Archives pour la catégorie littérature

Outlander T1 : Le Chardon et le Tartan (Audible)

Couverture de Le Chardon et le Tartan (Outlander 1)

C’est une première pour moi. Si j’aime beaucoup les album-cd pour enfants, j’avoue ne jamais m’être posé la question du livre audio. Pour moi c’était un outil pour aveugles et je n’ai à aucun moment envisagé d’écouter un livre plutôt que de le lire. Puis un jour j’ai été contacté par Audible qui m’a proposé de tester leur appli avec un titre fantastique : le premier tome de Outlander, Le Chardon et le Tartan. Le pitch du livre avait l’air tentant et je me suis dit que c’était l’occasion de tester les audiolivres. A ma grande surprise j’ai adoré le principe, même s’il m’a fallu un petit moment d’adaptation. Mais commeçons par le commencement : le livre.

Outlander

Série en plusieurs tomes, écrite par Diana GabaldonLe Chardon et Le Tartan en est le premier volet et date de 1991.

C’est la fin de la deuxième Guerre Mondiale, Claire et son mari, Franck Randall, sont en Ecosse pour un repos bien mérité. Franck profite de ses vacances pour remonter son arbre généalogique, car de lointains parents avaient habité dans la région. Claire, pour chasser l’ennui, se prends de passion pour la botanique. Alors qu’elle visite un menhir, l’impossible se produit. Elle se retrouve projetée 200 ans en arrière. La voici perdue dans les Highlands du XVIII siècle. Faite prisonnière par des écossais qui la sauvent des griffes d’un officier anglais qui n’est autre que l’ancêtre de son mari, elle se retrouve mêlé à des conflits d’un autre temps. Comment rentrer chez elle ? Comment retrouver Franck ? Que lui réserve cette étrange destin ?

Bon, le bouquin fait plus de 800 pages, ce qui fait plus de 26 heures d’écoute ! Autant dire que c’est beaucoup !

D’ailleurs je trouve qu’il y a quelques longueurs. La première partie en 1945 est assez ennuyeuse et je me demandais quand l’auteur se déciderait à vraiment commencer son histoire. Une fois le voyage dans le temps accompli les choses deviennent plus intéressantes. Mais là encore, il y a quelques longueurs. De longs chapitres sur le quotidiens dans les Highlands dont je me serait bien passée. Si cela permets de biens ressentir l’ambiance, c’est pas d’un très grand intérêt surtout quand il y en a plusieurs.

Mais au delà de ses longueurs j’ai trouvé ce premier tome pas mal. L’histoire est intrigante et les personnages sont attachants. J’aime beaucoup Claire, qui est une jeune femme moderne et indépendante et qui doit ruser pour arriver à s’en sortir dans un monde où la femme n’a pas vraiment droit à la parole. Elle fait preuve de courage, de ténacité et ne se laisse pas facilement abattre malgré la situation qui a de quoi faire franchement paniquer.

Son mari Franck nous parait comme quelqu’un de plutôt ennuyeux. Tandis que le XVIII siècle offre des personnages plus pittoresque et intéressant. Il y a cependant peu de surprises, ce que l’on redoute arrive. Difficile de vous dire pourquoi je pense cela sans dévoiler l’intrigue mais disons que je n’ai jamais été étonnées par les différents rebondissements de l’histoire. Malgré tout j’ai envie de savoir comment les personnages vos se sortir de leur difficultés (et elle ne manquent pas tout au long de l’histoire ! à peine ont-ils posé leur barda quelques part qu’une nouvelle mésaventure leur tombe dessus).

Autre reproche que je ferait à ce premier tome, outre les longueurs, c’est qu’il nous propose un personnage féminin fort mais elle se fait toujours sauvé (in extremis de préférence) par le beau gosse de l’histoire. Une fois, deux fois… bon de temps en temps on aimerait qu’elle s’en sorte autrement que pas son intervention. Même si elle lui rend la pareille, ça fait un peu trop prince charmant sur son beau destrier, j’ai trouvé ça dommage. C’est trop attendu et un peu caricatural du genre, mais bon… Elle a aussi l’occasion de prouver son courage elle aussi.

Une belle aventure, donc, mais sans surprise, avec quelques longueurs mais qui, malgré tout me laisse avec l’envie de savoir ce qui attends Claire dans les prochaines aventures.

