Archives du mot-clé un mois au Japon

Éclat(s) d’âme

J’avais repéré ce titre avec les sorties de février. Dans un premier temps, c’est la couverture et le titre qui m’avait intrigué, puis le pitch m’a séduit. Je suis toujours intéressé par la question de l’identité sexuelle et l’acceptation de soi. Je l’avais cherché dans ma librairie bd, mais ils ne l’ont soit pas commandé, soit pas assez commandé parce que j’y suis passé plusieurs fois sans le voir. Je n’étais pas encore sûre de vouloir le commander (j’aime bien feuilleter un album avant de l’acheter), mais les nombreux éloges et photos qui ont circulé sur les réseaux sociaux ont fini par me convaincre. Et quand je l’ai vu dans la librairie BD que fréquente Yomu-chan à Bordeaux, je n’ai pas trop hésité. Mais le risque, quand un titre reçoit trop de critiques positives, c’est d’en être en fin déçu. Alors qu’en est-il avec ce premier tome d’Eclat(s) d’âme de Yuhki Kamatani, sorti chez Akata?

Tout d’abord un mot sur le dessin que j’ai beaucoup aimé. Il est délicat et offre quelques planches particulièrement belles. La mise en scène est claire, la lecture très agréable.

Qu’en est-il du contenu ? Franchement, j’ai beaucoup apprécié cette lecture. J’ai aimé le départ de l’histoire qui nous place du point de vue subjectif du héros, Tasuku, profondément troublé par la révélation de son homosexualité à l’école contre son gré et qui ne voit pas d’autre issue que le suicide. Une petite touche fantastique mène le héros vers ce lieu de rencontre où il peut trouver un refuge et ainsi échapper à ses pensées macabres. Cette pincée de mystère qui entoure la jeune femme qui interrompt son suicide, je ne l’ai pas trouvé désagréable, même si c’est peut-être un peu trop flou. Qui est cette femme au caractère vraiment étrange ? En serons-nous plus dans les prochains tomes ?

Si dans ce premier tome l’histoire se focalise surtout sur le Tasuku, on y côtoie aussi deux jeunes adultes, également homosexuels. S’ils ont plus de maturité et donc plus de recul sur la question de leur homosexualité que notre jeune héros, le sujet n’en reste pas moins difficile. On y aborde la question du coming out, est-il plus facile de vivre son homosexualité en secret ou en plein jour ? Des questions que les jeunes adultes n’ont pas encore tout à fait fini de se poser et qui font aussi réfléchir notre héros sur sa propre position. Le tout est raconté avec un ton assez léger, mais on ne fait pas l’impasse sur la profonde angoisse que nos héros peuvent ressentir. J’ai beaucoup aimé les deux jeunes adultes parce qu’ils sont très positifs. Plein d’énergie et de beaux projets (ils travaillent pour une association qui réhabilite de vieilles maisons détériorées et rien que ça, j’adore) et essayent d’aborder la vie de façon positive malgré leurs difficultés présentes et passées.

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Dans ce lieu de rendez-vous, on aperçoit d’autres personnages, mais sur eux on n’apprend pas grand-chose dans ce premier tome. Tout ce que l’on sait c’est que tous ceux qui se retrouvent là ont un jour eu envie d’en finir avec la vie.

À la fin du premier tome, j’avais envie de continuer l’aventure, de voir le héros mûrir et s’assumer, mais aussi de découvrir ces autres personnages secondaires.

Suis-je donc aussi enthousiaste que les avis que j’ai glanés sur les réseaux sociaux ? Non. J’ai trouvé ce manga très agréable, un beau dessin, un sujet intéressant, une lecture plaisante, des personnages attachants. Mais pas non plus de quoi en faire un plat. Pour moi c’est un bon manga, pas un chef d’oeuvre. À voir si la suite me fera changer d’avis.

⇒ à lire aussi les avis de Bobo et Meloku

sur le site d’Akata


 Challenge un max de BD en 2018

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image pour le plaisir des yeux #24 – Bake Bake Gakko

Bake Bake Gakko.jpg

Pour le rendez-vous yôkai du challenge Un mois au Japon j’ai choisi de vous montrer une estampe ukiyo-e de Kawanabe Kyōsai : Bake-bake gakkô (école pour fantôme). Une estampe mettant en scène des démons et kappa qui étudient avec des maîtres habillée à l’occidentale, parodie du système éducatif mis en place par le gouvernement de Meiji.

