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[Semaine shôjo] quel est le shôjo qui a eu le plus d’impact dans ta vie et pourquoi ?

C’est avec un très grand plaisir que je remets le couvert pour une nouvelle semaine shôjo organisé par le Club Shôjo.

Pour ceux qui ne connaissent pas encore la semaine shôjo, je vous renvoie à mon article de présentation.

Cette année la question qui nous est imposée est :

quel est le shôjo qui a eu le plus d’impact dans ta vie et pourquoi ?

La question est assez difficile parce que la première réponse qui me vient à l’esprit c’est  : aucun ! Je n’ai pas lu beaucoup de shôjo, josei ou yaoi et aucun ne m’a laisse une impression assez forte pour avoir un impact dans ma vie. Certain m’ont amusé, d’autres mon marqué par la force de leur récit, d’autres m’ont fait pleurer… Mais tout cela n’a eu aucun impact sur le cour de ma vie.

Couverture L'infirmerie après les cours, tome 01J’ai pensé alors présenter un titre qui, sans avoir changé ma vie, est entré en résonance avec mes émotions de façon étonnante et inattendue de ma part. Je pense à L’infirmerie après les cours.

La première fois que j’ai entendu ce titre j’ai pensé à un truc chelou (vous voyez ce que je veux dire ?). Puis j’ai lu quelques manga de Setona Mizushiro, je n’étais pas complètement convaincue. Mais le titre l’infirmerie après les cours m’était fortement conseillé. Alors, le jour où je suis tombé sur les premiers tomes d’occasion j’en ai profité pour voir de me propres yeux. Et j’ai pas été déçue ! J’ai d’ailleurs cherché la suite et lu la série dans son intégralité (et j’ai adoré la fin !). C’est sans doute le meilleur manga de l’auteur qui m’ai été donné de lire. Du moins celui qui parle le plus.

Le thème de l’identité sexuelle, avec des personnages qui changent de sexe, n’est pas nouveau. Il existe plusieurs autres titres et j’en avais lu quelques uns. C’est un sujet qui me touche particulièrement, depuis toujours. Je me souviens encore de mon premier voyage en France, j’avais 12 ans et je découvrais le club Dorothée. J’avais beau rien comprendre (mon français était très approximatif), j’avais été fasciné par Ramna 1/2. Je voulais être comme lui/elle. Pouvoir changer de sexe d’un simple jet d’eau. Ce sentiment ne m’a jamais quitté, même en grandissant, je gardais en moi cette idée, comme une sorte d’idéal inatteignable. Il y en a qui rêvent d’immortalité moi je rêvais d’hermaphrodisme. Je voulais devenir un escargot, quoi 😀

J’avais beau avoir plus de 30 ans quand j’ai découvert L’infirmerie après les cours, sa thématique très centrée sur les problèmes existentiels de l’adolescence (l’identité sexuelle mais pas seulement) est tout de suite entré en résonance avec mon enfant intérieur. C’est ça ! C’est exactement ça, me suis-je dit en le lisant.

Je ne peux pourtant pas dire que la bd a eu un impact sur ma vie, il arrivait 20 ans trop tard pour cela. Mais, je pense que si je l’avais lu à l’époque cela m’aurait mis une sacrée claque et que son impact sur moi aurait pu être plus important. Enfin, c’est difficile de dire ça maintenant. Mais c’est vrai que les questions soulevées par ce manga me torturaient pas mal l’esprit quand j’étais ado et je ne me souviens pas avoir lu quoi que ce soit à l’époque qui en parlait. Du coup je ne trouvais aucune réponse nulle part et je me disais que j’étais vraiment bizarre. Finalement ce manga aura quand même eu un effet : celui de me conforter dans l’idée (beaucoup trop tard) que je ne suis pas si bizarre que ça et que de nombreux autres ados se sont posés les mêmes questions que moi.

Kuma to interi - Basso: Après avoir longuement réfléchi à la question que le club shôjo nous pose, une autre réponse c’est finalement offerte à moi. Ce n’est pas UN manga en particulier qui a eu un impact sur moi, mais un genre : le yaoi.

Bon, c’est un peu difficile d’en parler ouvertement ici, c’est quand même très intime. Il m’a fallu un an pour faire mon coming-out et oser dire ouvertement que je lisais du yaoi. Je me sentais mal. Sans doute ma bonne éducation catholique. J’avais l’impression de cacher un honteux secret et comme je suis incapable de mentir, même par omission, j’étais vraiment mal à l’aise, surtout vis à vis de Chéri. Je ne tenais plus. Un jour j’ai décidé de tout lui avouer. « Faut que je te parle ». Je vous assure que j’avais vraiment la trouille, quand je parle de coming-out, je n’exagère pas. J’étais très nerveuse mais j’ai tout déballé. Là, Chéri me regarde avec de gros yeux ronds et puis il explose de rire. J’en était sûr, qu’il me dit… Mon visage s’est aussitôt embrasé ! J’avais l’air bien bête avec mon gros stress de sainte ni touche… Ah ! Je vous jure. Une vraie gamine.

Après ça, je me suis sentie bien mieux. Je n’avais plus honte, j’ai timidement été regarder des forums et je me suis rendue compte qu’il y avais beaucoup de filles comme moi. Je n’étais pas tordue, ni spécialement perverse, enfin pas plus que tout un tas d’autres fan de yaoi XD  Là oui, ma vie à changé ! Pas tellement dans les faits, mais dans ma tête. Je me suis sentie plus sereine, plus normale. Plus détendue.

