Archives du mot-clé manhua

Kushi, une aventure dans la steppe mongole

Kushi, est la petite dernière du catalogue bd des éditions Fei. Dans le même petit format que La balade de Yaya (13x18cm) et avec toujours Golo Zhao au dessin Kushi nous amène aussi en Chine mais cette fois dans les steppe mongole des années 80. Au scénario Patrick Marty.

Kushi est une petite mongole qui vit avec la vieille chamane du village. Elle  est brillante mais très indépendante et s’attire les foudres d’un homme d’affaire véreux qui la voit comme une menasse. En effet Kushi est toujours là pour défendre la steppe et sa nature quand le bandit tente de piller ses ressources. Malgré son attachement à la steppe et le bien fondé de ses mots, Kushi n’est pas soutenue par les villageois qui voit en elle une petite sauvageonne. Ils préfèrent écouter le chef qui pourtant magouille lui aussi avec le bandit. Heureusement Kushi peut compter sur quelques alliés.

Dans ce premier tome on fait connaissance avec la jeune fille et son entourage avant de la voir partir à l’aventure. Le tome se termine par le début d’une grande aventure qui mènera Kushi à traverser la steppe fleurie en compagnie de sa chienne fidèle.

Une jolie bd qui nous parle de l’importance de sauvegarder les traditions et l’environnement, un combat qui se heurte à des gens sans scrupules qui ne cherchent que le profit et qui au nom du progrès nuisent à leur propre environnement.

Mais c’est aussi un conte d’aventure qui fera rêver le petit lecteur lui fessant découvrir les paysages somptueux de la steppe mongole.

Niveau dessin on retrouve la rondeur et la douceur de Golo Zhao mais je le trouve un peu trop lisse, trop propre. Je préféré l’aspect un peu brouillon de Yaya. J’aime bien son petit format à l’italienne (où plutôt à la chinoise)

le petit mot de Mimiko : J’ai aimé la fille et sa chienne. Et j’ai aimé l’histoire. J’ai envie de lire la suite. Moi je préfère le dessin de Kushi à celui de Yaya.

BD jeunesse pour les 9-12 ans (et plus si affinité)

sur le site de l’éditeur

à lire aussi les avis de Mo et Johanne

Merci aux éditions Fei pour cette lecture.


avec devine qui vient bloguer
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Red Angels

Je dois cette lecture à la masse critique de Babelio et je suis ravie d’avoir remporté ce titre parce que je vraiment pris une claque. Au bon sens du terme.

Je suis ravie d’avoir découvert Seven avec ce titre, je ne connais vraiment pas grand chose au manhua et cet auteur m’était totalement inconnu. J’ai vraiment beaucoup aimé son style graphique mais aussi la façon dont il met en scène ses planches.

Red Angels raconte la vie de quelques prostituées dans un quartier malfamée des année 1990 gravitant autour du propriétaire de l’immeuble qui ne se pose pas en véritable personnage mais plutôt comme témoins de ces existences chaotiques qui remplissent son immeuble. Il se lie d’amitié avec ses locataires et nous raconte leurs histoires telle qu’il les a perçues. C’est un livre très sombre et qui véhicule peu d’espoir. Les auteurs n’offrent aucune échappatoire à leurs héroïnes.  Je dis bien les auteurs car si c’est Seven qui est au dessin et au scénario, ce titre est une adaptation du roman documentaire de Li Yaosha.

On suit en parallèle l’histoire de plusieurs locataires. Pris à parti par le propriétaire de l’immeuble nous devenons à notre tour témoin de leur malheur, de leurs espoirs, de leur naïveté et de leur stupidité aussi. Le manque d’instruction de ces filles est souvent mis en avant pour expliquer leur situation et leur déchéance. Comment elles sont manipulé, ou comment elle acceptent l’inacceptable parce qu’elle pensent que c’est ainsi que ça doit être, comme cette femme un peu simplette qui vient des montagnes et qui subit en permanence la violence de son mari sans jamais se rebeller.

Je n’avais jamais vu un homme aussi irascible.

Je n’ai su qu’après qu’ils venaient tous deux des mont Daliang, dans le Sichuan. Ils n’avaient pas fait d’études et avaient appris la vie sur le tas, à l’ancienne. Il trouvait donc normal de frapper sa femme, qui n’osait pas protester.

[…]

Très souvent, quand je la voyais chanter devant ses programmes favoris, j’avais le sentiment… qu’A Ping n’était qu’une enfant

C’est très sombre, mais il y a une certaine tendresse à l’égard de ces femmes perdues. Tendresse renforcée par le dessin : les visages des femme laissent toujours paraître une certaine innocence malgré le métier qu’elle exercent. Le proprio est touchant parce qu’il est touché par le destin de ces femme. Mais au même temps il met un peu mal à l’aise car il se contente d’observer sans vraiment remettre en cause cette situation, cette réalité sociale. ça le dérange mais il ne fait rien pour changer les choses.

Une lecture très intéressant autant par propos que par son esthétique. A lire.

