Archives mensuelles : septembre 2015

Histoire couleur terre

C’est amusant de constater comment le même livre ne nous laisse pas la même impression selon la période à laquelle on le lit. C’est exactement le sentiment que j’ai eu en relisant quelques années après une première lecture dont je gardais un fabuleux souvenir Histoire couleur terre de Kim Dong-Hwa (Casterman). Je vais tenter de vous présenter cette courte série en 3 tomes en tenant compte à la fois de mes souvenir lointains et de mon ressenti actuel.

 

une histoire couleur terre :

L’histoire c’est celle d’Ihwa et de sa mère. Ihwa a sept ans, elle vit dans un village de la campagne profonde coréenne, sans doute au début du siècle dernier, seule avec sa mère, une veuve qui tient la taverne du village.

Pourquoi couleur terre ? Parce que c’est à la campagne que ça se passe, là où ce sont les saisons qui dictent leur rythme aux hommes. Le rythme des saisons on le retrouve dans le récit qui fait la part belle aux fleurs, chacune d’etre elle venant signifier le début d’une saison mais aussi une nouvelle étape dans l’évolution de la petite Ihwa. Le livre s’ouvre sur ses sept ans. Elle se demande pourquoi les garçons ont un piment entre les jambes et pas elle. Auprès de sa mère elle va apprendre ce que c’est qu’être une femme. Elle grandie et nous la voyons s’ouvrir au monde, grandir et découvrir les premiers émois amoureux jusqu’à rencontrer l’homme qui deviendra son mari. La série se clos sur son départ de la maison maternelle. C’est un peu comme voir une rose fleurir, du bouton à la fleures épanouie, on observe les différentes étapes de cette floraison.

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Un goût doux-amère

C’est la beauté et la délicatesse du dessin, la poésie fleurie du propos qui m’avaient marqué. Je gardais un merveilleux souvenir de cette lecture et c’est avec grand plaisir que je me suis engagée à le relire pour une lecture commune avec l’équipe k.bd. Pourtant à l’heure où j’écris ces lignes je ne suis pas inspirée et j’avoue que sans l’engagement pris aux près de mes camarades k.bdéens je n’aurais sans doute pas pris la peine de le chroniquer. Non pas parce que je n’aime pas, au contraire ! Mais plutôt parce que cette dernière lecture me laisse en bouche un goût plus amère. A la beauté et la poésie c’est substitué une vision archaïque de la société et de la femme où celle-ci n’existe que pour plaire aux hommes.

Sans doute au moment de ma première lecture je ne resentait pas le besoin de revendiquer mon féminisme. Depuis l’eau à coulé sous les pont, une eau boueuses pollué par des manifs pour tous qui m’a fait prendre conscience que ce que je prenais pour acquis ne l’est en fait pas du tout. Je ne peux donc pas m’empécher de resentir une certaine aversion pour tout discours qui tendrait à cantonner la femme dans un rôle aussi inisgnifiant que celui de plaire à son mari.

Bien sur Kim Dong-Hwa nous parle avec beaucoup de poésie des femmes, il souligne avec maestria leur beauté et leur délicatesse, il nous montre leur force. Mais la force dont il parle c’est le fait d’accepter des conditions de vie difficiles, d’accepter de n’avoir d’autre choix que le mariage et une vie dans la belle famille souvent très dure (traditionnellement en Corée, la jeune marié part vivre dans la famille de son époux et ne peux rendre visite à sa propre famille qu’une ou deux fois par an). Elles sont belles, elles sont douces et fortes, mais elle acceptent le statu quo d’une tradition archaïque sans même ciller. Prends ton mâle en patience, pourraient-elles dire.

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Et si cette fresque des femmes coréennes des campagnes du début XX est très belle, je ne peux résolument pas m’identifier à ces femmes. A aucune d’entre elle. Je m’interdit même la faiblesse de me reconnaître dans certains de leurs gestes ou certaines de leur paroles. Paroles qui pourtant sonnent très vrais (est-ce pour cela que je me braque ? Est-ce parce que de nos jours encore nombre de jeune femme s’inquiètent à se point de trouver chaussure à leur pieds ? moi je préfère apprendre à marcher pieds nus !).

Voilà pourquoi je n’avais pas envie d’écrire sur Histoires couleur terre, du moins pas aujourd’hui. Ma révolte l’emporte sur la beauté et de cette deuxième lecture je retiens surtout une vision archaïque de la femme et de ses inquiétudes toutes tournées vers l’homme et le sexe. Parce que soyons franc, même si c’est avec beaucoup de poésie, ce livre ne parle que de sexe.

Ceci-dit n’exagérons rien, Kim Dong-Hwa nous présente certes des femmes qui se plient aux traditions mais qui sont (dans la limite du respect des dites traditions) libres et indépendantes. La mère d’Ihwa par exemple, bien que veuve, ne s’est jamais remarié et élève seule son enfant, repoussant les avances des clients et ne gardant son cœur (et son corps) que pour l’amant qu’elle s’est choisi.

je vous laisse le bain aux haricot, moi je préfère l'alcool
je vous laisse le bain aux haricots, moi je préfère l’alcool !

Laissons couler encore de l’eau sous les ponts, peut-être que lors de ma troisième lecture je serais libéré de ma révolte et que je pourrais lire à nouveau se beau manhwa et profiter de sa poésie sans m’offusquer du reste. Car malgré tout cette série est magnifique, le dessin épuré et pourtant riche en détails est d’une grand beauté. J’aime également le texte qui avec ses nombreuses métaphores fleuries nous amène dans l’univers de ces femmes coréennes. Une très belle série.


Pour en savoir plus sur la série allé sur le site de l’éditeur, sur Manga News et Manga Santuary.

A lire aussi les avis de Yvan, Lunch et Badelel

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Un avant goût des Gouttes de Dieu

Aujourd’hui sort le tome 39 de la série Les Gouttes de Dieu, un seinen sur le vin très réputé. A cette occasion j’ai décidé de vous donner un avant goût du manga. Oui, juste un avant goût puisque sur les 44 tomes que compte la série (au japon elle est finie) je n’en ai lu que… 3 ! Oui, seulement. Ce n’est peut-être pas assez pour juger de la qualité de cette série fleuve, mais assez pour savoir si ça vaut la peine de la commencer.

