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Manga, yôkai et douceur

Manga de démons, fantômes et yôkai… à cette annonce on ne pense pas vraiment à la douceur, à la poésie, à la contemplation… et pourtant !

Démons, fantômes et yôkai ne riment pas toujours avec horreur. Dans les manga que je vais vous présenter on rencontre toutes sorte de démons mais il y ai aussi question d’amitié, poésie, et douceur de vivre.

Commençons par un titre dont j’ai parlé déjà plusieurs fois : Le pacte des Yôkai de Midorikawa Yuki (Delcourt). Dans se manga (aussi adapté en anime) on suit le quotidien de Natsume, un lycéen solitaire et orphelin qui a le pouvoir de voir les yôkai. En liant un pacte avec un drôle de chat, Natsume s’ouvre non seulement au monde des yôkai, qu’il apprend à connaître, mais aussi à la vie. Il sort petit à petit de sa coquille, apprends à prendre du recul vis à vis des blessures de l’enfance, se fait des amis… Il apprends à aimer la vie et à comprendre ce qu’elle a de beau. Au rythme plutôt lent, Le pacte de yôkai est une véritable tranche de vie, mettant en scène un jeune homme qui se cherche… au milieu des créatures folkloriques. Il y a dans le manga, comme dans l’anime, beaucoup de douceur, et un ton très mélancolique. Une sorte de nostalgie d’une harmonie perdue, surtout chez les yôkai qui peuvent être ici comme des représentations d’un autre temps, un temps où la spiritualité occupait une place plus importante, une époque qui peu à peu s’efface. Les yôkai perdent de leur magnificence, leur consistance, mais quand il faut partir ils n’ont plus de regrets. Lire le pacte des yôkai c’est comme faire un deuil. Est-ce le deuil de l’enfance, ce monde où tout est possible, même voir de drôles de créatures invisibles à tous ? Est-ce le deuil d’une époque où l’homme était plus proche de la nature et des ses esprits ? Je ne serais analyser ce manga, mais l’animé, comme les quelques tomes de cette longue série que j’ai lu m’ont fait éprouver une douce mélancolie qui rend à la fois triste et heureux.

à lire aussi l’avis de Carolus

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Je poursuit ce voyage avec un autre manga au rythme plutôt lent : Le cortèges des cent démons de Ichiko Ima. Cependant ici les yôkai sont peut-être plus effrayant et moins touchant que ceux de Natsume. Il y est encore question d’un jeune homme capable de les voir et de les maîtriser. Un don qu’y a rendu le jeune homme solitaire et distant. Il est touchant dans sa solitude. Ici aussi il y a une certaine tristesse, et peut-être aussi de la mélancolie. Il y a quelques drames qui ponctuent l’histoire mais on ne s’y attarde pas vraiment. Encore une fois le quotidien est mis en avant. On voit le jeune exorciste exécuter ses missions, vivre en famille et… les choses semblent se compliquer mais… je ne serais jamais la fin ! La série a été malheureusement interrompue en France T_T C’est un très joli manga, au trait fin. Il se dégage beaucoup de douceur du dessin alors même que ce qui est raconté est bien moins doux. Un titre intéressant que j’aurais eu plaisir à poursuivre.

à lire aussi l’avis de Bobo et Plumy

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Toujours dans un esprit jeunes gens sensibles, yôkai et tranche de vie, je vous conseille également Mokke de Kumakura Takatoshi (Pika éditions). Ici ce ne sont pas des garçons qui tiennent l’affiche, mais deux sœurs ayant elle aussi la capacité de voir ou attirer les yôkai. L’aînée peut les voir tandis que la cadette se fait posséder à chaque mauvaise rencontre. Pour faire face à ces dons particuliers, à cette grande sensibilité, elles sont envoyée vivre chez leur grand-père à la campagne. Le vieil homme est un exorciste un peu bourru mais plein d’affection pour ses petites filles. Outre l’aspect tranche de vie, le manga a un côté très pédagogique. Le grand-père prends toujours le temps de donner de nombreuses explications sur les créatures que les jeunes filles rencontrent, issues du véritable folklore japonais.

à lire aussi l’avis de Choco

Image associée

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On remonte dans le temps et on part à l’époque Heian, pour des histoires de yôkai pleines de poésie et d’humour. Le manga Onmyôji-celui qui parle aux démons de Yumemakura Baku (scénario) et Okano Reiko (dessin) s’inspire de contes et légendes traditionnels pour nous présenter une jolie fresque de l’époque Heian et des coutumes de la haute société. Le personnage principal est d’ailleurs autant un personnage historique qu’une légende : Abe-no-Seimei est un des onmyôji (qui pratique la voie du yin et du yang, cosmologie ésotérique traditionnelle japonaise)  le plus connus de l’histoire nippone. On a encore ici beaucoup de lenteur, de la contemplation, un sens de l’humour très particulier et un récit plus centré sur les jutes verbales de deux amis que sur les monstres inquiétants. Un beau manga, autant pour son dessin, que pour son ambiance très particulière, légèrement soporifique.

à lire aussi les avis croisé d’OliV, Lunch et Badelel sur K.BD (liens vers leur chroniques respectives dans l’article)

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Enfin je vous amène ailleurs, dans un ailleurs incertain où il n’est pas vraiment question de yôkai mais d’autres créature qui pourrait s’y apparenter. Mushishi de Urushibara Yuki (éditions Kana) est un manga contemplatif, offrant de magnifiques paysage, un herboriste nonchalant irrésistible, et des créatures fantastiques prenant vie de façon inopportune. J’aime ce titre pour son ambiance particulière et son dessin original. Le rythme est aussi très lent. Si les étranges créatures sont au centre de l’intrigue, c’est encore une fois la tranche de vie qui prévaut sur le fantastique. A la recherche de ces étranges apparition qu’il veut étudier, l’herboriste fait surtout de belles rencontres humaines. Ici encore on retrouve un ton nostalgique.


Les couvertures des premiers tomes

 Manga - Cortège des cent démons (le)  Manga - Mokke Manga - Onmyoji - Celui qui parle aux demons


Voilà pour ne partager que quelques titres mêlant yôkai et douceur. N’hésitez pas à laisser vos suggestions lectures

⇒ à lire aussi mes articles 


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Petit panier de manga #15

Le retour du petit panier de manga !! Des lectures pas toutes très récentes ^-^’

Sommelier – tome 1

résumé :

Joe, jeune sommelier japonais prodige, est venu en France pour retrouver LA bouteille, LE vin qui a marqué son enfance. Capable de reconnaître un vin rien qu’à l’odeur, il épate tout le monde par son talent. Le vin pour lui n’est pas qu’une marchandise de luxe. Chaque bouteille a une histoire à raconter, et il essaye d’éveiller les gens qu’il rencontre (surtout des femmes) à ce dialogue avec la bouteille. Mais il est insatisfait, après avoir goûté aux meilleurs vins, il n’a toujours pas trouvé le vin qu’il cherche.

Mon avis :

Le côté surdoué et la recherche de LA bouteille m’ont un peu agacé. Tout d’abord parce que c’est tellement convenu que ça n’apporte rien au récit, puis parce que je commence à en avoir assez de cette recherche de l’absolu.

Finalement à la lecture, j’ai mis de l’eau dans mon vin 😉 LA bouteille recherché par notre héros n’est pas le vin ultime mais un souvenir d’enfance qu’il cherche à retrouver. Ce qui donne une relation sentimentale avec le vin mis en valeur au fur et à mesure de rencontres. Non seulement la valeur sentimentale de ce souvenir, mais le sentiment que chaque vin peut éveiller dans celui qui le bois s’il y fait attention. La façon dont Joe parle du vin ne peu que donner envie, même si c’est parfois cliché. En revanche, c’est n’est pas le vin de monsieur et madame tout le monde qui est à l’honneur ! Alors moi je veux bien rêver et écouter les beaux discours, mais c’est pas demain la veille que je vais boire un vin à plus de 100€ la bouteille ! Ce que j’aime dans les manga culinaire (et par extension ceux qui parlent de boissons) c’est y puiser des conseils pour ma vie de tout les jours. Ici, j’ai n’ai pas retenu grand chose si ce n’est que “température ambiante” pour un vin rouge signifie entre 14 et 18 degré et qu’il faut 2 semaines pour faire reposer un vieux vin qui a été malmené.

