Archives par mot-clé : folklore japonais

folklorique ce manga !

Vous aimez les histoires de yôkai, esprits, fantômes et autres créatures mythologiques japonaise ?

Voici une petite liste par ordre alphabétique de quelques titres de manga qui nous parlent du folklore nippon.

N’hésitez pas à laisser en commentaire les titres que je n’est pas cité.


3, rue des mystères et autres histoires – Mizuki Shigeru – seinen – série en 2 tomes (commercialisation stopée)- Cornelius

Manga - 3, rue des mystères et autres histoires

à l’intérieur des yokai – Mizuki Shigeru – artbook – one-shot – Cornelius

Manga - A l'intérieur des yokaï

Area 51 -Masato Hisa – seinen – série en 15 tomes – Casterman (Sakka)

Manga - Area 51Manga - Manhwa - Area 51 Vol.2Manga - Manhwa - Area 51 Vol.3

Black Bird – Kanoko Sakurakouji – shojo – série en 18 tomes – Pika

Manga - Black BirdManga - Manhwa - Black Bird Vol.2Manga - Manhwa - Black Bird Vol.3

Blue Exorcist – Kato Kazue – shonen – 20/21 (toujours en cours au Japon) – Kaze Manga

Manga - Blue ExorcistManga - Manhwa - Blue Exorcist Vol.2Manga - Manhwa - Blue Exorcist Vol.3

Démons et chimères – Takaya Natsuki – shôjo – série en 5 tomes – Delcourt

Manga - Démons et chimèresManga - Manhwa - Démons et chimères Vol.2Manga - Manhwa - Démons et chimères Vol.3

Dictionnaire des Yôkai – Mizuki Shigeru – intégrale – Pika (il existe d’autres édition plus anciennes en 2 tomes)

Manga - Manhwa - Dictionnaire des YoKaï - Intégrale

Docteur Yôkai – Satô Yûki – shonen – 14/15 – Pika

Manga - Docteur YôkaiManga - Manhwa - Docteur Yôkai Vol.2Manga - Manhwa - Docteur Yôkai Vol.3

Kabuto le Dieu Corbeau – Buichi Terasawa – shonen – série en 3 tomes – Taïfu Comics (commercialisation stoppée)

Manga - Kabuto - Le Dieu CorbeauManga - Manhwa - Kabuto - Le Dieu Corbeau Vol.2Kabuto - Le Dieu Corbeau Vol.3

Kasane – Gou Tanabe – seinen – série en 2 tomes – Kana

Kasane - Kana Vol.2

Kekkaishi – Tanabe Yellow – série en 35 tomes – Pika

Manga - KekkaishiManga - Manhwa - Kekkaishi Vol.2Manga - Manhwa - Kekkaishi Vol.3

Ken’en comme chien et singe – Fuetsudo et Ichimura Hitoshi – shojo – 3/5 (toujours en cours au Japon) – Doki Doki

Manga - Ken'en - Comme chien et singeManga - Manhwa - Ken'en - Comme chien et singe Vol.2Manga - Manhwa - Ken'en - Comme chien et singe Vol.3

Kitaro le repoussant – Mizuki Shigeru – shonen – série terminé en 11 tomes – Cornelius

Manga - Kitaro le repoussantManga - Manhwa - Kitaro le repoussant Vol.2Manga - Manhwa - Kitaro le repoussant Vol.3

Inuyasha – Takahashi Rumiko – shonen – série en 56 tomes – Kana

Manga - Inu YashaManga - Manhwa - Inu Yasha Vol.2Manga - Manhwa - Inu Yasha Vol.3

La fille des enfers – Miyuki Eto – série en 9 tomes – Pika

Manga - Fille Des Enfers (la)Manga - Manhwa - Fille Des Enfers (la) Vol.2Manga - Manhwa - Fille Des Enfers (la) Vol.3

Le clan des Tengu – Kuroda Io – seinen -série en 4 tomes – Casterman (commercialisation stopée)

Manga - Clan des tengu (le)Manga - Manhwa - Clan des tengu (le) Vol.2Manga - Manhwa - Clan des tengu (le) Vol.3

Le coffre aux esprits – Shimizu Aki – seinen – série en 5 tomes – Soleil

Manga - Coffre aux esprits (le)Manga - Manhwa - Coffre aux esprits (le) Vol.2Manga - Manhwa - Coffre aux esprits (le) Vol.3

Le cortège des cent démons – Ima Ichiko – 6/23 (en cours au Japon, stoppé en France) – Doki Doki

Manga - Cortège des cent démons (le)

Le pacte des Yokaï – Midorikawa Yuki – 19/23 (série en cours) – Delcourt

Le voleur d’estampes – Camille Moulin-Duprès – série en 2 tomes – Glénat

Manga - Voleur d'estampes (le)

Micmac aux enfers – Mizuki Shigeru – seinen – one-shot – Cornelius

Manga - Micmac aux enfers

Mokke – Kumakura Takatoshi – seinen – série terminé en 9 tomes (commercialisation stoppée)- Pika

Manga - MokkeManga - Manhwa - Mokke Vol.2Manga - Manhwa - Mokke Vol.3

Mon copain le Kappa – Mizuki Shigeru – seinen – série en 3 tomes – Cornelius

Manga - Mon copain le Kappa

Mushishi – Urushibara Yuki – seinen – série en 10 tomes – Kana

Manga - Manhwa - Mushishi Vol.2Manga - Manhwa - Mushishi Vol.3

Naruto – Kishimoto Masashi – shonen – série en 72 tomes

Manga - NarutoManga - Manhwa - Naruto Vol.2Manga - Manhwa - Naruto Vol.3

Neige d’amour, la légende de Yuki onna– Aizawa Makoto – seinen – one shot – Asiatika

