Archives du mot-clé Italie

Sur les pas de Matteo Ricci, journal d’un jésuite lettré

quatrième de couverture :

Entre fiction et réalité, suivez les péripéties d’un journal écrit par un laowai, un certain Matteo Ricci, jésuite devenu lettré à la Cour de Chine du XVIe siècle. Mais qui donc était ce Matteo Ricci ? Qu’est-ce qui le poussa à quitter son Italie natale pour mourir si loin de chez lui, en Asie ? Le Seigneur du Ciel l’aidera-t-il à accomplir sa mission, celle d’évangéliser un peuple influencé par le bouddhisme et le confucianisme ?

Les aiguilles de votre horloge tournent à grande vitesse cher Père Ricci, il faut retrouver votre fameux cahier, coûte que coûte avant qu’il ne tombe entre de mauvaises mains !

Ce sont les éditions Asiatika qui m’ont fait découvrir ce roman jeunesse, classé dans leur catalogue comme light-novel, et que j’ai reçu au même temps que Cassandra. Le titre est d’ailleurs illustré par Marco Caselli, le même qui était au dessin pour Cassandra. Je remercie Asiatika pour cette découverte. Un roman jeunesse écrit par Franck Dumanche  qui ce lit rapidement mais qui nous apprends beaucoup de choses sur la Chine du XVIe siècle et les premières missions jésuites dans l’Empire du Milieu.

Connaissez-vous l’histoire de Matteo Ricci ? Ce missionnaire jésuite, originaire d’Italie qui parti en Chine pour tenter de convertir les chinois au christianisme ?

Si le nom ne m’était pas inconnu, je ne connaissais pas vraiment son histoire c’est pourquoi j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce court roman (seulement 152 pages).

Le roman, avec ses nombreux dialogues, son style abordable et ces nombreuses illustrations s’adapte parfaitement aux jeunes lecteurs mais il est tout aussi intéressant pour les adultes curieux d’en apprendre plus sur ce personnage et faire le temps de quelques pages un voyage dans la Chine du XVIe.

L’auteur a su rendre son récit historique très vivant et pas du tout ennuyeux par un jeu de chasse à la sourie. Au moment où le roman commence Ricci est mort. Mais on découvre son journal. Celui-ci passera de main en main. Et à chaque personnages qui met la main dessus, nous découvrons un nouveau passage du journal, une nouvelle tranche de vie du missionnaire. Les extraits du journal sont enrichi par les souvenir des personnages qui ont côtoyé le père Ricci avant sa mort. Ainsi tout en suivant l’aventure de ce journal qui se perd et que l’on cherche d’un bout à l’autre du roman on découvre une tranche d’histoire. On découvre un personnage historique intéressant.

De nombreuses notes en bas de page viennent donner quelques informations supplémentaires. Je sais que certains puristes n’aiment pas les notes en bas de pages et estiment que l’on devrait pouvoir inclure toutes les informations dans le récit. Moi je ne partage pas cet avis. J’aime avoir des notes explicatives que je lis si j’en ai envie et qui permettent ainsi de ne pas trop alourdir le récit avec des détails trop techniques.

J’ai lu ce roman très vite, j’y ai pris beaucoup de plaisir. Je le conseil aux jeunes et moins jeunes friand d’Histoire (celle avec le grand H) et/ou passionné par l’Empire du Milieu. Un roman qui serait aussi intéressant pour les bibliothèques et les CDI pour son coté instructif.

Sur les pas de Matteo Ricci, journal d’un jésuite lettré

Franck Dumanche

Marco Caselli

Editions Asiatika

8€


Petit Bac 2017
personnage célèbre


Le coin des curieux

Ce que j’ai aimé dans ce roman c’est que j’y ai appris pleins de choses et que ma curiosité était sans cesse titillé. De nombreux passages me donnaient envie d’en savoir plus. Où se trouve la ville natale de Ricci ? a quoi ressemble tel monument évoqué ? qui est tel autre personnage au quel on fait référence ?

