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La patience du Baobab

Couverture La patience du Baobab« L’amour, c’est pas plus facile que le reste de la vie. C’est vérifiable à vingt ans ou plus, sous les tropiques comme  autour du cercle arctique. Pas parce que c’est chaud ici et froid là-bas. C’est à cause des bâtons dans les roues, sous toutes les latitudes. Trop gros ou trop maigre, ça peut être une cause de bâton dans les roues, comme trop intelligent, trop blanc, trop noir, trop zyeux bridés ou cheveux roux, blonds, crépus ; si en plus on compte les bâtons courbés ou à genoux dans l’ombre d’une religion, l’amour, c’est vraiment le parcours du combattant. »

La jeune et jolie Aïssatou nous raconte son histoire. Celle d’une Centrafricaine amoureuse d’un Français. Il s’agit donc maintenant de quitter Bangui pour la Bourgogne…

La Patience du Baobab est une roman de Adrienne Yabouza, sorti en janvier aux éditions de l’aube.

C’est grâce à la masse critique de Babelio que j’ai découvert ce roman. Je profite toujours de la masse critique pour sortir de mes lecture habituelle et de ce point de vue là je ne suis pas déçue. Je n’ai pratiquement jamais lu de littérature africaine, en dehors de quelques poèmes. C’est donc tout un univers qui m’est inconnu, tant du point de vue littéraire que culturel. Je ne suis jamais allée en Afrique et je ne sais de ce continent que ce que l’ont peut en voir à travers les média.

Du coup, je ne sais pas trop quoi penser de ce roman. Il y a certains aspects que j’ai beaucoup aimé, d’autres qui m’ont perturbé et l’histoire elle même ne me parle pas vraiment.

J’ai beaucoup aimé  certains passages qui offrent un regard à la fois critique et plein d’humour sur la société. Aïssatou, nous parle à la première personne, elle nous parle de sa vie, de ses amour, mais aussi de la société qui ne tourne pas rond. Du décalage entre les Blanc et les Africains, notamment dans le démarches administratives et j’ai trouvé cet aspect du livre agréable, intéressant et très plaisant à lire. Pour avoir un aprçu de son style je vous invite à lire les premières lignes du roman.

Ce qui m’a perturbé c’est la syntaxe. Écrit dans français aux influences Centre-Afrique, le texte est parfaitement compréhensible mais la structure des phrases est parfois différente de celle du français de France. Et la structure des phrases me donnait une impression d’un ton enfantin que je ne pense voulu, mais simplement du à une différence dans la langue. Du coup ça me mettais mal à l’aise car j’avais le sentiment de mal interpréter ou de louper quelques chose dans le texte.

Mais finalement ce qui m’a vraiment dérangé dans ce livre c’est l’histoire d’amour autour duquel se construit tout le roman. Je n’y ai pas crus un instant. L’héroïne a beau répéter qu’elle aime Rémi d’amour, moi je vois pas comment on peut tomber amoureux et décider de se marier pour la vie en seulement 3 jours. Enfin si, je vois, mais j’appelle pas ça de l’amour… L’amour, tel qu’on en parle ici c’est quelque chose qui me dépasse complètement. Leur histoire d’amour  ne m’a absolument pas ému, ni touché. Je suis resté de marbre, voire même j’étais agacé par leur amour qui pour moi n’était pas réaliste.

Une lecture en demi-teinte. Intéressant et agréable à lire mais qui ne m’a pas pris aux tripes.

sur le site de l’éditeur

⇒ sur Babelio

⇒ achetez sur Amazon

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Vipère au poing

Aimer, c’est s’abdiquer. Haïr, c’est s’affirmer. Je suis, je vis, j’attaque, je détruit. Je pense, donc je contredis.

Je me souviens maintenant pourquoi j’avais tant aimé ce livre quand j’avais 15 ans. L’état d’esprit de Jean était alors le mien. Et si mon dictateur n’avais ni la cruauté ni la constance du sien, j’étais une révoltée. Et la résistance, qui depuis longtemps n’était plus passive, était mon mode de vie. En Jean Rezeau je reconnaissait un maître à penser. Dans ce livre je trouvais des beaux mots pour dire ces sentiments.

La haine, beaucoup plus que l’amour ça occupe.

Et j’étais très occupée à haïr le monde.

Couverture Vipère au poing

Jean, dit Brasse-bouillon, est né dans la campagne craonnaise, dans une vieille famille de la haute bourgeoisie, qui de haut n’a plus que l’estime d’elle-même. Un père effacé, Jacques, une mère cruelle et tyrannique, surnommé par fils Folcoche, deux frère, un aîné, Chiffe, et un cadet, Cropette, des percepteurs qui ne cessent de se suivre et la cuisinière muette, Fine, forment le tableau de son enfance. Plus prompte à la révolte que ses frères, il en devient le chef de bande, celui qui n’a pas peur d’affronter la rage maternelle. C’est dans la vielle propriété familiale, à l’ombre de la gloire passé et étouffé par une fois chrétienne qui n’a gardé que le pire que Jean grandi brandissant l’étendard de la révolte et de la haine. Car sa mère le haie (qui ne haie-t-elle pas ?) et Jean le lui rend bien.

