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Y, Le dernier Homme

Yorick, un jeune homme assez quelconque, un peu loser et très amoureux se morfond dans son appartement en compagnie de son petit singe Esperluette tandis que sa belle découvre l’Australie. Rien ne laissait prévisager ce qui attend Yorick. Comment un garçon aussi ordinaire peut-il devenir le dernier homme sur terre ?

Couverture Y, Le Dernier Homme (Urban), tome 1

Sans crier gare, tous les hommes, mais aussi tous les mâles mammifères meurent en quelques minutes, partout dans le monde. Yorick et don petit singe semblent être les deux seuls mâles ayant survécu.

Se cachant derrière un masque à gaz, Yorick réussit à cacher sa masculinité et à rejoindre sa mère qui travaille à la maison blanche. La nouvelle présidente décide d’envoyer Yorick accompagné d’une agent secret, l’agent 355, rejoindre une scientifique réputée pour ses travaux sur le clonage. Mais une fois arrivés chez le Dr Mann, l’aventure ne fait que commencer. Le trio va traverser l’Amérique, puis le monde en quête de réponse. Pourquoi Yorick a-t-il survécu ? Pourquoi tous les mâles sont-ils morts ? Comment cloner Yorick pour repeupler la terre de mâles ? Faut-il réintroduire les mâles sur terre ? Toutes les femmes sont loin de le penser.

En traversant un monde plongé subitement dans le chaos et retrouvant peu à peu un équilibre, le trio va rencontrer de nombreux personnages riches en couleur, vivre de palpitantes aventures et frôler la mort plus souvent qu’il ne le faut.

Un comics qui m’a tenu en haleine ! J’ai tout aimé, le scénario et les questions qu’il soulève sont très intéressants, les petites piques et remarques dont il est parsemé font bien réfléchir sur notre société qui est encore très patriarcale. Mais il y a aussi de l’action, beaucoup d’action ! Des bagarres, des fuites, des groupes armés plus fous les uns que les autres. On va de rebondissement en rebondissement. On ne s’ennuie vraiment pas ! Et le dessin est très agréable.

Série complète en 5 tomes chez Urban Comics, avec au scénario Brian K. Vaughan et au dessin Pia Guerra et Jozé Marzán Jr.

Couverture Y, Le Dernier Homme (Urban), tome 2Couverture Y, Le Dernier Homme (Urban), tome 3Couverture Y, Le Dernier Homme (Urban), tome 4Couverture Y, Le Dernier Homme (Urban), tome 5

sur le site de Urban Comics

⇒ à lire aussi les avis de a-yin et sin city


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Nouveautés manga & bd #21 – Février 2018

Parmi les nouveaux manga prévus en février j’ai repéré les séries suivantes :

Le bonheur c’est simple comme un beto de Yuzu de Umettaro Aoi, chez Nobi Nobi !

résumé : Mugi est une petite ville verdoyante, calme et paisible, bordée par une mer tranquille. Dans cette petite ville, vit une petite fille, qui a ouvert un petit magasin de bento. Elle s’appelle Yuzu, elle a de l’énergie à revendre et surtout, elle sait toujours trouver comment remonter le moral de ses clients. Quelques ingrédients et beaucoup d’amour… c’est prêt ! Bon appétit ! (source : Manga News)

Pourquoi ? quelle question ! Parce que ça parle de bouffe pardi ! 😀 et puis j’aime bien les manga feel good, ça me détend.


Manga - Manhwa - Fruits Basket - Another Vol.1 Fruit Basket another de Natsuki Takaya, chez Delcourt Tonkam

résumé : Sawa Mitoma manque de confiance en elle. Alors qu’un professeur la réprime pour son retard, un charmant jeune homme vient à son secours. C’est Mutsuki Soma, le vice-président du conseil des élèves ! Il va immédiatement repérer la fragilité de Sawa et lui tendre un piège en la faisant entrer au conseil des élèves. Fini l’anonymat, le repli sur soi, elle est obligée de se révéler! (source : Manga News)

pourquoi ? A vrais dire le pitch ne m’attire pas du tout et le couverture pas vraiment non plus mais j’avais aimé Fruit Basket, du coup je suis curieuse. De là à acheter la série… je ne pense pas. Mais si l’occasion se présente j’aimerais bien le lire.


