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un toit pour 13 – tome 3 : Le jour où j’ai pris la mer

Une fratrie c’est pas toujours facile, une famille recomposée c’est encore un peu plus compliqué. Et que dire d’une famille recomposé de 13 membres ?! Oui, oui, 13. Je n’arrive même pas a imaginer ce que ça peut donne, 11 enfants dans une seule maison ! Mais quand il y a de l’amour tout s’arrange, même une terrible tempête en mer.

Romu, notre héros nous raconte ici ses vacances d’été. Les parents (sa mère et son amoureux de plombier) vont emmener tous leurs enfants en mer sur un bateau à voile. Tout le monde est surexcité à cette nouvelle. Quelle aventure ! Oui mais… c’est pas facile de se supporter dans un bateau. Toujours les un sur les autres, les petits détails finissent par déclencher les pire disputer et les vacances deviennent un cauchemar. Mais aucune dispute ne serait séparer une famille face à l’adversité ! Quand la tempête éclate, tout le monde se serre les coudes. « C’est le moment de bosse en équipe […] ! » Le danger passé, reste le souvenir de la solidarité et puis aussi l’admiration de Romu pour ce beau-père qui a su garder son sang froid et sortir toute la famille d’un mauvais pas.

Une jolie histoire, pleine de bon sentiments et d’espièglerie.

C’est avec ce tome 3 que je découvre Romu et sa (très) nombreuse famille recomposée. Ce tome peut très bien se lire indépendamment des autres mais il donne envie de découvrir le reste de la série. On en apprends ici trop peu sur cette drôle de famille 🙂

Roman jeunesse première lecture, ce petit roman, très joliment illustré s’adresse aux 6-8 ans. Il manquera peut-être d’action pour les plus grand.

Je l’ai trouvé très bien, le texte est simple et cour. On survole l’histoire mais cela laisse place à l’imagination et puis cela rend le texte accessible aux très lecteurs. J’ai bien aimé l’ambiance de cette famille. J’ai tout particulièrement apprécié les illustration bleu et rouges.

Mimiko quand a elle, n’a pas vraiment accroché. Peut-être parce que cela venait de moi (elle n’aime pas quand j’insiste pour lire une histoire). Je vais laisser traîner le livre et voir si l’envie lui prends de le lire seule.

Un toit pour 13 #romanjeunesse #litteraturejeunesse #editionsfimousse

Une publication partagée par Bidib Ma Petite Médiathèque (@bidibmpm) le

Merci aux éditions frimoüsse de m’avoir fait découvrir cette série que l’on doit à Ingrid Chabbert (texte) et Carine Hinder (illustrations)

à lire aussi l’avis de Blandine


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Ma vie dans les bois – tome 1

Ce titre figurait dans ma sélection spéciale rentrée. En vérité, au moment où mon article était publié, j’avais déjà craqué. Si la couverture ne me séduisait pas outre mesure, j’ai pas résisté au sujet de ce manga : le retour à la nature d’un citadin.

Ce manga est auto-biographique raconte la façon dont Shin Morimura, mangaka de bientôt cinquante ans, décide d’abandonner sa vie citadine pour construire de ses propres mains une maison dans la forêt. Alors qu’il vient de finir un manga et que son éditeur espère une idée originale, Shin se sent déprimé. C’est là que l’idée lui vient : tout quitter, lâcher le monde matérialiste et consumériste moderne pour revenir à une vie plus proche de la nature. Il n’est pas du genre à lâcher facilement l’affaire, quand il a une idée il y va à fond. C’est parti pour la recherche du terrain, puis il faut défricher, préparer le terrain et enfin construire la maison. Certes il n’a pas tout fait à la main, les machines l’ont aidé, mais il faut lui accorder qu’il ai fait tout ça tout seul.

Ce premier tome raconte la première fase de son aventure qu’il vit seul, sa femme faisant le choix de rester bien au chaud dans leur maison en ville, attendant qu’il revienne la queue entre les pattes. Mais ça ne fait que le motiver d’avantage. Il veut lui en mettre plein les yeux en faisant une très jolie maison en rondin de bois.

J’ai été époustouflé de voir ce que le mangaka a été capable de construire seul et sans y connaitre grand chose en auto-construction avant de se lancer dans l’aventure. Il fait preuve d’une détermination digne un héro de shonen. Le tout servi avec une bonne dose d’humour, classique, mais efficace. Le manga est très agréable à lire. Quelques photos en fin de chapitre permettent de se faire une idée de la véritable aventure du mangaka.

Mon seul regret c’est de ne pas y avoir trouvé de une plus ample dimension pédagogique. Shin Morimura nous raconte son expérience avec humour et sincérité mais ne donne pas vraiment les clés pour l’imiter. Certes il donne des détails sur les machines qu’il utilise, même le prix qu’elle lui ont coûté, mais on n’apprends rien en revanche sur sa montagne. Hormis l’armoise et l’igname, pas beaucoup de plantes à l’honneur. Au fait c’est ça qui m’a dérangé, pas assez de plantes, parce que finalement sur le reste il donnes quand même pas mal de détails ^^’ Pour un retour à la nature, il y a plus de machines que de verdure  !

Quoi qu’il en soit ce premier tome m’a donné envie de suivre Shin dans son aventure. Près à partir dans les bois avec lui ?

sur le site de l’éditeur


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Nouveautés manga – la rentrée 2017

Aujourd’hui je vous propose une sélection particulière, spéciale challenge 1% et rentrée littéraire.

challenge rentrée littéraire 2017

Parmi les manga prévu entre le mi-août et fin octobre, voici ceux qui me séduisent à priori


Ma vie dans les bois, de Shin Morimura, prévu chez Akata le 24/08/2017.