A la mort de son père, un riche et célèbre œnologue, Shimizu Kanzaki se découvre un rival dans l’accès à l’héritage : son père avait légalement adopté Issei Tomine, un jeune œnologue très prometteur, juste avant de mourir. La prestigieuse collection de vin du père reviendra à celui des deux jeunes hommes qui réussira à découvrir l’identité des 13 vins surnommé les 12 apôtres et les gouttes de Dieu dont parle le testament. Mais voilà, Shimizu, en pleine révolte contre son père qui l’a sévèrement élevé, ne s’est jamais intéressé au vin avant. Peut-être n’en a-t-il encore jamais bu au moment où il prends connaissance du testament mais depuis sa plus tendre enfance son père l’a éduqué dans le but d’en faire un fin connaisseur. Son sons de l’odorat et du goût sont extrêmement aiguisé et certaines connaissances sont ancrée dans son inconscient. Pour lui décanter une bouteille de vieux vin est un jeu d’enfant.

Et oui… les héros de manga sont toujours des être à part aux dons extraordinaires, hélas… En cela ce manga ne se distingue guère de ses petits frères shônen dont le héros doit surmonter des étapes, affronter le boss final, se faire des amis… serai-t-on dans un jeu vidéo ? Cette structure narrative est si commune à un grand nombre de manga qu’on n’y prête presque plus attention. La qualité et le plaisir à la lecture découlent de la personnalité des personnages, la capacité des auteurs à se renouvelles tome après tome mais aussi à l’affinité que l’on peut avoir avec les épreuves à affronter : enquêtes policière, jeu sportif, monstres tout droit sorti d’un jeu vidéo, quête chevaleresque… il y en a pour tous les goûts. Ici c’est un combat pour fin gourmet puisque les deux rivaux ne s’affrontes pas à coup de poings mais à coup de dégustation de vin.

Personnellement je trouve ce manga un peu trop bien ancré dans la tradition : la structure narrative, l’emphase de rigueur en font le ixième manga. Le graphisme, très beau, est tout aussi classique que le scénario. Rien de particulièrement étonnant, de déroutant, d’étrange, de nouveau… Un manga classique comme il en existe des centaines.

Mais je ne suis pas élitiste, si j’aime les oeuvre qui me surprennent j’apprécie tout autant la cuisine traditionnel pour peu qu’elle soit bien faite. Un plat traditionnel bien préparé est plus agréable qu’une cuisine expérimentale raté.

A en juger par les 3 tomes que j’ai lu je dirais que les auteurs, Shu Okimoto au dessin et Tadashi Agi au scénario, connaissent leur métier et le font bien. Si la structure et les personnages ne sont pas particulièrement originaux, le tout est savamment dosé pour rendre la lecture de chaque chapitre agréable et créer un atmosphère envoûtante. On se laisse prendre au jeu et fini un tome on a envie de découvrir le suivant. A chaque nouveau vin, une nouvelle anecdote, une nouvelle rencontre, un peu de suspens, une dose de bonne humeur et beaucoup de sensualité. Et oui, le vin c’est sensuel. A les voir se délecter on ne peux qu’avoir envie d’y goutter.

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Attention danger : ce manga donne envie de boire (et pas de l’eau).

Je n’irais pas jusqu’à dire que je meure d’impatience à l’idée de lire la suite, ni que je vais me précipiter vers la série à mon prochain passage en librairie, mais j’ai passé un bon moment en le lisant et si l’occasion se présente, je lirais sans doute avec plaisir encore quelques tomes. 44 en revanche , ça me semble énorme. Je ne sais pas si j’irais jusque là.

Petit plus : chaque tome se termine par un petit dossier qui nous apprends beaucoup de chose sur le vin.

Et vous, avez-vous goûté aux Gouttes de Dieu ?

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C’est lundi que lisez-vous ? #8

Rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading?parOne Person’s Journey Through a World of Book et repris par Galleane.

En quoi consiste ce rendez-vous ? C’est très simple il suffit de répondre à 3 questions :

  1. Qu’avez-vous lu la semaine passée ?
  2. Que suis-je en train de lire ?
  3. Que vais-je lire ensuite ?

Ce que j’ai lu :

Yatta !!! J’ai enfin fini (et chroniqué !) Spice & Wolf. J’en aurais mis du temps ! Hehehe c’est que je lis pas super vite… Petite lecture sympa, si vous voulez plus de détails cliquez sur l’image 😉

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J’ai également lu le tome 2 et 3 des Gouttes de Dieu, un manga bon à boire 😀 ma chronique sera en ligne dans 2 jours 😉

 

J’ai aussi craquez pour une nouveauté manga : Last Hero Inuyashiki tout juste sorti chez Ki-oon. J’aurais bien aimé vous en parler mais je n’ai pas encore trouvé le temps d’écrire ma chronique. J’espère le faire cette semaine (et celle sur le premier tome d’Arte aussi -_-‘)

Que suis-je en train de lire ?

J’ai commencé un roman dans ma sélection rentrée 2015 mais… je suis pas vraiment dans les bonnes disposition en ce moment. J’ai aimé ce que j’ai lu, mais je suis crevée et j’arrive pas à lire plus de 10 pages à la suite. Je vais m’octroyer une petite pause bd avant de revenir à des lectures demandant un peu plus de concentration.

J’ai d’ailleurs commencé Histoire couleur terre ce matin (oui, avec une semaine de retard…)

 

que vais-je lire en suite ?

Si mon cerveau n’explose pas en route j’enchaînerais avec le tome 2 et 3 d’Histoire couleur terre et après pause écriture !! Trop de chroniques en retard. Si je me force pas un peu je finirais par ne jamais les écrire.

 

Et vous, que lisez-vous ?

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Spice & Wolf ~ le light novel

Aujourd’hui j’ai le plaisir de vous présenter un nouveau light-novel. Nous avons déjà parlé plusieurs fois de ce genre de littérature nippone sur ces pages. Pour ceux qui ne sauraient pas ce qu’est un light novel je vous invite à lire cet article que j’ai écris il y a déjà un petit moment. Depuis j’ai lu quelques uns des rares light novel paru en France et aujourd’hui j’ajoute un titre à cette petite collection : celui de Spice & Wolf de Isuna Hasekura (illustré par Jyuu Ayakura) paru au printemps dernier chez Ofelbe, éditeur qui se spécialise dans le light-novel, avec pour le moment 2 séries à son actif et bientôt une troisième.