Autre point agaçant de ce titre : son côté sexiste ! Joe est un séducteur et les filles tombent à ses pieds comme des mouches. Jusque là, rien à redire, cliché mais bon… c’est un manga, rien de plus. Mais quand Joe lance à la jolie allemande “une belle femme comme toi ne devrait pas travailler” j’ai failli m’étrangler !! Alors une femme si elle est belle, elle ne doit pas travailler ? les moches en revanche, pas de problème ? C’est quoi cette remarque à 2 balles. Là je me dit c’est pas possible mais de quand date ce manga ? Il est pas tout jeune, certes, mais enfin les années 90 c’est si vieux que ça !!

Bref, un manga sympa qui donne envie de déguster une bonne bouteille et de s’attarder sur ses arômes, mais offrant une vision un peu rétrograde de la société. Les femmes y étant surtout des jolis ornement mettant en valeur le héros.

Sommelier

(1996)

Kaitani Shinobu (dessin), Joh Araki (scénario)

Glénat

série terminé en 6 tomes

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Les mystères de Taisho – tome 1 :

résume :

Dans le Tôkyô des années 20, Haruka Matsunomiya détective privé à l’allure insouciante, limite je-m’en-foutiste, décide un jour d’engager une jeune assistante, Maya Takazono. Cette jeune fille, qui, malgré une intelligence et une mémoire hors normes, est incapable d’exprimer le moindre sentiment, apportera une aide précieuse à Matsunomiya. Tous deux auront à résoudre une série d’enquêtes, naviguant entre problèmes de société et phénomènes étranges. (source : Manga News)

mon avis :

C’est par hasard que je suis tombé sur le tome 1 de cette série de Kei Toume. Comme j’aime beaucoup le travail de l’auteur que j’ai pu découvrir avec ses manga, Zéro, Déviances, Luno, Kuro Gane… je me me suis jeté sur ce premier tome sans hésitation.

Un premier tome que j’ai trouvé plutôt agréable. L’ambiance de vieux roman policier dans ce Japon entre deux monde (le Japon traditionnel et la culture moderne venue d’occident) est intéressante. Quant au personnages, ils ont leur part de mystère (surtout la petite Maya). Un premier tome qui sans m’enthousiasmer, m’a donné envie de poursuivre la série. Et puis j’aime le coup de crayon de Toume !

Les mystères de Taisho

(2005)

Kei Toume

Delcourt

série terminé en 4 tomes

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Innocent – tome 1 :

Résumé :

Suite à la paralysie de son père, Charles-Henri prend sa succession et devient bourreau officiel. Il enchaîne les exécutions, met à mort les figures les plus importantes de la révolution comme Danton et Robespierre et torture les condamnés à mort. Seul problème : être bourreau le dégoûte. De ce paradoxe va naître une personnalité trouble et fascinante qu’Innocent se propose d’explorer. (source : Manga News)

Mon avis :

Je suis assez partagé sur ce premier tome, sans doute parce que la sortie de ce titre à fait un peu trop de bruit. Je suis toujours plus dure avec les titres qui profittent d’une bonne couverture médiatique qu’avec ceux qui sortent dans l’anonymat. Je sais, c’est pas juste, mais c’est plus fort que moi. Plus un titre est mis en avant plus ses défauts me semblent impardonnables. Ici je dois dire que je n’ai pas vraiment trouvé de défaut, si ce n’est une planche particulièrement mal réussie au tout début, dans les pages couleurs. Ces planches couleurs servent à mettre en avant le titre et son auteur qui, à priori est sensé donner le meilleur de lui même. Et là, le jeune Charles étendu nu sur un divan dessiné… avec les pieds !! L’auteur fait d’aussi beaux portrait, pourquoi faire le dessin d’un nu quand on ne sais pas faire ? Je suis dure, oui, mais cette planche m’a particulièrement déplu, aucune proportion n’y est respecté, et c’est avec ça que commence le manga ! ça met pas dans des bonnes dispositions pour la suite.

Heureusement par la suite le dessin est bien mieux réussi. Sakamoto Shinichi sait faire de beaux visage, expressifs et touchant, d’une beauté troublante, qui sied très bien avec l’histoire et le France du XVIII siècle. J’avais déjà était frappée par le trait particulier de l’auteur dans Ascension. J’étais surprise de le retrouver dans une histoire si différente du précédent titre (qui, soit dit en passant m’avait fait fort impression, mais que j’ai abandonné, la série étant trop longue à mon goût).

Avec l’histoire de France, comment s’en sort-il ? Et bien, moi je suis pas une spécialiste, je dirais même que je suis carrément ignorante en la matière, mais de mon point de vue, ce premier tome est tout à fait crédible. Quant au personnage de Charles, jeune adolescent troublé qui ne peut se résoudre à accepter le destin qui est le sien : devenir bourreau, il est très attachant, même si certains pourrait s’étonner de son côté très efféminé. Cette approche non virile du personnage n’est pas pour me déplaire. Un premier tome qui donne envie d’en savoir plus. Que va devenir le jeune Charles ? Comment va-t-il encaisser l’inéluctable destin qui l’attend ? Je veux savoir. J’espère seulement que Sakamoto Shinichi ne part pas pour une nouvelle longue série ! (Je viens de vérifier, la série se termine en 9 tomes au Japon, pile poile le bon nombre de tomes à mon goût)

Innocent

(2013)

Shinishi Sakamoto

Delcourt

3/9 tomes sortis en France, série terminé

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Le pavillon des hommes – tome 1 :

résumé :

C’est l’est l’époque Edo, le Japon féodal est frappé par une terrible maladie mortelle qui ne touche que les hommes. Très vite les hommes se font rares et les femmes doivent prendre la tête des affaires et du pays. Le Shogun est une femme et, symbole de son prestige, elle possède le pavillon des homme, sorte de harem composé des 300 hommes les plus beaux du pays. Enfin, il n’y a plus 300 hommes car les finances du shogunat ne vont plus aussi bien… Mais le pavillon des hommes existe toujours. En l’an 6 de l’ère Shôtoku Yûnoshin, un beau jeune homme d’un famille de samouraï modeste décide d’intégrer le pavillon des hommes, au même moment dame Yoshimune devient le huitième Shogun.

Mon avis :

J’adooore !! Ce premier tome m’a complètement conquise. Déjà par son thème : et si c’était les femmes qui étaient à la tête de la société ? En mettant en scène sont histoire dans le passé Fumi Yoshinaga évite l’écueil de la critique trop ouverte de la société qui pourrait attirer des polémiques et peut ainsi en toute liberté questionner la société patriarcale du Japon traditionnel. Sans tomber dans une lourdeur propagandiste c’est en gardant une fraîcheur de fiction légère que l’auteur s’interroge sur les rôles dévolus à chaque sexe. Cette fraîcheur fait d’ailleurs que l’histoire est intéressante et captivante. Le tout servi par un dessin que s’il n’est pas très originale, je trouve magnifique. Des bishônen comme je les aime, de quoi nous faire baver et fantasme tout en offrant un bon scénario et un soupçon de réflexion. Bref j’adore. Je savais bien qu’il ne fallait pas que je commence cette série, sous peine de ne plus pouvoir arrêter T_T

Le pavillon des hommes

(2005)

Fumi Yoshinaga

Kana

11 tomes (toujours en cours)

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Lucika Lucika – tome 1

quatrième de couverture :

Lucika est folle, complètement folle, comme tous les enfants le sont un peu : infiniment curieuse, jamais à cours d’idées saugrenues, toujours prête à regarder le monde au travers d’un prisme déformant d’une fraîcheur extraordinaire, elle déclenche des catastrophes à répétition autour d’elle !

Source inépuisable de fous rires, l’univers décalé et absurde de cette gamine provoque une immédiate et irrépressible retombée en enfance : attachez vos ceintures, vous ne risquez pas d’oublier Lucika de sitôt.

Mon avis :

à sa sortie j’en avais lu un extrait et ça ne m’avait pas du tout convaincue. J’en été resté là. Finalement je l’ai relu puisqu’il était là devant moi, ça aurait été dommage de ne pas lui donner une deuxième chance. Et finalement Lucika mérite largement les quelques minutes que je lui ai consacré. Très frais, coloré et gaie, ce manga nous ramène à l’enfance et aux jeux pleins d’imagination qui peuplent le quotidiens des enfants (enfin du moins ce qui ne s’abroutissement pas des heures durant devant la TV). J’ai pris plaisir à le lire et j’ai pensé que Mimiko pourrait aussi en apprécier les couleurs et les délires de l’héroïne mais peut-être pas tout de suite, il faut qu’elle maîtrise un peu plus la lecture car il y a pas mal de dialogue. Quant à moi je n’ai pas eu les crises de rires promises par la quatrième de couverture, tout au plus quelques sourires. Si je ne tiens pas forcement à l’avoir pour ma bibliothèque personnelle, c’est un bon manga pour enfant, drôle et mignon, sans vulgarité et avec un peu de réflexion sur la vie en prime. Sympa, à retenir.

