Archives du mot-clé fantasy

The Earl and The Fairy

Couverture The Earl and the Fairy, tome 1 Couverture The Earl and the Fairy, tome 2

Lydia, une jeune écossaise orpheline de mère, est docteur en féerie. Nous sommes dans la Grande Bretagne victorienne et Lydia passe pour une folle auprès des habitants du village pourtant une rencontre va bouleverser son destin. Elle rencontre, dans des circonstances plus que mouvementées, Edgar Ashenbert, un beau et séduisant jeune homme qui prétend être le descendent du Chevalier Bleu, une figure légendaire ayant servi le roi d’Angleterre quelques siècles plus tôt et ayant un lien privilégié avec les fée. Edgard a besoin du docteur en féerie pour résoudre les énigmes et retrouver un épée pouvant prouver son ascendance. Mais est-il ce qu’il prétend être ? Et qui sont ces hommes qui ont tenté d’enlever Lydia ?

Couverture The Earl and the Fairy, tome 3 Couverture The Earl and the Fairy, tome 4

Que de mystères à résoudre dans cette courte série. Si les personnages sont on ne peu plus classiques (la jeune et naïve jeune fille au cœur pure, le jeune homme ténébreux au passé tourmenté) la série ne manque pas de piment. L’auteur arrive à bien équilibrer son récit et une fois la série commencée on a envie de savoir comment les personnages vont s’en sortir. Trouveront-ils l’épée ? Qui est donc Edgard ?

Je me suis facilement laissé prendre au jeu, et j’ai englouti en bien peu de temps les 4 tomes de la série. Je me suis bien amusée mais je pense que cette lecture sera vite oublié. Il n’y a rien de particulièrement remarquable dans la série mais c’est agréable à lire, alors si vous avez envie de vous détendre en compagnie de créatures magiques et de jolies robes d’époque, cette série est pour vous.

J’ai piqué cette série dans la bibli de Yomu-chan, merci 😉 c’était pour apporter un peu de magie dans mes lectures du premier rat d’Halloween.

⇒ à lire aussi l’avis de Shirubi


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Lost Soul

J’ai trouvé ce “manga” au hasard de mes flâneries dans les rayons livres d’occasion et l’ai acheté plus par curiosité qu’autre chose en voyant que les auteurs étaient françaises. Le challenge Manga & France d’Akatsuki était l’occasion rêvé d’enfin le lire. (oui, mon billet parait avec un peu énormément de retard mais j’ai pas eu le temps de le poster en novembre… de l’année dernière T_T). Heureusement le challenge Halloween me fournit l’occasion d’exhumer ce brouillon resté en suspend dans les archives du blog (désolé Akatsuki, j’avais pourtant lu et fait ma chronique …)

Lost Soul propose un univers proche du notre mais où la magie est chose courante et le métier de nécromancien, sorcier ou médium est un travail comme un autre que l’on apprends à l’institut. Le héros est un nécromancien réputé et aide les gens à communiquer avec les mort peu après leur mort pour les aider dans leur deuil. Une riche famille de la ville fait appel à lui pour élucider le mystère qui entoure la mort de la mère de famille. Pour cette enquête le héro devra faire équipe avec un médium, un ami de jeunesse avec qui il entretien maintenant une relation de haine (réciproque ?).

Que dire de ce manga ? Franchement j’ai pas été convaincue. C’est mignonnet mais maladroit. Je lisais il y a quelques temps dans un commentaires ironique à propos des mangaka français qu’ils sont “doué au dessin au lycée et encouragé par leur potes. Et Hué de tous quand ils passent pro”. C’est exactement ce que j’ai ressenti en lisant ce manga. Je ne trouve pas du tout que cela relève de la schizophrénie du lecteur, ni de son incohérence. Je trouve cela normal de ne pas avoir la même exigence face à un travail d’amateur ou un travail de pro. Si des lycéenne m’avaient fait lire ce manga, je les aurais félicité. Mais là ce n’est pas un dôjinshi, c’est un manga relié publié par Taifu. Je suis beaucoup plus exigeante avec les pro et je trouve que ce premier tome de Lost Soul n’est pas abouti.

J’ai le sentiment que la seule chose que Lost Soul ai à proposer sur le marché du manga c’est qu’il est français, or cet argument de vente est, à mes yeux, insuffisant. Si on veut faire du manga faut le faire bien, quelques soit notre nationalité. L’univers, l’intrigue et les personnages de ce premier tome sont convenus, le médium semble tout droit sorti d’un yaoi, on nous met des tartines de fan service, il y a même les triangle ennuyeux amoureux autour du quel plane un prétendu mystère mais qui est amené de telle façon ma curiosité n’a aucunement été titillé. Les nouveaux personnages apparaissent comme des cheveux sur la soupe, ça manque de liant et parfois de cohérence. Par exemple on introduit le personnages du médium avec une histoire d’âme d’enfant qu’il réclame au nécromancien, le lecteur est intrigué, que veut-il faire avec ces âmes ? Et ben on s’en fout ! à la place on nous fait revivre d’insignifiant et ennuyeux souvenir de jeunesse ou l’on voit le medium et le nécromancien avec une jolie cruche, dans un classicisme désarmant. Non seulement on a déjà vu cette scène dans je ne sais combien de manga et anime mais en plus elle est ennuyeuse à chaque fois. Là où on nous fait miroiter du piquant on nous sert de la guimauve, forcement la déception est au rendez-vous. J’ai pris cette scène comme exemple parce qu’elle me semble emblématique de la façon dont le récit est conduit d’un bout à l’autre. 

Niveau dessin c’est pareil : il y a un joli travail mais ce n’est pas abouti et sa manque encore de personnalité. 

Si je tombe sur le deuxième tome je le lirais par curiosité et aussi pour voir les progrès que les auteurs auront fait entre les deux tomes, mais pour le moment je ne suis vraiment pas convaincue. ça mérite d’être retravaillé. 


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La Fantasy, un genre digne d’intérêt ?

avant propos

J’ai récemment suivi un mooc dédié à la littérature fantasy sur la plate-forme fun-mooc. C’était très intéressant. J’ai appris plein de choses. J’aurais du en parler tant que les inscription étaient encore ouverte, mais… à force de remettre cela au lendemain, c’est trop tard -_-‘

Mais j’avais envie de partager le travail écrit qui était demandé en fin de parcours. Il fallait répondre à la question suivante : la Fantasy, un genre digne d’intérêt ? Il fallait donner des argument et contre-argument, fournir des exemples… bon facile à dire, mais moi, même après le mooc en fantasy j’y connais pas grand chose. Pourtant j’ai trouvé l’exercice intéressant et amusant à faire.

