Archives par mot-clé : un mois au Japon

Hokusai et le manga (partie 1)

extrait de Hokusai Manga

Nombreux sont les auteurs qui attribuent l’invention du mot « manga » à Hokusai. Mais ce n’est pas tout à fait vrai ! Si Hokusai a bel et bien utilisé ce terme, ce n’est pas lui qui l’a inventé. Jean-Marie Bouissou nous apprend dans son livre Manga Histoire et univers de la bande dessinée japonaise que le mot manga avait déjà été utilisé pour désigner des esquisses ou des caricatures avant qu’il ne soit popularisé par Hokusai (en 1771 par Kankei Suzuki puis en 1798 par Kyôden Santô).

Si Hokusai n’est pas l’inventeur du terme, il a largement contribué à le populariser en publiant des carnets de dessins et esquisses sous le terme de Hokusai Manga (北斎漫画). Ce que l’on nomme communément LA manga de Hokusai. Pourquoi au féminin et au singulier ? Cela reste un mystère pour moi, néanmoins cela nous permet tout de suite de savoir si on parle des carnets de dessins de Hokusai ou d’un manga au sens moderne du terme, cet à dire une BD. Car oui, le terme manga dont la traduction littérale pourrait être « images dérisoires » désigne tout simplement la bande dessinée au Japon. Tintin est un manga. Mais chez nous en francophonie LE manga (cette fois au masculin et même qu’on peut le mettre au pluriel) désigne la bande dessinée venue du pays du soleil levant, et, dans de rares occasions, d’autres bandes dessinées qui bien que non nippone sont si fortement influencé par le manga qu’elles y sont assimilées (là je parle de ce qu’on appelle aussi global manga). Sous ce terme générique, les non-initiés mettent aussi la bande dessinée chinoise (manhua) et coréenne (manhwa).

Mais où est-ce que je veux en venir avec cette longue introduction ? Et bien, il y a quelque temps (il y a trèèèès longtemps) je vous avais proposé un article où il était question d’Hokusai et d’albums jeunesse, aujourd’hui je vous propose un deuxième article sur le grand maître de l’estampe japonaise à travers cette fois l’univers du manga.


LA manga d’Hokusai :

Comme on l’a vu plus haut, Hokusai a publié de son vivant de nombreux carnets de dessin auxquels il donna le nom de manga. Il semblerait que le maître poussé par un grand nombre de disciples désireux d’apprendre son style ait publié ces carnets comme autant de cours de dessin (j’ai lu ça quelque part et je n’irais pas vérifier). Quoi qu’il en soit ces carnets eurent un grand succès et sont toujours disponibles pour les amateurs dans une édition complète et commentée publié par les éditions Hazan (900 pages, 57€).

Dans ces carnets on retrouve de nombreux dessins mettant en scène le quotidien de l’époque, des personnages, des outils, mais aussi des fleurs et des animaux. Le surnaturel s’y invite également avec de nombreux mythes de fantômes dans les Japonais étaient déjà fervents amateurs à époque.

Hokusai manga 1

Les éditions de la BnF proposent également un ouvrage sur la manga d’Hokusai regroupant une soixantaine de planches sélectionné parmi les volumes de la manga conservé à la Bibliothèque nationale de France. Si vous ne pouvez pas y profiter de l’intégralité des dessins, l’ouvrage est plus accessible que le précédent (24.50€, 159 pages).

Le plus dur va être de choisir entre les deux ^^

J’ai aussi trouvé un livre proposé cette fois par Galimard (120 pages, 19 €), et un autre par les éditions La Martinière (696 pages, 42 €)

 

Enfin, si vous ne voulez pas dépenser un sou, vous pouvez visionner les carnets de croquis numérisé sur le site de l’INHA.

Vous avez là de quoi satisfaire votre curiosité !

Si vous voulez profiter des dessins d’Hokusai tout en lisant de la poésie j’ai un dernier ouvrage à vous conseiller : Haïkus des quatre saisons Estampes d’Hokusai (édition Seuil)

Rien d’autre aujourd’hui

que d’aller dans le printemps

rien de plus

BUSON

Celui-ci je l’ai dans ma bibliothèque, mais… les haikus faut aimer ! Moi la plupart du temps je reste là à essayer de comprendre pendant des heures. Enfin, c’est un peu près l’effet que me fait la poésie en général. 🙂

⇒ sur Amazon ou chez votre libraire préféré

Mais, je ne vous avais pas promis du manga, moi ? Celui au masculin, avec des vignettes dedans ! Pas de panique j’y viens 😉


Hokusai en manga :

Hokusai a publié des manga, il a popularisé ce terme et finalement il a fini par y entrer (dans les manga) puisque plusieurs mangaka contemporains lui ont rendu hommage en retranscrivant sa vie en manga. Loin de tous les connaitre, je vais vous en présenter 2.