Éclats d’âme de Yhki Amatani, chez Akata.

résumé : Deux jours avant les vacances d’été, je crois que… je suis mort ». C’est ce qu’a pensé Tasuku le jour où un de ses camarades de classe lui a piqué son smartphone, alors qu’il était en train de regarder un vidéo porno gay dessus. La rumeur s’est répandue comme une trainée de poudre. Tasuku, pense alors à se suicider, ne pouvant supporter cette réalité dont il n’avait pas encore complètement conscience lui-même, mais aussi par peur du regard de la société. Pourtant, alors qu’il s’apprête à sauter dans le vide, il aperçoit, au loin, une mystérieuse silhouette de jeune femme qui le devance et… saute dans le vide ?! Intrigué, terrorisé, il s’élance vers l’endroit d’où elle a sauté. Il y découvre, stupéfait, que la jeune femme est encore en vie, et qu’elle est l’hôte d’une sorte de résidence associative, véritable safe space où se réunissent diverses personnes LGBT. De rencontre en rencontre, le jeune lycéen va apprendre à se connaître, à s’accepter, et trouver sa place dans le monde. (source : Manga News)

pourquoi ? J’aime bien cette couverture, et le titre m’intrigue. Et après avoir lu le pitch j’ai eu encore plus envie de savoir ! Le sujet de l’identité sexuelle m’intéresse toujours beaucoup.


Le Goût d’Emma de Kan Takahama, Emmanuelle Maisonneuve et Julia Pavlowitch, chez Les Arênes BD

résume : À 30 ans, sur une simple candidature spontanée, Emma réalise son rêve d’enfant en rejoignant l’équipe des inspecteurs du prestigieux et mystérieux guide Michelin. Ses tournées d’inspection vont la mener sur les routes de France pour découvrir non pas les grandes tables étoilées qui la faisaient rêver – privilège des inspecteurs les plus anciens – mais des hôtels et des restaurants qui ne paient pas de mine. (source : Manga News)

pourquoi ? No, sérieux, vous vous posez la question ? ;P j’avoue, dès que ça parle de bouffe ça m’intéresse, que voulez-vous j’aime les lectures qui donnent faim 🙂


Nos embellies de Marie Duvoisin et Gwénola Morizur, publié chez Bamboo.

résumé : Lily apprend qu’elle est enceinte, au moment où son compagnon lui annonce qu’il va partir en tournée avec son groupe et lui demande de s’occuper de Balthazar, son neveu, qui arrive du Canada. Lily tente d’apprivoiser ce gamin qu’elle n’a jamais vu et qui traîne avec lui la tristesse de la séparation de ses parents. Sur un coup de tête, elle quitte Paris avec Balthazar. Sur la route, ils rencontrent Jimmy, un jeune homme en marge. Leur périple les mène jusqu’à Pierrot, un berger qui élève seul ses brebis avec son chien. Ensemble, ces âmes déboussolées vont retrouver un souffle de vie. (source : BD Sanctuary)

pourquoi ? J’ai été attirée par la neige et le pitch m plait bien.


La Valise de Morgane Schmitt Giordano, Gabril Amalric et Diane Ranville, sorti chez Akileos.

résumé :  Les frontières de la Cité sont fermées. Les Ombres au service du Dux écrasent à loisir ceux qui s’opposent au régime, et les habitants doivent plier ou mourir.
Cléophée, passeuse et sorcière, profite de la situation et utilise sa Valise extraordinaire pour aider ceux qui le souhaitent à quitter la ville… contre rétribution. Pour chaque âme passant le Mur, Cléophée prélèvera sept années de vie. Dans son manoir surplombant la vallée, Cléophée joue double-jeu auprès du régime du dictateur tout en nourrissant sa magie de la vie prélevée aux fugitifs. Mais un soir, un membre de la résistance vient à sa rencontre avec une requête inusuelle : les aider à franchir la frontière dans l’autre sens, pour pénétrer dans la Cité. (source BD Sanctuary)

pourquoi ? la couverture est magnifique et le pitch prometteur. Et ça fait un moment que je n’ai pas lu de BD fantastique.


