Archives mensuelles : mars 2014

Selection musicale de Mimiko #2

Si pour la précédente sélection j’ai choisit trois titres tiré des disques qu’elle avait le plus écouté, pour cette deuxième sélection Mimiko a tenu à choisir elle-même ses chansons. Voici donc ce que Mmiko a choisi pour vous :

Nino Ferrer – Mirza

Mimiko : C’est bien. C’est rigolo. Il cherche son chien en courant mais en faisant n’importe quoi.

 

Rin’ – Sakitama

Mimiko : c’est bien, c’est marrant. J’adore la fille en blanc parce qu’elle a une robe belle. J’aime cette chanson parce que le son de leur musique sont plutôt bien, et leur voix sont jolies.

 

Olivia Ruiz – Les crêpes aux champignons

Mimiko : C’est drôle parce qu’elle fait n’importe quoi, elle coupe les fleurs c’est pas gentil. Et elle fait mal au gens. Cette chanson me fait rire.

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Graine de Bouddha

Le voyage en Corée continue avec un nouvel album jeunesse. Il n’est pourtant pas question ici de Corée mais de bouddhisme.

Graine de Bouddha met en scène un vieux bonze et son très jeune disciple. Le texte, sous forme des question réponse rend très bien allure que pourrais prendre la conversation entre les deux personnages avec à chaque page un pourquoi.

Lorsqu’ils sont confrontés à une difficulté, les bonzes gardent toujours une attitude positive.

Pourquoi ?

Parce que là où il y a de l’ombre, il y a aussi la lumière.

Ces petits texte (quelques lignes à chaque double page) nous permettent d’approcher un peu la philosophie des bonzes bouddhistes (ou du moins de certains courant bouddhistes).

 SONY DSC

Les illustrations de Kim Jae-hong sont très belles, douces et réalistes. Si j’ai apprécié la douceur qui se dégage de cet album. Le côté un peu trop simpliste de l’histoire n’a guère retenu l’attention de Mimiko qui n’a pas du tout d’affinité avec ce qui est dit (comme quoi, les chiens font parfois des chats).

Graine de Bouddha

texte de Kim Jong-sang

illustration de Kim Jae-hong

Picquier Jeunesse

 6/20

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Blue ~ Kiriko Nananan

Je retrouve Kiriko Nananan qui m’avait beaucoup impressionnée par l’originalité de son style avec Fragments d’amour. Contrairement à ce dernier, dans Blue on n’a pas une succession d’histoires courte mais une seule et unique histoire mettant en scène deux lycéennes qui tombent amoureuses l’une de l’autre lors de leur année de terminale.

Leur romance a quelque chose de plutôt banal si ce n’est que ce sont deux filles, et qu’une telle attirance engendre un flot d’interrogations supplémentaires. L’histoire en elle-même ne m’a pas particulièrement touché. Bidib au cœur de pierre, toujours aussi insensible face aux histoires d’amour…

Tout comme dans Fragment d’amour, c’est la mise en scène, le cadrage, le dessin de Nananan qui me touchent. “La prise de vue” originale qu’elle impose donne à une histoire, somme toute très banale, un éclairage nouveau. C’est en s’attardant sur les détails d’une main sur laquelle glisse une mèche de cheveux, une bouche entrouverte qu’on est ému. Le sens du détail et le dessin épuré de l’auteur nous entraînent dans l’intimité de ses personnages nous faisant ressentir leurs émotions.

Je ne suis pas déçue par cette lecture où j’ai retrouvé le style qui m’avait tant marqué de l’auteur. Mais je ne peux pas dire non plus que j’ai été subjugué par cette histoire, assez quelconque.

Nananan est une mangaka qui me fascine et m’ennuie à la fois. Elle me fascine par son talent et l’originalité de son dessin, plus particulièrement par son cadrage et son sens du détails du geste. Mais elle m’ennuie par ses histoires romantiques peu originales. Et peut-être aussi par un excès de mélodrame, qui pourtant colle bien à la peau de ses personnages.