Dans le yaoi, comme dans le titre précédemment cité, je trouvais aussi un écho à mes interrogations concernant l’identité sexuelle. Ce n’est pas seulement l’aspect érotique du manga qui me plait, mais celui de pouvoir m’identifier à un personnage masculin (ou faussement masculin devrais-je dire), une projection qui donne plus de liberté. Je ne peux pas m’identifier aux héroïnes fleur bleu des shôjo romantique, ce qu’elle renvoient est une position de la femme à laquelle je n’adhère pas, mais si l’héroïne romantique est un garçon alors ça change tout, je peux laisser libre cours à mon romantisme sans pour autant avoir l’impression de trahir un idéal féministe. Enfin, je sais pas si je m’explique bien, mais vous avez compris l’idée.

Finalement aujourd’hui je lis très peu de yaoi. Pas le temps, pas forcement l’envie non plus, trop de titre qui se ressemblent aussi peut-être. Et puis surtout j’ai grandi, j’ai vieilli, je suis passé à autre chose. Mais je sais que le yoai en général et quelques auteurs en particuliers (Basso et Est Em pour n’en citer que deux) ont eu un grand impact sur une période précise de ma vie et que ces lectures ont sans doute contribué à ce que je suis maintenant. Pas tant par ce qu’elles racontent mais par ce qu’elles ne racontent pas, par ce qu’elles représentent. Une certaine forme de liberté et aussi de libération.

Bon maintenant je vais me cacher dans un trou parce que je me sens un peu embarassée de vous avoir raconté tout ça !

Image associée


Le mot de Yomu-chan 

Alors, moi aussi je me sens un peu désemparée face à cette question : Quel est le shojo qui a eu le plus d’impact sur ma vie ? Ce genre de question me pose toujours problème parce que je lis beaucoup, et beaucoup de choses différentes. Et si évidemment par mes lectures j’apprend des choses sur la vie et que je me fabrique en partie avec ces choses, je ne suis pas forcément capable de me rappeler où et quand j’ai lu ça. Je confond mes lectures, associe deux histoires, deux personnages, et finalement je me réapproprie tout ça et suis assez incapable de vous dire qui, quoi, où, quand et comment.  En plus je suis très nulle pour me souvenir des titres et c’est d’autant plus vrai quand ces titres sont en japonais (ce qui est ici le cas parce que beaucoup des shojos que j’ai lu étaient des scans).

Mais commençons d’abord par dire que le shojo en lui-même (sans citer de titre en particulier) a eu un vrai impact sur ma vie. D’abord parce que j’ai fais mes premiers pas dans l’univers du manga avec Naruto et que j’ai continué sur ma lancer avec des shonen plus BOUYASHACA BASTON SUPER LASER DE LA MOOOOOORT BLLLAAAA BOOOUM PAAAF et que je partageais ces lectures (et visionnages surtout) avec mon tonton, avec un de mes copain et… c’était tout ! Du coup je me construisait sur un modèle plutôt masculin (et ma maman en pleine quête identitaire ne m’était pas ici d’un grand secours). La découverte du shojo (d’abord pas du tout assumée parce que LOL MDR LES FILLES C’EST DES TAPETTE JE SUIS PAS COMME CA BERK) m’a finalement permis de m’identifier à un autre modèle, à vivre des histoires cul cul la praline et à me rendre compte que j’aimais bien ça. C’est donc avec la lecture de shojo (ah c’est marrant, si le shonen j’ai plus l’habitude de les regarder en dessin animé, les shojo je préfère les lire) pris conscience d’une autre facette de ma personnalité. En fait, quand j’y pense ma découverte des mangas avec les shonen c’est faite dans l’enfance vers mes 8/9 ans, celle des shojo correspond plus à mon adolescence (je devais être au collège). Et finalement, même si je n’ai jamais vraiment délaissé le shonen (d’ailleurs je lis beaucoup plus de shojo mais mes mangas préférés sont des shonen : FMA EN FORCE), en grandissant encore un peu je me suis lassée des shojo. Parce que, comme Bidib l’a dit, la représentation des femmes véhiculée dans la majorité de ces mangas ne correspond pas à ma vision des choses. Donc si le shojo m’a en partie appris à être une fille, il m’a aussi poussé au questionnement sur ma condition de femme.

Oulah cette rétrospective sur ma lecture shojotesque s’avère bien plus pertinente que ce que je pensais.

Bon il s’agit maintenant de faire un effort et de chercher à vous donner des titres significatifs qui m’ont marqué dans la viiiiie. Alooooors j’actionne mes neurones….

Mmh ! Je suis obligée de vous parler de Fruits Basket. Alors en terme philosophique et sociologique je n’arrive pas à trouver grand chose d’intéressant à dire. Mais c’est un des premiers shojo que je me suis mise à suivre activement (j’ai toute la série sur mon étagère *-*) et puis sans savoir vraiment l’expliquer c’est un titre qui m’a marqué. Là je ne sais pas si ça illustre mes précédents propos sur mon identité féminine, je pense plus que ça relève d’un talent narratif, de mon attachement aux personnages et à l’univers proposé… Je suis désolé j’ai du mal à intellectualiser mon amour pour ce manga.

