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petit panier de BD #23

Me revoici avec 3 nouveau titres au style très varié que j’ai découvert en numérique grâce à NetGalley.

Amalia

Couverture Amalia

de Aude Picault (Dargaud, 2022)

Amalia travaille dans une entreprise comme “coach”. De réunion inutile et coaching qui ne sont guère plus utiles, Amalia mène une vie épuisante et vide de sens. À la maison elle s’occupe de sa fille de 4 ans, n’arrive pas à s’entendre avec sa belle-fille de 17 et avec son compagnon ça n’a pas l’air toujours simple non plus. Bref elle est a bout.

Pendant ce temps-là, une nouvelle maladie ravage le blé, les prix grimpent, les entreprises abusent de pesticides, la crise sanitaire se profile. Mais le compagnon d’Amalia, qui travaille dans une entreprise de pain industriel en est persuadé : l’entreprise fait le bon choix, c’est la seule solution. À moins que…

Amalia craque, burn-out ! Et c’est une chance pour elle et pour toute la famille qui à l’occasion d’un séjour à la campagne découvre un autre mode de vie, un autre monde presque. Et si la solution était de ralentir, arrêter de vouloir être productif ?

Cette bande dessinée parle de beaucoup de chose, de sujets intéressants comme la pollution agroalimentaire, la main mise des grosses industries sur la production agricole, le surmenage au travail, les relations familiales dans une famille recomposée, le mal-être adolescent, les réseaux sociaux et leurs dérives…

Alors si chacun de ses sujets est intéressant et que la BD apporte de réflexions qui le sont tout autant, je trouve que l’autrice a voulu trop en faire. Ça part dans tous les sens et ça perd en cohérence. J’ai franchement eu du mal avec la première moitié de la BD si ce n’est pas un peu plus. Je trouvais le dessin agréable, mais la narration était trop brouillonne pour moi. Je n’arrivais pas à comprendre ce que l’auteur cherchait à nous dire. Et surtout je trouvais que tout y était très caricatural, et les personnages vraiment pas attachants.

Finalement, c’est avec le départ d’Amalia et sa famille à la campagne que j’ai compris et que j’ai commencé à apprécier ma lecture. J’aime beaucoup le dénuement et y retrouve une philosophie de vie qui me correspond. Mais cela manque tout de même de nuance, on reste dans la caricature avec d’un côté les hyper industrialisés et de l’autre des néoruraux qui ont des allures de néo hippies.

Cela raconte des choses intéressantes, mais je n’ai pas été pleinement convaincue par ce titre. Je pense que le fait de l’avoir découvert en numérique joue aussi en défaveur du titre, j’ai vraiment peiné à m’en imprégner.

sur le site des éditions Dargaud

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Avec ce titre je participe au challenge Petit BAC, au challenge de l’imaginaire et au tour du monde en 80 livres


Ouroboros, tome 01 : L’Amulette de Saladin

Couverture Ouroboros tome 1

de Ceyles et Olivier Pinard (Soleil, 2022)

C’est la couverture et le titre qui m’ont attiré vers cet album, je ne savais pas du tout où je mettais les pieds, mais j’étais curieuse. Et quelle belle surprise ! J’ai beaucoup aimé ce premier tome.

C’est un univers très riche qui pioche dans les mythologies diverses que nous proposent ici les auteurs. Les descendants des dragons, ayant forme humaine, gouvernent le monde. Un voleur vient voler l’amulette de Saladin. Il rejoint un groupe de Bédouins qui veillent sur Xian, un enfant aux apparences fragiles, mais qui n’est autre que le fils de la reine des Dragons. Les oracles disent que l’enfant provoquera la chute de sa mère, mais pour cela il doit vaincre le dragon qui est en lui. La reine des Dragons et les hommes à qui il a volé l’amulette à ses trousses, Azram, le charismatique voleur qui semble cacher bien des secrets, va devoir se battre contre des esprits égyptiens réveillés par accident.

Difficile de résumer ce premier tome sans trop révéler de l’intrigue et laisser intact le plaisir de la découverte. J’ai suis tombé sous le charme d’un récit aux multiples inspirations où l’on retrouve de nombreuses références mythologiques. Les auteurs créent, à partir de multiple inspiration, leur propre mythologie qui sert de base à ce récit. Simples humains et humains descendant des dragons s’affrontent. Azram est aussi charismatique qu’énigmatique, et la relation qu’il semble entretenir avec le jeune Xian m’intrigue et me donne envie d’en savoir plus sur cette histoire. Comment se sont-ils rencontrés, pourquoi Azram a-t-il enlevé l’enfant à sa mère ? Pourquoi l’enfant semble-t-il lui faire confiance ? Bref, je veux tout savoir de leur relation. Mais pour cela il faudra attendre. Ce premier tome, très riche en rebondissements et en explications, n’est qu’une introduction.