Renato Jones UN% de Kaare Andrews, sorti chez Akileos.

résumé : Les Un % possèdent plus de la moitié de la richesse mondiale. Ils ont écrasé les économies, ont acheté des gouvernements et ont accumulé plus de pouvoir que tout autre groupe de l’histoire. Et ils n’en ont toujours pas assez. Avec ce genre de pouvoir, comment peut-on imaginer les faire payer ? Et QUI les fera payer ? Permettez-nous de vous présenter Renato Jones, un mystérieux justicier venu remettre les compteurs à zéro. Et avec son entrée en jeu, LES SUPER RICHES L’ONT SUPER DANS LE C*L. (source : Comics Sanctuary)

pourquoi ? l’idée me fait vraiment marrer, mais je sais pas du tout si je vais aimer

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They’re not like us – tome 1

C’est avec un peu de retard que je vous parle enfin du premier tome du comics They’re not Like us d’Eric Stephenson et Simon Gane paru en janvier 2017 chez Jungle éditions.

J’ai remporté cet album lors de la dernière masse critique de Babelio dédié à la BD. Comme à chaque fois lors des masses critiques, j’ai choisi au feeling, me laissant porter par la première impression laissé par la couverture et le titre sans trop prêter attention au résumé. Ce qui fait que quand je reçois le livre, je suis vierge de tout à priori. Je ne connaissais pas les auteurs, ni même la maison d’éditions. J’avais complètement oublié le sujet quand j’ai enfin ouvert ce comics de luxe (j’entends par là gros volume à la couverture cartonnée).

Une jeune femme, en haut d’un immeuble, est sur le point de se suicider. La scène, pathétique, n’est pas très engageante. Mais voici qu’un homme arrive pour la secourir… en la poussant ? Hospitalisée, après avoir survécu à sa chute, l’homme vient à nouveau à son secours pour l’aider à s’échapper. A moins qu’il ne soit en train de l’enlever? Confuse, elle le suit et atterrit dans la maison des monstres. Monstrueux ne sont pas tellement leur pouvoirs surhumains, mais leur mode de vie plain de haine et de rancœur. Ils n’hésitent pas à attaquer violemment les « normaux », qu’ils méprisent plus que tout, pour obtenir ce qu’il désirent. « Parce que nous le pouvons » est leur justification.

Ici, la jeune femme découvre qu’elle est télépathe et non folle comme on lui fait croire depuis des années. Grâce au pouvoir de l’homme qui se fait appeler la Voix, elle découvre enfin la paix d’esprit, son pouvoir étant mis en dormance. Mais c’est une paix de bien courte durée puisque le mode de vie du groupe la dérange profondément. Elle a beau avoir souffert de la non compréhension de son pouvoir par son entourage, elle ne partage pas la soif de vengeance de ses compagnons.

On est assez vite intrigué par les histoires du groupe. Bien que leur violence soit écœurante, et leur mépris des « normaux » puérile, on veut découvrir comment ils ont atterri ici. Tous ont connu l’exclusion, le rejet et parfois même la maltraitance. Mais cette injustice subie suffit-elle à justifier leur mode de vie ? On est à la fois touché par leur fragilité et repoussé par leur égocentrisme. En somme, ils sont très humains. Bien qu’ils soient tous adultes, ils se comportent comme une bande d’ado en pleine rébellion, une rébellion particulièrement violente. Ne serait-il pas tant de grandir ? La venue de Syd sera-t-elle l’étincelle qui engendrera un profond changement ? Suite au prochain épisode 😉

Un bon premier tome qui prends le temps de poser le décor et présenter les personnages avant de nous offrir un cliffhanger sur les dernières pages. De quoi donner envie de découvrir la suite.


Pour aller plus loin :

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FIBD 2017 – les expos

 

Je n’ai pas eu le temps de toutes les faire, mais j’ai ramené d’Angoulême quelques photos et quelques impressions. Les voici dans le désordre

la french touch de Marvel

L’affiche de cette expo est magnifique. Comment ne pas avoir envie de la voir. Surtout qu’elle se tenait au Théâtre et que j’y ai toujours vu de très belle expos. Je l’avais donc précieusement mise de côté pour y aller le dimanche Avec Yomu-chan.

J’avoue avoir été très déçue. Les illustrations étaient très belle, les styles très varié, j’y ai découvert des auteurs et des version des super-héros de Marvel que je ne connaissais pas mais il n’y avais que des affiches. J’espérait y voir des originaux ! Là ça faisait catalogue d’autant plus qu’il y avait très peu d’explications.

Décevant donc mais plaisant à voir.