Par contre il y a deux autres titres que j’aimerais évoquer avec vous : il s’agit de Switch Girl et de No longer heroïne. Si j’aurais beaucoup de choses à reprocher à certains choix narratif, ces deux mangas m’ont tout de même marqué parce qu’ils sont, je pense, les représentant d’un nouveaux mouvement que je trouve louable. Ils ont le mérite de proposer des héroïnes très filles, avec des préoccupations (certes encore un peu stéréotypées) très féminines mais qui ne les empêche pas d’être… DES ÊTRES HUMAINS ! Elles pètent, elles rotent, elles s’épilent, etc. Et surtout elles conservent une forme de naïveté fleur bleu mais sont capables de mesquineries, de se mettre en colère, de faire de l’humour… Elles restent séduisantes (parce qu’elles trouvent toute les deux un petit ami) mais elles ne sont pas cloîtrées dans un usage limité de l’espace, elles ne sont pas contrainte de se cacher pour éternuer, elles font du bruits en public et enfin elles sont nous quoi. Bref vous avez compris, il y a à travers ces deux personnages une modernisation de la lycéenne et ça fait du bien. C’est encore un peu grotesque mais en même temps c’est léger et ça permet d’offrir à de jeunes lectrices une nouvelle représentation du monde (qui ne les empêche pas de vivre une histoire d’amour).


La semaine shôjo sur les blog partenaire :

Et enfin sur le Club Shôjo :

Événement interblog : Le shôjo qui a eu le plus d’impact dans ta vie


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La semaine Shôjo 2017

Semaine du shojo 2017 - club shojo

Chaque année le Club Shôjo, blog collectif entièrement dédié au manga féminin (shôjo, josei, yaoi, yuri) propose au mois d’avril la semaine shôjo. Durant cette semaine le club shôjo propose chaque jour un nouvel article pour vous faire découvrir ou redécouvrir l’univers du manga féminin, articles, jeu, quizz, il y en a pour tout les goût.

retrouvez le programme complet ici : La semaine du shôjo 2017 : le programme

En plus de leurs animations, le Club Shôjo organise un événement interblog auquel j’ai la chance de participer depuis 2013. Chaque année l’équipe du Club shôjo invite les blog partenaire de l’événement à répondre à une question imposé. Cette année le sujet est :

Quel shôjo (yaoi ou josei) a eu le plus d’impact dans ta vie et pourquoi ? 

Tout le monde est invité à répondre sur le forum du club shôjo, n’hésitez pas à y laisser vos commentaires 🙂

Pour ma part je dois encore réfléchir. Le sujet n’est pas si facile !

Les blog partenaires :

La semaine shôjo sur Ma petite Médiathèque

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semaine shôjo : Le meilleur personnage feminin

Voilà une question bien difficile que nous pose le staff du Club Shôjo pour la semaine shôjo de 2015 (elles posent toujours des questions difficiles !). Quel est le meilleur personnage féminin du shôjo ? Généralement je trouve les personnages de shôjo caricaturaux, pétris de cliché et englués dans une vision archaïque et traditionaliste du monde : la femme aux fourneaux, jeunes filles fragiles qu’il faut sauver, jeunes femmes soumises au bon vouloir de l’homme qu’elle aiment… Par très en phase avec la femme du XXIème siècle, ou du moins pas du tout en phase avec ma vision de la femme. Combien de personnage de shôjo m’ont irrité pour ça !

Là, comme ça, sans réfléchir aucun personnage de shôjo fort s’impose à moi. Ne défilent sous mes yeux que des pleurnichardes. Il faut que je me replonge dans ma bibliothèque shôjo et que je gratte un peu sous cette première impression.

les enfants de la mer, Daisuke Igarashi (rien à voir avec les shôjo ! c’est juste pour illustrer ma plongée dans la mer shôjo)

Toru Honda, mon cliché préféré :

Je commence par vous dire que les héroïnes de manga cliché et rétrogrades m’agacent et voilà qu’en première place du meilleur personnage féminin shôjo je vous cité Toru Honda de Fruit Basket (Takaya Natsuki, série en 23 volumes, Delcourt) l’héroïne cliché par excellence !

Toru est douce et fragile, orpheline malmenée par la vie, abandonnée de tous, affrontant le destin avec courage, elle sera secourue par la famille Soma qui lui fera payer cher. Toru se retrouve aussi tôt derrière les fourneaux et devient la bonniche de ces messieurs pour qui même éplucher une patate est insurmontable. Toru va leur faire la popote, vider leur poubelles, laver leur linge, faire les courses… une vraie fée du logis ! Et tout ça avec le sourire bien sûr, parce qu’en parfaite jeune fille à marier Toru aime cuisiner et faire le ménage. Vous en connaissez beaucoup des lycéennes qui aiment faire le ménage ?! O_o

Bien sûr Toru ne se limite pas à jouer les petites épouses modèle, elle est aussi une mère pour tous ces Soma qui ont mal à l’âme. Elle les aime, les console, les rassure, les soutiens… une vraie sainte.

Toru a toute les qualité de la parfaite épouse soumise à l’autorité masculine que je devrait détester, et pourtant je l’aime (comme la plupart des personnages de Fruit Basket, d’ailleurs). Ce n’est pas tant son courage et sa persévérance (une bonne héroïne de shôjo se doit d’être d’un courage discret et d’une persévérance à tout épreuve) qui me la rendent sympathique, mais sa capacité à aimer tout le monde. Toru est un bisounours aboulant dispensant amour et gentillesses à tous ceux qui croisent son chemin. Et là est son originalité et sa force. Les héroïne prêtes à tous pour le beau gosse qu’elle aiment il y en a à la pelle, Toru elle, elle aime tout le monde ! Hommes, femmes, enfants, Toru éprouve une sincère affection pour tous ceux qu’elle rencontre et est capable d’une incroyable empathie, perçant par sa douceur et sa naïveté (car une bonne héroïne se doit d’être naïve, autre cliché que je pige pas) toutes les carapaces.