J’avais aimé Vipère au poing parce que j’étais Jean (en plus modeste). Je l’ai aimé à nouveau parce Hervé Bazin a les bons mots et l’art de raconter cette révolte, qu’il rend si vivante, si remarquable. Alors même qu’il ne se passe pas grand chose dans cette campagne, ses mots savent me tenir en haleine.

Si les sentiments qui habitent Jean à la fin du roman ne sont plus les miens, j’ai relu ce livre avec la même excitation étrange que lors de notre première rencontre. Vipère au poing a ravivé en moi le souvenir d’anciennes résistances, et c’est avec amusement et détachement que j’ai vu se superposer mes souvenirs et ceux de Jean, avec tout ce que ces deux histoires ont de différente et d’étrangement semblable. J’y ai reconnu le sentiment de révolte, mais aussi ce mélange de haute estime de soi-même, d’autocritique et de cynisme dont Jean fait preuve vis-à-vis de sa famille.

Le regard impitoyable et lucide que Jean jette sur sa famille et sur la vielle bourgeoisie qu’elle représente m’a beaucoup amusé, surtout qu’il avoue en avoir hérité des traits, et pas forcement les meilleurs.

Un coup de cœur à 15 ans. Un coup de cœur aujourd’hui. Un vrai classique qui, malgré le temps qui passe, garde toute son mordant.


challenge petit bac 

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La disparue de Noël – Anne Perry

Couverture La disparue de NoëlC’est par hasard que je suis tombé sur ce petit roman d’Anne Perry. Je ne connaissais pas du tout l’auteur. C’est la couverture, très kitsch, et le titre en relation avec Noël qui m’on fait sauter sur ce roman qui était perdu dans un bat de vieux livres d’occasion. C’était il y a quelques mois et dès que je suis tombé dessus j’ai pensé au Challenge Christmas Time de Mya au quel je participe cette année pour la troisième fois consécutive. Je l’ai précieusement mis de côté et ai profité R.A.T de Noël organisé par Chicky Poo et Samarian pour le challenge Il était 5 fois Noël.

Nous somme en décembre, dans la campagne Anglaise du XIX. Dans une belle demeure, des invitée de marque profitent d’une belle réception. Mais leurs conversation mondaines vont être troublé par un tragique accident à la suite duquel, deux nobles dames devront affronter le glacial hiver écossais à la poursuite d’une femme à qui elle doivent impérativement remettre une lettre.

Anne Perry nous livre ici un très court roman policier agréable à lire. Ce n’est pas temps le mystère mais l’ambiance qui fait la force de ce texte. On a vraiment l’impression d’être dans l’Angleterre du XIX. L’ambiance des dîner, les discussion mondaines, les robes qui virevoltent dans les salons… Même la façon dont elle dévoile les pensée du personnages principal, nous fait ressentir une sorte de familiarité, comme si nous connaissions la connaissions déjà et que nous étions à ces côté. Heureusement cependant que le roman est très court. Si le voyage est agréable, il manque un peu de tension. Une jolie lecture qui donne envie de lire d’autres romans se déroulant à cette époque.

Anne PERRYAnne Perry, que je découvrait avec cette lecture, est une écrivaine britannique spécialisé dans les romans policiers se déroulant à l’époque victorienne. Elle est notamment l’auteur de la série policière William Monk et Charlotte et Thomas Pitt, toutes deux se déroulant au XIX.

La disparue de Noël fait partie de ses Histoires de Noël où l’un des personnages secondaires de ses séries mènent l’enquête, l’action se déroulant bien évidement à la période de Noël. Cela explique sans doute cette familiarité que j’ai ressenti avec le personnage principal, nous somme sensé déjà le connaitre si on est un habitué des séries d’Anne Perry.

En France ses roman sont édité par 10/18, dans la collection Grand détectives.

Anne Perry sur le site de 10/18

à lire aussi l’avis de Lou


 

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Beignets de tomates vertes – Fannie Flagg

La première fois que j’ai entendu parler de ce roman c’était… dans un roman 🙂 Dans bibliothèque des cœurs cabossé plus précisément. ça m’avais donné envie et puis je suis tombée dessus par hasard et voilà un roman tout désigné pour des livres en cuisine, avec un titre pareil je pouvais pas manquer ça.

Et tant mieux ! Parce que j’ai adoré ce bouquin. Il se lit tout seul.

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Avec des sauts dans les époques et les points de vue, Fannie Flagg nous fait vivre l’histoire d’un petit village paumé dans l’Alabama : Whisle Stop, construit sur le bort du chemin de fer. On y découvre une famille haute en couleur, aimé de tous, avec de nombreux enfants. Dans le café ouvert par la cadette de la famille tous les habitants du village se retrouvent pour un déjeuner où simplement échanger.