Audible et les audiolivres

Comme je l’ai dis plus haut, c’était ma premier expérience. Je n’avais jamais écouté d’audiolivre avant et j’ai découvert l’application Audible à cette occasion.

J’ai mis un petit moment pour m’y retrouver, comprendre le principe (enfin… prendre le temps de me donner la peine de comprendre devrais-je dire !) mais je ressort de cette expérience très enthousiaste.

Le téléchargement de l’appli, est plutôt simple et une fois créer son compte, elle se synchronise automatiquement sur les différents appareils pour peu qu’on ai une connexion internet.

Je l’ai d’abord installé sur ma tablette. J’ai du prendre quelques minutes pour télécharger le livre afin de pouvoir l’écouter hors réseau et me voila partie pour écouter au lieu de lire lors de mes voyages quotidiens en train. J’avoue qu’au début j’avais un peu de mal, je ne savais pas quoi faire de mes mains, la sensation était très différente de celle que me procure un livre que je suis obligé de tenir. J’avais le sentiment de devoir faire autre chose au même temps et ce n’était pas très confortable. Et puis avec une heure et demi de train par jour seulement, difficile de venir à bout de 26 h d’écoute !

Finalement j’ai installé l’appli sur mon téléphone et tout à changé. Je me suis subitement rendu compte que, contrairement au livre papier qui me demande justement de ne rien pouvoir faire d’autre, je pouvais écouter en tout occasion. En marchant dans la rue, en classant mes dossiers, en faisant la vaisselle, etc. Fini ce drôle de sentiment qui me faisait sentir pataude avec mes mains inoccupées ! J’ai enchaîné les longues heures d’écoute profitant de chaque moment où une moitié de cerveau seulement m’était nécessaire pour dédier l’autre moitié à l’écoute du livre. Et j’ai trouvé ça très agréable. Au lieu d’écouter de la musique, ou la radio, j’écoutais les aventures de Claire. Et les longueurs du récit sont devenue beaucoup moins fastidieuses. Je marchait dans la rue, en compagnie de Claire et de ses compagnons de route, c’était très amusant.

Si un temps d’adaptation m’a été nécessaire pour découvrir cette autre façon de « lire », j’ai finalement beaucoup apprécié l’expérience.

Un mot aussi sur l’enregistrement. La version audio d’Audible est lue par Marie Bouvier. J’ai beaucoup aimé sa voix et la façon dont elle donne vie au récit. C’était très agréable à écouter.

Le Chardon et le Tartan (Outlander 1) sur Audible

⇒ à lire aussi les avis de Soukee

 


 challenge petit BAC 2018

Share

Vipère au poing

Aimer, c’est s’abdiquer. Haïr, c’est s’affirmer. Je suis, je vis, j’attaque, je détruit. Je pense, donc je contredis.

Je me souviens maintenant pourquoi j’avais tant aimé ce livre quand j’avais 15 ans. L’état d’esprit de Jean était alors le mien. Et si mon dictateur n’avais ni la cruauté ni la constance du sien, j’étais une révoltée. Et la résistance, qui depuis longtemps n’était plus passive, était mon mode de vie. En Jean Rezeau je reconnaissait un maître à penser. Dans ce livre je trouvais des beaux mots pour dire ces sentiments.

La haine, beaucoup plus que l’amour ça occupe.

Et j’étais très occupée à haïr le monde.

Couverture Vipère au poing

Jean, dit Brasse-bouillon, est né dans la campagne craonnaise, dans une vieille famille de la haute bourgeoisie, qui de haut n’a plus que l’estime d’elle-même. Un père effacé, Jacques, une mère cruelle et tyrannique, surnommé par fils Folcoche, deux frère, un aîné, Chiffe, et un cadet, Cropette, des percepteurs qui ne cessent de se suivre et la cuisinière muette, Fine, forment le tableau de son enfance. Plus prompte à la révolte que ses frères, il en devient le chef de bande, celui qui n’a pas peur d’affronter la rage maternelle. C’est dans la vielle propriété familiale, à l’ombre de la gloire passé et étouffé par une fois chrétienne qui n’a gardé que le pire que Jean grandi brandissant l’étendard de la révolte et de la haine. Car sa mère le haie (qui ne haie-t-elle pas ?) et Jean le lui rend bien.