Je vous livre ici le texte tel que je l’ai livré au jugement des paires sur fun-mooc. Sans retouches. Juste quelques images pour égayer le tout. N’hésitez pas à me faire vos retours, laisser des conseils de lecture, etc.

La fantasy, un genre digne d’intérêt ?

Sous l’étiquette Fantasy, on retrouve des œuvres bien différentes les unes des autres, de l’épique épopée du Seigneur des anneaux à la chasse aux vampires de Buffy, en passant par les viriles aventures de Conan le barbare, la Fantasy compte de nombreux sous-genres. Une diversité qu’il est difficile d’analyser comme une seule et même identité. Qu’est-ce que vraiment la Fantasy ? On pourrait la définir comme une littérature du merveilleux où le surnaturel fait partie intégrante de l’univers proposé et est accepté comme allant de soi par le lecteur. Ce surnaturel peut se manifester de façons bien différentes d’un sous-genre à l’autre, d’une oeuvre à une autre.

Comme la plupart des littératures de genre, la Fantasy est souvent décriée au profit d’une littérature générale, seule considérée comme digne d’intérêt. L’un des principaux reproches qui est fait à la Fantasy c’est celui d’être très, trop, stéréotypé, de se structurer toujours autour des mêmes mécanismes narratifs. On ne peut nier l’existence de ces stéréotypes maintes fois recyclés par des auteurs de fantasy. Mais le fait qu’une recette à succès soit recyclée par des auteurs en manque d’inspiration ou simplement soucieux de surfer sur une vague à la mode, n’enlève rien aux qualités des oeuvres qui ont donné naissance à ces stéréotypes.

Parmi ces stéréotypes, nous pouvons citer celui né dans le Seigneur des anneaux de Tolkien. Son roman qui s’inspire à la fois de la mythologie celtique et nordique pour ses créatures surnaturelles et de la chanson de geste médiévale pour son côté épique, impose, par son succès auprès des lecteurs et de la critique, l’un des stéréotypes fondateurs du roman Fantasy, ou du moins de l’Epic Fantasy : le groupe d’aventuriers appartenant à différentes races (humains, elfes, nains…) et menant une seule et même quête dans le but de protéger le (un) monde menacé par des forces obscures. Si l’on peut reprocher aux auteurs ayant repris cette idée de manquer d’originalité, cela ne réduit pas la valeur du roman de Tolkien qui ne doit pas son succès à la simple utilisation de ce stéréotype, mais au formidable travail de création de l’univers qui sert de base à son épopée. Nous touchons là à l’un des principaux intérêt de la Fantasy selon moi : le  dépaysement. La Fantasy, quelque soit le sous-genre, propose des univers alternatifs empreints de merveilleux et de surnaturel. La réussite et l’intérêt d’une oeuvre Fantasy dépend avant tout, selon moi, du talent de l’auteur à créer un univers cohérent. En cela Tolkien a excellé, créant pour son roman Le Seigneur des Anneaux un univers très riche et cohérent pour lequel il nous fournit de nombreux détails anthropologiques, ethnologiques, linguistiques… L’univers de Tolkien, qu’il décline et développe dans plusieurs oeuvres et travaux, allant jusqu’à créer une langue, est si riche qu’il devient plausible.

On pourrait aussi citer le succès plus récent de la série à destination de la jeunesse de J.K. Rowling : Harry Potter. Le succès de ce dernier a vu se multiplier les histoires plus ou moins réussies d’apprentis sorciers et sorcières. Ce qui pour moi fait la force de Harry Potter, outre les thématiques universelles qu’il aborde (passage à la vie adulte, finitude de la vie humaine, lutte contre ses propres pulsions de destruction, ode à la tolérance…) c’est son univers très riche et bien construit. Le monde magique que Rowling superpose au nôtre fonctionne à merveille. On peut, l’espace d’une lecture, y croire. Les nombreux détails qu’elle fourni facilitent l’immersion. Et j’en viens au second intérêt de la fantasy, après le dépaysement et la découverte d’autres univers, vient l’émerveillement.

Par ailleurs, si le stéréotype très présent dans la Fantasy peut être sujet à critique, il fait aussi parti du plaisir de lecture. Les lecteurs, surtout les jeunes, aiment, en ouvrant un ouvrage fantasy, y reconnaître des archétypes qui leurs sont familiers.

Comme beaucoup d’autres littératures de genre, la Fantasy est une littérature qui semble légère. Elle nous émerveille et nous offre une échappatoire aux réalités de la vie, aux ennuis du quotidien. Certains pourraient lui reprocher de pousser le lecteur à l’escapisme, à la fuite du réel. Si le voyage et le dépaysement est total, la réalité n’est finalement pas aussi loin qu’il y paraît. Grâce à l’énorme liberté  que le merveilleux offre à l’auteur, il peut se permettre une critique parfois très poussée de notre société et de ses excès, une réflexion profonde sur la nature humaine, de son rapport aux autres, à la nature, au pouvoir, aux luttes intérieurs entre pulsion de destruction et altruisme, sur la question pas si simple du courage individuel et/ou collectif, l’importance du groupe, etc… sous ses airs de conte de fée, la Fantasy cache une véritable réflexion philosophique.

Prenons l’exemple de Peter Pan de J.M Barrie qui a même donné son nom à un syndrome psychologique. Dans son roman, Barrie met en scène un enfant qui ne veut pas grandir. L’enfance qui est perçue comme un paradis perdu duquel il faut accepter de se séparer pour devenir adulte. Peter Pan s’y refuse et restera un enfant à jamais. Dans le Monde de Narnia, l’enfance est aussi présenté comme un âge béni qui ouvre des portes merveilleuses, portes qui se referment quand l’enfance s’évapore. On peut lui opposer Harry Potter où, au contraire, plus l’enfant grandi et accepte ses responsabilités, plus son pouvoir magique grandi et les combats qu’il mène deviennent spectaculaires. Grandir le fait gagner en puissance et non perdre ses pouvoirs. Deux visions opposées de l’enfance et surtout du passage à l’âge adulte sont livrées dans ces romans. Dans Harry Potter le récit pousse le jeune lecteur (n’oublions pas que s’il est lu par des adultes, le roman s’adresse à la jeunesse qui grandit avec son héros), à accepter de grandir et assumer ses responsabilités, c’est une étape fondamentale de la construction de soi. Grandir veut dire perdre quelque chose dans Peter Pan ou Narnia, tandis qu’Harry Potter gagne quelque chose. Nous avons là des approches très philosophiques du passage de l’enfance à l’âge adulte.

Peter Pa par Renae De Liz

Pour donner un autres exemple , dans le Seigneur des anneaux comme dans Harry Potter, il n’est pas question d’une simple lutte du bien contre le mal . L’univers que nous livrent ces deux romans est moins manichéen qu’il n’y paraît. Harry comme Fredon doivent affronter leur propres désirs de pouvoir, leur propres pulsion destructrices pour vaincre les forces obscures qui menacent leur monde.