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Semaine shôjo 2018 – Le shôjo qui m’a le plus émue

Comme chaque année au mois d’avril, le club shôjo organise la semaine shôjo. Comme chaque année la semaine shôjo est accompagnée d’un événement interblog. Cette année, nous sommes invités à répondre à la question suivante : quel est le shôjo qui nous a le plus émus.

⇒ Sur Club Shôjo

Par shôjo il faut ici entendre manga pour femmes au sens large : shôjo, josei, shonen-ai et yaoi.

J’avoue que la question n’était pas évidente. À premier abord, je n’ai eu aucune réponse qui me soit venue à l’esprit. Je suis donc allée fouiller ma bibliothèque, j’ai passé en revue les shôjo et les josei que j’ai lus, il y en a qui m’ont particulièrement marqué, certaines m’ont fait verser une petite larme (voir plusieurs), mais lequel m’a le plus ému ? J’ai pensé à L’infirmerie après les cours, mais « ému » n’est pas le terme qui me convient le mieux pour parler de ce titre. Et puis, tout à coup, LE titre que je cherchais c’est présenté à moi comme une évidence : Tango, un yaoi d’Est Em.

Manga - Tango

Tango regroupe de nombreuses nouvelles, plus ou moins courtes. Si j’ai aimé la totalité du manga, il y aune nouvelle qui m’a tout particulièrement émue : Des cigales le long d’une route d’été.

Un vieil homme revient à Kyoto 42 ans après avoir quitté la ville pour le festival d’été où il avait l’habitude de jouer de la flûte avec son ami étant jeune. Il s’attend à le revoir, mais c’est un tout jeune Sakaki qu’il y rencontre, le petit-fils de son ami.

La musique et la ville font resurgir en lui les souvenirs de leur dernier défilé. Mais Keiji est revenu trop tard. Son ami, celui qu’il avait quitté, car il n’était pas possible de vivre les sentiments qui l’animaient à l’époque, n’est plus de ce monde. Rien que de le raconter l’histoire, j’en suis toute émue. Je la trouve tellement triste. Ce qui me touche tout particulièrement ce n’est pas tant le fait que les deux jeunes se soient séparés, mais le fait que Keiji revienne trop tard pour revoir son ami. Chacun semble avoir fait sa vie, une vie heureuse, mais dans une petite place au fond du cœur est resté le souvenir de ce chaud après-midi d’été. Le fait que l’un des deux meure avant d’avoir pu se revoir me rend tellement triste, c’est comme si cette histoire ne pouvait jamais trouver de conclusion.

En seulement quelques pages, Est Em a su m’émouvoir dans cette nouvelle, encore plus que dans les autres. Elle arrive à capter l’émotion d’un instant. Une lèvre posée sur la flûte, un regard qui porte au loin… et mon cœur chavire.

Au-delà de l’histoire, de cette histoire, j’aime beaucoup le dessin d’Est Em. Je le trouve très beau, sensuel et poétique. Je suis toujours touché par ses dessins, même sur une seule planche.

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Tango ~ est em
Lever de Rideau, dans Tango – Est Em
retrouvez la semaine shôjo sur les blog partenaire

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Read-a-thon Un mois au Japon 2018

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C’était ce week-end… J’avais préparé ma pal et puis j’ai complètement oublié ! Réunion de famille, visite en urgence chez le véto et autres complication ont fait que ça m’es complètement sorti de la tête. Je n’ai pas ouvert mon ordi depuis jeudi soir et ce n’est qu’en faisant un petit tous sur facebook ce matin que j’ai vu les billet de mes camarades rathonienne.

Comme dit l’adage : mieux vaut tard que jamais. Alors je rejoins mes camarades pour une dernière journée de lecture.

Héraclès (mon chat) n’a finalement rien de grave, les réunions familiales sont finies, la petite est en vacance  chez sa grand-mère et moi j’ai le reste de la journée pour lire les livres que j’avais prévu pour le week-end 🙂

Au menu : Le tombeau des lucioles et Éclats d’Âme.

