Archives par mot-clé : l’école des loisirs

Sauveur & fils – saison 1 – Marie-Aude Murail

J’avais beaucoup entendu parler de ce roman à sa sortie. Tout le monde semblait enthousiaste et les nombreuses critiques élogieuses m’avaient donné envie de le lire. Mais, comme à chaque fois que je lis trop de bonnes critiques, j’ai peur. Peur d’être déçue, de m’être fait une mauvaise idée du roman ou d’attendre autre chose. Bref, j’avais gardé le titre dans un coin de ma tête, mais je n’avais pas donné suite. Quand l’école des loisirs m’a proposé de découvrir le roman, qui venait de sortir en format poche, je me suis dit que c’était l’occasion d’enfin me faire mon propre avis. Et les critiques que j’avais lues étaient loin derrière moi, je ne me souvenais que d’une chose, ce livre avait remporté un franc succès. Je me suis donc élancé dans cette lecture juste après La Combe aux loups (qui m’avait un peu déçu) sans trop d’à priori, sans rien attendre de particulier. ET surprise : J’ai A-DO-RE !! Bon ok, ça ne sera pas une surprise pour tous ceux qui connaissent le roman, comment ne pas l’aimer ? Il est excellent. Mais moi j’ai été vraiment surprise, parce que même si le livre me faisait envie, je ne m’attendais vraiment pas à le lire si vite et l’aimer autant.

Couverture Sauveur et fils, tome 1

Sauveur est psy. Il travaille dans un cabinet installé au rez-de-chaussée de sa jolie maison à Orléans, où il reçoit beaucoup d’enfants qui souffrent. Son fils, Lazarre, a pris l’habitude, en rentrant de l’école, de se glisser près de la porte qui donne sur le cabinet. Il écoute les histoires des patients et s’interroge sur leur malêtre, faisant à l’occasion d’étranges recherches sur internet pour un enfant de huit ans. Scarification, phobie scolaire… il vaut comprendre mais ne peux pas poser de question à son père. Après tout il n’a pas le droit de s’approcher du cabinet. Sauveur vit seul avec son fils, orphelin de mère. Bon psychologue et père affectueux, il n’en ai pas moins trop occupé pour voir ce qui se passe dans la petite tête de son fils si sage.

Sauveur et Lazarre sont tous deux très attachants. On les aime dès les premières pages. Et ils sont entouré de très nombreux personnages : les patients de Sauveur que l’on suit séance après séance, au fil des semaines, Paul le meilleur ami de Lazarre et sa famille, la maîtresse, la nounou, Gabin l’un des patients de sauveur qui s’installe chez lui le temps de l’hospitalisation de sa mère… Ce roman est vraiment très riche en personnages.

Des sujets très graves y sont abordés, après tout si on va voir un psy c’est qu’on a des problèmes, et parmi les patients de Sauveur il y a des gamins avec de gros problèmes. Mais tous ces sujets sont abordés avec finesse et humour.

J’ai adoré ce roman parce qu’il aborde avec intelligence de sujet grave et très divers tel que le racisme, l’homophobie, la pédophilie, la phobie scolaire tout en proposant des personnages drôles et attachants et offrant un récit très prenant. J’ai lu avec une étonnante rapidité ce roman (étonnante pour moi hein, parce qu’une personne normale mettra 3 fois moins de temps), mais à chaque fois j’étais étonnée de lire si vite. J’ai ri, j’ai eu les larmes aux yeux, le tout avec une facilité de lecture très agréable. Le style est fluide et l’histoire captivante. On a envie de savoir, savoir ce qui va arriver aux patients, savoir si Sauveur va enfin se rendre compte que Lazarre espionne les séances, savoir qui est ce mystérieux personnage qui semble menacer la famille Saint-Yves. Bref il y a plein de pistes, plein d’histoire dans l’histoire, plein de personnages et on ne s’ennuie jamais.

J’ai très envie de découvrir la suite !

pour aller plus loin :

premières lignes

sur le site de l’école des loisirs

⇒ à lire aussi les avis de Moka, Jérôme, Za, Mo

⇒ sur Amazon ou Decitre

Share

Minusculette en automne

Minusculette est une petite fée des jardins. En cette froide journée d’automne, elle rencontre une étrange souris. C’est Maurice le muscardin. Il s’est perdu et ne retrouve plus ses frères et sœurs. Minusculette décide de l’aider à retrouver sa famille avec l’aide de Gustave l’écureuil.