C’est à travers les souvenirs de Ninny, une vielle dame rencontrée dans le salon de la maison de retraite où elle doit chaque dimanche rendre visita à sa belle-mère acariâtre, qu’Evelyn, une femme au foyer un peu forte en pleine crise existentielle, découvre l’histoire de ce bled paumé. Au fil de ses rencontres avec Ninny, elle commence à s’attacher aux habitants du village. Leur histoire à travers les années 20, 30 et 40 lui donne du courage pour affronter sa vie de femme des année 80. Les souvenirs de Ninny ne suivent pas toujours un ordre chronologique, elle raconte au fur et à mesure que les souvenirs remontent. Avec elle on découvre cette Amérique profonde dépeinte avec beaucoup de tendresse où l’on est raciste plus par tradition que par conviction et où la force d’une femme pas comme les autres fait bouger doucement les choses par son caractère en acier trempé mais surtout par son infinie générosité. On s’attache aux personnages, même ceux qui ne sont pas vraiment recommandables, parce qu’en chacun se cache une part de générosité.

En parallèle on découvre aussi la vie déprimante de Evelyn qui a grandi et vieilli dans des certitudes qui s’ébranlent les une après les autres. C’est grâce à la bienveillance d’une vielle femme inconnue et à ces souvenir qu’Evelyn trouve le courage de se chercher vraiment. Evelyn est très touchante car toute sa vie durant elle a essayé de correspondre à cette image de l’épouse parfaite qu’on lui a inculqué et maintenant que la ménopause lui ouvre les bras elle se rend compte à combien de lieu de ses convictions profondes elle avait tâché de vivre.

Il se dégage de ce livre des tonnes de bienveillance et d’amour mais c’est toujours dosé comme il faut pour ne jamais tomber dans la mièvrerie. Il y a aussi beaucoup d’humour et une certaine nostalgie pour le temps qui passe et une époque où il était peut-être plus facile de communiquer, où la solidarité unissait la communauté.

J’ai pris énormément de plaisir à déguster ces pages.

Vous vous demandez peut-être si en dehors du titre il peut y avoir un lien entre le roman et le challenge des livres en cuisine ? Et bien il y en a un. Une grande partie du récit se déroule dans le café de Whistle Stop connu pour son barbecue et sa cuisine pas chère et généreuse. Cuisine dont on nous parle beaucoup. Voici un aperçu de ce qu’on y mange : « du poulet frit, des haricots noirs, des petits navets, des beignets de tomates vertes, du pain à la farine de maïs et du thé glacé ». J’avais envie de préparer ce menu pour le challenge mais… c’est pas vraiment la saison des tomates ! Faudra attendre l’été prochain pour que je tente l’expérience. Je n’aurais même pas besoin d’improviser comme je le pensais puisque à la fin du livre on retrouve quelques recettes du Whistle Stop Café.

#deslivresencuisine

Une photo publiée par Bidib Ma Petite Médiathèque (@bidibmpm) le

Mais la relation entre la cuisine et ce roman ne s’arrête pas là. Le personnage d’Evelyn est particulièrement attaché à la nourriture. A chaque fois qu’on la voit elle est en train de manger. Elle se goinfre par gourmandise mais aussi pour calmer son stress. Sa relation à la nourriture n’est pas sans complexes puisqu’elle se trouve toujours trop grosse, mais il lui est impossible de résister.

Bref dans ce roman la nourriture est omniprésente ajoutant à la bienveillance générale, le fumet d’un bon plat ne met-il pas tout le monde de bonne humeur ?

Si vous n’avez pas encore lu ce roman, je vous le conseille vivement. Il se lit très vite et ça détend. De quoi oublier le stress de la journée et retrouver le sourire. Un lecture parfaite pour moi qui lis dans le train pour le trajet maison-travail tous les jours.

Le roman a été adapté en film par Jon Avnet en 1991. Je vous laisse découvrir la bande-annonce. Moi je m’en vais le réserver à la médiathèque 😉


Beignets de tomates vertes
Beignets de tomates vertes Bande-annonce VO


Des livres en cuisine

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A Mortal Curiosity, une enquête de Lizzie Martin

J’ai découvert les romans d’Ann Granger très récemment avec le premier tome des aventures de Lizzie. J’avais été séduite par l’ambiance, les personnages et le décor : Londres du XIX siècle. J’ai voulu continuer l’expérience avec le deuxième tome, que cette fois j’ai lu en version originale.

Dans ce deuxième tome, Lizzie quitte Londres pour la campagne et le bord de mer où elle a été emboucher par Mr Roche comme dame de compagnie pour sa nièce, Lucy Craven, qui vient de perdre son enfant.

