Archives du mot-clé littérature coréenne

Oneuli – un conte coréen

C’est à la bibliothèque que j’ai repéré ce magnifique album. Je l’avais sélectionné pour la semaine coréenne de la semaine dernière mais je n’ai eu le temps d’écrire mon billet. C’est en cherchant des albums coréens que je suis tombée sur ce titre, la couverture étant très jolie je l’ai emprunté.

Oneuli de Cho Ho-sang (texte) et Kim Dong-seong (illustrations) est un conte très classique mais pas moins beau pour autant. On y retrouve la structure de nombreux conte ou le personnage principal, un enfant, part en quête de quelque chose et fait de nombreuses rencontres tout au long du chemin, sa gentillesse attire les bonne grâces de ses interlocuteurs qui l’aident ainsi dans sa quête.

Ici Oneuli, une petite fille trouvée par des voyageurs qui lui donnerons ce nom, part à la recherche de ses parents biologiques qui vivent dans le « Woncheongang, un royaume situé très loin dans le ciel ». En chemin elle rencontre divers personnages qui doivent lui indiquer le chemin, tous lui confient des questions à poser lors qu’elle aura atteint le Woncheongang. Il y a le jeune homme qui ne peut rien faire d’autre que lire, un arbre, un serpent géant, une jeune femme qui ne peut rien faire d’autre que lire et une fée. Grace à leur aide elle atteint le Woncheongang où elle peut retrouver ses parents avant de retourner sur terre apporter les réponses à tous ceux qu’elle a croisé en chemin. Une fois cette tache accomplie, Oneuli peut accomplir son destin et devenir à son tour une fée.

J’ai trouvé ce conte magnifique. Sa structure traditionnelle m’a ramené en enfance, j’adorais ces contes à répétition. Et la morale y est simple et belle : aide les autres et ils t’aiderons.

Graphiquement l’album est magnifique. Le dessin est très doux et rappelle les peintures traditionnelles.

J’ai beaucoup aimé cet album qui nous est proposé dans la collection Chan Ok des éditions Flammarion (une très belle collection !)


7/20
7/20
album jeunesse
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trois albums jeunesse coréens sous le signe de l’humour

Aujourd’hui je vous propose 3 albums coréens tous plus drôles les uns que les autres

Le fils du tailleur de pierre

un album de Moon-hee Kwon (illustrations), Claire Lanaspre et Michèle Moreau (texte), aux éditions Didier Jeunesse

Petite histoire inspirée d’un chant traditionnel coréen, « joute verbale » entre le fils du tailleur de pierre et son amis.

-Quand tu seras grand, tu seras tailleur de pierre comme ton père ?

-Ah non, surtout pas tailleur de pierre ! Moi, quand je serai grand, je serai riche, très riche. Et j’irai à la chasse tous les jours !

-Si tu vas à la chasse, moi je serais le soleil pour te faire suer à grosses gouttes !

-Si tu es le soleil, moi je serai un nuage pour t’empêcher de briller !

C’est l’escalade et de fil en aiguille le fils de tailleur de pierre fini par vouloir devenir… tailleur de pierre.

Simple mais drôle. Le dessin est très stylisé et efficace. Comme nous dit Rachel dans son article : « un livre drôle et sage à la fois ».

-_-_-_-_-

Tigres à la queue leu leu

Avec les deux prochains albums on passe dans un humour un peu scato mais qui plait bien aux enfants.

Tigre à la queue leu leu, encore un livre de Moon-hee Kwoon, publié cette fois par Quiquandquoi, m’a interpellé par sa couverture avec un drôle de tigre vraiment pas majestueux.

Dans cette histoire un jeune garçon fainéant fait pousser un immense plan de sésame en ramassant toutes les crottes du village. Avec l’huile qu’il fabrique il enduit un petit chien qu’il utilisera comme appât pour chasser le titre. Le chien est si glissant qu’aussitôt avalé par un tigre il ressort par son derrière. Un tigre à près l’autre tente de manger le petit chien jusqu’à ce que tous les tigres de la montagne se retrouvent pris au piège enfilé à la queue leu leu dans la corde par laquelle est attaché le chien.