Couverture Minusculette en automne

Un petit album tout mignon, avec une histoire simple, écrit par Chhristine Davenier et illustré par Kimiko, sorti la semaine dernière aux éditions l’école des loisirs.

J’ai beaucoup aimé les illustrations tendres aux chaudes de l’automne. L’album, au format carré, a un autre avantage : la qualité du papier qui est très épais et résistera aux assauts répétés des petites mains.

À la maison il n’y a plus d’enfants en âge de lire et relire ce type d’album, mais ça ne nous a pas empêchés de profiter de ce joli livre. Les belles illustrations font toujours plaisir, même si on a passé l’âge. 🙂

Une lecture de saison qui fleure bon les feuilles mortes, les noisettes et les bons sentiments.

À la fin de cet album, l’auteur fait un petit clin d’œil à une autre aventure vécue par la petite fée en hiver. De quoi donner envie aux enfants de retrouver la petite fée et ses amis du jardin. Et ça tombe bien, trois autres albums sont disponibles dans la série :

Minusculette, la fée du jardinMinusculette en hiverMinusculette en été

sur le site de l’école des loisirs

⇒ sur Amazon ou Decitre 

Christine Davenier

Kimiko


 chut les enfants lisentchallenge petit BAC 2018 Challenge 1% Rentrée Littéraire 2018

Share

La Combe aux Loups – Lauren Wolk

Il m’aura fallu du temps pour venir à bout de ce roman jeunesse !

Couverture La combe aux loups

La Combe aux Loups de Lauren Wolk est sorti au printemps dernier aux éditions l’école des loisirs. C’est la couverture et le titre qui ont attiré mon attention. Le résumé me semblait prometteur et me voilà embarqué dans la lecture de ce roman jeunesse venu des USA.

La première page m’avait beaucoup plu et j’avais hâte de trouver le temps de m’y mettre cet été. Finalement, passé la première page mon enthousiasme est un peu retombé. Non pas que l’histoire soit inintéressante, ou que ce soit mal écrit. Loin de là. Mais, je ne sais pas, j’ai eu un peu de mal à m’attacher aux personnages. J’ai trouvé le récit un peu trop manichéen, ça sent un peu trop la bonne morale chrétienne à mon goût. J’ai toujours du mal avec ce genre de morales, quand elles sont trop ostentatoires. Encore une fois, ce n’est pas parce que je ne partage pas le message, au contraire, mais c’est la façon de le faire passer qui manque, à mon goût, de subtilité. Laissez-moi vous expliquer pourquoi j’ai eu ce ressenti, qui m’a beaucoup ralenti dans ma lecture.

L’histoire se déroule dans la campagne américaine en 1943. La Deuxième Guerre mondiale bat son plein, et si nous sommes loin des champs de bataille, la guerre est quand même très présente dans l’esprit des gens. Annabelle va sur ses douze ans. Elle est une gentille fille, obéissante, éduquée,bien sur tout rapport, elle n’a même jamais menti. Mais l’arrivée d’une méchante fille dans son école va changer la donne. La garce s’en prend à elle et en fait son souffre-douleur. Betty est aussi méchante qu’Annabelle est bonne, violente, égoïste, prête aux coups les plus bas. Face à Betty Annabelle ne sait pas comment elle doit agir, aller voir les parents et tout leur dire ou essayer de se débrouiller seule et garder pour elle ses tourments. Mais peut-elle se taire quand sa meilleure amie est gravement blessée et que Betty accuse le pauvre Toby, un soldat de la Grande Guerre devenu vagabond ?

L’opposition Annabelle-Betty m’a, dans un premier temps, beaucoup irrité, l’une est trop bonne, l’autre trop méchante. Cet antagonisme manque de subtilité. Annabelle a 12 ans et elle n’aurait jamais menti ? Tous les enfants mentent de temps à autre ! Son côté petit fille modèle m’a vraiment beaucoup agacé dans la première partie du roman. L’auteur en fait des tonnes sur son bon caractère et loin de me la rendre agréable cette insistance a fini par la rendre exaspérante. Je n’aime pas les petites filles modèles. Heureusement, cela ne dure pas, dans la seconde partie du roman, là où l’histoire démarre vraiment, Annabelle se relève plus intéressante que ce que nous font percevoir d’elle les premiers chapitres. Certes, elle est très (trop?) bonne, mais elle est aussi intelligente et réfléchie. L’ingéniosité et l’acharnement qu’elle met à vouloir disculper Toby la rendent attachante (enfin !).

