Archives par mot-clé : l’école des loisirs

Les bijoux du Maharadjah

Comme son père avant lui et le père de son père, et le père du père de son père avant lui, le héros est Mharadjah. Mais ce n’est pas drôle de siéger sur le trône quand on n’a que 8 ans ! Alors que les ministres s’inquiètent des disparitions de jeunes filles, le jeune maharadjah ne songe qu’à rendre visite à une panthère énigmatique  qui depuis des jour se faufile dans ses appartements. Et ce soir elle lui vole tous ses bijoux.

En cherchant la panthère, c’est sont les jeunes disparu que le maharadjah va retrouver.

Bijoux du Maharadjah (Les)

Une petite histoire mignonne avec un trop jeune maharadjah qui, bien malgré lui, va sauver les jeunes filles des griffes des pirates.

L’histoire est mignonne, les dessins sont agréables, mais je n’ai pas été particulièrement emballé par cet album. Une jolie lecture qui ne me marquera pas dans le temps.

sur le site de l’école des loisirs

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 challenge petit BAC 2018

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Riquette à la coque

Il était une fois une princesse moche, mais intelligente et un prince aussi beau que stupide. La bonne fée leur prédit un beau mariage, et chacun donnera son don à l’autre. Tout est prévu, mais… sans compter sur la princesse et le prince qui n’en feront qu’à leur tête.

Riquette à la coque

Je n’ai pas tout de suite fait le rapprochement avec le conte Riquet à la houppette, faut dire que la dernière fois que j’ai entendu ce conte, je ne devais pas avoir 10 ans ! Mais il y a une scène qui m’a de suite ramené au conte classique. Quand la terre s’ouvre pour montrer un magnifique banquet.

Ici, Daniel Hénon s’amuse à détourner le conte de Charles Perrault avec simplicité et beaucoup d’humour. Les dessins sont pétillants et pleins de vie.

Riquette n’est pas moche, dès le début elle nous parait comme une gamine pas jolie, mais pas laide non plus. Une jeune fille ordinaire, pleine d’esprit et de vie. Mimiko ne la trouvait pas moche du tout. « Mais pourquoi ils disent tous qu’elle est moche ? » N’arrêtait-elle pas de me demander. C’est vrai que le gros plan de la princesse devenue ado n’est vraiment pas flatteur, mais ce gros plan est le seul moment où on la trouve laide (il n’y a qu’à regarder la couverture, franchement elle n’est pas mignonne cette petite gamine ?). Quant au prince, est-il si stupide qu’il en a l’air ? Il ne dit jamais rien, difficile de savoir.

La morale de l’histoire c’est que vous n’êtes pas ce que les gens disent de vous, vous êtes vous-même et si vous acceptez cela alors vous pouvez être heureux.

Un très joli album, qu’on a pris plaisir à lire ensemble. Un conte moderne, plein de vie et d’humour. Avec un dessin agréable dont j’ai tout particulièrement aimé les couleurs.

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 challenge petit BAC 2018 chut les enfants lisent

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SF so british – quelques nouvelles

Contrebande sidérale – Kem Bennett

Résumé : poste de douane interplanétaire. L’officier Albert Pedigree sait que les deux Albéniens font passer des diamants en douce, mais il a rarement réussi à les coincer. Arrivera-t-il a découvrir où ont-il caché leur marchandise de contrebande ?

Qu’en ai-je pensé ? La nouvelle est assez courte et sans surprise. L’ambiance est plus celle d’un policier si ce n’est que les contrebandiers sont des sortes d’insectes géants venus d’une autre planète. Le mystère est… comme dire… pas très mystérieux. Je n’ai pas du tout été surprise par le dénuement, mais l’auteur arrive à bien retranscrire la tension ressentie par l’agent des douanes. Ce que j’ai trouvé amusant c’est le décalage entre le commerce intersidéral et les détails technologiques. Pedigree, par exemple, tape ses rapports à la machine à écrire, un instrument d’une autre époque, un détail qui m’a beaucoup fait rire parce que je le trouve très anachronique, tout comme le prix des diamants, dérisoire, pour un lecteur des années 2010.

Kem Bennett : né en Angleterre en 1919 et mort en 1986, cet auteur est peu traduit en français. En dehors de cette nouvelle, une seule autre est parue en français. J’ai trouvé très peu d’information sur lui, si ce n’est que cette nouvelle a été écrite en 1953 et traduite en français en 1963.