Paru aux édition Urban China

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Le sixième dalaï-lama – tome 1

Après la Soupe aux cailloux c’est à une autre nouveauté des éditions Fei de faire la une : Le sixième dalaï-lama de Guo Qiang (scénario) et Zhao Ze (illustrations).

La couverture est magnifique. Le trait de Zhao Ze tendre et délicat donne envie de découvrir cette histoire, surtout qu’il s’agit de la vie du sixième dalaï-lama, Tsangyang Gyatso, ayant réellement existé à la fin du XVII.

L’histoire commence en 1694 à Tawang, au sud du Tibet de l’époque. Lobsang Rinchen vit avec ses parents, paysans-esclaves. Il y mène une vie paisible. Il fait la connaissance de la fille du chef du village, Makye Ame, et de sa servante. Les trois jeunes gens se lient d’amitié et peu à peu les sentiments de Lobsang et Makye évoluent. Pendant ce temps, l’empire de Chine, qui tient le Tibet sous sa coupe, découvre la mort du 5ème Dalaï-lama, celui-ci doit être au plus vite remplacé par sa réincarnation sous peine de voir un conflit armé éclater. C’est ainsi que Depa Sangyé Gyatso, régent du Tibet ayant assuré le pouvoir depuis la mort du dalaï-lama survenue il y a déjà 15 ans, part à sa recherche vers le sud. Il tombe sur Lobsang qu’il identifie comme étant la réincarnation du précédent dalaï-lama. La vie des trois jeunes gens va s’en trouver bouleversée. Mais l’aventure ne fait que commencer, Lobsang ne sait encore rien des épreuves qu’il aura a affronter.

Ce premier tome prends le temps de planter le décor, on voit l’amitié liant Lobsang et Makye naître et évoluer tandis que loin de leur village l’équilibre politique du Tibet s’ébranle. On comprend à travers les différentes planches le système complexe où le pouvoir spirituel et administratif de Lhassa doit composer avec le pouvoir militaire du Khan, roi du Tibet mongol,  et l’influence de l’empire de Chine (pour mieux se repérer une carte est proposé).

C’est un très bon premier tome qui nous permet de découvrir la société de l’époque et de s’attacher aux personnages. C’est une mise en bouche magnifiquement illustrée qui donne envie de connaitre la suite. Alors que l’album se termine avec le départ de Lobsang, on se demande ce qui l’attend a Lhassa. Comment réagira le khan ? Et l’empereur de Chine ?

J’aime les lectures qui joignent l’agréable à l’utile. Avec cette bande dessinée on prend du plaisir, c’est beau et léger. L’histoire de ce premier tome n’est en soi pas particulièrement palpitante mais tout ce qu’elle nous apprend sur le Tibet du XVII siècle est intéressant. Une lecture qui plaira aux jeunes (une histoire d’amour contrarié et des menaces qui pèsent sur le jeune héro) mais aussi aux plus vieux qui pourront en apprendre plus sur la structure politique de l’époque tout en profitant des illustrations de Zhao Ze qui propose de très belle planche et une superbe coloration. De quoi bien commencer votre rentrée 2016 😉

Un mot sur le format : couverture cartonnée, 19 x 27 cm, nous sommes dans un format BD et non manga, ce qui permet de bien profiter des couleurs. J’aime particulièrement les paysages.


Un grand merci aux éditions Fei qui nous ont permis de découvrir ce beau manhua qui a ravis toute la famille. Je le conseille au jeunes et moins jeunes lecteurs intéressés par l’extrême-orient, les aventures épiques et les beau paysages. Je le conseille également aux bibliothèques et CDI pour son caractère instructif.

⇒ sur le site de l’éditeur vous pouvez lire un extrait

Et si vous en avez l’occasion, faites un tour à l’exposition Le sixième Dalaï-lama de Zhao Ze qui se tiendra à la librairie-galerie Fei du 3 novembre au 6 décembre 2016 (1, rue Frédéric Sauton, 75005 Paris). Vernissage en présence de l’auteur le 3 novembre.


lecture 2 sur 6

Le coin des curieux :

Tsangyang Gyatso

Si ce premier tome est très agréable à lire il m’apparaissait évident que Guo Qiang livre une version très romancée de la  vie du 6ème Dalaï-lama. J’ai eu envie d’en savoir plus sur ce personnage historique et je suis allée chercher un livre très intéressant : Histoire des Dalaï-lama Quatorze reflets sur le Lac des Visions de Roland Barraux pour y lire la vraie histoire de Rigdzin Tsangyang Gyatso (1683-1706).

[ne pas lire la suite si vous voulez garder tout le suspens de la série

risque de spoiler]

Sangyé Gyatso est nommé régent du Tibet par le 5ème Dalaï-lama en 1679. A la mort de ce dernier Sangyé Gyatso envoie plusieurs troupes rechercher l’incarnation du dalaï-lama mais garde la mort de ce dernier secrète.