Neige Rouge – Katsumata Susumu – seinen – one shot – Cornelius

Manga - Neige rouge

Noragami – Adachi Toka – shonen – 18/19 (toujours en cours au Japon) – Pika

Manga - Manhwa - Noragami Vol.2Manga - Manhwa - Noragami Vol.3

Nura le seigneur des yokai – Shiibshi Hiroshi – shonen – série en 25 tomes – Kana

Manga - Nura - Le seigneur des yokaiManga - Manhwa - Nura - Le seigneur des yokai Vol.2Manga - Manhwa - Nura - Le seigneur des yokai Vol.3

Onmyôji, celui qui parle au démons – Okano Reiko et Yumemakura Baku – 7/13 – Delcourt

Manga - Onmyoji - Celui qui parle aux demonsManga - Manhwa - Onmyoji - Celui qui parle aux demons Vol.2Manga - Manhwa - Onmyoji - Celui qui parle aux demons Vol.3

Romance d’outre-tombe – Sumeragi Natsuki – josei – one-shot (commercialisation stoppée) – Delcourt

Manga - Romance d'outre-tombe

Secret Service – Maison Aykashi – Cocoa Fujiwara – shonene – série  en 11 tomes – Kurokawa

Manga - Secret Service - Maison de AyakashiManga - Manhwa - Secret Service - Maison de Ayakashi Vol.2Manga - Manhwa - Secret Service - Maison de Ayakashi Vol.3

Yokai – Mizuki Shigeru – artbook – oneshot – Cornelius

Manga - Yokai

Yo-kai watch – Konishi Noriyuki – kodomo – 10/15 (toujours en cours au Japon) – Kaze Manga

Manga - Yô-kai WatchManga - Manhwa - Yô-kai Watch Vol.2Manga - Manhwa - Yô-kai Watch Vol.3


Avez-vous lu certains de ces manga ? Laissez nous vos impression en commentaire.

Et, comme d’habitude, n’hésitez pas à me laisser les titres que j’aurais oublié pour compléter cette liste 😉

D’autres listes de manga thématiques :
Toujours plus de folklore et de manga

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Le secret de la fée

C’est à la bibliothèque que Mimiko et moi-même sommes tombées sur ce tout petit album au rayon contes du Japon : Le secret de la fée de Claude Helft (texte) et Elisem (illustrations) aux éditions  Desclée de Brouwer.

Très vite j’ai compris qu’il s’agissait d’une version du conte de la princesse Kaguya et j’ai eu envie de le lire.

Nous avons toutes les deux beaucoup aimé les illustrations qui dégagent beaucoup de tendresse et de poésie.

Un très joli album pour tous les amateurs de contes et du Japon.

♥♥♥

Cet album s’inspire d’un conte japonais qui date du X siècle connu sous le nom Taketori monogatari (竹取物語 « le conte du coupeur des bambous ») ou Kaguya-hime no monogatari (かぐや姫の物語, « Le conte de la princesse Kaguya »). Un vieux coupeur de bambou découvre un jour une pousse de bambou brillante avec à l’intérieur un bébé tout petit. Il apporte la petite fille à sa vieille femme. L’enfant grandit étonnamment vite et devient une très belle jeune femme. Si belle que l’empereur veut l’épouser. Mais elle doit retourner sur la lune. L’empereur veut l’empêcher de repartir, mais il ne peut rien y faire et elle retourne auprès des siens. Y est telle retournée contre son gré ou parce que la lune lui manquait ? Cela dépend de la version, j’ai lu les deux. Mais, quel que soit la version cette séparation est toujours d’un grande tristesse parce que la princesse aime se parents et l’empereur.

Un très beau long métrage de Isao Takahata adapte ce conte. J’en reparlerais sans doute un de ces quatre.

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  chut les enfants lisent

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Le pacte des yôkai

Alors que je connaissez bien la série animée Natsume yuujinchou, j’hésitais à me lancer dans la lecture du manga à l’origine de l’anime et disponible en français sous le titre Le pacte des yôkai.

J’hésitais surtout parce que j’avais envie de me la procurer mais je ne voulais pas commencer une série si longue alors que j’en ai plein en cours. Finalement j’ai craqué en profitant de la bibliothèque (ce qui met fin à mon dilemme matérialiste !).

Je connaissais déjà l’histoire donc pas d’effet surprise mais j’ai vu l’anime il y a bien longtemps, ce qui me laisser tout le plaisir de la lecture et de la redécouverte de cet univers.

Commençons par le commencement ! Parmi vous il y en a surement qui n’ont pas encore entendu parler de ce manga, je vais donc en faire une brève présentation :

Natsume est un jeune orphelin introverti qui, toute son enfance, a été trimbalé d’une famille à une autre sans jamais trouver un foyer qui veuille de lui. S’il n’a jamais réussi à s’intégrer dans une famille ou une école c’est que Natsume a un drôle de don qui lui permet de voir les yôkai, créatures étranges parfois dangereuses et effrayantes. Ces visions font qu’il a un comportement étrange pour ceux qui l’entourent et ne voient rien. A force d’être traité de menteur, Natsume s’est de plus en plus refermé sur lui-même. Solitaire et taciturne, il ne facilite pas la tâche de ses nouveaux camarades de classe qui cherchent à sympathiser avec lui. Natsume vient d’être pris en charge par des parents éloignés particulièrement attentionnés. Il est bien déterminé à garder secret son don pour ne pas indisposer sa nouvelle famille et pouvoir ainsi rester auprès d’eux jusqu’à ce qu’il puisse prendre son indépendance.