Si c’est cliché au possible, Toru possède une fraîcheur qui fait du bien.  Si Toru est un bisounours l’histoire de Fruit Basket en revanche y va de sa dose de psychodrames ! un contraste parfaitement réussi.

Je précise tout de même que je n’ai lu que la moitié de la série, je ne sais donc pas comment évolue le personnages dans la seconde moitié. (note pour plus tard : finir Fruit Basket !)

Toru Honda - Fruit Basket

Une femme à poigne : Yankumi

Bon Toru Honda c’est bien, c’est la parfaite caricature du personnage shôjo à laquelle on s’attache malgré tout. Mais y-a-t-il dans l’univers du manga féminin un personnage qui corresponde à ma vision de la femme moderne ? Je désespérais de trouver quand tout à coup cela m’est apparu comme une évidence : Yankumi, l’héroïne de Gokusen (Kozueko Morimoto, série en 15 tomes, version française toujours en cours chez Kazé Manga).

Pourquoi n’ai-je pas de suite pensée à elle ? Précisément parce que Gokusen ne correspond pas du tout au cliché du manga féminin. Il n’y a pas de romance, pas de jolie cœur, pas de jeunes filles en détresse, pas de larme, pas de mélodrame… Gokusen c’est l’histoire d’une prof pas comme les autres, héritière d’une petite famille de yakuza, qui se retrouve professeur principal d’une classe de bad boys. Un peu le Onizuka féminin (donc beaucoup moins vulgaire). Le manga est d’ailleurs publié en France dans une collection seinen.

Qu’est-ce que j’aime chez Yankumi ? Son caractère bien trompé, elle n’a pas froid aux yeux, c’est une championne des arts martiaux et n’hésite pas à se battre s’il le faut, mais sans aucune hystérie (contrairement à beaucoup de championnes en la matière sorties des shônen). Elle sais garder son sang froid, agir en fonction des circonstances. Assurer l’avenir de famille quand celle-ci à besoin d’elle tout en prenant ces distances et en vivant son rêve : devenir professeur. Elle sait choisir sa voie, sans renier les siens. Elle est drôle, pas spécialement belle et encore moins sexy, son côté femme ordinaire la rend d’autant plus attachante. Elle est déterminée, attentive aux autres et pleine de bonne volonté, ce qui pour un prof est indispensable, surtout quand on commence avec une classe pareil.

Yankumi est une femme moderne, elle sait s’affirmer, poursuivre son chemin, prendre soin des sien tout en gardant un petit cœur d’artichaut qui fait boum boum pour le bel avocat à qui elle ne sais pas faire sa déclaration.

Là encore je n’ai lu que les 3 premiers tomes de la série et je ne sais pas encore ce que la suite nous réserve. J’espère que Yankumi ne perdra rien de ce qui fait sa force.

Une mère comme je les aime :

Bon, je vous ai parlé de Toru, la championne des héroïnes shôjo cliché mais attachante, de Yankumi l’héroïne josei aux allures seinen, pour compléter le tour du manga féminin je pourrais citer un bon personnages féminin tiré d’un yuri et d’un yaoi. De Yuri je n’en ai lu que deux, impossible pour moi de parler du meilleur personnage. En revanche il y a un personnage féminin de yaoi que j’adore.

Les personnages féminins dans le yaoi sont très rares, voir quasiment inexistants, pourtant le peu de femmes qu’on peut y croiser sont souvent moins cliché et plus modernes que celle des shôjo ou josei (du moins c’est ce que en ressort de mes lectures personnelles).

Le personnage auquel je pense c’est la mère de Nao dans Otona no Mondai de Ima Ichiko.

Elle incarne parfaitement la femme moderne à mes yeux. Capable d’élever son enfant seule sans en faire un drame, parfaitement à l’aise avec son statut de femme divorcée, elle est dynamique, belle, forte et ouverte d’esprit. Je la trouve drôle et attachante. Une femme avec qui je pourrait être amie. Trop exubérante pour que je m’identifie à elle, j’ai trouvé sa présence dans le manga toujours agréable et m’identifierais facilement à l’une de ses amie (invisibles dans le manga). La façon dont elle titille sont Tangui de fils unique me fait beaucoup rire. Une chouette femme pour un chouette manga (que nous n’aurons jamais la chance de voir publié en France, je le crains).


C’est avec elle que je conclue mon tours des meilleurs personnages féminin du manga féminin. Et vous, quel est votre personnage féminin préféré ?

Pour découvrir les réponses proposées par les autres partenaires de la semaine shôjo, suivez les liens (les articles serons mis à jour au fur et à mesure de leur publication) :

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Shôjo : la meilleure mangaka

événement interblog organisé par le club shôjo : la semaine shôjo

quelle est la meilleure mangaka shôjo et pourquoi ?

Voilà une question à laquelle je pourrais répondre difficilement ! Avant de me lancer, j’ai fait un petit tour d’horizon concernant les shôjo que j’ai lu. Je n’arrive qu’à 39 volumes, 64 si j’inclue les josei, yaoi et yuri, quant rien que pour la catégorie seinen j’en ai lu plus de 170 (je me suis référée à ma liste sur Babelio, il manque des titres, notamment les scans, mais ça donne quand même une idée). J’estime donc ne pas avoir assez de recul pour pouvoir juger qui est la meilleure mangaka. D’autant plus que, en regardant de plus près ma liste, j’ai constaté que j’ai rarement lu plus d’un titre par mangaka. Comment juger du travail général d’une auteure sur un seul titre ?