Je pourrais encore citer le roman japonais, Sword Art Online, mêlant sf et fantasy, où le héros est plongé, grâce à des technologies futures, dans un univers virtuels de jeu vidéo fantasy. Sword Art Online propose, au détour de ses aventures épiques, une réflexion intéressante sur ce qu’est la réalité et la perception que nous avons de celle-ci, ou encore sur la spécificité humaine en s’interrogeant sur ce qui détermine l’humanité d’un individu. Peut-on considérer une intelligence artificielle éprouvant des sentiment comme une chose ?

Ce n’est là que quelques exemples pour montrer la richesse de la réflexion que peut proposer la fantasy.

La production de fantasy est très importante et très variée que ce soit dans le support (roman, film, bande dessinée, série télévisées…) que dans ses sous-genres (epic fantasy, urban fantasy, fairy tale fantasy, heroic fantasy…), tout comme dans la littérature générale la qualité dépend du talent de l’auteur. Le bon roman fantasy peut apporter à la fois détente, émerveillement et réflexion au lecteur, peut-être au prix de quelques moins bonnes lecture. Comme dans tout genre littéraire. Autrement dit, la Fantasy a autant d’intérêt que tout autre genre littéraire.

Harry Potter illustré par Jim Kay
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Log Horizon ~ Le couronnement du roi Gobelin

J’ai déjà parlé de Log Horizon à plusieurs reprises : pour vous présenter le premier tome et pour faire une comparaison avec un autre roman de l’éditeur, SAO. Aujourd’hui je reviens sur ce light-novel (type de roman jeunesse japonais, lire cet article pour en savoir plus sur le genre) de Mamare Touno publié par Ofelbe, jeune maison d’édition spécialisée dans le genre.

Dans le premier tome on faisait la connaissance de Shiroe, jeune homme autour duquel évoluaient d’autres personnages. Shiroe et ses compagnons de jeu se voient projetés physiquement dans l’univers de leur jeu vidéo qui, tout en respectant les règles du MMO, prend une toute autre dimension en devenant une nouvelle réalité à la quelle nos héros doivent se frotter en chair et en os. La première partie prenait le temps de bien expliquer le contexte avant de se lancer, avec la deuxième partie, dans une drôle d’aventure où l’on joue plus avec la stratégie et la manipulation des masses qu’avec des épées et de la magie. Quête dont le but était d’établir un nouvel ordre parmi les joueurs. Avant de pouvoir sortir du jeu, faut-il encore pouvoir y survivre.

Les aventures qui se déroulent dans ce deuxième tome commencent quelques mois après la fin du précédent livre. La vie des aventuriers s’organise dans la ville Akiba. Les joueurs vivent dans une certaines tranquillité, plus inquiet de l’organisation de leur quotidien que des quêtes épiques que le jeu proposait avant  la Catastrophe, nom que les joueurs donnent au jour où ils se retrouvent coincés à Elder Tale. C’est dans ce contexte qu’un groupe de jeunes joueurs inexpérimentés part en camp d’entrainement au bord de la mer, sous la tutelle de Marielle, chef de la guilde de l’Union du Croissant de Lune ; tandis que Shiroe, Crusty et Michitaka accompagnés de quelques autres camarades partent représenter les joueurs auprès des nobles continentaux (PNJ = personnages non joueurs).

On se prépare à d’intenses négociations économico-politiques quand des armées de gobelins viennent troubler l’apparente tranquillité de ces derniers mois. Les aventuriers vont devoir renouer avec leur rôle dans le jeu et partir pour d’épiques combats.

couverture du tome 4 japonais

Cela fait plus de 6 mois que j’ai lu le premier tome. J’avais encore les grandes lignes du récit et de l’univers en tête, mais j’avoue que pendant les 100 premières pages de ce deuxième tome je n’ai pas pu m’empêcher de sourire sarcastiquement à chaque fois qu’un personnage était décrit, tant on est dans la caricature et le cliché du personnage type anime/manga. Ce style de personnages très caricaturaux, autant dans leur aspect physique que dans leur caractère et attitudes souvent exagérées, ne me dérangent pas trop dans un anime, cela fait partie du jeu. En revanche mes habitudes de lecture font que j’ai tendance à espérer plus de subtilité d’un roman. Or ici point de subtilité ! On y va avec des gros sabots : des filles à gros seins, des beaux ténébreux à lunettes et j’en passe. Aucun personnage ne fait preuve d’un tant soit peu de subtilité et de réalisme. Au début c’est un peu déstabilisant et j’estime que le lecteur non initié se doit d’être averti au risque de tomber dans la déception en découvrant ce style. On lit Log Horizon comme on lirait un shonen (manga pour ado) sans images. Finalement une fois qu’on est habitué à l’ambiance, ce n’est plus dérangeant. ça me fait sourire mais ça va avec l’ambiance générale et dans ma tête les dessins de Kazuhiro Hara (jolis mais extrêmement classiques dans le genre) s’animent aux mots de Mamare et je regarde ce livre plus que je ne le lit. Je le regarde oui, parce que je me prends au jeu et je vois devant moi défiler ces personnages de dessin animé qui agissent comme un dessin animé et non comme de vrais personnes.

J’ai déjà longuement parlé de cet aspect de Log Horizon dans mon précédent article. Ici on garde le même ton, le même style. Pas de surprise de ce côté là.

Mon cœur d’enfant s’est pourtant réjouit à cette lecture qui l’espace de quelques heures nous amène loin de notre quotidien et de nos soucis bien terrestres pour nous faire vivre dans un monde de dessin animé japonais à la sauce héroic-fantasy.

Il y a de l’action et un bon rythme dans ce deuxième volume. L’intrigue se déroule sur 2 fronts qu’on suit simultanément passant de l’un à l’autre, d’un chapitre à l’autre. On ne s’ennui jamais. Les personnages font sourire dans leur forme mais n’en sont pas moins attachant. On trépigne en se demandant quand Minori va enfin casser sa coquille de timidité et tirer son groupe d’une impasse, on s’amuse de voir Crusty jouer avec la belle et nonchalante  Leynessia, on se demande ce que nous mijote Shiroe… On passe un bon moment, on se détend, pas de prise de tête et ça fait du bien.

J’ai trouvé ce deuxième tome beaucoup plus rythmé que le précèdent, j’ai d’ailleurs mis beaucoup moins de temps à le lire.

Si la série de Mamare n’est pas remarquable pour le son style littéraire (soyons honnêtes il y a quelques tournures de phrase qui font grincer des dents) il sait néanmoins nous amuser et garder la tension nécessaire tout au long du récit pour qu’on ai envie de continuer ce gros volume qui se termine même un peu trop vite.