Bref un livre qui m’a donné envie de faire des recherches et j’adore ça. Voici donc pour les plus curieux quelques notes qui viendrons s’ajouter et enrichir d’images, celles déjà proposées par l’auteur. Rien de bien poussé, juste de quoi illustrer le roman.  🙂

Il y a dans ce roman de très nombreuses références, il n’était pas ici question de tout illustrer, j’ai choisie quelques informations que j’avais envie d’approfondir pour moi-même.

En Italie

Ricciportrait.jpg
Portrait de Matteo Ricci par le frère chinois Emmanuel Pereira – 1610
Mappemonde de Ricci

Matteo Ricci est né à Macerata en 1552. Je ne connais pas du tout cette région et le peu qu’on nous en dit dans le roman m’a donné envie de savoir où se situe cette ville. Situé au centre-est du pays, dans la région de Marche. Si vous avez l’occasion de passer dans le coin, la ville semble être intéressante à visiter, riche en monument et en histoire. Le site de la mairie pour avoir un aperçu de ce qu’on peut visiter.

Après avoir découvert sa ville natale, nous découvrons où Matteo Ricci a fait son noviciat en tant que jésuite : à Saint André du Quirinal à Rome. « Quelle allure ! » fait dire L’auteur à Ricci dans son carnet en parlant de cette chapelle.

Roma - Chiesa di Sant'Andrea al Quirinale.jpg

La façade est en effet on ne peut plus imposante, mais je ne dirais pas que je trouve ça joli. Enfin c’est tout de même un bâtiment intéressant, premier noviciat jésuite à Rome.

En Chine

Les empereurs :

Le roman commence en Chine et c’est l’empereur Ming Wanli qui est au pouvoir. Il est le treizième empereur de la dynastie Ming, son règne dura de 1572 à 1620. Il est encore qu’un enfant quand il monte sur le trône. C’est sous son règne que Matteo Ricci arrive à Pekin. Comme on peut le voir dans le roman.

Ming Wanli

Quelques chapitres plus loin on retrouve le carnet de Ricci mais l’empereur n’est plus le même. On est en 1627 (chapitre V) et c’est l’empereur Ming Chongzhen qui vient d’accéder au pouvoir. Son règne se termine en 1644. Il fut le seizième empereur de la dynastie Ming. Il sera le dernier de sa lignée. Remplacé par la dynastie de Qing, les empereurs mandchou.

Ming Chongzhen

Le livre se termine avec un dernier empereur : Huang Taiji, empereur mandchou de la Chine du nord qui s’oppose au Ming. Sa dynastie prendra la pouvoir en remplaçant les Ming en 1644 sous le nom de dynastie Qing, dernière dynastie d’empereurs chinois. Mais Hang Taiji meurt un an plus tôt en 1643.

portrait de Huang Taiji
Hang Taiji

Parler d’art sans en avoir l’air :

Au détour du chapitre IX, l’auteur lâche quelques nom de peintres connus de l’époque. Sans nous donner plus de détails, je n’ai pas pu résister à l’envie d’aller voir leur travail.

Dong Qichang

Peintre calligraphe et critique d’art influent de la fin de la période Ming, il vecu de 1555 à 1636.

Voici 3 extrait de Huit scènes d’automne (1620) :

Dong Qichang. Eight Scenes in Autumn.3. Album leaf. 1620. Shanghai Museum..jpg

Shen Zhou

Peintre lettré ayant vécu de 1427 à 1509, il est l’un des « Quatre Grands Artistes de Wu » célèbre pour ces peintures de paysages de fleurs et d’animaux.

La grandeur du mont Lu – 1467

Dai Jin

Encore plus ancien que le précédent, ce peintre vécu de 1388 à 1462.

Voyageurs traversant des passes montagneuses

Je ne sais pas ce que vous en pensez mais moi je trouve ça magnifique. Je ne connaissais pas du tout ces artistes. Je retiens surtout le nom de Dong Qichang !