Mais bon… j’ai envie de jouer moi aussi 🙁 alors je vais faire semblant et tricher un peu 😉

Je vous propose donc ma sélection des meilleurs mangaka. J’ai choisi, pour ma part, de séparer les différents types de manga pour femme car ce qui fait un bon yaoi n’est pas forcement ce qui fait un bon shôjo. J’ai donc essayé, au vu de ma maigre expérience, de choisir une mangaka par catégorie et vais tenter d’expliquer pourquoi cette mangaka là et pas une autre.

J’espère ne pas être trop à côté de la plaque. Et vous invite à me laisser vos conseils et remarques.

Le shôjo :

Bref rappel de ce qu’est un shôjo pour les lecteurs de Ma petite Médiathèque non mangaphiles, et j’espère qu’il y en a 🙂

Le shôjo est un manga dont la cible principale est un public de jeune filles, disons l’âge des collégiennes/lycéennes pour faire simple. Le type de manga est déterminé par le magazine de prépublication dans lequel il est publié. Le genre peut varier énormément d’un shôjo à un autre. Tout d’abord en fonction du magazine dans lequel ils sont publiés, il y a des magazines très spécialisés offrant par exemple des récits fantastiques, ou exclusivement des romance, alors que d’autres magazines proposent des contenus variés… Bref dans le shôjo, comme dans tout les autres types de manga, on trouve de tout et pour tout les goût. Ce qui détermine un shôjo, n’est donc pas le genre d’histoire qui y sera raconté mais le public auquel il s’adresse. Je précise ce point car on a trop souvent tendance (ce que je faisais moi-même avant de connaître le club shôjo) à associer shôjo et romance lycéenne. Or comme on a su me le faire comprendre, si les sentiments jouent toujours un rôle important dans le shôjo, il y a des shôjo d’aventure, des shôjo fantastiques, des shôjo d’horreur même… enfin bref, en cherchant un peu on trouve vraiment de tout. En revanche, quand je jette un coup d’œil rapide au catalogue shôjo en librairie… j’ai pas l’impression que cette diversité y soit rendue.

Fin de la parenthèse !

La reine du shôjo manga

Dans cette catégorie j’ai choisi d’élire une mangaka que je connais à peine : Kaori Yuki

Et quand je dis que je la connais peu, c’est un euphémisme ! Je n’ai lu qu’un seul tome d’une seule série ! Il s’agit du premier tome de Ludwig Revolution dont j’ai brièvement parlé dans le petit panier de manga #7

Pourquoi elle ? Et ben c’est simple parce qu’à lecture de ce tome j’ai pensé que Kaori Yuki arrive à condenser tous les cliché du shôjo en un seul manga, tout en les détournant. Ce qui donne un résultat à la fois ultra kitsch et très original. Utiliser les canons du genre et les exacerber jusqu’à la parodie, offrant un manga à la fois plein de tragédie et d’humour, voilà qui est digne d’un maître. Et puisque on parle shôjo, je trouve que la couronne de la meilleure mangaka shôjo lui va très bien.

Si je l’ai choisie ce n’est pas forcement parce que Ludwig Revolution est le shôjo que j’ai le plus aimé, mais plutôt parce que c’est le shôjo le plus shôjo, au sens caricaturale du terme, qui m’ai plus. Elle en fait des tonne, mais c’est parfaitement assumé, c’est justement sa façon de détourner les codes du shôjo qui font que pour moi elle sort du lot.

Bien sûr ce choix devrait être conforté par quelques lectures complémentaires, à commencer par la suite de la série Ludwig Révolution que j’ai très envie de lire mais que je laisse traîner depuis un moment. D’autres titre m’ont été conseillé tel que Angel Sactuary, mais sur ce titre là j’ai quelques réticences, peut-être à cause de l’adaptation animé qui m’ai laissé un assez mauvais souvenir, ou peut-être à cause du thème de l’inceste qui apporte un côté trop kitsch et déjà maintes fois vu (j’aime pas les histoires d’inceste, ça m’énerve).

Le josei :

Petit rappel théorique pour les néophytes :

Le josei est un manga qui se destine à un public de jeune femmes adultes, à l’instar de sa sœur shôjo, le josei peut regrouper des manga très varié dont les genres n’ont rien de commun entre eux, la romance à l’eau de rose, la tranche de vie, le fantastique ou encore l’héroïc-fantasy… là encore il y a de tout et pour tout les goûts. En France, beaucoup de josei sont publié dans les collection seinen car leur thème et leur approche peuvent être très proche du seinen et que cela rend la lecture du catalogue plus claire pour le public français qui aurait peur de ne trouver que des récit romantique dans les manga à destination d’un public féminin. C’est bien connu, nous somme toutes des cruches qui ne intéressent qu’aux garçons et à comment leur faire plaisir…

La reine du josei :

Pour cette catégorie j’avais d’abord pensé à Yuuki Kodama, l’auteur de Kids on the slope parce que j’aime beaucoup ce dernier et la façon dont l’auteur met en scène les émotions de ses personnages, tout en finesse. Mais là encore, je n’ai lu que cette série, et pas tous les tomes. Difficile de juger un auteur sur une seule oeuvre…

Pourtant c’est une autre auteur, dont je n’ai lu qu’un manga, un one-shot, que j’ai décidé de sacrer reine du josei : Kyôko Okazaki.