Blue

ブルー

Kiriko Nananan

Casterman – Sakka

seinen

Japon – 1996

→ à lire aussi : les avis de Mackie et David

→ à lire aussi la synthèse sur K.DB

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Des filles qui s’aiment

Ironie du sort, en peu de temps j’ai lu deux manga mettant en scène une romance entre lycéennes. Le précédent était Candy de Yuzuki Yufuko. Si les deux histoires ont le même cadre et le même sujet (le lycée et les amours entre filles) les deux auteurs ont deux style complètements différents. Le classicisme de Yuzuki Yufuko face à l’originalité du dessin épuré de Kiriko Nananan, la comédie romantique face au drame. Si leur style est si différent, ce n’est pas seulement parce que les auteurs ont une façon de travailler différente. Il s’agit également de deux type de manga différents. si Candy est un yuri, sous genre de shôjo qui s’adresse principalement au jeune adolescentes, Blue est un seinen et vise un public adulte. Le ton des deux histoires y est très différent. Les relations entre jeunes femmes sont le sujet même du yuri alors que l’histoire que nous raconte Nananan dépasse ce simple cadre, elle nous parle de la jeunesse et de la difficulté d’être jeune femme au Japon.

 

filles qui s'aiment - seinen vs yuri
filles qui s’aiment – seinen vs yuri

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Rin’ entre tradition et pop

Aujourd’hui on parle musique ! ça nous changera un peu des manga ^^

On reste pourtant au Japon, avec un groupe que j’aime beaucoup mais qui, malheureusement est désormais dissout. Pourquoi parler d’elle (c’est groupe exclusivement féminin) alors ? Ben… l’actualité ça n’a jamais été mon truc. Et vous l’aurais sans doute remarqué, si vous traînez souvent vos savates par ici, je parle souvent de vieux bouquin… aujourd’hui je vous parle d’un pas trop vieux groupe qui ne sortira peut-être pas de nouveaux albums, ça va pas nous empêcher de profiter de ceux qui existent déjà !

Le groupe dont j’ai envie de parler se nomme Rin’. Il était composé de 3 musiciennes, toutes trois sorties de la Tokyo National University of Fine Arts and Music en 2003. Dès la fin de leur études, elle montent ce groupe et remportent un respectable succès, autant au Japon qu’à l’étranger où elle font plusieurs tournées. Leur premier single, Sakitama, sort en 2004 sous le label avex trax.

Discographie

Singles :

  • Sakitama (Sakitama~幸魂~) (7 April 2004)
  • Yachiyo no Kaze (八千代ノ風) (30 June 2004)
  • Sakura Sakura (サクラ サクラ) (20 April 2005)
  • Yume hanabi (夢花火 Dream Fireworks) (31 August 2005)

Albums :

  • Jikū (時空 Space-time) (12 May 2004)
  • Asuka (飛鳥) (29 September 2004)
  • Rin’ Christmas Cover Songs: Seiya (~Rin’ Christmas Cover Songs~聖夜) (14 November 2004)
  • Utage uta/Sakura Sakura (宴歌(うたげうた)/さくら さくら Party Song /Cherry Blossom) (Live album, 30 March 2005)
  • Inland Sea (released in U.S./Europe on 25 April 2006, in Japan on 30 August 2006)
  • Genji Nostalgie (源氏ノスタルジー Genji Nosutarujī) (5 December 2007)

Leur musique est souvent utilisé dans les bande son de film et animes, le plus connus est sans doute le générique de fin de l’anime Samourai 7

Ce que j’aime dans ce groupe c’est le mélange entre modernité et tradition, entre instrument traditionnels tel que le koto, le shakuhachi, shamisen et biwa et des rythmes pop/rock ou carrément electro. Les deux univers se mêlent harmonieusement, nous offrant une musique à la fois relaxante et pêchue, douce et rythmé. De plus, les trois chanteuses ont de très belles voix.

