché, sauf un.

Bien sûr quand je parle des personnages, faut pas avoir en tête le film. Si j’ai trouvé que le film était très beau d’un point de vue de la photographie, je n’y ai pas du tout retrouvé le caractère des personnages tel que je l’avais perçu dans le livre (surtout celui du seul personnage féminin que j’avais aimé et qui dans le film devient une cruche).

Image associée

C’est un livre que j’ai lu à 18 ans et il m’a beaucoup marqué. J’aimerais le relire parce que j’en aurais sans doute une perception différente aujourd’hui. Mais j’aimerais le relire en anglais, car il semblerait qu’il y ait beaucoup moins de longueurs dans la version originale.

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Espen le gardien de la prophétie

Parfois le hasard fait bien les choses. Enfin… façon de parler.

Nous cherchions un film à regarder en famille et Mimiko a choisi Espen le gardien de la prophétie, un film fantasy venu de Norvège.

Franchement, je ne suis pas fan des films fantasy, ils sont rarement réussis à mon avis. Et celui-ci ne déroge pas vraiment à la règle. Mais Mimiko était ravie et moi j’avais là l’occasion de parler d’un film qui cadre parfaitement au thème du mois.

Il était une fois une princesse rebelle qui ne croyait pas ou ne voulait pas croire à la légende qui disait que si la princesse n’était pas mariée le jour de ses 18 ans elle serait enlevée par un troll des montagnes. Il y avait le prince charmant, insupportable et imbu de lui-même. Il y avait le fils cadet d’un paysan, rêveur et outrageusement maladroit. Je vous laisse imaginer la suite de l’histoire. Oui, vous avez deviné. La princesse se fait enlever, le prince et le pauvre paysan partent pour la sauver, le paysan la sauve et… non, non, pas de mariage à la fin, on est moderne! On veut des princesses rebelles, avec du caractère et qui ne se marient pas, mais il faut quand même les sauver, hein ! Faut pas exagérer quand même, vous ne voudriez tout de même pas qu’elle se sauve elle-même !

Ce conte n’a absolument rien d’original, la trame est celle des contes traditionnels, les personnages sont sans surprise. La princesse m’a fait au début penser à Rebelle de Disney, mais finalement elle est bien moins bad as que cette dernière. Elle se veut indépendante et rebelle, mais à part se faire sauver elle ne fait pas grand-chose. On dirait plutôt une fille gâtée qu’une femme indépendante.

Classique, mais plutôt efficace. Moi personnellement je n’aime pas ce genre de film, mais Mimiko s’est beaucoup amusé, riant aux maladresses du héros, Espen, qui n’en ratte pas une.

Un film tout public, mais avec tout de même une scène qui fait peur, Mimiko c’est caché parce que les huldres sont franchement hideuses et la scène vous retourne l’estomac. Mais ce passage mis à part le reste est très bon-enfant.

Ce passage un peu effrayant est celui qui m’a le plus intéressé parce que je ne connaissais pas ces personnages du folklore nordiques. Les huldres sont des jeunes femmes magnifiques avec une queue de vache qui séduisent les voyageurs pour les pousser au mariage. Gare à celui qui décevrait son épouse huldre ! En revanche si elles sont heureuses en mariage l’époux n’a rien à craindre, du moins c’est ce qu’en dit la légende.

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Ici elles sont représentées comme de magnifiques jeunes femmes en apparence seulement ! Elles tentent les frères du héros en leur faisant manger des pommes dorées empoisonnées qui leur font voir des illusions, à savoir les magnifiques femmes et une table garnie de plats succulents. En réalité elles sont hideuses et la table et remplie de putréfaction. Ça ne dure pas longtemps, mais c’est franchement dégoûtant.

Avez-vous vu ce film ? En auriez-vous d’autres à conseiller à Mimiko ?


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Grendel – tome 2

Le premier tome m’avait beaucoup plus. Si l’histoire en elle-même était assez classique, j’avais été charmé à la fois par l’aventure efficacement mise en scène et par le dessin que je trouve très beau. J’en attendais beaucoup de ce deuxième tome et je n’ai pas été déçue.

Couverture Grendel tome 2

Tout comme dans le tome précédent nous restons dans le classique de la fantasy et du manga initiatique. Le groupe précédemment formé de l’enfant dragon et de la chevalière se renforce avec un nouveau membre des plus énigmatiques. Un magicien qui cache son visage. On ne sait pas trop quelles sont ses réelles intentions, néanmoins il vient en aide à nos deux héros et leur propose de les accompagner dans la suite de leur voyage.

