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Les péripéties de Bidib à Angoulême [FIBD 2019]

Tout a commencé un jeudi matin. Enfin, un peu plus tôt. Fallait bien s’organiser. Où plutôt se désorganiser ! Comme, par exemple, oublier de réserver son billet de train et découvrir à la dernière minute qu’évidement il est complet. Jeudi midi, donc. Un train avec encore de la place. Monter vers le nord pour redescendre vers le sud, joie des chemins de fer français… Manquer d’oublier sa valise dans le premier train, rester coincée dans le second, joie d’être moi-même… Paniquer et enfin sortir sur le parvis de la gare d’Angoulême. Ça y est, j’y suis !

Après avoir tant hésité, failli annuler jusqu’à la dernière minute, parce que… parce que ! Tout ce monde, toute cette agitation, et si je loupe mon train, et si je panique et si… Mais ça y est, j’y suis. Trop tard pour faire machine arrière, maintenant je suis obligée de m’amuser et cette année je n’ai pas l’intention de laisser l’angoisse me gâcher la fête. Mais il faut vite que je trouve mes anges gardiennes. Elles sont là ! Joie des retrouvailles. Joie des rencontres. Il est 15h30 Framboise, Poiscaille, Scotte et moi-même partons à la conquête d’Angoulême.

Plusieurs épreuves devront être surmontées avant de profiter du Festival. Dompter le dragon-bus bondé. Récupérer les clés du Q.G., échanger des politesses avec la maîtresse des lieux. Puis… des filles qui sortent d’un long voyage en train… (je ne suis pas une fille, il y a plus de doutes). Patience mon petit chaperon orange ! (ne voyez dans le choix de cette couleur aucune obscure symbolique, c’est juste la couleur de mon bonnet, fait main, je vous prie). Les chevalières charmantes ont besoin de temps pour s’armer.

Passée l’épreuve du donjon vient celle du badge. Il nous faut maintenant entrer dans le château récupérer le badge sacré. Le premier passage fut simple et efficace. Signe d’une nouvelle dynamique trouvé ? Nous entrons dans le rythme de la dance ? Non. Simple distraction momentanée. Égarement passager. Nous ne faisons pas dans l’efficacité aujourd’hui.

La quête suivante sera dure et éprouvante. Nous arpenterons les rues d’Angoulême, montant et descendant des collines en quête d’une information qui n’existait pas. Tels les moulins de Don Quichotte, nos géants restent invaincus. Mais en chemin nous avons trouvé des trésors. C’est ainsi que, sans y avoir songé, je me retrouvais avec une place pour la rencontre internationale avec Emil Ferris. Qui ? Mais si, tu sais, l’auteur de « Moi, ce que j’aime c’est les monstres« . Ah oui, la BD que je n’avais pas envie de lire. OK, pourquoi pas. Le « pourquoi pas » qui changea mon festival ! Mais ça, c’est une autre histoire. Pour l’heure, il est encore jeudi.

Nos pérégrinations et quêtes inabouties ont duré longtemps. Il nous reste à peine le temps d’un petit tour vite fait dans le Monde des Bulles. Et là, magie ! Enchantement ! La chevalière charmante devient dragon. En moins de temps qu’il me faut pour dire « ouf », Framboise a déjà récolté de beaux trésors, arracher à la volée à de preux auteurs avant que leur première journée de festival ne s’achève. Quels étaient ces trésors, il vous faudra le demander à Framboise. Moi ce que j’ai retenu c’est qu’il faut que je lise un roman (fais-moi la colère). Vous vous demandez peut-être quel est le rapport entre ce roman et le Festival d’Angoulême ? Le rapport c’est Villeminot, l’un des preux auteurs sus-cités.

Le monde des bulles et d’autres retrouvailles. Lunch, l’invincible (parce que ça sonne bien). Il est là, il est beau et… il est pressé. On se promet de se retrouver demain. L’heure de l’apéro a sonné. Ce soir on est sage. Promis. Promesse ténue. Dîner à l’eau. Quoi !!? De l’eau ! Que diable se passe-t-il ici ? Personne ne voudra jamais me croire. Mais nous avons bien dîné à l’eau. Est-ce l’improbable carte avec ses pizzas au kebab qui nous a perturbés ?

La journée est finie, nous n’avons presque rien fait, mais qu’est-ce qu’on a ri.

Vendredi. La première quête du jour arrive bien tôt. Une chevalière a programmé un inopportun réveil matinal. 6h. Et ne s’est pas réveillé. Personne ne bouge. Je pars en quête du maudit téléphone. Les joies de la chambre partagée. Mais cette fois on est bien. Souvenir ému pour l’amas de matelas dans un tout petit studio au chauffe-eau qui goutte et aux toilettes qui ne ferment pas. Si ce n’était pour ce réveil un peu trop matinal, cette année nous sommes bien installées. Lits douillets. Plancher qui craque, jolie vue sur vallée angoumoise et sur le plus improbable des jardins microscopiques.

Seconde épreuve : pas même le temps d’avaler un café qu’il faut parler anglais. Un collectionneur canadien, fort sympathique, mais très bavard, partage notre repère.

Les préparatifs du vendredi matin ne sont guère plus efficaces que la prise en main des lieux de la vaille. Patience petit chaperon orange, les chevalières préparent leurs armes. (Je ne suis décidément pas une fille !).