Mais d’abord un  petit tours chez les rathonniens :

Après un petit tour chez mes camarades, il était temps de manger et nous somme sorti manger dehors. Retour à la casa, quelques plantes à rempoter (je profite d’un rayon de soleil) et enfin je me pose avec un bouquin.

J’ai lu le premier tome d’éclat(s) d’âme de Yuhki Kamatani et je l’ai trouvé pas mal du tout. J’ai très envie de découvrir la suite.

Couverture Eclat(s) d'âme, tome 1

Faudrait maintenant que j’enchaîne sur le Tombeau des lucioles mais… impossible de mettre la main dessus !!

Je prends ça comme un message subliminal envoyé par les piles de bouquins qui attendent que je leur fabrique une bibliothèque.

Après avoir scié et poncé plusieurs planches de bois, me revoici sur mon canapé. Je n’ai pas retrouvé le Tombeau des lucioles, je crois bien que pour le rendez-vous de demain c’est encore raté T_T.

De toute façon j’ai pas trop la tête à lire un truc aussi déprimant. Du coup j’ai opté pour une lecture plus ludique. J’ai piqué un manga dans la bibliothèque de Yomu-chan : le tome 2 de Golden Kamui.

Mais avant de me remettre à la lecture je vais faire un tour chez mes camarades.

J’ai fini mon mini marathon avec un second ce manga. 9a aurait été un tout petit marathon pour moi, mais deux jolies lectures. Avec ce second tome j’apprécie de plus en plus la série Golden Kamui, non pas pour son histoire mais pour tout ce qu’on y apprends sur la culture Aïnu. Très intéressant.

Golden Kamui 2 (Golden Kamui, #2)

Même si je suis arrivée un peu tard et que je n’ai pas eu beaucoup de temps à consacrer à ce read-a-thon (même ces lignes je les écris avec 1 jours de retard) c’était encore une fois un plaisir de partager ces moment de lecture avec les read-a-tnonies 🙂

J’espère trouver le temps dans les jours qui viennent pour vous parler de ces deux petites lectures.


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Le garçon et la bête – Mamoru Hosoda

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler d’un très beau dessin animé japonais : le garçon et la bête. Un fable très riche, avec de l’action, de l’humour mais aussi de beaux messages ,réalisé par Mamoru Hosoda en 2016

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Ren, un petit garçon de  9 ans a perdu sa mère dans un accident. De lointains parents qu’ils ne connait pas ont été désigné par le juge comme tuteurs, mais lui il voudrait que son père vienne. Où est-il se père ? Furieux Ren s’échappe et erre, solitaire dans les rue de la ville, échappant aux policiers à l’affût d’enfants fugueurs.

C’est dans une ruelle qu’une rencontra va changer sa vie. Kumatetsu, une bête surnaturelle, lui propose de le suivre dans le monde des bêtes et de devenir son disciple. Ren devient Kyuta, le petit humain disciple d’un ours mal léché qui rêve d’affronter en duel la candidat que tout désigne pour être le prochain seigneur. Kumatetsu et Kyuta vont apprendre l’un de l’autre et devenir bien plus qu’un maître et son élève, ensemble il forment une véritable famille, à laquelle faut ajouter le bonze novice et le singe malicieux, les deux seuls amis de Kumatetsu.

Mais Kyuta est un humain et il faudra qu’un jour il affronte son passé et sa condition humaine. La rencontre avec une jeune femme qui rêve d’indépendance et d’émancipation va beaucoup lui apporter. Il va retrouver goût à la vie chez les humains, mais les ténèbres le guettent, les siennes et celle d’un autre, car la haine et le mensonge ne sont qu’assombrir le cœur. C’est un peu le message de se film. Le mensonge, même bienveillant ne peut rien donner de bon. Et la haine que l’on garde enfermé au fond de notre cœur risque de nous exploser en pleine figure. Il faut aller de l’avant, s’apaiser, accepter le passé, même douloureux, et apprendre à aimer ce que la vie nous donne. Car finalement, si la vie a été très dure avec Ren, elle lui a aussi beaucoup donné. Après avoir perdu sa famille il s’en est reconstruite une autre. Il a su trouver sa place ou plutôt se faire une place.