 Hokusai ~ Ishinomori Shotaro

Ce manga traînait depuis des années sur mon étagère. Je l’avais acheté pour son sujet, mais graphiquement il n’était pas trop à mon goût et je l’ai finalement oublié là en attendant d’être assez motivée pour m’attaquer au gros pavé. Même en BD les gros pavés me font peur. Et ça tombe bien ! Ce manga s’inscrit pleinement dans le parcours de découvert du grand maître que j’ai entamé avec le précédent article  : Sous la grande vague d’Hokusai avec un regard d’enfant.

Il est vrai que le dessin d’Ishinomori ne me plait pas beaucoup, un peu trop caricatural et burlesque ici, mais beaucoup plus personnel et émancipé de l’influence de Tezuka que dans Kamen Rider (que je n’ai vraiment pas aimé).

Pourtant, une fois rentrée dans l’histoire, j’ai été happé par le récit et j’en ai oublié mes a priori sur le dessin. Le côté burlesque colle parfaitement au personnage d’Hokusai tel que nous le présente Ishinomori : un artiste de grand talent, un peu fou, qui sans cesse se remet en question et qui jamais ne se satisfait de son art. Mais aussi un homme du peuple qui aime le plaisir de la chair. Je ne sais pas à quel point Ishinomori a pris des libertés, mais il a su rendre son personnage très sympathique et vivant.

Quant à la structure du récit, elle est très particulière, car elle ne suit pas l’ordre chronologique de la vie du maître, mais elle la déconstruit. Chaque chapitre indique l’âge du maître au moment où il parle, mais à l’intérieur de chaque chapitre Hokusai se remémore des époques intérieures. Ce qui fait qu’on ne cesse d’aller et venir dans les différentes époques de sa vie, qui fut longue, surtout pour l’époque.

Graphiquement, une fois le dessin caricatural apprivoisé, il devient même agréable. Et le récit est parsemé de reproduction d’estampes du maître très plaisantes à voir.

Vous aurez même droit à plusieurs scènes de sexe (jamais choquant je vous rassure) ce qui ne surprendra pas ceux qui connaissent les Shunga du maître (vous pouvez voir dans l’extrait ci-contre la reproduction de son célébrissime rêve de la femme du pêcheur).

Ce manga de 1987 est disponible en France dans la collection Seinsei de Kana.

sur le site de l’éditeur

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Folles Passions ~ Kazuo Kamimura

 Je connais Kamimura surtout pour La Plaine du Kantô. Au moment où j’ai commencé à faire des recherches pour cet article on ma conseillé Folles Passion dont le titre ne laisse pas deviner le lien avec le grand maître de l’estampe. Pourtant c’est bien autour du personnage de Hokusai que s’articule cette série.

résumé de l’éditeur : Époque d’Edo, un jeune dessinateur, Sutehachi, arrive chez Katsuhika Hokusai, le génie de l’estampe et sa fille O-ei. Si la passion du garçon pour le dessin ne le cède en rien à celle du maître, hanté tout comme lui par la passion de l’estampe, il est aussi très attiré par le monde des plaisirs.

La série publié chez Kana dans la collection Seinsei fait trois tomes. N’en ayant lu qu’un seul, je vous reparlerais plus en détail de ce titre quand je l’aurai fini.

sur le site de l’éditeur

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Connaissez-vous d’autres manga où il est question d’Hokusai ?

Je me suis entre temps acheté Hokusai  X Manga. Je n’ai pas encore eu le temps de m’y plonger. Mais il était temps que je publie cet article qui attendais depuis… une éternité dans mes brouillons que je veuille bien le publier. Une partie 2 devrait voir le jour, je n’ose pas dire bientôt, où je vous présenterais quelques livres que je me suis acheté depuis.


Concours Sama Awards

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La semaine Shôjo 2019 : La meilleure adaptation shôjo

Comme chaque année depuis sa création, je participe à la semaine shôjo organisée par le Club Shôjo.