Pourquoi elle ? Tout d’abord parce que son manga River’s edge m’a fait fort impression. C’est un de ses josei que les éditeurs français nous présentent comme un seinen. Et, à ne rien savoir, on y croirais car en effet ce récit s’adresse autant aux hommes qu’aux femmes. C’est avec beaucoup de justesse qu’elle y décrit le désarroi de l’adolescence. Et son dessin très stylisé est loin du canon du manga pour femme avec profusion de fleurs et yeux brillants. Kyôko Okazaki nous propose un manga asexué, si j’ose dire, car il n’y a, à mon sens, aucune exaspération de virilité ou de féminité, comme on peut trouver dans de nombreux titres. Elle propose un récit neutre, montrant des adolescents et leur mal-être. La neutralité du manga, illustre parfaitement les difficulté d’identification sexuelle qu’on peut éprouver à cet âge là. Bref c’est un manga, mature, intéressant, bien construit, loin des romances tragico-dramatique qu’on associe trop souvent au manga pour femmes.

Mais si j’ai choisit Kyôko Okazaki, ce n’est pas seulement parce que j’ai aimé son manga. C’est aussi parce qu’elle est l’une des fondatrices du josei. Il était donc tout naturel de lui réserver cette place d’honneur.

Comme pour la reine du shôjo, mon jugement à besoin d’être étoffé par de nouvelles lectures et je reviendrais sans doute plus tard sur cette auteur emblématique du manga pour femmes adultes.

Le yaoi :

petite rappel théorique pour néophyte (oui, j’y teins 😉 )

le yaoi est un sous-genre de shôjo qui met en scène des romances entre garçons. Il s’adresse donc, avant tout, à un public de femme et non à un public gay. Né du dojinshi (fanzine) le yaoi permet une plus grand liberté que le shôjo classique. Dans la société japonaise où la femme occupe encore un rôle social inférieur à l’homme, les récit mettant en scène des homme permettent aux jeunes filles de s’identifier à des personnages jouissant de plus de liberté qu’elle. De yaoi il y en a avec tous les thèmes possibles et imaginables : de la simple tranche de vie au récit fantastique, des nouvelles de quelques pages à peine à de longues séries… on trouve là encore du manga pour tout les goût. De même on trouve du yaoi très soft où les amants n’échanges guère plus que de doux baisés, au yaoi hard core faisant pâlir les les publics les plus avertis, du sexe ostentatoire, de la violence, du trash… Là encore en en trouve pour tous les degrés de perversion.

La reine du yaoi :

Qui sacrer reine du yaoi ? mmm… difficile à dire… Contrairement aux autres catégories, j’ai lu pas mal de titres. Le problème c’est que une très grande majorité des titres que j’ai lu, ce sont des scans, traduits par des fan et lu sans prêter attention ni à leur titre ni à leur auteur. Une bonne majorité de ses titres m’ont d’ailleurs marqué au point qu’il m’est arrivé de relire plusieurs fois les même sans m’en rendre compte de suite. C’est dire à quel point les yaoi en question étaient remarquables… Mes lectures “officielle”, j’entends par la de manga papier publié en France, sont peut nombreuses.

Par ailleurs je ne sais pas répondre à la question “c’est quoi un bon yaoi?” Question incontournable pour savoir qui fait les meilleurs yaoi. Je ne sais pas pourquoi j’aime le yaoi, qu’est-ce que j’y trouve qui me manque ailleurs.

Ce serais trop compliqué et trop long de tenter de répondre à ces questions aujourd’hui (d’autant que ce n’est pas le propos ici). Donc, faisant fi de ces questions fondamentales, je vais tenter de designer une reine du yaoi, peut-être pas parce qu’elle est fait les meilleurs yaoi, mais parce qu’elle fait quelque chose de différent, d’original, à la croisé des chemin.

En effet j’aime lire du yaoi classique, j’en bouffe des tonnes mais c’est un peut comme si je mangeais des chips. Je prends plaisir mais c’est pas pour autant que cela figurerais dans la liste de mes plats préférés. Le yaoi c’est un peu mon fast-food du manga, j’y vais pas pour manger gastronomique, mais j’adore ça.

Mais ici j’avais envie de faire ressortir des auteurs qui n’épousent pas parfaitement les canon du type de manga qu’elle représentent mais plutôt des auteurs qui s’en affranchissent et qui proposent des œuvres originales et s’adressant à un public plus large que leur cible de départ. C’est pourquoi j’ai choisit pour le yaoi deux auteurs très particulière. J’en ai choisi deux car, pour l’une d’entre-elle, les yaoi qu’elle a écris ne sont pas publié en France. Commençons par cette dernière : Basso.

Ah! je vous avez dit que j’allais tricher !

Certains se demandent peut-être pourquoi je parle de tricher… Et ben pour ceux qui ne connaîtrait pas Basso, il s’agit en réalité du nom de plume qu’utilise une mangaka que j’aime beaucoup pour écrire des yaoi. Basso n’est autre que Ono Natsume, dont 3 seinen ont été publiés en France par Kana : Goyô, Gente et Ristorante Paradiso.

Mais Ono Natsume écrit aussi du yaoi. Et oui, beaucoup de mangaka passent par là pour se faire connaitre. Et si j’aime les yaoi de Basso c’est parce qu’on y retrouve la même ambiance que dans ces seinen. La seule chose qui change c’est le fait qu’il y ai des hommes qui s’aiment (ou qui couchent ensemble).

Moi j’aime Ono Natsume et toutes les occasions sont bonnes pour parler d’elle ! Si on m’avait demandais qui étaient les meilleurs mangaka de seinen, je l’aurais cité également. Curieusement, elle n’a pas eu beaucoup de succès en France et j’ai bien peur que ces yaoi ne voit jamais le jour en version française. Pour les polyglotte, sachez que certains de ses manga sont disponibles en anglais (voir Natsume Ono/ Basso – Editions étrangères chez a-yin). Sinon il y a les scans…. (mais chut ! j’ai rien dit !).