Mais revenons au roman qui nous intéresse aujourd’hui : Spice & Wolf. Cette saga met en scène 2 personnages Holo, louve déesse des moissons, et Lawrence, un jeune marchant ambulant, dans un univers fantastique à l’ambiance médiévale. La série compte au Japon 17 tomes écris entre 2006 et 2011. Pour mieux s’adapter au marché français, les éditions Ofelbe ont opté pour un double volume ce qui devrait donc faire 8/9 tomes chez nous. Le deuxième tome sortira d’ici quelques jours. Aujourd’hui je ne vous parlerais que de mes impressions sur le premier volume.

L’histoire se met en place :

Lawrence, marchand itinérant, se rend dans un petit village pour échanger ses marchandises. Il arrive au moment où les villageois s’apprêtent à célébrer des festivité en l’honneur d’Holo, la déesse-louve protectrice des moissons. A cause de ses fêtes païennes tenues plus ou moins secrètes, Lawrence doit quitter rapidement le village. Quel étonnement quand il découvre une jeune femme nue étendue sur sa cargaison de fourrures !

Elle est belle, elle est douce… mais que diable fait-elle là ?! Non mais, il suffit pas d’avoir un joli minois pour émouvoir un marchand itinérant chevronné comme Lawrence. Il n’a peut-être que 25 ans mais cela fait déjà 7 ans qu’il travaille à son compte et traverse régions et pays en quête de bonnes affaires.

Il remarque alors la queue et les oreilles canines de la belle. Fille démon ? Non, déesse des moisson. La fameuse Holo, la déesse du village qu’il vient à peine de quitter, s’est fait la malle déçue par les villageois qui ne croient plus assez en elle. Elle veut regagner les terres du nord d’où elle est partie il y a bien longtemps déjà.

Attendri par la solitude de la louve (qui fait écho à la sienne) Lawrence accepte de la prendre comme compagne de voyage. En échange elle mettra sa sagesse au service des affaires. Car le marchandage, c’est à celui qui sera le plus malin !

C’est ainsi que nos deux compagnons commencent leur voyage à travers diverses contrées pour faire du commerce.

couverture du tome 2 japonais

J’ai aimé dans ce roman l’ambiance inspirée du Bas Moyen-Age/Renaissance européenne. J’ai grandi en Italie, berceau de la Renaissance, et  cette période me fascine depuis que je suis petite. Ce que j’ai aimé ici c’est que les éléments fantastiques restent marginaux dans un décor hautement réaliste. Il n’y a pas de dragon, d’elfes et de trolls à tout bout de champs. On a des vrais gens, avec des vrais métiers, on suit un commerçant itinérant, on apprends avec lui le fonctionnement du commerce de l’époque, l’importance des comptoirs commerciaux et des guildes, on entre dans des tavernes, on croise des artisans, des bergers, on se promène au marché… bref la vraie vie, plausible, dans laquelle on peut se projeter sans peine. Et là un élément fantastique, la présence d’Holo fille-louve, ajoute un soupçon de magie pour rendre le décor plus attrayant et mystérieux. On y crois, du moins on peut y croire tout dépend du degré de rêverie du lecteur 😀 Moi qui ai passé mon enfance à chercher des fées, je n’ai pas de mal à me projeter dans un monde où Holo existe. Ici on fait un voyage dans le temps, un temps où la magie était possible. Quand des êtres magiques apparaissent partout on fait un voyage dans une autre dimension, une autre réalité qui n’est pas la notre. J’ai aimé le décor proposé par Isuna Hasekura parce qu’il est très proche de la réalité.

Le réalisme est poussé au point d’avoir des leçons sur la spéculation sur taux de change ou autres manipulation commerciales auxquelles Lawrence s’adonne. Certains trouverons peut-être ces passages ennuyeux, personnellement je n’ai pas été dérangée dans ma lecture par les explications techniques qui sont plutôt intéressante et que l’on peut aussi reporter à notre monde mercantile actuel, même si j’avoue n’avoir pas tout retenu des longues explications et avoir parfois décroché au profit de l’intrigue moins complexe que les transactions commerciales qui occupe nos héros.

En revanche j’aurais aimé que les auteurs donnent un peu plus de consistance à cet univers en nous fournissant une carte qui permette au lecteur de se repérer dans l’espace, les personnages étant perpétuellement en voyage, cela aurait été sympa de visualiser leur déplacement sur une carte. Peut-être y aurons nous droit dans une prochain volume.

L’ambiance et le décors sont agréables, qu’en est-il des personnages ? 

Lawrence est toujours pragmatique, il ne perds jamais de vue son objectif : faire du bénéfice. Mais cela ne l’empêche pas d’être un homme droit et honnête : manipuler ses partenaires commerciaux pour augmenter son bénéfice oui, les escroquer non ! Homme d’affaire chevronné, il n’en reste pas moins un jeune homme rêveur et naïf en ce qui concerne la gente féminine. Sa vie de marchand ambulant et sa timidité face aux jolies filles ne lui ont pas donnée l’occasion de gagner autant d’expérience en séduction qu’en négociation mercantile. Et ce pour le plus grand plaisir de sa compagne de voyage qui ne cesse de le taquiner.

Lawrence est un personnage sympathique et attachant. La façon dont il prends conscience de son attachement pour Holo ou encore tous les effort qu’il fait pour ne rien laisser paraître de ses sentiments le rendent attendrissant.

Lawrence – image tirée de l’adaptation animé

J’ai moins aimé le personnage d’Holo qui souffre d’une image trop stéréotypé. Jolie, pleine d’entrain et de malice, sa façon de taquiner Lawrence la rend sympathique. Le problème c’est que l’auteur a voulu trop en faire ! A force de souligner certains trait de son caractère il l’a rendue caricaturale et moins vraie. Si l’on croit facilement à la maladresse de Lawrence, il devient difficile de croire à l’intelligence d’Holo quand on ne cesse de la clamer sans pour autant nous la montrer. Certes elle fait preuve de lucidité et perce à jour divers pièges tendus, elle est capable de manipuler ses interlocuteurs à son avantage, mais à vraie dire aucune de ses réplique ne m’a surpris par sa grande intelligence. Elle arrive au même conclusions que le lecteur. Il ne suffit pas de répéter qu’un personnage est intelligent pour qu’il en ai l’air. L’auteur aurait peut-être dû moins se répéter et mieux travailler l’attitude de son personnage et ainsi que les dialogues.

