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Cyrano de Bergerac [classique abrégé]

Je me souviens d’avoir lu Cyrano de Bergerac, sans doute à l’école, peut-être en seconde, peut-être avant, je ne sais plus. Mais ce dont je suis sûre, c’est que j’avais beaucoup aimé, ce qui pour une lecture obligatoire était généralement très rare.

Depuis j’ai vu le film avec Depardieu dans le rôle de Cyrano il y a très longtemps, mais je n’ai jamais relu la pièce de théâtre. Je ne l’ai d’ailleurs jamais vue jouée.

Quand les éditions de l’école des loisirs ont sorti une nouvelle édition dans leur collection classiques abrégés, je me suis dit que c’était l’occasion rêvée de le relire et de le faire connaître à la petite dernière. Avant j’vais beaucoup d’à priori sur les versions abrégées, je n’en comprenais pas vraiment l’intérêt, mais… c’était bien bête de ma part, combien de classique j’ai essayé de lire et laissé tomber avant la fin. Les versions abrégées ce n’est finalement pas si mal, cela permet de découvrir les classiques sans s’attaquer à de trop gros pavé au style souvent lourd pour un jeune lecteur de notre époque.

Le Cyrano de Bergerac des éditions de l’école des loisirs est une version abrégée au sens propre du temps. Le texte n’a pas été réécrit, mais les scènes ont été choisies et les passages absents sont simplement résumés en quelques lignes.

Nous l’avons lu à voix haute, Mimiko et moi-même, en nous partageant les rôles. Moi je fais un bien piètre Cyrano, l’éloquence et moi, on est pas très copines. Mais c’était plutôt amusant de le lire en se donnant la réplique.

Mimiko a bien aimé aussi, elle a trouvé cette pièce bien drôle même si elle ne comprenait pas toujours le sens des tournures de phrases (surtout lu par moi…) quelques pauses pour reformuler ce que l’on venait de lire ont été nécessaire, mais le plus important c’est que maintenant elle sait qui est Cyrano et que ce nom est associé à un bon souvenir de lecture. Elle pourra toujours le relire, plus tard, toute seule.

En tout cas, moi ça bien donné envie de revoir le film !

Et aussi le film qui vient tout juste de sortir sur la création de cette pièce par Edmond Rostand

  

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Les spectaculaires prennent l’eau [BD]

Paris début XX, ambiance steampunk avec machines abracadabrantes pour une équipe spectaculaire aux prises avec un méchant inventeur qui profite d’une extraordinaire crue pour piller la ville.

C’est avec ce troisième tome que je découvre la série Une aventure des spectaculaires. Chaque tome est une histoire complète donc commencer par le trois n’a pas été un problème, en revanche il m’a donné très envie de découvrir les précédents.

C’est une BD jeunesse, c’est très drôle et plein de clins d’œil pour les lecteurs avertis. Le texte est excellent et même les adultes s’y amuseront beaucoup. J’ai adoré le ton.

 

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Mais que fait Luis de Funès dans les spectaculaires ? 😂 #bdjeunesse @ruedesevresbd @poitevin_arnaud

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Hautière Régis (scénario) : son site (pas vraiment à jour), facebook

Poitevin Arnaud (dessin) : instagram, blog, facebook

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Le village [audiolivre jeunesse]

C’est grâce à audible que j’ai découvert le livre audio. Je n’avais jamais songé avant à en écouter et je dois avouer que si au début j’étais très sceptique, j’ai vite été conquise par cette activité. Depuis j’aime écouter des livres comme d’autres écouteraient la radio ou de la musique. Pendant que je travaille ou que je cuisine, dans le train, en voiture…

Et comme le hasard fait bien les choses,alors que depuis peu nous avons, Mimiko et moi-même, supprimé la télévision de notre routine du soir, Audible me propose une nouveauté jeunesse : Le Village de  Karl Olsberg, un roman se déroulant dans le monde Minecraft. Ni une ni deux, je le propose à Mimiko qui est fan de Minecraft.

Couverture de Le village - Série complète

Le premier soir j’ai du argumenter :  » non ! pas de télé ! mais si tu veux je peux mettre le livre audio ». Bon ben… puisqu’il y a pas de télé possible, allons-y.