Mais alors qu’il fait tout son possible pour rester loin des yôkai, il hérite du « carnet des amis », un carnet dans lequel sa grand-mère, qui partageait son don, a jadis noté les noms des yôkai qu’elle a soumis. Il se fait dès lors harceler par des yôkai de tout genre. Il y a ceux qui veulent le carnet pour le pouvoir qu’il renferme et ceux qui veulent récupérer leur noms et ainsi rompre le pacte qui les lie au détenteur du carnet. Parmi les yôkai qui l’abordent pour lui dérober son carnet d’ami, il fait la rencontre d’un puissant yôkai scellé dans une statuette de manekineko qui le rend visible pour tous les humains et lui donne l’air d’un drôle de gros chat. Natsume passe un pacte avec lui : il lui cédera le carnet à sa mort, d’ici là le yôkai, qu’il surnomme maître Griffou, devra le protéger. Contrairement à toutes attente une relation amicale s’installe entre le gros chat et le jeune homme qui, peu à peu, ouvre son cœur aussi bien aux humains qu’au yôkai.

Au fur et à mesure de l’intrigue, de nouveaux personnage apparaissent. Cependant l’histoire est construite de façon à ce qu’on puisse lire tous les chapitre indépendamment, chacun d’entre eux racontant une rencontre entre Natsume et un yôkai. Cette structure crée une certaine redondance entre les débuts de chaque chapitre puisque à chaque fois l’auteur prends quelques pages pour resituer le contexte, présenter Natsume, sa grand-mère et maître Griffou. A début j’ai trouvé cela agaçant, ça me coupait dans mon élan. Finalement j’ai compris que je ne suis pas obligée de lire toutes les bulles et que je peux très bien survoler ces introductions pour entrer dans le vif du sujet. Ma lecture en est devenue tout de suite plus fluide et plaisante.

Outre le fait que l’histoire nous plonge dans le folklore japonais en nous faisant voir des yôkai de toute sorte, j’aime beaucoup l’ambiance qui se dégage de ce manga où le focus est mis sur les relations qu’entretiens Natsume avec les autres plus que sur l’action. Il n’y a d’ailleurs pas beaucoup d’action. Il y a des échanges, des émotions, une perpétuelle remise en question de lui-même et de son rapport aux autres. Son passé lui pèse, mais il a acquis la maturité nécessaire pour comprendre qu’il doit maintenant laisser le passé derrière lui et s’ouvrir à un monde plein de possibilités et de belles rencontres.

Il y a énormément de nostalgie qui se dégage de ce manga. Chaque rencontre est aussi une nouvelle séparation et on se rends compte que la beauté d’une rencontre ne réside pas que dans l’échange mais aussi dans le souvenir qu’elle laisse.

C’est un très beau manga qui nous fait ressentir beaucoup d’émotion, tout en retenue, tel que son personnage principal, d’un charme discret.

Pour contrebalancer le caractère effacé de Natsume, le personnage de maître Griffou apporte un brin d’humour et de folie. Le gros chat ne pense qu’à boire et manger, envoie des piques dès que l’occasion se présente, il semble bien peu fiable et pourtant il sait protéger son ami (tout en niant tout lien affectif, comment un yôkai aussi puissant que lui pourrait éprouver de l’affection pour un insignifiant humain, voyons !).

⇒ lire un  extrait

série toujours en cours au Japon, 18/22 sortis en France chez Delcourt

à lire aussi : 

Le pacte des yokai : une quête initiatique dans un monde peuplé de yokai sur le Club Shôjo

le dossier de Manga News 


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Lettre à Momo

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Des yôkai, une île perdue du Japon, une mère et une jeune fille qui doivent apprendre à reconstruire leur vie après la disparition du père dans une accident, voile ce qui fait le charme du film dont j’ai envie de vous parler ce soir. Halloween donc, avec des créatures fantastiques, mais pas vraiment un film pour ce faire peur 😉

Tout commence avec l’arrivée dans l’île, où les deux femmes viennent s’installer à côté de leur oncle et tante. La mère veut être forte, cache son chagrin et se jette à corps perdu dans le travail. La fille, délaissée, se ronge de chagrin. Cela aurait pu durer et se cristalliser, mais c’était sans compter sur l’intervention de trois yôkai maladroits qui viennent veiller sur elles. Par un étrange concours de circonstance, Momo, la jeune fille, peut les voir et ça ne va pas être facile à gérer. Passée la peur des premières rencontres, une relation d’amitié s’installe entre le jeune fille et ces drôles de créatures.

J’aime beaucoup ce film. Si les yôkai sont drôles et attendrissants, c’est surtout l’évolution de la jeune fille qui, grâce à leur présence, va petit à petit s’ouvrir et faire son deuil, qui me touche le plus. Le film est long, mais je trouve qu’il est bien équilibré. On ne s’ennuie pas malgré ses deux heures. Il y a de l’humour, du drame. On rie, on pleure et on grandi un peu avec Momo.

Graphiquement il n’a rien de remarquable, mais c’est très agréable à regarder. Mon personnage préféré c’est Mame, l’un des trois yôkai, il est complètement à l’ouest. Je le trouve tellement drôle, toujours décalé.

Image associée

Lettre à Momo (ももへの手紙) a été réalisé par Hiroyuki Okiura en 2012. Il est disponible en dvd et en VOD chez Arte édition.

Je vous recommande vivement ce film qui aborde avec tendresse un sujet pas si facile.

L’avez-vous vu ? Qu’en pensez-vous ? Laissez nous vos impressions 😉

⇒à lire aussi l’avis de Lili 

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Manga, yôkai et douceur

Manga de démons, fantômes et yôkai… à cette annonce on ne pense pas vraiment à la douceur, à la poésie, à la contemplation… et pourtant !

Démons, fantômes et yôkai ne riment pas toujours avec horreur. Dans les manga que je vais vous présenter on rencontre toutes sorte de démons mais il y ai aussi question d’amitié, poésie, et douceur de vivre.