Résumé :  Shin Morimura est mangaka, et il s’approche de la quarantaine. Tandis qu’il vient de mettre un point final à sa dernière série, son éditeur lui demander de trouver une nouvelle idée originale pour son prochain titre. D’abord en manque d’inspiration, le dessinateur va finalement avoir une idée « un peu » folle : partir vivre dans la montagne, sans eau courante ni électricité, et raconter son nouveau quotidien en manga ! Sa femme le suivra volontiers, malgré quelques appréhensions. De la construction de leur maison passive en bois jusqu’au difficile apprentissage de l’autonomie alimentaire, suivez l’incroyable vie de ce couple plus tout à fait comme les autres ! (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi : le thème de l’autosuffisance et la vie dans la nature m’attire beaucoup. J’avais beaucoup aimé le premier tome de Je ne suis pas mort qui aborde le même sujet mais sous un angle de vue plus fictif. Ici c’est une expérience personnelle et vraie qui nous est conté, cela doit être d’autant plus intéressant.


L’île errante de Kenji Tsuruta, prévu chez Ki-oon pour le 7 /09/2017.

Résumé : Entre ciel et mer, à la poursuite de l’impossible… (source : Manga Sacturary)

Pourquoi ? Parce que c’est Kenji Tsuruta et que j’ai adoré son Forget me not. J’avais hâte de découvrir un nouveau manga de cet auteur. Nouveau n’étant pas tellement le mots, la sortie au Japon de l’île errante date de 2011… En revanche, le résumé ne nous dit pas grand chose. Peu importe, j’aime beaucoup sa façon de dessiner et la façon de traitter les personnages. J’espère ne pas être déçue par celui-ci.


Tokyo, amour et libertés, de Kan Takahama, prévu chez Glénat pour le 20/09/2017.

Résumé : Tokyo, 1926. Shinjuku est connu pour son quartier des plaisirs, Hanazono. Ishin, journaliste pour une revue érotique y rencontre Aki, une jeune métisse qui exerce le métier de modèle artistique. Dans une société aux mœurs libérées, leur relation sera pourtant empreinte d’une grande innocence. Cependant, l’ombre de la guerre vient menacer leur idylle… S’inspirant de l’histoire de ses aïeuls, Kan Takahama nous livre un beau récit où s’entremêlent un érotisme subtil et une sensibilité que nous lui connaissons déjà grâce au Dernier Envol du papillon. (source : Glénat Manga)

Pourquoi ? La encore c’est l’auteur (et la couverture) qui m’ont attiré. J’avais bien aimé son manga 2 expressos, j’ai envie de redécouvrir cet auteur.


La légende du héros chasseur d’aigles de Jin Yong et Li Zhiqing, prévu pour le 22/09/2017 chez Urban China.

Résumé : Yong, né en 1924, est considéré comme le maître incontesté du wuxia, roman d’arts martiaux lu avec passion en Chine. La Légende du héros chasseur d’aigles fait partie de ses plus grands chefs-d’œuvre. (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? Parce j’aime la couverture et les art martiaux, parfois il en faut pas plus 😉


Mon chat, ma cuisine et moi de Han Hye Jeon, prévu pour le 6/10/2017 chez Kana.

Résumé : Jeanne est une jeune femme moderne qui vit seule avec ses trois chats.
Elle vient d’être licenciée mais refuse de se laisser abattre. Jeanne affronte le quotidien à l’aide de ses chats et avec les douceurs qu’elle prépare tranquillement dans sa cuisine.
À chaque événement, un dessert est associé. Un jour, elle s’inscrit à une formation pour devenir pâtissière. Un nouvel horizon s’ouvre devant la jeune femme… (source : Kana)

Pourquoi ? Mimiko adore les manga de chat (ici c’est un manhwa mais on aime aussi) et moi ce de cuisine. Avec ce titre on devrait être heureuses toutes les deux 🙂 Et pui ce titre me semble parfait pour le challenge Des livres en cuisine.


La fillette au drapeau blanc de Saya Miyauchi d’après la vie de Tomiko Higa, prévu pour le 12/10/2017 chez  Akata.

Résumé : Avril 1945, Okinawa. Tandis que le Japon est rentré en guerre depuis quelque temps déjà, la petite île tropicale nippone semble encore épargnée par les conflits. C’est là-bas que vit la petite Tomiko, dans la joie et la bonne humeur, malgré l’absence de sa mère. Pourtant, quand les bombardements commencent et que son père doit partir sur le front, son quotidien bascule et … Désormais, il lui faudra survivre … Survivre, envers et contre tout !! (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? Je ne suis pas vraiment convaincue par la couverture, mais le sujet à l’air très intéressant, d’autant plus qu’il s’agit de faits réels.


Château Narumi de Totomi Sato, prévu pour le 14/09/2017 chez Komikku.

Résumé : Pour sauver l’héritage de ses parents, elle va devoir produire le meilleur des vins !! Héritière à 23 ans des rêves de son père, Mako devient PDG de sa propre exploitation vinicole. Mais cette parfaite débutante dans le domaine était loin de se douter à quoi pouvait bien ressembler la réalité de ce monde ! La passion et la motivation de Mako seront-elles plus fortes que tout ? (source : Manga News)

Pourquoi ? Après les Gouttes de Dieu et Somelier, un nouveau manga tombe à point pour le challenge Des livres en cuisine 2017 !