J’ai beaucoup aimé les illustrations, pleines d’humour.

Moi quand je m’énerve XD Tigres à la queue leu leu de Moon-hee Kwoon #albumjeunesse #littératurecoréenne

Une photo publiée par Bidib Ma Petite Médiathèque (@bidibmpm) le

J’ai appris que l’histoire a été adapté en court-métrage d’animation, disponible dans le dvd Neige et les arbres magiques, voici un aperçu :

-_-_-_-

Princesse Prout

J’ai découvert ce livre cette semaine sur Grenier à Livre, Choco nous le présentait dans le cadre de sa semaine coréenne. Son article m’a interpellé et voilà que, le hasard faisant bien les choses, je le retrouve à la bibliothèque 🙂

Princesse Prout de Shin Se-Jung aux éditions Chan-ok, raconte la drôle d’histoire d’une très belle princesse qui avait un vilain défaut, celui de péter souvent.

Si dans sa famille la princesse peut s’en donner à cœur joie, une fois marié, elle doit se retenir. Elle se retient tant et bien qu’elle fini par devenir de « couleur pâte de soja fermenté ». Quand enfin elle se lâche toute la maison de sa belle famille vole en éclat tant son pet est violent. Le beau-père décide de la renvoyer dans sa famille mais en chemin la princesse sait transformer ce défaut en un précieux avantage et le beau-père change d’avis. Tout est bien qui fini bien pour la jeune princesse que reçu le surnom de princesse Prout.

Les illustrations sont très belles et classiques, tout comme la structure du récit qui reprend la structure d’un conte traditionnel, ce qui crée un décalage amusant avec cette histoire de pet. Moi je l’ai trouvé marrant, ma fille n’a pas été convaincue.


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albums jeunesse
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4, 5 et 6/20
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Les petits pains de la pleine lune

Aujourd’hui je vais vous parler d’un roman jeunesse coréen. Il était dans ma PAL depuis très longtemps. Je l’avais acheté il y a quelques années pour Yomu-chan et depuis je souhaitais le lire mais je ne trouvais pas le bon moment. Profitant du challenge coréen je me suis enfin lancé dans cette lecture.

Le héro de ce conte moderne est un jeune adolescent qui vit avec une belle-mère qui le déteste, la jeune fille de cette dernière et un père absent qui préfère ne rien voir de ce qui se passe sous son toit.

Le garçon, abandonné encore enfant par une mère suicidaire se renferme de plus en plus. Pour cohabiter avec une belle-mère qui souffre de la comparaison avec la précédente épouse de son mari, il décide de s’effacer et de jouer l’indifférence tandis qu’elle l’humilie et réduit de plus en plus la place du héro tant au sein de la famille. Bientôt l’adolescent devient un fantôme dans sa propre maison, quittant l’appartement très tôt le matin et revenant tard le soir après avoir mangé des petits pains dans une pâtisserie du quartier. Il espère ainsi pouvoir cohabiter presque pacifiquement jusqu’à ce qu’il ai l’âge de partir. Mais les choses dégénèrent et rien ne se passe comme il avait prévu. Contraint de fuir de chez lui, le héro trouve refuge dans la pâtisserie du quartier. Une pâtisserie loin d’être ordinaire ! Le pâtissier-sorcier lui ouvre les porte de son four magique où il vit en compagnie d’un oiseau-jeune fille. Il y restera à l’abris le temps de trouver le courage d’affronter sa famille.

Un joli conte initiatique moderne où le héro doit apprendre à se faire un place malgré un climat familial hostile. La magie n’est pas ici utilisé comme solution. L’adolescent doit trouver seule la force de surmonter ses difficultés. Seul dans la mesure où la détermination vient de lui. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne trouvera pas de soutien. Le sorcier-pâtissier au caractère rude mais au grand cœur et la jeune fille-oiseau lui un grand réconfort non pas parce qu’il l’aideront à trouver une solution mais parce qu’il lui donneront l’attention et l’affection qui lui permettra de prendre confiance en lui. A leur contact il va petit à petit se sentir à sa place, s’affirmer d’avantage et enfin trouver le courage d’affronter la haine de sa belle-mère et l’indifférence de son père.