La famille, la paternité, la quête d’identité, le dépassement de soi ou encore l’entraide et les relation avec autrui sont autant de sujet que l’on aborde tout au long de se film, très riche. Le film est d’ailleurs assez long, près de deux heures, mais je le regarde toujours avec beaucoup de plaisir. C’est bien rythmé.

Le ton entre le début et la fin est très différents, le personnage grandi et le ton change avec lui. On a beaucoup de burlesque quand Kyuta arrive chez les bêtes et est encore un enfant. On est dans l’énergie, l’extériorisation, les colères et les rires. Alors que le ton devient beaucoup plus sérieux et sombre à la fin du film, Kyuta devient plus adulte, se pose des questions, s’interroge sur sa place et son avenir. Cette différence de ton est un peu déstabilisante la première fois, mais elle suit le cheminement du héro  que l’on découvre  enfant butté et devient un jeune homme qui a soif de savoir.

Une belle animation, de belles images, colorées. C’est drôle, c’est triste, c’est intelligent… un très beau film pour toute la famille (sauf peut-être pour les tous petits parce qu’il y a quand même quelques scènes un peu difficiles pour les plus sensibles). Décidément Mamoru Hosoda est un incontournable à la maison.

⇒ à lire aussi l’avis de El Tooms

⇒ sur le site Kazé anime

⇒ le dvd sur Amazon


challenge un mois au japon

 

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Avril 2018 – un mois deux destinations : Japon et Belgique

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Comme chaque mois d’avril, Lou & Hilde ouvrent les porte de leur agence de voyage pour nous amener au Japon. Un programme chargé, mais aussi la liberté de proposer tout ce qui nous fait envie sur le Japon sont au rendez-vous.

Le Japon ayant longtemps été un des principaux sujet de ce blog, c’est un rendez-vous que je ne peux pas manquer, même si j’avoue que le Japon et la littérature japonaise (sous toutes ses formes) occupe une place de moins en moins importante dans mes loisirs. C’est l’occasion pour moi, le temps d’un mois, de renouer avec mes premiers amour bloguesques.

Programme hebdomadaire :
Les rendez-vous :

(je met en gras les rendez-vous qui me tentent le plus sans que je n’ai pour le moment rien prévu de particulier)

  • 2 avril : la ville à l’honneur
  • 3 avril : Amélie Nothomb (au Japon)
  • 5 avril : plume féminine
  • 9 avril : Aki Shimazaki – Romans des cycles Le Poids des Secrets, Au coeur du Yamato, L’ombre du chardon
  • 10 avril : journée 100% zen
  • 12 avril : journée du chat nippon
  • du 13 au 15 avril : read-a-thon
  • 16 avril : Le tombeau des Lucioles
  • 17 avril : rendez-vous polar
  • 19 avril : plume masculine
  • 23 avril : rendez-vous histoire avec un sujet autours de la deuxième guerre mondiale et de la bombe atomique
  • 24 avril : samouraï
  • 26 avril : Geisha
  • 30 : yôkai

challenge un mois au japon

envie de participer ? Rendez-vous ICI et LA


la semaine shôjo :

A ce voyage déjà bien chargé, j’ajoute une escale au Club Shôjo, qui tous les ans en avril, propose l’événement interblog La semaine Shôjo. Des années que je fait partie du club et j’ai pas l’intention de me défiler en 2018. Va falloir de j’aille fouiller dans mes bibliothèques manga (et aussi celles de Yomu-chan, notre spécialiste shôjo maison). La semaine shôjo c’est du 23 au 28 avril.