Tue-moi plutôt sous un cerisier de Hina Sakurada, prévu pour le 14/09/2017 chez Akata.

résumé : «Fuis !» Voilà l’étrange SMS reçu au réveil par Yukino, jeune lycéenne, de la part de Saho, sa meilleure amie. Sans en comprendre le sens, elle se rend au lycée, comme tous les jours. Mais elle constate alors avec horreur que Saho s’est suicidée, pendant la nuit… laissant pour seul testament un tweet nébuleux : «Yukino est cruelle». Dès lors, l’engrenage est lancé, et Yukino est accusée d’être responsable de la mort de sa propre amie. Tandis qu’une enquête s’ouvre pour éclaircir les circonstances du décès de Saho, Yukino doit faire face à un nouveau quotidien d’exclusion. Elle pourra heureusement compter sur le soutien de Tatewaki, le petit ami de Saho. (source : Manga News)

pourquoi ? Un shojo ultra mélodramatique, ça fait longtemps ! Et comme c’est un one-shot et que la couverture est superbe… j’ai envie d’essayer 🙂


Je ne suis pas d’ici de Yunbo, prévu pour le 20/09/2017 chez Warum.

résumé : Une jeune Coréenne arrive en France. Déboussolée, elle tente de s’orienter et de s’intégrer au sein d’une petite ville, Angoulême. Pour ne rien arranger, son apparence change du jour au lendemain : elle se retrouve avec une tête de chien à la place du visage, ce qu’elle seule semble remarquer. Au gré des rencontres et de son immersion dans la vie française, trouvera-t-elle son équilibre et, surtout, son apparence humaine ? (source : Manga News)

pourquoi ? comment résister à cette couverture ! Et puis le thème du choc culturel me plait beaucoup. Et puis comme je ne connais ni l’auteur, ni la maison d’édition, je suis d’autant plus curieuse.


La grande invasion mongole de Shintaro Kago, prévu pour le 21/09/2017 chez Imho.

résumé : Maître du manga horrifico-comique, Shintaro Kago s’attelle ici à l’Histoire avec un grand « H », ou plus précisément à une figure méconnue qui joua néanmoins un rôle crucial à travers les siècles : le cheval de Mongolie. Des victoires légendaires de Gengis Khan à la révolution industrielle en passant par les voyages de Marco Polo, La Grande invasion mongole fait la lumière sur cette créature sans tête que les braves guerriers de Temudjin capturaient en tranchant tout simplement les mains des géants des steppes. Découvrez comment sa force herculéenne a donné naissance à l’industrie de l’automobile, et tremblez en voyant ses hordes assoiffées de sang semer la terreur dans les tranchées lors de la bataille de la Somme !

pourquoi ? la couverture est très belle et le sujet intéressant, surtout le fait de revoir l’histoire à travers le cheval. Une idée cadeau pour Tenger.


Le petit vagabond de Crystal Kung, prévu pour le 06/09/2017 chez Emmanuel Proust éditions.

résumé : L’errance est une activité ancienne. Du mythe à l’histoire, des Saints aux mortels, de l’Est à l’Ouest, cette pratique a toujours tenté les jeunes gens et les passionnés, de génération en génération. Parfois pour trouver un sens à la vie, parfois pour l’accomplissement de soi, ou simplement pour prendre le temps de méditer, de s’arrêter, de se transformer. Au fil du temps, l’errance est devenu un acte romantique, et ce depuis l’Antiquité jusqu’à aujourd’hui. Crystal Kung pose son jeune regard sur toutes les villes et les lieux qu’elle a visités, où des étrangers vont et viennent pour des raisons diverses et variées. Leurs histoires sont comme des spectacles de mimes qui nous invitent silencieusement à observer l’errance. L’enfant qui apparaît à plusieurs reprises dans les six récits semble rappeler à ces vagabonds toutes les belles choses qu’ils possèdent. Dans l’ordre, les six lieux sont : le Tibet, New York, Xi’an, Xinjiang, Shanghai et Taipei. (source : BD Sanctuary)

pourquoi ? Crystal Kung édité en France ?! J’allais pas manquer ça !!! J’ai déjà eu l’occasion de voir son travail au Festival d’Angoulême et j’adore.


Pour la rentrée des classes

Manga et cours de japonais réuni pour un cour élémentaire reédité en onctobre 2017. Cette nouvelle édition regroupe le premier volume des cours et le premier cahier d’excercices. Moi j’ai déjà la première édition mais cette nouvelle édition propose une si jolie couverture que j’avais envie de vous la montrer 🙂


Parce qu’il n’y apas que les manga dans la vie ! Il y a les BD  aussi

 Mulo de Cédric Le Bihan et Olivier Pog, prévu le 18/08/2017 chez Dargaud.

résumé:  Mulo reçoit une lettre anonyme lui expliquant qu’il trouvera des réponses à propos d’une tragédie qui s’est déroulée, il y a des années, sur une île perdue, au large des côtes bretonnes. D’un naturel taiseux mais curieux, Mulo décide de faire le voyage. Il découvre vite la vérité à propos du terrible drame : il s’agit de l’assassinat pur et simple de ses parents alors qu’il n’était qu’un enfant… Sous le choc de cette révélation, Mulo part à la recherche des responsables de ce double meurtre afin de se venger… Un polar solide aux ambiances océaniques : une très belle découverte qui révèle le talent de deux jeunes auteurs ultra-prometteurs ! (source : BD Sanctuary)

pourquoi ? J’ai été frappé par la couverture, que je trouve très expressive. En lisant le résumé je n’ai que plus envie de découvrir ce titre. Je n’ai pas lu de BD-polar depuis un bon moment.


La carte du ciel de Laurent Richard et Arnaud Le Gouëfflec, prévu pour le 23/08/2017 chez Glénat.

Résumé : Vallièvre, petite commune de campagne. Il ne s’y passe jamais rien, ou presque. Mais voilà qu’on prétend y avoir vu passer des OVNI ! Si tout le monde a l’air de prendre ça à la rigolade, ce n’est pas le cas de Claire, Wouki et Jules, trois potes qui se sont récemment pris de passion pour le sujet. Alors qu’ils enquêtent sur le phénomène et que l’arrivée d’une nouvelle prof fait sensation au lycée, les trois inséparables découvrent que les événements étranges se multiplient…

pourquoi ? J’ai été charmée par la couverture et ses air nostalgiques. Le résumé semble prometteur.