Ici la héro n’est pas épargné. L’univers dans lequel il a grandi est d’une grande violence. Et l’auteur n’épargne pas non plus le lecteur car il n’y a pas, malgré une pâtisserie regorgeant de mets magiques aux pouvoirs extraordinaires de façon d’arranger les choses. Il n’y a pas de solution miracle, il s’agit d’accepter et d’apprendre à vivre avec. Contrairement aux contes classiques (on aura tout au long du récit de nombreuses références) le salut ne vient pas par l’intervention extérieur d’un prince charmant ou d’une fée, elle viendra lentement du héros lui-même qui aura pansé ses blessures.

J’ai aimé cette approche sans conditions de la réalité de la vie qui parfois peut se montrer très cruelle entremêlé au récit fantastique d’un sorcier qui vendrait de redoutable pâtisseries magiques sur un site internet. Les personnages sont très attachant mais il y a un je ne sais quoi dans la façon dont c’est écrit qui m’a mis légèrement mal à l’aise. Je ne serait dire dans quelle mesure c’est du au texte original ou à la traduction, mais j’ai trouvé la langue pas très naturelle. La façon dont s’exprime le héros est parfois un peu étrange et met une certaine distance avec le lecteur. Du moins c’est ainsi que je l’ai ressenti. Du coup j’avais l’étrange sentiment de vouloir connaitre la suite de l’histoire qui m’intriguait tout en trouvant la narration un peu ennuyeuse. Je sais pas si j’arrive à bien me faire comprendre.

Malgré cette impression étrange que m’a laissé le texte, j’ai aimé l’histoire qui par les sujet abordé (violence, suicide, harcèlement…) s’adressera surtout à un public adolescent.

C’est peut-être là le fond de mon malaise ! Le vocabulaire et la façon de s’exprimer semblent s’adresser à un public assez jeune alors que les sujets abordés touchent un public adolescent. Entre ces deux postures, je ne savais pas trop comment me placer.

Un bon roman un peu étrange qui fait pas mal réfléchir sur la vie, ses difficultés et notre posture vis à vis de celles-ci.

 Les petits pains de la plaine lune de  Gu Byong-mo est disponible aux éditions Philippe Phiquier dans la collection Picquier jeunesse.

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Qu’est devenu l’homme coincé dans l’ascenseur?

Qu’est devenu l’homme coincé dans l’ascenseur ?

엘리베이터에 낀 그 남자는 어떻게 되었나

Kim Young-ha

1999

traduit en français par Lim Yeong-hee et Françoise Nagel

Editions Philippe Picquier

2011 pour l’édition française

 

Voici bien longtemps que je ne parlais pas d’un vrais livre, un livre sans images 😉

J’avais envie de me remettre à des lectures plus sérieuses  mais la quantité de manga à lire était si grande que j’avais du mal à trouver le temps de lire autre chose ces derniers temps… Et voilà qu’enfin je trouve le temps de m’attaquer à ma PAL* roman et nouvelles.

J’ai choisi un peu au hasard dans la pile et c’est ce recueil de nouvelles de Kim Young-ha qui en est ressorti. Je ne connaissez pas encore Kim Young-ha et j’ai été conquise.

Le recueil regroupe 4 nouvelles :

Qu’est devenu l’homme coincé dans l’ascenseur ?

Un homme vit sa pire journée. Tout va de travers : son rasoir casse alors qu’il n’a que la moitié du visage rasé, l’ascenseur est en panne et doit dévaler les 14 étages de son immeuble à pieds alors qu’il est déjà en retard. La il découvre un homme coincé dans l’ascenseur entre deux étages, cours chercher le gardien qui n’est pas là, tente de se faire prêter un portable pour appeler les secours mais personne ne lui vient en aide, il a oublié son abonnement pour le bus et alors qu’il tente de négocier avec le chauffeur et… pour le découvrir, lisez la nouvelle !