Dans cette insistance à montrer les vertus de l’une et les vices de l’autre, j’y ai vu une moralisation digne d’un cours de religion et ça, ça me hérisse les poils. Peut-être que j’exagère, mais c’est vraiment le sentiment que j’ai eu en lisant ce livre, j’ai l’impression qu’on me fait la leçon et je n’aime pas ça. D’ailleurs j’en suis venue à me demander si ce n’était pas un livre d’une autre époque, mais non, la version originale date de 2016.

Mais il y a quand même des aspects que j’ai beaucoup aimés dans le roman. Le personnage de la mère m’a beaucoup plus, une femme de son époque, qui ne se pose pas vraiment de questions sur son rôle dans la famille, mais qui a une très forte personnalité et un très bon cœur. Elle fait preuve d’une grande charité et d’une grande modestie dans ses actes. Elle a toujours une part de tard pour le pauvre Toby, mais elle ne ressent jamais de fierté mal placée pour ses comportements altruistes. J’ai aimé ce personnage même si, à l’instar de sa fille Annabelle, elle est un peu trop vertueuse.

La morale en elle-même est très bonne aussi, Annabelle se bat contre les préjugés et son combat est louable.

Malgré tout il y a des longueurs et la première moitié du roman ne m’a vraiment pas convaincue, je l’aurais abandonné si je ne m’étais pas engagé à en faire une critique. Je ne regrette pas pour autant d’avoir persévéré parce que j’ai beaucoup aimé le dernier tiers du livre que j’ai lu avec plaisir.

Un bilan mi-figue mi-raisin de mon côté. L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

sur le site de l’école des loisirs

⇒ sur amazon ou Decitre


challenge petit BAC 2018

Share

premières lignes #8 – Sauveur et Fils

Chaque semaine, Ma lecturothèque nous invite à partager les premières lignes de nos lectures.

Cette semaine j’ai choisit de partager les première ligne de ma nouvelle lecture. Enfin je prends le temps de commencer la série Sauveur et Fils de Marie-Aude Murail (école des loisirs). ça fait un petit moment qu’elle m’attend tout en haut de mal pal, mais mes dernières lectures m’ont pris plus de temps que prévu. A l’heure ou je partage ses ligne, je ne connais de ce roman que ces quelques ligne et la très bonne réputation qui le précède. J’espère qu’il sera à la hauteur de sa réputation. Ce premières lignes en tout cas me donnent envie de poursuivre la lecture.

semaine du 19 au 25 janvier 2015

Sauveur ouvrit la porte de la salle d’attente en douceur. Si les gens n’étaient pas prévenus, ils avaient un moment de surprise en l’apercevant.

-Madame Dutilleux ?

Madame Dutilleux arrondit les yeux et Margaux baissa les siens.

-Nous avons rendez-vous. Je suis Sauveur Saint-Yves. C’est par ici.

Il désigna son cabinet de consultation de l’autre côté du couloir puis s’efaça. En passant devant lui, madame Dutilleux, la quarantaine, menue dans son jean slim, resserra la ceinture de sa veste en cuir. Margaux, 14 ans, s’enrobant ou se dérobant dans sa doudoune, laissa flotter son écharpe de laine et ses long cheveux.

Sauveur captait tous les signaux qu’envoient les corps, surtout à ce moment très intense de la première fois. Les quelques pas de Margaux et de sa mère pénétrant sur son territoires lui firent sentir l’hostilité de l’une et la méfiance de l’autre.

-Où on se met ? dit Margaux, la voix rogue.

-Vous choisissez… Mais vous me laissez mon fauteuil.

Sauveur avait la voix caressante de Nat King Cole chantant : « Unforgettable, that’s what you are… » Madame Dutilleux piqua des fesses sur un bord de canapé et se tint assise, de dos raide et les main à plat sur ses cuisses serrées. Margaux lâcha son sac à dos et s’affala à l’autre extrémité du canapé, un bras dans le vide et son écharpe balayant le parquet. Ni l’une ni l’autre ne s’étaient attendue à un interlocuteur noir de 1.90 mètre, plutôt décontracté dans son costume sans cravate.

-Vous êtes docteur ? s’étonna naïvement madame Dutilleux

Couverture Sauveur et fils, tome 1

Share

Calpurnia : Apprentie vétérinaire – tome 2

J’avais beaucoup aimé le premier tome de l’adaptation en bande dessinée de Calpurnia. C’est donc avec curiosité que j’ai découvert le tome 2 de la série Calpurnia apprentie vétérinaire de Jacqueline Kelly. Une série de court roman jeunesse illustré par Daphné Collignon à qui l’on doit également l’adaptation en BD.

