petit panier de romans #6

petit panier de romans #6

12 janvier 2022 9 Par Bidib

Coucou tout le monde. Pour mon premier panier de romans de l’année, je vous propose 3 lectures très différentes les unes des autres.

Les sept morts d’Evelyn Hardcastle

Couverture Les Sept morts d'Evelyn Hardcastle

de Stuart Turton (2018)

C’est chez FondantGrignotte que j’ai découvert ce roman fantastique britannique. Elle en disait beaucoup de bien et le pitch, avec boucle temporelle, m’intriguait. Je l’ai donc acheté après avoir vu sa vidéo, mais devant le beau pavé de 600 pages j’ai mis quelques mois à trouver le courage de me lancer. C’est donc en décembre, à la faveur des journées sombres et pluvieuses que je me suis enfin décidé. Et c’était une excellente idée ! Le roman collait parfaitement à mon envie du moment et j’ai adoré. Mais avant de vous dire pourquoi, quelques mots sur l’histoire.

Notre héros se réveille au petit matin, dans les bois, blessé, affolé, la tête vide. Où est-il ? Qui est-il ? Que fait-il ici ? Croyant être témoin d’un assassinat, il parvient à rejoindre la demeure des Hardcastle où il séjourne avec de nombreux invités pour une fête donnée en hommage à la fille de la famille. Ce qu’il va découvrir est bien au-delà de toutes les plus folles imaginations. En effet, notre héros va se retrouver prisonnier d’une boucle temporelle. Chaque matin il va se réveiller et vivre la même journée. Il doit, à tout prix, résoudre le mystère qui se cache derrière l’assassinat d’Evelyne Hardcastle s’il veut s’en sortir. Il va donc vivre encore et encore la journée de ce tragique évènement.

J’avais été intrigué par cette histoire de boucle temporelle et c’est ici très bien exploité. J’ai vraiment été prise par l’intrigue qui se complexifie au fur et à mesure et apporte un aspect particulièrement original au thème de la boucle temporelle, un élément qui fait toute la différence, mais je ne veux pas trop vous en dire pour vous laisser le plaisir de la découverte. En tout cas, j’ai vraiment aimé la façon dont l’auteur s’approprie le thème et en fait quelque chose de plus complexe que la simple revisite du même jour.

Bien que le livre soit très long et qu’il y ait des passages descriptifs ou des moments où il ne se passe pas grand-chose, j’étais vraiment prise au jeu, jeu d’ambiance (haute société décadente de la fin XIXe), jeu temporel, jeu d’enquête… Pas un instant je ne me suis ennuyée. J’ai dévoré le gros pavé en bien moins de temps que prévu. J’avais vraiment plaisir à y replonger, j’étais curieuse de voir quelle surprise révélait chaque jour, qu’elle serait le nouveau point de vue, ce que l’enquête autour du meurtre de Evelyn allait révéler. Et l’affaire se relève beaucoup plus complexe qu’on ne se l’imagine et j’ai été surprise par les révélations finales que je n’avais pas vues venir.

Quant à l’aspect fantastique de l’histoire, c’est assez flou, on nous livre bien une explication, mais je l’ai trouvé assez étrange, cela nous laisse avec autant de questions que de réponses. Mais finalement, cela n’est pas vraiment gênant, car ce n’est pas tellement le pourquoi qui m’intéressait ici, mais le comment.

J’ai adoré ce roman, d’autant plus que je ne m’y attendais pas. Je n’ai pas l’habitude de lire ce genre d’histoire et j’avais un peu peur à cause du nombre de pages. J’ai très vite été prise dans l’histoire et j’ai beaucoup aimé le style de l’auteur que j’ai trouvé très fluide et agréable à lire. Une très belle découverte. Merci Fondant de m’avoir fait découvrir !

Les sept morts d’Evelyn Hardcastle est le premier roman de Stuart Turton, autant dire qu’il commence fort ! La rumeur dit qu’un nouveau roman va sortir en 2022, je vais guetter ça. 🙂

L’avez-vous lu ? Vous fait-il envie ? Avez-vous d’autres lectures de ce genre  me conseiller ?

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→ Stuart Turton (Twitter)

avec cette lecture je participe au challenge de l’imaginaire, au challenge le tour du Monde en 80 livres, au challenge objectif PAL, au challenge Petit BAC et au challenge Polar et Thriller et challenge British Mysteries

clin d’œil au challenge Des livres (et des écrans) en cuisine avec quelques passages à table et dans les cuisines du manoir


La valse des petits pas

Couverture La valse des petits pas

de Claire Renaud (Fleuve éditions, 2022)

J’ai découvert ce roman grâce aux édition Fleuve et à NetGalley, j’avais été attiré par la couverture qui m’a tout de suite fait penser au challenge des livres (et des écrans) en cuisine. Je ne connaissais pas l’autrice et je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Ce petits roman (186 pages) a été une très agréable surprise.