Les soirs suivants, je n’ai pas eu à dire quoi que ce soit, j’avais à peine le temps de poser mon sac qu’elle me lançait « on met le livre audio ! »

Cette première expérience est un succès ! Avant de vous parler plus en avant du roman, je laisse la place à Mimiko pour qu’elle vous laisse un mot :

Le mot de Mimiko :

C’était trop trop bien !!!! J’aimerais trop trop la suite !!!! C’était très drôle et amusant.

Comme vous pouvez le constater, elle a vraiment aimé cette lecture/écoute. Ce roman, mais aussi le fait d’écouter des romans plutôt que de regarder la télé. Une expérience que nous allons renouveller !

Mais revenons un peu sur livre. Le village raconte l’histoire de deux jeunes villageois (dans Minecraft les joueurs incarnent les aventuriers, tandis que les villageois sont des PNJ, personnages non-joueurs). Primo, l’un des deux jeunes villageois rêve de partir à l’aventure comme les aventuriers, mais les villageois ne font jamais ça ! De gaffe en quiproquo Primo et son meilleur ami Kolle se retrouvent à vivre des véritables aventures dignes des aventuriers venus d’un autre monde. Zombi, golem, sorcières… des tas de surprises et d’aventures attentent notre duo dans le monde de cubes. Au cours de leurs aventures, ils se feront des amis et rencontreront même l’amour.

Tout y est : aventure, amitié, amour. Le tout servi par une bonne dose d’humour. On ne se prend pas au sérieux, c’est fait pour être drôle.

Le texte me fait penser au ligt-novel : beaucoup, beaucoup de dialogues et un niveau de langue très simple (voir un peu simpliste), mais c’est efficace. Il y a des rebondissements, c’est léger et amusant, parfait pour les enfants. Mimiko qui connait bien l’univers Minecraft s’est vraiment beaucoup amusée et a été prise par l’aventure, elle voulait connaitre la suite.

Moi je n’ai pas trouvé ça particulièrement intéressant, c’est une histoire simple écrite simplement, mais je n’ai pas trouvé ça désagréable à écouter. Ce qui fait que Mimiko pouvait l’écouter dans le salon en notre compagnie. J’avoue pour ma part avoir écouté assez distraitement et avoir loupé quelques passages, mais dans l’ensemble j’ai trouvé ça amusant et c’était très agréable de la voir rire et réagir en écoutant l’histoire.

La série complète faisant plus de 8 heures je pensais au départ que cela prendrait un bon moment de tout écouter. En une semaine c’était bâché et Mimiko était très déçue que ce soit déjà fini.

En conclusion, je dirais que La village rempli parfaitement ses ambitions, un divertissement drôle et léger pour jeunes lecteurs geek.

Et puisque c’est en audiolivre que nous l’avons savouré, un mot sur la performance : c’est très théâtralisé, chaque personnage étant interprété par un narrateur différent. Cela rend l’ensemble très vivant. Mimiko a adoré (sauf une voie féminine), moi j’avoue avoir trouvé cela très très surjoué et pas toujours de façon juste (surtout les personnages principaux qui manquait automaticité), mais ce n’est pas à moi que le livre s’adresse. 😉

Une très jolie alternative à la télévision, pour des soirées légères et animées. Que nous avons complété par des ateliers dessin et autres activités manuelles.

sur audible

EDIT :

Les personnages principaux sont interprété par deux youtubeurs (que je ne connaissais pas mais Mimiko oui) : Frigiel et Siphano et ils nous dévoilent ici un peu l’envers du décours sur l’enregistrement (une première pour eux) :


chut les enfants lisent 

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Liloo Filles des Cavernes – tome 1, la grande chasse

40 000 ans avant notre ère. Chez les caverneux, la jeune génération ne répond pas vraiment aux attentes des ainées. Liloo, une jeune fille pleine d’entrain ne rêve que d’une chose, participer à la grande chasse. Absurde ! Les filles, ça ne chasse pas ! Silex en revanche est un garçon et qu’il le veuille ou non, il devra partir à la chasse avec les hommes. Mais Silex est un artiste. La chasse ne l’intéresse pas.

Le jour de la grande chasse arrive et Liloo est laissé au campement avec les autres femmes, mais elle n’a pas l’intention de se laisser faire. Elle va suivre de loin les hommes. Une tempête de neige l’éloigne du groupe. Arrivera-t-elle a retrouver le groupe ?

Je ne vous en dis pas plus sur l’histoire pour vous laisser le plaisir de la découverte.