Lizzie attirant les problèmes et les histoires macabres, elle est à peine arrivée qu’un meurtre vient assombrir le tableau déjà bien glauque dans cette maison dirigé par la Christine Roche, une femme qui n’a que la bonne réputation de sa famille à la bouche. Lizzie ayant un allié dans la place, fait en sorte que ce soit l’inspecteur Ross qui vienne enquêter. Les voilà réuni dans une nouvelle enquête bien plus complexe qu’on aimerait leur faire croire.

Ann Granger

Tout comme dans le premier tome, j’ai aimé la background de l’histoire. Ann Granger s’applique à très bien décrire la vie de l’époque (l’histoire se déroule en 1864) et a distiller de petites doses d’information historiques sans jamais devenir ennuyeuse. J’aime beaucoup ça, j’ai l’impression d’apprendre des choses tout en m’amusant.

Les personnages sont toujours aussi intéressant et attachant. Lizzie est en avance sur son temps. Femme libre d’esprit elle doit toujours faire attention à ne pas heurter les sensibilités de ses contemporains mais elle a du mal à accepter sa position de femme et à se taire. Mais il y a toujours des hommes pour aimer ça. L’inspecteurs Ross a-t-il de quoi s’inquiéter ? Leur relation va-t-elle évoluer ? Lizzie n’est pas le genre de fleurs bleu à se laisser séduire par la romance, il y a des choses bien plus importantes, comme ce meurtre à résoudre par exemple !

Qu’en est-il de l’enquête ? Si elle ne manque pas de piment avec ses histoires de familles compliquées, je trouve que Ann Granger donne de trop gros indices sur la trame de l’histoire des les premiers chapitres. Cela pouvait passer dans le premier tome puisque on ne s’y attend pas, on ne fait pas forcement le lien, mais avec se deuxième tome, c’est trop évident et cela gâche le suspens d’une partie de l’intrigue. Ceci dit cela n’a pas gaché mon plaisir de lecture car plus que savoir ce qui est arrivé, j’étais curieuse de savoir quand et comment Lizzie allait comprendre.

Bref, un roman très agréable, assez facile à suivre en version originale (même si j’ai eu un peu de mal à suivre les description vestimentaires).


Le coin de curieux

Comme je disais plus haut, Ann Granger aime disseminer quelques informations sur l’époque dans ses romans. Dans le premier tome on apprenais quelques détails sur Scotland Yard et son origine, ici c’est dans un hôpital qu’on fait un mini cours d’histoire. L’inspecteur Ross et son adjoint s’étonnent de la présence d’infirmières dans l’hôpital militaire qu’il visitent (Netley Hospital, fondé en 1856). Le docteur qui les reçoit leur explique que la présence d’infirmière est due à l’influence de Florence Nightingale. Qui ça ? Moi je n’en avais jamais entendu parler, je suis donc allé chercher quelques info pour mourir un peu moins bête ^^

 Florence Nightingale est née en 1820. Née dans une famille riche anglaise, Florence a reçu une très bonne éducation : français, latin, grec et j’en passe. C’est avec l’épidémie de grippe qui frappe le sud de l’Angleterre en 1837 que Florence commence à jouer le rôle d’infirmière auprès des malades avant de reprendre des études avec un percepteur en 1839.

C’est en 1852 qu’elle optient enfin l’autorisation de ses parent pour suivre une formation de soignante qu’elle fait à Paris. En 1854 elle part en Crimée avec 38 autres infirmières volontaires. Là-bas elles sont confrontées à des très mauvaise conditions sanitaires ce qui fait que de très nombreux soldats meurent de maladie et non suite à leur blessures de guerre. Cette expérience va la marque et à son retour en Angleterre elle va étudier la question de la gestion sanitaire dans les hôpitaux. En 1860 elle fondé une école d’infirmières  (on y fait allusion dans le roman). Cette école existe toujours.

Ce n’est que les grandes lignes piochées sur Wikipedia,  mais c’est assez pour se rendre compte que c’était une sacrée femme.

Florence Nightingale (« La dame à la lampe ») durant la guerre de Crimée (par Henrietta Rae)

 

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Banzo mémoires de la favela

Voilà une lecture que je découvre grâce à la masse critique de Babelio, une superbe découverte !

Roman écrit par Conceição Evaristo en 1986 (mais publié pour la première fois seulement en 2006) et illustré par Lúcia Hiratsuka, paru aux éditions Anacaona (2016). Banzo mémoires de la Favela (Becos da mémoria, dans s version originale) retrace, entre fiction et souvenir de l’auteur, la vie des favelas de son enfance.