Voilà, il y aurait beaucoup d’autres choses à explorer mais je m’arrête là pour aujourd’hui.

La Befana vien di notte

La Befana vien di notte con le scartpe tutte rotte… Je ne sais pas combien de fois j’ai chanté cette contine. Enfant je croyait dur comme fer à la légende de la Befana. La connaissez-vous ? La Befana est une sorte de sorcière, tout moins elle est représenté tout comme : une vieille dame chevauchant un balais avec des vieux vêtements tout rapiécé et des chaussures toutes cassées… La nuit du 5 au 6 janvier elle s’introduit dans les maisons en passant par la cheminé, tout comme le père Noël quelques jours plus tôt, pour glisser quelques surprises dans les bas qu’on a pris soin de laisser avant de se coucher. Mais attention, la Befana n’est pas si gentille que ça ! Aux enfants qui n’ont pas été sages elle ne laisse que du charbon, des cailloux et des patates ! Et comme on est tous un peu sages et un peu malandrins, chacun aura son lot de cailloux, ses petits bonbons et pour les plus petits des petits jouets. C’est une fête traditionnel en Italie et les vacances ne s’achèvent qu’après l’épiphanie. Enfants nous ne rations jamais cette fête qui se déroulais généralement chez ma grand-mère. Grands et petits, tous avaient droit un un bas bien garni. Tout au fond la traditionnelle orange ou mandarine, puis, empaqueté dans du papiers journal, des petites surprises bonnes et mauvaises. Et bien sûr l’immanquable charbon de sucre pour la blague.

C’est une très jolie façon de terminer les fêtes. Maintenant que nous sommes en France, la traditionnel galette des rois à remplacé la Befana. Et si cette année je reprenais le flambeau et que je préparais une Befana chez moi ? Je vais revêtir mon plus bel habit de sorcière et préparer quelques sucreries 😉

filastrocca :

Zitti, zitti, presto a letto! La Befana é qui sul tetto,
sta guardando dal camino se già dorme ogni bambino,
se la calza é bene appesa, se la luce é ancora accesa!

Quando scende, appena é sola, correte sotto le lenzuola!
Siete stati sempre buoni? Lei vi porta tanti doni
Siete stati cattivoni? Porta solo dei carboni!

Pour en savoir plus sur cette fête je vous invite à lire La légendaire Béfana chez Laurette (mais pourquoi tu met un accent !! :p )

Pour les italophones Massimo Troisi et ses souvenirs de la Befana 😀

Et une petite chanson qui ne date pas d’hier 🙂


tradition

l’Italie en cuisine

Le mois italien se terminait il y a une semaine, celui des livres en cuisine a débuté ! Et pour commencer en beauté j’ai décidé de faire un petit tours en Italie grâce aux quelques livres de cuisine italienne que ma mère m’a légué.

Il manuale della pasta :

il manuale della pasta

Celui-ci, je l’adore. C’est l’un des premiers que j’ai eu quand j’ai eu ma propre maison. Faire des pâtes c’est pourtant pas bien compliqué… mais faire des bonnes pâtes,  là c’est différent !

Avec ce livre j’ai révisé les bases avant de plonger dans tout un tas de recettes succulentes. Bien sûr j’ai presque jamais suivi une des recettes à la lettre, mais j’ai trouvé dans ce livre beaucoup d’inspiration. D’ailleurs il est temps que j’y replonge car ces dernier temps mes pâtes commencent à avoir un goût. .. français ;p

Un incontournable de ma cuisine.

Une recette : j’en ai choisie une très simple. Un grand classique, les pâtes à la carbonara.  Et que ce soit bien clair : il NE faut PAS de crème fraîche !

Bucatini alla carbonara (pour 4) :

  • 300 gr de bucatini
  • 100 gr de pancetta  (poitrine de porc séché)
  • 4 œufs entiers
  • Une cuillerée d’huile d’olive
  • Une gousse d’ail
  • 2 cuillères de pecorino  (fromage de brebis) et 2 de parmesan râpé
  • Sel, poivre

Cuire les pâtes dans une grande quantité d’eau bouillante.