Étranges visiteurs (D')(collectif)Cette nouvelle est extraite du recueil D’étranges visiteurs – Histoires de science-fiction, collection classique, l’école des loisirs.

Le recueil regroupe 9 nouvelles d’auteurs différents et ayant en commun la thématique des extraterrestres. Le recueil a été publié une première fois en 1991, toujours à l’école des loisirs dans la collection Médium.

sur le site de l’éditeur

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La machine à désintégrer – Conan Doyle

Résumé : Malone, un jeune journaliste, vient rendre visite à son ami, le professeur Challenger, un brillant scientifique manquant cruellement de modestie (ça vous rappelle quelqu’un ?), pour l’inviter à aller rendre visite à un scientifique qui prétend avoir découvert la machine à désintégrer.

Qu’en ai-je pensé ? J’étais très surprise par la ressemblance du couple formé par Malon-Challenger avec Watson-Holmes. Le professeur ressemble beaucoup au fameux détective, non pas physiquement, mais à la fois par son incommensurable intelligence et son manque absolu de modestie. Un trait de caractère particulièrement agaçant. Je me demande si Doyle a écrit des histoires avec des personnages un peu moins intelligent et un peu plus humain ou si ses héros partagent tous ces traits de caractère tant Challenger et Holmes sont semblables. On retrouve aussi la même dynamique dans les échanges des brillants héros et de leur faire-valoir. Du coup pas tellement de surprises. Tout était étrangement familier. La chute encore une fois n’avait rien de surprenant. Je l’attendais et elle est arrivée.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsConan Doyle : J’ignorais que le père de Sherlock Holmes avait aussi écrit de la science-fiction ! Avec cette nouvelle, j’ai découvert une facette de l’auteur que je ne connaissais pas. Le professeur Challenger, au centre de l’intrigue, est d’ailleurs un personnage récurant, qu’il a fait vivre dans plusieurs nouvelles et romans.

Conan Doyle est né en Ecosse en 1859 et mort en Angleterre en 1930. Médecin de formation, il commence à écrire en attendant que des patients se présentent à son cabinet qu’il ouvre à Portmouth. En 1887 il publie Une étude en rouge qui débute les aventures du célébrissime Sherlock Holmes à qui il dédie 4 romans et 56 nouvelles.

Le professeur Challengeur, quant à lui, voit le jour en 1912.

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L’étoile – H.G. Wells

Résumé : un astre a traversé l’immensité de l’espace et se précipite inexorablement dans le soleil. La terre se trouve sur son passage.

Qu’en ai-je pensé ? J’aime le style de H.G. Wells. Très lyrique. J’ai beaucoup aimé cette nouvelle et sa morale. Ici, il n’y a pas de personnage principal, si ce n’est cette étoile qui chaque jour se rapproche un peu plus de la terre. On la regarde des divers continents. D’abord indifférent, puis étonné et enfin effrayé. Le fait qu’il n’y ait pas de personnages la rend plus froide, plus réaliste aussi. On nous relate des faits. Des constats. Il y a peu d’émotions, si ce n’est la description de quelques réactions suscitées par les événements ici et là. Ce regard froid et distant donne une ambiance assez dérangeante, troublante.

Des trois nouvelles citées ici. C’est celle que j’ai préférée.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsH.G. Wells : né en 1886 et mort en 1946, H.G. Wells est un écrivain britannique très célèbre pour ses romans de science-fiction. On le considère d’ailleurs comme l’un des pères de la science-fiction moderne.

Il a écrit de nombreux roman et nouvelle. L’étoile, que j’ai présentée ici, a été écrite en 1897.

Plusieurs de ses œuvres ont été adaptées au cinéma.

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Robots et chaosCes deux nouvelles sont tirées d’un autre recueil de nouvelles : Robots et Chaos, également publié par les éditions l’école des loisirs dans la collection Classiques (2018). Ce recueil regroupe 13 nouvelles auteurs différentes.

sur le site de l’éditeur

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Je vous reparlerais plus en détail de ces deux recueils. Aujourd’hui je n’ai choisi que les nouvelles d’auteurs anglais pour le rendez-vous sf du Mois Anglais.


 je (re)lis des classiques

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Devine combien je t’aime

Les lapins c’est des petites boules de poils moelleuses, de véritables peluches vivantes. Ce n’est pas étonnant qu’en littérature jeunesse on les associe aux câlins et aux échanges de tendresse. Moi-même, alors que je n’ai aucune intention d’en adopter un, je ne peux m’empêcher de passer devant les cages à lapin et m’attendrir quelques instants devant leurs bouilles poilues.