C’est en 1685 que l’un de ces groupes rapporte la naissance surnaturelle d’un enfant dans une famille influente du sud du Tibet, dans le pays de Moeun (actuellement en Inde). L’enfant est alors âgé de 3 ans et après avoir passé avec succès les épreuves d’identification est envoyé avec sa mère dans le plus grand secret dans le monastère de Tsöna où il reste 12 ans. L’éducation religieuse qu’il y reçoit est assez médiocre notamment à cause du grand secret dans laquelle elle doit se faire.

C’est en 1697, alors que le jeune dalaï-lama a 15 ans, que son existence est officiellement révélée et qu’il prononce ses vœux de premier degré (getsul). Il reçoit le nom religieux de Lobsang Rigdzin Tsangyang Gyatso.

Dès son intronisation en tant que 6ème dalaï-lama le jeune Lobsang se désintéresse des enseignements religieux et du pouvoir temporel, leur préférant la poésie et la musique. Ses poèmes sont les plus populaires de l’anthologie tibétaine et il est le premier auteur de poésies amoureuses.

La pluie délave
Les chants d’amour
Ecrit à l’encre noire ;
Mais l’amour dans le cœur
Sans nulle trace d’écriture
Reste à jamais gravé

Plusieurs de ses chants font allusion à une jeune fille de son pays natal, c’est sans doute dans ces chants que Guo Qiang puise l’inspiration pour créer le personnage de Makye Ame.

S’éloignant de plus en plus des enseignements religieux, Lobsang s’adonne à la débauche dans les tavernes de Lhassa où il boit en compagnie de ses amis et rencontre de nombreuses maîtresses

Si la servante vit à jamais
Le flot de vin ne s’épuisera.
La taverne est mon refuge,
Avec du vin je suis content.

Le régent fait pression sur Lobsang pour qu’il  prononce ses vœux définitifs (gelong) mais celui-ci refuse et revient même sur ses premiers vœux, redevenant ainsi un laïc. Malgré la renonciation aux vœux monastiques, Lobsang n’en reste pas moins la réincarnation du dalaï-lama. Il continue de vivre au Potala.

palais du Potala

Le 6ème dalaï-lama se désintéressant du pouvoir politique, c’est toujours Sangyé Gyatso qui dirige le Tibet. Ses manœuvres politiques déplaisent à Lhabsang Khan qui le fait prisonnier puis le fait décapiter en 1706. Après s’être débarrassé du régent le khan cherche à évincer le dalaï-lama. Il tente de le destituer mais sa première tentative échoue. Il réussi à le faire prisonnier pour le conduire en Chine sous ordre de l’empereur de Chine, mais alors qu’il quitte Lhassa escorté par les soldats mongoles, les moines et les laïques qui l’escortent se révoltent et s’enferment dans le monastère. Le monastère est assiégé et Lobsang conscient de l’inégalité du combat décide de se rendre. Cette fois il part vers la Chine sans opposer de résistance et disparaît au bord du lac Gunganor, au sud du Kokonor. Si on ne retrouve plus de traces écrites de lui après le 14 novembre 1706, les légendes prennent le relais. Certains prétendent qu’il aurait succombé à la maladie, d’autres qu’il aurait été assassiné. Enfin d’autres espèrent que sa vie aurait longtemps continuée, qu’après une vie de débauche à Lhassa il se soit racheté en amenant la bonne parole bouddhique en Inde et au Népal et qu’il ne soit mort qu’en 1746.

Lobsang fut le seul dalaï-lama a avoir renoncé aux vœux monastiques et à ne pas recevoir de sépulture. Il a laissé son emprunte dans le cœur des tibétains notamment grâce à sa poésie qui est toujours chanté de nos jours.

Barraux conclue son chapitre sur  Rigdzin Tsangyang Gyatso en rapportant une légende qui dit qu’en quittant sa région natale Lobsang aurait planté 3 santals en disant que le jour où les 3 arbres auraient la même taille il reviendrait dans son pays. En 1959 les habitants de la régions remarquèrent que les 3 arbres avaient la même taille et une forme identique. Les trois arbres prirent feu et peu après les habitants apprirent les troubles qui agitaient le Tibet. Le dalaï-lama revint dans la région en la personne de Tenzin Gyatso, quatorzième dalaï-lama en route pour son exil en Inde.

Bien que la version de Guo Qiang soit beaucoup plus romantique que ce que j’ai pu lire dans Histoire des Dalaï-lama, je suis curieuse de savoir comment l’auteur va mettre en scène la suite de la vie de ce personnage à la fois historique et mythique. Et j’ai hâte de retrouver les somptueux paysages de Zhao Ze.

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FIBD 2016 – Li Chi Tak, un sorcier à Hong Kong

Cet année l’espace Little Asia se parait de deux expo. L’une de celle-ci était entièrement dédié à Li Chi Tak, un auteur de Hong kong que je ne connaissez pas encore.