Les événement s’enchaînent faisant de cette journée un véritable enfers sur terre. Le tout conté avec humour. C’est un vrai plaisir à lire, un plaisir peut-être un peu pervers…

Vampires

L’auteur nous dit avoir reçu un étrange courrier qu’il nous retranscrit. Dans celui-ci une femme lui raconte sa rencontre avec son mari.

Beaucoup moins drôle que la nouvelle précédente, celle-ci fait un portrait peu reluisant des hommes coréens. Le style y est toujours agréable et si je l’ai moins aimé que la précédente, je l’ai trouvé intéressante.

L’amour à haute tension

Un homme tombe amoureux et fini par disparaître, il devient complètement invisible.

Une histoire étrange et captivante, qui encore une fois dresse un portrait acerbe des coréens.

L’homme qui n’avait pas d’ombre

On retrouve le style de l’auteur qui est agréable à lire, mais cette nouvelle m’a moins touché car le récit est trop dispersé. ça part dans tout les sens, entre les détails insignifiants du quotidien du narrateur (auteur?), les digressions et les apartés, j’ai eu beaucoup de mal à comprendre où l’auteur voulait en venir. D’ailleurs, à la lecture de la chute, je n’avais toujours pas compris. Ceci dit il y a de bon passages. Et de bons personnages.

Si j’ai un faible pour la première nouvelle que je trouve juste excellente, le recueil dans son ensemble m’a charmé et m’a donné très envie d’en découvrir plus sur son auteur Kim Young-Ha dont plusieurs romans sont disponible en français :

L’empire des Lumières

La mort à demi-mots

Fleur noire

Quiz Show


*PAL : pile à lire. Je précise parce que moi, la première fois que j’ai vu ce sigle dans un article… j’ai rien compris ^^’

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Graine de Bouddha

Le voyage en Corée continue avec un nouvel album jeunesse. Il n’est pourtant pas question ici de Corée mais de bouddhisme.

Graine de Bouddha met en scène un vieux bonze et son très jeune disciple. Le texte, sous forme des question réponse rend très bien allure que pourrais prendre la conversation entre les deux personnages avec à chaque page un pourquoi.

Lorsqu’ils sont confrontés à une difficulté, les bonzes gardent toujours une attitude positive.

Pourquoi ?

Parce que là où il y a de l’ombre, il y a aussi la lumière.

Ces petits texte (quelques lignes à chaque double page) nous permettent d’approcher un peu la philosophie des bonzes bouddhistes (ou du moins de certains courant bouddhistes).

 SONY DSC

Les illustrations de Kim Jae-hong sont très belles, douces et réalistes. Si j’ai apprécié la douceur qui se dégage de cet album. Le côté un peu trop simpliste de l’histoire n’a guère retenu l’attention de Mimiko qui n’a pas du tout d’affinité avec ce qui est dit (comme quoi, les chiens font parfois des chats).

Graine de Bouddha

texte de Kim Jong-sang

illustration de Kim Jae-hong

Picquier Jeunesse

 6/20

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Jumong ~le voyage en Corée continue

Nous continuons notre exploration des album jeunesse venue des terres coréennes. Aujourd’hui c’est un conte que nous vous proposons.

Jumong

Kim Hyang-Keum (texte)

Kim Dong-Seong (illustrations)

traduit par Lim Yeon-hee et Françoise Nagel

C’est le conte fondateur du royaume de Koguryô que nous raconte ce livre très joliment illustré. Le royaume de Koguryô est un des royaume antique de la péninsule coréenne et Jumong est son fondateur.

Le dieux du soleil, Hoemosou, séduit par la beauté de la fille ainée du dieu de la rivière, s’unit avec elle. Mais il repart dans les cieux laissant Yuhwa derrière lui. Le père de Yuhwa la chasse. Celle-ci trouve refuge auprès du roi de Dong-Pouyeo. Un jour, un rayon de soleil illumine Yuhwa qui tombe enceinte. Neuf mois plus tard elle accouche d’un oeuf. Croyant à un mauvais augure le roi tente de se débarrasser de cet oeuf mais sans succès. Neuf mois plus tard un enfant sort de l’oeuf. C’est Jumong.