Le programme de la matinée : partir à l’assaut du musée d’Angoulême de (plus si) tôt matin pour déguster sans modération les expos qui si trouvent : Taiyô Matsumoto dessiner l’enfance et Richard Corben donner corps à l’imaginaire.

Entre Taiyô et nous se fut le coup de foudre, le coup de cœur. Nous avons aimé.

 

Entre Richard et moi, le courant n’est pas passé, trop de testostérone, trop de grosses poitrines improbables, de muscles luisants et de postures…. je n’aime pas. Je n’aime vraiment pas ! Mais tu n’as pas lu les explications ! Peut-être bien, mais je suis comme ça, moi. Quand j’aime pas, je lis pas. Et je n’étais pas la seule à avoir été insensible au charme de Richard. D’autres ont été conquises.

J’enchaîne sur un micro pause, oui, déjà. Faut que je dépose mes trésors au Q.G., je n’ai pas résisté au catalogue de l’exposition de Matsumoto. Et je profite des cette échappée du peloton pour une halte solitaire dans la cathédrale où j’aurais le plaisir de prendre quelques minutes pour discuter avec un preux auteur : Camille Moulin-Duprè, dont le premier tome du Voleur d’estampe avait conquis mon cœur.

Nous nous séparons, mais ce n’est que pour mieux nous retrouver.  Enfin… non s’en s’être perdue  dans le dédale de ruelles angoumoises avant. Se perdre et penser à Mo’. La reine de notre table ronde. La reine qui n’est pas là cette année et qui nous manque. Se perdre et repenser à notre première quête commune, il y a quelques années déjà. Parties à la recherche de Toppi nous tournament en rond longtemps. Mais en ce vendredi midi, c’est Poiscaille que je cherchais.

Se retrouver, manger, échanger sur nos impressions du matin et filer. Il est déjà l’heure ! Nous avons rendez-vous avec Emil Ferris. J’y vais pour être avec mes amies et je prendrais une claque, mais une de ces claques ! Cette femme est magnifique ! Elle dégage une énergie incroyable. Je n’ai pas lu son livre, je n’ai même pas eu envie d’essayer, à priori ça ne m’attire pas du tout. Et pourtant Emil Ferris m’a bouleversé. Ce n’est pas tant ce qu’elle a dit, mais comment elle dit les choses. Ses phrases me sont allées droit au cœur et j’en étais toute émue. Retournée même. Il faut que je lise Moi ce que j’aime c’est les monstres !

Pour me remettre de mes émotions, et parce que j’étais là, je m’engouffre dans l’expo Manara itinéraire d’un maestro de Pratt à Caravage. Jolie expo, à laquelle je n’ai jeté qu’un œil distrait, encore tout à mon émotion précédente. J’ai néanmoins pris le temps de découvrir les facettes non érotiques de son oeuvre, puisque si j’adore Manara, je ne connais de lui pratiquement que ce qui se trouvais dans la salle rouge avec l’écriteau de mise en garde, réservé à un public averti. Et comme je connaissais déjà, je n’ai pas pénétré dans l’antre rouge. C’est quoi ce jeu de mots mal placé ! pas fait exprès, je l’jure.

Mais l’heure n’est pas encore à l’air frais. Je retrouve Poiscaille, nous sommes amoureuses. Nous sommes amoureuses d’un homme de papier. Nous ne savons pas son nom, seulement celui de son père : Tsutomu Nihei. Ensemble, nous parcourrons l’exposition qui lui est dédiée : l’arpenteur des futurs. Que c’est beau. Enfin… sauf pour les profils. Décidément les profils ce n’est pas son fort. Mais on pardonne quelques profils ratés, parce qu’il nous offre de sacrés paysages métalliques. Beau et angoissant, une sensation de néant tout proche. C’est ce que j’ai ressenti.

4 expos et une rencontre internationales nous ont épuisés. Il est temps de faire une vraie pause. Et ça tombe bien, un nouveau temps de retrouvailles est proche. Moka, Noukette et Jérôme sont arrivé à Angoulême ! La ville tremble et elle a bien raison. Les chevaliers de l’apocalypse sont tous réunis. Mais non, je plaisante ! C’est la confrérie des mojito qui est presque au grand complet. Il nous manque la reine, mais elle est dans nos cœurs et c’est à sa santé qu’on va trinquer ce soir. Mais avant le mojito, thé et madeleine.

Qu’avons-nous fait du reste de la journée. Je ne sais plu. Je crois bien qu’au thé, à suivi l’apéro et qu’à l’apéro à suivi le dîner. Italien. Gabriel est notre hôte. Un beau prénom pour un homme charmant, mais les raviolis sont beaucoup trop salé ! Trinquer, rire, manger. Il est tard. Un grain de folie s’est emparé de Framboise. Noukette et moi-même battons en retraite. Pour nous se sera un thé et au lit. Qu’a fait le reste de la confrérie cette nuit-là ? J’aime mieux ne pas le savoir, mais au samedi matin je comprends que leur nuit fut longue, et arrosée.