Mais avril c’est aussi le mois Belge d’Anne et Mina. Je découvre tout juste cet événement et ai envie d’y faire une petite escale. Là encore, il y a des rendez-vous commun mais aussi une totale liberté, pourvu que ce soit un livre et que l’auteur soit belge.

les rendez-vous :
  • dimanche 1er : poésie
  • mardi 3 : un classique belge (avant 1960)
  • vendredi 6 : Paul Colize
  • lundi 9 : nouvelles
  • mercredi 11 : BD belge
  • vendredi 13 : roman ou album jeunesse
  • mardi 17 : Caroline Lamarche
  • vendredi 20 : auteur flamand
  • mardi 24 : « mauvais genre » (polar, fantasy,fantastique)
  • vendredi 27 : au féminin

Pour ma part je n’ai encore aucune idée de ce que je vais bien pouvoir lire. Des BD belges j’en ai plein les étagères mais… je vais tout de même pas parler de Tintin ? si ?

J’ai fais quelques recherches (très, très rapides) pour voir si je trouvais les auteurs qui m’ont été conseillé à la bibli. Mais rien, aucun. Alors j’ai eu une idée. Pour moi, ce sera lecture surprise ! J’ai chargé mon petit frère qui vit dans la capitale belge de m’envoyer un livre, à lui de choisir. Vous me direz que je me complique la vie pour rien, nombreux sont les auteur belges publié en France. Certes, mais c’est bien plus drôle de voir ce que mon frère va me dégoter. Je suis très curieuse de voir ce qu’il va me proposer 🙂

envie de partir en Belgique ? C’est ICI que ça se passe .


A très bientôt pour ces escales livresques et bien d’autres

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Un moi au Japon c’est fini !

En avril j’ai renoué avec mes premières amours bloguesques, à savoir le Japon et les japonaiseries, grâce au challenge Un mois au Japon initié par Hilde et Lou (ici ma petite présentation).

J’ai eu du mal à trouver du temps et je n’ai pas pu parler de tout ce que j’avais prévu. J’ai un sac plein d’album jeunesse que je n’ai pas pu présenter, des brouillons d’articles qui traînent de ci de là mais ça y est ! Avril c’est fini et le mois du Japon aussi !

Depuis hier c’est le mois italien 😉

Le temps est venu de faire un petit point (avec 2 bonnes journées de retard) de tous les articles publiés dans le cadre du challenge :

Littérature :

Dans cette catégorie je me suis contentée d’une petite rétrospective sur les plumes féminines japonaises déjà chroniquées sur Ma petite Médiathèque. A cette occasion je parlait de l’incontournable  Yôko Ogawa, mais aussi de la plus discrète mais non moins talentueuse Minako Oba. Mais aussi de 2 autres romans que je vous laisse aller découvrir.

Manga :

Dans cette catégorie j’ai proposé plusieurs articles, étonnant non ?

Cinéma :

J’avais prévu d’être adulte et de présenter des films, des vrais mais… j’ai finalement mis à l’honneur le cinéma d’animation 🙂

littérature jeunesse :

Dans cette catégorie je n’ai pas pu présenter tout ce que j’avais prévu, ni ce que j’ai déniché au cours du moi. Je suis un peu frustrée mais ce n’est que partie remise. Mois du Japon ou pas il y aura toujours des chroniques littérature jeunesse et un petit vent nippon sur Ma petite Médiathèque. J’ai tout de même réussi à trouver le temps de vous présenter Urashima, un petit album chiné au hasard de mes flâneries, juste avant que le mois du Japon ne commence. A cette chronique album jeunesse j’ai fait écho avec le retour de ma rubrique image pour le plaisir des yeuximage pour le plaisir des yeux #19 ~ Urashima Taro.

Photos :

Il y a mes photos avec le détournement du projet 52-2017 au quel j’ai tenté de donner une teinte nippone :

Et aussi avec mon petit o’hanami personnel 🙂

Et puis il y a les photo des autres, enfin les photos de Takashi Yasui, que j’ai mis à l’honneur pour le thème commun Kyoto.

Et aussi :

Hiroshige !!! Enfin depuis le temps que j’avais envie de vous parler de ce maître de l’ukiyo-e, j’ai profité de la thématique Tokyo pour présenter une petite sélection des cent vue célébre d’Edo.

J’espère que vous avez aimé ce voyage au pays du soleil levant en ma compagnie. Nous y retournerons bientôt avec d’autres chroniques. Je vous invite aussi à venir en Italie avec moi en ce moi de mai.

Sore jaa, mata

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[Semaine shôjo] quel est le shôjo qui a eu le plus d’impact dans ta vie et pourquoi ?