Lucika Lucika

(2009)

Yoshitoshi Abe

Ki-oon

9/10 (série terminée)

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10 count – tome 3 :

résumé :

heu… y a pas grand chose à résumer.

mon avis :

De plus en plus hot ! La relation entre nos deux mecs devient très sex et… ben… c’est tout 😀 Il y a pas grand chose dans ce troisième tome. Shirotani lutte toujours contre sa mysophobie mais se laisse facilement manipuler par son psychologue beau et ténébreux. Kurose reste toujours aussi ténébreux et secret. Exit poésie et psychologie. Ce tome n’a rien de bien palpitant côté émotion mais cela reste du Rihito Takarai : c’est joli à voir. Un pur plaisir coupable sans aucune bonne excuse pour le lire 😉

 10 count

(2013)

Rihito Takarai

Taifu Comics

3/3 (série en cours)

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C’est tout pour aujourd’hui 😉 Et vous, qu’avez-vous lu ?

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Nouveautés manga #3 ~ les sorties de mars 2015

Au mois de mars quels titres vont me faire craquer ? Voyons ensemble les nouveautés qui ont attiré mon attention.

Les nouveautés :

Inspecteur Kurokôchia

Cette nouveauté des éditions Komikku m’intrigue. Je n’aime pas tellement les couverture avec leur gros plans, mais le pitch me parait intéressant : Keita Kurokôchi, inspecteur corrompu, se voit affuble d’un novice Shingo Seike qui le méprise. Mais ce dernier découvre que l’inspecteur ripou à un objectif colossal. Quel est cet objectif.

A voir. Le tome 1 et 2 sont prévu pour le 19 mars.

Sherlock Holmes

Encore un Shelock en manga ! Celui-ci est de Ishikawa Morihiko (1996) et nous est proposé par Isan Manga. Je suis pas très séduite, encore une fois, par la couverture, mais c’est du Sherlock !

Spice and Wolf – le light novel !

Le premier tome du manga ne m’a vraiment pas convaincu, mais j’avais beaucoup aimé l’anime. J’ai très envie de découvrir le light-novel qui est à l’origine de toutes ces adaptations ! Le tome un est prévu pour le 12 mars chez Ofelbe.

Innocent #1

Voilà un manga qui m’intrigue à plus d’un titre !

Le dessin est superbe, la couverture ne peut que séduire.

Et le sujet semble tout aussi intéressant : retour sur la vie de Charles-Henri Sanson, célèbre bureaux qui eu le terrible honneur de faire tomber la tête de Luis XVI.

Le premier tomes est prévu pour le 18 mars chez Delcourt.

Ice Age Chronicle of The Earth

Le 20 mars parait chez Kana, dans la collection Made in (une de mes collection manga préférées), le premier tome de se manga SF des année 80 du célèbre Jiro Taniguchi ! En lui-même le titre ne m’attire pas particulièrement mais comme c’est du Taniguchi, je suis curieuse, surtout que je n’ai encore jamais lu un de ses manga SF ! Ceci dit, je crois que j’attendrais que la bibliothèque se le procure.

Côté séries en cours :

Gokusen volume 8, j’ai toujours pas rattrapé mon retard mais je continue, avec toujours autant de plaisir 🙂

A silent Voice, le tome 2 sortira le 12 mars. J’ai toujours pas eu le temps de lire le tome 1 qui a été englouti par l’étagère manga, je le vois plus. Faut que je parte à sa recherche

Moyasimon : le tome 4 est prévu pour le 18 mars. Je viens tout juste de commencer la série, et j’ai bien aimé. Mon avis sur le tome 1 est à lire dans le dernier petit panier de manga.

Le maître des livres, le tome 4 est prévu pour le 19 mars. Je viens tout juste de m’acheter le tome 3 et le premier chapitre ne m’a pas convaincu. J’attends de finir ce tome pour décider si oui ou non je continue la série.

   

Parmi mes série en pause il y a encore des sorties prévues : Suicide Island tome 12 le 18 mars, Les Vacances de Jesus et Bouddha le tome 9 le 12 mars et Enfin Adekan le tome 8 le 26 mars. J’avais bien aimé ces séries mais comme j’en ai trop en cours et que je craque toujours pour de nouveaux titres, je les ai mise en pause, histoire d’en terminer quelques unes… Peut-être… à chaque fois que je vais à la librairie avec la ferme intention de m’acheter une suite… je ressort toujours avec une nouveauté (ou une vieillerie mais nouvelle pour moi…). Suite à une question de Kidae je me suis amusée à compter le nombre de séries en cours. Sans compter les séries de mes filles, ni celles que j’emprunte à la bibli, j’en suis déjà à plus des 50 !! Et dans le lots il y en a pas plus de 2 ou 3 que je n’aime pas. Certaines sont en pause depuis un certains temps mais c’est surtout pour cause de temps et de moyen… Et puis il y a aussi celle difficiles à trouver, parce que bien sur j’aime lire des séries dont la commercialisation a été stoppée il y a belle lurette 🙂

   

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Mauvais genre

Une petite chronique express entre deux cartons pour vous parler d’une nouvelle lecture que je partage avec l’équipe k.bd : Mauvais genre. J’avais envie de le lire depuis longtemps, cette lecture commune était l’occasion rêvée, même si je l’avoue, étant en plein déménagement, j’ai pas trop la tête à ça (j’ai déjà oublié tout ce que j’avais envie de dire après lecture :'( )

L’histoire :

La première guerre mondiale éclate et Paul, tout fraîchement marié à Louise, est envoyé au front. L’horreur de la guerre des tranchées va le traumatiser et le pousser à déserter. Avec la complicité de Louise, Paul se cache dans une chambre d’hôtel. Mais il a besoin d’air, il faut qu’il sorte ! Afin de passer inaperçu il enfile la robe de sa femme, une nouvelle sensation de liberté l’envahi ! C’est décidé, il va se travestir pour pouvoir vivre libre. Paul devient Suzanne. Si au début Suzanne n’est qu’un moyen de pouvoir sortir incognito, Paul va très vite se prendre au jeu et découvrir de nouveaux plaisirs à travers ce nouveau lui-même. Louise d’abord complice va se laisser distancer par Suzanne qui lui « vole » son mari. A moins que ce ne soit la guerre que lui ai pris ?

Mon avis :

Le problème, comme toujours quand un titre reçoit autant d’éloges que celui-ci, c’est que je ne peu m’empêcher d’être un peu déçue. J’ai trouvé Mauvais genre très bien. Un beau dessin, une histoire originale et intéressante, très bien raconté… mais voilà, tout le monde en à dit tant de bien que moi je reste un peu sur ma faim. Je l’ai trouvé pas mal du tout, mais je ne me suis pas enthousiasmé pour ce titre (Le bleu est une couleur chaude m’a fait exactement le même effet).

Pas de coup de cœur, mais tout de même une très bonne lecture. J’ai beaucoup aimé le coup de crayon de Chloé Cruchaudet, à la fois élégant et léger. Mais ce qui est le plus intéressant ici, c’est de voir l’évolution du personnage principal : comment Paul devient Suzanne, petit à petit. Et comment Suzanne fini par détruire Paul. Un cheminement très bien raconté.

#BD Mauvais genre de Chloé Cruchaudet


Grand Prix de la Critique ACBD – 2014 Prix du Public Cultura – 2014
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petit panier de manga #10

L’attaque des titan – tome 1

L’histoire :

Des titans sont apparus sur terre. On ne sait ni où, ni comment, ni pourquoi. La seule chose qu’on sache c’est que ces colossales créatures sont quasi indestructible et qu’elle dévorent les humains. Le peu d’humain qui survit à l’arrivé des Titan se réfugie d’ans une ville fortifié où elle vie en paix durant 100 ans. Mais un jour un titan gigantesque de plus de 50m crée une brèche dans la muraille, c’est la fin de la paix.

Eren jeune garçon rêvant de l’extérieur, intègre l’armée pour liberer un combat désespéré contre les titans. C’est la survie de l’humanité qui en dépend.