Par ailleurs Isuna Hasekura a voulu rendre son personnage plus attrayant en lui donnant un attitude extrêmement puérile, ce qui est censé la rendre plus séduisante. Et je dis bien censé puisque à mes yeux cette caractéristique la rend surtout caricaturale et toute calibré pour un certain public amateur de lolita au quel je n’appartiens pas. Je trouve déjà que lui donner une apparence de jeune fille de 16 ans n’est pas très pertinent pour une « louve sage » âgé de plusieurs siècles, si en plus elle se comporte comme un gamine… Elle joue de cette apparence et se montre souvent moins puérile qu’elle ne le laisse paraître, mais je me répète l’auteur en fait un peu trop en ce qui la concerne. Du coup le personnage manque de profondeur. C’est dommage car il y a du potentiel. Il reste à espérer que l’auteur saura lui donner plus de caractère et de maturité dans les tomes suivant.

Ceci dit elle a tout de même des aspect touchant. Elle est drôle et agréable.

Holo lors de sa première rencontre avec Lawrence (Jyuu Ayakura)

Parlons du livre !

Tout d’abord quelques mots sur le style. Si l’histoire est agréable et charmante, le style n’est pas excellent. J’ai lu une bonne centaines de pages avant de vraiment entrer dans l’histoire, ça démarre assez lentement. L’écriture n’est pas assez vive et intrigante pour tout de suite accrocher le lecteur et, bien que passant un bon moment, quand l’heure arrivait de fermer le livre (je lis dans le train, faut bien fermer le bouquin quand j’arrive au terminus) je n’ai éprouvé aucune frustration à l’idée de ne pas poursuivre de suite ma lecture. Au contraire, j’étais heureuse de ces pauses imposées qui m’empêchaient de tomber dans l’ennui. Passées les 100 premières pages, le rythme s’accélère, on s’est attaché aux personnages et ils commencent à se retrouver dans des situations critiques. On veux savoir comment ils vont s’en sortir et on commence à ressentir un peu d’addiction pour le roman. Cette addiction ne dure guère longtemps car ce que je croyait être une caractéristique du premier volume , se répète à l’identique dans la deuxième partie (qui est l’équivalent du tome 2 japonais). J’ai comme l’impression que chaque nouvelle aventure va suivre le même schéma narratif : lente mise en place avent une précipitation des événement et mise en danger des personnages avec rapide solution du problème. Ce qui n’est pas pas très équilibré comme structure narrative.

Autre reproche que je ferais à Isuna Hasekura c’est de remplir par des dialogues inutiles. Car il y a des passages où les échanges entre Holo et Lawrence sont d’une grande banalité et n’apportent rien ni à l’intrigue ni à la construction des personnages. Heureusement pour nous ces passages ne sont pas rares mais très brefs. La grande présence de dialogues étant, rappelons-le, une des principales caractéristique du light-novel qui doit se livre vite et facilement. Vite n’est pas un mot que j’utiliserais puisque finalement j’ai pris pas mal de temps pour finir le volumineux tome des éditions Ofelbe. Mais en la matière je ne suis guère une référence, je lis toujours très lentement. Ce qui est sur c’est que le niveau de langage est très simple et à la portée de tous (sauf peut-être pour les parties techniques qui si elle n’utilisent pas de termes particulièrement compliqué peuvent faire décrocher le lecteur non intéressé par l’économie). C’est donc une lecture facile qui séduira plus par l’histoire et les personnages que par son style, assez neutre.

Un point très intéressant des light-novel proposé par Ofelbe (Spice  & Wolf et SAO) c’est qu’ils sont accompagnés par les illustrations d’origine. Car l’autre caractéristique essentielle du light-novel c’est le fait être illustré ! Toutes les éditions de light-novel que j’ai lu jusqu’à présent avaient fait l’impasse sur les illustrations, changeant même les couverture sans doute de peur de faire fuir le lectorat habituel de roman jeunesse. En effet les illustrations sont de type manga. Or fort est de constater que l’on oppose souvent le public manga au public roman. Que je sache on peut aimer les deux ! Je ne pense pas qu’une illustration manga nuise à la qualité d’un roman. Je pense notamment au roman Le gardien de l’esprit qui est excellent et dont les couverture japonaises est très belle. Ofelbe affiche clairement sa volonté de réconciliation des deux publics en offrant aux fans de manga connaissant déjà les adaptations sur d’autres support (manga et anime) des light-novel dans leur jus (illustration d’origine) tout en adaptant le format du livre aux habitudes de lectures des amateurs de fantasy et sf (tome double, grand format). Je ne peux que saluer cette initiative (surtout que je n’avais pas hésité à reprocher à d’autre éditeurs d’avoir supprimé les illustrations originales). Et puis, j’aime bien faire des petites poses en image…

Spice & Wolf par Jyuu Ayakura :

Le roman comporte plusieurs planches couleur en début et fin tome, auxquels s’ajoutent plusieurs planches en noir et blanc disposé tout au long du roman.

En toute franchise, si j’étais heureuse de découvrir le chara-design initial de Spice & Wolf (qui a inspiré par la suite le manga et l’anime) je ne suis guère sensible à ce type de dessin. Non pas qu’il soit mal dessiné. Au contraire, il est plutôt joli. Disons que c’est le style qui ne me touche pas. Le dessin de Jyuu Ayakura est assez classique et fait un peu trop shonen à mon goût. J’aurais préféré quelques chose de plus adulte. Cependant je trouve qu’il se marie très bien au texte de Isuna Hasekura auquel je pourrais faire le même reproche. (Sig ! :'( Je vieilli) Le côté enfantin des personnages on le retrouve dans les illustrations de Ayakura qui a su capter leur côté ingénu donné par le romancier. Surtout dans les planches en noir et blanc.

Holo et Lawrence par Ayakura
Holo et Lawrence par Ayakura

Alors ? Faut-il lire Spice & Wolf ?