Samedi. Mon dernier jour. Mon dernier demi-jour pourrais-je dire. 15 h sonnera le glas de ma quête angoumoise de cette année. Mon carrosse (un imposant ouigo) partira, avec ou sans moi et j’aime autant que ce soit avec. Alors, le chaperon orange n’aura pas de patience et n’attendra pas. Enfin, un peu quand même, juste le temps de dire bonjour aux belles endormies qui ouvrent  à peine l’œil et je m’en vais. Je suis venue vous dire que je m’en vais, pas au vent mauvais, mais à Manga city où m’attend Lunch l’invincible (vous ne trouvez pas que ça sonne drôlement bien ?). Je ne veux pas partir sans avoir vu la nouvelle bulle, pompeusement appelée Manga City. Loin du centre-ville, tout en bas, à côté du musée de la BD. J’en attends beaucoup. Nouvel emplacement, nouveau nom. Ça doit valoir le détour ! Bon, je ne vous cache pas que j’ai été déçue. C’était très sympa, pavillon coréen et Taïwanais riche en découvertes, comme d’habitude. Mais, justement, c’est comme d’habitude. Rien de nouveau, si ce n’est que c’est plus loin. Je m’attendais à quelque chose de plus impressionnante.

J’ai tout de même pris le temps d’y découvrir quelques auteurs que j’aimerais bien voir publiés par chez nous !

Et j’ai retrouvé Lunch, accompagné de sa petite sorcière qu’il avait assommée à grand coup de Chi. Non, ne vous inquiétez pas. Je ne parle pas d’une prise de kung fu. Mais de Chi, le chat. La petite sorcière y est plongée et c’est à peine si elle lève le nez pour marcher. Ces sorcières-là, il faut les nourrir de livre pour les faire bien grandir.

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Ensemble nous avons profité d’être là pour passer au Musée de la BD voir les expos de cette année : Futuropolis et Jean Harambat. La première je l’ai passé en 5 minutes top chrono. Soit j’arrive à saturation, soit… j’avais pas envie, voilà tout. Aller-retour de Jean Harambat m’a déjà plus touché, mais je crois tout de même que je sature un peu. Trop d’information pour mon petit cerveau. J’ai tout de même noté le titre de Ulysse, les chants du retour, dans un coin de ma tête.

En attendant que Lunch finisse sa quête futuropolisienne, je jette un œil au prix scolaire. On y trouve toujours de jolies choses.

La faim se fait sentir, nous allons gravir la colline pour retrouver Badelel et son petit ogre au St Martial. Enfin… gravir, gravir… on va plutôt laisser le dragon-bus la gravir pour nous. Serré comme des sardines dans son estomac.

Retrouvailles encore, manger, papoter. Angoulême c’est aussi ça, le rendez-vous des retrouvailles.

A peine rassasiée on se quitte déjà, sieste pour les ogres, dédicace pour les petites sorcières et moi je profite de mon ultime heure pour faire un tour au nouveau monde. Un tour en mode express. Je crois bien que je n’ai encore jamais passé aussi peu de temps dans la bulle des éditeurs indépendants. Mais ma quête s’achève bientôt et la visite se fera sous le signe de l’efficacité. Je ne quitterais pas Angoulême sans mon pèlerinage au stand des éditions Comme une Orange. Visite express, mais fructueuse, je m’en reviens avec 2 nouveaux albums, et des nouveautés à explorer.

C’est ici que ma quête s’achève. Retour solitaire au Q.G., je ramasse mon barda, je monte une dernière fois dans le dragon-bus. La gare, la citrouille-ouigo et me voilà partie, il n’est même pas encore minuit. Pas les temps pour des au-revoirs, mais c’est mieux ainsi. J’aime pas dire au revoir et je quitte toujours Angoulême seule, dans le silence des images et des rires plein la tête.

Merci à tous les preux chevaliers et chevalières pour leur compagnie, leur énergie et leur chaleur, merci aux valeureux auteurs et merci aux magiciens organisateurs. Pardon aux jolies fée de l’espace presse, j’ai passé sous silence notre pitoyable passage, mais je salue leur patience et leur sourire. L’année prochaine, promis, on sera plus professionnel, nos questions on les préparera avant et non après 😉

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FIBD 2018 – Mes pérégrinations, épisode 3

Après les expo officielles du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême (épisode 1 et épisode 2), voici venu le temps des expo non officielles. Il y en a beaucoup, un peu partout dans la ville. Nous en avons remarqué 3. Celle de La boite à Bulle qui se tenais dans la maison des peuples et de la paix, un lieu très agréable, où nous sommes passé aussi pur la pause café. Celle organisé par Eidola et que nous avons longuement cherché (au fait on était pas loin mais on a tourné en rond un moment…) et enfin une sur laquelle on est tombé par hasard.

(cliquez sur l’image pour accéder à la présentation sur le site de la maison des peuples et de la paix)

Dans la première salle on pouvait voir le travail de David Cenou (que j’avais déjà rencontré au FIBD 2017) et José Pablo Garcia que j’ai découvert à cette occasion.

A l’étage supérieur on découvrait le travail de Geneviève Marot dans la première pièce.

Puis celui de Clément Baloup et Gaëtan Nocq dans la deuxième salle. J’ai découvert le travail de ces trois auteurs à l’occasion de cette expo et j’ai particulièrement aimé les planches de Nocq sur Capitaine Tikhomiroff. D’ailleurs nous nous somme offert le livre avec Yomu-chan et avons même demandé une dédicace (que je ne peux pas vous montrer, Yomu-chan garde le livre en otage chez elle).

 

Une chouette expo au tour du témoignage qui m’a donné envie d’aller voir de plus près le catalogue de la Boite à Bulles.