Cette année, le thème qu’elles nous imposent pour cet événement interblog est : la meilleure adaptation shôjo.

La question n’est vraiment pas facile, surtout que je ne regarde plus trop d’anime, et encore moins de drama.

Pour ce qui est des drama, je dirais même que ça n’a jamais vraiment été ma tasse de thé. J’en ai regardé quelques-uns, j’en ai apprécié certains, mais j’ai un peu de mal avec la façon de surjouer des acteurs des séries télévisées japonaises, surtout quand il s’agit d’adaptation manga se déroulant dans un lycée. Si voir un personnage animé ou de papier en faire des tonnes me fait rire, voir un acteur de chair et d’os agir comme un personnage de manga me laisse perplexe. J’écarte donc d’emblée les adaptations live, que je ne connais pas et ne regarde pas.

Il me reste les animes. Et là, ce n’est pas beaucoup plus facile, ça fait des années que je ne suis plus branchée anime. Je ne regarde presque plus que des longs métrages, très rarement des séries. Et des séries shôjo encore moins.

J’ai pensé faire le tour de ma MAL pour  raviver mes souvenirs passés et voir quelles séries pourraient figurer ici. Mais une série n’arrêtait pas de taper au carreau de ma mémoire en criant : « Parle de moi ! Parle de moi ! »  Je me suis posé la question : mérite-t-elle le titre de « meilleure adaptation » ? Franchement, je ne saurais pas répondre, parce que je ne m’y connais pas assez. Mais c’est la série qui m’a donné envie de lire du shôjo, de regarder du shôjo et peut-être même au-delà du shôjo, c’est une des premières séries que j’ai vues, que j’ai aimées et qui m’ont donné envie de m’engouffrer dans l’univers des manga et des animes.

Vous vous demandez sans doute de quelle série je parle ? Je ne vais pas être très originale ! J’ai choisi Fruit Basket.

Et je parle de la première adaptation, celle de 2001. J’ai découvert cette série avec ma fille aînée qui était, déjà à l’époque, une fan de manga et d’anime. Et elle m’a transmis le virus. C’est avec elle que j’ai regardé mes premières séries. Et c’est avec elle que j’ai découvert ma première série shôjo. J’avais beaucoup aimé l’aspect fantastique de la série, avec les signes du zodiaque chinois incarnés dans les membres de la famille Soma. J’avais aussi aimé les personnages, malgré le côté agaçant de l’héroïne Toru, trop « gentille fille ».

Un pitch vite fait pour ceux qui ne connaissent pas encore la série : Toru Honda, se retrouve seule après la mort de sa mère et le déménagement de son grand-père. En bonne héroïne de manga, elle ne veut pas peser sur sa famille et décide de s’en sortir toute seule alors qu’elle est encore au lycée. Elle campe dans une forêt où vivent deux membres de la famille Soma. Après avoir perdu son abri de fortune sous une coulée de boue, elle est invitée par les Soma à vivre chez eux, logé et nourri en échange de travaux ménagers. N’ayant pas peur du travail, elle accepte, mais elle est loin de se douter de l’étrange malédiction qui touche les membres de la famille Soma. Dès qu’une personne du sexe opposé les enlace, ils se transforment en animaux, et pas n’importe lesquels ! Ils se transforment en signe du zodiaque chinois.

Avec cette série j’ai ri et j’ai pleuré. Elle commence sur un ton très léger, puis devient de plus en plus sombre avec des derniers épisodes assez durs et poignants. (Je vous dis tout ça de mémoire, j’ai vu la série il y a 10 ans !)

Mais pour être qualifié de « bonne adaptation », il ne faut pas être juste une bonne série, encore faut-il être fidèle au manga qu’on adapte ! Et là, forcément ça se complique. Deux raisons, la première est que je n’ai pas lu les 23 volumes que compte le manga, mais seulement une dizaine. Je ne connais donc pas la fin du manga et je ne peux pas comparer. La seconde raison est bien plus importante, le manga a été publié jusqu’en 2007 alors que l’adaptation date de 2001. Autrement dit, l’adaptation s’est faite avant que le manga ne trouve sa conclusion. Les adaptateurs ont forcement changé la fin. Je parle là d’un point de vue théorique puisque je n’ai pas lu la fin du manga, mais je ne vois pas comment il aurait pu être fidèle à quelque chose qui n’était pas encore écrit.