Et les lièvres dans tout ça ? Le lièvre est plus vif, plus fort et, il va sans dire, plus sauvage. Et pourtant, du lièvre à la connotation de tendresse de son cousin il n’y a qu’un pas. Et c’est le pas qu’ont franchi Sam McBratney et Anita Jeram dans cet album.

Devine combien je t'aime

De la tendresse, les deux lièvres en ont à revendre. Les dessins sont tout doux et empreints de nostalgie. Si la première édition date de 1994, le dessin me rappelle le style de livres bien plus anciens. Cet album m’a rappelé les vieux livres que lisait ma mère quand elle était enfant et que j’ai à mon tour lus chez mes grands-parents.

J’ai particulièrement apprécié de voir des lièvres dans ce rôle souvent attribué aux lapins, ça se ressemble, mais ça change un peu. Et leur silhouette avec les longues pattes et les très longues oreilles ont quelque chose de burlesque.

Le petit lièvre tente d’expliquer au grand lièvre combien il l’aime et là, c’est la surenchère d’amour.

Le texte est très simple et très tendre. Un petit album pour les petits, mais aussi un plaisir pour les grands qui doivent le lire. C’est très mignon.

Je découvre cet album avec la toute dernière édition en format poche, couverture cartonnée (collection petite bibliothèque). Un petit format, idéal pour le glisser dans les valises et l’amener partout en vacances.

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sur le site de l’école des loisirs

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→ à lire aussi l’avis de Blandine


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Pastel, la branche bruxelloise de l’école des Loisirs fête ses 30 ans

À l’occasion des 30 ans de Pastel, la branche éditoriale belge de la maison d’édition spécialisée en littérature jeunesse l’école des loisirs, j’ai reçu un joli dossier de presse. L’occasion pour moi de mieux connaitre ces éditions et leur collection.

Une jolie exposition (en basse définition ici) est à disposition des enseignants et des libraires qui souhaiteraient mettre en avant la collection Pastel.

⇒ les 30 ans de Pastel

la collection Pastel

Dans la collection Pastel, nous venons de découvrir Le Secret du Rocher Noir, sorti en mars dernier. Une petite perle qui nous a beaucoup plu. J’avais également beaucoup aimé La volière dorée.

Couverture Le secret du rocher noir Résultat de recherche d'images pour "la volière dorée"

Edit : je me suis trompée, Le secret du rocher noir ne fait pas partie de la collection Pastel, mais il est super quand même 😉

Dans la bibliothèque de Mimiko on trouve quelques autres albums issus de la collection Pastel : Mon ami Jim, Grand Calao et Petit Homme, Le Capitaine, et La Maison dans les boisde chouettes albums que je n’ai pas encore pris le temps de présenter ici, mais que nous avons lus avec beaucoup de plaisir.

Nous avions également lu La Terrible question et Les petits chevaux du vent, emprunté à la bibliothèque.

 

En prenant le temps de redécouvrir le catalogue de cette collection j’ai également repéré un bon nombre d’albums qui me font envie, avec en tête : Trop tôt, Pfff…, Le rois et le premier venu, La fée sorcière, Gilou Troubadour, Mère Méduse, Matachamoua, Au monde et bien d’autres. Vous pensez bien qu’en 30 ans le catalogue s’est bien rempli !

   

   

Cette collection offre des albums très divers pour les tout petits ou les un peu plus grands, dans des styles très divers, je passerais des heures à feuilleter leur catalogue.

Si vous aimez les albums jeunesse, je vous invite donc à l’occasion de cet anniversaire à faire un tour sur le site et à redécouvrir leur collection.

Avez-vous lu des albums issus de cette collection ? Lesquels avez-vous préférés ? Lequel auriez-vous envie de découvrir ? Laissez-nous vos avis et impression.


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2 aventures à travers les Etats Unis [roman jeunesse]

Aujourd’hui, je vous amène en voyage. Nous partons aux États-Unis avec non une, mais deux traversées extraordinaires du pays. D’Est en Ouest, du Sud au Nord. De la fin XIX au début XX, ces deux romans jeunesse nous font voyager.