Commençons par un titre dont j’ai parlé déjà plusieurs fois : Le pacte des Yôkai de Midorikawa Yuki (Delcourt). Dans ce manga (aussi adapté en anime) on suit le quotidien de Natsume, un lycéen solitaire et orphelin qui a le pouvoir de voir les yôkai. En liant un pacte avec un drôle de chat, Natsume s’ouvre non seulement au monde des yôkai, qu’il apprend à connaître, mais aussi à la vie. Il sort petit à petit de sa coquille, apprends à prendre du recul vis à vis des blessures de l’enfance, se fait des amis… Il apprends à aimer la vie et à comprendre ce qu’elle a de beau. Au rythme plutôt lent, Le pacte de yôkai est une véritable tranche de vie, mettant en scène un jeune homme qui se cherche… au milieu des créatures folkloriques. Il y a dans le manga, comme dans l’anime, beaucoup de douceur, et un ton très mélancolique. Une sorte de nostalgie d’une harmonie perdue, surtout chez les yôkai qui peuvent être ici comme des représentations d’un autre temps, un temps où la spiritualité occupait une place plus importante, une époque qui peu à peu s’efface. Les yôkai perdent de leur magnificence, leur consistance, mais quand il faut partir ils n’ont plus de regrets. Lire le pacte des yôkai c’est comme faire un deuil. Est-ce le deuil de l’enfance, ce monde où tout est possible, même voir de drôles de créatures invisibles à tous ? Est-ce le deuil d’une époque où l’homme était plus proche de la nature et des ses esprits ? Je ne serais analyser ce manga, mais l’animé, comme les quelques tomes de cette longue série que j’ai lu m’ont fait éprouver une douce mélancolie qui rend à la fois triste et heureux.

à lire aussi l’avis de Carolus

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Je poursuit ce voyage avec un autre manga au rythme plutôt lent : Le cortèges des cent démons de Ichiko Ima. Cependant ici les yôkai sont peut-être plus effrayant et moins touchant que ceux de Natsume. Il y est encore question d’un jeune homme capable de les voir et de les maîtriser. Un don qu’y a rendu le jeune homme solitaire et distant. Il est touchant dans sa solitude. Ici aussi il y a une certaine tristesse, et peut-être aussi de la mélancolie. Il y a quelques drames qui ponctuent l’histoire mais on ne s’y attarde pas vraiment. Encore une fois le quotidien est mis en avant. On voit le jeune exorciste exécuter ses missions, vivre en famille et… les choses semblent se compliquer mais… je ne serais jamais la fin ! La série a été malheureusement interrompue en France T_T C’est un très joli manga, au trait fin. Il se dégage beaucoup de douceur du dessin alors même que ce qui est raconté est bien moins doux. Un titre intéressant que j’aurais eu plaisir à poursuivre.

à lire aussi l’avis de Bobo et Plumy

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Toujours dans un esprit jeunes gens sensibles, yôkai et tranche de vie, je vous conseille également Mokke de Kumakura Takatoshi (Pika éditions). Ici ce ne sont pas des garçons qui tiennent l’affiche, mais deux sœurs ayant elle aussi la capacité de voir ou attirer les yôkai. L’aînée peut les voir tandis que la cadette se fait posséder à chaque mauvaise rencontre. Pour faire face à ces dons particuliers, à cette grande sensibilité, elles sont envoyée vivre chez leur grand-père à la campagne. Le vieil homme est un exorciste un peu bourru mais plein d’affection pour ses petites filles. Outre l’aspect tranche de vie, le manga a un côté très pédagogique. Le grand-père prends toujours le temps de donner de nombreuses explications sur les créatures que les jeunes filles rencontrent, issues du véritable folklore japonais.

à lire aussi l’avis de Choco

Image associée

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On remonte dans le temps et on part à l’époque Heian, pour des histoires de yôkai pleines de poésie et d’humour. Le manga Onmyôji-celui qui parle aux démons de Yumemakura Baku (scénario) et Okano Reiko (dessin) s’inspire de contes et légendes traditionnels pour nous présenter une jolie fresque de l’époque Heian et des coutumes de la haute société. Le personnage principal est d’ailleurs autant un personnage historique qu’une légende : Abe-no-Seimei est un des onmyôji (qui pratique la voie du yin et du yang, cosmologie ésotérique traditionnelle japonaise)  le plus connus de l’histoire nippone. On a encore ici beaucoup de lenteur, de la contemplation, un sens de l’humour très particulier et un récit plus centré sur les jutes verbales de deux amis que sur les monstres inquiétants. Un beau manga, autant pour son dessin, que pour son ambiance très particulière, légèrement soporifique.

à lire aussi les avis croisé d’OliV, Lunch et Badelel sur K.BD (liens vers leur chroniques respectives dans l’article)

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Enfin je vous amène ailleurs, dans un ailleurs incertain où il n’est pas vraiment question de yôkai mais d’autres créature qui pourrait s’y apparenter. Mushishi de Urushibara Yuki (éditions Kana) est un manga contemplatif, offrant de magnifiques paysage, un herboriste nonchalant irrésistible, et des créatures fantastiques prenant vie de façon inopportune. J’aime ce titre pour son ambiance particulière et son dessin original. Le rythme est aussi très lent. Si les étranges créatures sont au centre de l’intrigue, c’est encore une fois la tranche de vie qui prévaut sur le fantastique. A la recherche de ces étranges apparition qu’il veut étudier, l’herboriste fait surtout de belles rencontres humaines. Ici encore on retrouve un ton nostalgique.


Les couvertures des premiers tomes

 Manga - Cortège des cent démons (le)  Manga - Mokke Manga - Onmyoji - Celui qui parle aux demons


Voilà pour ne partager que quelques titres mêlant yôkai et douceur. N’hésitez pas à laisser vos suggestions lectures

⇒ à lire aussi mes articles 


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Les yôkai de maître Hokusai

Pour bien débuter le mois o-bon, faisons un tour du côté des yôkai et esprits croqué par Hokusai.