Et c’est là que rentre en jeu la seconde série dont je vais parler : Fruit Basket ! L’adaptation de 2019.

Si au premier coup d’oeil on voit que le graphisme de cette deuxième adaptation est plus moderne et colle au standard actuel, ce qui m’intéresse c’est à la fois de comparer les deux séries et de voir comme cette seconde adaptation va coller au manga. Celui-ci étant fini depuis longtemps cette nouvelle adaptation devrait sans doute être plus proche de l’original.

Et moi qui ne regarde plus trop d’anime, ça me fait plaisir de replonger dans l’univers de Fruit Basket. Retour aux amours passées, retour aux sources, en quelque sorte.

Mais alors, ce titre de meilleure adaptation ? C’est mérité ou pas ? Ben, il est trop tôt pour le dire, la nouvelle adaptation est en cours, faut attendre la fin pour se prononcer. Disons que je prends le pari de ne pas être hors sujet. Réponse dans quelques mois.

La série est disponible sur Wakanim et ADN

L’occasion pour moi de me replonger aussi dans le manga et d’enfin le terminer. Je me lance le challenge de le lire d’ici la fin de l’année. Ça vous dit de vous lancer aussi pour une lecture commune ?

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Les blogueurs participants :


Les thématiques des années passées :

La semaine shôjo sur Ma petite Médiathèque

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Jotaro le petit Samouraï – Histoires vraies n°275 [magazine jeunesse]

J’aime bien la revue Histoires vraies. Elle allie le plaisir de la lecture et celui des connaissances historiques. Deux domaines que j’affectionne et que j’aurais aimé partager avec Mimiko. Je lui ai proposé cette revue plusieurs fois en vain. Si la lecture lui plait, l’histoire ne l’intéresse vraiment pas . C’est donc toute seule que j’ai lu ce numéro, et je profite du challenge Un Mois au Japon pour présenter la petite nouvelle qui a attiré mon attention et qui donne à ce numéro une très jolie couverture.

Dans ce court récit, on suit Jotaro alors qu’il s’apprête à passer la cérémonie qui fera de lui un samouraï à part entière. Nous sommes en 1640 à Edo. Jotaro a 12 ans.

Le récit est très court, mais bien mené. En quelques pages on découvre toutes les caractéristiques du samouraï et même moi j’ai appris quelque chose ! Malgré toutes mes lectures sur les samouraïs, j’ignorais qu’on ne pouvait pas être samouraï si on est gaucher.

J’aime beaucoup les illustrations aux couleurs très douces.

⇒ texte de Geraldine Maincent

⇒ illustrations de Vincent Dutrait (facebook)

2 albums sur les samouraïs

Yasuke par Marais

Yasuke, un album assez particulier dont les couleurs ne m’ont pas convaincue, mais qui raconte l’histoire étonnante d’un samouraï noir ayant réellement existé.

ma chronique est ici

Le samouraï et les 3 mouches par Dedieu

Le samouraï et les trois mouches reprend un petit conte bien connu pour nous le raconter en haïku.

ma chronique est ici


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La grand-mère qui sauva tout un royaume [album jeunesse]

C’est dans la collection Papagayo des éditions Rue du Monde que j’ai pioché ce conte japonais, raconté par Claire Laurens et illustré par Sandrine Thommen.

Couverture La grand-mère qui sauva tout le royaume

Le royaume était gouverné par un seigneur qui avait peur de vieillir. Alors qu’une famine fait rage, il prend la décision de se débarrasser des vieillards qu’il estime inutiles. Il ordonne à tous les habitants d’abandonner leur vieux dans la montagne. Mais un jeune homme qui vit seul avec sa grand-mère n’a pas le cœur à l’abandonner et décide de la cacher. Quelques mois plus tard, le royaume est menacé par un seigneur voisin. Celui-ci envoie 3 énigmes qui doivent être résolues pour éviter la guerre.Tous les savants échouent à trouver une solution. Alors le seigneur promet une récompense à quiconque trouvera la solution. Qui va résoudre les énigmes ? La grand-mère bien sûr ! Car elle a la sagesse et le savoir que lui ont apporté ses longues années de vie. Le royaume est sauvé et le seigneur comprend qu’il ne faut pas avoir peur de vieillir. Il fait revenir tous les vieillards du royaume qui seront dehors et en avant traités avec respect.