Shiroe passe ici un peu au second plan. Il en est de même pour les autres personnages qui jouaient sur le haut de la scène dans le premier volume. Ils sont toujours présent mais se sont de nouveaux personnages et d’autres à peine rencontrés dans le précédent tome qui leur volent la vedette. Ce qui rends ce deuxième tome d’autant plus réussi : en découvrant de nouveaux personnages on évite la lassitude mais en même temps il y a une petite pointe de frustration à ne pas avoir plus profité de ceux que l’on connaissait déjà. Cela ne peut que donner envie de lire la suite.

Bref ce deuxième tome renforce ma sympathie pour cette série. J’ai passé un agréable moment à Elder Tale et attends avec impatience d’y faire un nouveau voyage.

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Log Horizon sur le site de l’éditeur

Extrait du tome 2

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Sword Art Online vs Log Horizon

Parmi les 3 premières licences des éditions Ofelbe, 2 explorent un même univers, celui du MMORPG. Nous nous sommes partagées la lecture. Yomu-chan a prix Sword Art Online (qu’on appellera ici par son petit nom SAO) dont elle connaissait vaguement la version animée, moi j’ai pris Log Horizon (LH pour les intimes) et sa jolie couverture verte. En nous faisant l’une à l’autre un résumé rapide des bouquins que nous avions lu, nous avons eu l’impression que c’était un peu la même chose. Faut dire que les pitchs de départ se ressemblent beaucoup. Que se soit dans SAO ou dans Log Horizon, les personnages sont pris au piège dans un jeu en ligne, le fameux MMO.

couverture du premier tome de SAO chez Ofelbe

Un peu de vocabulaire pour se comprendre :

Bon je commence par faire un petit aparté sur le MMO. Parce que il y en a peut-être parmi vous qui n’ont jamais entendu parler de ce truc, ou qui n’ont que vaguement écouté les explications passionnées d’un petit frère (mea culpa !). Du coup je me dois de prendre 2 minutes pour expliquer (enfin…. m’expliquer à moi-même avant tout) ce que c’est exactement les MMO parce que bon, que ce soit dans SAO ou dans LH, les sigles barbares fusent dans tout les sens et moi j’y comprends rien.

Le sigle MMORPG vient de l’anglais massively multiplayer online role-playing game autrement dit jeu de rôle en ligne massivement multijoueur. Ah… tout devient plus clair… heu… non, pas vraiment. Recommence ! 

Alors, j’ai lu les explications de wikipédia avec la même attention précédemment attribué aux explications fraternelles, ce que j’en retiens (qui parait évident dès la lectures des premiers chapitres des romans suscités) c’est qu’il s’agit de jeu en ligne où plusieurs centaines de millier de joueurs se connectent simultanément et interagissent à la fois avec le système et entre eux. Chaque joueur se crée un avatar qui va vivre plusieurs aventures/quêtes en vue d’évoluer, gagner des niveaux de compétence. Dans ce type de jeu la communication entre joueurs joue un rôle très important et de nombreux joueurs créent des communauté virtuelles : les guildes.

Les MMO proposent le plus souvent des univers médiévaux-fantastiques ou sf.

Les XP font les points d’expérience que le joueur accumule en accomplissant les quêtes donné par des PNJ ou en tuant des monstres. Les PNJ sont des personnages non joueurs (autrement dit ils font parti du programme du jeu). Autre sigle barbare utilisé dans les romans : le PKplayer killer, c’est un joueur qui s’amuse à tuer les avatars des autres joueurs (des gens sympa quoi).

Voilà en gros. C’est suffisant pour comprendre dans quel univers évoluent les deux romans que je vais ici comparer.

couverture du premier tome de Log Horizon chez Ofelbe

Piégé dans un univers virtuel :

Un jeu qui devient plus vrai que nature, voilà le commencement de ces deux aventures épiques modernes. Pourtant dès le départ les deux romans proposent des univers très différents. Les héros des deux sagas se retrouvent piégés dans des jeux de rôle en ligne avec de nombreux autres joueurs, mais la façon dont le piège se met en place est très différente.

Dans SAO l’aspect technique est longuement expliqué, donnant un aspect presque vraisemblablement au commencement. J’ai même été étonnée du foisonnement de détails techniques. On sent que l’auteur cherche à donner le plus de réalisme possible. Les joueurs ont été piégé après s’être branchés sur une nouvelle sorte de console de réalité virtuelle qui détourne les ondes cérébrales pour faire mouvoir l’avatar dans un décor 3D, alors que le corps reste allongé sur le lit, inerte. Pour se connecter au jeu on enfile un casque qui recouvre entièrement le crane. Les échanges électriques entre le casque et le cerveaux permettent au joueur d’avoir des sensations très réelles, sentir des odeurs, des goûts, la chaleur, le froid, la fatigue…

Le créateur du jeu, un fou qui de toute évidence a pété un câble, a manipulé le jeu pour piéger les 10 000 joueurs connectés dès le lancement du MMO. Une fois entrés dans le jeu il leur est impossible de se débrancher, toute tentative extérieure pour leur enlever le casque mène à la mort. Les joueurs piégés n’ont qu’une solution pour pouvoir revenir dans le monde réel, finir le jeu et tuer le boss final en franchissant les 100 étages que composent la forteresse de Aincrad, le terrain de jeu de SAO.

SAO tome 1, illustration de abec

Et c’est précisément sur cet aspect que les deux romans différent le plus. Comme nous venons de voir, dans SAO les joueurs piégé savent dès le début de l’aventure comment ils sont arrivés dans le jeu, ce qui arrive à leur corps, et surtout comment sortir du jeu. Ils ont la solution, dès que le piège se referme sur eux. Tout ce qu’ils leur reste à faire c’est se battre, devenir plus fort et gagner le jeu (plus facile à dire qu’à faire !).

Dans Log Horizon c’est très différent. Dès le départ les joueurs sont dans l’incompréhension complète. Personne ne sait ce qui se passe, ni pourquoi, ni comment et encore moins comment sortir.

Alors que SAO utilise de nouvelles technologies pour créer un univers virtuel en 3D très réaliste, les héros de LH n’ont aucune idée de comment ils ont pu atterrir dans l’univers du jeu. Le transfert de la réalité à Elder Tale est bien différent de ce que propose Kawahara dans SAO. D’ailleurs, sont-ils vraiment dans le jeu ?