⇒ pour savoir ce que sont les yôkai, je vous invite à lire cet article

On trouve de nombreuses créatures fantastiques dans les carnets de croquis d’Hokusai (les fameuses manga dont je parlerais bientôt).

J’aime beaucoup ces rokurokubi, yôkai au long cou.

Le douzième volume de la manga de Hokusai, qui fut le plus apprécié en occident, regorge d’illustrations fantastiques, on y trouve des yôkai, mais aussi des fantômes. La littérature fantastique illustrée était fort apprécié dans le Edo du XVIII – XIX siècle.

Mais dans le domaine des yôkai, se sont peut-être ses estampes tirée de la série Cent Histoire de fantômes (Hayaku monogatari – 1831/32) qui sont les plus célèbres.

Kohada Koheiji
O-Iwa-san
Warai-Hannya
Sara-yashiki
Shunen

En faisant quelques recherches, je suis tombée sur ce bouquin :

Le livre regroupes toutes (ou du moins une bonne partie) les illustrations de Hokusai mettant en scène yôkai et fantômes. Le livre à l’air superbe. Ile me fait très envie. Demage que je ne lise pas le japonais

sur le site de book wasabi vous pourrais découvrir diverses photo du livre. ça fait vraiment envie !!

Un autre livre me fait aussi envie :

Dans cet ouvrage japonais bilingue anglais sont regroupées des estampes de divers artistes parmi lesquels on retrouve Hokusai

Maintenant que j’ai bien bavé sur ces bouquin, je vous laisse. J’espère que cette première modeste immersion dans l’univers fantastique japonais vous a plu.

Sore jaa, mata 🙂

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Le mois o-bon

Tremblez ! Le mois O-bon est là !!

Cette année, je m’associe à Purple Velvet du blog Murasaki no sekai pour sa troisième édition du mois o-bon, le thème sera donc le fantastique japonais. Bon,  je viens tout juste de découvrir cet événement, et je n’ai absolument rien préparé. Je n’ai aucune idée de quoi je vais bien pouvoir parler, mais, si vous suivez ce blog vous aurez remarqué que j’aime bien les histoires de folklore japonaises. Je ne pouvez pas manquer une telle occasion 🙂

le o-bon, c’est quoi ?

Je vais commencer cette thématique par une présentation et due et bonne forme parce que, bon, le terme o-bon ne parle pas à tout le monde.

O-bon (お盆), ou tout simplement bon, o étant une particule honorifique comme dans o-hanami, est la fête des morts japonaise. Cette fête dure 3 jours et on y honore les morts et les esprits. Les dates varient selon la région. Dans le Kanto et le Tohôko c’est du 13 au 15 juillet, dans le Kansai du 13 au 15 août. Le Kyo-bon est, quant à lui, célébré selon le calendrier lunaire, sa date change donc tous les ans.

Sur Ma petite Médiathèque les festivité d’étirerons de mi-juillet à mi-août 🙂

L’un des rituel les plus connu du o-bon ce sont sans doutes les lanternes que l’on allume à cette occasion pour guider l’âme des morts.

fanart de FanasY

Le Fantastique japonais sur Ma petite Médiathèque

Maintenant que les présentations sont faites, qu’on a nos petites lanternes pour attirer les esprits, il est temps de faire un petit récap du fantastique japonais déjà présent sur le blog

yôkai, ces créatures sorties du folklore japonais qui peuplent nos manga
The Heavy Baske (1892) de Tsukioka Yoshitoshi

Dans cet article écrit l’années dernière, j’avais fait le tour des yôkai les plus populaires à travers le prisme des manga. J’y confrontais la vision traditionnel, illustré par de nombreuses estampes, et la vision revisité des manga et des animes. L’article était complété par 2 annexes :

Dans ces deux annexes je présentais plus en détails les séries manga et animes ayant servi à illustrer l’article précédent.

Des manga fantastiques

Certains des manga cité dans ces annexes avaient déjà fait l’objet d’une chroniques, autres ont été découvert plus tard. Voici les titres qui s’inspirent du folklore japonais chroniqué sur Ma petite Médiathèque :

tempo-ibun-ayakashi-ayashi.jpg  

 romance-d-outre-tombe.jpg Mouryou-no-hako.jpg

natsume-yuujinchou-2.jpg mononoke logo

cinéma

Je n’y connais pas grand chose en cinéma japonais, et encore moins en cinéma de fantômes et autres créatures horrifiques. J’avais néanmoins été très frappé par Kwaïdan, que j’ai regardé non sans douleur.

KWAIDAN-dvd.jpg

contes et légendes pour enfants

Je fini ce tour d’horizon par la littérature jeunesse. voici quelques contes japonais :

Contes du Japon

  

à très bientôt pour de nouvelles aventures fantastiques

sore jaa, mata

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Neige d’amour La légende de Yuki Onna

Ah ! La voici enfin ma chronique sur Neige d’amour ! Enfin ?! Ben oui, un moment que j’y pense et puis… de fil en aiguille… j’ai déjà 2 mois de retard sur mon programme ! Je voulais à l’origine présenter ce manga pour le mois du Japon mais … comme dit l’adage « mieux vaut tard que jamais » 😉 Et puis, sur Ma petite Médiathèque, c’est un peu le mois du Japon toute l’année 😀 un peu de neige pour nous rafraîchir en ce début d’été ne fera pas de mal.

Neige d’amour est un manga de Makoto Aizawa, qui nous offre ici son premier titre, publié aux éditions Asiatika.

Connaissez-vous la légende de Yuki Onna (femme des neiges) ? J’avais déjà évoqué ce mythe, très connu au Japon, à travers l’interprétation que nous propose Masaki Kobayashi dans Kwaïdan. Makoto Aizawa nous en livre une version plus moderne et peut-être moins inquiétante.