Mon avis :

A sa sortie j’ai feuilleté le manga et le dessin m’a très vite dissuadé. Mais face à succès extraordinaire qu’il remporte j’ai vulu me faire ma propre idée.

Si en lisant  le premier chapitre je me suis dit que le dessin n’était finalement pas si dégueu, la réalité de l’incompétence de l’auteur en matière de dessin m’a vite rattrapé. Je ne connais pas la carrière de l’auteur, mais à en juger par le résultat je jurerais que c’est un autodidacte n’ayant jamais pris de cours de dessin. Aucune proportion n’est respecté, les corps sont tantôt trop grand tantôt trop petit, le visages grossiers et approximatifs. La où l’auteur s’en sort pas mal c’est dans le mouvement. Les proportions ni sont peut-être par respecté mais il sait rendre la précipitation et le feu de l’action.

Passons sur le dessin médiocre, qu’en est-il de l’histoire. Le propos de départ peut être intéressant. On est dans une ambiance post-apocalyptique qui n’a en soit rien de bien nouveau dans le domaine du manga, mais pourquoi pas. Que dire alors après un premier tome? En réalité, dans ce tome il ne se passe pas grand chose. Il plante le décor. Et il se termine sur un cliffhanger qui ne peux que nous donner envie de lire la suite. Si je n’ai pas été particulièrement emballée par ce manga, la lecture n’en est pas désagréable et je lirais la suite si elle tombait entre mes mains. Ceci dit, j’irais pas me l’acheter.

Titre VO : 進撃の巨人

Auteur : Isayama Hajime

2009

Type : shônen

Genre : action, fantastique

Éditeur VF : Pika, collection seinen

Éditeur VO : Kôdansha

Nombre de volumes : 7/13 (toujours en cours au Japon)

 


 

Réincarnation – Please save my earth- tome 1:

quatrième de couverture :

Alice est une jeune fille étrange, capable de communiquer avec les végétaux. Elle vient de s’installer à Tokyo en 1991. Un jour, alors qu’elle est en grande conversation avec des camélia, elle surprend deux garçon de son école en train d’échanger des mots doux !!! Pensant surprendre un couple gay, Alice ne se doute pas qu’elle vient d’entrer de plein-pied dans une aventure qui concerne aussi bien son passé, son présent et son futur… !!

Mon avis :

Heu…. mmmmm… J’arrive pas à me décider ! Je ne sais pas si j’ai trouvé ce manga intéressant ou… stupide.

Le côté intéressant réside dans l’histoire riche en mystère, il est question de réincarnation de souvenir appartenant à d’autres vie, de personnages vivant sur la lune, de rêves communs, de pouvoir étranges… bref il y a tout un tas de choses étranges et intrigantes qui donnent envie de connaitre le fin fond de l’histoire.

Oui, mais… il y a un gros mais !! C’est un shôjo dans la pure tradition shôjoesque avec une héroïne… ah ! Qu’elle m’énerve ! Encore une fille sage et fragile qui passe tout son temps à pleurer, même pour les incidents les plus insignifiants comme les blagues stupides de son petit voisin de 7 ans. Donc Alice a un pouvoir étrange, elle peut parler au plante et aux animaux. C’est intéressant comme don, non? Sauf que ici ça sert à rien. On nous en parle et puis c’est tout. Alice, à part pleurer et séduire les beaux gosses elle ne fait rien. Un autre personnage feminin semble être très important : Mokuren. Elle c’est encore pire ! Elle est belle, séduisante, intelligente et blablabla et tous les hommes sont fous d’elle. My god ! quelle originalité ! Ah mais attendez ! Laissez moi deviner… Alice ce ne serais pas la réincarnation de Mikuren ? Je me trompe ?

En dehors de ses deux figures féminines franchement pas très séduisantes, le manga est bourré d’un tas d’autres cliché. Les personnages sont puériles. Et les dialogues pas très profonds.

Etant donné qu’on ma conseillé ce manga, de deux choses l’une : ou j’étais vraiment pas d’humeur à lire du shôjo (il y a des fois je trouve ça trop niais!) soit l’intrigue se pimente dans les tomes suivants. Histoire d’en avoir le cœur net, je vais lire le tome 2, mais si les personnages ne gagnent pas un peu en profondeur, je laisse tomber.

Note pour plus tard : ne pas lire de manga avec des femmes parfaites, elle me donnent des boutons !

Titre VO : ぼくの地球を守って

Auteur : Saki Hiwatari

1986

Type : shôjo

Genre : fantastique

Éditeur VF : Tonkam

Éditeur VO : Hakusensha

Nombre de volumes : 21 (terminé – commercialisation stoppée)

 


Nanja Monja – tome 1 :

quatrième de couverture :

Il pensait connaître tous les secrets de son village. Jusqu’à aujourd’hui…

Taro est un collégien qui a grandi dans un paisible village de Hananoki. Livré à lui-même à la mort de son grand-père, il fait la rencontre de Sora, une jeune fille qui tient dans la paume de sa main. Mais pourquoi est-elle si petite ?! Et bien, si vous voulez tout savoir…

C’est le début d’une histoire pleine d’aventure et de mystères dans un village à l’écart du monde, où tout semble tourner autour d’un étrange arbre gigantesque, le Nanja Monja !

Mon avis :

Et bien voilà un manga agréable avec des enfants qui ont des têtes d’enfants et des vieux pochetrons plein de tendresse. Loin des canons de beauté des top modèles et des yeux des biches, Nanja Monja enchante par un dessin drôle et tendre et des personnages attendrissants. Il y a du mystère, des rencontres étonnantes, un petit village de campagne où règne la solidarité et la bienveillance, il y a la forêt et des arbres “magiques”, des gamins pleins de malice à la simplicité déstabilisante…

A quoi tu joues ? Tu veux faire le distant ? J’ai jamais aimé ça chez toi. Ce côté à toujours garder quelque chose en retrait. Tu as peut-être oublié… qu’on a grandi ensemble, depuis qu’on est bébé ?! Tu sais que moi… Je me sentirais pas gêné de couler un bronze devant toi ! Tu veux que je te le prouve, là ?

Bref, il y a de quoi aimer ce manga pas comme les autres. Nous ne somme pas face à un chef d’oeuvre, ni une oeuvre particulièrement remarquable mais on a là un manga qui n’a d’autre ambition que celle de nous distraire, nous divertir et qui le fait avec cette touche d’originalité qui fait qu’il sort du lot.

Une jolie lecture que je continuerais avec plaisir !

Titre VO : なんじゃもんじゃ

Auteur : Shizuka Ito

2009

Type : shônen

Genre : fantastique

Éditeur français : Glénat, collection Shonen manga

Éditeur VO : Kodansha

Nombre de volumes : 6 (terminé)

 


Monster – deluxe volume 2 :

quatrième de couverture :

Kenzô Tenma est tombé dans le piège de “Johann” : il devient la cible de la police qui le prend désormais pour un tueur en série. Echapant de peu au filet tendu par la police, le docteur poursuit “Johann” non seulement pour l’empêcher de commettre d’autres crimes mais également afin de prouver son innocence. En fouillant le mystérieux passé du “Monstre, Tenma parviendra-t-il à se rapprocher un peu de la vérité ?

Où se situe le bien, où se situe le mal ?!

Nina est tombée entre les mains d’un groupe néonazi et Kenzô Tenma, toujours sur les traces de la fille, car elle est la seule personne à pouvoir lui révéler qui est véritablement Johann, fait cette terrible découverte : des extrémistes de droite projettent de faire de Johann un second Hitler !

Mon avis :

Comme dans le premier volume, il y a beaucoup d’action de rebondissement. Tenma se rapproche de plus en plus de Johann sans jamais parvenir à l’atteindre. Le “monstre” est comme un chat jouant avec une sourie. Mais Tenma n’est pas le genre de sourie à se laisser faire sans réagir ! Pourtant on à l’impression qu’il réagit en vain. Que plus il se rapproche de Johann, plus il en apprend sur lui, plus il s’en éloigne. Arrivera-t-il à l’atteindre ?

Un très bon second volume que j’ai lu avec autant de plaisir que le premier. Un seul regret : trop de “bon sentiments” Si la quatrième couverture dit “où se situe le bien, où se situe le mal?!” le récit lui est très manichéen avec d’un côté le monstre et les méchants et de l’autre les bons Tenma et Nina qui bien que tout deux décidé à tuer Johann veulent épargner à l’autre de devenir un tueur parce que… c’est pas bien ! M’ouai… pas très convaincant comme argument.