Le Célèbre Catalogue Walker & Dawn – Davide Morosinotto

Du bayou de la Louisiane aux immeubles de Chicago, dans ce roman nous suivons les incroyables aventures d’une bande de 4 enfants.

Tout commence dans le Sud, dans une petite ville dans le bayou en Louisiane. Nous sommes au début des années 1900 et là-bas on parle encore le français. 4 enfants aussi différents qu’inséparables profitent du bayou pour jouer et échapper à la vigilance de leurs parents. Il y a P’tit Trois, le troisième d’une famille de garçons élevés par une mère seule qui rêve d’aventure. Eddie, le fils du docteur, le plus grand, mais aussi le plus anxieux qui s’en remet volontiers à l’autorité de son camarade.  Puis il y a Joju, la belle Julie et son petit frère Min. Elle est blanche, il est noir. Leur mère vit dans une extrême pauvreté et Julie ne rêve que de partir et laisser derrière elle cette vie dure et d’amener son petit frère loin d’ici. Min est le petit dernier, plus jeune que les autres, il suit sa sœur partout. Il est étrange, différent. Il ne parle jamais, ce n’est pas parce qu’il ne sait pas parler, mais il n’éprouve pas le besoin de parler. Ce qu’il aime, c’est compter. Et rester près de sa sœur qui est toujours là pour le protéger et prendre soin de lui.

Un jour, alors qu’ils pêchent dans les marais, les enfants tombent sur trois pièces. Plus d’argent qu’ils n’auraient pu en rêver. Après de longues négociations, ils décident enfin de commander un objet dans le célèbre catalogue Walker & Dawn. Et c’est là que leur vie va prendre une toute nouvelle direction. En recevant le mauvais colis, ils décident de partir au siège du célèbre catalogue pour empocher une petite somme d’argent. En partant sur leur pirogue, ils sont loin de se douter ce que leur réservera cette longue traversée des États-Unis. Partis un peu comme ça sur un coup de tête, plus effrayé par ce qui les attend à la maison que par l’aventure. Ils découvriront les grandes villes, les bateaux à vapeur, tomberont sur des voyous, seront aidés par des vagabonds, des journalistes, croiseront des gens bien, des gens peu recommandables, de vils tortionnaires, mais jamais ils ne baisseront les bras. Ils se feront avoir, ils se feront aider. Leur amitié deviendra de plus en plus forte.

Voilà un roman comme je les aime ! De l’aventure, du voyage, des personnages savoureux et attachants, un texte simple, mais pas simpliste, de la vie, beaucoup de vie. Davide Morosinotto s’amuse à faire vivre ses personnages, ce n’est pas un roman prise de tête, il n’a rien à nous apprendre, on est là pour s’évader, pour prendre du plaisir à lire, à rêver et c’est réussi. Franchement réussi. C’est très agréable à lire, les pages s’enchaînent sans qu’on s’en aperçoive, on est pris dans l’histoire, on veut savoir ce qui va se passer, comment nos héros se sortiront de telle ou telle situation…

Ce que j’ai beaucoup aimé, outre le côté aventure très ludique du livre, c’est sa mise en page, il y a beaucoup d’illustrations dans style gravure d’époque rappelant les vieux romans d’aventure, mais aussi des fausses coupures de presse , des pages du fameux catalogue qui donne un aspect vraisemblable et réaliste à l’histoire. On plonge dans ce livre comme dans un film et on voit les images défiler devant nos yeux. Le style est aussi très vivant, rythmé, agréable et pas prise de tête. Avec une particularité qui m’a beaucoup plus. Le livre est divisé en plusieurs parties, différentes étapes du voyage, et chaque étape est racontée à la première personne par l’un des héros qui nous donne sa vision subjective de ce qu’il observe, de la façon dont lui vit cette aventure. J’ai trouvé ce jeu de narration très sympa, il contribue à rendre les personnages encore plus attachants, car on les découvre tour à tour à travers leur propre regard, mais aussi celui de leurs camarades.

C’est vraiment une très belle lecture, un coup de cœur

On est dans la lecture ludique et ça fait du bien. On s’amuse, c’est bien fait, c’est bien écrit, c’est superbement mis en page. Une belle aventure. Pour un premier roman, c’est très prometteur.