Petite maman de Halim, prévu pour le 29/09/2017 chez Dargaud.

résumé : Lorsque Brenda vient au monde, sa mère, Stéphanie, a 15 ans, et son père s’est déjà éclipsé. Négligée, Brenda grandit pourtant vite et apprend à se débrouiller seule. Malgré les brimades et les punitions injustes dont elle est victime, elle souhaite voir sa mère heureuse et s’occupe d’elle du mieux qu’elle le peut, à tel point que les rôles s’en trouvent inversés, Brenda devenant la « petite maman » de sa mère. (source : BD Sanctuary)

pourquoi ? Disons que cela me parle, pour diverses raisons 🙂 Je suis curieuse et la couverture, encore une fois, est très belle.


Et voilà, il y a sans doute d’autres titres intéressants que je n’ai pas vu. N’hésitez pas à me laissez vos suggestions.

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Challenge 1% – rentrée littéraire 2017

challenge rentrée littéraire 2017

C’est la rentrée littéraire et comme chaque années depuis quelques années, je participe au challenge lancé par Herisson sur Délivrer des Livres.

Le challenge 1% nous invite à lire 6 (ou plus) livres parus pour la rentrée littéraire (soit entre la mi-août et fin octobre et à les chroniquer avant le 31 janvier 2018 (pour cette session 2017 le délais pour chroniquer est beaucoup plus court !). Toutes sortes de livres sont admis.

Pour participer c’est ICI, pour échanger c’est ICI

Ma pré-sélection

La rentrées littéraire côté manga

⇒ La rentrée littéraire en jeunesse (à venir)

⇒ La rentrée littéraire côté roman (à venir)

 

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Les fantômes zen – Jon J Muth

Me revoici avec un nouvel album que les éditions Fei me font découvrir : Les fantôme zen de Jon J Muth.

Plusieurs point ont attiré mon attention sur la couverture de cet album : le nom de l’auteur (j’avais beaucoup aimé son interprétation du conte de la soupe au caillou), la présence d’un panda (love panda for ever <3 ) et le mot zen. C’est donc avec beaucoup de curiosité que j’ai abordé cet album à la couverture sombre, invitant au songe et à la contemplation.

Le secret de la cascade, Minorités, jeunesse, les éditions fei, bande dessinée chinoise

L’histoire qui nous y attend commence un soir d’Halloween. Nous ne sommes pas vraiment dans ce que j’appellerais un ambiance zen ! Les déguisements, les enfants qui grouillent de partout, l’excès de sucre et d’excitation… Mais rien ne perturbe la tranquillité de Source-Tranquille, ce gros panda que nous avons pu apercevoir en couverture. Il garde toute sa nonchalance et son air de douce peluche géante. Après la course aux bonbons, Source -Tranquille invite ses trois amis, Michael, Karl et Addy, à écouter une histoire de fantômes. Pour cela ils vont s’isoler dans une maison ou un panda en tout point semblable à Source-Tranquille se met à conter l’histoire de Ochu et Senju, deux jeunes gens qui s’aiment depuis l’enfance et que l’on va séparer par un mariage arrangé. Je ne vous raconterais pas la suite pour laisser la magie de la découverte. C’est une jolie histoire qui m’a surprise tout en étant très classique.

Et pou cause, tout comme dans La soupe au caillou l’auteur reprenait un conte classique, ici c’est dans le recueil La Barrière sans porte écrit par le moine bouddhiste Wumen Huikai (1183-1260) que Jon J Muth pioche cette histoire de fantôme. Des explications à la fin de l’album nous en apprennent plus sur l’origine de l’histoire. A la lecture de celles-ci, le récit prends une autre mesure, bien plus philosophique et c’est encore plus beau.

Jon J Muth nous offre une histoire de fantôme qui ne fait pas peur pour une ambiance Halloween adapté à tous les âges et tous les tempéraments. Mais aussi un moment de méditation et d’interrogation. Les dessins sont très doux et apaisants, ce qui font de cet album une lecture du soir idéale.

Un joli livre aussi pour les fan de panda.


Merci aux éditions Fei pour cette lecture.

Le secret de la cascade, Minorités, jeunesse, les éditions fei, bande dessinée chinoiseLes fantômes Zen
Auteur/illustrateur : Jon J Muth
sorti le : 09/09/2016
Prix public : 14,9€
Pagination : 40 pages, couleurs
Format : 24 cm x 25 cm cartonné
ISBN : 978-2-35966-257-3

sur le site de l’éditeur 


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Plume

C’est un joli album des éditions Fei, écrit par Cao Wenxuan et illustré par Roger Mello que je vais vous présenter aujourd’hui : Plume.

Petit renard, Minorités, jeunesse, les éditions fei, bande dessinée chinoise

J’avoue que dans un premier temps, sa couverture bleu profond et son drôle d’oiseaux n’avaient pas vraiment attiré mon attention. C’est parce que les éditions Fei me l’ont proposé que je me suis plongé dans cet album. Et je les remercie. C’est finalement un très bel album que j’ai découvert avec un texte poétique nous invitant au voyage et à l’introspection et de belles illustrations aux couleurs sombres et profondes, dans un style original qui m’a vraiment charmé.

Mimiko avait le même à priori que moi, j’ai du un peu insister pour qu’elle accepte de lire cet album avec moi et elle ne s’y est plié qu’après avoir lu tous les autres albums que contenait le paquet. Pourtant, une fois la lecture commencée j’ai l’ai vue peu à peu se concentrer sur les récit, se pencher en avant pour voir les images et en quelques pages elle était captivé par l’histoire de cette plume qui, tombée au sol se demande à qui elle peut appartenir. Elle parcourt ciel et terre demandant à chaque oiseau qu’elle croise « suis-je une de vos plumes ? « 

La plume rencontre toute sorte d’oiseau, des hautains, des sympathiques, de concentrés, des distraits, mais elle peine à trouver l’oiseau à qui elle  appartient. Étrangement il se dégage beaucoup d’émotion et on éprouve de l’empathie pour cette plume un peu perdue.

Quant aux illustrations, d’un premier abord très épuré, elles sont finalement très poétiques et se marient parfaitement au texte.