En tout cas j’ai hâte de lire la suite.

Titre VO : Monster

Auteur : Urasawa Naoki

2008 (1995 pour la première version)

Type : seinen

Genre : suspens, policier

Éditeur français : Kana, collection Big Kana

Éditeur VO : Shôgakukan

Nombre de volumes : 9 (terminé)


Dossier A. Le continent perdu – tome 1 à 4

résumeé:

L’Atlantide, continent mythique qui serait à l’origine d’une grande civilisation disparue sous les flots selon Platon, a toujours fait l’objet de recherches acharnées par de nombreux archéologues (professionnels ou amateurs). Un projet grandiose mais sans doute un peu fou, de retrouver cette civilisation antique vient d’être impulsé par Whilhelm Endre, un homme d’affaires autrichien d’origine hongroise. Mais peu de temps après, Endre est assassiné dans d’étranges circonstances…
Iriya tient une petite boutique d’antiquités dans un quartier populaire de Tokyo. Il était autrefois un éminent archéologue, aux idées plutôt originales, mais il a perdu son poste de maître de conférence, victime d’un scandale qui a bouleversé le milieu scientifique. Son quotidien est pourtant remis en question avec l’arrivée de Juri, la fille d’Endre. Cette dernière est au Japon pour confier à Iriya la mission que son père lui a demandé d’accomplir : trouver les preuves de l’existence de l’Atlantide !

(source : Manga-News)

mon avis:

Le premier tome n’a plu, le mystère de l’Altantide à la sauce nippone, pourquoi pas ? Le dessin est assez classique et à un côté vieillot, mais il n’est pas désagréable. Les personnages sont assez sympa, l’action et l’humour rythment ce récit mais le mystère de l’Atlantide traîne trop en longueur et, arrivée au quatrième tome, je commençait un peu à me lasser, d’autant plus que le héros tombe, comme par hasard, sur des super indices dans un site qui a déjà été fouillé, ça perd toute crédibilité. Je veux bien qu’il soit un bon archéologue, mais de la à trouver carrément un temple dans un lieu déjà fouillé, faut pas exagérer ! Un début prometteur mais finalement une petite déception.

Titre VO : イリヤッド~入矢堂見聞録

Auteur : Toshiusai Garaku

Dessin : Uoto Osamu

2002

Type : seinen

Genre : aventure

Éditeur français : Delcourt, collection Gingo

Éditeur VO : Shôgakukan

Nombre de volumes : 15 (terminé)


 ES Eternal Sabbath- tome 1 :

résumé :

ES est doté d’une étrange pouvoir, il peut manipuler l’esprit des gens, leur donner de faux souvenir, des visions, etc. Il rencontre Mine Kujo, jeune médecin chercheur dans une université et spécialisé en neurologie. Elle est différente des autres, le pouvoir de ES n’a que peu d’effet sur elle. Pour une raison inconnue, il décide de se rapprocher d’elle au lieu de la fuir. Elle, elle veut savoir qui il est, ce qu’il est.

mon avis :

un premier tome qui plante le décor, il ne s’y passe pas grand chose et on sent que c’est à la fin de ce premier tome que l’histoire va vraiment commencer. Ce qui n’en fait pas pour autant un tome ennuyeux, on découvre les personnages, le beau héros et ses étranges pouvoir, l’héroïne et son étrange caractère. On s’attache à eux, mais surtout, en refermant ce tome on a envie d’en savoir plus. Un premier tome qui m’a donné envie de poursuivre la série.

Titre VO : ES Eternal Sabbath

Auteur : Soryô Fuyumi

2002

Type : seinen

Genre : fantastique, suspens

Éditeur français : Glénat, collection seinen

Éditeur VO : Kôdansha

Nombre de volumes : 8 (terminé)


Lineage – tome 1:

résumé :

Le royaume d’Aden connaît une dictature sans précédent. Ken Lauhel, aussi appelé l’anti-roi, règne cruellement depuis la mort de l’ancien souverain. L’unique espoir de justice repose sur le prince Déforauge, héritier légitime du trône, écarté du pouvoir dans sa prime jeunesse. Le jeune prince devra prendre en main son destin et récupérer sa place sur le trône d’Aden…  Au fil des rencontres, c’est une grande épopée qui va se tisser dans cette quête initiatique…

(source : Manga-News)

mon avis :

Je suis tombé par hasard sur ce sunjeong manhwa, et comme c’était la semaine shôjo j’ai soté sur l’ocasion pour découvrir l’auteur.

Le dessin est très typé, il a un côté un vieillot, mais c’est très jolis et cela s’accorde parfaitement avec l’histoire conté. Quand à l’histoire, on est dans un récit classique de rois, princes guerres et intrigues, dans un univers s’inspirant du moyen-âge et des contes des fée. Ce premier tome, plante le décor, nous présente le futur héros de la série et son background. A la fin de ce premier tome la véritable aventure n’a pas encore commencé. Mais le décor est si bien planté qu’on veut savoir comment le prince Defrauge va réussir à reprendre le trône, car je ne doute pas qu’il réussisse. Le récit est plein de romantisme mais il n’est pas mièvre et l’auteur n’hésite pas à se montrer cruelle avec son héros. Des les premier chapitres les morts sont nombreuses ! ça m’a fait penser à Basara, si le cadre est différent, on retrouve cet esprit épique et les mort à foison. Voilà encore une fois la preuve que le manga (et le manhwa) pour femme ne rime pas forcement avec romance lycéenne !

Affaire à suivre…

Titre VO : Lineage

Auteur : Shin Eel-Suk

1993

Type : sunjeong manhwa

Genre : heroic-fantasy

Éditeur français : Saphira

Éditeur VO : Daiwaon

Nombre de volumes : 10 (terminé – commercialisation stoppée)

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Tezuka ~ histoires pour tous (le tome 1)

Décidément ! La deuxième guerre mondiale ne cesse de s’immiscer dans mes lectures ces derniers temps, après le pays des cerisiers et les conséquences de la bombe, la mélodie de Jenny et les destins volés par la guerre, c’est au tours de Tezuka de me livres ses impressions sur la guerre. Tezuka, le grand maître du manga, fait avec ce premier volume de Tezuka – Histoires pour tous, recueil d’histoires courtes publié par Delcourt, sa première apparition dans Ma petite Médiathèque.

A la lecture la première petit nouvelle du recueil, Destination 1985, je me suis dit “oh là là, ça vole pas bien haut” tant le message de cette nouvelle était simpliste voir un peu simplet. “La guerre c’est mal”… tien ça me rappelle qualqu’un 🙂 mais au moins Hojo nous gratifie d’un superbe dessin, alors que Tezuka… Mais dès la deuxième nouvelle j’étais rassurée, et même séduite par ce recueil. Si le message reste le même tout au long des différents récit, le nouvelles suivantes sont bien plus intéressantes et subtiles. La deuxième, Zephyrus, met en scène un jeune garçon qui aime les insectes, chaque jour il chasse le papillons Zephyrus sans y arriver. Puis la montagne est bombardée, il ne reste rien, et le garçon pleure pour les papillons.

A partir de la troisième nouvelle le personnage principal des histoires est un petit gamin à lunettes et nez rond qu’on reconnait tout de suite comme étant Tézuka lui-même, si dans chaque histoire il porte un nom différent toutes semblent autobiographiques sauf peut-être la troisième qui a un côté fantastique très prononcé. Néanmoins le petit Shigeru, élève du primaire, ressemble beaucoup au collégien de l’histoire suivante et à l’étudiant des dernières nouvelles. A travers ces histoires Tezuka nous décrit le Japon d’avant à après guerre tel qu’il a vécu enfant. Les entrainement militaires à l’école, l’interdiction des manga, son désir de dessiner envers et contre tous.

– Moi, je suis à l’atelier de fraisage… mais en cachette, je dessine mes mangas…

– ça vous tient toujours, on dirait..

– Si je ne pouvais plus Dessiner, il ne me resterait plus qu’à me pendre ! Quand la guerre sera finie, je pourrais enfin dessiner autant que je veux… je deviendrai mangaka !