C’est avec un très grand plaisir que je remets le couvert pour une nouvelle semaine shôjo organisé par le Club Shôjo.

Pour ceux qui ne connaissent pas encore la semaine shôjo, je vous renvoie à mon article de présentation.

Cette année la question qui nous est imposée est :

quel est le shôjo qui a eu le plus d’impact dans ta vie et pourquoi ?

La question est assez difficile parce que la première réponse qui me vient à l’esprit c’est  : aucun ! Je n’ai pas lu beaucoup de shôjo, josei ou yaoi et aucun ne m’a laisse une impression assez forte pour avoir un impact dans ma vie. Certain m’ont amusé, d’autres mon marqué par la force de leur récit, d’autres m’ont fait pleurer… Mais tout cela n’a eu aucun impact sur le cour de ma vie.

Couverture L'infirmerie après les cours, tome 01J’ai pensé alors présenter un titre qui, sans avoir changé ma vie, est entré en résonance avec mes émotions de façon étonnante et inattendue de ma part. Je pense à L’infirmerie après les cours.

La première fois que j’ai entendu ce titre j’ai pensé à un truc chelou (vous voyez ce que je veux dire ?). Puis j’ai lu quelques manga de Setona Mizushiro, je n’étais pas complètement convaincue. Mais le titre l’infirmerie après les cours m’était fortement conseillé. Alors, le jour où je suis tombé sur les premiers tomes d’occasion j’en ai profité pour voir de me propres yeux. Et j’ai pas été déçue ! J’ai d’ailleurs cherché la suite et lu la série dans son intégralité (et j’ai adoré la fin !). C’est sans doute le meilleur manga de l’auteur qui m’ai été donné de lire. Du moins celui qui parle le plus.

Le thème de l’identité sexuelle, avec des personnages qui changent de sexe, n’est pas nouveau. Il existe plusieurs autres titres et j’en avais lu quelques uns. C’est un sujet qui me touche particulièrement, depuis toujours. Je me souviens encore de mon premier voyage en France, j’avais 12 ans et je découvrais le club Dorothée. J’avais beau rien comprendre (mon français était très approximatif), j’avais été fasciné par Ramna 1/2. Je voulais être comme lui/elle. Pouvoir changer de sexe d’un simple jet d’eau. Ce sentiment ne m’a jamais quitté, même en grandissant, je gardais en moi cette idée, comme une sorte d’idéal inatteignable. Il y en a qui rêvent d’immortalité moi je rêvais d’hermaphrodisme. Je voulais devenir un escargot, quoi 😀

J’avais beau avoir plus de 30 ans quand j’ai découvert L’infirmerie après les cours, sa thématique très centrée sur les problèmes existentiels de l’adolescence (l’identité sexuelle mais pas seulement) est tout de suite entré en résonance avec mon enfant intérieur. C’est ça ! C’est exactement ça, me suis-je dit en le lisant.

Je ne peux pourtant pas dire que la bd a eu un impact sur ma vie, il arrivait 20 ans trop tard pour cela. Mais, je pense que si je l’avais lu à l’époque cela m’aurait mis une sacrée claque et que son impact sur moi aurait pu être plus important. Enfin, c’est difficile de dire ça maintenant. Mais c’est vrai que les questions soulevées par ce manga me torturaient pas mal l’esprit quand j’étais ado et je ne me souviens pas avoir lu quoi que ce soit à l’époque qui en parlait. Du coup je ne trouvais aucune réponse nulle part et je me disais que j’étais vraiment bizarre. Finalement ce manga aura quand même eu un effet : celui de me conforter dans l’idée (beaucoup trop tard) que je ne suis pas si bizarre que ça et que de nombreux autres ados se sont posés les mêmes questions que moi.

Kuma to interi - Basso: Après avoir longuement réfléchi à la question que le club shôjo nous pose, une autre réponse c’est finalement offerte à moi. Ce n’est pas UN manga en particulier qui a eu un impact sur moi, mais un genre : le yaoi.