Dans un saladier mettre les œufs entiers, les fromages râpés, sel et poivre. Bien mélanger.

Dans une poile faire revenir le lard avec de l’ail et un peu d’huile. Quand les pâtes son cuites (al dente !), retirer l’ail et faire revenir les pâtes dans la poile avant de les verser dans le saladier. Bien mélanger. La chaleur des pâtes va cuire l’œuf qui se transforme en une crème onctueuse.

C’est prêt !

Pour les végétariens ça marche aussi sans le lard et avec beaucoup de fromage pour le goût 🙂

Si vous vous demandez ce que c’est les bucatini, ce sont des sortes de spaghetti troué. On peut très bien les remplacer par les spaghetti classique (n°5) ou par des n°7 un peu plus épais.

La cuisine régionale :

Parmi les ouvrages offert par ma mère il y a deux livres de cuisine régionale :

2015-11-08 09.49.22

Il libro della vera cucina fiorentina :

La cuisine traditionnelle de Florence, un livre qu’à une époque ma mère à du bien potasser puisque j’y ai retrouvé pas mal de ses recette (oui, c’est surement pas ma grand-mère qui lui a appris, elle cuisinait vraiment très mal XD ).

Tout comme le livre précédent je l’ai régulièrement potassé pour y trouver de l’inspiration. Surtout dans mes jeunes années de maîtresse de maison. Maintenant… je ressemble un peu à ma grand-mère XD Je cuisine de moins en moins bien et pour préparer cet article j’ai sorti des livres qui prenaient la poussière depuis un moment . Faut vraiment que je révise mes fondamentaux et je je me remette aux fourneaux sans quoi il n’y aura qu’une de mes filles qui saura que maman sait bien cuisiner 😀

J’aimais bien celui-ci car j’y retrouvais les saveurs de ma région natale. Cela fait bien longtemps que je ne l’ai pas ouvert… Je retiens surtout les recettes de crostini di fegatini (une recette pour préparer des petits toast au pâté de foi, un incontournable du repas de fête de maman), les polpettine della nonna (que je pourrais rebaptiser les polpettine della mamma, de boulettes de viande frittes qu’on prépare généralement avec les restes de lesso, sorte de pot au feu) ou encore la pasta e fagioli, des pâtes aux haricots, si si aux haricots ! Après ça on a plus faim, spécial j’ai un ado à table. Mais l’incontournable reste le coniglio alla cacciatora que je dois d’ailleurs préparer pour ma sœur, je lui ai promis :

Coniglio alla cacciatora :

  • 1 lapin
  • 400 gr de tomates pelée
  • 200 gr d’olives noires
  • 2 branches de céleri
  • 1 oignon
  • 1 carotte
  • 1 bouquet de persil
  • 2 gousses d’ail
  • 1/2 verre de vin blanc
  • farine
  • huile d’olive
  • sel et poivre

Couper le lapin en 12 morceaux, saler poivrer et passer dans la farine. Puis les faire revenir dans de l’huile d’olive. Préparer le hachis de carotte, céleri, oignon et persil. Faite le revenir dans 6 cuillères d’huiles avec les gousses d’ail. Quand l’oignon commence à prendre une belle couleur ajouter le lapin (avec son foi haché), faire revenir quelques minutes puis arroser de vin blanc. Quand le vin blanc est complètement évaporé ajouter les tomates en morceaux, les olives, une cuillère de farine en pluie, sel et poivre puis mettre au four (180°C) pour une heure. Arroser au besoin avec un peu de bouillon.

Servir avec de la polenta.

Bon, la variante végétarienne là c’est difficile le tofu alla cacciatora je suis pas sure… mais on peut tout de même faire une bonne sauce tomate aux olives avec de la polenta c’est délicieux !