Un bel album qui cache sa douceur et sa poésie sous un aspect faussement austère. Une très belle découverte.

« Pour moi, un album jeunesse doit être philosophique. Le voyage emprunté par le vent est le cheminement d’une réflexion » nous dit en préambule l’auteur, Cao Wenxuan. Et bien, il a réussi son pari, car sous ces air de comptine à répétition c’est en effet une réflexion sur l’identité que raconte cette histoire.

Cao Wenxuan, professeur de littérature à l’Université de Pékin, a écrit plusieurs livres pour enfant. En France on peut lire Bronze et Tournesol sorti chez Picquier. Cet album m’a donné envie d’en savoir plus sur lui et je crois bien que je vais chercher ce roman. Roger Mello que je découvre également avec cet album est un auteur/illustrateur qui nous vient du Brésil. Cet album nous fait voyager aussi par les origines de leur auteur qui apportent chacun une touche de leur culture pour un résultat très universel.

Petit renard, Minorités, jeunesse, les éditions fei, bande dessinée chinoise

Plume
Les éditions Fei
Auteur : Cao Wenxuan
Illustrateur : Roger Mello
Prix public : 14,9€
Pagination : 40 pages, couleurs
Format : 29,2 cm x 16,5cm cartonné

sur le site de l’éditeur

 Envie de découvrir cet album ? Revenez sur Ma petite Médiathèque la semaine prochaine pour tenter d’en gagner un exemplaire 😉


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challenge lecture aux couleurs du brésil

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Ma petite bibliothèque chinoise

C’est un recueil de 3 petits albums des éditions Fei que je vais vous présenter aujourd’hui. Les 3 album sont regroupé dans un joli étui en carton :

Je vais vous les présenter dans notre ordre de lectures, choisit par Mimiko qui a sauté de joie en voyant le contenu de notre colis :

 Les têtards cherchent leur maman

illustration de Chen Quicao

texte de Lu Bing

Mais qui est la maman des petits têtards ? Le poisson rouge avec ses gros yeux ? Le crabe avec son ventre blanc ? Ou peut-être la tortue avec ses quatre pattes ?

Deux braves souris

illustrations de Zhu Yanling

texte de Lu Bing

C’était l’histoire de deux souris. L’une s’appelait Ronde Oreilles et l’autre, Queue Pointue. Elle se disaient toutes les deux : « C’est moi, c’est moi, la plus brave des braves ! « 

Les enfants sages

Illustrations de Tian Yuan

texte de Lu Bing

recueil de petites comptines à conter ou à chanter aux enfants sages et moins sages…

 

Bien que Mimiko ai passé l’age de se genre d’album à bientôt 9 ans, elle reste une passionné de livres et de la lecture avec maman. C’est trois petits livres l’ont tout de suite séduite par leur graphisme (3 titres, trois illustrateurs au trait très différent mais tous très plaisant) et par le titre du recueil : Ma petite bibliothèque chinoise. Depuis longtemps Mimiko est attiré par la culture chinoise.

Le premier, Les têtards cherchent leur maman, nous a beaucoup plus. J’ai beaucoup aimé les illustrations rappelant la peinture traditionnelle, terrain de prédilection de Chen Qiucao. Quant à l’histoire sous forme de recherche avec à chaque étape une nouvelle rencontre et une nouvelle piste pour trouver la maman fonctionne très bien, surtout pour les plus petit qui adorent la répétition.

La répétition est encore plus présente dans Deux braves souris où les petites souris surenchérisses à coup « la plus brave des braves des braves… » en inventant des situations bien peu crédibles pour montrer leur grand courage. Très classique dans sa forme cette petite histoire fonctionne très bien, avec une jolie petite chute (attendue pour les grand mais rigolote). Le dessin est très agréable avec une petite touche de nostalgie qui me rappelle les livres de mon enfance tout en ayant un style bien à lui.

Quant au dernier album il n’a pas trouvé grâce aux yeux de Mimiko. Le format une page un comptine de quelques lignes ne lui convenait pas. Elle se demandait où était l’histoire. Il y en a pas lui ai-je répondu et elle m’a planté là avec le livre dans la main. Celui-ci s’adresse à un public bien plus jeune, ou alors est-ce moi qui n’ai pas su rendre la musicalité des comptine pour l’intéresser assez ? C’est fort possible. J’ai en effet eu beaucoup de mal à les lire à haute voie, ne comprenant pas toujours moi même la musicalité de la phrase à première vue. Comme Mimiko j’ai moins accroché sur cet album qui n’offre pas de continuité d’une page à l’autre. En revanche j’ai trouvé les illustrations adorables, et sans le lire, je le trouve très beau à regarder.

Finalement un très joli recueil qui s’adresse à des enfants jeune mais pas trop, puisque les pages ne sont pas cartonnée et qu’elle devront être manipulé avec douceur. De belle illustrations aux styles variés et des histoires classiques qui fonctionnent bien. Si j’ai un reproche à faire à ces 3 albums c’est le choix de la typographie. J’aurais aimé quelques chose de plus typé dans le style des titres.

Merci aux éditions Fei pour cette découverte

Le secret de la cascade, Minorités, jeunesse, les éditions fei, bande dessinée chinoiseTitre : Ma petite bibliothèque chinoise
Auteur : Lu Bing
Illustrateur : Chen Qiucao, Tian Yuan, Zhu Yanling
sorti le : 14/10/2016
Prix public : 15€
Pagination : 3 volumes de 32 pages, couleurs
Format : 137 x 140 mm cartonné
ISBN : 978-2-235966-254-2

sur le site de l’éditeur

Les 3 albums sont aussi vendu séparément


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Rocky & Cie

Apprendre en s’amusant c’est un concept que j’ai toujours aimé. Alors quand l’éditeur m’a contacté pour me présenter la collection Rocky & Cie j’étais curieuse. Cette série de mini-BD destinée aux jeunes lecteurs a « pour vocation d’aider les enfants à gérer leurs soucis, leurs angoisses, leurs petits bobos tout en les divertissant. Elle met en avant des valeurs humaines comme la solidarité, le courage, la tolérance, le partage… » Présenté comme ça ça ne pouvait que donner envie de se faire une idée par soi-même.