Dans un contexte comme celui du Japon militaire des années 30-40 même une simple BD humoristique devient un acte engagé. Et on ne peut que ressentir une certaine admiration pour ce jeune homme qui malgré tout continue de dessiner en cachette au risque des pires brimades, coup et punitions. Ce n’est pas seulement dessiner, c’est être libre ! Malgré les effort du gouvernement japonais pour brises et brimer sa propre population, certains sont resté libres et je trouve cela admirable.

Mais revenons un instant aux histoires. J’ai beaucoup aimé la montagne  qui pleure. L’histoire se situe juste avant la guerre. Shigeru, un garçon chétif, victime de brimades à l’école rencontre un homme dans la forêt. Celui-ci se dit possédé par l’esprit du serpent blanc, il prédit la guerre, il prédit la défaite du Japon et la montagne qui pleure. J’ai aimé cette histoire car, sous couvert d’une aventure enfantine, délivre plusieurs messages. Bien sûr elle nous parle de la guerre et de ses méfait, mais aussi d’intolérance et d’écologie. La fin de la nouvelle m’a beaucoup fait penser au film Pompoko de Isao Takahata, à la fois par la lutte acharné et désespéré du petit Shigeru qui veut sauver un arbre et qui n’y arrivera pas, que par sa scène finale avec Shigeru devenu père qui revient sur les lieux avec ses enfants, en lieu et place du peuplier et du sanctuaires il y a une route et devant lui, à perte de vue, les collines se font dévorer par des pelleteuses. Les constructions on remplacé la forêt et la montagne pleure.

Les nouvelles suivantes nous racontent l’expériences de Tezuka durant la guerre, au collège d’abord, puis à l’usine d’armement. Enfin, la dernière nouvelle nous raconte comment il devient enfin mangaka et est embauché dans un journal après la guerre. S’il est heureux de pouvoir enfin dessiner en toute liberté, la faim elle, elle est toujours là.

Comme je disait plus haut la première histoire m’a paru un peu simplette, en revanche la suite du recueil, plus réaliste et subtil est très touchante. Le dessin enfantin de Tezuka contrebalance le côté dramatique de la situation et, malgré les circonstance, l’humour ne manque pas. Ce qui fait qu’on a des histoires qui se lisent très facilement qui nous font même sourire, tout en traitant de sujets graves comme la guerre, la faim, les bombardement et la tyranie du gouvernement militaire. Un album que je vous conseille vivement !

Merci à Yomu-chan, sans qui je n’aurais sans doute pas lu ce manga. Arigatou 🙂

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Romain & Augustin un mariage pour tous

Au bout de quelques tentatives ratées, j’ai enfin réussi à m’inscrire à la dernière Masse-critique BD organisée par Babelio. J’avais coché plusieurs album qui me donnaient envie et parmi ceux-là se trouvait Romain & Augustin un mariage pour tous.  Le dessin, ne m’attirait pas trop, mais le sujet m’importe. Du coup j’ai me suis dit que ça pourait être intéressant …

Surprise ! Je reçois un mail pour m’annoncer que, justement, j’avais été sélectionné pour recevoir cet album. J’avoue, ma première réaction a été une légère frustration, d’autres albums me donnaient plus envie. Mais je suis curieuse de nature, et recevoir un cadeau ça fait toujours plaisir !

Laissez-moi vous annoncer dès à présent que, après avoir lu cette BD, je regrette pas du tout d’avoir eu la chance de la recevoir !

Commençons par quelques mots de présentation :

Romain et Augustin un mariage pour tous est tout d’abord un feuilleton numérique publié sur le site du Nouvel Obs . C’est aux éditions Delcourt qu’il sort en album papier, toujours en 2013. Le scénario est de Thomas Cadène et les dessins sont de Didier Garguilo et Joseph Falzon (pour les intermèdes).

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Et l’histoire ? ça parle de quoi ?

Ben… c’est l’histoire de Romain et Augustin qui vivent ensemble et décident de se marier…

Comment ? Vous le saviez déjà?! Ah! Quoi d’autre ? Ben… pas grand chose, au fait. Les amateurs des grandes aventures, drames et autres envolées lyriques, ne trouverons sans doute pas leur bonheur ici. C’est l’histoire de monsieur et monsieur tout le monde. Une histoire ordinaire de deux personnes qui s’aiment et qui veulent se marier. Cela n’aurait en soit rien d’extraordinaire mais voilà, comme c’est deux hommes, on en fait toute une histoire. Enfin, c’est notre belle société qui en fait toute une histoire ! L’histoire banale de Romain & Augustin sert de prétexte pour faire une caricature assez réaliste de la société française de 2013 en prenant comme focus le débat qui a animé, voire déchiré la France en cette année 2013 autour du mariage homosexuel.

Tout comme certain des personnages de la BD, personnellement, je pense que le débat n’aurait même pas dû avoir lieu. C’était, pour moi, une simple démarche administrative qui aurais du reconnaître une évolution sociale déjà existante. Malheureusement, j’ai eu un choc. Je sais bien que la société française est profondément conservatrice, il n’y a qu’à voir le machisme à peine voilé qui la gouverne… Mais une telle réaction violente ? Franchement, je m’y attendais pas. Et c’est en ça que je trouve le sujet intéressant. Inquiétant, mais intéressant.

romain & augustin

Et cette BD, alors ?!

Justement j’y viens. Je trouve que la façon dont le thème du mariage pour tous est abordé très intéressante car elle montre une histoire ordinaire qui ne l’est plus par le contexte sociétal dans lequel elle se déroule. L’histoire ne m’a pas franchement fait réfléchir sur le problème de fond puisque je n’y vois même pas matière à débattre. Mais j’ai trouvé intéressant de revenir sur le sujet et de me demander pourquoi un tel sujet à fait tant de bruit.

Quand à la BD, comme je disais plus haut, le dessin ne me tentait guère. Durant les premières pages j’ai eu un peu de mal avec le graphisme, surtout avec le teint blafard des personnages, tous couleur mur. Je trouvais ça un peu glauque. Le dessin des intermèdes je le trouvais même pire. Pourtant dès le premier chapitre, je suis entrée dans l’histoire et j’ai apprivoisé le dessin. A moins que ce ne soit le dessin qui m’aie apprivoisée. J’ai apprécié le côté simple et directe, un dessin qui va droit au but sans s’encombrer du superflu. À la fin, je l’ai même trouvé beau.

Mais ce que j’ai le plus aimé, ce sont les dialogues. J’ai bien rit tout en lisant des propos justes et sérieux. L’auteur, notamment par les intermèdes, nous fait si bien entrer dans l’intimité des personnages que je me sentais avec eux comme chez moi. J’avais le sentiment de prendre part à leur débat, de pouvoir leur répondre. Le ton est léger et pourtant on ne mâche pas ses mots (un peu comme chez moi, en effet ^^).

Finalement j’ai beaucoup aimé cette BD, mon premier coup de cœur de l’année qui commence ainsi en beauté. Un grand merci aux auteurs pour ce moment de plaisir. Un grand merci aussi à l’éditeur et à Masse-critique de Babelio qui m’ont permis de découvrir une BD et des auteurs que je n’aurais probablement jamais lu sans ça.

_-_-_

Et si avec tout ça, j’ai pas réussi à vous convaincre, peut-être que la critique de Paka finira par avoir raison de vous 🙂

Augustin

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Petit panier de manga # 6

Me revoilà pour un panier de manga bien garni. Au menu des samouraïs sanglants, des cyborg en guerre, des kamikazes et pour un peu de douceur, on terminera avec un dessert pris à la Casetta dell’orso. Bref un panier très seinen.

Laissez vos impressions et vos conseil lectures ; )


Le Sabre de Shibito – T1 et 2 :

Voilà un seinen qui tâche ! Du sang, des têtes découpées, des membres arrachés, des marionnettes d’os et de chair… Vous l’aurez compris, ce manga est plutôt gore. A ne pas mettre entre toutes les mains ! Si on aime le genre, c’est pas inintéressant. Mais commençons par le résumé.

Résumé:

Un apothicaire ambulant se trouve bien malgré lui attaché à Shibito Saezuki, le dernier descendant d’un clan décimé, mort puis ramenée à la vie par son père grâce à la magie noire. Kinzô, l’apothicaire, se voit chargé de la lourde tache d’enseigner à Shibito la vie dans un monde qu’il a quité 100 ans plus tôt. Mais Shibito n’a pas encore retrouvé toute son humanité et, pour l’heure, il n’est qu’un redoutable guerrier tuant tout ce qui se trouve sur son chemin, menaçant même le pauvre Kinzô. Une rencontre va éveiller quelque chose en lui. Retrouverai-t-il son humanité ?