Très tôt l’enfant montre des prédisposition étonnantes pour le tire à l’arc. En grandissant, son talent rend jaloux les fils du rois qui influencent le rois pour que celui-ci se débarasse de lui. Le roi, ne pouvant le tuer sans raison l’envoi aux équries s’occuper des chevaux. Jumong insatisfait décide de partir. Grâce à un stratagème de Yuhwa, sa mère, le rois lui offre son meilleur cheval. Jumong décide alors de quitter le royaume de Dong-Pouye en compagnie de ces trois plus fidèles amis. Le rois envois à leur poursuite une armée. Malgré leur avance sur les soldat du rois, Jumong et ses amis se retrouvent bloqué par une rivière. Jumong invoque alors l’aide des dieux des rivières. Les poissons et tortues s’agglutinent les uns aux autres pour former un pont qui permet à Jumong et les sien de s’enfuir. Dès que les soldats tentent d’emprunter le pont, les poissons et tortues se dispersent envoyant par le fond une bonne partie des soldats.

De l’autre côté de la rivière, Jumong trouve une terre fertile ou il fonde son nouveau royaume : Koguryô. Un royaume qui fut prospère pendant plus de 600 ans.

Si le précèdent livre de Kim Hyang-keum que j’ai lu, Terre coréenne, ne m’avait pas vraiment plus, tout d’abord à cause de ses illustrations un peu simplette et puis aussi par son contenu d’avoisinant plus du cours de géographie que de l’album jeunesse. Ici nous somme dans tout autre chose ! J’ai été séduite par l’histoire relevant du conte épique et du mythe fondateur, ainsi que par les magnifiques illustration de Kim Dong-seong. Les illustrations à elles seules valent le détour et font de ce livre un très bel objet. Le récit épique est intéressant, cependant il est assez difficile. Le vocabulaire n’est pas toujours simple et les tournure de phrases sont complexes. Ce qui rend la lecture un peu ardue pour un très jeune enfant (et pour moi si je dois lire à haute voix). Néanmoins Mimiko a prix plaisir à écouter ce récit et suivre les aventures de Jumong.

Un beau livre que je conseille à tous ceux qui s’intéressent à la Corée (et pas seulement aux enfants)

logoalbums2014 5/20

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Un voyage en Corée :

Je continue sur ma lancée coréenne pour deux nouveaux albums jeunesse. Après le conte Frère Lune et Sœur Soleil, voici deux nouveaux livres pour faire découvrir la Corée aux enfants.

-_-_-_-

Commençons par Dans le temple de Kim Mi-hye et illustré par Choi Mi-ran, publié aux éditions Picquier jeunesse (2011).

Ce qui m’a attiré dans cet album ce sont les illustrations de Choi Mi-ran, faite au fusain et encre de chine. Ils sont d’une très grande douceur avec des bouilles très rondes et blanches dans un décor sombre et inquiétant où l’on distingue les impressionnantes sculptures des dieux du temple. Cette petite histoire nous permet de découvrir le temple de Seokguram, situé sur le mont Taham, en compagnie d’un enfant et sa maman qui si rendent à l’aube pour prier Bouddha pour le retour du père. A la fin, une double page nous donne queques information supplémentaires sur ce temple qui existe vraiment.

-_-_-_-

Le deuxième album dont je vais vous parler c’est Une terre coréenne de Kim Hyang-geum et illustré par Choi Sook-hee, publié par Chan-ok/ Flammarion (2010).

Celui-ci c’est à cause de son titre que je l’ai choisi. Je pensais en apprendre plus sur la Corée. En réalité, c’est plutôt des cartes que le livre parle. Ou comment, les hommes pour ne pas se perdre ont commencé à marquer leur chemin pour petit à petit en arriver aux cartes modernes. Le tout prenant comme décor la terre coréenne. Les dessins sont assez stylisé et les couleurs vives. A vrais dire je n’ai pas vraiment aimé ce livre. Je n’aime pas vraiment les illustrations et le texte peut servir à illustrer un cour de géographie à l’école primaire, mais pour le lire comme ça, ce n’est pas très amusant.