C’est ce même mélange que j’ai aimé chez d’autres artistes nippon tel que les Yoshida Brothers ou Hiromitsu Agatsuma.

collaboration avec le groupe AAA :

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Membres

 

 Mana Yoshinaga (吉永 真奈)

chant, koto, shamisen

sa page Facebook

son site officiel

Tomoca Nagasu (長須 与佳)

chant, biwa, shakuhachi

son blog

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Chie Arai (新井 智恵)

chant, koto, shamisen

son blog

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Les instruments

shamisen

J’ai déjà évoqué le shamisen à plusieurs reprises notamment dans un article dédié a un style particulier de shamisen : le tsugaru shamisen. C’est ce genre de shamisen que jouent les Yoshida Brothers ou encore Agatsuma, précédemment cités. Mais j’avoue être totalement ignorante du style utilisé ici par Mana Yoshinaga et Chie Arai.

Quoi qu’il en soit, je peux déjà vous dire ce qu’est un shamisen 🙂

Le shamisen (三味線) est un instrument traditionnel japonais à trois cordes pincées. L’instrument mesure entre 110 et 140 cm. La caisse de resonance carrée est en bois, recouverte d’une peau. Le manche est fin et long. Les cordes sont pincées à l’aide d’un plectre. Il en existe de plusieurs tailles, avec le manche plus ou moins large.

Le shamisen était souvent joué par les geisha

Jeune femme jouant du Shamisen (détail) Kitagawa Utamaro – 1805

Pour les mangaphiles, il existe un manga sur le shamisen : Mashiro no oto, mais il n’est pas licencié en France.

Pour vous consoler vous pouvez regarder le très beau film d’animation Nitaboh qui lui est maintenant disponible en DVD en France.

koto

Le koto aussi a déjà fait une première apparition sur Ma petite Médiathèque dans un article qui lui était entièrement dédié : le koto. Et oui j’aime la musique traditionnelle japonaise ^^

Sorte de cithare à 13 cordes, le koto, originaire de Chine, est introduit au Japon à la période Nara (710-794). C’est planche en bois légèrement recourbée mesurant environ 1.80m. Les cordes sont posé sur des chevale en ivoire amovibles. Les cordées sont pincées avec les doigts ou des grattoirs. Il existe différents sortes de koto, allant de 13 à 32 cordes.

Je n’ai trouvé aucun manga et/ou anime tournant au tour du koto 🙁

biwa

Non, je n’ai encore jamais parlé du biwa (ni du shakuhachi d’ailleurs) !

Instrument traditionnel japonais, ce luth à manche droit est dérivé du pipa chinois. En forme de poire, l’instrument est fait d’une seule pièce de bois. Les cordes sont pincées à l’aide d’un plectre. Il existe différents sortes de biwa.

Amis mangaphiles, vous pensez peut-être vous aussi au luth possédé dans Onmyoji, non ?

Biwa et onmyoji semblent faire bon ménage, je suis tombée sur cette jolie image de Abe no Masahiro jouant du biwa (Shonen Onmyouji) :

shakuhachi

Flûte en bambou droite à l’embouchure libre. On souffles dans l’instrument comme dans l’embouchure d’une bouteille vide. Son nom vient de sa taille : shakuhachi signifie 1,8 pieds. Il est traditionnellement associé au shamisen et au koto (sankyoku).

Je n’ai trouvé aucun manga/anime sur le shakuhachi, je peux néanmoins vous proposer une image du film Nitaboh ou l’on voit apparaître un komuzô, moine mendiant de l’école Fuke du bouddhisme zen jouant du shakuhachi sous son chapeau de paille. Ces moines étaient très connu pour leur morceaux de shakuhachi.

moine shakuhachi

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Envie de prolonger le plaisir et partager, retrouvez Rin’ sur le forum du Club Shôjo

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Candy – mon premier yuri

Ce matin, enfin, j’ai pris le temps de lire ce manga qui traînait sur mon étagère depuis plusieurs mois en criant “lis moi ! lis moi!”. Je cherchait une petite lecture légère pour compenser le roman plutôt rébarbatif que je suis en train de lire, et Candy m’a semblé tout approprié.