⇒ à lire aussi l’ avis de Mo’

sur le site l’école des loisirs

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Couverture La longue marche des dindesAvec La longue marche des dindes de Kathleen Kaar, on est vraiment dans l’Amérique, non seulement dans le décor, le sujet et l’écriture ont quelque chose de typiquement américain. Je ne serais pas trop expliquer pourquoi, mais c’est vraiment ce que j’ai ressenti dans cette lecture. Simon est un jeune homme de 15 ans un peu lent. Il est gentil et honnête, mais l’école ce n’est pas son fort. Sa maîtresse finit par lui donner son diplôme, non pas parce qu’il le mérite, mais parce qu’à 15 ans on ne peut plus rester à l’école primaire.

Lent peut-être, mais courageux, volontaire et imaginatif. Simon décide de prendre son envol et de créer son entreprise : acheter mille dindes et les amener à Denver où elles se vendront bien plus cher que dans son Missouri natal. Pour cela, il embauchera un muletier alcoolique, puis chemin faisant il trouvera de nouveaux associés.

Le cœur bon triomphe toujours de la méchanceté et malgré sa « cervelle de paon », Simon saura mener à bien son entreprise et se faire des amis, des vrais.

C’est sans doute en cela que j’ai trouvé ce roman profondément américain. Cet éloge de la bonté plus que de l’intelligence est une thématique que j’ai souvent retrouvée dans les romans et les films américains. Chez nous, dans le vieux continent, on accorde peut-être plus d’importance à l’intelligence qu’à la bonté. C’est d’ailleurs assez frappant en lisant ces deux romans d’aventures au contexte similaire (Les États-Unis de la fin XIX début XX) l’un après l’autre. Dans le premier roman que j’ai présenté, écrit par un Italien, les héros sont espiègles et pas toujours très honnêtes et c’est aussi grâce à leur malice qu’ils s’en sortent. Alors qu’avec La Longue marche des dindes, écrit par une Américaine, c’est la gentillesse et la bonté du héros, on ne peut plus honnête, qui lui permettent de triompher. Deux aventures, deux épopées à travers l’Amérique, mais pas vraiment la même morale.

Si j’ai plutôt un penchant pour l’espièglerie des 4 enfants du Célèbre Catalogue Walker & Dawn, j’ai pris beaucoup de plaisir à lire La longue marche des dindes. Un roman plus classique, mais bien écrit. C’est vivant, c’est rythmé, les personnages sont attachants. Et si le roman manque d’originalité dans sa substance ou dans sa morale, il n’en reste pas moins plaisant. Quand à l’aventure que vivent les personnages, elle, elle n’est pas ordinaire !

sur le site de l’école des loisirs

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Le mot de la fin : deux bons romans pour s’évader sans prise de tête.

Dépaysement garanti.


chut les enfants lisent

 

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Le SECRET du ROCHER NOIR – Joe Todd-Stanton

Couverture Le secret du rocher noir

C’est un très bel album que nous proposent les éditions l’école des loisir avec Le Secret du Rocher Noir de Joe Todd-Stanton, traduit de l’anglais par Isabelle Reinharez.

Erine Pike vit à côté d’un port de pêche où sa mère travaille comme pêcheuse. Erine aimerait bien découvrir la mer, mais c’est trop dangereux. Les pêcheurs racontent de terribles histoires sur un rocher noir qui surgit de nul part et détruit les bateaux. La petite fille tente de se cacher sur le bateau de sa mère pour enfin apercevoir ce fameux rocher, mais le chien la retrouve toujours. Un jour Erine se cache dans les filet de pêche pour qu’on ne la retrouve pas. Mais le brouillard s’abat sur le bateau et tandis que la mère manœuvre pour ne pas heurter l’immense rocher qui est apparu, Erine tombe à l’insu de sa mère qui ignore tout de sa présence sur le bateau de pêche.

Elle coule, coule jusqu’à réveiller le rocher noir qui, en fait, n’a rien d’un monstre ! Et l’aide à remonter à la surface. Erine est émerveillé par la beauté du spectacle. Des milliers de poissons colorés vivent autour du rocher.

Elle veux partager cette merveilleuse nouvelle avec tout les monde, mais les adultes ne l’écoutent pas. Ils en sont persuadés, c’est un monstre et il faut le détruire. Erine arrivera-t-elle à sauver le rocher noir ? Les adultes vont-il ouvrir les yeux ?