J’ai trouvé cette BD très mignonne, on transpose des préoccupations très modernes aux hommes préhistoriques et ça donne un décalage plutôt drôle. Silex par exemple envoie des sms aux générations futures : “signe de la main de silex”. Liloo est aussi très moderne avec ses revendications féministes. Bon cela continue de véhiculer des clichés sur les “hommes de cavernes” pas vraiment fondé (il n’y a aucune preuve historique qui prouve que les femmes ne participaient pas à la chasse, j’ai même lu un article qui expliquait qu’il était fort probable que les femmes y participaient au même titre que les hommes, mais bon…) ne chipotons pas.

Liloo est adorable, l’histoire est mignonne, c’est drôle, il y a de l’action. Une jolie bande dessinée jeunesse qui, sans être remarquable, est très agréable à lire.

Je me demandais d’ailleurs pourquoi Mimiko n’avait pas aimé et puis je suis tombé sur la scène où des loups endossent le rôle du méchant et j’ai compris. Les loups, c’est sacré, et n’importe quelle histoire qui le montre sous un mauvais jour n’aura aucune chance de trouver grâce à ses yeux.

Moi j’ai trouvé ça charmant et il y a cette touche de mystère à la fin qui donne envie de découvrir les tomes suivants.

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Liloo  filles des cavernes de Stéphane Tamaillon (texte) et Pierre Uong (illustrations) est publié par Frimoüsse.

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Le renard et le lutin

Voici un album que je gardais de côté pour décembre. Le renard et le Lutin nous vient du nord. L’autrice comme l’illustratrice sont suédoises. Astrid Lingren (la maman de Fifi Brindacier) en a écrit le texte en 1965, Eva Eriksson l’a mis en image en 2017. La traduction française est toute fraîche, puisque c’est au mois de novembre qu’elle est sortie dans la collection Pastel de l’école des loisirs.

Renard et le lutin (Le)

C’est l’histoire d’un petit renard affamé. Tandis que les enfants découvrent leur cadeau sous le sapin, le renard s’approche. Il veut s’introduire dans le poulailler pour piquer quelques poules.

Mais la ferme est sous bonne garde. Le vieux lutin veille. Personne ne touche aux poules ! “Mais le vieux lutin sait bien qu’un renard peut avoir faim.” Alors il lui donne à manger, il lui donne de la bonne bouillie que tous les soirs les enfants laissent dans l’étable pour le lutin.

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Une histoire toute mignonne servie par des dessins tout en douceur. Une lecture idéale pour les soirs d’hiver. Des bons sentiments et du partage, l’esprit de Noël, quoi !

sur le site de l’école des loisir

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Changer l’eau des fleurs

C’est la présence du cimetière qui m’a donné envie de « lire » (écouter) se roman. Le cimetière était en effet l’une des thématiques du challenge Halloween de cette année. Mais avec ses 15h30 d’écoute, je n’ai pas réussi à le finir à temps. Comme dit l’adage, mieux vaut tard que jamais. Je partage tout de même cette chronique dans le cadre du challenge avec une bonne dizaine de jours de retard, j’espère que vous ne m’en voudrez pas pour cette introrse au calendrier. 🙂

Couverture Changer l'eau des fleurs

L’histoire commence dans un cimetière d’une petite ville de Bourgogne. Violette Toussaint y travaille comme garde-cimetière. On suit son quotidien au sein du cimetière, ses interactions avec les fossoyeurs, le prêtre, les visiteurs en deuils… Violette est une personne très attentive aux autres et a toujours une boisson chaude ou un peu d’alcool à leur offrir. Une ambiance tranquille, nostalgique et… je commençais à paniquer ! Comme d’habitude, je me suis jetée dans l’écoute de ce roman après un simple regard très distrait au résumé et je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Bien que l’ambiance dans ce cimetière était très agréable et parfaitement de circonstance pour le challenge je commençais à douter, à me dire que si tout le roman était comme ça, fait des petites rencontres au détour d’une tombe, j’allais m’ennuyer. Mais j’ai à peine eu le temps de m’inquiéter que Violette commence à nous raconter sa vie. Et les choses deviennent vraiment intéressantes.

Le roman se construit avec des allées et retours entre passé et présent sans toujours suivre une stricte chronologie du passé. Violette nous livre des bribes de son passé, et, peu à peu, le puzzle se construit. On comprend mieux la personnalité de Violette, comment elle est arrivée dans ce cimetière.