A travers les yeux curieux et interrogateurs de Tite-Maria, négrillonne observatrice qui aime qu’on lui raconte des histoires tristes, on découvres de nombreux personnages, tous hauts en couleurs, qui peuplent cette favela. Une favela sans lieu ni date. Une favela sortie de la mémoire de Conceição Evaristo. Une favela où règne la misère, la pauvreté et une certaine violence, mais aussi la solidarité entre les habitants. Si Tite-Maria est le témoins à travers lequel nous sont révélés divers destins, elle n’est pas le personnage principal. Ce sont les vies des favelados, habitant de cette favela en passe d’être détruite qui nous sont conté. Ce sont toutes leurs histoires qui se croisent et décroisent dans le dédale des rues étroites de la favela. Tite-Maria observe, écoute, devine, les histoires de Vieille-Maria qui rie « en dedans-elle, pour se cacher, fuir la tristesse », de Maman Joana « une femme triste », de l’Onc’Toto l’homme qui « arriva sain et sauf et seul sur l’autre rive du fleuve », des Ti-macho, de Mémé Rita au cœur énorme, de l’Autre, de Bonté qui n’habite nulle part mais à une place chez tous, de Cidinha-Cidoca qui a perdu la tête, du nègre Alirio qui se bat pour les droits des travailleurs… Les histoires de chacun nous sont conté par bribes, entrecoupé de moments de vie dans la favela : le championnat de football, les grosses peloteuses qui détruisent la favela petit bout par petit bout, la lessive au robinet d’en haut… Une collection d’histoires tristes, de « pierres pointues » que les favelados gardent « au fond du cœur ». Des destins souvent tragiques, toujours touchants qui sont conté avec un incroyable talent par Conceição Evaristo.

Son écriture et très vivante et très poétique à la fois. On sent la favela, on la voit, on voit la misère mais on sent aussi la saudade (« souvenir nostalgique et tendre, mélancolique, accompagné d’un sentiment de « manque habité » » nous explique Paula Anacaona, la traductrice) de favelados, saudade pour cette favela qu’ils vont devoir quitter et qui malgré la misère a été leur refuge, saudade aussi pour un passé douloureux mais riche de rencontres, en souvenirs.

J’ai adoré ce roman et l’écriture de Conaceição Evaristo. Une écriture très particulière qui ne ressemble à aucune autre de mes lectures. Ce que l’auteur appelle elle-même « l’écrit-vie ».

Quelques mots sur l’édition qui m’a aussi plu, petit format (parfait pour moi qui lit dans les transport public) avec une très jolie couverture matte, dont j’ai beaucoup aimé l’effet. L’ouvrage est richement illustré par les sumi-ê de Lúcia Hiratsuka, illustratrice brésilienne d’origine japonaise. A la fin du roman quelques pages supplémentaires permettent de replace ce roman dans son contexte, on en apprends plus sur l’auteur et sur son intention en écrivant ce roman. Des pages que j’ai beaucoup aimé trouver car j’étais vraiment émue par ce roman et voulait en apprendre plus sur l’auteur.

Enfin, un mot sur la traduction, superbe, très fluide, très agréable à lire et qui garde le parfum de là-bas. Je n’ai pas lu (pas encore) la version originale, mais j’ai trouvé le texte en français vraiment très beau, une fois n’est pas coutume, je voulait remercier la traductrice.

Que dire de plus ? Lisez-le !!


pour aller plus loin :

le roman sur le site de l’éditeur 

Conceição Evaristo sur le site de l’éditeur

Lúcia Hiratsuka sur le blog de l’éditeur

à lire aussi l’avis de Charlotte


challenge lecture aux couleurs du brésil

Ce livre me donne envie de repartir à la découverte du Brésil et de sa littérature

coup de coeur
coup de cœur 2016

 

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La mécanique du coeur

Je partage cette lecture avec Blandine de Vivre Livre. Un roman que j’avais acheté pour Yomu-chan et que je souhaitais lire à mon tours, surtout après avoir entendu tout le bien qu’en pensait ma petite Yomu-chan. C’est donc à pieds joint que j’ai sauté sur l’occasion de partager cette lecture avec Blandine, blogueuses infatigable avec qui je partage l’amour de la littérature jeunesse.

C’est le jour le plus froid du monde qui s’abat sur Édimbourg le 16 avril 1874. C’est le jour qu’à choisit le petit Jack pour venir au monde dans l’étrange maison de Madeleine. Sorti du ventre d’une mère trop jeune qui n’en veut pas, Jack a le cœur glacé. Mais Madeleine qui sait réparer les corps et cœurs va lui graffer une minuscule horloge à coucou qui va permettre au petit cœur de Jack de fonctionner. Avec cet appareil greffé sur la poitrine, Jack fait fuir tous les parents venu chercher enfant à adopter chez cet accoucheuse de mère qui ne peuvent pas l’être. C’est le cœur serré que Jack va se réchauffer à la douceur des bras de Madeleine, des chants de Arthur, des rires de Luna et Anna les prostitués.