Mimiko n’a pas voulu lire ces livres.

logoalbums2014 2 et 3/20

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Frère Lune et Sœur Soleil

C’est avec un conte coréen que l’on commence cette nouvelle année d’album jeunesse.

Frère Lune et Sœur Soleil c’est l’histoire de deux enfants que leur mère laisse chaque jour seuls à la maison pour aller travailler. Ils ne doivent ouvrir à personne. Mais un jour, un tigre croise le chemin de la mère et… la dévore. Le tigre se fait alors passer pour la mère dans l’intention de les manger à leur tour. Les enfants, malins, s’échappent en grippant à un arbre mais le tigre les suit. Ils implorent alors le ciel :

– Ciel, ô Ciel, si tu veux nous sauver, envoie-nous une corde solide, et si tu veux nous perdre, envoie-nous une corde pourrie !

Une corde descend du ciel et les emmène. Le petit frère devient la lune et la sœur devient le soleil.

Ce conte me rappelle vaguement une histoire qui a bercé mon enfance, celle des huit chevraux. La aussi la mère part travailler laissant ses enfants seuls et ces dernier se font attaquer par un prédateur (chez nous c’est le loup) qui se fait passer pour la mère en enduisant ses main de farine blanche.

La ressemblance s’arrête là puisque la version coréenne est, si j’ose dire, beaucoup plus gore. Déjà la mère se fait dévorer. Définitivement. Et puis les enfants montent au ciel… pour devenir le soleil et la lune. En gros, il sont mort aussi, non ? Mais les méchant ne sont pas épargné puisque le tigre aussi y passe. Bref c’est une hécatombe. Là ou nos contes laissent toujours une échappatoire (le petit dernier qui a réussi à s’échapper) ici l’histoire prend une tournure plus dramatique, plus drastique aussi. Cela me ferais penser à ces version du petit chaperon rouge ou l’histoire se fini quand tout le monde est dévoré.

Pour revenir au contenu du livre, cette histoire, par son côté trop dramatique n’a pas beaucoup plu à Mimiko. En revanche, les dessins, tout en rondeur, sont jolis et agréables. Un livre pour les amateur de contes traditionnels.

 1/20

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Au cochon porte-bonheur

cochon porte bonheur

Au cochon porte-bonheur

Kim Jong-ryeol

illustrations de Kim Suk-kyeong

2006

traduction de Lim Yeong-hee et Françoise Nagel

Picquier jeunesse – 2013

Un étrange magasin s’est installé dans la ville d’Azalée. Une publicité dans les boites aux lettres annonce :

« Azaléens ! La chance vous attend au Cochon porte-bonheur. Venez nombreux et emportez l’article de votre choix sans débourser un sou. Parole de Cochon porte-bonheur ! »

On a beau râler et dénoncer la probable supercherie, personne ne résiste à la tentation de gagner quelque chose. La convoitise attire bientôt tous les habitants de la ville, mais d’étranges phénomènes semble accompagner l’arrivé du mystérieux Cochon porte-bonheur.

/!\ avis avec spoiler /!\

« Chacun souhaite que la chance lui sourie. Mais la plupart des êtres humains ne savent pas se satisfaire du peu qu’ils ont. Et comme ils en réclament toujours plus, ils la font fuir. »

Voilà ce que Kim Jong-ryeol dennonce dans cet étrange conte surréaliste où les gens, poussé par leur avidité se transforment peu à peu en cochons. Cette métamorphone n’est pas sans me rappeler la scène où les parents de Chihiro se transforment en porc dans le film de Miyazaki Le voyage de Chihiro. Je me souviens qu’à l’époque la scène aviat fortement impressioné ma fille. Ici  aussi l’enfant assiste impuissant à la transformation de ses parents.

La fin du récit reste ouverte et aucun happy end ne vient rassurer le jeune lecteur. Ce conte sonne comme un avertissement : il ne tient qu’à nous de prendre en main notre vie et éviter de ceder à la tentation et à la convoitise, à nous de préserver ce qui est vraiment important.