Il y a pratiquement 3, non 4, histoires dans ce roman, celle du passé de Violette, celle de son présent, celle du cimetière et une autre histoire, d’une autre femme (je ne vous en dis pas plus). Difficile d’en parler sans gâcher l’effet de surprise. Car, ce que j’ai le plus aimé dans ce roman c’est la reconstruction du puzzle avec des pièces maîtresses qui n’apparaissent qu’à mi-chemin. C’est un peu comme un roman policier, on ne cherche pas ici à reconstituer un crime, mais une vie. On mène l’enquête pour comprendre, comprendre Violette, ses joies, ses peines, ses peurs.

Violette est un personnage très touchant, et je l’ai vraiment beaucoup aimée. C’est un de ces personnages qui vous donnent envie de les rencontrer, en vrai. C’est une femme que j’aurais aimé avoir pour amie.

Et si j’ai beaucoup aimé remonter le sens du courant de la vie de Violette tout au long de ces 15 heures d’écoute, il y a tout de même un point qui m’a chagriné tout au long du récit : les personnages masculins ne me plaisent pas. Même ceux qui sont censés être positifs ont des traits très machos, c’en est même caricatural. Et si on ne peut pas les traiter de machos, ils sont au moins paternalistes. Il y a soit le protecteur bienveillant, soit le possessif malveillant, mais dans un cas comme dans l’autre nous sommes dans un même rapport de force, ce n’est que la bienveillance à l’égard de la femme avec laquelle ils interagissent qui change. Et ça, ça me dérange beaucoup. Les femmes n’en sont pas moins caricaturales avec leur air fragile, malgré une belle force de caractère elles sont souvent dans une position de soumission.

Avez-vous lu/écouté ce roman ? Qu’en avez-vous pensé ?

⇒ retrouvez-le sur Audible ou Amazon


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Une histoire courte

Avec une histoire courte de Jérôme Camil, les éditions Frimoüsse nous offrent encore un excellent album ! J’ai adoré.

Couverture Une histoire courte

Tu veux une histoire pour dormir ?
Bon d’accord, mais une histoire courte alors !

Tout commence avec un parent qui doit raconter une histoire à son enfant. Courte alors, précise-t-il. Un prince va sauver une princesse et gloups ! se fait dévorer par le dragon. Fin. Comment ça fin ? C’est décidément trop court pour l’enfant qui réclame une histoire un peu plus longue que ça. Le parent reprend alors, bon finalement ça ne s’est pas vraiment passé comme ça… Et l’histoire recommence un peu plus longue, mais toujours pas assez. Et puis cette fin, ça ne va pas. À chaque fois que le mot fin est prononcé, l’enfant a des réclamations à faire. Le parent n’a d’autre choix que d’ajuster son histoire jusqu’à ce que l’enfant s’endorme enfin.

J’ai adoré la chute finale. Non pas celle du texte, mais celle muette de l’illustration qui n’est pas sans me rappelle un autre album des éditions Frimoüsse que j’ai adoré : Mon petit frère est un monstre.

J’ai aussi beaucoup aimé le dessin à la fois mignon et drôle. Un album parfait pour la lecture du soir. C’est d’ailleurs Mimiko qui a tenu à me le lire. Comme quoi les albums c’est drôle pour tout le monde, même quand on est grand ou presque.

les éditions Frimoüsse

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Et soudain, la liberté [audiolivre]

Ce livre m’aura fait pleurer, sourire, il m’aura agacé, oh, ça oui ! il m’a agacé autant qu’il m’a ému. La seule chose qu’il n’ai pas faite, c’est me laisser indifférente.

Couverture de Et soudain, la liberté

C’est dans sa version audio, lue par Gaëlle Billaut Danno et disponible sur Audible, que j’ai découvert ce roman de  Evelyne Pisier et Caroline Laurent.

Deux histoires s’y déroulent en parallèle, celle de la rencontre des deux écrivaines, et celle de Mona, mère romancée d’Evelyne.

Mona, épouse d’un bourgeois maurrassien, fidèle à Pétain et à la France de Vichy est heureuse dans leur maison coloniale en Indochine. Mais la bourgeoisie coloniale n’en a plus pour longtemps.