L’enfant grandi dans ce monde à part, protégé par Madeleine, mais il n’y tiens plus, il veut voir la ville. Madeleine redoute que les fortes émotions ne déraillent le mécanisme de son cœur si fragile mais elle ne peux pas lui refuser une visite en ville. Visite qui va bouleverser le monde de Jack :  il y rencontrera une « petite chanteuses de flamenco qui ne voit pas grand chose » et son cœur s’emballe. Bien décidé à la retrouver il intégré l’école. Y devient le martyr avant de devoir tout quitter précipitamment suite à une bagarre trop violente. Le voilà partir à travers l’Europe pour retrouver sa petite chanteuse.

Ce livre à été une merveilleuse découverte. Je connaissez le groupe Dionysos pour avoir entendu il y a quelques temps une chanson (je me souviens même pas laquelle) mais je n’avais encore jamais lu un livre de Mathias Malzieu et c’est un régal !

Malgré tout le bien que j’en avait entendu de ce livre, j’avis peur de ne pas accrocher. Je redouté le côté surréaliste de l’histoire et avait peur de trouver cela trop décalé. Mais c’était sans compter sur le talent de Mathias Malzieu, qui par son écriture à la fois très poétique et simple nous fait entrer en seulement quelques phrase dans son univers. Dès que nous sommes embarqué dans cette aventure, plus aucune extravagance ne semble impossible. On vit avec Jack et notre cœur bat avec son horloge. J’ai été happé par ce court roman que j’ai trouvé très beau et touchant. Moi qui ne suis pas encline à lire de la poésie et encore moins à comprendre les jeux de mots j’ai été charmé par la façon dont Malzieu jour avec mots. Le texte est tantôt très poétique, tantôt très terre à terre et le tout rends le récit très vivant. C’est très visuel, et sans avoir vu le film, je voyait défiler l’histoire devant moi. Le texte est rythmé et les intermèdes poétiques ne cassent pas le rythme du récit  mais y participent. Tout est très fluide. C’est très joli, c’est touchant. Ce livre conjugue le plaisir de la lecture pure (un très beau texte) avec celui de se faire raconter une belle histoire (un conte initiatique drôle et triste).

C’est toujours difficile pour moi de parler d’un livre que j’ai beaucoup aimé. Je ne trouve pas les mots pour exprimer mon enthousiasme.  Je ne suis pas sûre d’avoir réussi à vous convaincre mais, avec seulement 156 pages, je vous conseille de donner sa chance à ce livre, vous risqué une très bonne lecture 😉

Le livre a été adapté en film, je reviendrais bientôt sur cette adaptation que je n’ai pas encore eu le temps de voire .

coup de cœur 2016
coup de cœur 2016
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Max, le livre qu’ « on adore détester »

Cela fait plusieurs semaines que j’ai fini ce roman mais je n’arrivais pas a en parler. Je ne suis pas sure de trouver les mots juste et je serais assez brève mais je pense que ce livre mérite que j’y consacre quelques lignes.

Je l’ai acheté après l’avoir aperçu dans plusieurs c’est lundi que lisez-vous à droite et à gauche. Tout le monde semblait enthousiaste et je cherchait un roman pour mon neveu. Mais avant de lui offrir j’ai voulu le lire et… je ne lui ai jamais donné.

Pourquoi ? Parce que je l’ai trouvé beaucoup trop dur ! La vie est déjà assez compliquée comme ça sans qu’on vienne leur faire perdre tout espoir en l’espèce humaine avant même qu’il aient pu quitter le nid. Pourtant il s’agit d’un très beau roman.

l’histoire :

L’histoires nous est racontée à la première personne par un enfant née dans un lebensborn, sorte de maternité crées par les nazi où on met au monde des enfants soumis à une sélection raciale drastique pour crées les élites de demain. L’histoire commence à quelques heures de l’accouchement, le héros nous raconte comment il est venu au monde, comment il a passé avec sucés toutes les sélections raciales, ses premiers mois de vie auprès de sa mère, puis auprès des nourrices avant être envoyé en Pologne pour une nouvelle mission : recruter des enfants polonais répondant aux critères raciaux afin d’être arraché à leur familles et germanisé dans des écoles spéciales.

Endoctriné dès le berceau, le héros est tiraillé toute son enfance durant entre les sentiments humains qu’il éprouve et la croyance en une idéologie inhumaine. La rencontre avec un jeune polonais va bouleverser sa vie.

Pourquoi je n’offrirais pas ce roman à mon neveu ?

Au début je n’ai pas trop accroché au récit. Toutes la partie se déroulant au lebensborn était assez ennuyeuse et j’ai du me forcer pour continuer. Puis le récit s’intensifie et devient de plus en plus passionnant avec le départ de Konrad pour la Pologne. Là j’étais prise par le roman mais je ne cessais de me poser une question : pourquoi écrire ça ?