Une autre maison d’éditions profitais du festival pour exposer les planches originales de leurs auteurs présents sur le festival. C’est Yomu-chan qui avait craqué sur le stand d’Eidola pour Polyphonte de Cécile Vallade et Julie Nakache qui nous a entraîné dans les ruelles d’Angoulême à la recherche de la Galerie Art Image où se tenait l’expo. On a cherché longtemps, on a cru trouver souvent… et finalement on y est arrivées ! Les planches valaient le détour et si le livre ne m’a pas personnellement attiré, j’étais assez impressionnée par les planches originales.

 

Enfin nous sommes tombé par hasard sur une expo où nous avons découvert la bande dessinée Cinq branches de coton noir. Les planches nous ont donné envie de découvrir cette bd (qui aurait été une très belle lecture pour le African american Month Challenge) mais je ne l’ai pas acheté, ce n’est que partie remise.

Et cette fois j’ai bel et bien fait le tour de toutes les photos que j’ai prise au Festival (sauf celle ou on nous vois boire, mais ça c’est privé ! ;P ).

Si j’ai le courage (enfin surtout le temps) je ferait un quatrième épisode pour reparler plus en détails des livres que nous avons ramené dans nos valises. Vous pouvez déjà en avoir un aperçu dans l’épisode 1.

 

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FIBD 2018 – Mes pérégrinations, épisode 2

Le 7 février j’ai partagé quelques unes des photos que j’ai ramené du Festival de La Bande Dessinée d’Angoulême où j’étais (en bonne compagnie) fin janvier. Je vous ai parlé des expo de Alix, La nouvelle génération du bd arabe, Titeuf, Tezuka et Venise. Un programme déjà assez dense pour un premier épisode. Le temps est venu de partager les autres expos du féstival.

En remontant de l’expo Alix, le jeudi matin je m’était arrêté sur l’expo de Emmanuel Guibert. Je l’ai revu ensuite avec Yomu-chan dimanche midi. J’ai beaucoup aimé. Il y a avait beaucoup de planches originales, mais aussi d’autres travaux plus artistiques, c’était très varié et intéressant.

 

Avez-vous remarqué la petite intrusion en bas de la première planche ? 😀

Après quoi j’ai pris le temps de flâner dans la bulle des éditeurs indépendants avant d’aller (au bon moment, il y avait personne) profiter de l’expo dédié à Sonny Liew qui se tenait dans la cave du théâtre. J’aime beaucoup cet espace. L’expo était très sympa, il y avait beaucoup de planches originales et les styles graphiques étaient très différents d’une planche à l’autre. Si différents qu’à un moment j’ai cru qu’il s’agissait de dessinateurs différents. Mais non, toutes ces planches étaient de Sonny Liew dont la bd  Charlie Chan Hock Chye, Une vie dessinée est sortie en 2017 chez Urban Comics. Après avoir visité l’expo 2 ou 3 fois, j’ai fini par craquer et m’acheter le bouquin, mais je n’ai pas encore eu le temps de le lire. En revanche j’ai trouvé la démarche très intéressante. J’espère qu’il sera à la hauteur de mes espérances.

Autre expo visité deux fois c’est celle de Naoki Urasawa. J’adore ce mangaka, qui a selon moi un très bon sense de la narration. Si son dessin est particulier et se démarque dans la masse de production du manga, c’est surtout la façon dont il raconte des histoire que j’aime chez lui. Cette expo était très plaisant. Il y avait énormément d’originaux et c’est toujours intéressant de découvrir les planches originales et étudier la façon dont le dessin est crée. Nombreux détails de construction disparaissent une fois l’oeuvre imprimée. Il y avait aussi beaucoup à lire, et je regrette qu’il n’y ai pas eu un catalogue d’expo. J’aurais beaucoup aimé l’acheter. Je n’aime pas tellement prendre le temps de lire sur place les explications. Je lis beaucoup trop lentement et ça me demande beaucoup trop d’effort pour faire ça debout entre une planche et l’autre, mais j’aurais eu plaisir à y revenir tranquillement chez moi. Pour ceux qui n’auraient pas eu l’occasion de voir l’expo à Angoulême, elle est visible à l’Hotel de ville de Paris jusqu’au 31 mars.

En revanche, moi qui n’ai pas encore fini la série Monster, je me suis fait grave spolier ! T_T

Ce qui était agréable, en revanche, c’était de découvrir ses travaux préparatoires ainsi que ces dessins de jeunesse.

J’adore la tronche des prof qu’il avait dessiné sur ses intercalaires XD

Le vendredi matin, dès l’ouverture, nous nous sommes dirigé vers d’expo dédié à Cosey, le grand prix 2017, qui se tenais dans l’hôtel Saint Simon. Choix pas très judicieuse selon moi, le lieu ne pouvant accueillir qu’un petit nombre de personnes à la fois, tu fais la queue pendant une plombe. M’enfin, passé la longue attende, l’expo était très sympa. Il y avait là encore un bon nombre de planches originales qui étaient très plaisantes à regarder, même si ça ne m’a pas vraiment donné envie de lire ses bd. Trop chargées pour moi. Et aussi un peu trop old school.

 

Voila pour ce qui est des expos officielles. J’ai aussi visité l’expo Marion Montaigne, mais je n’ai pas de photo. J’ai pas vraiment apprécié l’expo, tout comme celle de Gilles Rochier. Quant aux autres expo officielles, je ne les ai pas vues

Dans une troisième épisode, je vous parlerais des expo off que j’ai aussi visité.

