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L’homme qui tua Nobunaga, tome 1 [manga]

Coucou. Je vous retrouve aujourd’hui avec un manga historique qui nous amène dans le Japon du XVIe siècle.

Couverture L'homme qui tua Nobunaga, tome 1

de Kenzaburo Akechi et Yutaka Todo (2020)

2 juin 1582, Oda Nobunaga se fait seppuku. Sa mort serait la conséquence de la trahison d’un de ses plus proches vassaux : Akechi Mitsuhide.

2016, Kenzaburo Akechi écrit un livre : “L’indicent du Honnôji, la vérité dévoilée 431 ans après”, fruit de 10 années de recherches afin de connaitre les véritables raisons qui auraient conduit Akechi Mitsuhide à trahir Nobunaga. Est-ce vraiment la rancune qui l’a poussé sans prévenir personne, à trahir son maître comme le veut l’histoire communément admise ? Et si la vérité était plus complexe que cela ?

Ce sont les travaux de cet auteur que Yutaka Todo va ici mettre en image.

Dans ce premier tome, nous allons découvrir Akechi Mitsuhide et la façon dont il a su séduire Oda Nobunaga, chef de guerre réputé. Repéré par celui-ci, Akechi, samouraï de basse extraction, va gravir les échelons de la hiérarchie jusqu’à obtenir un poste prestigieux directement sous l’autorité du Shogun. Mais le Shogun n’est qu’un homme de paille. C’est Oda Nobunaga qui tire les ficelles du pouvoir avec l’ambition de réunifier le pays (ou plutôt devrais-je dire : avec l’ambition de soumettre tous les fiefs à son autorité). Fin stratège et très bon guerrier Akechi va l’aider dans son entreprise et le suivre dans de nombreuse bataille. Bien que plus âgé qu’Oda Nobunaga, Akechi a une véritable admiration pour son jeune chef, sa vision réunificatrice et son génie militaire. Mais Oda Nobunaga sait faire preuve d’une extrême cruauté envers ceux qui le déçoivent. Que s’est-il passé entre les deux hommes pour que Akechi en vienne à trahir son maître pour qui il avait tant d’admiration ?

Nous n’aurons pas les réponses dans ce premier tome. Ici l’on voit comment Akechi gravit les échelons, on suit sa relation avec Nobunaga et puis on la voit se détériorer sans comprendre ce que Nobunaga a pu dire à Akechi pour que celui-ci soit si ébranlé.

C’est là qu’intervient Yasuke, le samouraï noir qu’Oda Nobunaga avait pris à son service. Yasuke a vu de ses yeux Akechi sortir d’une dispute avec son maître et il assistera à la mort de Nobunaga entendant ses dernières paroles. Mais que s’est-il réellement passé ? Yasuke n’en dira rien.

Ce premier tome tourne vraiment autour de la figure d’Akechi, que l’on apprend à connaitre. Il apparait comme un samouraï très vertueux et doué dans l’art de la guerre, avec de grands principes et une bonne instruction. C’est sa droiture et ses compétences de guerrier qui vont attirer l’attention d’Oda Nobunaga. Mais la réussite d’Akechi va lui attirer quelques jalousies. Notamment celle de Kinoshita Tôkichirô (celui qui deviendra plus tard Toyotomi Hideyoshi) qui accompagne Nobunaga depuis ses débuts et qui n’obtient pas de poste aussi prestigieux que son rival.

Si Yasuke, le samouraï noir est bien présent dans le récit, son apparition est plus anecdotique qu’autre chose et je ne comprends pas, avec ce premier tome du moins, le choix du sous-titre “L’histoire de Yasuke le samouraï noir”. Il n’est vraiment pas au centre de ce premier tome et son unique rôle dans ce premier tome c’est d’avoir été le témoin des dernières paroles d’Oda Nobunaga.

J’ai beaucoup aimé ce premier tome, c’est très intéressant et on y retrouve tous les personnages clés de cette période historique charnière dans la vie politique du Japon. J’ai pas mal lu sur l’histoire japonaise, mais mes souvenirs sont assez flous. Et puis je ne suis pas du tout une spécialiste alors je ne peux pas du tout juger de l’exactitude historique des évènements qu’on cite ici. En tout cas, nous ne sommes pas du tout dans un récit romancé et fantaisiste, mais bien dans un manga historique assez précis, avec dates, noms et plein de détails sur telle ou telle bataille. On nous explique les divers affrontements qu’Oda Nobunaga va avoir avec des seigneurs des provinces qui refusent de se soumettre à son autorité. On y découvre les relations qu’il entretient avec le Shogun, et comment il entend soumettre celui-ci à son autorité. Il y a beaucoup de noms et comme les Japonais ont cette terrible habitude de changer plusieurs fois de nom au cours de leur vie, c’est pas toujours facile à suivre.

Personnellement j’aime beaucoup l’histoire et je prends plaisir avec ce type de lecture, en revanche je ne conseillerais ce manga qu’au passionné d’histoire, car les autres risquent un peu de s’ennuyer.

J’ai hâte de découvrir les tomes suivants et d’en apprendre plus sur les dernières heures de Nobunaga.

sur le site des éditions Delcourt

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avec cette lecture je participe au challenge le tour du monde en 80 livres

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Commentaires

6 septembre 2022 à 21:14

Ton avis semble plutôt enthousiaste et politique et aimant pas mal l’histoire japonaise depuis mes découvertes du Pavillon des hommes, du Chef de Nobunaga et du Tigre des Neiges, ça me donne plutôt envie 🙂
Merci pour cet avis ^^



    7 septembre 2022 à 09:36

    on est plus dans une ambiance à la chef de Nobunaga (la cuisine en moins) que Tigre des Neiges. Si tu aime les récit historique ça devrait te plaire. Moi j’ai hâte de lire la suite



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