Grendel, qui nous avait dévoilé un nouveau visage, terrifiant, à la fin du tome précédent, retrouve après un épisode d’une extrême violence son apparence inoffensive. Le voyage reprend, mais de nouveaux dangers attendent nos voyageurs.

Dans ce tome ils feront la connaissance d’une jeune femme âgée de 500 ans qui leur contera sa triste histoire, puis ils feront la rencontre d’un marionnettiste cruel qui en veut à Grendel.

Camélia est encore très gravement blessée, ce qui oblige le jeune Grendel à prendre une terrible décision, son amie va-t-elle changer à cause de cela ?

Suite au prochain épisode !

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J’ai pris beaucoup de plaisir à lire les aventures de Grendel. Le dessin est toujours aussi agréable, et l’histoire est efficace. Le personnage du magicien est intéressant, on se demande ce qu’il attends exactement ce cette alliance. Il apporte une petite touche de mystère supplémentaire.

Dans ce tome Camélia est un peu en retrait et on en apprend davantage sur les dragons et leur histoire, Grendel en apprend davantage sur lui-même.

Une lecture ludique, facile et dépaysante qui nous amène au pays des dragons et des princesses, à ne pas mettre dans les mains des plus jeunes parce le sang y coule à flots. Surtout au début de ce tome.

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Grendel – tome 1

Camélia, une ancienne chevalière de la garde royale attend la peine capitale pour trahison. C’est alors qu’on lui propose un marché, si elle accepte de mener à bien une mission secrète, sa vie sera épargnée. Camélia tient à la vie plus qu’à tout et accepte sans hésiter. Sa mission sera d’escorter un enfant dragon, nommé Grendel, qui était jusque là enfermé dans une tour et vénéré comme une divinité. Sauf que les hommes chassent les dragons et que celui-ci se trouve menacé. Camélia doit l’amener dans un royaume voisin pour le mettre en sécurité, après quoi elle sera libre. Du moins, c’est ce qu’on lui a dit. Quel sort on réserve à Camélia et à l’enfant dragon ? Sans doute rien de bien joyeux. Mais pour l’heure, nous n’en sommes pas là. Camélia et Grendel partent en voyage. Celui-ci va durer quelques mois si tout se passe bien. Mais en chemin, les complications ne manquent pas. Entre animaux sauvages, bandits et fantômes. Le duo va devoir affronter de nombreux danger. C’est sans trop de difficulté que la très forte Camélia surmonte ces dangers. Sans difficulté, mais non sans souffrance. La jeune femme est dotée d’une extrême empathie, elle ressent la douleur de chaque coup qu’elle porte à autrui.

Grendel n’a jamais quitté sa tour où il a vécu de façon aseptisée. Tout est nouveau pour lui. Il est à la fois naïf et innocent comme un enfant et troublé par tout un tas de question et réflexions provoquées par cette aventure. Il est très attachant et, Camélia a beau crier à qui veut l’entendre qu’elle ne pense qu’à elle-même, on voit bien qu’elle est en train de s’attacher au petit Grendel.

Grendel, petit et sans défense ? Vraiment ?

De Grendel parlons-en. Je trouve que la représentation du dragon est ici très originale. Je n’avais pas encore rencontré ce genre de dragons.

Couverture Grendel, tome 1

J’ai beaucoup aimé ce premier tome et je dois dire que je ne m’attendais pas à être aussi prise par l’histoire. J’avais été attiré par la couverture et cela faisait si longtemps que je n’avais pas lu de manga fantasy, je me suis dit pourquoi pas, ça peut être sympa. Et finalement, je me suis très vite prise au jeu. J’ai particulièrement aimé les dessins que je trouve plutôt originaux, ce ne sont pas les visages qu’on a déjà vus cent fois. Si le dessin reste très typé manga avec tous ces codes, il a ce petit quelque chose qui le rend immédiatement reconnaissable parmi les autres et c’est un aspect auquel j’accorde beaucoup d’importance dans les manga. J’aime que ce soit beau, même s’il y a des auteurs qui arrivent à s’en affranchir, je préfère quand c’est beau et intéressant.