Gan sfortunatoLes yaoi de Basso sont donc assez loin de stéréotype graphique du genre. Son dessin est très particulier. Quant aux récits, ils sont assez contemplatifs, du moins une large majorité de ceux que j’ai lu. Ce sont des brefs instantanés dans le quotidien de ses personnages, parfois avec des notes d’inattendu parfois, simple routine. On observe ses hommes boire leur café, rencontrer le voisin, échanger des regards (ou plus, cela dépends des récits). En cela la structure de ses boys-love est très “yaoi” au sens premier du terme. Yaoi est l’anagramme de “YamA nashi, Ochi nashi, Imi nashi” qui signifie “pas de climax [dans la narration], pas de chute [au récit], pas de sens [à l’histoire]”. Et le yaoi de Basso c’est tout à fait ça. Il ne se passe rien, elle ne nous raconte rien. Je trouve donc qu’elle mérite tout à fait un place sur ce podium puisque elle propose des yaoi qui épousent les codes du genre tout en affichant une ambiance et un dessin original rappelant l’univers du seinen/josei tranche de vie plus sérieux.

Comme les yaoi de Basso ne sont pas disponibles en France je vais désigner une autre mangaka dont le style est d’ailleurs proche de celui de Basso : est em. Tout comme Basso, est em propose des yaoi à la fois très ancré dans la tradition du dojinshi avec des histoires qui ne racontent pas forcement quelques chose, des récits assez décousus où il plus à voir qu’à comprendre. Et, comme Basso encore, est em a un dessin très particulier et original, qui se distingue de la production de masse. Ses récits mettent également l’accent sur l’ambiance, plus que sur la trame.

Je pense que si l’on aime le travaille de l’une, on appréciera le travaille de l’autre.

Actuellement un seul de ses manga est disponible en France : Tango, publié par les Editions H. Il y a toujours les éditions étrangères ou le scan… (voir est em – les Editions étrangères chez a-yin)

Pour le yuri, je ne désignerais aucune reine puisque je n’ai lu en tout et pour tout qu’un seul manga (Candy). Je veux bien tricher un peu, mais il y a des limites 🙂

Nous en arrivons donc à la fin de cet article qui décernait la couronne de la meilleurs mangaka dans les différentes catégories de manga pour femme.

Le bonus

La fin ? Non, pas encore !! Avant de vous quitter, je vais vous parler d’une dernière mangaka : Kiriko Nananan.

Je lui décerne une mention spécial pour son travail très original, son dessin délicat et son cadrage unique. Cependant le contenu de ses récits, que ce soit des  seinen ou des josei, trop accès sur l’introspection et les tourments sentimentaux, ne me touchent pas particulièrement.

Mais tout de même ! On ne peut pas parler des meilleurs mangaka de shôjo sans citer Kiriko Nananan !

Parmi ses manga publié en France, j’ai lu Blue (un seinen) et Fragments d’amour (recueil regroupant des récit paru dans différentes revues).

Voilà ! C’est la fin !

Sore jaa mata !

-_-_-_-_-_-_-

La semaine shôjo chez mes camarades :

 

anime manga aggregator sama Sama It!

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Du shôjo, mais oui, pourquoi pas !

Fin 2012, alors que Ma petite Médiathèque venait tout juste d’avoir un an, à l’heure de faire un premier bilan, je décidais que la découverte du shôjo, et plus généralement du manga féminin, deviendrait un des objectif de 2013.

La première étape fut mon inscription sur le forum du Club Shôjo où j’espérais trouver quelques bons conseils. J’y trouvais bien plus que de simples conseils : une équipe super sympa. De quoi me motiver dans cette aventure, pour laquelle j’étais un peu réticente.

4 mois plus tard, un contribution bien modeste au forum (1 fiche shônen, 1 fiche seinen et 1 yaoi), quelques challenges et discussions diverses et variés, voilà que je reçois une invitation pour participer à un événement interblog. L’idée est sympa et je suis ravie.

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Oui mais voilà, le thème en est bien sûr le shôjo (entendre par là le manga pour filles/femmes au sens large). Et plus précisément :

Quelles sont les caractéristiques d’un bon shôjo selon toi ? Qu’est ce qui t’intéresse dans les shôjo ?

 Que vais-je bien pourvoir dire alors que je connais si mal ce genre de manga ? Mais qu’à cela ne tienne. Nico Robin me suggère alors d’expliquer pourquoi la découverte du shôjo fait partie de mes objectifs pour cette année.

Question intéressante, que je ne me suis pas vraiment posé. Voilà l’occasion rêvé de faire le point sur mes motivations et mon avancé dans ce monde hostile du shôjo.

Amour, sentiments et eaux de rose !

Hostile, oui, j’ai bien dit hostile. Le rose, l’amour, le romantisme, les larmes, les « je t’aime, moi non plus »… ça fait peur ! Alors j’invente plein d’excuses : c’est trop fleur bleue, c’est niais, c’est pas intéressant, j’ai passé l’âge… Enfin, c’est pas les excuses qui manquent pour se passer de shôjo. Mais voilà, j’ai mauvaise conscience ! Non parce que j’en ai lu combien de shôjo pour juger ?

Ben… c’est à dire que… heu… 3. Peut-être 4…

C’est pas avec ça que je vais pouvoir me faire une idée ! Parler sans connaître, j’aime pas ça. Voilà donc ma première motivation : lire du shôjo pour savoir si vraiment c’est pas fait pour moi.

Puis, il suffit de se poser la question 5 minutes pour ce rendre compte que sous le terme générique de shôjo se cachent des styles, genres et sous-genres très différents les uns des autres. Tout n’est pas bon à prendre, mais je suis sûre qu’en cherchant bien je peux trouver chaussure à mon pied dans le manga pour femme.