J’ai eu le plaisir de découvrir cette collection à travers 2 albums : La Reine, c’est moi ! sorti le 1er septembre et L’anniversaire d’Enzo. Ces deux albums sont scénarisés par Stephan Valentin, docteur en psychologie spécialisé dans la petite enfance, et dessiné par
Jean-Claude Gibert.

Très honnêtement les couvertures aux couleurs criardes et le style du dessin ne m’attiraient pas vraiment, mais le concept me semble intéressant.

Sans être séduite par le graphisme, j’ai apprécié de voir l’effort fait par les auteurs pour présenter un groupe d’amis très hétéroclites. Fille de pharmacien ou fils de chômeur, métisse à la peau matte ou petite fille d’origine asiatique, cette clique de copains et varié tant par leur origines sociales, leur couleur de peau et leur caractères personnels. Chaque enfant peut ainsi plus facilement s’identifier tout en faisant passer au passage un message de tolérance et de fraternité. Bien que cela manque de subtilité et que les personnages correspondent à de gros cliché. La petite chinoise est une intello, le fils de prolo un peu gros et la fille de pharmacien une petite peste ultra gâtée… Peut-être aurait-il était sympa de mixer les codes et de présenter des personnages à contre courant des stéréotypes. Passé cette première impression, j’ai trouvé que les histoires proposées sont très simple mais efficaces. En tant qu’adulte je ne peut pas dire avoir pris plaisir à la lecture, mais ce n’est pas à moi que ça s’adresse. Ces bandes dessinées s’adressent à de jeunes enfants et leur racontent des histoires en lien direct avec leur quotidien et leurs préoccupations concrètes. Il ne s’agit pas ici de vivre des grandes aventures mais de se poser quelques questions sur la façon d’agir et régir dans la cours d’école, avec ses copains de classe, à la maison… bref ça leur parle de la vraie vie, avec des vrais inquiétudes d’enfant.

La reine, c’est moi ! montre les conséquences que peut avoir un comportement capricieux et tyrannique. Rosalie s’isole en voulant toujours imposer sa volonté à ses amis. Cette histoire permet à l’enfant de se positionner et comprendre ce que peut entraîner un comportement capricieux mais cela donne aussi des piste pour ceux qui ont un amis avec ce genre de caractère. Faire la part des choses, essayer de comprendre et de canaliser, ne pas se laisser influencer…

Quant à l’anniversaire d’Enzo, il touche un événement capital de la vie des enfants ordinaire du primaire : les fameux anniversaires ! Être invité ou ne pas être invité c’est toujours un drame shakespearien dans leur petites têtes. Enzo, qui est un bien gentil garçon, a beaucoup de mal a accepter que les camarades de classe préfèrent l’anniversaire d’un prétentieux plutôt que le sien. Mais il apprendra à relativiser et à se rendre compte que le plus important ce n’est pas être populaire mais avoir de vrais copains autour de soi.

Avec simplicité et humour ces deux petites histoires parlent aux enfants de leur problèmes quotidiens en donnant des portes de sorties et un regard positif. Mais alors, le message est-il passé ? Que sont devenues les petite bd une fois passées dans les main de Mimiko ?

En tout honnêteté elles ne font pas le poids face aux Légendaire (en ce moment il n’y en a que pour eux) mais Mimiko les a tout de même adopté et mise en place privilégié avec ses livres de chevet. Leur tout petit format en fait un objet facile à manipuler et à glisser près de soi.

Je dirais qu’en toute modestie ses petites bande dessinées remplissent leur rôle : aider les enfants à gérer leur quotidien en leur parlant de ses choses ordinaires qui les préoccupent. Une collection qui peut aussi être utile dans le bibliothèques des accueils périscolaires et les centres aérés. Et pourquoi pas en classe ?

⇒ retrouvez Rocky & Cie sur le site de l’éditeur


lecture 5 sur 6
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Rouge éclipse

Imaginez que vous fassiez voler votre corps. C’est ce qui arrive à l’héroïne de ce nouveau shojo, sorti le 25 août dernier chez Akata

Le nom de la mangaka, Shiki Kawabata m’était inconnu. Et la sortie de ce manga chez Akata n’avait pas attiré mon attention (voir ma sélection nouveautés de la rentrée). Pourtant une fois en librairie je n’ai pas pu résister à la couverture, belle et intrigante. J’ai feuilleté les premières pages et cela a suffit à me convaincre. ça faisait longtemps que je n’avais pas lu de shojo.

L’histoire : 

Ayumi, jeune et jolie lycéenne mène une vie ordinaire et heureuse. Un joli physique, de bonnes copine, une famille aimante et un tout nouveau petit ami. Le rêve quoi ! Tout ce bonheur et ces petits cœurs attirent l’envie d’une de sa camarade de classe Zenko, laide et oublié de tous.

C’est le jour de la lune rousse et Ayumi s’apprête à se rendre à son premier rendez-vous avec son petit ami quand elle reçoit un coup de fil de Zenko. « Ne me quitte pas des yeux » lui dit-elle avant de se jeter dans le vide. Quand Ayumi se réveille la situation est bien plus terrible que ce qu’elle attend. Zenko n’est pas morte, mais elle ont échangé leur corps. La voilà maintenant dans le corps de la « moche » de la classe. Elle qui était si jolie et populaire… Elle va comprendre ce que ça fait d’être dans ce corps si disgracieux. Et si la laideur venais plutôt de l’intérieur ? Ayumi veut retrouver son corps et sa famille, mais en attendant elle doit composer avec cette nouvelle enveloppe corporelle qui avec son âme douce et gentille ne dégage plus la même aura.