Le récit est terrible. C’est dur. Ce roman ne m’a pas seulement arraché des larmes il m’a donné la nausée. Et si j’ai trouve, en le refermant, qu’il était très bien écrit je n’ai pas envie de donner la nausée à mon neveu. Je m’interroge sur le but et l’utilité d’un tel roman. C’est douloureux à lire et assez désespérant. Je comprends la nécessité de ne pas oublier les atrocités commises par le parti nazi, mais là j’ai trouvé le récit tellement dur que l’humanité parait monstrueuse et il y a peu de place pour l’espoir. C’est à vous faire regretter d’appartenir à l’espèce humaine. Je souviens enfant avoir pris conscience de ce qu’il y a de pire en l’être humain et avoir pleuré parce que j’en était un moi-même. Ce livre m’a replongé dans cet état d’esprit et ce n’est pas une chose que je souhaite communiquer à mes enfants, neveux et nièces. Je veux leur transmettre de l’espoir, leur faire croire que tout est possible, qu’il peuvent être les acteurs d’un monde meilleur. En leur faisant lire ce livre j’aurais l’impression de leur dire « regarde à quelle espèce immonde tu appartient ».

Ce livre m’a vraiment mis très mal à l’aise. Et c’est là aussi sa force. Dans la quatrième de couverture on peut lire « on adore détester Max et on ne déteste pas l’adorer ». Après les premiers chapitres je ne comprenais pas. Après avoir fini le roman non seulement je comprends, mais j’adhère complètement. C’est un très beau livre, très bien écris qui vous bouleverse mais qui raconte des choses détestable qu’on préférerais ne pas entendre.

J’ai donc décidé de ne pas l’offrir à mon neveu qui n’a que 12 ans mais je vais le laisser là dans mon étagère roman jeunesse mis à leur disposition pour que, le jour où il le désire, il puisse le lire.

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Rentrée littéraire 2015 ~ envie de roman

Dans un précédent billet j’avais sélectionné quelques manga paru en cette rentrée 2015 que j’avais envie de lire. Aujourd’hui je vais vous parler des roman qui me font envie.

Soundtrack de Furukawa Hideo

Parce que Kiba-chan m’a convaincue et que le pitch est très intrigant.

Fin du XXe siècle. Deux enfants, un garçon et une fille, se retrouvent échoués sur une île déserte dans le Pacifique. En deux années, ils développent des techniques de survie et de communion avec la nature, proches du chamanisme. Devenus grands et rendus à la civilisation, ils découvrent un Tokyo transformé par le réchauffement climatique et l’immigration clandestine. Envahi par une végétation tropicale et des colonies de corbeaux à gros bec. Où il vont devoir apprendre à survivre, sur les décombres de la société des hommes.
Ce roman d’une puissance imaginaire stupéfiante, à l’écriture fiévreuse comme un long solo de guitare rock, emprunte les codes de la science-fiction pour mieux dynamiter la fiction tout court. Sa forme est celle d’une spirale qui se resserre et tourne de plus en plus vite. Pour Furukawa la littérature est une arme, une tornade qui emporte tout, et Soundtrack le roman fondateur de toute son œuvre.
« J’étais un humain, j’étais en colère, et j’ai juré de mettre mes tripes à écrire un chant à la gloire des corbeaux. J’ignore à quel âge je mourrai, j’ignore combien de dizaines de romans j’écrirai jusqu’à ma mort. Mais je peux dire une chose. S’il y a quelque chose que l’on puisse appeler l’ère Furukawa, alors son année 0 correspond à l’année de publication de Soundtrack. » (source : édition Philippe Picquier)

Celui-là je l’ai déjà acheté. Je vais m’y mettre bientôt. ICI un extrait

Kokoro de Delphine Roux

Dans ce roman se fait entendre une voix ténue et obstinée, attentive aux mouvements subtils de la nature et des âmes.
Koichi et sa sœur Seki n’avaient que douze et quinze ans lorsque leurs parents ont disparu dans un incendie. Depuis, ils ont le cœur en hiver.
Seki s’est réfugiée dans la maîtrise et la réussite professionnelle. Koichi, lui, s’est absenté du monde, qu’il regarde en proximité.Mais le jour où il apprend que sa sœur va mal, très mal, Koichi se réveille et pose enfin les actes qui permettront à chacun de renouer avec un bonheur enfoui depuis l’enfance. (source : édition Philippe Picquier)

Encore un roman sorti chez Picquier qui me fait de l’œil !