Il libro della vera cucina Emiliana

Alors là c’est the région pour la charcuterie ! Et moi j’adore la charcuterie italienne, mais il parait que c’est pas bon pour la santé… T_T On se console avec le parmesan 🙂

Dans ce livre on trouve également tout un tas de recette pour préparer des pâtes maison, des pâtes jaunes, rouges, vertes, même des gnocchi…. La dernière fois que j’ai préparé des pâtes maison j’étais encore qu’une gamine. Je préfère les acheter toutes faites c’est vachement plus pratique !

Ce livre je ne l’ai pas encore exploré. Je retiens pour l’article la recette de risotto al parmigiano, très simple et à la portée de tous :

Risotto al parmigiano (pour 4) :

  • riz italien (350gr)
  • beurre
  • 1 oignon
  • environ un litre de bouillon
  • parmesan râpé

Couper l’oignon et faire suer dans 40 gr de beurre. Avant qu’il ne prenne de la couleur. Retirer l’oignon ajouter le riz et le faire revenir à sec quelques minutes. Puis ajouter du bouillon et laisser cuire le risotto en ajoutant du bouillon à chaque fois que le riz à tout adsorbé. Quand le riz et bien cuit, moelleux, ajouter le reste du beurre et une bonne dose de parmesan. Mélanger et servir.

Le cadeau du grand-père :

2015-11-08 09.47.30

Alors là, avec ça je devrait tout savoir de la cuisine de Toscane depuis les étrusques jusqu’au XX° siècle. Mais… j’ai pas encore commencé à potasser.

Pour les cuistots en culotte courte :

Des livres de cuisine j’en ai toute une collection, ceux pour enfant ne manquent pas ! J’en ai même un spécial cuisine italienne (normal).

Gaspard et Léonie les petits gourmands en cuisine – cuisine italienne

2015-11-08 10.59.01

On y trouve des recettes faciles avec un parfum d’Italie. Malheureusement ce livre n’a pas beaucoup servi, de mes fille l’une n’aime pas cuisiner, l’autre ne prépare que des pâtisseries (ou presque).

Bonus manga :

Je ne pouvais pas faire un spécial cuisine italienne sans vous parler de l’un des personnages de Food Wars : Tukumi Aldini qui apparaît au tome 3. Originaire d’Italie il est tout comme Soma apprenti dans son restaurant familial et souhaite reprendre le flambeau une fois son diplôme en poche. Un personnage super stéréotypé et caricatural comme tous les personnages de la série, mais c’est pas grave, je l’aime quand même ^^ surtout que sa spécialité c’est la cuisine italienne qu’il revisite à la sauce nippone.

Mezzaluna #deslivresencuisine #foodwars #shunsaeki #yutotsukuda #tonkam

Une photo publiée par Bidib Ma Petite Médiathèque (@bidibmpm) le

Dans le tome 3 justement il relève le défi lancé par l’un des professeurs en proposant une variante de la fameuse salsa verde préparé exclusivement avec des ingrédients typiquement japonais.

Canard aigamo rôti servi avec sa salsa verde aux épices #deslivresencuisine #foodwars #shunsaeki #yutotsukuda Une photo publiée par Bidib Ma Petite Médiathèque (@bidibmpm) le

L’apparition de ce personnage m’a fait bien plaisir, et j’ai trouvé ça amusant de voir les recette de mon enfance (j’ai appris à préparer la salsa verde un peu près au même âge que Takumi) revisité par des japonais. Sans parler de la mezzaluna qui ne me quitte pas depuis mon enfance (quand j’ai quitté le nid familial j’ai amené la mezzaluna avec moi) et que je présente régulièrement autour de moi surprise de voir que beaucoup de gens ne connaissent pas cet outil pourtant super pratique !

Je vais vous donne ma recette de salsa verde, celle que je tiens de ma mère :

salsa verde:

  • 1 bouquet de persil
  • 2 gousses d’ail (plus ou moins en fonction des goûts)
  • 2-3 filets d’anchois mariné à l’huile ou au sel
  • 1 cuillère de câpres
  • 1 œufs durs
  • huile l’olive

Avec la mezzaluna haché finement tous les ingrédients (vous pouvez aussi faire ça avec un petit robot). Mettre dans un grand bol et ajouter de l’huile en mélangeant vigoureusement jusqu’à obtenir une texture onctueuse et crémeuse.