Un petit livre qui se lit en une heure, pour les jeunes lecteurs peut-être, mais qui plaira sans doute aux grands.

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Féline – Bu Hui-ryeong

Après deux light-novel japonais (Le gardien de l’esprit sacréN°6) c’est au tour de la littérature jeunesse coréenne d’être à l’honneur sur Ma
petite Médiathèque.

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Féline

Bu Hui-ryeong

2006

traduit du coréen par Lim Yeong-hee et Françoise Nagel

Picquier jeunesse

2009 pour la traduction française

Lire un extrait

Ce roman c’est la vie d’un chat de gouttière qu’il nous raconte. Il est écrit  à la première personne. Le héros est un jeune chat que sa mère, l’estimant assez grand pour survivre par ses propres moyens, a abandonné. Apeuré et seul, il doit apprendre à sourvenir seul à ses besoins, chercher de la nouriture et se défendre des gros matous bien plus dangereux que les humains.

Alors qu’il est en quête de nourriture dans un parc, il y rencontre une jeune fille pas comme les autres. C’est le coup de foudre au premier regard ! Serait-elle ce que, dans le monde des chats, on appelle un homme-chat ?

La fille fouilla dans sa poche et en sorti quelques petits anchois séchés qu’elle me tendit. Pour la première fois de ma vie, je mangeai à même la main d’un humain. Elle était douce.

Tout en humectant les anchois de ma salive avant de les saisir entre mes canines, je pris une décision : J’allais l’apprivoiser.

Si Minet a le coup de foudre, Minyeong ne semble pas vouloir s’intéresser à lui. Réussira-t-il à la séduire et rester au près d’elle ?

Dans l’avant propos, l’auteur s’adresse à ses jeunes lecteurs dans ces termes :

Le souhait que je voudrais exprimer dans mon roman, c’est que vous appreniez à grandir pour devenir aussi autonomes que les chats. Même si ce n’est pas toujours facile !

C’est bien de cela qu’il est question dans ce court roman : le chemin vers l’émancipation que doit entreprendre tout adolescent. Tout comme Minet, à la fois personnage principal du roman et narrateur subjectif, la jeune Minyeong doit apprendre à laisser sa mère lui échapper et commencer à prendre soin d’elle-même. C’est ensemble que le jeune chat et l’adolescente vont parcourir la route qui mène à l’indépendance.

Le style de l’auteur est très plaisant. Elle nous offre un texte à la fois facile à lire et subtile. Bien qu’il s’adresse à des jeunes lecteurs j’ai pris un réel plaisir à lire ce roman. Les personnages sont très attachants, tout particulièrement le jeune chat qui jette sur les humains qui l’entourent un regard à la fois tendre et critique. Le fait de montrer les humain à travers les yeux de chat, permet de prendre un certains recul.

Quand on aime quelqu’un, c’est normal d’avoir envie de rester près de lui. J’étais sûr qu’elle avait de l’affection pour moi. Alors pourquoi avait-elle fait cela? Cela voulait-il dire que chez les humains le cœur et la tête ne fonctionnent pas en harmonie ? Pour quelle raison ?

Il arrive parfois que les humains se montrent plus sages que nous, mais pas toujours. Sur deux points, ils sont particulièrements bêtes. Tout d’abord, ils sont incapables d’oublier le passé. Ensuite, ils s’inquiètent à l’avance de l’avenir. Du coup, ils ratent le plus important : le présent. Ils ignorent la valeur de ce qu’ils possèdent. Ils désirent toujours ce qu’il ne peuvent pas
obtenir. Quelle bêtise !

La vie de chat nous est raconté avec beaucoup de détails : la chasse, la litière, la pluie… mais l’auteur sait comment captiver notre attention et ne jamais rendre le récit ennuyeux. Il s’agit du premier roman de l’auteur et je trouve qu’il est particulièrement réussi. J’espère que d’autres de ses romans seront traduit prochainement en français. Comme je l’ai dit plus haut, ce livre s’adresse aux jeunes lecteurs mais il plaira tout autant aux moins jeunes.

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