Joe Todd-Stanton nous offre ici une très jolie fable écologique. Erine est une enfant curieuse et ouverte au monde qui n’a pas peur et veux découvrir le monde par elle-même. Elle ne se contente pas d’écouter ce que les gens disent. Cela aurait pu être très dangereux mais finalement sa témérité est récompensée car c’est un merveilleux spectacle qu’elle découvre et décide de tout faire pour le protéger. Son courage et sa ténacité auront raison de l’obstination et l’aveuglement des adultes.

Ce rocher noir m’a fait un peu penser au requin. Combien de fois entendons-nous qu’une chasse va être pratiquée sur telle ou telle côte parce qu’un baigneur irresponsable c’est fait attaquer ? Le requin est pourtant un animal merveilleux dont dépend l’équilibre des océans. Si les gens pouvaient ouvrir les yeux sur sa beauté et son utilité à l’écosystème peut-être envisagerait-ils d’autres solutions que sa destruction.

Au delà du beau conte et de son message écologique, Joe Todd-Stanton nous offre de très beaux dessins. C’est doux, c’est mignon, attendrissant, plein de couleurs sans être mièvre. Les vues sous-marines sont de toute beauté.

Le travail d’édition est aussi excellent, la couverture avec son jeu de textures et reliefs est sublime. J’ai également apprécié le choix du papier mat, épais et texturé (je ne sais pas comment on appel ce type de papier), qui donne à l’album un côté un peu désuet renforçant l’aspect légendaire du récit. Cette texture s’accommode très bien avec le style graphique et les couleurs des illustrations. Bref, non seulement c’est une belle histoire, mais c’est aussi un très beau livre, de ceux qu’on que l’on aime caresser.

Le Secret du Rocher Noir sur le site de l’école des loisirs

fiche pédagogique proposé par l’école des loisirs

le site de Joe Todd-Stanton, sur instagram, sur twitter

⇒ Acheter le livre sur Decitre ou Amazon

Et maintenant je cède la place à Yomu-chan pour qu’elle vous livre son avis.


Le Secret du Rocher Noir ~ by Yomu-chan

Cet album est un véritable coup de cœur !!

En plus d’être splendido-magnifico-trop-beau, il est d’une sensibilité charmante et l’univers développé a tout pour plaire.  Les dessins très doux avec de magnifiques paysages et le côté fable écologique m’ont fait penser à l’univers de Miyazaki.

Le propos de l’album me touche beaucoup : dépasser les préjugés et partir à l’aventure pour découvrir soi-même, sauver un écosystème et construire plutôt que de détruire, etc. L’auteur a su, dans un album assez court, nous faire passer tous ces messages avec subtilité et poésie.

Il y a un point qui m’a particulièrement fait plaisir, ça n’a pas grande importance dans l’histoire mais Erine vit seule avec sa maman (déjà on notera la famille mono-parentale) et cette dernière est pêcheuse, elle a son propre bateau et fait son travaille toute seule.  Ça n’a pas grande importance mais justement. J’ai apprécié trouver une représentation de ce modèle familiale dans un album pour enfant, et sans que cela soit le sujet principale. Non une mère célibataire qui travaille ça n’est pas un cas bizarre et oui on peut vivre des aventures rigolotes même quand on vit seule avec sa maman. Je ne sais pas trop comment l’exprimer sans paraître pour une activiste acharnée, mais ça m’a fait plaisir d’apercevoir cela en second plan d’un récit déjà très chouette.

Je ne peux pas parler du Secret du Rocher Noir sans m’attarder un peu sur la beauté des dessins. Ils sont vraiment merveilleux. Ils dégagent une immense douceur et en même temps une certaine puissance, je pense notamment aux scènes sous l’eau qui sont particulièrement époustouflantes. Je pourrais encadrer cet album pour décorer ma chambre, c’est vraiment beau.

Bref c’est un vrai coup de cœur, de beaux dessins, une histoire trop mignonne et des messages finalement assez profond ! Je ne peux que conseiller ce livre !!


 chut les enfants lisent

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John Chatteron, quand les contes deviennent des enquêtes

Quand cet album m’a été présenté par l’école des loisir, j’avoue que je ne connaissais pas du tout, ni le chat et ses albums, ni l’auteur (Yvan Pommaux). J’ai peut-être déjà l’un des ses albums mais je n’avais pas retenu le nom. C’est la curiosité et le fait que cela fasse un clin d’œil aux film noir avec ce chat détective qui m’ont donné envie de le découvrir. En effet j’adore les séries policières en tout genre, tant et si bien que Mimiko se moque gentiment de moi « encore tes enquêtes ! ». J’ai pensé que cet album pouvait être une façon amusant de la faire entre dans cet univers.