Des planches originales permettaient de retracer les 30 ans de carrière de l’auteur. Son coup de crayons est remarquable et j’ai été impressionné par la beauté de nombreuses planches et par la variété des styles abordé. Une très belle exposition qui permettait de (re)découvrir cet auteur dont le titre The Beast (scénario de Jean Dufaux) vient de sortir chez Kana.

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20160128_114629 20160128_114646 (1) 20160128_114716 It will end - east touch magazine (1997)

Alors que j’étais contraire de faire une halte pour recharger mon portable, je m’installe tranquillement derrière une plante et qui vient se mettre à côté pour une conférence de presse ? Li Chi Tak et Jean Dufaux ! Je suis restée les écouter avec intérêt. Ils ont présenté leur titre commun : The Beast, une collaboration qui aura duré 10 ans avant de voir le titre paraître enfin. Le travail ayant été rendu plus difficile par la distance et par la double traduction (du français à l’anglais puis de l’anglais au chinois). Cette conférence m’a donné envie de lire cet album, mais il a fallu faire des choix déchirants et je ne l’ai donc pas acheté. Je vous parlerais donc plus tard de cette rencontre. Quand j’aurai lu The Beast.

j'étais bien derrière la plante verte :)
j’étais bien derrière la plante verte 🙂
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L’ombre de Shanghai a besoin de vous !

J’aurais voulu vous en parler plus tôt mais ces derniers temps je ne suis presque jamais sur mon ordi et s’occuper d’un blog sur tablette… c’est pas vraiment ça ! Bref, comme on dit, mieux vaut tard que jamais ! Je viens relayer ici l’appel à contribution des éditions Fei sur ulule.

Envie de devenir mécène ? C’est l’occasion de participer à la publication de la suite et fin du « global manhua » franco-chinois L’ombre de Shanghai et soutenir une maison d’édition indépendante (même si vous avez un tout petit budget ! on peut investir à partir de 5€)

Le petit mot de l’éditrice :

Une petite maison d’édition indépendante comme les éditions Fei n’a pas toujours les moyens de porter les projets et de leur donner la visibilité qu’ils méritent.

Reste pour cette série un peu hors norme de trouver sa place en librairie ! ULULE est pour nous le moyen idéal de parvenir à cela en convoquant nos lecteurs, les fans qui suivent les éditions Fei depuis sa création, et les nouveaux venus, les curieux, les découvreurs, en leur donnant la possibilité de nous accompagner dans cette aventure éditoriale commencée il y a plus de cinq ans… déjà !

La série :

Shanghai des années 30. Une jeune chinoise ayant grandi dans une riche famille bourgeoise de colon, éprise de leur fils, doit faire face à la discrimination et à un étrange pouvoir qui s’empare d’elle.

Mon avis :

Vous pouvez le lire en détail dans mon article L’ombre de Shanghai. En quelques mots : une jolie bd jeunesse avec un beau dessin, de l’action et des sentiments et surtout le Shanghai des années 30 !

La maison d’édition :

Créées en 2009 par XU Ge Fei, une jeune Chinoise passionnée par la culture de son pays d’origine et celle de la France, les Éditions Fei ont pour but de faire découvrir aux lecteurs occidentaux les créateurs de bandes dessinées chinoises trop longtemps méconnus par le public.

Conscientes que la principale gageure du passage d’une culture à l’autre réside dans la qualité de la traduction et de l’adaptation, les Éditions Fei privilégient une étroite collaboration entre scénaristes et graphistes chinois et occidentaux en amont de la création.

Les Éditions Fei proposent des œuvres originales et inédites dans le respect et le soutien aux artistes chinois qui peuvent exprimer leur talent, tout en franchissant plus aisément la barrière culturelle. Juge Bao est la première série publiée par les Éditions Fei.

(source : Editions Fei)

Envie de participer ?

C’est très simple : rendez-vous sur ulule et choisissez la contribution qui correspond à vos envies (des petites contributions sont prévue à hauteur du don) et voilà !

Il ne reste plus que 16 jours !!

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L’ombre de Shanghai

  

Shanghai, années 30. La ville prospère et les concessions étrangères y sont nombreuses. Lila, une petite chinoise élevée par Feng, vit dans le quartier français chez les Cartier, une famille de commerçant qui a recueilli Feng et sa fille quand celle-ci n’était encore qu’un bébé. Les Cartier ont un fils, Gaspard, du même âge que Lila. Ils ont grandi ensemble mais Gaspard, en raison d’une maladie, a du regagner la France où il a passé plusieurs années. Il a 16 ans quand, enfin guéri, ses parents le font revenir à Shanghai. Gaspard n’est que rancune et haine pour Lila qui a grandi auprès de ses parents comme une fille alors que lui, leur véritable fils, était au loin. Égoïste, capricieux, Gaspard manque vraiment de maturité et de discernement. Des les premiers échanges sur le quai du port il succombe au charme de la malicieuse Clara et n’a pas un regard pour le petite Lila qui depuis tout ce temps attendait son retour. Alors que Mme Cartier fait pression pour que Lila soit admise dans le lycée français, Gaspard n’est que mépris, le lycée français ce n’est pas une place pour une chinoise ! Ce mépris n’empêche pas Lila d’aimer Garspard et de pleurer. Parce que Lila pleure beaucoup. Jeune fille très intelligente (enfin c’est ce que disent ses professeurs) elle est frêle et fragile, toujours soumise. Enfin, ce n’est qu’une facette de ce qu’elle est ! Car en réalité une autre facette se cache dans cette jeune fille extraordinaire. Une facette que nous ne découvrirons que dans le tome deux et qui donne son nom à la série.

