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Petit panier de manga #35

Coucou, me voici avec un nouveau panier. Aujourd’hui, direction la Chine et le Japon avec 4 titres : un one-shot, un premier tome et 2 suites.

Chine : Regards croisés

Couverture Chine : Regards Croisés

collectif (Casterman, 2009)

C’est chez Blandine que j’ai repéré ce recueil. Comme la culture chinoise m’intéresse, j’ai eu envie de le lire. Je trouvais ça intéressant de pouvoir découvrir plusieurs auteurs de manhua en un seul tome.

Ce volume regroupe 11 histoires courtes, écrites par des auteurs français et des auteurs chinois. Les histoires sont très différentes les unes des autres autant d’un point de vue graphique que d’un point de vue narratif. Certaines m’ont beaucoup plus, d’autres pas du tout.

Les histoires étant très différentes les unes des autres, je vais livrer mon avis en quelques mots pour chaque nouvelle.

Le chant des grenouilles de Zhang Xiao Yu

Peut être un dessin animé de texte qui dit ’cité en periphérie de ville d'un côté, une s'élevait dans mouvement incessant et chaotique grues derrière des montagnes de déchets, s'étendait monde des bulldozers l'autre, dissimulée paysans ses champs laissés friche. Notre école arqar foe univers Aussi redars engendrat souvert l'objet mes préoccupations alors concret. agissait d'un de mes h justement devant qui s'appelait Pan Ming. கAm mes patience n'importe bornée.qu’Un jeune professeur est muté dans une école d’une ville nouvelle, dans le quartier qui sépare la ville de la campagne. Un élève fait le mur chaque nuit. Quand des sous-vêtements de filles sont volés, les enseignants ont vite fait de l’accuser. Le mutisme de l’élève ne fait qu’aggraver la situation. Mais quand finalement la preuve de son innocence est trouvée, l’élève a disparu. Le professeur, se sentant coupable, se rend dans le petit village d’où il est originaire, et là il va vivre une drôle d’expérience fantastique.

J’ai bien aimé cette histoire et son côté fantastico poétique. Et aussi la critique écologique qui se cache derrière cette histoire. La leçon d’humilité que reçoit aussi le professeur dans le village, alors que les villageois sont pauvres, ils n’hésitent pas un instant à préparer un grand banquet pour le remercier d’avoir fait le déplacement. Un conte écologique joliment tourné.

Graphiquement j’ai aussi beaucoup aimé.

Peut être un dessin animéThe King of Kowloon de Viravong

Dans ce très court récit, on fait la connaissance d’un vagabond qui prétend être le roi de Kowloon, un quartier de Hong Kong. Durant toute sa vie, il va couvrir le quartier de graffiti réclamant son dû. Ses graffiti vont devenir célèbres, mais toute sa vie il sera un vagabond.

Un récit intéressant dans la mesure où il nous fait découvrir cette figure locale (personnellement je n’en avais jamais entendu parler avant). Graphiquement j’ai bien aimé ce récit.

Le sceau d’or de Gu Bao Xin

Peut être une illustration de 1 personneContrairement aux deux histoires précédentes, nous quittons ici la Chine moderne pour nous rendre au XVe siècle.

Un artisan ayant travaillé à la réalisation de la cité interdite se vante un peu trop. Un jour il relève le secret d’un passage secret. Le soir même un inquiétant personnage se présente à sa porte. Il veut que l’artisan lui relève l’emplacement du passage secret. En échange des belles promesses, l’artisan accepte, mais il traira l’homme pour recouper un bel objet en or. Mais sa trahison ne sera pas récompensée.

Un conte historique plutôt sympa, servi par un dessin original, assez étrange. Le personnage principal à des bras extrêmement longs qui lui donnent une drôle d’allure.

Peut être un dessin animéMémoire(s) vive(s) de Bandini

Retour à Hong Kong, de nos jours. On suit ici un vieil homme qui remonte dans ses souvenirs et repense à la pieuvre qu’il avait adoptée enfant.