Dans un pays indéterminé, en proie à la guerre, un jeune soldat voit mourir de froid son camarade plus ancien dans un accident durant l’entrainement. Dans son délire, à l’orée de la mort, il croit voir une femme qui aspire la vie de son ami. Le jeune homme ne doit sa propre survie qu’à son joli visage, que l’inquiétante apparition ne veux pas faner.

Perturbé par cette expérience, le jeune Sakai se renferme sur lui-même. Un jour il rencontre une jolie fille, blessée comme lui par la vie. Il se reconnaissent l’un dans la faille de l’autre et se lient d’amour, fondent une famille mais un  jour Sakai oublie la promesse et raconte sa rencontre avec Yuki Onna. En brisant sa promesse, Sakai brise le bonheur fragile de sa famille, sa femme disparaît.

Le conte s’arrêt là, mais Makoto Aizawa nous propose une suite dont je ne dévoilerais pas ici les détails pour vous laisser le plaisir de la découverte.

Tout en reprenant fidèlement la trame du conte traditionnel, l’auteur réussi à la faire revivre dans un contexte plausible et qui fonctionne bien. Il donne à Yuki une fragilité qui la rend très humaine, très attachante. Le récit, par sa fidélité au conte est classique mais efficace et plaisant. J’ai aimé le dessin aux très rond et doux qui, pas ses lavis et ses nuances de gris accentue l’effet de nostalgie qui se dégage du récit. Le dessin me rappelle l’ambiance des vieux albums photos.

Avec Neige d’amour, on a une jolie façon de découvrir ou redécouvrir ce conte traditionnel incontournable du folklore japonais. Je le conseille à tous les amateurs de contes et légendes.

en savoir plus sur le site de l’éditeur


Petit Bac 2017

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Urashima

Alors que le mois au Japon était déjà commencé je suis tombée par hasard sur ce petit album pour trois fois rien, j’ai pas réfléchi longtemps avant de l’embarquer. Justement je manquais de titre jeunesse à présenter !

Avec Mimiko nous connaissions déjà l’histoire d’Urashima pour en avoir lu la version de Tomonori Taniguchi dans l’album bilingue 7 contes japonais (super album, je vous le conseille). La version que nous offrent Margaret Mayo et Jane Ray est un peu différente, mais c’était amusant de retrouver la même histoire et de voir Mimiko faire le lien entre les deux version.

Les illustration sont très jolie et le texte est agréable à lire. Nous avons partagé un beau moment de lecture partagé.

Urashima, un jeune pécheur, trouve un jour une tortue sur le dos abandonnée sur la place. Tout de suite il s’empresse de sauver l’animal et le remet à la mer. Le lendemain, alors qu’il part avec son bateau pécher, une voix l’appelle. C’est la tortue qui est venu le chercher. Pour le remercier elle veut l’amener dans le palais de son père, le dragon de sous la mer. Là la tortue se transforme en magnifique princesse et les deux jeunes gens se marient. Après 3 jours, Urashima a la nostalgie de chez lui, il veut revoir ses parents, les rassurer pour qu’il ne pense pas qu’il s’est noyé en mer. Mais voilà 3 jours au pays de l’éternelle jeunesse et déjà 300 ans ont filé au pays des hommes ! Le choc est trop grand pour Urashima qui, sous le coup de l’émotion, trahi la promesse faite à sa femme. Les amoureux seront séparé à jamais.

Un beau conte avec une fin triste.


 

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Des yôkai et des manga

Hier je vous proposais une « petite » présentation des yôkai, ces créatures étranges qui peuplent le folklore japonais. J’illustrais mon propos avec de nombreux exemples issus de manga et animes, je vais les reprendre ici les manga utilisés pour vous les présenter avec plus de détails.

Le pacte des yôkai

Yuki Midorikawa

2005

shôjo

éditions Delcourt

série toujours en cours au Japon – 16 tomes sur 20 paru en France

résumé :  Natsume, adolescent orphelin et solitaire, est traqué depuis son enfance par les yôkai, ces êtres surnaturels du folklore japonais qui ont pour passe-temps de taquiner ou d’effrayer les humains.Héritier d’un carnet qui lui donne droit de vie et de mort sur ces créatures étranges, Natsume est soumis aux persécutions de la communauté des yôkai, prête à tout pour récupérer l’objet ! Il décide alors de s’associer à un chat magique pour se défendre des ruses de ces derniers. Contre toute attente il va se lier d’amitié avec de drôles de créatures toutes aussi effrayantes qu’attendrissantes. (source : Manga Sactuary)

Pourquoi ? Le titre du manga fourni la réponse à lui tout seul. Dans ce manga on découvre de nombreux yôkai mais on ne nous donne aucune explication folklorique. On ne peut pas faire la distinction entre yôkai populaires et yôkai inventé de toute pièce, néanmoins on perçoit la nature du yôkai dans la tradition japonaise.


Onmiyôji – celui qui parlait au démons

Reiko Okano

1994

josei

éditions Delcourt

8 tomes sur 13 traduits en français (série terminée au Japon)

résumé : Faut-il croire aux anciennes légendes, aux récits mythiques, aux personnages fantastiques ? Encore enfant, Abe-no-Seimei fait ses premiers pas en compagnie de son maître Kamo Tadayuki sur les chemins fréquentés par les esprits malins et les âmes courroucées des ténèbres aux mille sortilèges. Seimei ayant senti approcher une entité maléfique avant tous, Tadayuki reconnaît en lui un don exceptionnel pour les pratiques du Yin et du Yang. De ce jour, il en fait son principal disciple et lui enseigne tous ses secrets. (source : Manga News)