L’ambiance :

L’histoire se déroule dans le Shanghai des années 30. Un ville cosmopolite et pleine de vie. Comptoirs de commerce étrangers, triades obscures, vie culturelle fleurissante… Une ville riche et intéressante a été prise pour décor dans cette histoire.

Chaque tome commence par une petite introduction écrite qui plante un peu mieux le décors, nous explique ce qu’était la ville à l’époque. Si c’est introductions sont très intéressantes et permettent de mieux replacer le récit dans un contexte historique précis, on peut regretter qu’on nous dise plus qu’on ne nous montre. Les divers tomes, assez court et rapides, ne montrent pas beaucoup la vie dans le Shanghai des années 30 et se concentre presque exclusivement sur le personnages principaux.

Les personnages

L’histoire s’axe sur Lila, jeune chinoise recueillie par Feng puis par les Cartier. Elle est plutôt réservée et discrète, très bonne élève et fille sage. Elle est en admiration pour Gaspard qui, si dans leur enfance était comme un frère pour la petite Lila, est devenu, depuis son retour a Shanghai, un garçon méprisant et hautain. Très effacé et soumise dans le premier tome, Lila cache une facette dangereuse : l’ombre de Shanghai. Une étrange force prends possession d’elle quand la colère et la frustration lui monte à la tête. Elle n’est plus capable de rester la gentille fille soumise qu’on attends qu’elle soit et devient une créature inquiétante. Encore incapable de maîtriser cette force Lila n’est reste pas moins bonne et juste. Elle vient au secours de « son » Gaspard qui, soyons franc, ne le mérite pas.

Gaspard est le deuxième personnage le plus important de l’histoire. Franchement antipathique dans le premier tome, on comprends bien vite que tout cela n’est qu’une façade. Il en veut à ses parents de s’être séparé de lui (malgré leur très bonne raison), il en veut à Lila d’avoir pu profiter de l’affection de ses parents à lui et tente de se faire accepter par ses nouveaux camarades de classe, notamment de la belle Clara, quitte à se montrer méprisant avec son amie d’enfance. En somme Gaspard est un adolescent on ne peut plus banal, égocentrique et imbu de sa personne, qui en veut à la terre entière. Mais au fond est-il si méchant ? Au troisième tome, Gaspard prends seul contre tous le parti de l’ombre de Shanghai, cette étrange créature qui lui a sauvé la vie. Mais là encore le personnage manque de maturité et de profondeur.

Clara, camarade de classe de Lila et Gaspard est l’inévitable pétasse peste. Il y a toujours une jeune fille plus belle que les autres, méchante et méprisante envers l’héroïne moins sexy, autours de laquelle tous les garçons rodent et qui tente de chiper le copain de l’héroïne. ben voilà Clara est là. Personnage typique, antipathique et pas très intéressant servant de déclencheur pour la transformation de la gentille Lila. Jeune fille riche et gâté, elle n’a pas grand chose pour elle si ce n’est sa beauté. Le fait que Gaspard en pince pour elle ne fait qu’accroître le côté immature du jeune homme.

Dino, pendant masculin de Clara. S’il faut une peste il faut aussi l’amoureux transit de la peste près à toutes les bassesses pour écarter ses rivaux et s’en prendre au héros. Tout comme Clara ce personnage est très stéréotypé et ne présente pas grand intérêt.

Les Cartier sont eux plus charmant. Très progressistes, ils semblent en avance sur leur temps et tentes d’inculquer autour d’eux des valeur nobles comme l’égalité et les respect entre les différentes cultures. La mère est un personnage intéressant. Du moins le soupçonnons-nous.

Il nous reste Jim, le journaliste alcoolique qui est sensé apporter une touche d’humour. Un personnage sympa mais finalement pas très drôle, Feng le mercenaire repenti, tuteur de Lila et employé fidèle des Cartier et Monsieur Li, homme influent et dangereux.

L’histoire et le rythme

Pris séparément les divers éléments de cette série m’ont paru assez peu convaincants. Les personnages sont trop stéréotypé et l’intrigue reste trop superficielle, l’abiantation trop rapide. Pourtant dans son ensemble L’ombre de Shanghai s’est révélée être une lecture assez plaisante. Les pages s’enchaînes , capté par un rythme assez rapide, on fini un tome avant même d’y avoir pensé et en enchaîne assez directement avec la suite mu par un je sais quoi qui donne envie de connaitre la suite. Moi j’ai passé un bon moment.