Ici la première partie de l’équation est gagnée. J’adhère complètement au dessin qui a un petit quelques chose de féérique qui colle parfaitement à l’ambiance conte de fées moyenâgeux. Mais qu’en est-il de la qualité de l’histoire ? On est ici dans un manga initiatique traditionnel, le groupe (Camélia et Grendel), les liens d’amitié qui se créent au fur et à mesure qu’on avance dans l’aventure et qu’on se bat contre des ennemis de plus en plus puissants. Classique, mais bien mené. J’ai trouvé les deux personnages principaux touchants. Cette histoire de déménagement de dragon est intrigante. Cachent-ils quelque chose ? Est-ce que le paladin a dit toute la vérité à Camélia sur cette mission ? Pourquoi ce changement maintenant alors que le dragon semble avoir passé des années dans la tour ? On a des réponses, mais on se demande si ce ne sont pas des mensonges. Puis il y a tout un tas d’ennemis qu’on nous annonce et qu’on a pas encore croisé. On a envie de savoir comment notre duo va se sortir du prochain coup. Une lecture détente très agréable.

Le coin des curieux :

Grendel est le nom d’une créature dans le poème Beowulf, c’est le descendant de Caïn, le premier meurtrier de l’humanité. C’est aussi le premier monstre que Beowulf affronte. Est-ce un hasard si l’auteur a choisi ce nom pour son dragon ?


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Premières lignes #5 – Le dernier loup-garou

Chaque semaine, Ma lecturothèque nous invite à partager les premières lignes de nos lectures.

Aujourd’hui je vous propose les premières lignes du roman que je viens juste de commencer : le dernier loup-garou de Glen Duncan. Je n’ai lu qu’une quarantaines de pages et je ne sais pas encore quoi penser du roman. Mais les premières lignes m’avaient donné envie :

« C’est officiel, dit Harley. Ils ont tué le Berlinois il y a deux nuits. Tu es le dernier. » Un silence, puis : « je suis désolé ».

Hier soir. Dans la bibliothèque de l’étage, chez lui, à Earl’s Court. Il se tenait légèrement penché en avant, crispé, entre la cheminée de pierre et le canapé sang-de-bœuf. J’occupais le fauteuil près de la fenêtre, un verre de Macallan de quarante-cinq ans d’âge et une Camel filtre à la main, les yeux fixés sur la nuit londonienne où la neige tombait dru. Parfum de mandarine, de cuir et de pin en combustion. Les quarante-huit heures écoulées n’avaient pas complètement dissipé l’engourdissement de la Malédiction : le loup s’attarde toujours dans les poignets et les épaules. Malgré ce que je venais d’entendre, je me disais : Je vais demander à Madeline de me masser ; huile de jasmin tiède et main magnolia aux ongles démesurés que je n’aime pas – que je n’aimerai jamais.

Couverture Le Dernier loup-garou

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Les mondes d’Animalia – tome 1

Un petit roman fantasy facile à lire avec de nombreux personnages et de l’action pour les jeunes lecteur en quête d’autonomie, ça vous dit ?

Les mondes d'AnimaliaLes mondes d'Animalia - T1 - Les licornes et la menace du griffon

Nous suivons 4 jeunes licornes qui rentrent chez elles après avoir terminé l’école de magie. Elles décident de faire un détour pour visiter une magnifique forêt. Là-bas elles devront affronter un terrible danger pour venir en aide aux habitants de la forêt.

Une histoire assez simple et classique, avec la bande d’amis aux pouvoirs magiques, les rencontres, les aventures et le danger… sauf que les ado sont des licornes et leurs amis des animaux sauvages.

Le style est facile avec beaucoup de dialogue, ça se lit vite et facilement. J’aime bien ce genre de roman pour les enfants parce qu’il peuvent les lire seul et rapidement, ce qui les rends fières d’eaux et leur donne envie de  lire plus. Ce roman est sympathique, peut-être un peu trop simple, mais il va donner le goût à la lecture et les histoires plus complexes suivront. Et puis il y a de la féerie, de l’amitié, de la solidarité… on ferait presque une overdose d’arc-en-ciel ! XD

Moi, justement j’en ai fait une, mais j’ai passé l’âge ^^ Ce que je lui reproche c’est la façon dont le méchant est traité. Finalement son défaut est d’être carnivore. Ok, on en fait des tonnes sur sa cruauté mais bon, au final il a faim, il chasse, rien de plus naturel pour un carnivore. Oh ! Il y a bien de « gentils » carnivores mais, bizarrement, on ne fait jamais allusion à la façon dont ils se nourrissent. A un seul moment il proposent de manger le méchant et on leur rétorque que la violence ne résout pas les problème. Jolie morale, mais… s’il mangent pas le méchant faudra bien qu’il mangent quand même un peu de viande fraîche à un moment donné.