ça c’est à vous de voir ! Pour ma part, j’ai trouvé que ce roman avait un certain nombre de défauts mais aucun n’a gâché mon plaisir de lecture. Je me suis laisser prendre au jeu et j’ai aimé l’ambiance moyenâgeuse. Malgré un côté un peu puéril des personnages je me suis attachée à eux et j’ai envie de les suivre, de les voir évoluer, grandir dans leur relation et leur rapport au monde. Et aussi j’ai envie de voir si l’auteur améliore son style au fur et a mesure qu’il avance dans cette aventure. Je lirais surement le tome 2 qui sont dans quelques jours. Et si vous aimez les histoires fantastiques et réaliste à la fois et les ambiances moyenâgeuses je ne serais que vous conseiller de donner sa chance à ce roman qui saura peut-être vous séduire. Je ne promet pas le coup de cœur 😉

Si vous voulez un avant goût vous trouvez un extrait sur le site de l’éditeur

Media-mix :

Les japonais sur champion en matière de media-mix ! Dès qu’un titre remporte du succès il se voit mixé à toutes les sauces !

Spice & Wolf n’échappe pas à cette mode. Le roman publié entre 2006 et 2011 connait une adaptation en manga dès 2007, suivie en 2008 par une adaptation en série animée.

Le manga, dessiné par Keito Koume, est disponible depuis 2012 en France aux édition Ototo Manga. La série est toujours en cours au Japon et compte déjà 11 tomes.

Je n’ai lu que le premier tome qui, à l’époque, ne m’avait vraiment pas convaincue. Je n’aimais pas le traintement des personnages et le fan service trop pesant et en décalage avec l’histoire. Finalement, après avoir lu l’originale, je me dit que l’adaptation est assez proche du roman, mais que ses défauts en sont accentués par un dessin mettant en avant les mauvais argument (si vous voyez ce que je veux dire…). Je ne l’ai pas relu depuis, peut-être le relirais-je maintenant avec un œil nouveau (mais pas forcement plus convaincu).

Vous pouvez découvrir un extrait du manga ICI

La série anime est aussi disponible en France en coffret dvd chez Black Box. Le coffret comporte la saison 1 et 2 plus 2 OAV.

La série est réalisé par Takeo Takahashi et  le studio Imagin.

J’ai le vague souvenir avoir vu quelques épisodes il y a fort longtemps. Dans ce vague souvenir, j’ai aimé. Mais je ne me souviens pas si j’ai vu seulement le début ou toute la série, c’est dire si ça m’a marqué XD

En voyant le visuel, je dirais que le réalisateur accentue encore un peu le côté juvénile des personnages ! Décidément rien ne va dans le bon sens !

Et le media-mix ne s’arrête pas là puisque il y a aussi un art book également disponible chez Ototo Manga

Continuer la lecture de Spice & Wolf ~ le light novel 

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Robinson Crusoe par Ajubel

C’est par hasard à la bibliothèque que j’ai découvert ce très bel album qui nous raconte l’histoire de Robinson Crusoe sans même un mot.

Le dessin de Ajubel est très typé, avec ses énormes nez et ses couleurs très vives. Je l’ai trouvé étrange et beau. Le plus étonnant c’est de voir comment par le simple dessin il arrive à nous raconter une histoire, nous faire ressentir les sentiments du héros. Une très belle découverte qui vaut le détour. Il m’a donné envie de lire le roman (encore un de ses bouquins que tout le monde connais mais que personne l’a lu ^^).

Laissons parler les images :

site de l’autreur : http://www.ajubel.com/index.html

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C’est lundi que lisez-vous ? #7

Rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading?parOne Person’s Journey Through a World of Book et repris par Galleane.

En quoi consiste ce rendez-vous ? C’est très simple il suffit de répondre à 3 questions :

  1. Qu’avez-vous lu la semaine passée ?
  2. Que suis-je en train de lire ?
  3. Que vais-je lire ensuite ?

Mes lectures de la semaine passée

Un manhwa très original qui ma captivé par son histoire bien que le dessin… pique un peu 🙂

Je viens tout juste de publier mon avis sur le tome 1, il était temps que je lise le 2 (dans ma PAL depuis un certain temps). Un bon deuxième tome qui me donne envie de poursuivre l’aventure. Âmes sensibles s’abstenir.

Il y a beaucoup d’incohérence entre une histoire et l’autre entre le premier tome et le deuxième, mais chaque histoire prise individuellement, j’aime l’ambiance glauque qui s’en dégage et l’esthétique de Kaori Yuki.

Que suis-je entrain de lire ?

Dernière ligne droite pour Spice & Wolf. Il ne me reste qu’un tiers à lire. J’espère le finir d’ici le week-end prochain et vous proposer bientôt mon avis 🙂

Vous prendrez bien un petit ver de vin ? Mais avec plaisir ! Je suis en train de boire lire le deuxième tome des Gouttes de Dieu

Que vais-je lire après ?

Bon à chaque fois que je fais des projets, je fini par changer d’avis, alors j’ose plus me prononcer. J’enchaînerais sans doute avec le troisième tome des Gouttes de Dieu, avant de lire 3 manhwa (peut-être pas tous la semaine prochaine) en vue d’une prochaine thématique sur K.BD

   

Et vous, que lisez-vous ?

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Challenge coréen

Le challenge Petit Voyage en Extrême-Orient se termine bientôt (le 30 septembre) et cette nouvelle m’attristait un peu. Pour me consoler il y a un nouveau challenge qui me fera aussi voyager vers une contrée extrême-orientale : La Corée.

A l’occasion de l’année croisée France /Corée PatiVore nous propose un challenge pour découvrir ce pays.

Du 1er septembre 2015 au 31 décembre 2016 !

Nous avons plus d’un an pour explorer tous les aspects de la culture coréenne : littérature, bande dessinée, cuisine, musique, cinéma… et partager sur nos blog nos trouvailles, nos découvertes, nos coup de cœurs… De quoi se faire plaisir 🙂

Pour participer ? Contactez PatiVore sur son blog. Il y a même un groupe facebook pour partager nos trouvailles et info. Rendez-vous aussi sur le blog pleinement dédié au challenge ou PatiVore reporte toutes les participations : Challenge coréen.

Petit récap de mes participation :

Cliquez sur les images pour lire mes avis 😉

Manhwa :

  

  

 

Littérature :

Albums jeunesse :

rp_album-le-fils-du-tailleur-de-pierre.jpg  

BD franco belge:

Musique :

 

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A propos de la Corée, envie de voyage :

 

Film d’animation :

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Adulteland

Et si l’intelligence artificielle existait déjà ? Et si cette intelligence était aux service d’hôtesse cybernétique dont la seule utilité était de tenir compagnie à des hommes souffrant d’une trop grande solitude ? C’est le pari que fait Oh Yeong Jin dans Adulteland aux allures sf. Ces robot-hôtesse sont le seul aspect sf de cette histoire qui raconte la dérive d’hommes d’âge mur dans une société qui laisse de plus en plus de place à la solitude.