J’avais aimé Vipère au poing parce que j’étais Jean (en plus modeste). Je l’ai aimé à nouveau parce Hervé Bazin a les bons mots et l’art de raconter cette révolte, qu’il rend si vivante, si remarquable. Alors même qu’il ne se passe pas grand chose dans cette campagne, ses mots savent me tenir en haleine.

Si les sentiments qui habitent Jean à la fin du roman ne sont plus les miens, j’ai relu ce livre avec la même excitation étrange que lors de notre première rencontre. Vipère au poing a ravivé en moi le souvenir d’anciennes résistances, et c’est avec amusement et détachement que j’ai vu se superposer mes souvenirs et ceux de Jean, avec tout ce que ces deux histoires ont de différente et d’étrangement semblable. J’y ai reconnu le sentiment de révolte, mais aussi ce mélange de haute estime de soi-même, d’autocritique et de cynisme dont Jean fait preuve vis-à-vis de sa famille.

Le regard impitoyable et lucide que Jean jette sur sa famille et sur la vielle bourgeoisie qu’elle représente m’a beaucoup amusé, surtout qu’il avoue en avoir hérité des traits, et pas forcement les meilleurs.

Un coup de cœur à 15 ans. Un coup de cœur aujourd’hui. Un vrai classique qui, malgré le temps qui passe, garde toute son mordant.


challenge petit bac 

Share

Le Bonhomme de Neige – Jo Nesbo

Couverture Inspecteur Harry Hole, tome 07 : Le Bonhomme de neige

Je suis tombé sur ce roman par hasard. J’étais à la librairie à la recherche de cadeaux pour Noël et ce livre avait été mis en avant. J’ai pensé au Décembre nordique, je me suis dit que je n’avais pas lu de polar depuis un moment et j’ai craqué (alors que j’avais déjà du polar nordique dans ma PAL, mais passons).

Avec ces 584 pages, cela faisait un bien trop gros pavé pour moi et je n’ai pas réussi à le finir à temps pour le Décembre nordique, mais une fois lancé j’avais tout de même envie d’avoir le fin mot de l’histoire, challenge où pas !

Harry Hole, célèbre inspecteur d’Oslo, le seul flic norvégien a avoir déjà arrêté un tueur en série, ce retrouve sur l’enquête d’inquiétantes disparitions. Des femmes marié et mère de famille on disparu dans d’étrange mises en scène aux premières neiges d’automne. C’est flanqué de la nouvelle recrue, Katrine Bratt, qu’Harry se lance sur les trace de ce qui pourrait bien être un tueur en série.

Harry Hole est le héro d’une série, et si j’ai bien compris, Le Bonhomme de Neige en est le onzième tome. Si le bouquin fait référence aux précédentes enquêtes de Harry, c’est surtout pour nous donner envie de les lire. Moi je découvre l’inspecteur Hole et Jo Nesbø, son auteur, avec ce tome et cela ne m’a pas du tout gêné.

Le roman est assez conscéquent mais ce lis assez aisément. A un moment j’ai eu un manque de motivation mais c’est surtout que les fêtes de fin d’année étaient venue intérrompre ma lecture, j’ai eu un peu de mal à m’y remettre, j’avais envie de passer à autre chose. Mais, une heure à peine après avoir repris ma lecture j’étais encore plus motivée qu’avant les vancances.

J’ai aimé le personnage de l’inspecteur même s’il est éprouvé comme modèle : alcoolique, asocial, incompris et malheureux en amour, c’est le stéréotype même de l’inspecteur des roman policiers. Mais Jo Nesbø sait nous le rendre sympathique. La recette est même un peu trop huilée. Il y a tout ce qu’il faut pour en faire une série à succès, et j’en ai vu tellement de séries policières qu’il n’y a pas vraiment de surprises.

Et en effet je n’ai eu aucune surprise avec ce roman. Si j’ai pris un plaisir certain à le lire, j’ai été un peu déçue de ne pas avoir été surprise. Il y a tellement de suspect et de rebondissement dans l’intrigue que j’ai un moment espéré me faire avoir mais non. C’était bien le coupable que je tenais depuis plus de la moitié du livre. Du coup je ne suis pas sûre d’avoir envie de lire les autres tomes de la série. En revanche je regarderais peut-être l’adaptation au cinéma, qui a en juger par la bande-annonce ne semble pas très fidèle.