Dans LH les joueurs jouent en ligne de façon ordinaire, en utilisant un ordinateur connecté à internet. La plupart d’entre eux connaissent le jeu depuis un bon moment. Les guildes existent déjà, les personnages ont déjà acquis des points d’expérience et ont des niveaux enlevé au moment où leur réalité change. Les joueurs ne sont pas dans une réalité virtuelle mais dans une nouvelle réalité fortement inspirée du jeu en ligne. Bien que tout soit “vrai”, des vrais corps qui ont besoin de manger, dormir et se soigner, le monde est régit par les même règles que celle de Elder Tale, leur jeu. Leur propres corps ont changé pour former un étrange mélange entre véritable apparence et avatar.

Nous avons donc deux monde qui trouvent leur source dans le MMO, celui de SAO est un décor virtuel en 3D très sophistiqué à l’intérieur du quel est projeté la conscience du joueur. Celui de LH est une sorte de réalité parallèle dont on ne sait pas si elle est virtuelle ou réelle. Les deux univers ont en commun de fonctionner comme un jeu vidéo.

illustration du premier tome de Log Horizon – Kazuhiro Hara

Des combats pas très sportifs :

Comme nous venons de le voir, les mondes dans lesquels évoluent les personnages des deux sagas sont régis par les règles du MMO, les combats s’y déroulent donc comme dans le jeu : on doit préalablement choisir la technique de combat à appliquer dans un menu. Les dégâts infligés par les divers techniques dépendent du niveau d’expérience du joueur. Pour faire monter son niveau on doit faire des quêtes, tuer des monstres… Dans les 2 univers nos héros passent leur temps dans un menu virtuel qui s’affiche pour leur indiquer les techniques, les objets, le points de vie, communications avec les amis et je ne sais quoi d’autre caractéristique du fonctionnement d’un MMO. Une approche qui plaira aux adeptes de jeux qui s’identifierons très vite aux personnages et visualiserons rapidement les déroulement d’un combat. Pour moi qui n’ai jamais joué à ce genre de jeux, les combats dégagent une drôle d’ambiance. Je trouve que ça ne fait pas assez vrai et que ça manque d’adrénaline. Les joueurs m’affirmerons qu’en jouant l’adrénaline coule à flot, mais cela reste trop abstrait pour moi. Je visualise les combats à l’épée comme dans un film chanbara, non comme dans un jeu du coup il y a un petit décalage entre mon image mentale et les mots que je lis 🙂

Ça devient serieux XD #loghorizon #lightnovel #ofelbe

Une photo publiée par Bidib Ma Petite Médiathèque (@bidibmpm) le

La mort vs l’immortalité :

Si les deux univers sont régis par les règles du jeu et par son fonctionnement (menu, techniques, niveau…) il y a une différence fondamentale entre les deux univers : la signification de la mort. SAO propose un univers purement virtuel pourtant la mort d’un avatar est définitive et entraîne la mort du corps resté dans la réalité. LH au contraire propose un univers qui semble plus réelle, où les corps ne semblent pas être de simples avatar numériques pourtant les joueurs ne connaissent pas la mort. Ou plutôt ils en connaissent plusieurs puisqu’ils sont instantanément ressuscités dans le temple de la ville la plus proche. Alors que les uns se battent pour ne pas mourir, les autres composent avec cette nouvelle immortalité. Dans un cas comme dans l’autre cela affecte profondément les personnalités des joueurs et entraîne certains d’entre eux à la dérive. Des PK se multiplient d’un côté comme de l’autre, même si cela n’implique pas la même gravité dans les deux cas.

scène de combat dans le tome 1 du manga SAO, dispo chez Ototo

Magie vs combat à l’épée

Autre différence, qui peut sembler anecdotique, mais qui aura son importance surtout dans le cas de LH, c’est la magie. Dans les MMO il existe divers type de personnages, ceux qui utilisent les armes et ceux qui utilisent la magie. Kawahara prends le parti d’éliminer toute magie de Aincrad, seules les techniques de maniement des diverses armes font la force des personnages de SAO, aucune magie ne peu leur venir en aide si ce n’est l’utilisation de potions de régénération et de cristaux permettant de se téléporter. Objets que chacun peut acheter ou trouver. Personne ne peut lancer de sort, ou utiliser des pouvoirs étranges.

Non seulement dans LH la magie existe toujours mais elle est même au centre de l’histoire puisque le héro, Shiroe, est un enchanteur. Il ne maîtrise pas de techniques armée. Sa force ne réside pas dans ses bras mais dans son cerveau. Certes il est d’un niveau élevé ce qui rend ses sortilèges puissant mais il n’en reste pas moins un joueur aux attaques faibles et à la défense fragile. Sa force c’est son sens de la stratégie. Alors que dans SAO c’est surtout le courage, voir la témérité, la technicité, la vitesse et la capacité de concertation en combat de Kirihito qui font le lui le héros. Shiroe de LH arrive à ses fins en élaborant de complexes stratagèmes et en déployant des stratégies réfléchies (ce qui ne l’empêche pas d’être aussi rapide et concentré lors des combats armés). L’un est en première ligne, l’autre reste légèrement en recul derrière ses compagnons pour les diriger et soutenir afin de garantir la victoire par une parfaite synchronisation. Attention ce n’est pas parce que Kirihito se démarque par son niveau d’épéiste que cela veut dire qu’il n’a rien dans le ciboulot, il possède également d’excellentes capacités d’observation et de déduction. Ben ouai, on est quand même dans un univers fantasy au premier degré, les héros y sont trop fort ! Dans SAO encore plus que dans LH, Kirihito n’est pas seulement fort et intelligent mais aussi beau et charismatique, le chevalier servant parfait, clichés et stéréotypes en veux-tu en voilà 😉 Shiroe il a au moins le mérite d’être un binoclard pas doué pour parler aux filles et… ah ! mais ça aussi c’est cliché et stéréotypé à mort XD Je vous l’ai dit, on est dans du premier degré : du stéréotype, du fan service et tout les ingrédients de la recette mainstream nippone qu’il faut.

Shiroe – tome 1 de Log Horizon

Stéréotypes et clichés, une recette qui fonctionne :

Et puisque on parle clichés, penchons nous sur la question deux minutes. Ce qui fait la réussite des deux titres ce n’est pas l’originalité de leur intrigue, encore moins l’originalité des personnages, c’est juste le talent de l’auteur à rendre son récit captivant et agréable, malgré l’utilisation de clichés et stéréotypes éprouvés.