Tout d’abord deux mots pour expliquer la présence de ce yuri sur mon étagère : je l’ai gagné ! J’aimerais ici profiter pour remercier les initiateur du concours grâce au quel j’ai pu profiter de cette lecture, mais je n’arrive plus du tout à me souvenir comment je l’ai gagné. En automne dernier, alors que j’étais en plein déménagement, je participais à un concours et aussitôt j’oubliais. Ce souvenir vague d’avoir participé à ce concours me revint au moment de recevoir le manga dans ma boite au lettre. Honte à moi ! je ne vais même pas pouvoir remercier comme il ce doit ce qui m’ont fait ce jolis cadeau.

Et puis voilà, le manga a trouvé une place sur une étagère et à rejoint ma PAL. Le temps est venu de m’attaquer à la dite PAL et je commence par Candy. Un yuri, donc, mon premier. Mais qu’est-ce donc un yuri ?

Le yuri :

le yuri est un sous-genre du shôjo manga, autrement dit un manga qui se destine avant tout à un public féminin adolescent. Il est le pendant féminin du yaoi (ou boys-love) autre sous-genre du shôjo. Si le boys-love met en scène des romances entre hommes, le yuri nous parle d’amour entre femmes. Il en existe de plus ou moins soft, de plus ou moins explicites. Quand il est question de romance platoniques on parle plutôt de shôjo-ai.

Je m’arrête là pour les explications techniques, pour en savoir plus sur les différents genres de manga, je vous invite à aller lire Le Manga, un article d’introduction à la BD japonaise.

Mais c’est quoi ! tous ce blabla !! On est la pour parler de Candy !!

J’y viens, un peu de patience 🙂

L’histoire :

Kanon Miyamoto est une idole admirée par de nombreuses jeunes filles de son lycée féminin. Joviale et excellente au tir à l’arc elle attire l’attention des jeunes filles aux hormones bouillonnantes qui voit en elle un substitut du beau gosse. Plus par jeux que réellement par amour, les jeunes filles sont nombreuses à lui tourner au tour. Elle a l’habitude des déclarations, pourtant, le jour où la belle Chiaki Bessho lui déclare sa flamme, elle est toute chose. “Pourquoi moi? “ ne cesse-t-elle de se demander. (Mais parce que tu es drôle et belle, et que t’a la classe en tenue de kyûdô !)

Enfin bref, après quelques questionnements habituels, elle fini par ce rendre compte qu’elle aussi nourrit de doux sentiments pour sa douce compagne. Oui mais voilà! Dans un lycée de fille une simple rumeur peut s’embraser et tout emporter sur son passage. Comment faire alors pour s’aimer sans pour autant ruiner sa scolarité ?

Vous l’aurez compris, l’histoire n’a rien de particulièrement innovant, original ou extraordinaire. C’est une amourette de lycéenne comme il y en a tant. Et, à cet âge là on se fait une montagne de pas grand chose, c’est bien connu.

Mais, l’intérêt de se manga n’est pas tant dans son histoire que dans l’ambiance. Le dessin, s’il est tout aussi classique que l’intrigue est très agréable et l’ensemble dégage une fraîcheur revigorante. ça donne la pêche, ça fait sourire et on passe un agréable moment avec ces jeunes femmes.

On est dans le classique, voir même dans le cliché, mais on s’en fou ! On est pas en cours de philo, juste en train de lire un petit manga. Oui c’est un petit manga, mais un petit manga sympatoche.

Candy T1-Kanon et Chiaki

du cliché en veut tu en voilà : la virile Kanon ressemble à un mec alors Chiaki est petite, douce, intelligente, belle… bref la fille parfaite (il y en a toujours une).

Après les premiers chapitres je me disais que c’est pas nul mais bon de là à m’acheter la suite… finalement j’ai fini par me prendre au jeu et avoir envie de lire la suite.