Share

Le joueur d’échecs

Avec cette lecture, je termine enfin ma première ligne du challenge petit bac 2017 (j’ai choisi de ne remplir qu’une ligne à la fois pour ne pas me disperser). Mais cette dernière lecture ne s’st pas faite sans douleur. Le joueur d’échecs est pourtant un tout petit roman que j’aurais du lire vite fait. J’ai mis quelques chose comme 5 mois  pour venir à bout de ses 95 pages ! J’ai cru que je n’y arriverais jamais et je crois bien que j’aurais abandonné en route si je n’avais pas eu besoin de ce titre pour finaliser le challenge.

Couverture Le joueur d'échecs

J’avais choisi ce titre parce que Chéri m’en avais dit beaucoup de bien, je devrais pourtant savoir que nous n’aimons pas les mêmes livres… Mais il m’en a dit tellement de bien que j’ai eu très envie de le lire. Bizarrement, moi j’ai pas accroché du tout. J’ai trouvé ça très long à démarrer et quand finalement on en arrive au vif du sujet… ben j’ai été déçue.

Le joueur d’échec nous raconte l’histoire d’une homme qui a été fait prisonnier par les nazi et qui, pour ne pas devenir fous c’est accroché de tout son esprit au jeu d’échec, à moins que ce soit ce qui justement l’ai rendu fous…

Tout commence sur un navire de passager. Le narrateur y rencontre un champion d’échec et nous raconte qui est cette homme, avant qu’il ne rencontre un homme capable de le battre et que ce dernier ne nous raconte à son tour son histoire.

J’ai trouvé ce livre très ennuyeux et dans un style vieillot. C’est écrit de telle sorte qu’au lieu de m’imaginer une ambiance années 50, j’avais dans la tête des bourgeois fin XIX. L’histoire en elle même n’est pas sans intérêt mais il n’y a pas eu la petite étincelle qui me donnait envie de poursuivre ma lecture. je l’ai picoré une page par ci, une page par là, jusqu’à ce que je décide de profiter du RAT de Noël pour enfin m’en débarrasser.


 

Share

Les mondes d’Animalia – tome 1

Un petit roman fantasy facile à lire avec de nombreux personnages et de l’action pour les jeunes lecteur en quête d’autonomie, ça vous dit ?

Les mondes d'AnimaliaLes mondes d'Animalia - T1 - Les licornes et la menace du griffon

Nous suivons 4 jeunes licornes qui rentrent chez elles après avoir terminé l’école de magie. Elles décident de faire un détour pour visiter une magnifique forêt. Là-bas elles devront affronter un terrible danger pour venir en aide aux habitants de la forêt.

Une histoire assez simple et classique, avec la bande d’amis aux pouvoirs magiques, les rencontres, les aventures et le danger… sauf que les ado sont des licornes et leurs amis des animaux sauvages.

Le style est facile avec beaucoup de dialogue, ça se lit vite et facilement. J’aime bien ce genre de roman pour les enfants parce qu’il peuvent les lire seul et rapidement, ce qui les rends fières d’eaux et leur donne envie de  lire plus. Ce roman est sympathique, peut-être un peu trop simple, mais il va donner le goût à la lecture et les histoires plus complexes suivront. Et puis il y a de la féerie, de l’amitié, de la solidarité… on ferait presque une overdose d’arc-en-ciel ! XD

Moi, justement j’en ai fait une, mais j’ai passé l’âge ^^ Ce que je lui reproche c’est la façon dont le méchant est traité. Finalement son défaut est d’être carnivore. Ok, on en fait des tonnes sur sa cruauté mais bon, au final il a faim, il chasse, rien de plus naturel pour un carnivore. Oh ! Il y a bien de « gentils » carnivores mais, bizarrement, on ne fait jamais allusion à la façon dont ils se nourrissent. A un seul moment il proposent de manger le méchant et on leur rétorque que la violence ne résout pas les problème. Jolie morale, mais… s’il mangent pas le méchant faudra bien qu’il mangent quand même un peu de viande fraîche à un moment donné.

C’est une façon de traiter les choses qu’on retrouve très souvent dans le livres pour enfants et qui a le don de m’énerver. Ce n’est pas parce qu’on écrit pour des enfants qu’il faut aborder les chose de façon si naïve, je dirais même niaise. Un carnivore est un carnivore et il n’y a là aucune notion de mal ou de bien.