 

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FIBD 2018 – mes pérégrinations, épisode 1

Comme chaque année j’ai un peu de mal à rassembles mes idées et mes souvenir pour vous faire un récit du festival. J’avais pensé faire des petits compte rendu au jour le jours mais pensez-vous, je n’ai pris des notes que le premiers soir.

Cette année, comme toujours, je n’ai pas échappé à la petite crise d’angoisse, « je veux plus y aller ». Puis comme chaque année, j’étais ravie d’y être. De rencontrer mes camarades blogueurs et blogueuses, de faire les expos, de rencontrer des auteurs et découvrir de nouvelles BD… Finalement cette année comme l’année dernière je n’ai assisté à aucune rencontre, j’avais plutôt envie de flâner tranquillement que de courir pour être à l’heure et faire la queue. Je n’ai pas chaumé pour autant. et je ne suis pas revenue les mains vide. J’ai un peu de lecture devant moi !

une partie du butin, l’autre étant avec Yomu-chan

Quelques unes des dédicaces recueillies :

Je suis un autre, une bd qui justement figurait dans ma sélection des sorties de janvier 2018. Nous avons eu la chance de rencontrer les auteurs in extremis. Lecture qui m’a accompagné dans mon trajet de retour, j’en reparlerais très bientôt.

Santa Maria 1907, une bd chilienne. L’auteur était présent et son enthousiasme a vite eu raison de ma volonté de rester raisonnable dans mes achats. L’histoire à l’air très intéressante et lire en espagnol ne me fera pas de mal.

Le sixième Dalaï-lama. Comment résister, surtout quand Yomu-chan me fait des yeux de biche.

Et enfin, Spectre 2, revue du collectif les Siffleurs.

Mes avant d’acheter, j’ai visité, en commençant par l’expo Alix l’art de Jacques Martin. J’avoue ne pas connaître la série. Enfin, de nom oui, mais je n’ai jamais lu la bd, ou alors je m’en souviens pas. En tout cas je l’avais déjà vu, on la trouve dans toutes les bibliothèques ou presque. L’expo n’était extraordinaire. Disons qu’il n’y avait aucune mise en scène et c’est dommage, le lieu s’y prêtant très bien. Mais découvrir des planches originales est toujours très intéressant. Ce que j’avais regarder c’est surtout la mise en page, comment l’auteur structure son histoire. Alix c’est très classique, mais les planches étaient intéressantes. Je ne lirais pas la série pour autant.

Au musée de la bd on pouvait aussi voir une expo dédié à la nouvelle bd arabe. L’expo en elle même n’était pas remarquable par sa mise en scène, mais cela donnait un aperçu très large et j’ai repéré quelques trait intéressants. J’ai pris quelques noms en note pour aller voir leur travail de plus prêt. Il y avait beaucoup d’auteurs cité et je n’ai noté que ceux dont les dessins m’ont marqué : Abdullah Habia, Mazen Kerbaj, Fouad Mezher et Jorj A Mhaya.

C’est Titeuf qui tenais l’affiche devant la mairie. Une petite expo très sympa qui m’a donné un autre aperçu du jeune homme à la mèche blonde.

J’ai aussi profité du jeudi pour visiter l’expo Osamu Tezuka mango no kamisama. Une très belle expo avec un nombre impressionnant de planches originales. Je l’ai trouvé tellement intéressante que je me suis même acheté le catalogue de l’expo ! Encore une fois je me suis émerveillé devant les planches et j’ai prêté une attention toute particulière à la mise en page. Le jeu de Tezuka avec les case qu’il détourne, détruit et manipule à loisir est très intéressant. On se rends bien mieux compte de ce travail en voant les planches originales qu’en lisant les manga, du moins, c’est le cas pour moi, qui, une fois lancée dans la lecture, accorde plus d’importance au fond qu’à la forme. Là j’ai vraiment pu prendre le temps d’étudier en détail sa mise en page.

L’expo reste en place jusqu’au 11 mars et si vous passez à Angoulême ça vaut vraiment le détour !

   

Du manga à Venise il n’y avait qu’un pas, enfin quelques marches pour être précise. C’est au dernier étage du musée que les illustrations côtoyait la peinture du XVIII pour nous faire voyager dans la ville de Casanova, même si j’ai pas bien compris ce que ce dernier venait faire là si ce n’est pour avoir un titre racoleur (Venise sur les pas de Casanova). Car de Casanova pas grand chose mais de Venise beaucoup. J’ai beaucoup aimé la juxtaposition des peintures classiques et des illustrations récentes. J’ai d’ailleurs aussi craqué pour le catalogue.

C’est loin d’être fini, mais je trouve ce billet déjà bien assez dense. La suite de mes aventures au FIBD dans le prochain épisode. Nous parlerons encore expos ! Il y aura du beau monde au menu 😉

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FIBD 2018 – C’est quoi le programme ?

Le Festival d’Angoulême est si riche, entre les stand des exposants et les séances dédicaces, les nombreuses expos et les diverses rencontres organisées tout au long du festival, c’est impossible de tout faire, tout voir. Chaque année j’aime préparer un peu le terrain, voire quelles expos je ne veux pas louper, à quelle conférence assister… Et puis, chaque année j’improvise, au jour le jour, selon l’envie ou la compagnie du moment.