La solitude est un sujet qui revient régulièrement aussi bien dans le manga que dans le manhwa destiné à un public adulte. Sans doute la BD occidentale en parle aussi, mais je n’en lis pas assez pour que cela m’aie marqué. En revanche dans le manga/manhwa cela m’a frappé, la société moderne et la vie dans des mégapoles tel que Tokyo où Séoul y est vue comme déshumanisé, les individus, bien qu’en perpétuel contacte avec leurs congénères, y sont profondément seuls et perdu. (Vision que l’on oppose souvent à la vie de campagne plus humaine, plus paisible. Voir La bicyclette rouge pour ne citer qu’un manhwa). Nombreuses sont les histoires de jeunes gens qui peinent à intégrer cette société inhumaine pour laquelle seule la réussite sociale compte (un bon emploi, un bon salaire, un bon mariage). Ici Oh Yeong Jin s’intéresse à des hommes d’âge mur. Il y a ceux qui se sont bien intégrés à la société, ceux qui n’ont cessé de dériver, tous souffrent d’un même mal-être. A travers les histoires croisées d’une bande de copains, l’auteur présente une société au comble de l’inhumanité : en être réduit à discuter avec des robot pour ce sentir moins seul, cela montre la déchéance d’une société à la pointe de la technologie. Et encore, ce n’est pas ce qu’il y a de pire dans cette histoire…

Je ne veux pas en dire plus pour vous laisser le plaisir de la découverte. Moi je ne savais rien de l’histoire quand je l’ai ouvert. Je ne connaissez que la couverture qui franchement ne me faisait pas du tout envie. J’ai aveuglement suivi le conseil d’un Champi hyper enthousiaste et je ne regrette pas ! Ce manhwa est incontestablement la belle surprise de mes lectures de septembre. Graphiquement la couverture ne m’attirait pas et l’intérieur est tout aussi particulier, mais dès les premières pages j’ai été happée par le récit et l’ambiance glauque qui s’en dégage. Tout en décrivant des vie sordides, Oh Yeong Jin garde une certaine distance et un humour subtil qui fait réfléchir sans tomber dans le mélo. On ne ris peut-être pas à gorges déployés mais on a tout au long de la lecture un sourire sarcastique scotché sur la figure. C’est une histoire intelligente qui nous interroge sur notre société moderne et ses dérives tout en nous faisant passer un bon moment de lecture. Une oeuvre très originale au graphisme étonnant et à la narration maîtrisé.

couverture coréenne

Bref je n’ai rien à redire sur ce titre. Je ne lui ai trouvé aucun défaut si ce n’est que son caractère original peut en rebouter plus d’un. Mmm… quoi que, à la réflexion ce qui me dérange un peu c’est que homme (celui avec le petit « h ») est placé au centre de la problématique alors que la femme n’est qu’un accessoire. Ceci dit cela va avec l’ensemble de l’histoire et surtout c’est aussi une réalité sociale (nous somme en Corée).

A ceux qui ont aimé Adulteland je ne serais que conseiller Brève Cohabitation (et inversement). Si ces deux manhwa n’ont rien en commun graphiquement, il traitent d’un même sujet avec une même approche : l’un emprunte à la sf, l’autre au surréalisme, tout deux dénoncent une société déshumanisés.

Merci Champi pour cette lecture 😉 A retrouver bientôt sur K.BD

→ Du même auteur : Le visiteur du sud

→ sur le site de l’éditeur FLBLB et aussi la fiche auteur

→ à lire aussi : Histoires d’Oh, d’une Corée à l’autre

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Des arbres pour la vie

Aujourd’hui je vais vous parler de deux beaux album paru chez rue du monde et mettant à l’honneur les arbres : Le ginkgo, le plus vieil arbre du monde de Alain Serres et Zaü et Wangari Maathai, la femme qui plante des millions d’arbres de Franck Prévot et Aurélia Fronty.

Le ginkgo, le plus vieil arbre du monde

Le ginkgo est un arbre magnifique qui m’a toujours fasciné. Quand j’ai vu cet album à la bibliothèque je ne n’ai pas hésité un instant, curieuse d’en apprendre plus sur cet arbre.

Les illustration de Zaü, très stylisées, m’ont plu par leur couleur et leur douceur. Le texte nous raconte l’histoire de cet incroyable arbre que Darwin qualifié de “fossile vivant”. Tout d’abord on nous raconte comment les circonstance de l’apparition du ginkgo sur terre et comment celui-ci a résisté au temps et a l’évolution de la vie sur terre en s’adaptant. Puis on découvre le ginkgo à l’époque des hommes, où il ne subsiste que dans une région de Chine avant de séduire les par sa beauté et ses bienfaits. Ce sont alors eux qui le propageront à travers les continents en le plantant et le reproduisant. On découvre comment le premier ginkgo arrive en Europe, comment il gagne son surnom d’arbre au 40 écu…

A la fin de l’histoire un petit dossier nous montre quelques photos (le plus vieux ginkgo de France, le plus vieux de Chine…) et nous donne d’intéressantes informations complémentaires.

Un beau livre pour aller à la rencontre de ce bel arbre, si vieux et si résistant, symbole de longévité.

ginkgo dessiné par Engelbert Kaempfer (1712)

Wangari Maathai, la femme qui plante des millions d’arbres

Cet album je l’ai découvert sur le blog de Laurette. Ce n’est qu’après les avoir emprunté tous les deux à la bibliothèque que je me suis rendue compte que les deux livres appartiennent à la même collection : grands portraits des éditions rue du monde.

Cet album raconte la vie de Wangari Maathai, femme kenyanne d’un grand courage, qui se bat pour la sauvegarde des forêts et pour la démocratie dans son pays. Après avoir fait des études supérieures aux Etats-Unis à une époque où peu de femmes africaines apprennent à lire, Wangari revient dans son pays pour y promouvoir la sauvegarde des forêts. En 1977 elle crée le mouvement de la ceinture verte (Green Belt Movement) pour replanter des arbres, d’abord au Kenya, puis dans d’autres pays d’Afrique. Les femmes jouent un rôle essentiel au sein de cette association.