Malgré tout je conseille quand même ce livre pour les 8/10 ans, parce qu’il est ludique et facile à lire.

Share

La passe-miroir 1 – Les fiancées de l’hiver

On a déjà beaucoup , mais alors beaucoup, parlé de ce roman fantasy. Et comme à mon habitude, j’ai un train de retard, faut dire que je ne m’intéresse que peu aux nouveautés et j’ai un faible pour les éditions de poche, du coup quand je remarque un livre sur les blog, je le note dans un coin pour plus tard, quand l’effervescence retombe et que la collection de poche sort. Cette fois je n’ai pas eu le temps de carrément oublier, comme ça m’arrive souvent, car Yomu-chan nous a ramené des petites surprises du salon du livre de Bordeaux sur lequel elle a travaillé. Dans son cabas il y a avait le tome 1 de la Passe-miroir dédicacé. J’était tout joie ! J’ai laissé tomber toutes mes lectures en cours pour découvrir ce roman dont j’avais lu/entendu tant de louanges. J’avoue, non sans quelques appréhensions. Je me méfie toujours des phénomènes de mode. Et bien, mes craintes n’étaient pas fondée. Christelle Dabos mérite son succès.

Résultat de recherche d'images pour "la passe-miroir tome 1"

Ophélie, petite animiste très discrète travaillant comme liseuse dans le musée familial, mène une  vie simple et solitaire sur son arche familiale. Mais la famille lui réserve un autre destin. Elle a été fiancée avec un haut fonctionnaire du Pôle. Elle n’a malheureusement pas son mot à dire, les matriarches ont décidé pour elle. La voici partie pour un monde inconnu et hostile. La cour du Pôle se révélera bien pire que ses plus terribles craintes. Elle qui est si simple et franche va devoir survivre dans la cour où tout n’est qu’intrigue et faut-semblant. Mais sous ses grosses lunettes et son apparence quelconque Ophélie cache une grande détermination. Elle ne va pas se laisser piétiner si facilement.

Voici en quelques mots l’intrigue de départ de ce premier tome. Ce tome est une véritable réussite car en 500 et quelques pages, l’auteur arrive à créer un univers très riche, détaillé original et cohérent, sans oublier des personnages bien travaillé, aux personnalité varié et complèxes et une intrigue qui ne manque pas de rébondissement.

L’univers

Sans qu’on nous en dise trop, on comprends que la terre à explosé mais elle n’a pas été détruite pour autant. La vie continue sur les bribes de terre plus ou moins grandes qui flottent en suspension au tour du noyaux. Chaqu’un de ces morceaux de terre est appelé une arche. Chaque arche est habité par une où plusieurs familles sur la tutelle de l’esprit de famille. Considéré comme un Dieu par certain, comme un vénérable ancêtre par d’autres. Les esprit de familles sont bien intrigant. Dans ce premier tome on n’en apprends pas beaucoup sur eux. Quand au commun des mortels, nombreux sont les familles à posséder des pouvoirs. Notre héroïne appartient à la famille des animiste et a le pouvoir de « lire » les objets.

Le Pôle est une arche bien plus grande qu’Anima. Divers familles y règnent et nombreux sont leurs pouvoirs. Je ne vous en dit pas plus pour vous laisser le plaisir de découvrir ce qui attends Ophélie.

J’ai beaucoup aimé cet univers car il est original avec ces arches suspendues dans le vide, mais aussi parce qu’il est richement détaillé, avec une ambiance steampunk pas trop prononcée. Dirigeables et autres machines peuplent discrètement la background. L’ambiance change d’une arche à l’autre. Le décor n’y est pas le même, ni l’esprit. On ressent la différence des cultures. Biens que tout le monde partage la même langue, la façon de parler est différente, l’organisation sociale n’est pas la même, et même le quotidien y diffère.

