littérature jeunesse

Satin Grenadine [roman jeunesse]

Couverture Satin grenadine

de Marie Desplechin (l’école des loisirs, 2004)

Voilà un livre que je souhaite lire depuis un moment (depuis que j’avais lu et aimé La Capucine). Je l’ai enfin sorti de ma PAL et c’est pour mon plus grand plaisir. Une très bonne lecture.

Paris, 1885. Lucie est la dernière née d’une famille bourgeoise. Arrivée sur le tard, pas désirée, la jeune fille semble embarrasser plus ses parents que les réjouir. Pour s’occuper de la petite, ils vont accueillir une jeune cousine orpheline Marceline, qui fera une très bonne gouvernante. Le désintérêt de ses parents est une chance. Lucie va pouvoir prendre de la distance avec ce que la bonne bourgeoisie attend des jeunes filles (qu’elles soient jolies et bien habillées, qu’elles sachent tenir une maison, se taire, ne pas rêver…). Lucie, soutenue en cela par Marceline, n’a pas l’extension de devenir ce que la société attend d’elle. Elle veut pouvoir décider par elle même de son avenir, elle veut apprendre, elle veut choisir et rêve d’aventure. Mais pour l’heur, son horizon se limite à son quartier bourgeois et son parc.

Nous allons suivre la petite Lucie dans son quotidien bien peu palpitant. Elle n’a que très peu de liberté et celle-ci est gagnée à l’indifférence de ses parents. Mais la petite Lucie à l’art de transformer tout en aventure, et Marceline n’est pas en reste pour trouver des idées originales et aller à l’encontre de ce que lui demandent son oncle et tante (et patron). Ainsi quand arrivé à l’âge de 13 ans Lucie se voit retiré de l’école, car une fille n’a pas besoin d’aller au lycée, puisque ce qu’elle doit savoir c’est tenir une maison. Marceline va à sa marnière cultiver l’originalité de la petite Lucie en détournant systématiquement les ordres des parents vieux jeu. La lessive deviendra une aventure, et que dire d’une virée au marché ! Un véritable complot ourdi dans le secret.

Marie Deplechain à l’art de transformer le banal en aventure et c’est avec envie que je tournais les pages, me demandant quel serait le prochain exploit de la petite Lucie. Je savais que rien d’extravagant ne nous attendait, mais c’était tout une aventure que d’y parvenir. Et l’humour ! J’ai adoré le ton sarcastique de ce roman qui montre l’envers du décor d’une bourgeoisie du XIXe que l’ont voit souvent décrite dans les romans sous ses aspects les plus romantiques : Les bals, les belles robes… ici rien de tout cela ! Des parents aux idées étroites bousculés par une jeunesse qui s’ouvre à de nouvelles idées et qui rêve d’une autre société.

J’ai vraiment aimé ce roman qui se lit très vite tant l’ambiance est vivante et l’héroïne sympathique. Une lecture pour tous les jeunes gens férus de romans historiques et de tranches de vie.

J’avais beaucoup aimé La Capucine, je suis tout aussi ravie par Satin grenadine. Il me reste à lire, dans le même esprit Séraphine.

sur le site des éditions l’école des loisirs 

Les Halles 4.jpg
Halles centrales de Paris. – Vue générale. — Dessin de Lancelot reproduit dans Magasin Pittoresque, t. XXX, janvier 1862, p. 28
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Commentaires

21 janvier 2023 à 17:13

Oh mais j’ai souvent vu passer La Capucine et je ne l’ai jamais lu, peut-être que je le prendre en médiathèque tiens !



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