Et la lecture fut une très belle surprise. Tout d’abord parce que sans le savoir j’avais là un album qui cadre pile poile avec le thème du mois de mars : le mois des contes et légendes. Si la couverture ne laissais aucun doute quand à l’étroit lien entre John Chatterton et le polar, il ne disait rien du lien très intime qu’il entretient avec les contes, une autre de mes marotte.

Mimiko a vraiment accroché, c’est elle qui l’a lu la première, seule. Et à peine fini le livre elle me l’a vivement conseillé parce qu’il lui a beaucoup plus et qu’elle était sûre que ça me plairait aussi. Le mélange enquête/détective privé et contes de fée connu l’a beaucoup amusé.

Quelques jours plus tard je l’ai lu aussi et elle ne s’était pas trompé, j’ai beaucoup aimé. C’est drôle et bien fait. Le décor et le personnage principal me font vraiment penser aux vieux film/séries de détectives privé. John a une allure à la Colombo avec son imperméable, les immeubles rappellent la ville de New York… On est tout à fait dans l’ambiance à suspens des film noir.

Les enquêtes ont d’étranges ressemblances avec des fameux crimes anciens : l’histoire d’un certain Chaperon rouge, une belle endormie ou une certaine Blanche-Neige a qui sont arrivées des mésaventures proche de celle où se trouve impliqué John Chatterton. Proche mais pas identique. Ici la petit fille en rouge se fait enlever par un loup collectionneur d’art, le prince n’est qu’un ado du quartier tout ce qu’il y a de plus ordinaire ou un garagiste et les nains ne sont que des statuette. Mais les références sont là avec suffisamment de force pour que l’enfant les retrouve de suite.

Une approche très amusant, un détournement vraiment réussi, deux univers qui font ici un très beau mariage.

Cette édition tout fraîche (il sort aujourd’hui en librairie !) regroupe trois enquêtes déjà parues séparément : John Chatterton, détective (1993), Lilas (1995), Le grand Sommeil (1998). J’aime l’idée de se gros volume, les histoires sont trop courtes et le goût de reviens-y est ici satisfait 🙂

Graphiquement j’ai été assez surprise, le dessin m’a d’abord paru très, trop figé. Et le mélange entre des personnages anthropomorphes et de véritables humain est assez étrange, faut-il y avoir une signification caché ? Tel ou tel animal est-il là pour une raison ou est-ce au hasard que tel personnage aura une allure humaine ou pas ? J’avoue ne pas avoir vraiment saisi la subtilité de cet aspect. Par exemple les belles à sauver ont toutes allure humaine, alors que leur parents pas forcement. Cette aspect me laisse toujours assez dubitative. En revanche le côté très figé qui m’avait surpris dans les premières page à fini par ne plus me déranger du tout tant il contribue à donner ce petit air désuet rappelant les vieux film de détectives des années 50 que l’on retrouve aussi dans les tenues des personnages. J’ai également apprécié le format à l’italienne qui change du format habituel des albums jeunesse et lui confère une allure particulière, peut-être un ton plus adulte allant de paire avec l’ambiance polar.

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⇒ à lire aussi l’avis de Nathalie sur John Chatterton Detective

l’album sur le site de l’école des loisir

Yvan Pommaux sur le site de l’école des loisir

⇒ à lire aussi Mon écrivain préféré « Yavn Pommaux » (j’ai bien ris tout en découvrant les différentes oeuvres de l’auteur, un joli exercice de style)

John Chatterton – ses célèbres enquêtes sur Amazon, Decitre


  chut les enfants lisent

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On se revoit quand ?

Nous avons lu On se revoit quand ? à deux, comme lecture du soir, chacune un chapitre. Ce roman, parfaitement adapté aux jeunes lecteurs autant par sa forme (illustrations, typographie) que par son contenu (texte facile à lire et à comprendre, personnages principaux allant à l’école primaire…) se prête bien à cet exercice. Mimiko pouvait lise ses chapitres avec autant d’aisance que moi les miens.