Les personnages

J’ai aussi aimé les personnage de ce premier tomes. Ils sont nombreux et bien travaillé. Leurs personnalité sont plus complexes que ne le laisse croire le premier abord. En effet souvent la première rencontre avec un personnage nous fait croire à un cliché déjà vu (à commencer par l’héroïne avec ses grosses lunettes, sa maladresse et sa timidité) mais finalement sous cette première apparence se cachent des personnage aux personnalité riches et travaillé. Malgré certains aspect classiques, notamment dans les contrastes entre personnages, leur état d’esprit, leurs émotions se révèlent petit à petit en faisant d’eux des personnages plutôt intéressant. Ophélie se révèle être par exemple une femme de caractère alors que son apparence nous faisait croire à une créature faible et soumise, sans volonté. Il en va de même pour un peu près tout les personnages, dont on découvre diverses facettes au fur et à mesure qu’on avance dans le récit. Sans véritable surprises cependant. Et on reste sur un registre « personnage de fiction », j’entends par là qu’on a plus l’ambiance d’un dessin animé que de la vraie vie, mais moi j’aime ça.

Nous découvrons tout à travers le regard d’Ophélie, c’est donc à travers elle que nous découvrons aussi les autres personnages, on sait d’eux ce qu’Ophélie sait ou crois savoir, quand elle se trompe nous nous trompons avec elle. Cela rend le récit très vivant.

le style

Bon, alors, moi en littérature j’y connais rien. Je saurait bien incapable de critiquer un style littéraire. Mais j’avais quand même envie de dire quelques mots car dans les premiers chapitres j’ai eu un peur. Je trouvais le style un peu guindé. Je me demandais si l’auteur cherchait pas à trop en faire. J’avais peur qu’on ai des description à rallonge, etc. Finalement je me suis très vite habitué au style, qui donne parfois une ambiance un rétro qui colle parfaitement au décor et à l’univers présenté. Et à ma grande surprise les descriptions ne sont jamais trop longues, ni trop ennuyeuses (j’aime pas les récits descriptifs). Il y a un bon rythme et la lecture est vraiment très agréable. Passé le chapitre 2 j’étais conquise et mes premières impressions s’étaient envolée.

Finalement il n’y arien que je n’ai pas aimé dans ce premier tome. Il ne me tarde qu’une chose, lire le tome 2 !

La passe-miroir, tome 2 : Les disparus du Clairdelune par Dabos


pour aller plus loin

Share

La disparue de Noël – Anne Perry

Couverture La disparue de NoëlC’est par hasard que je suis tombé sur ce petit roman d’Anne Perry. Je ne connaissais pas du tout l’auteur. C’est la couverture, très kitsch, et le titre en relation avec Noël qui m’on fait sauter sur ce roman qui était perdu dans un bat de vieux livres d’occasion. C’était il y a quelques mois et dès que je suis tombé dessus j’ai pensé au Challenge Christmas Time de Mya au quel je participe cette année pour la troisième fois consécutive. Je l’ai précieusement mis de côté et ai profité R.A.T de Noël organisé par Chicky Poo et Samarian pour le challenge Il était 5 fois Noël.

Nous somme en décembre, dans la campagne Anglaise du XIX. Dans une belle demeure, des invitée de marque profitent d’une belle réception. Mais leurs conversation mondaines vont être troublé par un tragique accident à la suite duquel, deux nobles dames devront affronter le glacial hiver écossais à la poursuite d’une femme à qui elle doivent impérativement remettre une lettre.

Anne Perry nous livre ici un très court roman policier agréable à lire. Ce n’est pas temps le mystère mais l’ambiance qui fait la force de ce texte. On a vraiment l’impression d’être dans l’Angleterre du XIX. L’ambiance des dîner, les discussion mondaines, les robes qui virevoltent dans les salons… Même la façon dont elle dévoile les pensée du personnages principal, nous fait ressentir une sorte de familiarité, comme si nous connaissions la connaissions déjà et que nous étions à ces côté. Heureusement cependant que le roman est très court. Si le voyage est agréable, il manque un peu de tension. Une jolie lecture qui donne envie de lire d’autres romans se déroulant à cette époque.

Anne PERRYAnne Perry, que je découvrait avec cette lecture, est une écrivaine britannique spécialisé dans les romans policiers se déroulant à l’époque victorienne. Elle est notamment l’auteur de la série policière William Monk et Charlotte et Thomas Pitt, toutes deux se déroulant au XIX.

La disparue de Noël fait partie de ses Histoires de Noël où l’un des personnages secondaires de ses séries mènent l’enquête, l’action se déroulant bien évidement à la période de Noël. Cela explique sans doute cette familiarité que j’ai ressenti avec le personnage principal, nous somme sensé déjà le connaitre si on est un habitué des séries d’Anne Perry.