Pourquoi ? Abe no Semei est un onmyôji, maître du yin et du yang, cosmologue ésotérique de l’époque Heian ayant réellement existé. Ce manga reprend ce personnage devenu légende et lui attribue des pouvoirs magiques lui permettant de battre les yôkai venu tourmenter la capitale. Grâce et ce très beau manga, on en apprends plus sur le folklore japonais mais aussi sur l’époque Heian (794 – 1185), la cour impériale et ses coutumes. Une période historique du Japon bien moins exploité par le manga que l’époque Edo, plus récente.

sur Ma Petite Médiathèque : mon avis sur les tome 1 à 3 dans le petite panier de manga – spécial shôjo


Mokke

Takatoshi Kumakura

2002

seinen

éditions Pika

terminé en 9 tomes

résumé : Mizuki et Shizuru sont deux sœurs qui possèdent respectivement le don d’attirer les yôkai et celui de les voir. Elles sont envoyées chez leur grand-père, expert en exorcisme, vivant à la campagne. Cependant, leurs talents particuliers n’ont pas que des avantages. Non seulement elles ont l’interdiction de parler à leurs camarades de leurs pouvoirs, mais elles sont aussi confrontées à de nombreux phénomènes surnaturels… (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi : Tout comme dans les deux précédents manga, les yôkai sont au centre de l’intrigue de Mokke. Contrairement au Pacte de Yokai, on trouve de nombreuses information folkloriques dans Mokke, rendant peut-être la lecture moins fluide mais très intéressante pour les amoureux de folklore.

sur Ma petite Médiathèque : mon avis sur le tome 1 dans le petit panier de manga # 11


Cortège des cent démons

Ichiko Ima

1995

shôjo

éditions Doki Doki

malheureusement stoppée après 6 tomes, toujours en cours au Japon

résumé : Élevé par son grand-père écrivain fasciné par l’occulte et le fantastique, Ritsu a la faculté de percevoir les êtres surnaturels qui peuplent notre quotidien sans que le commun des mortels n’en soupçonne l’existence. (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? les yôkai de toute sorte sont au centre de l’intrigue de se très bon manga qui ne méritait surement pas d’être interrompu après 6 tomes seulement . Le titre du manga n’est pas sans rappeler celui d’un recueil d’estampes de Toriyama Sekien : Cortège nocturne des cents démons


Mon copain le kappa

Shigeru Mizuki

1980

shonen

éditions Cornelius

terminé en 3 tomes

résumé : Le kappa est un yôkai japonais assez dangereux et qui vit dans l’eau. Il a un crâne creux rempli d’eau, ce qui lui confère des pouvoirs magiques. Dans la légende, les kappas attiraient les jeunes filles et les enfants dans les rivières pour les violer et les tuer au fond de l’eau…
Un monstre pas très sympathique donc…
Sanpeï est un petit garçon qui vit à la campagne et qui ressemble étrangement à un jeune kappa. Un jour, ces derniers le prennent pour un des leurs et l’entraînent dans leur monde…
Mais, soucieux de revenir dans le monde des humains et aidé de jeunes camarades kappas, Sanpeï parvient à s’échapper.
Secondé de ses nouveaux amis, le jeune garçon qui est un piètre nageur parvient à gagner moultes compétitions ! Jusqu’au championnat national de Tokyo où le garçon bat tous les records devant les yeux de l’empereur du Japon, rien que ça ! Bien sûr, une telle réussite n’est pas sans embûches et les kappas, peu habitués à un tel choc culturel, ne cessent de faire des bêtises… (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? Tout d’abord parce qu’il a un kappa pour personnage principal et que le kappa et l’un des yôkai les plus connu, puis parce que c’est l’un des manga de Shigeru Mizuki, mangaka connu et reconnu pour son travail autour des yôkai. Il est entre autre l’auteur d’un encyclopédie des yôkai traduite en français


Le clan des Tengu

Iô Kuroda

1994

seinen

éditions Casterman

terminé en 4 tomes

résumé : Sous son apparence ordinaire, Shinobu n’en est pas moins un Tengu, une créature fabuleuse dotée de pouvoirs magiques. Évoluant dans le Japon contemporain, la jeune femme et son Maître côtoient d’autres Tengu, dont la collégienne Yukina, où tous vivent en marginaux… Une fable fantastique née de l’imaginaire fécond de Iô KURODA, le talentueux auteur d’un Eté andalou et autres aubergines, qui revisite la mythique figure japonaise du Tengu.

Pourquoi ? Parce que les personnages principaux sont des tengu, autre yôkai très connu.

sur Ma petite Médiathèque : Le clan des Tengu


Kabuto Le Dieu Corbeau

Buichi Terasawa

1986

shonen

éditions Taïfu Comics

terminé en 3 tomes

résumé : Il y a 500 ans au Japon, lors de l’ère Tensho, un homme est apparu, accompagné des dieux du Bien, pour déjouer les plans d’un démon, Kuroyasha Dôki. Le nom de cet homme était Kabuto. Malheureusement le terrible démon de la Nuit Noire s’est échappé de sa prison en enfer et est réapparu sur terre pour se venger de la lignée des Kabuto. Les dieux du Nord, de l’Est, de l’Ouest et du Sud décident alors de se regrouper afin d’aider Kabuto, 2ème du nom, ce dernier ayant désormais pour arme Hiryû, une épée
diabolique douée de parole, forgée par son père. (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? le personnage principal est un tengu

sur Ma petite Médiathèque : mon avis à lire dans petit panier de manga # 1


Black Bird

Kanoko Sakurakouji

2007

shôjo

éditions Pika

terminé en 18 tomes

résumé : Pas facile de vivre comme les autres quand on possède la capacité de voir les esprits et que ces derniers ont décidé de s’amuser à vos dépens. Misao Harada a appris à supporter cet étrange quotidien en se remémorant Kyô, un petit garçon qui voilà dix ans la protégeait de ces créatures. Un premier amour qui réapparaît dans sa vie sans crier gare le jour de ses 16 ans avec une révélation pour le moins surprenante : le sang de la jeune fille accroît la longévité des monstres tandis que sa chair leur octroie la jeunesse éternelle! Afin d’échapper aux créatures prêtes à tout pour la dévorer, une seule solution s’offre à Misao : épouser Kyô! Le jeune Tengu (démon corbeau), quelque peu possessif, tentera par tous les moyens de convaincre la jeune fille, allant même jusqu’à devenir le nouveau professeur de mathématiques de sa classe… (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? pour donner une version shôjo du tengu et contrebalancer le trop plein de testostérone de Kabuto XD

sur Ma petite Médiathèque : mon avis sur le tome 1 dans le petit panier de manga #8