Un conte surréaliste assez étrange que je ne suis pas sure d’avoir compris.

Le trait de l’auteur en revanche m’a beaucoup plu, fin, avec des petits personnages tout en rondeurs aux bouilles sympathiques.

Géant de Han Feng

Peut être un dessinAlors là, je n’ai rien compris. Je pense qu’il s’agit d’une métaphore, mais la morale de cette histoire m’a complètement échappé.

Un géant qui détruit une ville. Puis il rapetisse et devient tout petit, il se chamaille avec des enfants, pour finalement se faire poursuivre par la population mécontente.

Que représente ce géant ? Est-ce une critique très déguisée du pouvoir ?

En tout cas graphiquement c’est plutôt sympa.

Le crachoir d’Anne Simon

J’ai détesté cette histoire. Je la trouve carrément dégoutante, dérangeante.

Une épouse d’un eunuque s’enfuit. Elle ne peut plus rester auprès de lui. Elle se réfugie chez une amie. Pendant ce temps-là l’eunuque accompagne un de ses amis dans une maison clause et là nous découvrons sa façon de concevoir les relations intimes (et j’ai des hauts de coeur rien que d’y repenser).

C’est dégueu.ça ne raconte rien d’intéressant sur la Chine et graphiquement ce n’est pas ma came non plus. Bref rien ne m’a plus dans ce récit.

Cartes postales de Hong Kong Chihoi

Ce récit prend une forme originale, pour chaque page nous avons une illustration et un texte, présenté comme le recto et le verso d’une carte postale. L’auteur cherche à répondre à la question “qu’est-ce qu’a changé à Hong Kong depuis que la ville est revenue sous l’autorité chinoise”.

Un témoignage intéressant.

Visa de Sylvain Saulne

Une histoire plutôt glauque, mais assez intéressante.

Un touriste français se retrouve chez une prostituée qui vend son corps pour économiser assez pour pouvoir se payer un visa qui lui permettra de quitter la ville.

Tape-cul de Laï Tat Tat Wing

Encore une histoire qui m’a perdu en chemin.

Un couple se dispute, vit tout un tas de péripéties en essayant se de fuir alors que le destin s’acharne à les réunir, jusqu’à ce qu’ils cèdent au destin, se remettent ensemble et découvrent que la ville entière est faite de couple comme eux. Et ça recommence.

Je n’ai pas bien compris ce que l’auteur cherche à dire avec cette histoire de couple hystérique et superficiel.

Graphiquement ça m’a laissée assez indifférente. J’aime bien le dessin, mais l’héroïne à une dégaine assez improbable avec plein de petites couettes. C’est un peu bizarre.

Harbin/Shanghai : 1980/2008 de Olivier & Denis Deprez

Peut être un gros plan de une personne ou plusUn étranger (un français ? un des auteurs ?) se rends à Shanghai, invité par le consulat. Assommé par le décalage horaire il se confronte au décalage entre le paysage qui ses dessine sous ses yeux et l’image qu’il se faisait de la Chine (une image d’un autre temps, à se demander s’il pensait faire un voyage dans le temps en prenant l’avion…). Bref, il est là, à regarder le paysage urbain qui ressemble à n’importe quel paysage urbain dans sa suite d’hôtel qui ressemble à n’importe qu’elle suite d’hôtel et il repense à la révolution culturelle, devenue un sujet tabou. De fil en aiguille il pense à Wang Shouxin, la dernière fusillée de la révolution culturelle.

Et ? Je ne vois pas trop où les auteurs veulent en venir. Je trouve qu’on n’en dit pas assez pour un récit historique, et que ça n’apporte rien d’intéressant pour un récit de voyage. Je suis vraiment resté sur ma faim.

Graphiquement j’ai bien aimé. Assez, sombre, mais cela colle à l’humeur du personnage (noir).

Peut être un dessin animéDe quelques drôles d’oiseaux sous les Ming de Yao Fei La

Le meilleur pour la fin ! J’ai beaucoup aimé le dernier récit du recueil que je trouve très drôle.