En France ses roman sont édité par 10/18, dans la collection Grand détectives.

Anne Perry sur le site de 10/18

à lire aussi l’avis de Lou


 

Share

Bertille et Léo

C’est un bien étrange texte que Marychaussette nous propose avec Bertille et Léo.

C’est sous la forme d’un poème sans rime, que nous découvrons deux enfants de sept ans, Bertille et Léo, deux jumeaux qui vivent quelques part sur les côtes bretonnes.

Entre rêve et réalité, l’auteur nous raconte le manque de ce père sous-marinier, absent et pourtant si présent dans les pensées des deux enfants, et plus particulièrement dans l’esprit de Bertille, une petite fille pas très attentive qui se perd en rêveries sur les banc de l’école.

Le texte, à l’image de la pensée de l’enfant, virevolte entre le rêve et la réalité, entre l’école et le père. On finirait presque par en perdre le fil.

Share

13 reasons why

Couverture Treize raisons / 13 reasons why

En rentrant du lycée Clay trouve devant ça porte un colis qui lui est adressé, sans aucune indications quant à l’expéditeur. A l’intérieur il trouve sept k7 audio. Qui peut bien envoyer des k7 ? Qui en utilise encore ? Curieux, Clay se rend dans le garage où le vieux poste de son père permet encore de lire des k7. Mais là, horreur ! C’est la voix d’Hannah qui s’adresse à lui. Hannah s’est suicidé quelques semaines plus tôt, et ces sept k7 sont sa lettre d’adieux. Elles les adresse à ceux qu’elle croit responsable, d’une façon où d’une autre de sa chute. A chaque face un nouvel accusé. Elle y raconte les incidents qui ont, les uns après les autres, détérioré son état d’esprit et son estime d’elle même au point d’en arriver à cette décision fatale.

Ce court roman nous donne deux points de vue, celui de Clay, qui découvre avec stupeur les petites boules de neige qu’Hannah raconte et qui les unes s’additionnant aux autre ont provoqué une avalanche. Une avalanche de sentiment submerge le garçon qui n’avait rien vu, rien compris de tout cela, ou qui n’avais pas voulu voir, comme c’est souvent le cas. La deuxième voix est celle d’Hannah elle-même qui se raconte, qui tente d’expliquer pourquoi et comment elle en est arrivé là et qui, surtout, cherche à faire peser sur chacun de ses camarades une part de responsabilité. Elle veut qu’il prennent conscience de la gravité de leurs actes. Elle veut qu’il comprenne que tout ce que l’on fait porte à conséquences. Une stupide blague potache peut dégénérer et peser bien lourd dans l’équilibre fragile d’une adolescente en détresse.

C’est en cela que j’ai trouvé ce roman intéressant. Si les anecdotes raconté par Hannah peuvent paraître parfois très superficielle et qu’elle ne suffisent pas en elle-même à conduire au suicide, cela permet au lecteur de se questionner sur son propre comportement. Ce n’est pas parce que je ne pense pas à mal que je ne fait pas de mal. Ce que je prends pour une blague, peut blesser l’autre de façon parfois très violente. Bien sûr, le suicide est une décision définitive qui relève plus de la fragilité personnelle que d’une attitude, même déplacée et violente des camarades, mais quand on se retrouve en grande fragilité, un mots de travers et tout bascule.

Si Hannah cherche à faire peser la culpabilité sur ses camarades c’est sans doute pour s’amputer une part de sa propre responsabilité et rendre sa décision plus acceptable pour elle-même. Elle cherche à se justifier. Et peut-être, sans doute même, à se venger et faisant culpabiliser ceux qui l’ont blessé. C’est une démarche qui se comprend. Cela ne veut pas dire qu’ayant écouté tout le discours d’Hannah, nous lecteurs arrivions à la même inéluctable décision. La plupart des adolescent ayant subi une situation similaire prendront une tout autre décision, et rare sont ceux qui en arrivent là. Mais je trouve ça bien de faire prendre conscience au jeune lecteur que tout a une conséquence. Et si les conséquences ne sont pas toujours aussi graves, il faut toujours se poser la question, suis-je en droit de faire subir tel ou telle humiliation à un(e) camarade ? Est-ce que la soit-disant plaisanterie peut tout excuser ?