Un très joli conte sur le respect de ses aïeuls.

Le conte est suivi d’un petit dossier sur le Japon donnant quelques informations assez basiques sur le pays et ses traditions. Un petit dossier intéressant pour ceux qui ne connaissent pas encore ce pays.

le site des éditions Rue du Monde

Sandrine Thommen

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A lire aussi

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Rétrospective J-musik sur le blog

Mardi dernier j’ai partagé un clip du groupe Change & Aska que j’ai découvert grâce à FondantGrignotte (cliquez ici pour voir sa chronique). Le clip et sa chronique m’ont inspiré l’article que je m’apprête à écrire : une rétrospective de la musique japonaise partagée sur Ma petite Médiathèque.

Le Japon n’est plus très présent sur ces pages, mais il était sous les feux de la rampe (ça existe ça comme expression ?) au moment de la création du blog. La pop culture japonaise était LA ligne éditoriale du blog. Elle était peut-être même la ligne éditoriale de ma vie. Je lisais japonais, je visionnais japonais, je mangeais japonais, j’avais même commencé à parler et écrire japonais ! Et puis j’ai fini par passer à autre chose. Le besoin de changement, la lassitude, le manque de temps… Peu à peu je me suis éloignée du Japon et de sa culture pour aller découvrir d’autres rivages.

Mais loin des yeux ne veut pas forcément dire loin du cœur ! Si je n’ai plus le temps ni l’envie de consacrer tout mon temps à la découverte de la culture japonaise, cela m’intéresse toujours. Le challenge Un mois au Japon n’est pas pour moi le temps des découvertes, mais celui de la nostalgie, repenser aux amours passés avec une tendresse amusée et peut-être aussi un peu de regrets.

C’est dans cet état d’esprit que j’ai eu envie de remonter le temps et partir à la redécouverte des musiques japonaises qui m’avaient touché au point de vous en parler ici. Vont-elles me toucher autant aujourd’hui ?

Yoshida Brothers :

Les Yoshida Brothers  jouent du tsugaru shamisen qu’ils ont remis au goût du jour en le mêlant à de la musique contemporaine.

J’aime beaucoup leur musique et j’en écoute encore régulièrement.

⇒ envie d’en savoir plus sur ce groupe , c’est ICI

Tsugaru Shamisen :

Le tsugaru shamisen, justement, parlons-en ! Ce style de musique traditionnelle récent qui porte ce nom parce qu’il a vu le jour dans la région de Tsugaru. Ce style plus rythmé que le shamisen classique était à l’origine joué par des mendiants aveugles. Le style est toujours très vivant. Après avoir écouté les Yoshida Brothers, j’ai découvert d’autres musiciens.

pour en savoir plus sur le tsugaru shamisen 

Nitaboh, un film d’animation pour découvrir le tsugaru shamisen

Si le style Tsugaru Shamisen me séduit toujours, je me tournerais maintenant vers quelque chose de plus traditionnel et moins fusion.

Hiromitsu Agatsuma :

Au côté des Yoshida Brothers j’ai aussi beaucoup écouté Hiromitsu Agatsuma. Tout comme les frères Yoshida, Agatsuma modernise le style traditionnel et collabore avec de nombreux artistes.

pour en savoir plus sur Agatsuna

Le Koto :

Après avoir découvert le shamisen, j’ai eu envie d’en apprendre plus sur la musique traditionnelle et c’est ainsi que j’ai découvert le koto. Un autre instrument à cordes. Le koto est utilisé depuis très longtemps dans la musique traditionnelle japonaise et il existe différents styles. Toujours utilisé, on le modernise volontiers (tout comme le shamisen) dans une musique fusion.

pour en savoir plus sur le koto

le koto en manga

Dans ma discothèque j’ai un très beau CD fusion de Voce Ventu  Mieko Miyazaki, mêlant koto traditionnel et chants corses. J’adore.

シャンソン

on quitte le monde de la musique traditionnelle pour celui de la シャンソン . Qu’est-ce que cela peut-il bien être ? Et bien, c’est de la chanson française ! Un style à part entière au Japon, peut-être un peu démodé de nos jours, mais, j’ai trouvé ça très amusant de le découvrir.

pour en savoir plus sur la シャンソン

J’adore la voix de Chiaki Naomi, j’avais eu envie de lui dédier un article et je me rends compte que je ne l’ai toujours pas fait. Affaire à suivre.