Bon, c’est un peu difficile d’en parler ouvertement ici, c’est quand même très intime. Il m’a fallu un an pour faire mon coming-out et oser dire ouvertement que je lisais du yaoi. Je me sentais mal. Sans doute ma bonne éducation catholique. J’avais l’impression de cacher un honteux secret et comme je suis incapable de mentir, même par omission, j’étais vraiment mal à l’aise, surtout vis à vis de Chéri. Je ne tenais plus. Un jour j’ai décidé de tout lui avouer. « Faut que je te parle ». Je vous assure que j’avais vraiment la trouille, quand je parle de coming-out, je n’exagère pas. J’étais très nerveuse mais j’ai tout déballé. Là, Chéri me regarde avec de gros yeux ronds et puis il explose de rire. J’en était sûr, qu’il me dit… Mon visage s’est aussitôt embrasé ! J’avais l’air bien bête avec mon gros stress de sainte ni touche… Ah ! Je vous jure. Une vraie gamine.

Après ça, je me suis sentie bien mieux. Je n’avais plus honte, j’ai timidement été regarder des forums et je me suis rendue compte qu’il y avais beaucoup de filles comme moi. Je n’étais pas tordue, ni spécialement perverse, enfin pas plus que tout un tas d’autres fan de yaoi XD  Là oui, ma vie à changé ! Pas tellement dans les faits, mais dans ma tête. Je me suis sentie plus sereine, plus normale. Plus détendue.

Dans le yaoi, comme dans le titre précédemment cité, je trouvais aussi un écho à mes interrogations concernant l’identité sexuelle. Ce n’est pas seulement l’aspect érotique du manga qui me plait, mais celui de pouvoir m’identifier à un personnage masculin (ou faussement masculin devrais-je dire), une projection qui donne plus de liberté. Je ne peux pas m’identifier aux héroïnes fleur bleu des shôjo romantique, ce qu’elle renvoient est une position de la femme à laquelle je n’adhère pas, mais si l’héroïne romantique est un garçon alors ça change tout, je peux laisser libre cours à mon romantisme sans pour autant avoir l’impression de trahir un idéal féministe. Enfin, je sais pas si je m’explique bien, mais vous avez compris l’idée.

Finalement aujourd’hui je lis très peu de yaoi. Pas le temps, pas forcement l’envie non plus, trop de titre qui se ressemblent aussi peut-être. Et puis surtout j’ai grandi, j’ai vieilli, je suis passé à autre chose. Mais je sais que le yoai en général et quelques auteurs en particuliers (Basso et Est Em pour n’en citer que deux) ont eu un grand impact sur une période précise de ma vie et que ces lectures ont sans doute contribué à ce que je suis maintenant. Pas tant par ce qu’elles racontent mais par ce qu’elles ne racontent pas, par ce qu’elles représentent. Une certaine forme de liberté et aussi de libération.

Bon maintenant je vais me cacher dans un trou parce que je me sens un peu embarassée de vous avoir raconté tout ça !

Image associée


Le mot de Yomu-chan 

Alors, moi aussi je me sens un peu désemparée face à cette question : Quel est le shojo qui a eu le plus d’impact sur ma vie ? Ce genre de question me pose toujours problème parce que je lis beaucoup, et beaucoup de choses différentes. Et si évidemment par mes lectures j’apprend des choses sur la vie et que je me fabrique en partie avec ces choses, je ne suis pas forcément capable de me rappeler où et quand j’ai lu ça. Je confond mes lectures, associe deux histoires, deux personnages, et finalement je me réapproprie tout ça et suis assez incapable de vous dire qui, quoi, où, quand et comment.  En plus je suis très nulle pour me souvenir des titres et c’est d’autant plus vrai quand ces titres sont en japonais (ce qui est ici le cas parce que beaucoup des shojos que j’ai lu étaient des scans).