Mon avis :

Comme je le disais plus haut, on a là un manga plutôt sanglant, aucun détail ne nous est épargné, j’en ai parfois grimacé de dégoût. Pourtant l’ambiantation en pleine guerre féodale est sympa. De même, le mystère qui plane autour de Shibito donne envie de poursuivre la lecture et découvrir ce qu’il va devenir. Un manga pas extraordinaire mais avec lequel j’ai passe un bon moment. Je m’attendais à franchement pire !

Côté dessin, le style m’a rappelé celui de Tôme Kai dans Kuro gane.

Le Sabre de Shibito

Titre VO : しびとの剣

Dessin : Missile Kakurai

Scénario : Hideyuki Kikuchi

2002

Type : seinen

Genre : aventure, fantastique, samouraïs

Éditeur VO : Getôsha

Éditeur VF : 12 bis

Nombre de volumes : 8 (terminé) Commercialisation stoppée


Metal Brain 109 – T1 et 3

Pas de bol, sur une série en 3 tomes, il m’en manque un T_T

Résumé :

Dans un futur où les cyborgs sont aussi nombreux que les humains, ceux-ci ont prix les armes pour gagner leur liberté. Alors que Gun se promène à Freeland avec ses parents une attaque de cyborgs     éclate et il se retrouve pris entre deux feux. La famille de Gun se retrouve alors au premier plan d’une guerre opposant les humains au front de libération des cyborgs : le metal brain. Un conflit dans le quel les cyborgs feront plus preuve de plus d’humanité que les hommes.

Mon avis:

Et ben, moi j’ai bien aimé ! Bon, il me manque le tome du milieu et c’est bien dommage, surtout qu’à cause de cela j’ai bien moins accroché à la conclusion, même si j’ai réussi à suivre le cours de l’histoire.

C’est bien dessiné. Un dessin classique et pas particulièrement original rappelant celui de Hôjô Tsukasa, mais très bien réalisé, surtout dans le tome 1 où l’auteur s’applique plus. Certaines planche du troisième tome m’ont paru bâclé, le dessin y est moins chiadé, plus stylisé.

Quant à l’histoire, elle n’est pas spécialement originale, surtout pour les adepte de la SF en tout genre (un de mes péché mignons) mais le scénario est bien mené. La guerre opposant les cyborgs     aux humain est chargé d’une bonne intensité dramatique et émotionnelle avec des cyborgs qui se montrent bien souvent plus humains que les hommes qu’il combattent. Certaines scènes sont particulièrement percutante comme par exemple le père de Gun qui tue sous les yeux de son fils le cyborg qui vient tout juste de sauver la vie de Gun.

Les scènes d’humour sont assez grotesque et pas particulièrement réussies mais ont le mérite de détendre un peu l’atmosphère. Comme toujours dans la SF on a en fond une critique de la société, bien que cela reste assez superficiel.

Sur Manga News, le premier tome a reçu des critiques très vives que je ne partage pas. Si ce n’est pas un chef d’oeuvre, je trouve que ce titre ne mérite pas d’être ainsi dénigré. J’ai lu bien pire et ayant reçu un bien meilleur accueil (cf Akyhabara@deep dont je vous ai parlé dans  Petit panier de manga (4), là franchement c’était à gerber, et je suis plutôt bon public !).

Bref, un ‘tit mahwa qui se laisse très bien lire, pour les adeptes du cyber-punk.

– Nous autres, les robots, nous ne nous intéressons pas à l’argent. Si jamais les humains nous surprennent à en faire usage, nous sommes bons pour l’exécution.

– Mais pourquoi ?

– Parce que c’est la seule chose au monde qui peut rendre l’homme dépendant. Les humains règnent en maître sur tout, y compris les cyborgs. Mais ils restent malgré tout esclaves de l’argent.

Metal brain 109

Auteur : Kim Jun Bum

2002

Type : Sonyun manhwa

Genre : SF, action

Editeur VF : Tokebi

Nombre de volumes : 3 (terminé)

commercialisation stoppée)


Zéro pour l’éternité – T1 :

On passe aux choses sérieuses avec un manga qui parle histoire contemporaine, et plus précisément de la deuxième guerre mondiale et des kamikazes, ces soldat japonais qui se lançaient dans des attaques suicides à la fin de la deuxième guerre.

Résumé :

Kentarô Saeki est un jeune désœuvré. Sa sœur, lui propose un travail bien étrange : enquêter sur leur grand-père mort durant la deuxième guerre mondiale comme kamikaze.

Mon avis :

Un premier album très réussi. Un dessin classique, pas franchement remarquable, mais bien exécuté. Une histoire qui se met petit à petit en place faisant le lien entre la génération actuelle et celle du grand-père qui a vécu la guerre. A travers leur recherches , frère et sœur veulent mieux comprendre leur grand-père, et, par extension, comprendre quelles étaient les motivations des kamikaze. L’entrée en matière est progressive, on en apprends un peu sur le grand-père mais plus sur l’un des ses camarades, soldat dans la même unité. On en apprends plus sur le contexte de la vie quotidienne dans le Japon des années 30 40. C’est intéressant et agréable à lire, même si, artistiquement le manga n’a rien d’extraordinaire.

Zéro pour l’éternité

Titre VO : 永遠の0

Auteur : Souichi Sumoto, d’apprès le roman de Naoki Hiyakuta

2010

Type : seinen

Genre : historique, tranche de vie

Editeur VO : Futabasha

Editeur VF : Delcourt – collection Ginkgo

Nombre de volumes : 3/5 (terminé au Japon)


Gente – T1 :

Envie d’un restaurant tenu par des gentlemen ? Envie de beaux mecs pas comme les autres? Retrouvez l’équipe de Ristorante Paradiso dans Gente !

Résumé : 

Dans ce premier tome on découvre comment le patron en est arrivé à ouvrir un restaurant ou ne travailles que des hommes de la cinquantaine portant des lunettes : La casetta dell’orso. On en apprends également plus sur le quotidiens des différents membres du staff et du restaurant.

Mon avis :

J’ai aimé Ristorante Paradiso, je retrouve ici le même plaisir. Un dessin très original que j’apprécie de plus en plus à mesure que je me familiarise avec le travail d’Ono Natsume. Un ambiance feutré, des personnages attachants, des petits moment de vie… Ono Natsume compte parmi mes mangaka favoris ! Je déguste ses manga comme on boit un bon verre de vin.

Gente

Titre VO : GENTE – リストランテの人々

Auteur : Ono Natsume

2007

Type : seinen

Genre : tranche de vie

Editeur VO : Ohta Shuppan

Editeur VF : Kana, collection Big Kana

Nombre de volumes : 3/3 (terminé)

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Romance d’Outre-Tombe

 romance-d-outre-tombe.jpg

One-shot de Natsuki Sumeragi regroupant 3 contes :

L’histoire du Temple Shuzen (après l’histoire originale de Kidô Okamoto) :

La fille d’un sculpteur de masques rêve d’entrer au service d’un noble. Son rêve se réalise quand le Shogun Yori-ié Minamoto l’amène avec lui. Mais le rêve sera de courte durée, le Shogun, victime de complot, connaîtra une fin tragique.

L’ogre de Sôzudono :

Le frère cadet d’un dignitaire de la cour utilise une légende locale qui prétend qu’un ogre vit à Suzudono pour assassiner son frère aîné et hériter de son poste. Mais le fils de ce dernier n’est pas dupe.

Romance d’outre-tombe (d’après Liang Sha-bo et Zhu Ying-tai) :

Ying-tai, jeune fille de bonne famille veut partir étudier, mais cela est impossible pour une femme. Sa ténacité finira par convaincre son père de la laisser partir, déguisée en homme, mais pour un an seulement. A l’école elle se liera d’amitié avec un jeune homme. Leur amitié va se muer en amour, mais ce n’est pas ce que la famille de Ying-tai avait prévu pour elle.

De la romance oui, mais d’outre-tombe…

 Le dessin de Natsuki Sumeragi est superbe. Elle nous amène dans le Japon des « samouraïs de l’Est », à la cours de Heian et même dans la Chine des Tang. Un voyage réussi. Les histoires sont classiques, mais très bien réalisées. C’est beau, émouvant et même terrifiant (l’histoire de Yori-ié est vraiment terrible!).