Cette série reprend les personnages du roman Calpurnia et se focalise, comme l’indique le titre sur l’intérêt que la jeune fille porte aux animaux et au métier de vétérinaire.

Je n’ai pas lu le tome 1 (Attention, mouffette!) mais ce n’est pas nécessaire pour la compréhension de l’intrigue. Comme dans la bande dessinée, nous sommes dans le « tranche de vie » et il n’y a pas de véritable aventure. Ce sont des petites aventures, des événements marquants dans le quotidien de la jeune fille. Dans ce tome Calpurnia va tenter de sauver un papillon qui s’est cassé une aile puis elle va devoir aider une brebis à mettre bas.

Petit format, beaucoup d’illustrations, grande typographie, ce livre s’adapte très bien aux plus jeunes lecteurs. Du haut de mon grand âge, je l’ai trouvé très agréable à lire, le style est fluide, les personnages sont touchants. Une lecture plaisir pour les enfants amoureux de la nature.

sur le site de l’école des loisir

⇒ achetez sur Amazon ou Decitre

Couverture Calpurnia : Apprentie vétérinaire, tome 2 : A saute-mouton

Share

premières lignes #7 – la combe aux Loups

Chaque semaine, Ma lecturothèque nous invite à partager les premières lignes de nos lectures.

Ma dernière participation remonte à pratiquement un mois. Je suis pas très régulière, mais c’est un rendez-vous que j’aime bien parce que ça permet de donner un aperçu des roman plus concret qu’un simple résumé. Ce sont souvent les premières lignes qui nous donnent envie de lire un roman une fois passé l’étape de la couverture et la quatrième de couverture.

Pour cette semaine j’ai choisi un livre que je commence à peine mais qui a de très bonne premières ligne. Le genre de première page qui te donne vraiment envie de lire la suite.

L’année de mes douze ans, j’ai appris à mentir.

Je ne parle pas ici de petites histoires que les enfants inventent. Je parle de vrais mensonges, nourris par de vraies peurs, je parle de choses que j’ai dites et faites et qui m’ont arrachée à la vie que j’avais toujours connues pour me précipiter dans une nouvelle vie.

C’est à l’automne 1943 que mon existence, jusque-là paisible, s’est mise à tourbillonner, non seulement à cause de la guerre qui avait entraîné le monde entier dans la violence et les hurlements, mais à cause de la fille au cœur noir qui arriva dans nos collines et changea tout.

Résultat de recherche d'images pour "la combe aux Loups"

Share

Les bijoux du Maharadjah

Comme son père avant lui et le père de son père, et le père du père de son père avant lui, le héros est Mharadjah. Mais ce n’est pas drôle de siéger sur le trône quand on n’a que 8 ans ! Alors que les ministres s’inquiètent des disparitions de jeunes filles, le jeune maharadjah ne songe qu’à rendre visite à une panthère énigmatique  qui depuis des jour se faufile dans ses appartements. Et ce soir elle lui vole tous ses bijoux.

En cherchant la panthère, c’est sont les jeunes disparu que le maharadjah va retrouver.

Bijoux du Maharadjah (Les)

Une petite histoire mignonne avec un trop jeune maharadjah qui, bien malgré lui, va sauver les jeunes filles des griffes des pirates.

L’histoire est mignonne, les dessins sont agréables, mais je n’ai pas été particulièrement emballé par cet album. Une jolie lecture qui ne me marquera pas dans le temps.

sur le site de l’école des loisirs

⇒ sur Decitre et Amazon


 challenge petit BAC 2018

Share

Riquette à la coque

Il était une fois une princesse moche, mais intelligente et un prince aussi beau que stupide. La bonne fée leur prédit un beau mariage, et chacun donnera son don à l’autre. Tout est prévu, mais… sans compter sur la princesse et le prince qui n’en feront qu’à leur tête.

Riquette à la coque

Je n’ai pas tout de suite fait le rapprochement avec le conte Riquet à la houppette, faut dire que la dernière fois que j’ai entendu ce conte, je ne devais pas avoir 10 ans ! Mais il y a une scène qui m’a de suite ramené au conte classique. Quand la terre s’ouvre pour montrer un magnifique banquet.

Ici, Daniel Hénon s’amuse à détourner le conte de Charles Perrault avec simplicité et beaucoup d’humour. Les dessins sont pétillants et pleins de vie.