Candy

Suzuki Yufuko

Taifu comics

série terminé en deux tomes

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Cours, Bong-gu

Les manhwa renferment quelques trésors que je suis toujours heureuse de découvrir au hasard de mes visites en bibliothèque (ah! que ferais-je sans bibliothèque !). Cours, Bong-gu de Byun Byung Jun fait partie de ces belles découvertes. Choisi par pur hasard, je ne connaissez pas du tout ce manhwaga. Je suis tout de suite tombée sous le charme de son graphisme très original.

Cours , Bong-gu nous raconte une petite histoire banale, d’une femme et son enfant, venus à Séoul à la recherche du père du petit Bong-gu. Le père est venu à Séoul dans l’espoir de gagner de l’argent mais a disparu sans laisser de trace. Arrivés à Séoul, Bong-gu et sa mère sont confronté à la froideur de la société urbaine. Le hasard voudra qu’il coisent un vieux mendiant et sa petite fille. Grâce à leur aide il retrouvent le père de Bong-gu et tout se fini bien. L’histoire n’a rien de particulièrement dramatique ou extraordinaire, elle n’est pas drôle ni particulièrement émouvante. Mais c’est par sa simplicité que justement elle nous touche. Elle met en lumière les oubliés de la société sans tomber dans le mélodramatique. Elle nous montre des gens ordinaires et se fini bien, nous donnant ainsi envie de croire que rien n’est une fatalité. Que face à la dureté de la vie, il y a toujours de l’espoire.

Son histoire simple et touchante m’a plus. Mais ce qui m’a le plus charmé dans ce manhwa, c’est le dessin de Byun Byung Jun. Les planches couleur et noir et blanc se mélangent harmonieusement tout au long du manhwa. Les couleurs sont douce, apportant une touche de poésie au récit. Les personnages sont très simples, voire grottesque (les visages des enfant avec leur lévres retrousée sont assez spéciaux). Alors que les paysanges urbain sont de toute bauté. J’ai aussi beaucoup aimé la façon dont est représenté la foule en mouvement, avec des silhouettes toutes hachurées.

– Parfois, les oiseaux se prennent les pattes dans des ficelles. Ensuite, quand il se perchent sur les fils électriques ou dans les arbres, ils ne peuvent plus s’envoler, à cause des fils qui sont restés accrochés… Et en se débattant, il se blessent les pattes…

En ville, la vie est difficile pour tout le monde, pour les hommes comme pour les oiseaux… Les hommes aussi ont souvent des fils qui les retiennent, qui les empêchent de vivre… les blessures s’enveniment sans qu’en s’en aperçoive…

– Tu dis toujours des choses bizarres, grand-père !

– hum hum ! Tu crois ?

Dans ce manhwa comme dans ceux de Kim Dong Hwa, on retrouve une certaine nostalgie de la vie rurale que l’on oppose à la froideur des société urbaine. Ce sentiment je l’ai retrouvé également dans de nombreux manga.

Quoi qu’il en soit, je vous conseille vivement Cours, Bong-gu, publié par Kana dans sa collection Made in (très belle collection, soit dit en passant).

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Jumong ~le voyage en Corée continue

Nous continuons notre exploration des album jeunesse venue des terres coréennes. Aujourd’hui c’est un conte que nous vous proposons.

Jumong

Kim Hyang-Keum (texte)

Kim Dong-Seong (illustrations)

traduit par Lim Yeon-hee et Françoise Nagel

C’est le conte fondateur du royaume de Koguryô que nous raconte ce livre très joliment illustré. Le royaume de Koguryô est un des royaume antique de la péninsule coréenne et Jumong est son fondateur.

Le dieux du soleil, Hoemosou, séduit par la beauté de la fille ainée du dieu de la rivière, s’unit avec elle. Mais il repart dans les cieux laissant Yuhwa derrière lui. Le père de Yuhwa la chasse. Celle-ci trouve refuge auprès du roi de Dong-Pouyeo. Un jour, un rayon de soleil illumine Yuhwa qui tombe enceinte. Neuf mois plus tard elle accouche d’un oeuf. Croyant à un mauvais augure le roi tente de se débarrasser de cet oeuf mais sans succès. Neuf mois plus tard un enfant sort de l’oeuf. C’est Jumong.