Une lecture très agréable qui ouvre une porte vers la culture classique japonaise et chinoise et donne envie d’en savoir plus. Le dessin, à l’instar des histoires, est très classique. Cependant il est très beau, très doux, les visages androgynes et les tenues sont d’une très grande élégance. Si la première et la dernières histoires s’inspirent de récits existant, l’ogre de Sôzudono est une création de Natsumi Sumeragi et je la trouve très bien construite. Bien que très courte, la chute est excellente.

La première lecture de ce manga (il y a longtemps, alors que je découvrait à peine les manga) ne m’avait pas spécialement marqué. J’en gardais un souvenir assez vague. A la relecture, je l’ai beaucoup plus apprécié et ai très envie de découvrir les autres manga de l’auteur.

natsuki_sumeragi.jpgNatsuki Sumeragi



Le coin des curieux :

L’histoire du temple Shuzen :

Ici la mangaka s’inspire directement d’une pièce de kabuki : Shuzenji monogatari (修善寺物語). Cette pièce, écrite en 1908, eu un grand succès et fit connaître son auteur, Kidô Okamoto (岡本 綺堂) (1872-1939) qui, par la suite écrivit de nombreuses pièces de kabuki mais également des roman policier. Il est connu pour sa série Les enquêtes de l’inspecteur Hanshishi, ambienté dans le Japon féodal d’Edo.

De cet auteur très prolifique, les Éditions Philippe Picquier, proposent Fantômes et kimonos et Fantômes et samouraïs. Pour en savoir plus, aller sur le site de l’éditeur : link

La pièce de Kidô, Shuzenji monogatari, s’inspire à son tour de la vie de Minamoto Yoriie (源 頼家(1182-1204), deuxième shogun du bakufu de Kamakura. Celui-ci avait été envoyé en exil au Temple de Shuzen ou il fut assassiné en 1204, alors qu’il n’était âgé que de 22 ans. Le meurtre fut commandité par son propre grand-père qui usurpa le pouvoir de shogun. Dans le musé du Temple (toujours existant de nos jour) on peut voir un masque qui, selon la légende, représente le visage de Yoriie déformé par la mort, il fut empoisonné.

Yoriie-s-mask.jpgMasque de Minamoto Yoriie

Sources : Shuzenji Temple

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Pink Diary, un shôjo français

Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui je vais vous parler d’un shôjo. Et pour cette première chronique shôjo je n’ai pas choisi n’importe lequel ! Ce dont je vais parler aujourd’hui c’est d’un shôjo français. Et oui, français.

pink-diary-T1.jpg

Si le mot manga sert simplement à désigner la bande-dessiné au Japon. Par sa particularité, le manga est un style à part entière qui attire de plus en plus d’auteurs dans le monde. Bien sûr nous avons vu l’influence du manga sur le manhwa coréen, dont certains auteurs se contentent d’en copier le style pour répondre à la demande du marché. Mais aujourd’hui, le manga attire également des jeunes auteurs occidentaux. Dans certaines bandes dessinées française on sent la forte l’influence du manga, comme par exemple dans Nanami, ou encore l’immeuble d’en face. Si sur le site de l’éditeur, ce dernier est présenté comme un manga français, je ne partage pas cet avis, cela reste différent. Mais le titre dont je vais parler aujourd’hui est un authentique Manga français. Alors, sans plus attende, entrons dans le vis du sujet.

Résumé :

Kiyoko, lycéenne de 16 ans, ne parle plus à Tommy, un amis d’enfance, depuis 4 ans car il a déçu tous les espoirs qu’elle fondait sur leur relation. Mais voilà que Tommy et sa petite amie vont étudier dans le même lycée que Kiyoko et son frère jumeau. Alors que Tommy rêve de reformer le trio de choc du passé. Kiyoko s’entête, Sashiko devient la victime de harcellement dont seul Keinji, frère de Kiyoko, semble s’apercevoir. Et ce n’est que le début des problèmes ! S’en suivront complications sur complications.

Ce que j’en pense :

Avant tout commentaire je me dois de préciser que le shôjo et moi… c’est pas vraiment le grand amour. Les histoires à l’eau de rose, ne m’attirent pas vraiment, je ne suis pas fleur bleu, pas romantique pour un clou… et par conséquence je n’en lis que très rarement. Disons quand le hasard (ma fille) en pose devant moi, ma curiosité me pousse à les lire. J’en ai donc lu assez peu.
J’ai vu pas mal d’anime type shôjo mais, ça fait longtemps que je m’en abstient, sauf rares exceptions (Natsume Yuujinchou) car franchement les « je t’aime, moi non plus », j’en ai vite marre.

Alors pourquoi parler d’un shôjo ? Pour en dire du mal ? Ben non, justement ! Le titre et la couverture rose avec des petit cœurs me donnerais presque la nausée, mais bon, il était posé juste devant moi. Et puis je savais que l’auteure était française, du coup j’ai pas résisté à la tentation d’y jeter un œil.

numérisation0038Je dois dire que ce premier tome ne m’a pas franchement donné matière à abandonner mes à priori sur le genre. Une héroïne qui fait d’une petite déception amoureuse de l’enfance, la fin du monde… franchement j’ai passé l’âge (à vrai dire, je ne l’ai jamais eu, mais ça c’est une autre histoire…). Mais le dessin m’a plus, très épuré. Sans tous ces surplus typiques du shôjo avec étoiles, bulles, roses et autre fleurs à profusion. Le dessin me ferais d’ailleurs plus penser à un shônen qu’à un shôjo. Plus clair, plus simple, plus dynamique. Puis les petites caricatures des personnages de Jenny sont à croquer. Du coup l’histoire m’a laissé complètement insensible, mais la dynamique de l’ensemble : dessin, cadrage, scénario, ont fait que fini le premier tome j’ai machinalement commencé le deuxième, sans même m’en rendre compte.

Et, en avançant dans la lecture, j’ai commencé à vraiment aimer ce que j’étais en train de lire. L’intrigue devient moins basique, moins niaise aussi. On est plus sur le « petit chagrin d’amour qui est une fin du monde », mais des problèmes de plus en plus graves se greffent sur l’histoire de départ : harcèlement, blessures psychologiques profondes, anorexie, et même tentative de suicide. Du tragique en veux-tu en voilà. Mais bien que le scénario devienne de plus en plus tragique (voire même un peu trop, l’auteur s’acharne sur ses pauvres personnages !) le traitement n’est jamais tragique. Je dirais même que les petits problèmes du départ sont traité de façon plus grave que les gros problèmes qui s’en suivent.

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Il y a un bel effort de traitement psychologique des personnages, même si on peu se demander si tous les tarés de la ville ne se sont pas donné rendez-vous dans le même lycée, tant il y a d’ados à GROS problèmes. Entre la petite Sashiko au lourd passé qui devient victime de harcèlement. Akemi son bourreau, jeune fille tyrannique et dangereuse, d’une cruauté peu vraisemblable, Yuki fidèle bras droit pas très bien dans sa tête non plus (je vous dis pas pourquoi, sinon, il y a plus de suspens ^-^) il y a une belle brochette de personnages déséquilibrés. Finalement, le trio de départ se relève le plus normal, aussi peut-être le plus mur, capable de prendre du recul et de chercher des solutions.

Tout au long de l’histoire les personnages évoluent énormément et si Jenny à un talent, outre celui de nous offrir un joli dessin très agréable à regarder, c’est de nous maintenir en haleine. Le scénario, objectivement et à posteriori ne casse pas vraiment des baraques, mais une fois le nez dedans, on reste scotché et on enchaîne les volumes les uns après les autres, jusqu’au dernier. « Quoi ? Déjà fini? » se dit-on après avoir refermé le huitième et dernier tome.

numérisation0039Alors oui, j’ai aimé un shôjo. Peut-être est-ce justement parce que l’auteure est française qui cela m’a paru plus mature. Enfin, mature n’ai pas vraiment le mot. je dirais moins mièvre, moins fleur bleu. On en est plus au stade du premier baiser (même s’il y en a, c’est un shôjo, tout de même). L’auteure n’hésite pas à aborder des sujet graves tel que l’anorexie, tout un gardant un esprit optimiste de fond.

J’ai trouvé que c’était un bon manga. Pas hyper profond, ni un chef d’oeuvre. Mais franchement un très bon manga qu’on lit avec beaucoup de plaisir. Même si à la fin il n’en reste pas grand chose d’autre que le fait d’avoir passé un bon moment.

Fiche technique :

Auteur : Jenny

Éditeur : Delcourt

Volumes : 8 (terminé)

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