Riquette n’est pas moche, dès le début elle nous parait comme une gamine pas jolie, mais pas laide non plus. Une jeune fille ordinaire, pleine d’esprit et de vie. Mimiko ne la trouvait pas moche du tout. « Mais pourquoi ils disent tous qu’elle est moche ? » N’arrêtait-elle pas de me demander. C’est vrai que le gros plan de la princesse devenue ado n’est vraiment pas flatteur, mais ce gros plan est le seul moment où on la trouve laide (il n’y a qu’à regarder la couverture, franchement elle n’est pas mignonne cette petite gamine ?). Quant au prince, est-il si stupide qu’il en a l’air ? Il ne dit jamais rien, difficile de savoir.

La morale de l’histoire c’est que vous n’êtes pas ce que les gens disent de vous, vous êtes vous-même et si vous acceptez cela alors vous pouvez être heureux.

Un très joli album, qu’on a pris plaisir à lire ensemble. Un conte moderne, plein de vie et d’humour. Avec un dessin agréable dont j’ai tout particulièrement aimé les couleurs.

sur le site de l’école des loisirs

⇒ sur Decitre ou Amazon


 challenge petit BAC 2018 chut les enfants lisent

Share

SF so british – quelques nouvelles

Contrebande sidérale – Kem Bennett

Résumé : poste de douane interplanétaire. L’officier Albert Pedigree sait que les deux Albéniens font passer des diamants en douce, mais il a rarement réussi à les coincer. Arrivera-t-il a découvrir où ont-il caché leur marchandise de contrebande ?

Qu’en ai-je pensé ? La nouvelle est assez courte et sans surprise. L’ambiance est plus celle d’un policier si ce n’est que les contrebandiers sont des sortes d’insectes géants venus d’une autre planète. Le mystère est… comme dire… pas très mystérieux. Je n’ai pas du tout été surprise par le dénuement, mais l’auteur arrive à bien retranscrire la tension ressentie par l’agent des douanes. Ce que j’ai trouvé amusant c’est le décalage entre le commerce intersidéral et les détails technologiques. Pedigree, par exemple, tape ses rapports à la machine à écrire, un instrument d’une autre époque, un détail qui m’a beaucoup fait rire parce que je le trouve très anachronique, tout comme le prix des diamants, dérisoire, pour un lecteur des années 2010.

Kem Bennett : né en Angleterre en 1919 et mort en 1986, cet auteur est peu traduit en français. En dehors de cette nouvelle, une seule autre est parue en français. J’ai trouvé très peu d’information sur lui, si ce n’est que cette nouvelle a été écrite en 1953 et traduite en français en 1963.

Étranges visiteurs (D')(collectif)Cette nouvelle est extraite du recueil D’étranges visiteurs – Histoires de science-fiction, collection classique, l’école des loisirs.

Le recueil regroupe 9 nouvelles d’auteurs différents et ayant en commun la thématique des extraterrestres. Le recueil a été publié une première fois en 1991, toujours à l’école des loisirs dans la collection Médium.

sur le site de l’éditeur

⇒ acheter sur Amazon ou Decitre

-_-_-_-

La machine à désintégrer – Conan Doyle

Résumé : Malone, un jeune journaliste, vient rendre visite à son ami, le professeur Challenger, un brillant scientifique manquant cruellement de modestie (ça vous rappelle quelqu’un ?), pour l’inviter à aller rendre visite à un scientifique qui prétend avoir découvert la machine à désintégrer.

Qu’en ai-je pensé ? J’étais très surprise par la ressemblance du couple formé par Malon-Challenger avec Watson-Holmes. Le professeur ressemble beaucoup au fameux détective, non pas physiquement, mais à la fois par son incommensurable intelligence et son manque absolu de modestie. Un trait de caractère particulièrement agaçant. Je me demande si Doyle a écrit des histoires avec des personnages un peu moins intelligent et un peu plus humain ou si ses héros partagent tous ces traits de caractère tant Challenger et Holmes sont semblables. On retrouve aussi la même dynamique dans les échanges des brillants héros et de leur faire-valoir. Du coup pas tellement de surprises. Tout était étrangement familier. La chute encore une fois n’avait rien de surprenant. Je l’attendais et elle est arrivée.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsConan Doyle : J’ignorais que le père de Sherlock Holmes avait aussi écrit de la science-fiction ! Avec cette nouvelle, j’ai découvert une facette de l’auteur que je ne connaissais pas. Le professeur Challenger, au centre de l’intrigue, est d’ailleurs un personnage récurant, qu’il a fait vivre dans plusieurs nouvelles et romans.