Le voleur d’estampes

Camille Moulin-Duprès

2016

global manga

éditions Glénat

série en cours, prévue en 2 tomes

résumé : Japon, fin du XIXe siècle. Dans une société en crise, le Voleur mène une double vie. Le jour, il œuvre dans le restaurant portuaire de son père. La nuit, il dévalise la colline aux palais. Ce qui le guide : le frisson de l’aventure, la sensation de liberté, le sentiment que le monde lui appartient. Jusqu’au jour où il cambriole le gouverneur. Jusqu’au jour où sa fille découvre son visage. Entre l’héritière, promise à un destin qu’elle refuse, et le Voleur, piqué dans son orgueil, se noue alors un étrange chassé-croisé…
Inclassable, poétique et artistique, Le Voleur d’estampes saura vous inviter au voyage dans une histoire dessinée et racontée comme un recueil d’estampes japonaises… (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? toujours le tengu

sur Ma petite Médiathèque : Le voleur d’estampes


Naturo

Masashi Kishimoto

1999

shonen

éditions Kana

70 tomes sur 72 (terminé au Japon)

résumé : Naruto est un garçon un peu spécial. Solitaire au caractère fougueux, il n’est pas des plus appréciés dans son village. Malgré cela, il garde au fond de lui une ambition: celle de devenir un « maître Hokage », la plus haute distinction dans l’ordre des ninjas, et ainsi obtenir la reconnaissance de ses pairs mais cela ne sera pas de tout repos… Suivez l’éternel farceur dans sa quête du secret de sa naissance et de la conquête des fruits de son ambition! (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? A cause du kyûbi, le renard à 9 queues et aussi parce que c’est un manga très populaire qui touche un très large lectorat, pas seulement les adeptes du folklore et de l’occulte.


La fille des enfers

Miyuki Eto

2008

shojo

éditions Pika

terminé en 9 tomes

résumé : Le  » Courrier des Enfers « . un site Internet accessible quand sonnent les douze coups de minuit. Si on y entre le nom d’une personne que l’on déteste, la Fille des Enfers vient la punir… C’est la dernière légende urbaine à s’être répandue dans les collèges et lycées. Mais la rumeur disait vrai. (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? j’y ai puisé un exemple de wanyûdô. La série mélange occulte à l’occidentale et à la japonaise avec légendes urbaines moderne.


Secret Service Maison de Ayakashi

Cocoa Fujiwara

2009

shonen

éditions Kurokawa

série terminé en 11 tomes

résumé : Ririchiyo Shirakiin a un gros défaut : elle ne peut pas ouvrir la bouche sans dire des choses désagréables aux gens. Sous ses airs revêches, la jeune lycéenne a pourtant un cœur en or, mais après des années passées à n’exister qu’à travers son statut d’héritière d’une riche famille, elle s’est construit une carapace qui l’étouffe. Bien décidée à changer de vie, Ririchiyo vient d’emménager dans la « Maison de Ayakashi », une résidence réservée aux descendants de créatures surnaturelles et d’humains. Avec ses étranges voisins, la jeune fille n’est pas au bout de ses surprises… surtout lorsqu’elle découvre que son mystérieux garde du corps a le pouvoir de se transformer en renard démoniaque ! (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? Pour le titre où l’on retrouve le terme ayakashi, synonyme de yôkai ainsi que pour son renard à 9 queues assurément plus charmant que le kyûbi de Naruto.


Furari 

Jiro Taniguchi

2010

seinen

éditions Casterman

résumé : Dans un esprit très proche de L’Homme qui marche, Furari retrace les déambulations d’un cartographe humaniste dans le Japon de l’époque d’Edo. Son personnage, Tadataka Inô, célèbre géomètre, établit au début du XIXe siècle la première carte du Japon en utilisant des techniques et instruments de mesure modernes. On le suit ici au hasard de ses intuitions et de sa curiosité lorsqu’il arpente les différents quartiers d’Edo, l’ancien Tôkyô, mesure, prend des notes, dessine, tout en laissant libre cours à son goût pour la poésie et à son inépuisable capacité d’émerveillement. (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? Pour la référence à l’estampe d’Hiroshige représentant le feu du renard, une de mes estampes préférées. Et aussi parce que c’est un très beau manga où le réel et l’immatériel se trouvent parfois mêlé comme souvent dans la culture japonaise

sur Ma petite Médiathèque : Furari, le cartographe qui marche


Kanojo wa rokurokubi

Nieki Zei

2015

shonen

pas disponible sur le marché français

résumé : histoire d’amour d’une rokurokubi au lycée

pourquoi ? j’ai trouvé l’idée assez amusant pour être citée même s’il n’est pas disponible en français, les hors-la-lois pourront le trouver en scan 😉


J’aurais aussi pu citer Nura Le Seigneur des Yokai, Blue Exorcist, Docteur Yôkai, Kitaro le repoussant, le dictionaire des yôkai de Mizuki et bien d’autres manga. N’hésitez pas à citer d’autres titres, je les regrouperais tous dans une future petite liste 😉


Rendez-vous demain pour retrouver les anime cités dans Yôkai, ces créatures sorties du folklore japonais qui peuplent les manga

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