Rin’

Retour à la fusion pop-tradition avec Rin’. J’ai beaucoup écouté ce groupe à une époque, je n’écoute plus du tout.

Rin’ entre tradition et pop

ULFULS

C’est Tenger qui m’a fait découvrir ce groupe humoristique. J’adore leur clip samouraï soul.

Une touche de JAZZ

un clip so hot

Et voilà, j’ai fini le tour de la j-musique partagé sur le blog. Écoutez-vous de la musique japonaise ? Quels sont vos artistes préférés ? Dites-nous tout en commentaire !


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Le Samouraï et les 3 mouches [album jeunesse]

L’histoire du samouraï et les trois mouches est un classique, je ne sais plus combien de fois j’ai entendu cette histoire. Mais c’est la première fois que je la rencontre en album.

Le samouraï et les 3 mouches par Dedieu

Trois rônins menacent un samouraï dans un restaurant. Celui-ci ne réagit pas, puis, soudain, avec ses baguettes il tue trois mouches qui ont la mauvaise idée de voler par là. Impressionnée par la dextérité du samouraï, les rônins s’enfuient sans demander leur reste.

L’originalité de cet album est de raconter l’histoire sous forme de haïku. Les dessins sont très stylisé. J’ai bien aimé. C’est drôle et mignon à la fois. Et puis j’aime beaucoup cette histoire.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Première lecture pour le challenge #unmoisaujapon Un joli album pour un joli conte. #albumjeunesse @editionshongfei @dedieu.auteur.illustrateur

Une publication partagée par Bidib Ma Petite Médiathèque (@bidibmpm) le

Thierry Dedieu

éditions HongFei

⇒ sur Amazon ou chez votre libraire préféré

→ à lire aussi l’avis de Kiona


 

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Whispering, les voix du silence – tome 2 à 4 [manga]

Tranche de vie et fantastique s’entremêlent dans ce manga tout en douceur.

Whispering, les voix du silence T.2Whispering, les voix du silence T.3

Avec le premier tome, nous assistions à la rencontre d’un jeune enfant étrange et solitaire, Daichi, et d’un ado faussement enjoué, Kôji. Daichi est étrange, car il possède un pouvoir très particulier : il a la capacité d’entendre les pensée, non seulement celles des personnes, mais aussi celles des animaux et des choses.

Nous sommes avec ce manga dans un esprit animiste très japonais où tout chose a une âme, et même votre téléphone peut-être triste si vous ne le traitez pas avec bienveillance.

Solitaire, Daichi l’est-il vraiment ? S’il le parait aux yeux des adolescents qui le regardent jouer, Daichi ne se sent pas seul, entouré de tous ces animaux et ses objets qui lui parlent. Un enfant plein d’imagination pour les uns, un « camarade de pouvoir » pour Kôji qui reconnait immédiatement les signes du pouvoir qu’il a lui-même connu enfant.

Ce fait alors une rencontre inattendue entre Kôjo, qui sous ses aires fanfaron est un vrai solitaire qui a peur de se lier aux autres, et Daichi qui sous ses aires dans la lune est heureux et entouré. Daichi trouvera en Kôji un grand frère avec qui partager cet étrange pouvoir, Kôji trouvera en Daichi un petit frère à protéger, mais aussi un moteur.

Boosté par cette rencontre il va peu à peu s’ouvrir aux autres et, au fil des tomes suivants, on le voit évoluer, se rapprocher de ses camarades pour lier avec eux, et avec la famille de Daichi, de vrai lien d’amitié.

Au fur et à mesure que Kôji s’ouvre aux autres, ceux-ci gagnent en espace dans le scénario. On apprend à les connaitre non plus à travers le prisme des liens qu’ils entretiennent avec Kôji, mais à travers leur propre point de vue. Un bel équilibre se crée entre les différents personnages. Et si Kôji reste le fils conducteur du manga, il n’en efface pas pour autant les personnages secondaires, qui deviennent de plus en plus touchants.

Tout comme l’aspect fantastique qui, bien que présent à chaque tome, n’efface pas l’aspect tranche de vie du titre. On suit nos héros au rythme des périodes scolaires et des vacances.

Whispering, les voix du silence T.4

Une jolie série qui à chaque tome m’offre un doux moment de lecture.