Pour cette nouvelle année je ne vais pas déroger à la règle 😛

Je vous parle ici de ce qui m’inspire en regardant le programme, puis on verra ce que je ferais sur place. Un, voir plusieurs compte rendu vous revolerons dans les jours à suivre ce que j’ai vraiment fait et vu sur le Festival.

Alors, c’est quoi le programme ?!

Les expos

⇒ toutes les information sur les expos 2018

Parmi les 12 expos officielles celle qui à priori me fait le plus envie c’est celle dédié à L’art de Naoki Urasawa. J’aime beaucoup ce mangaka. Pas vraiment pour son dessin, auquel je n’ai rein à reprocher, mais pour sa façon de raconter les histoires. J’aime beaucoup la narration de ces manga, je suis curieuse de voir ce que cette expo nous réserve.

Cette exposition rétrospective propose de nombreux originaux, et revient sur les motifs de l’œuvre : l’obsession d’un mal sans visage et sans nom, l’art comme forme supérieure d’aspiration humaine, le dialogue entre l’Orient et l’Occident, ou encore la crainte de la résurgence de dictatures sanguinaires.

Je ne peux pas rater l’expo dédié au père du manga moderne : Osamu Tezuka.

Osamu Tezuka n’a jamais fait l’objet d’une véritable rétrospective en France. L’exposition présentée par le Festival retracera le cheminement de son œuvre protéiforme avec une sélection exceptionnelle de 200 originaux. Il s’agira enfin de rendre hommage à un auteur venu au Festival en 1982 dans un relatif anonymat, quelques années avant que la bande dessinée japonaise s’exporte massivement à travers le monde.

Je suis curieuse de voir l’expo dédié à Emmanuel Guibert, qui a reçu le prix des scénaristes.

Enfin je souhaite découvrir le travail Sonny Liew le prodigue de Singapour

Les Rencontres

J’aurais adoré assister à la rencontre avec Urosawa mais je crois que ce ne sera pas accessible à tout le monde. Je me consolerais en allant voir Shinzo Keigo (auteur de Tokyo Alien Bros), Sonny Liew et Gipi (un compatriote, je peux pas passer à côté).

L’incontournable tour du côté de l’espace SNCF et les rencontres avec les auteurs du palmarès polar.

Et je ne marquerais pas d’aller voir quelques performances graphiques dans le pavillon manga.

Et puis, bien sûr, il y aura les rencontres du hasard, dans le monde des bulles et du Nouveau monde. Je n’ai pas épluché les programme des éditeurs, je préfère la surprise (bon ok, j’ai juste la flemme !)

Serez-vous des nôtres au Festival ?

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images pour le plaisir des yeux #22 – l’affiche du FIBD 2018

Le rendez-vous annuel des amateur de BD est pour bientôt. J’ai hâte d’y retrouver les camarades blogueurs et d’y découvrir des nouvelles BD. En attendant d’étudier de plus près le programme, je partage ici la affiche de cette quarante cinquième édition du Festival.

J’aime beaucoup cette affiche. Le dessin est de Cosey, l’auteur de la série Jonathan. Elle invite au voyage.

Retrouvez ici toutes les affiches du festival.

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FIBD 2017 – les expos

 

Je n’ai pas eu le temps de toutes les faire, mais j’ai ramené d’Angoulême quelques photos et quelques impressions. Les voici dans le désordre

la french touch de Marvel

L’affiche de cette expo est magnifique. Comment ne pas avoir envie de la voir. Surtout qu’elle se tenait au Théâtre et que j’y ai toujours vu de très belle expos. Je l’avais donc précieusement mise de côté pour y aller le dimanche Avec Yomu-chan.

J’avoue avoir été très déçue. Les illustrations étaient très belle, les styles très varié, j’y ai découvert des auteurs et des version des super-héros de Marvel que je ne connaissais pas mais il n’y avais que des affiches. J’espérait y voir des originaux ! Là ça faisait catalogue d’autant plus qu’il y avait très peu d’explications.

Décevant donc mais plaisant à voir.

Kazuo Kamimura : l’estampiste du manga

Une très belle exposition riche en planches originales, avec ce qu’il faut d’explications. Une expo qui mériterait d’avoir un catalogue imprimé à feuilleter à loisir. L’influence de l’estampe est palpable. Le trait délicat et élégant, les femmes belles et troublantes, les cadrages toujours intéressant mais parfois un quelques chose qui lui échappe et un visage qui se retrouve défiguré par un manque de volume. Outre ses quelques planches imparfaite, je reprocherais à Kamimura sa trop grande constance. Tout se ressemble. Il n’y a pas vraiment de différences entre les planches d’un manga où un autre. Cela reste quand même très beau.

 01

Hermann : le Naturaliste de la bande dessinée

Une jolie expo, intéressant. Il n’est reste pas moins que le travail d’Herman n’est pas ma tasse de thé. Je n’en ai jamais lu, je crois, et cette expo ne m’a pas donné envie de m’y mettre.

Loo Hui Phang synoptique

J’ai découvert cette scénariste avec l’expo. Des albums présentés je n’en connaissais aucun. Certain m’ont inspiré plus que d’autre. Une chose est sûre, cette expo ne m’a pas laissé indifférente. Certaines planches étaient particulièrement troublantes. Il ne me reste plus qu’à découvrir ses albums pour me faire une meilleure idée.