Sur ce départ déjà bien complexe ajoutez une bonne dose de romance à l’eau de rose, de la jalousie et de l’envie et vous obtenez Rouge éclipse.

Bien ? Pas bien ?

Alors, l’histoire d’amour est on ne peu plus banale, triangle amoureux, parallélépipède amoureux même. Un grand classique qui n’étonnera pas un instant. Mais cette histoire de corps inversés est bien trouvé. Non seulement ça donne une touche mystique et fantastique à ce school life, mais cela permet aussi de traiter certains sujet moins léger que les sempiternelles amourettes de lycéens. On aborde avec ce changement de corps l’importance donné à l’apparence (surtout à cet âge), le regards des autres, l’exclusions de certains élèves… Tout en restant très positifs dans ce premier tome. Ayumi est un personnage plein d’énergie qui ne se laisse pas abattre. Biens qu’elle est des faiblesse et que le preux chevalier vienne régulièrement à son secours ce n’est pas une de ses potiches pleurnicheuses qui ne savent rien faire d’autre que chialer. Elle essaye de rester positive. Elle prend à la fois conscience de ce que ça fait d’être dans le corps de quelqu’un qui est rejeté par les autres. Mais au même temps par son caractère avenant elle donne une nouvelle impulsion a ce corps considéré comme laid surtout par sa véritable propriétaire. Démontrant (peut-être de façon un peu simpliste) que si l’on est reclus cela n’est pas seulement de la responsabilité des autres mais aussi de celui qui se sent mis à l’écart et qui se renferme sur lui-même. Un cercle vicieux que Ayumi semble pouvoir briser.

Tout ça avec quelques rebondissement assez attendu mais qui ajoutent tout de même du piment à l’histoire. Si je devait faire un reproche à ce premier tome c’est d’aller assez vite en besogne et d’être peut-être un peu trop manichéen, les gentils d’un côté, les tordu de l’autre.

Malgré quelques aspects un peu trop simplifié, le manga est bien fait. Très agréable a lire et plaisant à voir. Le trait de Shiki Kawabata a une touche personnelle tout en restant dans un style classique.


Retrouvez Rouge éclipse sur le site de l’éditeur. Un extrait à lire ICI

le tome 2 est prévu pour le 10 octobre


mega challenge shojo : nouveauté 2016
challenge 1% : lecture 3 sur 6
challenge 1% : lecture 3 sur 6
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Le sixième dalaï-lama – tome 1

Après la Soupe aux cailloux c’est à une autre nouveauté des éditions Fei de faire la une : Le sixième dalaï-lama de Guo Qiang (scénario) et Zhao Ze (illustrations).

La couverture est magnifique. Le trait de Zhao Ze tendre et délicat donne envie de découvrir cette histoire, surtout qu’il s’agit de la vie du sixième dalaï-lama, Tsangyang Gyatso, ayant réellement existé à la fin du XVII.

L’histoire commence en 1694 à Tawang, au sud du Tibet de l’époque. Lobsang Rinchen vit avec ses parents, paysans-esclaves. Il y mène une vie paisible. Il fait la connaissance de la fille du chef du village, Makye Ame, et de sa servante. Les trois jeunes gens se lient d’amitié et peu à peu les sentiments de Lobsang et Makye évoluent. Pendant ce temps, l’empire de Chine, qui tient le Tibet sous sa coupe, découvre la mort du 5ème Dalaï-lama, celui-ci doit être au plus vite remplacé par sa réincarnation sous peine de voir un conflit armé éclater. C’est ainsi que Depa Sangyé Gyatso, régent du Tibet ayant assuré le pouvoir depuis la mort du dalaï-lama survenue il y a déjà 15 ans, part à sa recherche vers le sud. Il tombe sur Lobsang qu’il identifie comme étant la réincarnation du précédent dalaï-lama. La vie des trois jeunes gens va s’en trouver bouleversée. Mais l’aventure ne fait que commencer, Lobsang ne sait encore rien des épreuves qu’il aura a affronter.

Ce premier tome prends le temps de planter le décor, on voit l’amitié liant Lobsang et Makye naître et évoluer tandis que loin de leur village l’équilibre politique du Tibet s’ébranle. On comprend à travers les différentes planches le système complexe où le pouvoir spirituel et administratif de Lhassa doit composer avec le pouvoir militaire du Khan, roi du Tibet mongol,  et l’influence de l’empire de Chine (pour mieux se repérer une carte est proposé).

C’est un très bon premier tome qui nous permet de découvrir la société de l’époque et de s’attacher aux personnages. C’est une mise en bouche magnifiquement illustrée qui donne envie de connaitre la suite. Alors que l’album se termine avec le départ de Lobsang, on se demande ce qui l’attend a Lhassa. Comment réagira le khan ? Et l’empereur de Chine ?

J’aime les lectures qui joignent l’agréable à l’utile. Avec cette bande dessinée on prend du plaisir, c’est beau et léger. L’histoire de ce premier tome n’est en soi pas particulièrement palpitante mais tout ce qu’elle nous apprend sur le Tibet du XVII siècle est intéressant. Une lecture qui plaira aux jeunes (une histoire d’amour contrarié et des menaces qui pèsent sur le jeune héro) mais aussi aux plus vieux qui pourront en apprendre plus sur la structure politique de l’époque tout en profitant des illustrations de Zhao Ze qui propose de très belle planche et une superbe coloration. De quoi bien commencer votre rentrée 2016 😉

Un mot sur le format : couverture cartonnée, 19 x 27 cm, nous sommes dans un format BD et non manga, ce qui permet de bien profiter des couleurs. J’aime particulièrement les paysages.


Un grand merci aux éditions Fei qui nous ont permis de découvrir ce beau manhua qui a ravis toute la famille. Je le conseille au jeunes et moins jeunes lecteurs intéressés par l’extrême-orient, les aventures épiques et les beau paysages. Je le conseille également aux bibliothèques et CDI pour son caractère instructif.