Après avoir été battue et emprisonné par le gouvernement dictatorial de Daniel Arap Moi, elle est élue député et nommé ministre de l’environnement  par le nouveau président en 2002. Elle a reçu le prix Nobel de la paix en 2004. Une grande femme qui nous inspire par son courage et ses idées et qui se bat pour un monde meilleur. Cet album est très joliment illustré par Aurélia Fronty. C’est beau et intéressant.

Comme l’album précédent celui-ci est complété par un dossier agrémenté de dates, photos et autres données.

à lire aussi :

15 et 16/20
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Petit panier de manga #15

Le retour du petit panier de manga !! Des lectures pas toutes très récentes ^-^’

Sommelier – tome 1

résumé :

Joe, jeune sommelier japonais prodige, est venu en France pour retrouver LA bouteille, LE vin qui a marqué son enfance. Capable de reconnaître un vin rien qu’à l’odeur, il épate tout le monde par son talent. Le vin pour lui n’est pas qu’une marchandise de luxe. Chaque bouteille a une histoire à raconter, et il essaye d’éveiller les gens qu’il rencontre (surtout des femmes) à ce dialogue avec la bouteille. Mais il est insatisfait, après avoir goûté aux meilleurs vins, il n’a toujours pas trouvé le vin qu’il cherche.

Mon avis :

Le côté surdoué et la recherche de LA bouteille m’ont un peu agacé. Tout d’abord parce que c’est tellement convenu que ça n’apporte rien au récit, puis parce que je commence à en avoir assez de cette recherche de l’absolu.

Finalement à la lecture, j’ai mis de l’eau dans mon vin 😉 LA bouteille recherché par notre héros n’est pas le vin ultime mais un souvenir d’enfance qu’il cherche à retrouver. Ce qui donne une relation sentimentale avec le vin mis en valeur au fur et à mesure de rencontres. Non seulement la valeur sentimentale de ce souvenir, mais le sentiment que chaque vin peut éveiller dans celui qui le bois s’il y fait attention. La façon dont Joe parle du vin ne peu que donner envie, même si c’est parfois cliché. En revanche, c’est n’est pas le vin de monsieur et madame tout le monde qui est à l’honneur ! Alors moi je veux bien rêver et écouter les beaux discours, mais c’est pas demain la veille que je vais boire un vin à plus de 100€ la bouteille ! Ce que j’aime dans les manga culinaire (et par extension ceux qui parlent de boissons) c’est y puiser des conseils pour ma vie de tout les jours. Ici, j’ai n’ai pas retenu grand chose si ce n’est que “température ambiante” pour un vin rouge signifie entre 14 et 18 degré et qu’il faut 2 semaines pour faire reposer un vieux vin qui a été malmené.

Autre point agaçant de ce titre : son côté sexiste ! Joe est un séducteur et les filles tombent à ses pieds comme des mouches. Jusque là, rien à redire, cliché mais bon… c’est un manga, rien de plus. Mais quand Joe lance à la jolie allemande “une belle femme comme toi ne devrait pas travailler” j’ai failli m’étrangler !! Alors une femme si elle est belle, elle ne doit pas travailler ? les moches en revanche, pas de problème ? C’est quoi cette remarque à 2 balles. Là je me dit c’est pas possible mais de quand date ce manga ? Il est pas tout jeune, certes, mais enfin les années 90 c’est si vieux que ça !!

Bref, un manga sympa qui donne envie de déguster une bonne bouteille et de s’attarder sur ses arômes, mais offrant une vision un peu rétrograde de la société. Les femmes y étant surtout des jolis ornement mettant en valeur le héros.

Sommelier

(1996)

Kaitani Shinobu (dessin), Joh Araki (scénario)

Glénat

série terminé en 6 tomes

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Les mystères de Taisho – tome 1 :

résume :

Dans le Tôkyô des années 20, Haruka Matsunomiya détective privé à l’allure insouciante, limite je-m’en-foutiste, décide un jour d’engager une jeune assistante, Maya Takazono. Cette jeune fille, qui, malgré une intelligence et une mémoire hors normes, est incapable d’exprimer le moindre sentiment, apportera une aide précieuse à Matsunomiya. Tous deux auront à résoudre une série d’enquêtes, naviguant entre problèmes de société et phénomènes étranges. (source : Manga News)

mon avis :

C’est par hasard que je suis tombé sur le tome 1 de cette série de Kei Toume. Comme j’aime beaucoup le travail de l’auteur que j’ai pu découvrir avec ses manga, Zéro, Déviances, Luno, Kuro Gane… je me me suis jeté sur ce premier tome sans hésitation.

Un premier tome que j’ai trouvé plutôt agréable. L’ambiance de vieux roman policier dans ce Japon entre deux monde (le Japon traditionnel et la culture moderne venue d’occident) est intéressante. Quant au personnages, ils ont leur part de mystère (surtout la petite Maya). Un premier tome qui sans m’enthousiasmer, m’a donné envie de poursuivre la série. Et puis j’aime le coup de crayon de Toume !

Les mystères de Taisho

(2005)

Kei Toume

Delcourt

série terminé en 4 tomes

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Innocent – tome 1 :

Résumé :

Suite à la paralysie de son père, Charles-Henri prend sa succession et devient bourreau officiel. Il enchaîne les exécutions, met à mort les figures les plus importantes de la révolution comme Danton et Robespierre et torture les condamnés à mort. Seul problème : être bourreau le dégoûte. De ce paradoxe va naître une personnalité trouble et fascinante qu’Innocent se propose d’explorer. (source : Manga News)

Mon avis :

Je suis assez partagé sur ce premier tome, sans doute parce que la sortie de ce titre à fait un peu trop de bruit. Je suis toujours plus dure avec les titres qui profittent d’une bonne couverture médiatique qu’avec ceux qui sortent dans l’anonymat. Je sais, c’est pas juste, mais c’est plus fort que moi. Plus un titre est mis en avant plus ses défauts me semblent impardonnables. Ici je dois dire que je n’ai pas vraiment trouvé de défaut, si ce n’est une planche particulièrement mal réussie au tout début, dans les pages couleurs. Ces planches couleurs servent à mettre en avant le titre et son auteur qui, à priori est sensé donner le meilleur de lui même. Et là, le jeune Charles étendu nu sur un divan dessiné… avec les pieds !! L’auteur fait d’aussi beaux portrait, pourquoi faire le dessin d’un nu quand on ne sais pas faire ? Je suis dure, oui, mais cette planche m’a particulièrement déplu, aucune proportion n’y est respecté, et c’est avec ça que commence le manga ! ça met pas dans des bonnes dispositions pour la suite.