On utilise cette sauce pour accompagner de la viande comme par exemple un pot au feu, mais aussi simplement tartinée sur des toast à l’apéro. La dernière fois j’ai proposé des petits toast sympa fait avec des feuilles d’endive sur lesquelles j’ai déposé une cuillère à café de salsa verde et une pincée de graines germées. Croquant et frais.

Vous pouvez conserver la sauce au frigo quelques jours.

Des livres en cuisine bis rp_challenge-italie.jpg

Voilà, c’est fini pour aujourd’hui. J’espère que ce petit voyage en cuisine vous aura plu. A bientôt pour d’autres aventures culinaires.

Geo Histoire : Florence et les Médicis

C’est peut-être étrange d’écrire un article sur une revue, mais j’ai pris tant de plaisir à lire le Geo Histoire n°23 dédié à la famille Médicis que j’avais envie de partager.

J’ai trouvé la lecture de ce numéro passionnante. Non seulement c’est écrit de façon a ne jamais être ennuyeux mais en plus j’y ai appris pleins de chose sur les Médicis mais aussi sur les nombreux artistes de la Renaissance Florentine que la famille pris sous son aile.

Les article ne suivent pas toujours un ordre chronologique et il est parfois un peu difficile de s’y retrouver (ils portent tous les mêmes prénoms !) mais un petits cahier pédagogique à la fin fournis un arbre généalogique détaillé qui permet de s’y retrouver.

La thématique est exploré 14 article plus un cahier pédagogique, de quoi satisfaire les plus curieux.

Le premier article, Ce que Florence doit aux Médicis, nous met dans l’ambiance avec de magnifiques œuvres d’artistes de la Renaissance florentine tel que  Botticelli, Michel-Ange, Michelozzo di Bartolomeo, Brunelleschi… A travers ces exemples on plonge dans l’ambiance d’une Florence capitale des Arts, ce qui ne peut que donner envie de prendre le premier avion direction le centre ville et ses musés .

#botticelli par lui-même. C’est qu’il était plutôt bel homme 🙂

Une photo publiée par Bidib Ma Petite Médiathèque (@bidibmpm) le

Botticelli, c’est la première fois que je vois à quoi il ressemble ^^ Plutôt bel-homme vous ne trouvez pas ?

On poursuit la découvert avec un entretien avec Jean-Yves Bouriaud : Machiavel inspire encore les politiques. Un entretient très intéressant qui donne envie de lire le bouquin de Bourriaud, Machiavel aux éditions Perrin. Je savais qui était Machiavel, en revanche j’ignorais qu’il était florentin.

On me dit souvent que je suis machiavélique. Je crois que c’est vrai. 🙂 #machiavelli

Une photo publiée par Bidib Ma Petite Médiathèque (@bidibmpm) le

Je dois avoir quelques part son Prince qu’il faut que je relise.

L’article suivant est très instructif : Au commencement était la banque. Si je connais la famille Médicis pour son influence sur la cité de Florence, j’ignorait comment ils étaient arrivés au pouvoir. J’étais persuadée qu’il s’agissait d’une vieille famille noble. Il n’en est rien. C’est l’argent (et beaucoup de talent diplomatique et politique) qui a amené les Médicis à gouverner la cité de Florence. Leur fortune commence avec la création d’une banque par Jean de Médicis, dit Bicci, en 1397.

Bicci par Agnolo Bronzino

Nouveau cahier d’artistes avec L’âge d’or de l’art florentin, car si la famille Médicis a beaucoup d’argent elle n’hésite pas à en dépenses pour entretenir les meilleurs artistes de l’époque. On retrouve ici quelques œuvres décryptées. Botticelli, Antonio del Pollaio, Ghirlandaio, Verocchio, Filippo Lippi, et Michel-Ange sont de la partie.