J’ai aimé le cadre pris pour l’histoire : le Shanghai des années 30 qui est à la fois exotique et familier par la forte présence d’étrangers d’origine européenne. Le brassage de diverses cultures en font un bon cadre pour une histoire d’aventure et les petites infos distillées en introduction enrichissent les connaissances du jeune lecteur.

Les trois premiers tomes lu d’affilé forment un ensemble plaisant. Les personnages assez antipathiques dans le premier volumes acquièrent un peu plus de complexité au fil des tomes et l’intrigue prends forme, le mystère s’installe. Cependant cela reste assez superficiel et simple. Le rythme de lecture et le graphisme étant agréable je conseillerais cette lecture surtout à des jeunes lecteurs qui sans trop entrer dans des détails qui pourrait les ennuyer auront ainsi un joli aperçu de la Chine des années 30 tout en ayant une histoire d’action et de mystère à se mettre sous la dent. Les personnages on ne peut plus classiques permettrons sans doute une rapide identification. La lecture est facile, rendant la série accessible aux petits lecteurs fainéants.

Les lecteurs plus vieux n’y trouverons sans doute pas leur compte, justement parce que c’est trop rapide et pas assez approfondi à la fois sur la construction du cadre historique et sur celle des personnages qui restent assez superficiels.

Une jolie BD pour les 10/11 ans. Mystère et Histoire. Joli dessin couleur, belle couverture cartonnée.


Informations techniques :

  • Titre : L’ombre de Shanghai
  • Auteurs : William Crépin & Patrick Marty
  • Illustration : Li Lu
  • Date de parution : 03/10/14 (tome 1)  22/05/14 (tome 2) 09/10/15 (tome 3)
  • Prix public : 12.90€
  • Pagination : 96 pages, couleur
  • Format : 18 x 22,5 cm, couverture cartonné

Découvrait des extraits sur le site de l’éditeur : tome 1, tome 2, tome 3

Tome 4 à paraître en janvier 2016

Merci aux éditions Fei pour cette collaboration


Lecture commune avec OliV


à lire aussi l’avis de Mo’

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Le Juge Bao & le phoenix de jade

J’ai acheté ce premier tome il y a 2 ans au salon du livre. Puis je l’ai posé là et je l’ai oublié… C’est au moment de préparer nos lectures communes avec l’équipe de K.BD que le titre est remonté à la surface de mon interminable PAL. Je m’étais dit que je pourrais lire quelques autres tomes avant de me lancer dans la rédaction de ce petit billet, mais finalement non ! Non pas que je ne souhaite pas lire la suite mais… mon billet risque de ne pas voir le jour avant 2 ans.

Trêve de bavardage, entrons dans le vif du sujet ! Qu’ai-je pensé de ce “global manhua” franco-chinois ?

 

Le juge Bao est un personnage mythique ayant réellement existé au XI siècle. Sa réputation d’homme de lois à la vertu irréprochable fit de lui un mythe inspirant de nombreuses adaptations. Patrick Marty (scénario) et Chongrui Nie (dessin) nous livrent ici là leur sous forme de manhua au graphisme et au format traditionnel, parue aux Editions Fei.

 

Dans la Chine du XI siècle, sous le règne de la des Song du Nord (960-1126), le juge Bao arpente les différentes provinces de l’empire pour lutter contre la corruption des notables. Son impartialité en fait un juge impitoyable. Les coupables, riches ou pauvres, influents ou non, seront châtiés avec la même sévérité.

Le juge Bao est aidé dans sa tache par son escorte : Zhan Zhao, son garde du corps, Bao Xing, son page, Gongsun Ce son assistant et une petite troupe d’une vingtaine de soldats. Une belle brochette de personnages avec lesquels on commence à faire connaissance dans ce premier tome. La personnalité très forte du juge, sa droiture le rendent intéressant sans pour autant effacer les personnages secondaires qui sont savamment mis en valeur par un scénario bien équilibré où la stratégie et la ruse laissent aussi un peu de place à l’action notamment par l’intermédiaire de Zhan Zhao, le garde du corps au grand cœur. Le juge lui-même n’hésite pas à se mettre dans des situations difficiles pour découvrir la vérité.

Un scénario digne d’un bon roman policier, qui tiens la route, avec pas beaucoup de suspens mais une intrigue relativement complexe.

Qu’en est-il du dessin ? Le dessin est la première chose qui m’aie attiré vers de titre. Les grands kakemono qui décoraient le stand de l’éditeurs m’avaient attiré de loin. Le style rappelant les vieilles gravures s’accorde très bien avec l’ambiance médiévale du récit. Cependant il y a quelque chose qui m’a beaucoup gêné à la lecture : le dessin est très figé, il ne rends pas du tout le mouvement. Les personnages sont comme cueillis le geste resté en suspend, bloqué dans l’immobilité de la planche. Si en regardant planche par planche la chose ne m’avait pas sauté aux yeux, en lisant l’histoire j’ai éprouvé une étrange sensation, comme un décalage entre l’image et le dialogue. Je ne sais pas si j’arrive à bien explique mon ressenti. Un dessin, par définition est toujours figé. Mais certains illustrateurs arrivent à donner une impression de mouvement à leurs dessins. Ici c’est tout le contraire, le personnages sont comme photographié les bras en l’air et leur geste est arrêté net. Cela donne une drôle d’impression. Cela casse le rythme de la lecture.