On commence avec la légende sur l’origine des hommes dragons, puis on découvre Azram et l’amulette, enfin Xian et pour finir les fantômes égyptiens. On ne peut pas dire qu’on s’ennuie. Ça part un peu dans tous les sens, mais c’est bien mené et j’étais plus intriguée que perdue. J’ai beaucoup aimé suivre Azram dans les divers rebondissements et la lecture de ce premier tome m’a donné envie de lire la suite. Hâte de voir ce que cette histoire nous réserve.

sur le site des éditions Soleil

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c’est le titre que j’ai choisi pour le rendez-vous

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Avec ce titre je participe au challenge Petit BAC, au challenge de l’Imaginaire, au challenge Contes & Légendes et au tour du monde en 80 livres


Léonid, tome 3 : Les Chasseurs

Couverture Léonid, tome 3 : Les Chasseurs

de Frédéric Brrémaud (Soleil, 2022)

J’ai déjà rencontré Léonid, j’ai dû emprunter un tome à la bibliothèque, ou alors c’est Mimiko. Quoi qu’il en soit, ce petit chat avait quelque chose de familier et j’ai eu envie de découvrir cette nouvelle aventure, surtout que je ne résiste pas à cette magnifique couverture.

Dans ce troisième tome on retrouve Léonid et ses amis chats confrontés à la chasse à courre. Des chasseurs traquent les cerfs de la forêt où se baladent Léonid et ses amis. Les chats décident d’aider la horde à échapper aux chasseurs et ils recevront pour cela une aide inattendue.

La chasse à courre est quelque chose de terrible. Si la chasse en général est une pratique que je ne cautionne pas, je trouve que la chasse à courre est ce qui se fait de pire. Je trouve ce mode de chasse très déloyal. Et cet aspect est bien mis en avant dans cette BD. Les pauvres cerfs sont acculés, traqués par une horde de chasseurs et de chiens rageux.

Si vous aimez la chasse, cet album n’est pas pour vous, c’est un procès à charge. Mais si la chasse vous répugne, alors vous serez pris par cette aventure et par le lot émotions qui vont avec.

J’ai été très touché pour ma part par cet album et j’ai beaucoup aimé le dessin. Le paysage de forêt donne envie d’aller s’y balader. Léonid et ses camarades sont très drôles et ils rencontreront ici deux nouveaux amis, qui vivent dans la forêt dans un refuge qui n’est plus inhabité. De nouveaux voisins à découvrir, de nouveaux amis à se faire.

Une très jolie BD jeunesse à la fois légère et grave, drôle et émouvante. Que demander de plus ?

sur le site des éditions Soleil

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Avec ce titre je participe au challenge Petit BAC et au tour du monde en 80 livres

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Commentaires

20 avril 2022 à 09:19

Je crois qu’Amalia me tente plus dans cette sélection.



20 avril 2022 à 13:08

Je vais passer mon chemin



20 avril 2022 à 15:17

D’Aude Picaud, j’avais bien aimé “Idéal Standard” (même si j’avoue me souvenir surtout de sa couverture très jaune !) – Je suis allée voir mon avis, c’était même un coup de cœur ! Mais c’était il y a 4 ans… Bref, je tenterai peut-être Amalia !
Le côté fantastique d’Ourobouros pourrait me plaire. Mais je vais attendre qu’il y ait plus de tomes, j’ai déjà entamé tellement de séries !





21 avril 2022 à 20:34

Oh, ça me rappelle que j’ai lu le premier tome de Léonid il y a bien longtemps, j’avais bien aimé 🙂



24 avril 2022 à 08:56

Amalia me tente bien !



24 avril 2022 à 12:39

Même si tu n’es pas très enthousiaste sur Amalia, je pense que je la lirai parce que j’aime beaucoup ce que fait l’autrice.



25 avril 2022 à 02:35

J’ai exactement le même souvenir que Nathalie pour Idéal Standard… mais je me souviens que j’avais aimé. Toutefois, celui-ci ne me tente pas du tout. Ça m’énerve quand on veut trop en faire.



    25 avril 2022 à 08:12

    Moi je ne connaissais pas du tout l’autrice et je n’ai pas été complétement convaincue, mais à l’occasion je jetterais un œil sur Ideal Standard pour voir. Je trouve qu’ici l’autrice à voulu traiter un peu trop de sujet, tous lié au mal-être de notre société, mais à vouloir tous les traiter, on ne fait que survoler. J’aurais préféré me concentrer sur 1 ou deux thèmes seulement cela aurait donné un ensemble un peu moins confus.



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