J’avais déjà souligné l’aspect particulièrement caricatural des personnages de LH dans mon précédent article (on a le binoclard intelligent, le grand costaud marrant et un peu pervers, la jeunes filles menue mais impitoyable, la chaleureuse belle fille à forte poitrine, la sérieuse secrétaire à lunette… plus cliché tu meurs). SAO n’a rien à envier à son camarade ! Les personnages y sont tout aussi stéréotypés même si leur style est un peu différent. Je dirais que SAO cherche à séduire un public féminin par un fan service bien chiadé sur Kirihito qui en plus d’être beau et intelligent est charismatique, sensible, généreux, un peu ingénu… Bref c’est le héros d’anime parfait quoi. Un peu petit peut-être mais bon comme il est trop classe on lui pardonne facilement sa petite taille XD Les filles de SAO sont aussi toutes plus cliché les unes que les autres. Et là encore on sent les persos déjà vu dans je ne sais pas combien d’anime et de manga. Faut croire que la recette marche. Du coup on en abuse allègrement. Mais est-ce pour autant désagréable ?

Moi je n’ai pas été dérangé par l’excès de cliché parce que j’ai pris ces deux light novel pour ce qu’ils sont : un simple divertissement, pas de la littérature. Et de ce point de vue  Mamare Toumo (LH) et Reki Kawahara (SAO) se débrouillent très bien. Ils savent construire leur univers et nous distraire le temps de la lecture.

Le commencement vs la fin :

Autre différence importante : la temporalité du récit. L’un commence par le commencement. Le premier chapitre de LH nous jete dans le vif de l’action mais très vite nous revenons au début et tout nous est expliqué dès le commencement. On voit comment ce nouvel univers et les joueurs s’organisent du choc initial à une sorte d’équilibre ouvrant enfin la voie à la recherche de réponses possibles. SAO au contraire place le récit deux ans après que le “jeu” aie commencé. Nous avons des explications quant à ce qui les a conduits ici, des flashbacks qui nous racontent le début et quelques épisodes intermédiaires mais l’aventure elle se déroule à la fin de la quête. On ne cherche pas des réponses, on cherche la solution finale.

Et alors ? Ben je trouve que cette distinction donne un aspect très différent aux deux quêtes, les héros n’ont pas le même but, n’ont pas la même expérience, le même recul, la même organisation, etc.

Sword Art Online vs Log Horizon, qui remporte la palme du meilleur light novel ?

Nous l’avons vu, ces deux titres partagent de nombreux points communs à commencer par leur thématique et le support qui sert de point de départ aux deux aventures : le MMORPG. Clichés et fan service garnissent les deux romans. Cependant la façon d’exploiter ces points communs diffère entre les deux auteurs tant dans leur style d’écriture (je n’en ai pas trop parlé ici, mais… je suis nulle en la matière, je ne pourrais pas expliquer grand chose) que dans l’aventure qu’ils racontent. Les héros font face à des problématiques différentes, ces univers dans lesquels ils ont été projetés malgré eux sont régis pas des différences fondamentales comme la vie et l’immortalité. Préférer l’un à l’autre dépendra surtout, je pense, de la sensibilité du lecteur et de l’aventure qui rentre le plus en résonance avec ses propres rêveries. Je l’ai dit, nous avons à faire à du divertissement, pas de la littérature. Il ne s’agit pas de savoir lequel est mieux écrit mais lequel nous amuse le plus.

De ce point de vue là moi j’ai une préférence pour Log Horizon, le monde fantasy avec magie et quêtes épiques qu’il propose me correspond plus que le MMO sophistiqué proposé par SAO. J’ai surtout apprécié la seconde partie du livre qui après une longue introduction nous lance dans la conquête de ce nouveau monde. En revanche j’ai trouvé la première partie de SAO bien plus fluide et vivante. On est très vite pris par l’intrigue et j’étais surprise de lire sans pouvoir m’arrêter alors que cet univers est moins familier pour moi. SAO a un meilleur rythme. Et la première partie est très plaisante à lire. J’y ai trouvé plein de rebondissement intéressants et de surprises. C’est très bien mené. En revanche je trouve que cette partie se suffit à elle-même. Je le conseillerais volontiers à tous les lecteurs désireux de plonger le temps d’une lecture dans un univers fantastique riche en émotions, combats, romance et surprises. Mais je ne ressens aucune envie de lire la suite. Ce premier récit m’a comblé.

A contrario la fin de Log Horizon ma donné envie de lire la suite. Tandis que sa première partie est un peu longue et redondante.

Voilà, il ne vous reste plus qu’à lire les deux pour les départager 🙂 Et venez me donner votre avis sur la question 😉

Merci aux éditions Ofelbe pour m’avoir fait découvrir ces deux romans


Le petit plus :

Encore un mot avant de vous quitter. Puisque on parle divertissement sachez que ces deux licences sont déclinées en divers support. Je me suis uniquement intéressé à leur version en roman (soit l’originale) mais on peut aussi en profiter en manga et/ou en anime et SAO est même disponible en jeu vidéo (logique !)

Le light novel SAO se décline au Japon et 15 tomes. Les éditions Ofelbe proposent une version française en volume double. Le troisième tome sort aujourd’hui même. La série sera complète en 6 volumes.

Retrouvez SAO sur le site de l’éditeur, vous pouvez également lire un extrait du premier tome.

La licence se décline aussi en manga. Les différents arcs du roman sont adapté dans différentes séries manga. 4 sont disponibles aux éditions Ototo : Arc Aincrad (terminé en 2 tomes), Arc Fairy Dance (terminé en 3 tomes), Arc Phantome Bullet (en cours, 1 tome dispo), Progressive (en cours, 3 tomes dispo). Chaque Arc est dessiné par un mangaka  différent.

 

Si vous préféré, vous pouvez aussi regarder l’anime, elle aussi est licencié en France chez  Wakanim

Log Horizon n’est pas en reste côté média-mix. Le light novel qui au Japon est toujours en cours et compte 9 tomes et proposé en français par les éditions Ofelbe en double volume (le second est prévu pour le mois de mai).

Retrouvez le sur le site de l’éditeur, ici un extrait du premier tome

Tout comme la précédente, cette licence se décline aussi en manga et en anime.

Le premier tome du manga Log Horizon est disponible chez Kana, la série ne compte qu’un seul tome pour le moment, même au Japon. Un spin off en manga, Log Horizon – La brigade du vent de l’Ouest est également en cours chez Kana (3 tomes dispo).

 

L’anime quand à elle est licencié chez adn

Cette fois c’est fini. sore jaa mata !

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Log Horizon, entrez dans la partie !

Aujourd’hui je vous amène dans un univers parallèle avec le dernier light novel des éditions Ofelbe : Log Horizon.

Je vous avais parlé de Spice & Wolf et de son univers moyenâgeux, Yomu-chan vous a parlé de Sword Art Online et son univers jeux vidéo, avec Log Horizon on fait un mix des deux et on part vers de nouvelles aventures chevaleresques.

Couverture Log Horizon (roman), tome 1

Tout commence avec une bataille mené par un enchanteur, un gardien et un assassin contre d’étranges créatures : plantes carnivores, fouines sournoises et autres mousses vénéneuses. Où sommes nous ? Que se passe-t-il ?