J’ai quand même un gros reproche à faire à cette expo : le mange d’explications. Et les planches des divers bd étaient toutes mélangées, pour quelqu’un qui connait pas, c’est un peu le bazar.

 

Will Eisner, génie de la bande dessinée américaine

C’est la toute première des expo que j’ai visité. Le soir même de mon arrivée. Je l’ai beaucoup aimé. Elle était très bien mise en scène et, comme je ne connaissez pas du tout, j’ai trouvé ça très intéressant. Je ne me suis rendue compte qu’en rentrant chez moi que je n’avais pris pratiquement aucune photo. Dommage.

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Une ourse à Angoulême

Janvier, c’est le mois du grand rendez-vous. Le rendez-vous de la bd, le rendrez-vous des copains et des copines, le rendez-vous du champagne de la sncf. Des retards sncf aussi, parce que ça aussi, il y en a toujours un au rendez-vous ! Bref, j’étais à Angoulême pour le Festival International de la BD.

Arrivée dès le mercredi soir, j’ai pris possession des clés de l’antre et là, douche froide. Oh ! qu’on va être bien… pièces trop petites, meubles trop grand, MAIS le frigo plein de friandises. Voilà un homme qui sait parler à mon estomac, me dis-je. J’aime, je pardonne.

Courir chercher le passe et poser des questions auxquelles on ne sait pas répondre, l’ourse est dans la place ! ça y est, j’y suis.

Angoulême by night

Direction l’inauguration de l’expo au musée et avoir un coup de cœur pour les bd lycéenne. Ces gamins ont du talent ! Retrouver Steph, y revoir Jordan et rencontrer Bruno (et l’aimer déjà). Découvrir l’expo Will Eisner, boire du vin chaud trop épicé et du jus de pomme chaud (étonnant mais agréable) puis retour à la casa et découvrir les joies du chauffe-eau qui pleure (et des voisins qui teuffent). Le premier jour s’achève sur une note d’insomnie.

Le jeudi, on profite du calme pour faire quelques expos avec Steph : Herman pour bien commencer la journée et Loo Hui Phang pour être troublée. Kazuo Kamimura et son esthétique impeccable, Knock outsider Komiks et son manque d’esthétique troublant (il fait tellement tout ce qu’il ne faut pas faire qu’il en dévient génial. Moi, je ne suis pas convaincue). Entre deux expos, quelques bières et des bulles. Le nouveau monde beaucoup, les grands éditeurs un peu.

Jeudi soir, ou l’épique épopée de deux mouettes contre la sncf. Elles arriveront enfin, Framboise et Julia. Et pour fêter en beauté leur arrivé l’équipe de curling et Eddy Mitchel sont là !

Deuxième nuit d’insomnie.

au bout du chemin, l’antre

Après je ne sais plus. Était-ce le vendredi ? Était-ce le samedi ? Des rencontres, des bulles et des retrouvailles. Lunch et Nico, Julien et Christelle, des bières et des hamburgers, la joie et la bonne humeur. Que c’est bon de se retrouver au rendez-vous des illuminés passionnés de bd (ça rime aussi).

Rencontrer pour la première fois Moka (compagne, l’espace d’un festival, du chauffe-eau qui pleure et de nos nuits sans sommeil) et de Jérôme, le chouchou de ces dames (qui ne dit rien, mais n’en pense pas moins !). Puis l’arrivée tardive de Noukette que j’ai raté (tentant en vain de récupérer un peu de sommeil). Je ne la découvrirais qu’au réveil.

L’expo à la maison des peuples, et pour la première fois assister au vernissage en présence des auteurs, goûter leur pineau, écouter l’histoire de ce lieu… Soirée sncf, devenu notre rendez-vous incontournable, avec séance photo déguisé.

Découvrir le hall 2, et l’espace Asie qui ne porte plus son nom. Des performances graphiques. Découvrir delitoon ou le manhwa sur tablette.

Toujours des bulles et encore des bulles. Craquer encore et encore, se croire raisonnable et revenir plus tard craquer un peu plus. Récolter de belles dédicaces inattendues, ne pas réussir à obtenir les dédicaces voulues. Des bières et des resto entre potes. Des histoires de cul et de culottes. « J’ai superman ! » Des rires, beaucoup de rires. Des nuits sans sommeil et une ourse esseulée. J’aime pas le mojito, et j’aime pas la musique. Diantre ! Mais ce n’est pas une ourse, c’est Schtroumpfs Grognon !

Autres nuits sans sommeil. Enfin dimanche.

Retrouver Lunch, Nico et voir enfin Badelel et les petits schtroumps. Se séparer trop vite. Retrouver la serveuse-qui-vous-met-du-baume-au-cœur au St Martial. Café et tête dans le c** (celui-là alors ! il est de toutes les parties !)

Enfin mon panda est là ! Et oui, les ourses enfantent parfois de panda. Mon gros panda est vénère, je t’ai appelé 10 mille fois ! Oups, j’ai pas mis la sonnerie ^^’ Se retrouver malgré tout avec joie. Et filer au pas de courses. Trop de choses à voir, peu de temps pour en profiter. La yourte des éditions Fei pour ramener une dédicace pour Mimiko (encore une). Se délester de quelques beaux cadeaux. C’est pour toi, c’est toi qui portesLa French Touch et Kamimura . Voir Loo Hui Phang mais zapper Herman. On a oublié de manger. Pas le temps. S’engouffrer dans le nouveau monde et être alpagué par les Belges drôles et talentueux de l’Atelier 24. Le Belge et drôle, mais le Belge est lent. Je reste scotché pour la dédicace. Yomu-chan fera la bulle sans moi.