Heureusement par la suite le dessin est bien mieux réussi. Sakamoto Shinichi sait faire de beaux visage, expressifs et touchant, d’une beauté troublante, qui sied très bien avec l’histoire et le France du XVIII siècle. J’avais déjà était frappée par le trait particulier de l’auteur dans Ascension. J’étais surprise de le retrouver dans une histoire si différente du précédent titre (qui, soit dit en passant m’avait fait fort impression, mais que j’ai abandonné, la série étant trop longue à mon goût).

Avec l’histoire de France, comment s’en sort-il ? Et bien, moi je suis pas une spécialiste, je dirais même que je suis carrément ignorante en la matière, mais de mon point de vue, ce premier tome est tout à fait crédible. Quant au personnage de Charles, jeune adolescent troublé qui ne peut se résoudre à accepter le destin qui est le sien : devenir bourreau, il est très attachant, même si certains pourrait s’étonner de son côté très efféminé. Cette approche non virile du personnage n’est pas pour me déplaire. Un premier tome qui donne envie d’en savoir plus. Que va devenir le jeune Charles ? Comment va-t-il encaisser l’inéluctable destin qui l’attend ? Je veux savoir. J’espère seulement que Sakamoto Shinichi ne part pas pour une nouvelle longue série ! (Je viens de vérifier, la série se termine en 9 tomes au Japon, pile poile le bon nombre de tomes à mon goût)

Innocent

(2013)

Shinishi Sakamoto

Delcourt

3/9 tomes sortis en France, série terminé

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Le pavillon des hommes – tome 1 :

résumé :

C’est l’est l’époque Edo, le Japon féodal est frappé par une terrible maladie mortelle qui ne touche que les hommes. Très vite les hommes se font rares et les femmes doivent prendre la tête des affaires et du pays. Le Shogun est une femme et, symbole de son prestige, elle possède le pavillon des homme, sorte de harem composé des 300 hommes les plus beaux du pays. Enfin, il n’y a plus 300 hommes car les finances du shogunat ne vont plus aussi bien… Mais le pavillon des hommes existe toujours. En l’an 6 de l’ère Shôtoku Yûnoshin, un beau jeune homme d’un famille de samouraï modeste décide d’intégrer le pavillon des hommes, au même moment dame Yoshimune devient le huitième Shogun.

Mon avis :

J’adooore !! Ce premier tome m’a complètement conquise. Déjà par son thème : et si c’était les femmes qui étaient à la tête de la société ? En mettant en scène sont histoire dans le passé Fumi Yoshinaga évite l’écueil de la critique trop ouverte de la société qui pourrait attirer des polémiques et peut ainsi en toute liberté questionner la société patriarcale du Japon traditionnel. Sans tomber dans une lourdeur propagandiste c’est en gardant une fraîcheur de fiction légère que l’auteur s’interroge sur les rôles dévolus à chaque sexe. Cette fraîcheur fait d’ailleurs que l’histoire est intéressante et captivante. Le tout servi par un dessin que s’il n’est pas très originale, je trouve magnifique. Des bishônen comme je les aime, de quoi nous faire baver et fantasme tout en offrant un bon scénario et un soupçon de réflexion. Bref j’adore. Je savais bien qu’il ne fallait pas que je commence cette série, sous peine de ne plus pouvoir arrêter T_T

Le pavillon des hommes

(2005)

Fumi Yoshinaga

Kana

11 tomes (toujours en cours)

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Lucika Lucika – tome 1

quatrième de couverture :

Lucika est folle, complètement folle, comme tous les enfants le sont un peu : infiniment curieuse, jamais à cours d’idées saugrenues, toujours prête à regarder le monde au travers d’un prisme déformant d’une fraîcheur extraordinaire, elle déclenche des catastrophes à répétition autour d’elle !

Source inépuisable de fous rires, l’univers décalé et absurde de cette gamine provoque une immédiate et irrépressible retombée en enfance : attachez vos ceintures, vous ne risquez pas d’oublier Lucika de sitôt.

Mon avis :

à sa sortie j’en avais lu un extrait et ça ne m’avait pas du tout convaincue. J’en été resté là. Finalement je l’ai relu puisqu’il était là devant moi, ça aurait été dommage de ne pas lui donner une deuxième chance. Et finalement Lucika mérite largement les quelques minutes que je lui ai consacré. Très frais, coloré et gaie, ce manga nous ramène à l’enfance et aux jeux pleins d’imagination qui peuplent le quotidiens des enfants (enfin du moins ce qui ne s’abroutissement pas des heures durant devant la TV). J’ai pris plaisir à le lire et j’ai pensé que Mimiko pourrait aussi en apprécier les couleurs et les délires de l’héroïne mais peut-être pas tout de suite, il faut qu’elle maîtrise un peu plus la lecture car il y a pas mal de dialogue. Quant à moi je n’ai pas eu les crises de rires promises par la quatrième de couverture, tout au plus quelques sourires. Si je ne tiens pas forcement à l’avoir pour ma bibliothèque personnelle, c’est un bon manga pour enfant, drôle et mignon, sans vulgarité et avec un peu de réflexion sur la vie en prime. Sympa, à retenir.

Lucika Lucika

(2009)

Yoshitoshi Abe

Ki-oon

9/10 (série terminée)

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10 count – tome 3 :

résumé :

heu… y a pas grand chose à résumer.

mon avis :

De plus en plus hot ! La relation entre nos deux mecs devient très sex et… ben… c’est tout 😀 Il y a pas grand chose dans ce troisième tome. Shirotani lutte toujours contre sa mysophobie mais se laisse facilement manipuler par son psychologue beau et ténébreux. Kurose reste toujours aussi ténébreux et secret. Exit poésie et psychologie. Ce tome n’a rien de bien palpitant côté émotion mais cela reste du Rihito Takarai : c’est joli à voir. Un pur plaisir coupable sans aucune bonne excuse pour le lire 😉

 10 count

(2013)

Rihito Takarai

Taifu Comics

3/3 (série en cours)

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C’est tout pour aujourd’hui 😉 Et vous, qu’avez-vous lu ?

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