Nous sommes dans les années 40 et nous allons suivre le cheminement de cette épouse dévouée qui va conquérir sa liberté et son indépendance. Elle se détournera de son éducation et de son mari. De la bourgeoise coloniale à la lutte pour les droits des femmes, le chemin sera semé d’embûches et elle devra faire face à la grande Histoire. Seconde guerre mondiale, guerre d’Indochine, décolonisation, mouvements civiques… Autant d’événements qui vont amener Mona, puis sa fille à se détacher de l’homme qui gouverne leur vie et qui s’attache aux valeurs d’une époque révolue. Maurrassien, pétainiste, raciste et misogyne, le père n’a vraiment rien pour plaire. Pourtant Mona l’a aimé, vraiment aimé.

C’est sa fille qui raconte, aidé par son éditrice qui devra finir le roman seule.

J’ignore s’il s’agit d’une vraie biographie romancée ou d’une pure fiction, mais parfois les personnages me sont parus comme de vraies caricatures, Mona tout particulièrement. Une vraie héroïne de roman, super cliché. Malgré cela j’ai beaucoup aimé ce roman qui mêle la grande histoire à la petite, nous fait revivre toute une époque et nous fait ressentir le grand bouleversement que la société a vécu dans les décennies qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale.

La transformation de Mona se fait l’image de la transformation de la société tout entière, vue ici du point de vue purement féminin puisque c’est Mona et sa fille qui sont au centre du récit.

Il y a pourtant un détail qui me chagrine. On ne met jamais en cause Mona. On parle du racisme du père, mais on ne dit rien de celui de son épouse qui a longtemps partagé son point de vue, ou qui a simplement jugé superflu de réfléchir à la question. On le critique lui, on excuse Mona, comme si, pauvre femme qu’elle est, elle n’était pas responsable de ses propres pensées. La pauvre était sous influence… C’est étrange pour un récit féministe. Elle a partagé l’avis de son mari, et pour moi, le fait que par la suite elle remette en cause cette vision du monde ne change en rien sa responsabilité passée. Elle n’était pas victime de son mari, elle se complaisait dans une position de soumission et était tout aussi responsable que lui des idéaux racistes qu’il défend au sein de son foyer. La différence entre les deux, c’est qu’elle change et pas lui.

Quoi qu’il en soit Et soudain la liberté fut une très belle « lecture », une histoire à la fois émouvante et intéressante, superbement interprétée par Gaëlle Billaut Danno qui a su rendre le récit très vivant et agréable à écouter. Je recommande.

Si vous l’avez lu, je suis curieuse de connaitre votre avis sur ce roman.

sur audible

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The Ancient Magus Bride guide book – Merkmal

Je ne pouvais pas laisser filer le challenge Halloween sans en profiter pour vous présenter le guide tout juste sorti en septembre dernier de la série The Ancient Magus Bride (aux éditions Komikku).

Cette série de Koré Yamazaki est on ne peut plus halloweenèsque ! C’est en effet l’histoire d’une jeune adolescente au pouvoir magique particulier qui, après avoir été vendue dans un marché aux esclaves, devient la disciple (et future épouse) d’un mystérieux sorcier non humain. Des fées aux fantômes, l’univers fantastique de The Ancient Magus Bride est très riche.

Je vous ai déjà parlé de cette série (ici et ) et je ne rentrerais pas dans les détails ici. J’ai un peu de retard sur les sorties, je referais sans doute un billet quand j’aurais rattrapé mon retard (le tome 9 vient de sortir). En tout cas, si vous aimé les manga fantasy, les histoires de magie et de sorcellerie, ce manga est pour vous.

Mais aujourd’hui ce n’est pas de ce dernier tome que je vais parler, mais plutôt du guide/artbook qui vient de sortir : Markmal.

Au menu de ce guide :

Le guide s’adresse avant tout aux fans de la série. Celle-ci ne faisant pour l’instant que 9 tomes, on ne peux pas dire qu’un guide soit nécessaire pour si retrouver. Même s’il est vrai que les personnages secondaires y sont nombreux. Les fans de la série y trouveront tout un tas de détails complémentaire amusant et de nombreuses illustrations couleurs et noir et blanc. Envie de connaitre le plan exacte de la maison d’Elias, de savoir la taille de Chisé ? Vous aurez ici la réponse.