Kazuo Kamimura : l’estampiste du manga

Une très belle exposition riche en planches originales, avec ce qu’il faut d’explications. Une expo qui mériterait d’avoir un catalogue imprimé à feuilleter à loisir. L’influence de l’estampe est palpable. Le trait délicat et élégant, les femmes belles et troublantes, les cadrages toujours intéressant mais parfois un quelques chose qui lui échappe et un visage qui se retrouve défiguré par un manque de volume. Outre ses quelques planches imparfaite, je reprocherais à Kamimura sa trop grande constance. Tout se ressemble. Il n’y a pas vraiment de différences entre les planches d’un manga où un autre. Cela reste quand même très beau.

 01

Hermann : le Naturaliste de la bande dessinée

Une jolie expo, intéressant. Il n’est reste pas moins que le travail d’Herman n’est pas ma tasse de thé. Je n’en ai jamais lu, je crois, et cette expo ne m’a pas donné envie de m’y mettre.

Loo Hui Phang synoptique

J’ai découvert cette scénariste avec l’expo. Des albums présentés je n’en connaissais aucun. Certain m’ont inspiré plus que d’autre. Une chose est sûre, cette expo ne m’a pas laissé indifférente. Certaines planches étaient particulièrement troublantes. Il ne me reste plus qu’à découvrir ses albums pour me faire une meilleure idée.

J’ai quand même un gros reproche à faire à cette expo : le mange d’explications. Et les planches des divers bd étaient toutes mélangées, pour quelqu’un qui connait pas, c’est un peu le bazar.

 

Will Eisner, génie de la bande dessinée américaine

C’est la toute première des expo que j’ai visité. Le soir même de mon arrivée. Je l’ai beaucoup aimé. Elle était très bien mise en scène et, comme je ne connaissez pas du tout, j’ai trouvé ça très intéressant. Je ne me suis rendue compte qu’en rentrant chez moi que je n’avais pris pratiquement aucune photo. Dommage.

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Château l’Attente

On (re)plonge dans l’univers des contes de fée avec cette BD venue d’Amérique. Tout commence avec La malédiction de la murailles d’épines, soit la belle au bois dormant revue par Linda Medley. Loin des versions édulcorée à la Walt Disney, l’auteur nous propose une version assez crue, avec des personnages savoureux. Mais ceci n’est que l’introduction. L’histoire commence vraiment quand la belle, réveillée par le prince charmant, se casse en plantant là, au milieu des ruines et des ronces, tous les châtelains endormis avec elle pour une longue nuit de 100 ans. D’abord déboussolés, les habitants du château en feront un refuge où toutes les âmes perdues pourront venir y trouver la paix : c’est le château l’Attente. On suit d’abord Jaine qui traverse de nombreuses contrée pour s’y rendre. Puis on passe avec elle du bon temps au château, on rencontre ses différents habitants, surtout sœur Paix qui va nous conter sa jeunesse.

Si la première partie reste très proche du conte traditionnel, le récit se détache peu à peu des contes pour en garder l’ambiance et l’inspiration mais nous raconter tout à fait autre chose. Dans une ambiance médiévale, remplie de châteaux et de personnages sorti de contes de fée, on passe un joyeux moment avec une bande très originale ! Femmes à barbe, homme-cheval, cigognes, bébé-monstres, diablotins, esprit des rivières… tout y est jeté pelle mêle et on se régale.

La taille du livre imposante (avec jolie couverture cartonnée et ruban rouge pour marquer les pages) me faisait un peu redouter une longue lecture. Finalement, si j’ai prix mon temps, j’ai savouré chaque page avec plaisir. Il y a beaucoup d’humour et le dessin, en noir et blanc est très agréable, empruntant à la fois au livres d’images et à la caricature. Je découvre la patte de Linda Medley et pourtant son univers m’est, étrangement, très familier.

Une bonne lecture que je dois aux bons conseils de l’équipe k.bd. Je savais bien que grâce à eux je découvrirais des trésors là où j’irais jamais chercher. Et moi qui me suis présenté en disant « attention j’aime pas le comics » et j’ose me moquer de ceux qui disent ne pas aimer le manga. tss tss tss !

à lire aussi les avis de Lunch et Badelel, Mo’ et Yvan

Roaarrr challenge – Will Eisner Award – Meilleure nouvelle série 1998
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