C’est une façon de traiter les choses qu’on retrouve très souvent dans le livres pour enfants et qui a le don de m’énerver. Ce n’est pas parce qu’on écrit pour des enfants qu’il faut aborder les chose de façon si naïve, je dirais même niaise. Un carnivore est un carnivore et il n’y a là aucune notion de mal ou de bien.

Malgré tout je conseille quand même ce livre pour les 8/10 ans, parce qu’il est ludique et facile à lire.

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La passe-miroir 1 – Les fiancées de l’hiver

On a déjà beaucoup , mais alors beaucoup, parlé de ce roman fantasy. Et comme à mon habitude, j’ai un train de retard, faut dire que je ne m’intéresse que peu aux nouveautés et j’ai un faible pour les éditions de poche, du coup quand je remarque un livre sur les blog, je le note dans un coin pour plus tard, quand l’effervescence retombe et que la collection de poche sort. Cette fois je n’ai pas eu le temps de carrément oublier, comme ça m’arrive souvent, car Yomu-chan nous a ramené des petites surprises du salon du livre de Bordeaux sur lequel elle a travaillé. Dans son cabas il y a avait le tome 1 de la Passe-miroir dédicacé. J’était tout joie ! J’ai laissé tomber toutes mes lectures en cours pour découvrir ce roman dont j’avais lu/entendu tant de louanges. J’avoue, non sans quelques appréhensions. Je me méfie toujours des phénomènes de mode. Et bien, mes craintes n’étaient pas fondée. Christelle Dabos mérite son succès.

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Ophélie, petite animiste très discrète travaillant comme liseuse dans le musée familial, mène une  vie simple et solitaire sur son arche familiale. Mais la famille lui réserve un autre destin. Elle a été fiancée avec un haut fonctionnaire du Pôle. Elle n’a malheureusement pas son mot à dire, les matriarches ont décidé pour elle. La voici partie pour un monde inconnu et hostile. La cour du Pôle se révélera bien pire que ses plus terribles craintes. Elle qui est si simple et franche va devoir survivre dans la cour où tout n’est qu’intrigue et faut-semblant. Mais sous ses grosses lunettes et son apparence quelconque Ophélie cache une grande détermination. Elle ne va pas se laisser piétiner si facilement.

Voici en quelques mots l’intrigue de départ de ce premier tome. Ce tome est une véritable réussite car en 500 et quelques pages, l’auteur arrive à créer un univers très riche, détaillé original et cohérent, sans oublier des personnages bien travaillé, aux personnalité varié et complèxes et une intrigue qui ne manque pas de rébondissement.

L’univers

Sans qu’on nous en dise trop, on comprends que la terre à explosé mais elle n’a pas été détruite pour autant. La vie continue sur les bribes de terre plus ou moins grandes qui flottent en suspension au tour du noyaux. Chaqu’un de ces morceaux de terre est appelé une arche. Chaque arche est habité par une où plusieurs familles sur la tutelle de l’esprit de famille. Considéré comme un Dieu par certain, comme un vénérable ancêtre par d’autres. Les esprit de familles sont bien intrigant. Dans ce premier tome on n’en apprends pas beaucoup sur eux. Quand au commun des mortels, nombreux sont les familles à posséder des pouvoirs. Notre héroïne appartient à la famille des animiste et a le pouvoir de « lire » les objets.

Le Pôle est une arche bien plus grande qu’Anima. Divers familles y règnent et nombreux sont leurs pouvoirs. Je ne vous en dit pas plus pour vous laisser le plaisir de découvrir ce qui attends Ophélie.

J’ai beaucoup aimé cet univers car il est original avec ces arches suspendues dans le vide, mais aussi parce qu’il est richement détaillé, avec une ambiance steampunk pas trop prononcée. Dirigeables et autres machines peuplent discrètement la background. L’ambiance change d’une arche à l’autre. Le décor n’y est pas le même, ni l’esprit. On ressent la différence des cultures. Biens que tout le monde partage la même langue, la façon de parler est différente, l’organisation sociale n’est pas la même, et même le quotidien y diffère.