Le but de mon explorations est donc de :

1 – découvrir les différentes facettes du shôjo

2 – trouver du bon manga pour femme, loin des clichés et des amourettes lycéennes (parce que là, j’ai vraiment passé l’âge ! Enfin, je l’ai jamais eu cet âge là, mais ça c’est une autre histoire)

3 – Accepter la femme qui est en moi et apprécier des lectures romantiques

Dora l’exploratrice

Armée de mon petit sac à dos, d’une carte (le club shôjo et son forum) et de Babouche (plusieurs Babouches même) je suis donc partie explorer un univers qui flore bon l’œstrogène.

Cela fait 4 petits mois d’amour et … Difficile de se passer de seinen. Malgré ma bonne volonté, les visites en librairie se terminent souvent par un seinen ou deux. Mais ces derniers temps j’ai été une bonne élève. Ma wish-liste shôjo est passé de 0 à plusieurs tomes, et quelques bonnes et moins bonnes lectures ont suivi.

Comme dit le proverbe : « doucement, mais sûrement » !

Alors, verdict ?

J’ai tenté le shôjo ultra classique des amourettes lycéenne (et le shôjo harem) avec Five et là c’est sûr, ce manga là, très peu pour moi ! J’ai même pas trouvé ça drôle, comme c’était le cas par exemple de Palais de Park So Hee (sunjung manhwa à la trame classique mais traité avec beaucoup d’humour). J’ai d’abord cru qu’il s’agissait là d’un très mauvais manga du genre, mais, à en lire d’autres critiques plutôt positives, j’en déduit que c’est juste moi qui aime pas. Voilà ! Et là, je n’ai fait que confirmer mes à priori négatifs.

Mais il ne faut jamais s’arrêter sur un échec ! Je continue à explorer.

Grâce à des conseils avisés et le hasard des offres d’occaz j’ai acheté River’s Edge de Kyoko Okazaki. Bien que celui-ci soit classé comme seinen par l’éditeur français, il s’agit à l’origine d’un josei (manga pour femme). Loin des stéréotypes, des amourettes et des cliché à l’eau de rose, River’s Edge dépeint des ados tourmentés. Ici l’accent est mis sur leur mal de vivre et sur la perversité d’une société qui les oppresse. Les personnages sont réalistes et intéressant. Alors que le dessin me rebutait un peu, j’ai finalement été ravie de découvrir une autre facette du manga pour femme, plus sérieux, plus mûr et proche du genre de seinen que j’aime lire. D’ailleurs, qu’il s’agisse d’un josei ou d’un seinen ce titre plaira autant aux hommes qu’au femmes, bien moins aux jeunes filles en mal d’amour.

Objectif 1 et 2 atteint ! Ce one-shot montre bien que le manga pour femme ce n’est pas que des histoires édulcorées et ça me plaît.

J’ai continué à n’aventurer dans le josei avec un album très différent, je dirais même à l’extrême opposé de River’s Edge : Romance d’outre-tombe de Natsumi Sumeragi. Une relecture. C’est un des premier josei que j’ai lu, il y a quelques années. A l’époque il m’avais laissé indifférente. Retombée dessus par hasard, je me suis dit que c’était l’occasion de m’y replonger avec un regard nouveau.

Objectif 3 atteint ! Parce que ici, côté romance on est bien servi. Et j’ai aimé ça !

Ai-je attrapé le virus shôjo ?!

Les symptômes ne sont pas encore là, ma wish liste compte toujours une majorité de seinen, quelques josei et peu de shôjo. Mais on peut voir qu’une certaine contamination c’est opéré. Je n’ai plus les mêmes à priori. Et si on me parle shôjo je ne m’enfuis plus à toute jambes. Il y a un certain genre de shôjo auquel je n’adhère pas vraiment : les romances trop stéréotypée qui traînent en longueur, les shôjo harem qui se ressemblent beaucoup les uns les autres…

Eh ! Mais t’avais pas dit que t’en avais lu que trois ou quatre ?!

Oui, c’est vrai, j’en ai lu très peu (maintenant ça fait plus que 4 ^^). Mais ce que je ne vous ai pas dit c’est que, avant de me mettre à lire des manga, j’ai regardé énormément d’animes, parmi lesquels nombreux était destiné à un public féminin, dans des styles très divers allant du magical girl au school life, des histoires d’amour mignonnettes aux relations incestueuses, du gentil shonen-aï aux hard yaoi… Bref j’ai tout testé (ou presque).

Si je connaissais donc déjà les thématiques du shôjo, ce que je veux découvrir, c’est la version écrite : la narrative et le graphisme du shôjo, différents de ceux du shonen ou du seinen.

La suite des aventures de Dora au pays du shôjo ? Pour la semaine shôjo, j’ai décidé de concocter dans les jours qui viennent un petit panier de manga spécial shôjo.

Non mais ça va pas du tout ça ! Le thème c’est « les caractéristique d’un bon shôjo »!!

Ben… à cette question j’y répondrais l’année prochaine, peut-être…

Et vous, lisez-vous des shôjo ?

Que les shôjoadict n’hésitent pas à me laisser des bons conseils pour mes futures lectures œstrogénique.


La semaine Shôjo chez les copains :

Yaoi Cast => Qu’est-ce qu’un bon yaoi ?

Le Chapelier Fou => La semaine du Shôjo chez le Chapelier Fou

La médiathèque d’ivan isaak => La semaine du shôjo

Club Shojo => Les caractéristiques d’un bon shôjo

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