Pour ma part j’ai particulièrement apprécié le chapitre 5 avec les esquisses et les premiers story-board. C’est toujours intéressant de comparer les projets initiaux avec le résultat final. Et voir les story-board m’intéresse toujours, j’aime voir comment un auteur prépare sa bande dessinée.

Connaissez-vous cette série ? Avez-vous envie de la découvrir ? Dites-moi tout en commentaire 😉


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Homo Deus , une brève histoire du futur [Audible]

C’est grâce à Audible que j’ai découvert ce livre, dans la version audio française lue par Philippe Sollier.

Couverture de Homo deus

Après avoir écrit Homo sapiens, une brève histoire de l’humanité, Yuval Noah Harari s’attaque avec ce nouvel essai aux défis qui attendent l’humanité dans un futur plus ou moins proche. En partant des avancées scientifiques, technologiques et philosophiques, l’auteur projette ce que pourrait être le monde de demain et ce que cela implique pour l’humanité. Progrès de la médecine et recherche de l’immortalité, intelligence artificielle, écologie, religion, fin du libéralisme… autant de sujets qui sont abordés de façon accessible à travers de nombreux exemples et explications. Des allées et venues entre passé et futures nous permettant de mieux appréhender les enjeux.

J’avais envie de commencer par le premier livre, celui qui retrace l’histoire de l’humanité, car je pensais qu’il éclairerait la lecture du second, finalement je n’ai pas eu le temps et je me suis directement plongée dans Homo deus. Le fait de ne pas avoir lu Homo sapiens ne m’a pas du tout empêché de suivre le fil de ce second livre, bien qu’il m’a donné très envie de le lire aussi. Parce que je dois avouer que j’ai adoré cet ouvrage. J’ai trouvé ça vraiment très intéressant et accessible.

N’ayant rien lu d’autre de l’auteur je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Le sujet me paraissait intéressant et le livre est un best-seller, c’est qu’il en a séduit plus d’un. Et je fais partie de cela. J’ai été complètement séduite par cet essai qui part un peu dans tous les sens et qui m’a fait réfléchir à plein de choses. Des choses sur lesquelles je m’étais déjà interrogée, mais aussi des sujets auxquels je n’avais pas vraiment réfléchi jusque là. J’ai adoré le parallèle fait avec la science-fiction, parce que la science-fiction d’hier pourrait bien devenir la science de demain. L’intelligence artificielle n’est plus un fantasme tout comme les voyages dans l’espace.

J’ai trouvé très intéressante la réflexion sur le clivage de classe auquel pourrait être confrontée l’humanité de demain et qui commence déjà aujourd’hui avec un accès aux soins et à la médecine inégalitaire. Le progrès de la génétique et les portes que cela ouvre.

J’ai passé un très bon moment et la lecture de Philippe Sollier est vraiment agréable. Je pensais que ce genre de livre en audio serait ennuyeux, mais j’avais tort, je ne me suis pas ennuyé un instant. La version audio a même un avantage, comme on peut faire autre chose au même temps, cala m’a parmi de découvrir un livre que je n’aurais peut-être pas pris le temps de lire si j’avais du passer par la version papier. Cela m’aurait en effet demandé beaucoup plus de temps et de concentration. D’un autre côté j’ai parfois regretté que la version audio ne permette pas de surligner ou prendre note. Je suis de celles qui aiment cornier les pages et surligner des passages, noter en marge les choses que je veux approfondir ou rechercher. Là je ne pouvais rien faire de cela et ça m’a manqué parce que Yuval Noah Harari nous livre tellement d’information que je n’arrivais pas à tout retenir, surtout que j’ai écouté le livre en faisant autre chose au même temps donc je n’étais pas très concentrée. J’aurais aimé que la version audio dispose d’un index avec la minute d’écoute menant directement au chapitre souhaité, car j’aimerais relire certains passages, mais je n’aurais pas le temps de tout réécouter, du moins pas dans l’immédiat. C’est le genre de livre sur lequel en aime revenir et un tel index permettrait d’y picorer des passages aux grès des envies. Un peu comme les plages d’un CD qui permettent d’écouter en boucle notre chanson préférée.

En tout cas, maintenant j’ai hâte de découvrir Homo sapiens, brève histoire de l’humanité, toujours chez audible, et toujours lu par Philippe Sollier.

⇒ sur Audible

⇒ sur Amazon

et pour en savoir plus sur l’auteur et le livre voici un extrait de la Grande Librairie

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