En dehors de cet aspect figé, je trouve le dessin très beau. On dirait que la matière est enlevée comme quand on sculpte un bois pour la gravure, plutôt que la feuille blanche noircie par le pinceau. C’est très original.

 

En conclusion ce premier tome m’a plu par son intrigue et ses personnages. J’ai été impressionnée par le dessin beau et original, même s’il manque de fluidité. La série fait 6 tomes, je me laisserais tenter à l’occasion par la suite.

A lire aussi les avis de Mo’ et Yvan

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Nouveautés manga #4 – sorties d’avril 2015

 Voici ma nouvelle petite sélection côté sortie manga du mois :

Nouveauté :

Au pays du cerf blanc :

Le premier avril dernier sortait ce titre proposé par les éditions de La Cerise. Au pays du cerf blanc est une adaptation du roman de Chen Zhongshi, illustré par  Li Zhiwu. Nous vous avons déjà parlé de ses magnifiques illustrations que nous avions pu découvrir dans une expo au FIBD cette année. J’avais eu envie de craquer pour le livre, qui y était disponible en avant -première mais le prix m’en a dissuadé. Néanmoins je le met sur ma liste de cadeau (bon ok Noël c’est pas pour tout de suite…)

La bataille de Sahngai 1937 :

Je le site car il est sorti le 10 avril, mais à vrai dire je l’ai déjà puisque j’ai profité de la présence de l’auteur au FIBD pour l’acheter et me le faire dédicacer. Je voulais le lire et vous le présenter avant sa date de sortie officielle mais j’ai pas eu le temps. J’essaye de faire ça avant la fin du mois.

Pour la petite présentation il s’agit d’un manhua de Bo Lu sorti chez un nouveau label spécialisé dans la BD chinoise : Urban China.

C’est chez ce même label que vient de sortir La princesse vagabonde de XIA Da dont Yomu-chan vous à parlé très récemment.

Côté nouvelles séries manga il n’y a rien d’autre qui ai tiré mon attention en ce mois d’avril (cool je vais pouvoir me rattraper sur les sélection précédentes !) si ce n’est 2 guides dont l’un devrait arriver bientôt dans ma boite au lettre puisque j’avais participé au financement du projet : Histoire(s) du manga moderne et Hong Kong Comics une histoire du manhua

 

du côté des séries en cours :

Noragami tome 3 : le premier tome m’a moyennement convaincu, si je trouve l’idée originale et les personnages très amusant. L’ensemble était trop convenue, trop lisse et la chute du premier tome pas très bien gérée. Néanmoins l’intrigue mêlant le Japon moderne au son folklore via un dieu de bas étage rêvant de vénération et proposant son aide à tous ceux qui sont prêt à lui faire une offrande est vraiment marrante. J’avais aimé l’anime, je continuerais volontiers cette série sur quelques tomes pour voir.

Gokusen : le tome 9 est sorti le 1er avril. Je n’ai pas encore rattrapé mon retard mais cette série fait partie de celle que je compte bien poursuivre. J’adore la prof/yakuza !

Food wars ! : le tome 4 est sorti le 8 avril. Moi j’ai eu un coup de cœur pour le tome 1 mais depuis j’en suis restée là… Allé on se bouste et on se prépare des petits plats 🙂

Rudolf Turkey : le tome 3 sort le 23 avril. Le premier tome m’a beaucoup fait rire, avec son anti-héros, ses poulettes sexy et les 2 secrétaires à double tranchant. Bref une ambiance disjoncté servie par un très jolis dessin, idéal pour se détendre sans réfléchir.

Acid Town : un yaoi avec une histoire, c’est suffisamment rare pour être noté ! le 4 tomes d’Acid Town sort le 26 avril. Je n’ai pas encore dépassé le tome 2 et si en effet le titre propose une intrigue et une ambiance post apocalyptique, les personnages sont à mon goût un peu trop classiques. Et le héros, un peu trop entouré de drames…

Coté série en stand-by, le tome 8 de Adekan sort le 10 avril, alors que le tome 6 de Mon histoire est prévu pour le 17 avril.

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La Balade de Yaya

Pour conclure cette balade historique en BD (cf. Zéro pour l’éternité et Garduno en temps de paix) nous partons en Asie avec un global manhua dessiné Golo Zhao et scénarisé par Jean-Marie Omont : La balade de Yaya, aux éditions Fei.

Nous somme en 1937, les japonais envahissent la Chine et bombardent Shanghai. Yaya, petite fille de riche, écervelée mais néanmoins courageuse et déterminée va croiser le chemin de Tuduo, jeune acrobate de rue qui cherche à échapper à l’emprise de son cruel maître. Les bombardement ont séparé Yaya de ses parents. Tuduo, chevaleresque, décide d’aider Yaya à rejoindre Hong Kong. Mais le voyage ne sera pas si simple.