Sous les Ming, un fonctionnaire est appelé à la capitale pour une nouvelle charge administrative après quelques années passées à la campagne. En arrivant, il découvre la nouvelle mode : des oiseaux capables de transmettre des messages. Très vite il est complètement dépassé par cette mode, plus personne ne se déplace sans son oiseau, tous cherchent à se procurer le dernier modèle avec les dernières options et trop occupé à lire leurs messages, ne sont même plus capable d’avoir une simple conversation de vive voix. Quand en plus sa fille fait ce que l’on appelle une crise d’adolescence, notre vieux lettré est complètement dépassé.

J’ai trouvé cette histoire très drôle. La métaphore est transparente, ce qui la rend finalement d’autant plus drôle. N’ont-ils pas l’air ridicules tous ces lettrés avec leur oiseau ? Et nous avec nos portables ?

Graphiquement je l’ai aussi trouvé très sympa.

Comme vous pouvez le constater, mes avis divergent énormément d’une histoire à l’autre. Mais dans l’ensemble je suis plutôt contente d’avoir découvert cet album.

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c’est le titre que j’ai choisi pour le rendez-vous

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Don’t Call It Mystery, tome 03

Couverture Don't Call It Mystery, tome 03

de Yumi Tamura (Noeve grafx, 2021)

Je vous ai parlé du tome 2 de cette série dans mon dernier petit panier de manga. Nous y avions laissé Totonô à Hiroshima, en compagnie d’une lycéenne qui veut l’embaucher comme garde du corps. La jeune fille se retrouve en effet en concurrence avec ses cousins cousine pour l’héritage du grand-père. Or, à chaque génération, la succession est le théâtre d’étranges morts suspectes.

Dans ce troisième tome, nous retrouvons Totonô dans cette étrange famille. Les membres, bien que rivaux, ne semblent pas vraiment être violents et capables d’homicides. Pourtant des incidents semblent dire le contraire. Totonô va devoir d’abord découvrir qui est l’auteur de ces agressions. Ensuite il va s’intéresser à l’histoire de la famille et chercher à comprendre ce qui a vraiment pu arriver aux parents des cousins qui se disputent maintenant l’héritage. Derrière la légende familiale se cache un étrange mystère.

L’histoire est un peu étrange, avec des traditions qui remontent à l’ère Meiji dans une famille assez angoissante, mais suivre Totonô dans ses déductions est toujours un plaisir. Un plaisir grandissant, même. Plus j’avance dans le manga, plus je trouve ce personnage intéressant et attachant. Ce que j’ai adoré dans ce tome et que j’avais déjà remarqué dans les tomes précédents, c’est que l’air de rien Totonô donne de bonnes leçons à ceux qui au nom de la tradition maintiennent de façon de faire irrespectueuse et injustifiée. Un père de famille se fait par exemple remettre à sa place parce qu’il s’attend à ce que sa femme s’occupe de leur enfant, juste parce que c’est une femme. Tous ces messages féministes et progressistes, tombent ci et là un peu comme un cheveu sur la soupe, mais c’est ce qui les rend particulièrement drôles et percutants. C’est ainsi qu’est Totonô, toujours prêt à mettre les pieds dans le plat, l’air de ne pas faire exprès alors qu’il sait très bien ce qu’il dit.

Un tome très sympa. Un titre qui est devenu une de mes séries chouchous.

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Blue Period, tome 05

Couverture Blue Period, tome 05

de Yamaguchi Tsubasa (Pika édition, 2021)

C’est Mimiko qui m’a offert ce tome à Noël. Au fil des tomes la série est de moins en moins scolaire et s’intéresse de plus en plus aux développements des personnages, leurs états d’âme. Alors que dans les premiers tomes les personnages servaient de prétexte à distiller des informations sur les études d’art que l’on peut suivre au Japon et à donner de nombreux conseils pour améliorer sa pratique du dessin et de la peinture, ici c’est la peinture qui sert de prétexte à mettre en scène nos personnages.