Séparés, mais heureux, les bras chargés de découvertes. On se quitte là. L’appel de la sncf n’attends pas. Course poursuite avec Lunch et Nico. Les fesses dans le tgv, enfin. Home sweet home au bout. Chéri et Mimiko à la gare pour moi. Vous m’avez manqué ! Tu fais voir les livres ?

le soleil était de la partie

à lire aussi les compte rendu de Steph, Moka, Framboise et Julia

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FIBD 2017 – c’est quoi le programme

Je parts demain à Angoulême pour le 44e Festival International de la Bande Dessinée qui commence demain. Il est temps de voir ce que le festival nous réserve pour cette cession 2017.

Expos

Commençons par les expos. Avec 12 expos, il y a vraiment de quoi faire ! Sans compter les expo du festival off. Pour ma part j’ai surtout retenu :

Hermann : le Naturaliste de la bande dessinée

Président de cette 44e session, Hermann sera l’honneur avec un expo où l’on pourra admirer plus de 150 planches originales. Rendez-vous à l’espace Franquin, 1 boulevard Berthelot.

Voilà une expo qui plairait à Chéri. Dans sa jeunesse il a du lire beaucoup de ses bd et je suis sûre qu’en cherchant j’en trouverais quelques unes à la maison. Personnellement je ne connais pas vraiment. Biensûr je le connais de nom, j’ai sans doute lu quelques un de ses titres, mais ça n’a pas fait parti de mes basiques. Je suis néanmoins curieuse de découvrir cette expo.

Plus de détails ICI

Le Château de l’étoile à la conquête de l’éther

Le Château des étoile, publié chez Rue de Sèvres, sera à l’honneur au quartier jeunesse du festival.

THE expo pour Yomu-chan !! Elle a découvert cette bd à Angoulême il y a 2 ans et depuis l’affiche qu’elle avait rapporté au même temps que le premier tome de la série nous invite à la rêverie.

Kazuo Kamimura : l’estampiste du manga

Des planches originales à découvrir pour la première fois en France.

Grand maître du gekiga nous avons la chance de pouvoir lire plusieurs de ses manga en France. J’aime beaucoup son style, voire ses planches originales me ravi.

Panini : la french touch de Marvel

Cette expo, qui se tiendra au théâtre, réunira des dessins d’artistes franaçais ayant travaillé pour le comte de Marvel et Panini, éditeur français de Marvel.

L’affiche est très séduisante, l’expo s’annonce intéressante.

Les nouveau visages de Mickey Mouse

C’est au Vaisseau Moebius que se tiendra cette expo où l’on pourra voir les originaux des bd publié chez Glénat ou Mickey l’emblématique petite sourie de Disney a été reprise par des auteur francophones. Je découvre cette initiative au moment même où j’écris ces lignes. Je n’ai ni lu, ni vu les albums en question, mais au nom de l’affection que j’ai porté à Topolino dans mon enfance, je ne peux pas manquer cette expo.


Les rencontres :

Parmi les rencontre internationales j’ai surtout noté 3 rendez-vous :

  • Mari Yamazaki et Tori Miki viennent au festival à l’occasion de la sortie de leur Manga,  Pline (Casterman)
  • Gengoroh Tagame, l’auteur de Le mari de mon frère (Akata)
  • Rao Pingru, auteur de Notre Histoire (Seuil)

Pour le reste je vais improviser sur place, comme je le fait toujours 🙂

Pour tout savoir sur le programme du FIBD 2017 

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FIBD 2016 – Li Chi Tak, un sorcier à Hong Kong

Cet année l’espace Little Asia se parait de deux expo. L’une de celle-ci était entièrement dédié à Li Chi Tak, un auteur de Hong kong que je ne connaissez pas encore.

Des planches originales permettaient de retracer les 30 ans de carrière de l’auteur. Son coup de crayons est remarquable et j’ai été impressionné par la beauté de nombreuses planches et par la variété des styles abordé. Une très belle exposition qui permettait de (re)découvrir cet auteur dont le titre The Beast (scénario de Jean Dufaux) vient de sortir chez Kana.

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20160128_114629 20160128_114646 (1) 20160128_114716 It will end - east touch magazine (1997)

Alors que j’étais contraire de faire une halte pour recharger mon portable, je m’installe tranquillement derrière une plante et qui vient se mettre à côté pour une conférence de presse ? Li Chi Tak et Jean Dufaux ! Je suis restée les écouter avec intérêt. Ils ont présenté leur titre commun : The Beast, une collaboration qui aura duré 10 ans avant de voir le titre paraître enfin. Le travail ayant été rendu plus difficile par la distance et par la double traduction (du français à l’anglais puis de l’anglais au chinois). Cette conférence m’a donné envie de lire cet album, mais il a fallu faire des choix déchirants et je ne l’ai donc pas acheté. Je vous parlerais donc plus tard de cette rencontre. Quand j’aurai lu The Beast.

j'étais bien derrière la plante verte :)
j’étais bien derrière la plante verte 🙂
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