Les personnages

J’ai aussi aimé les personnage de ce premier tomes. Ils sont nombreux et bien travaillé. Leurs personnalité sont plus complexes que ne le laisse croire le premier abord. En effet souvent la première rencontre avec un personnage nous fait croire à un cliché déjà vu (à commencer par l’héroïne avec ses grosses lunettes, sa maladresse et sa timidité) mais finalement sous cette première apparence se cachent des personnage aux personnalité riches et travaillé. Malgré certains aspect classiques, notamment dans les contrastes entre personnages, leur état d’esprit, leurs émotions se révèlent petit à petit en faisant d’eux des personnages plutôt intéressant. Ophélie se révèle être par exemple une femme de caractère alors que son apparence nous faisait croire à une créature faible et soumise, sans volonté. Il en va de même pour un peu près tout les personnages, dont on découvre diverses facettes au fur et à mesure qu’on avance dans le récit. Sans véritable surprises cependant. Et on reste sur un registre « personnage de fiction », j’entends par là qu’on a plus l’ambiance d’un dessin animé que de la vraie vie, mais moi j’aime ça.

Nous découvrons tout à travers le regard d’Ophélie, c’est donc à travers elle que nous découvrons aussi les autres personnages, on sait d’eux ce qu’Ophélie sait ou crois savoir, quand elle se trompe nous nous trompons avec elle. Cela rend le récit très vivant.

le style

Bon, alors, moi en littérature j’y connais rien. Je saurait bien incapable de critiquer un style littéraire. Mais j’avais quand même envie de dire quelques mots car dans les premiers chapitres j’ai eu un peur. Je trouvais le style un peu guindé. Je me demandais si l’auteur cherchait pas à trop en faire. J’avais peur qu’on ai des description à rallonge, etc. Finalement je me suis très vite habitué au style, qui donne parfois une ambiance un rétro qui colle parfaitement au décor et à l’univers présenté. Et à ma grande surprise les descriptions ne sont jamais trop longues, ni trop ennuyeuses (j’aime pas les récits descriptifs). Il y a un bon rythme et la lecture est vraiment très agréable. Passé le chapitre 2 j’étais conquise et mes premières impressions s’étaient envolée.

Finalement il n’y arien que je n’ai pas aimé dans ce premier tome. Il ne me tarde qu’une chose, lire le tome 2 !

La passe-miroir, tome 2 : Les disparus du Clairdelune par Dabos


pour aller plus loin

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The Earl and The Fairy

Couverture The Earl and the Fairy, tome 1 Couverture The Earl and the Fairy, tome 2

Lydia, une jeune écossaise orpheline de mère, est docteur en féerie. Nous sommes dans la Grande Bretagne victorienne et Lydia passe pour une folle auprès des habitants du village pourtant une rencontre va bouleverser son destin. Elle rencontre, dans des circonstances plus que mouvementées, Edgar Ashenbert, un beau et séduisant jeune homme qui prétend être le descendent du Chevalier Bleu, une figure légendaire ayant servi le roi d’Angleterre quelques siècles plus tôt et ayant un lien privilégié avec les fée. Edgard a besoin du docteur en féerie pour résoudre les énigmes et retrouver un épée pouvant prouver son ascendance. Mais est-il ce qu’il prétend être ? Et qui sont ces hommes qui ont tenté d’enlever Lydia ?

Couverture The Earl and the Fairy, tome 3 Couverture The Earl and the Fairy, tome 4

Que de mystères à résoudre dans cette courte série. Si les personnages sont on ne peu plus classiques (la jeune et naïve jeune fille au cœur pure, le jeune homme ténébreux au passé tourmenté) la série ne manque pas de piment. L’auteur arrive à bien équilibrer son récit et une fois la série commencée on a envie de savoir comment les personnages vont s’en sortir. Trouveront-ils l’épée ? Qui est donc Edgard ?

Je me suis facilement laissé prendre au jeu, et j’ai englouti en bien peu de temps les 4 tomes de la série. Je me suis bien amusée mais je pense que cette lecture sera vite oublié. Il n’y a rien de particulièrement remarquable dans la série mais c’est agréable à lire, alors si vous avez envie de vous détendre en compagnie de créatures magiques et de jolies robes d’époque, cette série est pour vous.

J’ai piqué cette série dans la bibli de Yomu-chan, merci 😉 c’était pour apporter un peu de magie dans mes lectures du premier rat d’Halloween.

⇒ à lire aussi l’avis de Shirubi


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