Très tôt l’enfant montre des prédisposition étonnantes pour le tire à l’arc. En grandissant, son talent rend jaloux les fils du rois qui influencent le rois pour que celui-ci se débarasse de lui. Le roi, ne pouvant le tuer sans raison l’envoi aux équries s’occuper des chevaux. Jumong insatisfait décide de partir. Grâce à un stratagème de Yuhwa, sa mère, le rois lui offre son meilleur cheval. Jumong décide alors de quitter le royaume de Dong-Pouye en compagnie de ces trois plus fidèles amis. Le rois envois à leur poursuite une armée. Malgré leur avance sur les soldat du rois, Jumong et ses amis se retrouvent bloqué par une rivière. Jumong invoque alors l’aide des dieux des rivières. Les poissons et tortues s’agglutinent les uns aux autres pour former un pont qui permet à Jumong et les sien de s’enfuir. Dès que les soldats tentent d’emprunter le pont, les poissons et tortues se dispersent envoyant par le fond une bonne partie des soldats.

De l’autre côté de la rivière, Jumong trouve une terre fertile ou il fonde son nouveau royaume : Koguryô. Un royaume qui fut prospère pendant plus de 600 ans.

Si le précèdent livre de Kim Hyang-keum que j’ai lu, Terre coréenne, ne m’avait pas vraiment plus, tout d’abord à cause de ses illustrations un peu simplette et puis aussi par son contenu d’avoisinant plus du cours de géographie que de l’album jeunesse. Ici nous somme dans tout autre chose ! J’ai été séduite par l’histoire relevant du conte épique et du mythe fondateur, ainsi que par les magnifiques illustration de Kim Dong-seong. Les illustrations à elles seules valent le détour et font de ce livre un très bel objet. Le récit épique est intéressant, cependant il est assez difficile. Le vocabulaire n’est pas toujours simple et les tournure de phrases sont complexes. Ce qui rend la lecture un peu ardue pour un très jeune enfant (et pour moi si je dois lire à haute voix). Néanmoins Mimiko a prix plaisir à écouter ce récit et suivre les aventures de Jumong.

Un beau livre que je conseille à tous ceux qui s’intéressent à la Corée (et pas seulement aux enfants)

logoalbums2014 5/20

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Printemps… du livre

Le 21 mars vous savez ce qui ce passe ?Le printemps ? oui aussi mais surtout ? Le Salon du livre de Paris !!

SALON-DU-LIVRE+axes

Alors si vous ne savez pas quoi faire pour le week-end, je vous propose de tenter de gagner une des cinq places mise en jeu ici.

Pour participer rien de plus simple : laissez un commentaire en précisant que vous souhaitez participer au tirage au sort et répondez aux trois questions suivantes :

1- quel est le dernier livre (toutes catégories confondues) que vous ayez lu ?

2- pourquoi aller au Salon du livre ?

3- y a-t-il un éditeur en particulier que vous aimeriez rencontrer ?

Ne vous inquiétez pas, il n’y a pas de mauvaise réponses 🙂 Je suis juste un peu trop curieuse.

Cinq participants seront tiré au sort (s’il y en a plus que cinq ^^’)

Je vous rappel que l’entrée au salon est gratuite pour les moins de 18 ans et les étudiants de moins de 26 ans. Alors si vous avez la chance d’être dans la fleur de l’âge, profitez !!

Il suffit de vous inscrire sur internet : link

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Le pays de cerisiers ~ Fumiyo Kouno

1955

Dix ans se sont écoulés depuis le jour où l’éclair incandescent a fendu le ciel. Dans la ville d’Hiroshima, l’espit d’une jeune femme est intensément bouleversé. Pour les plus faibles, qu’ont représenté la guerre et la bombe ?

L’oeuvre polémique d’un auteur engagé !