⇒ sur le site de l’éditeur vous pouvez lire un extrait

Et si vous en avez l’occasion, faites un tour à l’exposition Le sixième Dalaï-lama de Zhao Ze qui se tiendra à la librairie-galerie Fei du 3 novembre au 6 décembre 2016 (1, rue Frédéric Sauton, 75005 Paris). Vernissage en présence de l’auteur le 3 novembre.


lecture 2 sur 6

Le coin des curieux :

Tsangyang Gyatso

Si ce premier tome est très agréable à lire il m’apparaissait évident que Guo Qiang livre une version très romancée de la  vie du 6ème Dalaï-lama. J’ai eu envie d’en savoir plus sur ce personnage historique et je suis allée chercher un livre très intéressant : Histoire des Dalaï-lama Quatorze reflets sur le Lac des Visions de Roland Barraux pour y lire la vraie histoire de Rigdzin Tsangyang Gyatso (1683-1706).

[ne pas lire la suite si vous voulez garder tout le suspens de la série

risque de spoiler]

Sangyé Gyatso est nommé régent du Tibet par le 5ème Dalaï-lama en 1679. A la mort de ce dernier Sangyé Gyatso envoie plusieurs troupes rechercher l’incarnation du dalaï-lama mais garde la mort de ce dernier secrète.

C’est en 1685 que l’un de ces groupes rapporte la naissance surnaturelle d’un enfant dans une famille influente du sud du Tibet, dans le pays de Moeun (actuellement en Inde). L’enfant est alors âgé de 3 ans et après avoir passé avec succès les épreuves d’identification est envoyé avec sa mère dans le plus grand secret dans le monastère de Tsöna où il reste 12 ans. L’éducation religieuse qu’il y reçoit est assez médiocre notamment à cause du grand secret dans laquelle elle doit se faire.

C’est en 1697, alors que le jeune dalaï-lama a 15 ans, que son existence est officiellement révélée et qu’il prononce ses vœux de premier degré (getsul). Il reçoit le nom religieux de Lobsang Rigdzin Tsangyang Gyatso.

Dès son intronisation en tant que 6ème dalaï-lama le jeune Lobsang se désintéresse des enseignements religieux et du pouvoir temporel, leur préférant la poésie et la musique. Ses poèmes sont les plus populaires de l’anthologie tibétaine et il est le premier auteur de poésies amoureuses.

La pluie délave
Les chants d’amour
Ecrit à l’encre noire ;
Mais l’amour dans le cœur
Sans nulle trace d’écriture
Reste à jamais gravé

Plusieurs de ses chants font allusion à une jeune fille de son pays natal, c’est sans doute dans ces chants que Guo Qiang puise l’inspiration pour créer le personnage de Makye Ame.

S’éloignant de plus en plus des enseignements religieux, Lobsang s’adonne à la débauche dans les tavernes de Lhassa où il boit en compagnie de ses amis et rencontre de nombreuses maîtresses

Si la servante vit à jamais
Le flot de vin ne s’épuisera.
La taverne est mon refuge,
Avec du vin je suis content.

Le régent fait pression sur Lobsang pour qu’il  prononce ses vœux définitifs (gelong) mais celui-ci refuse et revient même sur ses premiers vœux, redevenant ainsi un laïc. Malgré la renonciation aux vœux monastiques, Lobsang n’en reste pas moins la réincarnation du dalaï-lama. Il continue de vivre au Potala.

palais du Potala

Le 6ème dalaï-lama se désintéressant du pouvoir politique, c’est toujours Sangyé Gyatso qui dirige le Tibet. Ses manœuvres politiques déplaisent à Lhabsang Khan qui le fait prisonnier puis le fait décapiter en 1706. Après s’être débarrassé du régent le khan cherche à évincer le dalaï-lama. Il tente de le destituer mais sa première tentative échoue. Il réussi à le faire prisonnier pour le conduire en Chine sous ordre de l’empereur de Chine, mais alors qu’il quitte Lhassa escorté par les soldats mongoles, les moines et les laïques qui l’escortent se révoltent et s’enferment dans le monastère. Le monastère est assiégé et Lobsang conscient de l’inégalité du combat décide de se rendre. Cette fois il part vers la Chine sans opposer de résistance et disparaît au bord du lac Gunganor, au sud du Kokonor. Si on ne retrouve plus de traces écrites de lui après le 14 novembre 1706, les légendes prennent le relais. Certains prétendent qu’il aurait succombé à la maladie, d’autres qu’il aurait été assassiné. Enfin d’autres espèrent que sa vie aurait longtemps continuée, qu’après une vie de débauche à Lhassa il se soit racheté en amenant la bonne parole bouddhique en Inde et au Népal et qu’il ne soit mort qu’en 1746.

Lobsang fut le seul dalaï-lama a avoir renoncé aux vœux monastiques et à ne pas recevoir de sépulture. Il a laissé son emprunte dans le cœur des tibétains notamment grâce à sa poésie qui est toujours chanté de nos jours.

Barraux conclue son chapitre sur  Rigdzin Tsangyang Gyatso en rapportant une légende qui dit qu’en quittant sa région natale Lobsang aurait planté 3 santals en disant que le jour où les 3 arbres auraient la même taille il reviendrait dans son pays. En 1959 les habitants de la régions remarquèrent que les 3 arbres avaient la même taille et une forme identique. Les trois arbres prirent feu et peu après les habitants apprirent les troubles qui agitaient le Tibet. Le dalaï-lama revint dans la région en la personne de Tenzin Gyatso, quatorzième dalaï-lama en route pour son exil en Inde.

Bien que la version de Guo Qiang soit beaucoup plus romantique que ce que j’ai pu lire dans Histoire des Dalaï-lama, je suis curieuse de savoir comment l’auteur va mettre en scène la suite de la vie de ce personnage à la fois historique et mythique. Et j’ai hâte de retrouver les somptueux paysages de Zhao Ze.

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