Sorti récemment aux éditions l’école des loisir, le roman est écrit par Rose Lagercrantz et illustré par Eva Eriksson, traduit du suédois par Nils C. Ahl.

Dunne, le personnage principal, part en visite dans un parc avec sa classe. Des camarades pas très sympa se moquent d’ele et elle décide de s’éloigner du groupe. C’est là qu’elle tombe sur Ella-Frida qui est aussi en visite avec sa classe. Les deux filles sont folle de joie. Faut dire qu’Ella Frida, la meilleure amie de Dunne, a récemment déménagé loin et que les deux enfants ne se voient plus. Mais leur amitié est intacte. Elles profitent de cette occasion unique pour jouer ensemble, loin de leur classes respectives, au grand dam des maîtresses.

Le moment de se séparer arrive. Dunne est malheureuse. Son amie lui manque terriblement mais son père ne comprends pas. Pire, il se fâche. Ella-Frida, Ella-Frida… sa fille n’a que ce mot à la bouche et ça l’exaspère.

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J’avoue ne pas vraiment m’être attachée aux personnages et avoir lu cette histoire assez distraitement. Ce sont vraiment des préoccupations enfantine qui sont au cœur de cette histoire et je ne me suis pas sentie concernée. En revanche l’histoire a beaucoup plus à Mimiko qui se sentais très proche des héroïnes. Je pouvais sentir à sa façon de lire son implication affective. Ce sont des enfants comme elle, avec les même préoccupations qu’elle, ça lui parle. Et même si le livre s’adresse à des enfants un poil plus jeunes qu’elle, Mimiko a pris plaisir à lire ce roman.

Une jolie lecture, facile pour le soir. Agréable à lire à haute voix. Pour ceux qui ne me connaîtraient pas encore, j’ai des difficultés à lire à voix haute alors je suis ravie quand je rencontre une livre que je peux raconter facilement. Je parle souvent de cet aspect sur les livres que je lis avec Mimiko. Cela n’a rien à voir avec longueur du texte mais avec sa musicalité. En tant que dyslexique, j’ai été confronté à des albums aux textes très court qu’il m’était presque impossible de prononcer à voix haute. Ici la lecture était agréable. Le texte est simple et les phrases sont assez courtes, il est à la portée d’un enfant pour une lecture en autonomie, mais aussi facile à déclamer à haute voix.

Bref, un livre que j’ai trouvé mignon mais que j’ai vraiment lu avec détachement mais qui a plu à Mimiko parce que proche de son univers : l’école, les difficultés avec les camarades de classe, les parents qui ne comprennent pas ce qui tracasse vraiment l’enfant…

Il existe d’autre roman avec Dune et Frida-Ella. Je les proposerais peut-être à Mimiko pour les lire seule (je préfère me garder les romans plus difficiles, nécessitant mon aide pour la compréhension).

sur le site de l’école des loisir

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chut les enfants lisent

Suède
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Les trois petit quoi ?

Les trois petits cochons est sans doute le premier contes qu’on apprends enfant dans nos contrait. Je ne compte plus les adaptation et détournement que j’ai pu rencontrer. Celle dont je vais vous parler aujourd’hui est tout récente, sortie en février dernier aux éditions l’école des loisir. Raphaël Fejtö nous propose ici une version « à deviner » cartonnée à lire avec les tout petits. On ne fait pas qu’écouter et regarder l’histoire, on joue avec.

On retrouve ici l’histoire classique des 3 petits cochons avec la maison de paille, de bois et de briques, mais à chaque étape de l’histoire, l’enfant doit choisir entre 3 possibilité, que répond le cochon, que dit le loup, etc… Il y a même un labyrinthe pour aider le premier petit cochon à rejoindre son frère.

Graphiquement c’est très simple et classique. Je ne suis pas vraiment fan de ce genre d’illustrations. Au même temps elle sont très claire pour lire avec un très jeune enfant c’est pas mal. Il y a pas trop de détails et l’histoire et très facile à suivre. Et j’aime bien l’idée d’interagir avec le livre, de faire participer l’enfant pour qu’il ne soit pas passif durant la lecture. J’ai aussi apprécié le petit clin d’œil au Petit Chaperon rouge, un autre grand classique que l’on découvre des le plus jeune âge.

sur le site de l’éditeur

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