 

C’est ainsi que l’éditeur présente ce manga de Fumiyo Kouno qui revient sur l’impacte que la bombe à laissé sur la ville d’Hiroshima et ses habitants bien des années après que la guerre soit finie. A vrai dire je ne vois pas vraiment ce que cette oeuvre à de polémique, ni de vraiment engagé. Oui, on peut dire qu’il s’agit d’une oeuvre contre la bombe, on voit même à un moment donné des pancartes pour une collecte de fond d’une campagne anti bombe A et H (page 8), mais l’héroïne passe devant sans même y prêter attention. Les personnages de ce manga, tout comme le manga lui-même n’est pas particulièrement “engagé” c’est plutôt un constat, un prise de conscience de ce que la bombe à laissé derrière elle.

Contrairement à d’autres œuvres traitant du sujet, les récit de Fumiyo Kouno sont particulièrement tendres. Le récit commence 10 après explosion et si Minami, l’héroïne de la première histoire, se remémore les horreurs vues le jours de l’explosion, nous, lecteurs ne somme pas confronté aux atrocités que l’explosions à produite comme nous le somme dans le manga de Nakazawa Keiji : Gen d’Hiroshima ou encore dans le film de Shôhei Imamura Pluie noire, qui met également en scène une jeune femme en âge de se marier ayant survécu à l’explosion.

La ville du Yûnagi, premier récit de ce recueil, m’a beaucoup fait penser à Pluie noire. Dans les deux histoires, les jeunes femmes, à la fois traumatisées par ce qu’elle ont vu et effrayée par ce qui peut leur arriver, se refusent au bonheur et fuient l’amour. Pourtant, l’une comme l’autre trouveront un homme qui sait les écouter, qui n’est pas effrayé par la bombe et ce qu’elle a laissé derrière elle. Et toutes les deux n’auront pas le temps de goûter à ce bonheur enfin trouvé et accepté. Deux histoires terribles et extrêmement touchantes. Fumiyou Kouno sait trouver les mots pour nous toucher sans tomber dans le mélodramatique. La douceur de son dessin contraste avec le dureté de certains propos. Ce contraste rend le récit d’autant plus touchant car il met en évidence la normalité de cette jeune femme qui, malgré son vécu, aspire comme toute jeune femme au bonheur et à l’amour.

Par la voix de Minami, Fumiyo fait aussi parler les petites gens de Hiroshima, toutes ses habitants innocent qui ont perdu la vie dans une guerre qui les dépassé complètement.

Personne n’en parle. On ne sait toujours pas pourquoi c’est arrivé. Tout ce qu’on sait c’est que quelqu’un s’est dit que notre mort importait peu. Malgré cela , on a survécu.

Mais le plus effrayant, c’est que depuis, nous soyons devenu des êtres qui acceptent que d’autres aient pensé ainsi, et qui s’y résignent.

Les deux récit suivants : Le pays des cerisiers I et II sont moins directement lié à la bombe. On n’y fait pas vraiment allusion. Les récits se passent plus tard encore. Pourtant on sent planer les séquelles que la bombe à laissé derrière elle comme un ombre pesant sur la vies des héros. Le pays des cerisiers I met en scène une petite fille dont le petit frère est hospitalisé. On ne sait pas si son hospitalisation est ou non une conséquence directe de la bombe, mais le doute est là. En revanche, dans le pays des cerisiers II, où l’on retrouve la petite fille devenue une jeune femme active et son frère guéri, la bombe revient. Elle revient à travers les souvenir du père qui n’est autres que le jeune frère de Minami, l’héroïne du premier récit. Elle revient aussi, plus indirectement, par le refus des parents de Tôko, une amie d’enfance, qui ne souhaitent pas qu’elle fréquente Nagio, le jeune homme qui enfants était hospitalisé car ils redoutent que cette hospitalisation soit lié à la bombe. Si le sujet est abordé ici très discrètement, il met en évidence une difficulté supplémentaire à laquelle furent confronté les survivants de la bombe et leur famille, le rejet par le reste de la société. Nakazawa Keiji dans Gen d’Hiroshima en parle de façon beaucoup plus violente. Le sujet est également abordé dans le film que je citais plus haut : Pluie noire. Plus récemment, on en a reparlé lorsque les évacué de Fukushima se sont retrouvé dans une situation similaire, du moins à en croire les média.