Je savais que Da Vinci était un grand artiste, je ne savais pas qu’il était beau gosse !

Suite logique, après avoir parlé de quelques artistes et de leur œuvres, on a un portrait de Laurent le Magnifique, l’un des plus grand mécène de son époque.

Laurent le Magnifique par Verrocchio (1480)

Le surnom de Magnifique n’a rien à voir avec la beauté, cela signifie « celui qui fait de grandes choses ». Et si Laurent n’était pas vraiment beau, il aimait beaucoup le beau. Non seulement il entretiens des artiste mais il leur passe beaucoup de commande pour sa collection privé comme pour la ville.

On continue avec un petit focus de seulement 2 pages sur Léonard de Vinci, pas assez pour en apprendre beaucoup sur lui mais suffisamment pour vous donner l’eau à la bouche. J’aimerais lire un livre sur sa vie. Vous avez des conseils ?

Continuons à explorer la famille Médicis avec A la conquête du Vatican et les 2 papes Médicis. Pas vraiment de super papes ! Plus intéressés par le pouvoir et l’argent que par la conduite spirituelle de l’église… C’est d’ailleurs au talent diplomatique de Léon X qu’on doit la division des chrétien entre catholiques et protestant. Tout commence avec l’excommunication de Martin Luther qui avait protesté contre le commerce des indulgences (rémission des péchés en échange d’argent). Clément VII en rajoute une couche en excommuniant Henri VIII, roi d’Angleterre, nouveau schisme en vue.

Léon X par Raphaël

Quittons Rome pour retourner à Florence. Sous le joug du fou de Dieu, où comment Florence tombe sous l’influence de Savonarole, un dangereux fanatique.

Nous revenons ensuite aux Médicis avec A mort les Conjurés ! où l’on nous raconte comment Laurent (pas encore Magnifique) échappe à un complot dans lequel son frère trouve la mort et la répression sanglante qui suivra la conjuration des Pazzi.

Pour rester sur une thématique sanglante suivra un bref portrait de Jean des bandes noires, le seul Médicis qui se distinguera en tant que guerrier.

L’Italie au XV siècle

Avec Ils ont changé le monde ! Ce sont les scientifiques qui trouvent protection chez Médicis : André Vésale, Filippo Brunelleschi, Paolo Toscanelli, Galileo Galiei… Puis nous découvrirons un livre qui amorce une ère nouvelle : De la nature de Lucrèce (50 avant J.C.) redécouvert au XV siècle par un certain Poggio Bracciolini.

Pour la petite anecdote j’ai passé mon enfance dans un village toscan nommé Terranuova Bracciolini qui se trouve être la ville natale de Poggio. J’ai parfois le sentiment que le monde est vraiment petit ! Le Terranuova de mes souvenir ne garde rien de cette époque, ce n’était pas un village très joli…

vue de Terranuova Bracciolini

Et Florence perdit son âme… Déclin de la famille Médicis et du rayonnement de Florence. La branche cadette de la famille Médicis prends les rennes de Florence et c’est le début de la fin.

Petit portrait de Lorenzaccio qui inspira une pièce de Musset.

affiche de 1896 de Mucha, Sarah Bernhardt dans le rôle de Lorenzaccio

On fini avec un petit cabinet de curiosité : collection d’objets d’art que la dernière des Médicis légua à la ville.

La revue conclue son très beau dossier avec un cahier pédagogique : Les clé pour comprendre. Frise chronologique, arbre généalogiques et portrait.

vue de Florence, il Duomo à droite et le Palazzo Vecchio à gauche

Si vous aussi vous voulais en savoir d’avantage sur l’age d’or de la cité florentine, courrez vite chez le marchand de journaux, le numéro est encore en kiosque.


Florence et sa Renaissance vous intéressent ? A lire aussi Arte, un manga à la Renaissance et La conspiration des miroirs