Graphiquement je le trouve aussi de plus en plus agréable. Peut-être me suis-je simplement habituée au style de l’auteur. Quoi qu’il en soit, si le premier tome ne m’avait pas pleinement convaincu de ce côté là, les derniers tomes je les ai trouvé très jolis à regarder. Classique, mais joli.

Whispering sur le site d’Akata

lire un extrait (tome 1)

⇒ sur Amazon : tome 1, tome 2, tome 3, tome 4 ou chez votre libraire préféré

Connaissez-vous cette série ? Avez-vous envie de l’essayer ? Dites-moi tout en commentaire !

Le tome 5 vient de sortir et je ne vais pas tarder à le lire !


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On your mark, le clip réalisé par Miyazaki [musique]

On Your MarkC’est en allant faire un tour chez FondantGrignotte  (Le Japon chez nous) que j’ai découvert l’existence de ce clip, j’en avais déjà vu des images, mais je me demandais depuis de quel film de Miyazaki elles pouvaient bien venir, je crois avoir vu tous ces longs métrages et je ne trouvais pas.

Merci FondantGrignotte ! Grâce à toi l’énigme est enfin levée, il s’agit du clip de la chanson On your mark de Change & Aska, un duo japonais que je découvre avec ce clip.


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Contes & Légendes au Japon

Pour ce mois d’avril je vous propose un rendez-vous dans le rendez-vous ! Avril c’est Un mois au Japon avec Lou et Hilde.

Pour tout savoir sur le challenge un mois au Japon suivez ce lien

Pourquoi ne pas en profiter pour un mois de contes et légendes japonaises ? C’est un univers très riche avec ses kamis, ses yôkai, ses nombreuses légendes et ses contes populaires. Un univers que j’aime beaucoup et que je mets à l’honneur régulièrement sur le blog.

Que vous participiez déjà au challenge Un Mois au Japon ou que vous suiviez simplement le challenge Contes & Légendes, je vous invite à partir avec mi pour tout le mois d’avril à la découverte du folklore nippon.

Pour tout savoir sur le challenge Contes et Légendes suivez ce lien

Les contes et Légendes japonais sur le blog

Les contes et légendes japonaises avec leurs nombreux dieux et esprits ont souvent élu domicile sur Ma petite Médiathèque. Manga, anime, album jeunesse, j’espère que vous y piocherez quelques idées.

(cliquez sur les images pour accéder à mes chroniques)

Manga

 

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Anime

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mononoke logo

Albums

 

Contes du Japon The Adventure Of Momotaro, The Peach Boy

Et aussi :
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Un mois au Japon 2019

C’est avec quelques jours de retard que j’annonce enfin le challenge Un Mois au Japon qui débutait le 1er avril et se termine le 30.

En part en voyage à travers nos lectures, mais aussi à travers la cuisine ou les séries, enfin, tout ce qui nous amènera au Japon.

Envie d’embarquer ? Allez faire un tour chez nos maîtres de cérémonie Lou et Hilde.

Elles nous ont concocté un beau programme :

toutes les semaines :
  • mercredi : manga
  • vendredi : séance cinéma / séries TV
  • samedi : album jeunesse
  • dimanche : rendez-vous gourmand
rendez-vous ponctuel :
  • 4 avril : femmes à l’honneur
  • 11 avril : Amélie Nothomb au Japon
  • Week-end du 12 au 14 avril : Read-a-thon nippon
  • 18 avril : ville à l’honneur

Mes envies et ma PAL pour ce Mois au Japon :

Je ne me suis pas vraiment fait de programme et je suis même super à la bourre pour les lectures. J’ai un Nothomb dans ma pal et ça aurait été parfait, mais je n’aurais jamais le temps de le lire d’ici le 11 avril.

Je vais profiter de ce mois au Japon pour enfin prendre le temps de sorti un nouveau numéro de nouveauté manga & BD avec les nouveautés de ces derniers mois qui me font envie.

Je participerais aussi à la semaine shôjo organisée par le Club Shôjo du 22 au 28 avril.

Côté lectures, j’ai pas mal de manga à lire, je piocherais dedans.

Couverture La Rose de Versailles, tome 1Couverture Crash, tome 2

J’irais aussi piocher du côté des contes et des légendes nippones. Je vous invite à venir avec moi au pays des yôkai et des kami.

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