J’ai beaucoup aimé ce manga, il aborde un sujet difficile avec beaucoup de douceur et de subtilité, par des récits très court qui disent beaucoup en peu de mots. Le dessins particulièrement doux de l’auteur rend ce manga d’autant plus touchant. J’ai aimé également le lien familiale qui uni les différents personnages d’un récit à l’autre. Chaque histoire peut être lue indépendamment l’une des autres, mais un fil rouge les relie les unes aux autres leur donnant plus de profondeur. Un très beau manga, à lire absolument.


Japan Expo Awards – Prix du Jury catégorie Moriawase (2007) Prix Culturel Osamu Tezuka – Prix de la nouveauté (2005)

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La mélodie de Jenny

Aujourd’hui nous parlerons encore de manga, un seinen pour changer. Mais pas n’importe lequel, un seinen de Hojo Tsukasa, le célèbre auteur de City Hunter. Si City Hunter est surtout connu pour sa version animé qui passa jadis à la télévision française (et italienne) sous le nom de NickyLarson, le manga est aussi connu des amateur et pour cause ! Il mérite le détour. Mais aujourd’hui c’est d’un tout autre manga de Hojo que je vais vous parler, un tout autre style. Nous allons nous intéresser à La mélodie de Jenny, one-shot proposé aux édition Ki-oon.

La mélodie de Jenny propose 3 histoires courtes ayant toutes comme point commun la deuxième guerre mondiale, ou plutôt comment cette guerre détruisit le destin de jeunes gens prix au piège de l’Histoire.

La première nouvelle met en scène un jeune homme qui rêvait de devenir pilote. Son rêve se réalisera et sa première mission sera une mission kamikaze.

La deuxième nouvelle, beaucoup plus « gaie », raconte la rencontre d’un groupe d’enfant qui fuit l’enfer de leur exil forcé pour retourner chez leur parents et d’une jeune américain qui veut retrouver sa femme japonaise avant qu’on ne le tue. Non, tout le monde ne meurt pas à la fin, mais presque.

La dernière histoire est un peu moins terrible que les autres, enfin… presque. Elle se passe aux USA avant que la guerre entre le Japon et les Etats-Unis n’éclate. On y suit un jeune joueur de baseball japonais en tournée aux Etats Unis et un recruteur qui veut le prendre dans son équipe.

Vous l’aurais compris, on est ici dans le drame. Le mélodrame même ! Hojo en fait des tonnes, ça suante le bon sentiment. Le message simpliste revient à chaque page comme une ritournelle : “la guerre c’est mal”. Non, sans déconner, j’y aurais pas pensé.

Oui c’est facile. Et ça déborde de drame, mais moi je n’ai pas pu empêcher mes larmes de couler. Bon ok, je suis bon public, des qu’on parle de guerre je pleure, c’est plus fort que moi. Même avec Nico le petit renne j’ai pleuré… Du coup ici, je vous dis pas ! Les chaudes larmes qui coulaient de sur mes joues, heureusement que le train était vide.

Si Hojo en fait un peu trop et que le message est simpliste, les histoires n’en sont pas moins touchantes et vraie. Puisque après tout c’est vrai : la guerre détruit les destins de ceux qui y sont prix au piège. C’est l’histoire du pilote qui devient un kamikase malgré lui qui m’a le plus touché. Car le jeune homme s’enrole dans l’aviation de guerre de son plein gré et c’est la patrie qu’il veut protéger qui le tue, pas l’ennemi. Une telle absurdité est pour moi incompréhensible.

Si certains seront dérangé par l’excès de manichéisme dont fait preuve Hojo, moi j’ai beaucoup aimé ce manga, qui, par ailleurs semble plutôt bien documenté.

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à lire aussi La mélodie de Jenny : un chef d’oeuvre de Tsukasa Hôjô sur Paoru.fr pour vous donner envie de lire le manga (ce que je n’aurais probablement pas réussi à faire).

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