ICI vous pouvez lire un extrait

LaSolutionEsquimauAWMâ d’Hubert Haddad

« La marche à pied mène au paradis. » Ainsi s’ouvre , roman japonais, à la croisée de deux destins et autour d’une même quête, la voie du détachement.
Shōichi porte en lui le souvenir de Saori, la seule femme qu’il ait aimée, une universitaire qui a consacré sa vie à Santōka, le dernier grand haïkiste.
Leur aventure aussi incandescente que brève initie le départ de Shōichi sur les pas de Santōka, de l’immense Bashō et de son maître Saigyō. Marcher, pour cette procession héroïque d’ascètes aventureux, c’est échapper au ressassement, aux amours perdues, c’est vivre pleinement l’instant ! « Le saké pour le corps, le haïku pour le cœur. »
Dans la lignée de l’inoubliable Peintre d’éventail, Hubert Haddad nous emmène sur les sentiers du Bout-du-Monde. Son écriture est comme la palpitation miraculeuse de la vie, au milieu des montagnes et des forêts, à travers le chant des saisons, comme un chemin sur le chemin. (source : édition Zulma)

Ce livre m’a tapé dans l’œil quand je suis allé en librairie pour acheter Sountrack, du coup je l’ai embarqué ^^ Un extrait à découvrir ICI

2084 de Boualem Sansal

L’Abistan, immense empire, tire son nom du prophète Abi, «délégué» de Yölah sur terre. Son système est fondé sur l’amnésie et la soumission au dieu unique. Toute pensée personnelle est bannie, un système de surveillance omniprésent permet de connaître les idées et les actes déviants. Officiellement, le peuple unanime vit dans le bonheur de la foi sans questions.
Le personnage central, Ati, met en doute les certitudes imposées. Il se lance dans une enquête sur l’existence d’un peuple de renégats, qui vit dans des ghettos, sans le recours de la religion…
Boualem Sansal s’est imposé comme une des voix majeures de la littérature contemporaine. Au fil d’un récit débridé, plein d’innocence goguenarde, d’inventions cocasses ou inquiétantes, il s’inscrit dans la filiation d’Orwell pour brocarder les dérives et l’hypocrisie du radicalisme religieux qui menace les démocraties. (source : Gallimard)

Le thème m’intéresse, le pitch m’intrigue, le clin d’œil à 1984 l’un des livres qui m’ont le plus marqué a fini par me convaincre. Je ne l’ai pas encore acheté, j’attends de lire les 2 déjà dans ma PAL.

Il y a bien d’autres livres qui m’ont semblé intéressants. Mais il y en a déjà tellement sur mes étagères que je dois lire, avoir les yeux plus gros que le ventre ça ne sert à rien !

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Ikebukuro west gate park II

Il y a des livres dont vous tombez amoureux, sans trop savoir pourquoi. C’est ce qui m’est arrivé avec le deuxième tome de Ikebukuro west gate park. Le coup de foudre dès les premières pages. Pourtant, j’ai pas lu le premier tome, j’aurais pu m’arrêter page 5, attendre de m’être acheté le premier volume et recommencer. Impossible ! Je ne pouvais pas m’arrêter et attendre. J’étais plongé dans l’ambiance de ce Tokyo populaire, j’étais embarquée avec Makoto dans une embrouille, il fallait que j’aille jusqu’au bout. Ce que j’ai fait en quelques jours. En refermant la dernière page cette sensation de vide et de solitude que nous laissent ces livres qu’on a aimé. En en veut encore. Et ça tombe bien j’ai encore deux tomes à découvrir !

Le fait d’avoir commence par le deuxième volume n’a pas été un problème, les histoires sont indépendantes les unes des autres et si les personnages réapparaissent de l’une à l’autre, on se familiarise assez vite avec eux. Il y a dans leur description une certaines redondance qui permet d’être plongé immédiatement dans l’ambiance même si on ouvre le livre en son milieu. Pourtant je n’ai éprouvé aucune lassitude à relire mainte fois les caractéristique de tel ou tel personnage tant les descriptions sont brèves et habillement amené. Ce n’est pas comme une répétition mais plutôt comme un trait de caractère que le narrateur (Makoto, le personnage principal) aime à souligner.

Makoto est un jeune homme d’une vingtaine d’année. Sans le sous il travaille dans la boutique de fruits et légumes de sa mère, tout en écrivant à l’occasion des chronique dans une revue de mode. Qui est Makoto ? Un loser comme tant d’autre dans les bas quartiers de Tokyo ? Pas du tout ! Makoto a un talent bien particulier, celui de se retrouver toujours mêlé aux embrouilles du quartier : un gamin qui disparaît, une pute qui se fait harceler pas des yakuza… Il y a toujours quelqu’un pour lui demander son aide. Payé ou pas quand il s’agit de venir en aide aux habitant de Ikebukuro, Makoto est toujours près à enquêter et à démêler les sacs de nœuds dans lequel il se trouve fourré. Plus que les enquêtes c’est l’ambiance de ce livre qui est excellente. On vit au rythme des réflexions de Makoto, on respire avec lui, on en arrive même à entendre les bruit de sa ville, sentir les odeurs de fruit dans la boutique de sa mère. On l’accompagne comme on suit un ami. C’est d’ailleurs un grand vide que j’ai ressenti en refermant le livre comme quand on quitte un ami proche sans savoir quand sera notre prochaine rencontre. Heureusement pour moi deux autres tomes sont disponibles et je vais pouvoir revoir Makoto bientôt, et avec lui arpenter les rue d’Ikebukuro.

5/5 ! Yatta !!
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