J’ai trouvé, moi, qu’Hannah se fait une montagne de pas grand chose et que son incapacité à réagir aux premiers incident sont autant la cause des incidents suivant que le manque de discernement et les conduites inappropriés (voir inacceptables) des camarades incriminés. Mais finalement n’est-ce pas le propre de l’adolescence de se faire une montagne de rien ? La seule et unique responsable du suicide d’Hannah est et restera Hannah. Mais une main tendue au bon moment, un peu plus de délicatesse, un peu moins égoïsme et d’égocentrisme de chacun aurait pu changer les choses.

Le message est finalement très salutaire. Restez vigilant, vos actes ont des conséquences. Pensez à l’impact de ce que vous faite sur les autres avant d’agir stupidement. Un livre qui pour cette raison aurait sa place à l’école, notamment dans le cadre d’un travail sur le harcèlement à l’école.

Share

Une jeunesse au temps de la Shoah

Après la mort de Simone Veil, son visage était partout, sur toutes les unes. Si son nom ne m’était inconnu j’avoue que je ne savais rien de cette grande dame. J’ai donc voulu en savoir plus et j’ai commencé par un hors série que Marianne lui a dédié. Très complet, bien fait et plaisant à lire.

Après l’avoir lu j’étais encore plus intriguée. J’ai eu envie d’en savoir plus mais je me sentais pas la patience de lire Une Vie. 340 pages tout de même ! Avec tous les livres que j’ai abandonné cet été, j’étais sûre de ne pas y arriver. C’est là que je suis tombé sur un extrait publié par Le Livre de Poche : Une jeunesse au temps de la Shoah. Cette éditions réuni les chapitres qui racontent la jeunesse de Simone Veil, depuis l’enfance joyeuse sous le soleil de Nice au camps de concentration et le retour à la vie. On quitte Simone alors qu’elle se lance dans la vie active.

J’avais vingt-sept ans, des diplômes, un mari, trois enfants, un travail. J’étais enfin entrée dans la vie.

Cette éditions est complété par diverses annexes : photos, discours…

Que dire de ce livre. C’est difficile d’en parler. Simone Veil écrit très bien, on lit facilement et avec plaisir cette autobiographie. Il n’y a pas de logeurs. L’émotion est là, tout en retenue.

Mais l’intérêt de se livre n’est pas tant là façon dont il raconte mais ce qu’il raconte. L’horreur vécu par des million de juif en France et partout en Europe pendant la deuxième guerre mondiale. On y découvre comment Simone, ses parents et ses frères et sœurs, juifs laïcs ont été déporté. Tout au long du texte, Simone Veil raconte son histoire, telle qu’elle l’a vécu à l’époque mais elle y ajoute ses réflexions, fruits d’une longue vie bien remplie, riche en rencontres. Et ce double regard : l’adolescente qui vit l’horreur et l’adulte qui cherche un sens à tout ça est très intéressant. D’autant plus que Simone Veil semble faire preuve d’une extrême sagesse, elle ne tombe pas dans la haine qu’on aurais pourtant pu lui pardonner après une telle aventure. Elle parle toujours avec bienveillance mais aussi fermeté. N’hésitant pas à contredire ses collègues intellectuels quand leur point de vue lui semble erroné.

C’est un texte dur, parce qu’il montre l’humanité dans ce qu’elle a de plus laid, mais il n’est pas difficile à lire car c’est toujours avec beaucoup de pudeur et de retenue que Simone Veil livre ses souvenirs. Il peut donc être lu par un public jeune. Enfin, pas des enfants non plus, mais je pense au collégiens ou lycéens qui étudient cette période historique en cours. Ce court extrait donnera une dimension plus réelle à ce que disent les manuels d’histoire. En revanche je ne suis pas sûre que le jeune public apprécie les digressions politiques et sociologiques.

Ce que je retiens de ce livre c’est que malgré cette très douloureuse expérience Simone Veil à su rester profondément humaniste, ouverte et attentive aux autres. On ressort de cette lecture, troublé mais grandi. Si Larmes interdites m’avais mis dans un état terrible, je n’ai pas eu ici le même sentiment car il y a beaucoup d’espoir dans les paroles de Simone Veil.

Couverture Une jeunesse au temps de la Shoah , extrait d'Une vie


Share