Mais commençons d’abord par dire que le shojo en lui-même (sans citer de titre en particulier) a eu un vrai impact sur ma vie. D’abord parce que j’ai fais mes premiers pas dans l’univers du manga avec Naruto et que j’ai continué sur ma lancer avec des shonen plus BOUYASHACA BASTON SUPER LASER DE LA MOOOOOORT BLLLAAAA BOOOUM PAAAF et que je partageais ces lectures (et visionnages surtout) avec mon tonton, avec un de mes copain et… c’était tout ! Du coup je me construisait sur un modèle plutôt masculin (et ma maman en pleine quête identitaire ne m’était pas ici d’un grand secours). La découverte du shojo (d’abord pas du tout assumée parce que LOL MDR LES FILLES C’EST DES TAPETTE JE SUIS PAS COMME CA BERK) m’a finalement permis de m’identifier à un autre modèle, à vivre des histoires cul cul la praline et à me rendre compte que j’aimais bien ça. C’est donc avec la lecture de shojo (ah c’est marrant, si le shonen j’ai plus l’habitude de les regarder en dessin animé, les shojo je préfère les lire) pris conscience d’une autre facette de ma personnalité. En fait, quand j’y pense ma découverte des mangas avec les shonen c’est faite dans l’enfance vers mes 8/9 ans, celle des shojo correspond plus à mon adolescence (je devais être au collège). Et finalement, même si je n’ai jamais vraiment délaissé le shonen (d’ailleurs je lis beaucoup plus de shojo mais mes mangas préférés sont des shonen : FMA EN FORCE), en grandissant encore un peu je me suis lassée des shojo. Parce que, comme Bidib l’a dit, la représentation des femmes véhiculée dans la majorité de ces mangas ne correspond pas à ma vision des choses. Donc si le shojo m’a en partie appris à être une fille, il m’a aussi poussé au questionnement sur ma condition de femme.

Oulah cette rétrospective sur ma lecture shojotesque s’avère bien plus pertinente que ce que je pensais.

Bon il s’agit maintenant de faire un effort et de chercher à vous donner des titres significatifs qui m’ont marqué dans la viiiiie. Alooooors j’actionne mes neurones….

Mmh ! Je suis obligée de vous parler de Fruits Basket. Alors en terme philosophique et sociologique je n’arrive pas à trouver grand chose d’intéressant à dire. Mais c’est un des premiers shojo que je me suis mise à suivre activement (j’ai toute la série sur mon étagère *-*) et puis sans savoir vraiment l’expliquer c’est un titre qui m’a marqué. Là je ne sais pas si ça illustre mes précédents propos sur mon identité féminine, je pense plus que ça relève d’un talent narratif, de mon attachement aux personnages et à l’univers proposé… Je suis désolé j’ai du mal à intellectualiser mon amour pour ce manga.

Par contre il y a deux autres titres que j’aimerais évoquer avec vous : il s’agit de Switch Girl et de No longer heroïne. Si j’aurais beaucoup de choses à reprocher à certains choix narratif, ces deux mangas m’ont tout de même marqué parce qu’ils sont, je pense, les représentant d’un nouveaux mouvement que je trouve louable. Ils ont le mérite de proposer des héroïnes très filles, avec des préoccupations (certes encore un peu stéréotypées) très féminines mais qui ne les empêche pas d’être… DES ÊTRES HUMAINS ! Elles pètent, elles rotent, elles s’épilent, etc. Et surtout elles conservent une forme de naïveté fleur bleu mais sont capables de mesquineries, de se mettre en colère, de faire de l’humour… Elles restent séduisantes (parce qu’elles trouvent toute les deux un petit ami) mais elles ne sont pas cloîtrées dans un usage limité de l’espace, elles ne sont pas contrainte de se cacher pour éternuer, elles font du bruits en public et enfin elles sont nous quoi. Bref vous avez compris, il y a à travers ces deux personnages une modernisation de la lycéenne et ça fait du bien. C’est encore un peu grotesque mais en même temps c’est léger et ça permet d’offrir à de jeunes lectrices une nouvelle représentation du monde (qui ne les empêche pas de vivre une histoire d’amour).


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image pour le plaisir des yeux #19 ~ Urashima Taro

Il y a quelques jours je vous parlais de l’album Urashima, alors que je faisais quelques recherches sur le livre je suis tombé sur ces quelques images que j’ai eu envie de partager 🙂

Résultat de recherche d'images
Urashima Tarō par Kuniyoshi Utagawa
Paris, BnF, Manuscrits japonais – XVII siècle – anonyme
Urashima par Yoshitoshi
Urashipa par Evui
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