Yatora a passé la première épreuve d’admission dans l’université qu’il vise. Mais ses épreuves n’ont pas seulement amélioré ses techniques de peinture, sa sensibilité a changé aussi. Et quand il se rend compte que l’un de ses camarades de lycée va mal, il délaisse son entrainement pour aller à sa rencontre. Ce/cette camarade est assez énigmatique. Leur relation est un peu étrange, depuis le premier tome Yatora se montre plutôt désagréable avec lui/elle. Il s’obstine à le traiter comme un garçon alors qu’elle semble vouloir exister en tant que fille. Dans ce cinquième tome Yatora semble un peu moins obtus et regarde sa camarade d’un œil plus bienveillant. Il était temps ! Cette dernière s’est toujours montrée gentille avec lui alors qu’il ne méritait pas vraiment. Les sentiments d’amitié et d’amour propre, tout comme le poids de la famille est ici bien plus au centre de l’intrigue que la peinture et les concours.

Un bon tome qui donne envie de poursuivre la série et voir encore ses personnages grandir et gagner en maturité.

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Otaku Otaku, tome 01

Couverture Otaku Otaku, tome 01

de Fujita (Kana éditions, 2015)

C’est Mimiko qui m’a prêté ce manga. Elle le trouve très drôle et pensait qu’il pourrait aussi me faire rire. Et elle n’avait pas tort, j’ai passé un bon moment.

Les héros sont de jeunes adultes qui travaillent comme employé de bureau dans une boite. Dès son premier jour, Narumi découvre que son ami d’enfance Hirotaka travaille aussi dans cette boite. Les deux otaku renouent très vite de lien d’amitié et, finalement, décident de sortir ensemble. Après tout, étant tous deux otaku, ils se comprennent.

Si le côté romance me laisse de marbre, le sujet n’est pas tellement là. Ce n’est pas tant un manga romantique, qu’un manga humoristique. On va gentiment se moquer des otaku et de leurs petites manies, des situations cocasses dans lesquelles ils se retrouvent. C’est léger, c’est drôle. Toute l’intrigue tourne autour d’un groupe de 4 amis formé par 2 couples, que l’on voit dans des situations comiques.

Pas le manga du siècle, mais parfait pour se vider la tête, surtout quand on est, comme les héros, un(e) otaku (ce qui est mon cas, et celui de Mimiko aussi).

→ sur le site des éditions Kana

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Commentaires

2 février 2022 à 16:10

tes avis sont vraiment très différents en effet sur le premier! Intrigant !



2 février 2022 à 17:43

Comme toi, j’avais diversement aimé les récits du recueil Chine. C’est normal dans ce genre d’ouvrages, comme de ne pas forcément apprécier les mêmes 😉

Et moi de mon côté, j’ai lu le manga Show me love, découvert chez toi. Mon sentiment immédiat après lecture ne lui était pas très favorable. Je l’apprécie davantage en y repensant. Qu’il est dur d’aimer et d’exprimer ses sentiments en faisant fi de nos croyances intérieures !



2 février 2022 à 18:46

Je ne me suis toujours pas mise au manga…



2 février 2022 à 21:06

Merci pour tous ces avis avec des histoires très différentes les unes des autres. Je suis particulièrement intriguée par De quelques drôles d’oiseaux sous les Ming de Yao Fei La 🙂



8 février 2022 à 18:16

Beau panier !
Je ne sais pas pour Chine : Regards croisés, ça m’a l’air un peu trop hétéroclite pour moi ><
Moi aussi, j'adore les leçons de Totono et donc de l'autrice dans Don't call it mystery, définitivement un titre à suivre que je suis ravie de voir chez toi 🙂
Oui, ça fait plaisir de voir les personnages de BLue Period grandir.
Je suis comme Mimiko, j'adore l'humour d'Otaku Otaku qui fait toujours mouche avec moi. C'est une super lecture détente.



23 février 2022 à 20:23

Pas certaine de franchir le pas pour ce recueil je dois dire, je suis encore trop néophyte…!



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