Le dessin de Golo Zhao me fait beaucoup penser au chara design des studio Ghibli. Tout comme les personnages de cette aventure : petits mais pleins de courage et de détermination… Yaya et Tuduo me font penser au tandem du Château dans le ciel. Même si nous ne somme pas dans un voyage fantastique et que nous traversons la Chine en guerre de la fin des années 30.

L’aspect historique, sans être édulcoré, est simplifié au maximum centrant le récit sur les deux personnages principaux. Si Yaya par son côté petite fille gâtée à qui on pardonne tout m’a quelque peu agacé, l’ensemble est plutôt agréable. Joli dessin, jolies couleurs, lecture fluide et rapide avec ce qu’il faut de rebondissement pour donner envie de lire la suite.

La balade de Yaya s’adresse surtout aux enfants, mais j’ai pris plaisir à le lire. Et je ne suis pas la seule à avoir apprécié ! Aussitôt rentrée de la bibliothèque, je me suis fait dépouiller de mon butin (les 4 premiers tomes de la série). Pendant plusieurs jours, ils ont été retenus en otage par Mimiko qui a refusé mon aide pour le lire avec elle, préférant le feuilleter et le refeuilleter seule. Je ne sais pas ce qu’elle a compris de l’histoire, en tout cas elle a aimé la bd.

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Le manga et les contes

Petite liste non exhaustive des manga (et autres BD asiatiques) revisitant les contes traditionnels d’ici ou de là-bas, avec parfois de interprétation très… personnelles ^^

N’hésitez pas à compléter cet inventaire par des titres auxquels j’aurais pas pensé. L’idée est de proposer des petites listes regroupant des titres très différents autours d’un thème commun. Une première bibliographie à vu le jour en juillet sur le thème de l’île en hommage au challenge lecture proposé par VendrediLecture. Ce mois-ci, bien sûr c’est les contes !

le petit chaperon rouge vu par Yuki Kaori

 

  • Ayashi no ceres de Watase Yû – série en 14 tomes – Tonkam
  • Cinderella de Mizuno Junko – one-shot- Imho
  • Contes du Japon d’autrefois de Hanawa Kazuichi – one-shot – Kana
  • Contes fantastiques de Hanawa Kazuichi – one-shot (commercialisation stoppé) – Kana
  • Dictatorial Grimoire de Kano Ayumi – série en 3 tomes – Doki Doki
  • Dragon ball de Toriyama Akira – série en 42 tomes – Glénat
  • Fushigi Yugi de Watase Yû – série en 18 tomes -Tonkam
  • Hansel et Gretel de Mizuno Junko – one-shot – Imho
  • Histoires D’Asie et d’ailleurs de Sumeragi Natsuki – one-shot (commercialisation stoppé) – Delcourt
  • Hoshin de  Fujisaki Ryû – série en 23 tomes – Glénat
  • Il était une fois…  de Lee Young A – 2/4 (série en cours, commercialisation stoppé) – Saphira
  • La légende de Songoku de Tezuka Osamu – série en 4 tomes – Delcourt
  • La petite sirène de Mizuno Junko – one-shot – Imho
  • Le voyage en occident de Peng Chao (dessin) et Chan Weidong (scenario) – 5/20 (terminé en Chine, commercialisation stoppée) – Xiao Pan
  • Mär de Anzai Nobuyuki – série en 15 tomes – Kana
  • Mermaid melody de Hanamori Pink (dessin) et Yokote Michiko – série en 7 tomes (commercialisation stoppée) – Kurokawa
  • Mille et une nuits de Han Seung-Hee – 5/11 (commercialisation stoppée) – Kami
  • Moonlight Act de Fujita Kazuhirô – 13/29 – Kazé
  • Patariro, voyage en occident de Maya Mineo – 6/8 (terminé au Japon, commercialisation stoppée) – J’ai lu
  • Pretear de Naruse Kaori (dessin) et Satô Junichi (scénario) – série en 4 tomes (commercialisation stoppé) – Taifu
  • Princesse Kaguya de Shimizu Reiko – 17/27 (terminé au Japon) – Panini
  • Saiyuki de Minekura Kazuya – série en 9 tomes – Panini
  • Saiyukiden – l’étrange voyage vers l’occident de Terada Katsuya – 1/2 (toujours en cours au Japon, commercialisation stopée) – Delcourt
  • Sara et les contes perdus de Jenny – série en 6 tomes – Delcourt
  • Shin Shunkaden des CLAMP – one-shot (commercialisation stoppée) – Glénat
  • Shirahime Syo des CLAMP – one-shot – Glénat
  • Snow in the dark de Kanô Yasuhiro – one-shot – Tonkam

 


cendrillon vu(e) par Kano Ayumi


merci à tous ceux qui m’ont aidé à compléter cette liste 🙂

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