Nous sommes à Elder Tale, un MMO. Enfin ça c’était avant ! Depuis le jour de la Catastrophe de nombreux joueurs se retrouvent piégé à l’intérieur du jeu. Comment sont-ils arrivés là ? Personne ne le sait. Lors de la dernière mise à jour du jeu les joueurs qui étaient connectés se sont réveillé dans le décor de leur jeu préféré. Est-ce juste un décor ? Une mauvaise plaisanterie ? Une illusion ? Leur corps est-il resté dans la réalité ? Comment sortir du jeu ? Tout le monde se pose beaucoup de questions, mais les réponses ne viennent pas. Pour combien de temps seront-ils ainsi piégés ? Peu importe, le fait est que depuis la Catastrophe ils sont bien là. Et si leur corps est un mix de leur avatar et de leur véritable apparence, fort est de constater qu’il sentent vraiment le vent souffler, la faim les tourmenter, la peur les glacer… Ce nouveau corps est bien réel, tout comme ce décor tout droit sorti de Elder Tale et les monstres qui les attaquent. Tout cela est bien réel mais ce n’est pas pour autant la réalité. Du moins pas la réalité qu’ils ont connu jusque là. Ce nouveau monde semble être régi par les mêmes règles que celles du jeu. Un aventurier peu combattre tel que l’aurait fait son avatar (tant est qu’il ne se laisse pas paraliser par la peur), il peut consulter son menu, visualiser l’état de ses PV, de ses PM ou encore contacter mentalement ses camarades comme ils l’auraient fait avant via la chat-box. S’il se fait tuer il se ré-matérialise dans la cathédrale et c’est reparti pour un tour. Ils sont piégé dans un jeu plus vrai que nature et ils n’ont aucune idée du moyen d’en sortir.

Shiroe

C’est dans cet étrange univers que Shiroe s’est révéillé. Jeune étudiant et joueur vétéran d’Elder Tale, il est de nature solitaire. Il n’appartient à aucune guilde mais ses étonnantes capacités de stratège en ont fait un compagnon de jeu apprécié et recherché. Le binoclard surnois, comme le surnomment certains, a des amis et certains sont pris au piège ici avec lui. Faut dire que l’annonce de la dernière mise à jour avait attiré beaucoup de monde sur les serveurs du jeu ce jour là. Même Naotsugu qui pourtant ne jouait plus depuis un moment. C’est justement vers Naotsugu que Shiroe s’est tourné pour ne pas complètement perdre la tête le jour de la Catastrophe. Ensemble ils vont se soutenir et chercher a comprendre ce qui leur arrive. Très vite il comprennent que dans cette univers étrange ils peuvent utiliser les capacités de leur avatar et décident de se concentrer sur l’entrainement. Leur chemin les mène à rencontrer Akatsuki, un assassin (ou plutôt une assassine) qui va se joindre à eux pour former un petit groupe informel.

Naotsugu

Dans la première partie du tome, intitulée Premiers pas dans un autre monde, l’univers se met en place. On fait la connaissance de Shiroe, personnage principal, et avec lui on découvre cet étrange monde. Puis à travers lui, on rencontre d’autres personnages : ses 2 compagnons d’infortune mais aussi Marielle et sa guilde de l’Union du croissant de lune, avant de partir pour une première quête de sauvetage qui menera Shiroe et ses deux compagnons d’Akiba, leur port d’attache, à Susukino, une plus petite ville à plusieurs semaines de là.

Cette première quête va ouvrir l’esprit de Shiroe, qui jusque là s’était contenté de rester en retrait. Il n’a pas réussi à comprendre leur présence dans ce monde mais les réponses qu’il trouve en chemin vont le convaincre qu’il est temps pour lui de prendre les choses en main. Effrayés et apathiques les joueurs piégés se sont laissés renfermer dans une ambiance de plus en plus pesante et les abus de pouvoir sont fréquents. Shiroe veut changer les choses. Sa décision est prise. En grand stratège il place ses pions pour amorcer la métamorphose d’Akiba. C’est cette partie d’échec qui va se jouer dans la deuxième partie du tome intitulée Les chevaliers de Camelot.

Tout comme c’était le cas de Spice & Wolf et SAO, l’édition française proposé par Ofelbe réuni en un seul volume deux tomes japonais. Chaque partie correspond donc à un volume distinct au Japon.

couverture du deuxième tome japonais : Les chevalier de Camelot

Un autre monde

Avec Log Horizon on plonge dans un MMO. Ou RPG, ou MMORPG ou RGPOMENFN… hein ? ce dernier n’existe pas ? Faut dire que moi en matière de MMO j’y connais rien du tout ! J’avais d’ailleurs un peu peur de me sentir perdue, moi qui n’ai jamais joué à ce genre de jeux vidéos (et presque pas aux jeux vidéo en général) allais-je trouver un intérêt à lire ce roman ?

Si les amateurs de RPG seront vire plongé dans une ambiance qui leur est familière, l’auteur à pensé à ceux qui n’y conaissent rien comme moi. Dans la première partie il prends vraiment le temps de nous présenter son univers. Le décor d’Elder Tale nous est très bien décrit, mais également la façon dont les personnages peuvent faire telle ou telle action. L’auteur insiste également sur les différences parfois énorme et parfois subtiles qu’il y a entre le jeu Elder Tale tel qu’il était joué dans notre réalité et ce nouveau monde qui semble s’en être inspiré. Tout cela est un peu long et dure une bonne moitié de la première partie. A un moment je me suis bien demandé s’il allait se passer quelque chose mais finalement je me dit que toute cette mise en place était nécessaire pour que je m’imprègne bien de l’ambiance et que je comprenne en quoi consiste ce type de jeu. J’en avais déjà vu puisque mon petit frère est un grand amateur de ce genre de jeux, mais mon expérience se limitait à l’écouter poliment durant ses longues explications obscures et passionnées et à décliner moins poliment toutes ses tentatives d’embrigadement. Entre les explications détaillées de Touno Mamare, les illustrations de Hara Kazuhiro (chaque chapitre s’ouvre sur une présentation illustrée d’un personnage avec détails d’item et diverses info typiques des RPG), et les souvenir de mes discussions avec le frérot, je ne me suis finalement pas sentie perdue comme je le craignais. Au contraire, cela me donnerais presque envie de jouer. Je dis presque ! Parce que moi les combats… c’est pas mon truc.

Et puis, l’univers dans lequel évoluent les personnages étant sorti d’un jeu vidéo, cela permet une plus grande liberté à l’auteur puisque cela n’a pas à être particulièrement vraisemblable ou cohérent. L’ambiance qu’il crée tient la route et on s’y sent très vite chez soi.