Un restaurant parisien, un petit restaurant familial, un soir de semaine. Des couples, un barman, une serveuse. Voilà le cadre du roman. L’originalité du récit se fait dans la narration, à chaque chapitre, un nouveau point de vue. On observe la salle les différentes tables et les couples qui les occupent à travers les yeux de différents clients et du barman qui revient plusieurs fois. Les clients s’observent les uns les autres, émettent des hypothèses sur leurs voisins, mais aussi, et surtout, se posent beaucoup de questions sur leur propre situation, sur leur vie de couple. Car il faut le dire, tout tourne autour de ça : l’amour ou ce qui aurait dû être de l’amour. Il y a les couples en devenir, ceux qui se quittent, ceux en détresse, ceux qui ne fonctionnent pas ou ne fonctionnent plus, et il y a cet homme seul, mais l’est-il vraiment ?

Les histoires de cœur et moi… ce n’est pas vraiment le grand amour, j’aurais pu m’ennuyer ou passer à côté de cette lecture. Pourtant je me suis beaucoup amusé. J’ai adoré le jeu de ping-pong narratif nous amenant d’une table à l’autre, découvrant les mêmes personnages sur des perspectives différentes, découvrant leurs pensées intérieures. Une multitude de personnages, tous différents les uns des autres, dépeignant des vies différentes, des milieux différents, tous touchants.

J’ai passé un très bon moment avec ce récit, j’ai beaucoup aimé l’écriture, et je suis ravie malgré un thème qui ne me touche à priori pas vraiment. Je suis maintenant très curieuse de découvrir d’autres textes de Clair Reneaud.

Si vous aimez les portraits, les tranches de vie, les récits qui se lisent vite, ce livre est pour vous !

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La bibliothèque de minuits

Couverture La Bibliothèque de minuit

de Matt Haig (Mazarine éditions, 2022)

J’ai découvert ce roman grâce aux éditions Mazarine et NetGalley, j’avais été attirée par le titre et la couverture. Un bon roman, mais avec quelques défauts.

Nora, l’héroïne est dépressive. Elle vit dans le regret de toutes ses opprutnités ratées, dans la culpabilité et ne s’aime pas beaucoup. Ce matin-là, son chat est mort et, comme un malheur ne vient jamais seul, elle perd aussi son boulot. S’en est trop ! Trop de solitude, trop de vie de m***, elle finit par avaler ses cachets et dire au revoir à la vie. Mais la vie n’en a pas fini avec elle, elle se réveille dans un étrange endroit, elle pénètre dans une bibliothèque qui semble infinie et où l’attend la gentille bibliothécaire de son collège. Elle découvre alors qu’elle est dans la bibliothèque de minuit, un lieu entre la vie et la mort où elle a l’opportunité d’essayer toutes les vies qu’elle n’a pas eues. À chaque décision prise, une nouvelle vie se forme. L’occasion pour Nora de revenir sur tous ces regrets et de voir quelle aurait été sa vie si elle n’avait pas arrêté la natation, si elle n’avait pas arrêté la musique, si elle n’avait pas rompu ses fiançailles… la liste des regrets est longue et après il y a encore beaucoup d’autres possibilités. On va donc suivre Nora dans cette longue exploration.

Longue étant le mot qui fâche. J’ai adoré le concept. Je trouve que c’est une jolie idée à explorer, et j’adhère complètement au message. Sauf que je n’ai pas besoin de 416 pages pour comprendre. Le fait est qu’une fois qu’on a compris le principe de la bibliothèque et expérimenté 2, 3 vies, on sait où l’auteur veut nous mener. On sait qu’elle sera la conclusion de tout cela. Sauf qu’il nous reste encore plus de la moitié du livre à lire.

Alors oui, j’adore le concept, mais j’avais hâte que la conclusion tant attendue arrive. Et j’ai passé un bon tiers du livre à me demander “c’est quand qu’on arrive ?” (oui, avec l’intonation des gamins dans la voiture sur la route des vacances). Je trouve dommage que l’auteur fasse trainer en longueur son récit, le texte aurait eu beaucoup à gagner en étant un peu plus court.

Par ailleurs, je n’ai pas vraiment accroché avec le personnage principal qui m’a plus agacé que touché. On nous la présente comme une femme intelligente, étudiant la philosophie, faisant de la musique… pourtant elle se comporte comme une petite fille capricieuse, reste campée sur ses positions malgré les leçons reçues, est très longue à la détente et n’a pas vraiment de répartie. Elle n’avance pas ou trop lentement à mon goût, comme le récit.

Alors, soyons clairs, je n’ai pas passé un mauvais moment, c’était sympa, ça se lit facilement, il y a une jolie idée de départ et ça donne une belle leçon de vie. Mais c’est beaucoup trop long, ce qui a vraiment gâché mon plaisir.

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