Conan Doyle est né en Ecosse en 1859 et mort en Angleterre en 1930. Médecin de formation, il commence à écrire en attendant que des patients se présentent à son cabinet qu’il ouvre à Portmouth. En 1887 il publie Une étude en rouge qui débute les aventures du célébrissime Sherlock Holmes à qui il dédie 4 romans et 56 nouvelles.

Le professeur Challengeur, quant à lui, voit le jour en 1912.

-_-_-_-

L’étoile – H.G. Wells

Résumé : un astre a traversé l’immensité de l’espace et se précipite inexorablement dans le soleil. La terre se trouve sur son passage.

Qu’en ai-je pensé ? J’aime le style de H.G. Wells. Très lyrique. J’ai beaucoup aimé cette nouvelle et sa morale. Ici, il n’y a pas de personnage principal, si ce n’est cette étoile qui chaque jour se rapproche un peu plus de la terre. On la regarde des divers continents. D’abord indifférent, puis étonné et enfin effrayé. Le fait qu’il n’y ait pas de personnages la rend plus froide, plus réaliste aussi. On nous relate des faits. Des constats. Il y a peu d’émotions, si ce n’est la description de quelques réactions suscitées par les événements ici et là. Ce regard froid et distant donne une ambiance assez dérangeante, troublante.

Des trois nouvelles citées ici. C’est celle que j’ai préférée.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsH.G. Wells : né en 1886 et mort en 1946, H.G. Wells est un écrivain britannique très célèbre pour ses romans de science-fiction. On le considère d’ailleurs comme l’un des pères de la science-fiction moderne.

Il a écrit de nombreux roman et nouvelle. L’étoile, que j’ai présentée ici, a été écrite en 1897.

Plusieurs de ses œuvres ont été adaptées au cinéma.

-_-_-_-

Robots et chaosCes deux nouvelles sont tirées d’un autre recueil de nouvelles : Robots et Chaos, également publié par les éditions l’école des loisirs dans la collection Classiques (2018). Ce recueil regroupe 13 nouvelles auteurs différentes.

sur le site de l’éditeur

⇒ acheter sur Amazon ou Decitre

Je vous reparlerais plus en détail de ces deux recueils. Aujourd’hui je n’ai choisi que les nouvelles d’auteurs anglais pour le rendez-vous sf du Mois Anglais.


 je (re)lis des classiques

Share

Devine combien je t’aime

Les lapins c’est des petites boules de poils moelleuses, de véritables peluches vivantes. Ce n’est pas étonnant qu’en littérature jeunesse on les associe aux câlins et aux échanges de tendresse. Moi-même, alors que je n’ai aucune intention d’en adopter un, je ne peux m’empêcher de passer devant les cages à lapin et m’attendrir quelques instants devant leurs bouilles poilues.

Et les lièvres dans tout ça ? Le lièvre est plus vif, plus fort et, il va sans dire, plus sauvage. Et pourtant, du lièvre à la connotation de tendresse de son cousin il n’y a qu’un pas. Et c’est le pas qu’ont franchi Sam McBratney et Anita Jeram dans cet album.

Devine combien je t'aime

De la tendresse, les deux lièvres en ont à revendre. Les dessins sont tout doux et empreints de nostalgie. Si la première édition date de 1994, le dessin me rappelle le style de livres bien plus anciens. Cet album m’a rappelé les vieux livres que lisait ma mère quand elle était enfant et que j’ai à mon tour lus chez mes grands-parents.

J’ai particulièrement apprécié de voir des lièvres dans ce rôle souvent attribué aux lapins, ça se ressemble, mais ça change un peu. Et leur silhouette avec les longues pattes et les très longues oreilles ont quelque chose de burlesque.

Le petit lièvre tente d’expliquer au grand lièvre combien il l’aime et là, c’est la surenchère d’amour.

Le texte est très simple et très tendre. Un petit album pour les petits, mais aussi un plaisir pour les grands qui doivent le lire. C’est très mignon.

Je découvre cet album avec la toute dernière édition en format poche, couverture cartonnée (collection petite bibliothèque). Un petit format, idéal pour le glisser dans les valises et l’amener partout en vacances.

Résultat de recherche d'images pour "guess how much I love you"

sur le site de l’école des loisirs

⇒ achetez sur Decitre ou Amazon 

→ à lire aussi l’avis de Blandine


 mois anglais 2014_4.jpg

Share