En quête de stéréotype :

 Si l’univers créé par Touno est agréable et bien présenté, il n’est pas pour autant une révolution dans l’univers fantasy. Je dirais même qu’on y trouve une ambiance typique de l’univers anime fantastique. Oui, n’ayant jamais joué à un RPG je n’ai aucune base de comparaison, mais j’ai suffisamment vu d’anime pour y voir tout de suite une affiliation directe. L’ambiance est là et tous ces stéréotypes aussi.

Les personnages que nous propose l’auteur sont fort sympathiques mais sorti d’un moule déjà éprouvé. On a le binoclard sournois, le costaud à l’humour douteux, la petites fille mignonne et féroce comme un tigre, la belle et plantureuse chef de guilde, la secrétaire sérieuse à lunette… Bref ils sont tous là, nos personnages habituels. Pour chacun d’entre eux j’ai pu trouver des équivalents dans divers animes. Ce côté très, trop peut-être, typique du manga/anime (et maintenant light novel) mainstream m’a parfois fait sourire. Disons que cela rends leurs diverses réactions attendues. Nous ne somme pas vraiment surpris mais cela n’est pas réellement un problème.

Tout comme j’aime aussi lire et voir des manga/ anime mainstream, lire ce genre de roman c’est aussi sympa. C’est drôle, léger et pas prise de tête. On s’amuse. Je pense que l’autreur ne se prends pas trop au sérieux et malgré le côté entendu de certaines situations, il arrive à créer un univers qui tient la route, des personnages sympas et une histoire qui, petit à petit à su me séduire, voir me captiver. Bref c’est une recette connue, un plat traditionnel mais qui ne manque pas de saveur.

Je pourrais dire la même chose des illustrations de Kazuhiro Hara qui bien que classiques ne manquent pas de charme. J’ai aimé surtout la couverture et sa couleur verte. Le livre est richement illustré ce qui rends la lecture d’autant plus agréable et légère. Un plus non négligeable pour les amateurs de ce style d’illustrations, ils ne devraient pas être frustrés.

Henrietta

Partons à l’aventure !

 Le début peut paraître assez long. Comme je le disais plus haut, l’auteur prends son temps pour poser le décor. Mais une fois lancé dans l’action le rythme s’accélère ! Alors que la lecture de la première partie m’a pris un certains temps, j’ai dévoré la seconde partie que j’ai trouvé beaucoup plus passionnante.

Après avoir bien pris soin d’explorer les possibilités de cet univers, Shiroe et sa bande vont partir à Susukino délivrer une donzelle en détresse (et oui, je vous avez dit qu’il y avait du stéréotype…) cette quête est assez rapide et devient surtout intéressante avec l’arrivée de Nyanta, un nouveau compagnon d’aventure dont j’ai apprécié la présence (peut-être parce que c’est un vieux comme moi XD). A partir de là, Shiroe change. Ou plutôt il se révèle. Et ce n’est pas du tout un personnage inintéressant (abstraction faite de quelques clichés). Pas sûr de lui, se considérant comme un solitaire, il se révèle non seulement être un stratège mais aussi un véritable  leader. Il a un cœur pur mais n’hésite pas à se salir les main pour arriver à ses fins. Il ferait presque peur.  Le combat que mène Shiroe dans cette deuxième partie est d’autant plus fascinant qu’il le mène sans armes. Tout est dans la psychologie et la manipulation d’information. J’ai trouvé ça très marrant à lire et je ne me suis pas ennuyée une seconde. J’ai hâte de voir ce que nous réserve la suite des aventures, seront-elle aussi subtile que Les Chevaliers de Camlot ?

Nyanta

Log Horizon en cuisine

Le mois dernier j’ai organisé un événement interblog intitulé Des livres en cuisine, il s’agissait de présenter des livres où la cuisine joue une rôle central. C’est amusant de voir que j’aurais pu y présenter Log Horizon. En effet ici la nourriture joue un rôle très important. Dans ce nouveau monde la nourriture est abondante et pourtant tout semble avoir le même goût : celui d’un crackers mouillé ! Imaginez, vous qui avait l’habitude d’avoir une alimentation riche et varié, vous qui aimez les steak saignants, les crèmes au soja ou les baigné aux pommes, non seulement on vous projette dans un univers parallèle carrément flippant mais en plus vous n’avez plus que du crackers mouillé à vous mettre sous la dent ! Il y a vraiment de quoi céder au désespoir ! Et si justement la clé était dans l’assiette ? Je ne vous en dis pas plus 😉

Et c’est pas fini !

Presque ! Juste encore quelques mots pour vous dire que Log Horizon est adapté en anime et en manga. Les deux sont disponibles chez nous. L’anime est distribué en streaming légal chez ADN tandis que le manga est disponible chez Kana.

Pour en savoir plus sur le roman, allez faire un tour sur le site de l’éditeur où vous pourrez lire un extrait.

A lire aussi les avis de Mei-Amadis et Shao

le manga
l’anime

Merci aux éditions Ofelbe pour cette nouvelle collaboration.

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aux origine de Arietty : Les chapardeurs de Mary Norton

Cette deuxième lecture faite dans le cadre du challenge les 50 livres conseillé par Hayao Miyazaki est un échec. Je n’ai pas réussi à accrocher à cette histoire qui, après plusieurs chapitres lu peine toujours à démarrer.

Une petite fille demande à sa tente de lui raconter l’histoire des chapardeurs, ces petites créatures qui vivent sous le planché et qui empruntent tout un tas d’objets aux humains. La vielle dame ne les a jamais vu, mais elle tient cette histoire de son frère qui lui jure les avoir vu lors d’un séjour à la campagne étant enfant. C’est ainsi qu’on découvre la vie d’Arietty et sa petite famille.

Je me suis arrêté au moment ou le jeune garçon aperçoit le père. C’est la crise dans la famille, être aperçu c’est ce qui peut arriver de pire ! Il faut partir…

M’ouais… sauf que c’est pas suffisamment rythmé pour moi et je m’ennuie déjà. J’ai bien essayé de me forcer pendant quelques chapitres, mais la sauce ne prends pas, cela n’avance pas assez vite à mon goût. Le rythme du récit est trop lent et les personnages pas assez attachants. J’abandonne, j’ai trop de livres à lire pour me forcer encore. Dommage.

C’est en adaptant ce roman que les studio Ghibli proposent le film Arietty (2011). Ce dernier est loin d’être mon préféré mais je l’ai indéniablement préféré à la version écrite que j’ai trouvé bien moins poétique.

Place à la prochaine lecture ! Maintenant je me lance dans Heidi.

2/50

en passant par le Royaume-Uni
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